we're waiting, you know? for our lives to start [fabien & zoey]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
▪ messages : 154
▪ dispo pour un rp ? : toujours !
▪ avatar : evan peters
▪ âge : 24
▪ statut : célibataire
▪ occupation : fier fabriquant de parapluies

MessageSujet: we're waiting, you know? for our lives to start [fabien & zoey]   Sam 14 Jan - 19:40


we're waiting, you know? for our lives to start

Les jours sont de moins en moins longs. Fab croit qu'il s'agit d'un bon signe. Il regarde rarement les horloges et leurs aiguilles ou encore celles des montres, bien qu'il n'en ait jamais possédé une. Enfin, c'est désormais avec moins de difficulté qu'il se réveille, qu'il se déplace, qu'il parle, qu'il agit. Londres demeurera toujours Londres, mais Fab, lui, change tous les jours. Il réapprend tout, lentement, mais surement. Comme s'il avait été frappé par un bus. Vendredi dernier, à un spectacle de Wolfgang, Fab s'est permis de boire et de danser avec la foule. Cette brise lui avait manqué. Le vent chaud de la fête. Surtout, il a souri beaucoup. Ce sourire un peu bête et niais qui lui est caractéristique. Les jours sont de moins en moins longs et Fab se sent de mieux en mieux. Rien n'est parfait, mais c'est bien comme ça.

Fab a déniché un petit emploi dans Haringey, pas trop loin de la maison partagée. Sur appel, il remplace les serveurs dans un petit bistro ou se pointe quand ils sont débordés. Ça lui permet de payer le loyer et lui laisse le temps de respirer entre ses cours. Le dimanche matin, il vient régulièrement aidé. D'abord parce que le resto est toujours plein, mais aussi parce que tout le monde a fait la fête la veille et est un peu fatigué. Le patron a confiance en Fab, ce gars qui étudie le droit, qui accomplit ses tâches avec efficacité et que rien ne semble capable de distraire. L'heure du dîner arrive. Le nombre de clients ayant diminué, Fab peut retourner chez lui. Il remercie le patron, fourre son tablier dans son sac à dos, enfile sa veste de polyester et file dans l'hiver londonien.

Tel est son habitude, il traverse Alexandra Park. La vue des passants frigorifiés l'amuse toujours, lui habitué au froid canadien. Ses promenades dans le froid lui rappelle légèrement sa maison, Montréal, Vancouver et l'Amérique. Sa veste de polyester est hideuse et pleine de statique, mais chaude et confortable. Au prix de six livres, Fab n'a pas su résister à l'achat de cette monstruosité cramoisie couvertes de lignes noires de toutes sortes. Dessous, il porte ce vieux t-shirt blanc un peu troué, sur lequel le nom « CALIFORNIA » peut difficile être lu, tant il est délavé. Enfin, ces vieux jeans sont d'un bleu assez discret, ni trop foncé, ni trop pâle. Plus il avance dans les profondeurs du parc, plus il se sent disparaître lui-même. Cela lui rappelle quelque peu ces interminables ballades dans Central Park. Seulement, il avait seize ans lorsqu'il vivait à New York. Maintenant, il en a vingt et un. D'une certaine manière, ceci gâche tout.

Attiré par un banc solitaire au sommet d'une colline, Fab va s'y assoir afin d'observer le reste du parc.  Ce serait l'endroit parfait pour voir s'envoler des cerfs-volants, songe-t-il. Sur cette pensée, le gars dégage un élastique de ces cheveux, laissant ceux-ci tomber indolemment. Ses boucles châtaines un peu folles caressent ses épaules. De son sac, Fab saisit sa flasque de vodka. Il se souvient de la fois où il avait bu cette bête d'un seul coup, suite à un défi de Wolfgang. Il sourit à ce souvenir, réalisant que les détails du pourquoi et du comment lui ont complètement échappé. Pourtant, cela semblait si important, si fondamental à l'époque. Il n'a suffit que de quelques années pour que le souvenir précis s'évapore. Hésitant, Fab prend une gorgée de la flasque, sans broncher. Son regard se redépose sur l'horizon, sur le long terrain plat qui s'étend au pied de la colline, sur les silhouettes des grattes-ciel du Inner London au loin. Puis, il croise ses jambes contre les planches de bois du banc et hausse la tête. Il regarde le ciel au-dessus de lui. Un avion franchit les airs, laissant derrière lui une traînée de nuages. Fab boit une autre gorgée et reste là, ébloui à la vue de cette image.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 70
▪ dispo pour un rp ? : uiiiiii
▪ avatar : A. Vikander
▪ âge : 30
▪ statut : discutable
▪ occupation : Etudiante en réalisation

MessageSujet: Re: we're waiting, you know? for our lives to start [fabien & zoey]   Jeu 19 Jan - 17:38



Des fois, elle se sentait bizarre. C'était juste une sensation étrange. De se lever le matin sans avoir rien de crucial prévu ce jour-là. Elle pouvait jouer les larves dans son lit jusqu'à midi passé, rester la journée entière enfermée chez elle -ce qu'elle ne faisait jamais-, ou bien même ne pas se lever du tout si l'envie la prenait. Elle avait l'impression que c'était encore hier, qu'elle se levait tôt le matin courbaturée d'un sommeil inconfortable et des efforts physiques fournis la veille, qu'elle passait ses journées à courir à droite et à gauche, qu'elle faisait des semaines de travail de six jours sur sept, qu'elle travaillait jusqu'à des heures parfois illégales juste pour le bien commun.
Des matins ça la déprimait carrément. Elle avait l'impression d'avoir perdu une structure. La même structure qui lui avait été imposée à l'école, et qu'elle avait choisi en signant un contrat de travail. Cette structure qui lui donnait des objectifs à remplir à chaque minute de la journée si elle ne voulait pas pénaliser le groupe, une place attribuée, des règles explicitement annoncés, qui pouvait parfois sembler contraignante mais qui lui manquait terriblement à présent. Elle avait du mal à se dire à elle-même  « fais les courses, la lessive, tes devoirs, paie les factures, sinon cette maison va se transformer en la neuvième porte de l'enfer », simplement parce qu'elle avait beaucoup de mal à vivre hors de cette structure.
we're waiting, you know ?
For our lives to start. + fabien & zoey
Mais ce matin-là c'était l'autre cas de figure ; loin de la déprimer, ça stimulait son esprit d'aventure et de suggestion, et quand elle était de cette humeur-là ses journées prenaient parfois des tournants assez loufoques. Comme si elle voulait éprouver la réalité de la loi de Murphy -juste histoire de s'amuser. Les dernières fois que ça lui était arrivée, elle avait fini par s'inviter à la fête d'anniversaire de quelqu'un qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam -et probablement issue d'une famille espagnole vu la langue qui était majoritairement parlée aux célébrations. Une autre fois, elle avait conduit un véhicule dont elle n'avait pas le permis pour. Dieu merci, ça n'avait pas si mal fini.
En proie à une envie de passer la journée à traîner dans Londres malgré le froid particulièrement cruel, elle avait tellement de couches de vêtements pour se prémunir contre l'hiver qu'elle se sentait même un peu plus épaisse et lourde que d'habitude. Et après un petit-déjeuner à la limite du frugal, elle était partie en promenade. Dire aux gens qu'elle passait ses journées de libre à se promener la faisait souvent rire, tout du moins intérieurement. Qui à Londres se « promenait », à part les touristes et les petits vieux à la retraite ? Elle ne connaissait qu'elle, et ne voyait pas très bien quels traits communs elle partageait avec le troisième âge ou les voyageurs que brassait Londres à toute date de l'année. En claquant la porte elle s'était rappelée qu'elle était censée regarder un ou deux films pour les cours, et avait commencé à marcher en ressentant une petite pointe de culpabilité. Après avoir jeté un regard à sa montre, elle s'en était défaite en se promettant de rentrer plus tôt -quitte à faire une nuit blanche pour pouvoir regarder les deux d'une traite.
Ses mains vissées dans ses poches, regrettant d'avoir attaché ses cheveux, elle laissait ses pas la guider, s'arrêtant seulement pour filmer quelques images, respecter la législation concernant les feux tricolores ou s'interroger quant à la direction qu'elle prenait. Une petite heure de tribulations plus tard, elle se retrouva finalement à arpenter Alexandra Park, suivre les chemins sinueux, grimper les collines et dévaler les descentes. Au sommet d'une, elle croisa un passant solitaire, et sans trop s'en inquiéter s'apprêtait à passer son chemin lorsqu'elle remarqua un profil lui semblant familier.
Histoire de dissiper ses doutes, elle se retourna, dévisagea l'individu quelques secondes quitte à paraître bizarre si elle se trompait, et finalement son nom lui revint en tête.
-Faaa...Fabian ?
Il leva la tête. Elle haussa les épaules, partant du principe qu'elle ne s'était pas trompée.
-Fabian, donc ? Bonjour, en fait je suis une amie de Reuben...j'm'appelle Zoey.
Elle doutait que Reuben lui aie parlé d'elle, et partit donc pour une présentation dans les règles, en espérant qu'elle ne se trompait pas de personne -au moins elle lui aurait trouvé un sosie.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
    when i was young & stupid


    Bye bye baby blue, I wish you could see the wicked truth, caught up in a rush it's killing you, screaming at the sun you blow into ©endlesslove


Dernière édition par Zoey J. Vander Gutch le Sam 4 Mar - 16:42, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 154
▪ dispo pour un rp ? : toujours !
▪ avatar : evan peters
▪ âge : 24
▪ statut : célibataire
▪ occupation : fier fabriquant de parapluies

MessageSujet: Re: we're waiting, you know? for our lives to start [fabien & zoey]   Ven 27 Jan - 23:38

Le son d'une voix sort le garçon de ses pensées spatiales, comme il imagine que la traînée de fumée blanche laissée par l'avion est celle d'une fusée à direction d'une étoile. Récit digne d'une imagination précoce. Fab lève la tête et éloigne comme il le peut sa flasque, ignorant s'il fait face à une employée du parc. Rapidement, il réalise toutefois que c'est son prénom qu'elle vient de prononcer, ce qui à la fois le détend, mais éveille ses gardes, comme il ne la connait pas en retour. Il force néanmoins un mince sourire, comme il se remémore ces fêtes débiles et grandioses qui avaient lieu dans son flat de Kensington. Le nombre de garçons et de filles qui y sont passés le dépassent. Ce n'est pas la première fois qu'il croise à Londres quelqu'un dont la notion de leur existence lui avait échappé. Il faut dire que, pendant ces soirées, lui-même avait parfois oublié la notion de sa propre existence, alors enregistrer celle des autres devenait en soi ardu.

« Hi. » murmure-t-il, visiblement hésitant.

Par chance, la fille devine aisément l'embarras du garçon et s'introduit comme étant une amie de Reuben, le colocataire rouquin de Fab. Bien que rassuré par l'explication, le jeune norvégien ne comprend tout de même pas comment celle-ci a pu reconnaître son visage. Il balaie au loin ce questionnement, souriant dorénavant plus gentiment, avec cette grimace qui lui est propre, son éternel wry smile.

« Ah, tout s'explique. Comme on dit, a friend of Reuben's is a friend of mine. Assieds-toi, si tu veux. »

D'une manière toute garçonne, Fab se déplace vers le côté droit du banc, sans décroiser ses jambes, invitant Zoey à s'assoir sur le côté gauche.

« Je viens souvent ici. C'est calme et beau, Alexandra Park. On y a la paix. »

Fab se permet d'observer Zoey, tentant de deviner qui elle est. Elle est Zoey, bien sûr, mais qui est-elle? Chose certaine, elle est bien vêtue, comme il est convenable de le faire lorsque l'on est pas moitié canadien, moitié norvégien et un peu irish, comme Fab. Celui-ci sait que Reuben est étudiant en photographie, du coup, son premier instinct est d'imaginer cette fille dans la même branche. Elle semble plutôt artistique. Il ne saurait décrire pourquoi. Quelque chose dans son regard. Les artistes ont toujours quelque chose dans le regard. Pas comme une étincelle, mais… un vide plutôt? Un genre de désir à combler, une… une envie un peu noble, un peu perverse de trouver de l'art en quelque chose. Fab aime bien ce jeu de devinette, qui est sa propre version de l'art, son propre jeu un peu noble, un peu pervers. Après tout, il rêve d'être écrivain, sa tête n'est qu'un ramassis d'histoires.

« Let me guess… Es-tu photographe, comme Reuben? Comment l'as-tu connu? »

Il l'observait. Peut-être était-elle la copine de Reuben? Non… Reuben est célibataire, il l'avait dit à Fab quelques jours plutôt alors qu'ils cuisinaient tous les deux en même temps. Plus il y songe, plus il trouve étrange que Zoey l'ait reconnu. Si Reuben et lui se croisaient souvent, parlaient souvent, leurs conversations étaient surtout domestiques. Oui, il sortait quelque fois en boîte avec Rosa et parfois Lilian, mais Fab n'était pas même certain de son nom de famille. Walsh, n'est-ce pas? À vrai dire, ni l'un, ni l'autre ne se connaissaient tant que ça. Il trouve saugrenu que cette fille reconnaisse son visage, mais pas l'inverse. Du coup, il ne pourrait avoir croisé Zoey à la maison. Perdu dans ces théories de complots, Fab rit de sa propre imagination et réalise qu'il tient toujours sa flasque plus ou moins bien dissimulée derrière sa cuisse. Il la dévoile et la tend à Zoey.

« C'est de la vodka. T'en veux? »

Lui en prend certainement une autre gorgée, guettant la réaction de Zoey, à voir si cela l'offensera ou pas. Il a aussi quelques pétards dans son sac, du coup, il ne sait jamais comment la soirée peut se terminer. Rien n'est prévu pour lui ce soir et il n'est pas sorti depuis un moment. Peut-être Reuben, Zoey et lui pourraient profiter de la soirée pour apprendre à se connaître davantage. À première vue, cette fille parait bien sympathique à Fab et il doit avouer ne plus connaître beaucoup de gens à Londres ou du moins, d'en éviter beaucoup. Peut-être Rosa les joindra aussi, si elle n'est pas occupée. Et peut-être Lilian, si elle ose sortir de sa chambre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 70
▪ dispo pour un rp ? : uiiiiii
▪ avatar : A. Vikander
▪ âge : 30
▪ statut : discutable
▪ occupation : Etudiante en réalisation

MessageSujet: Re: we're waiting, you know? for our lives to start [fabien & zoey]   Lun 27 Fév - 20:23



-Mais volontiers.
Alors qu'il se déplaça tranquillement pour lui laisser une place à sa gauche, Zoey le dévisagea à la dérobée, en se remémorant en même temps les photos de Reuben. L'écran de sa vision se départagea en deux ; d'un côté elle se repassait les photos dont elle avait le souvenir le plus clair, et de l'autre elle tentait d'observer Fabien sous les angles correspondants, ce qui devait peut-être lui sembler bizarre de son point de vue. C'était la faute de Zoey en même temps. Elle voulait toujours tout apprécier, tout comparer, tout commenter ; maintenant qu'elle alliait les photos à une personne réelle, avec des vrais bras et de vrais jambes faits d'une chair semblable à la sienne, une vague de questions la démangeaient. Partant du trivial « Est-ce que Reuben photoshoppe ses clichés ? » à des interrogations plus intimes -trop pour une première rencontre, elle était juste trop curieuse de savoir tout sur la vie des gens.
Elle ne répondit cependant pas à sa remarque sur la paix d'Alexandra Park.
we're waiting, you know ?
For our lives to start. + fabien & zoey
C'était un bel endroit qu'elle ne connaissait pas assez, c'était sûr, mais Zoey s'était toujours sentie plus à l'aise dans les rues que sous les arbres. Elle n'avait pas envie d'engranger une discussion là-dessus : elle n'était pas particulièrement intéressée ni assez renseignée pour une discussion sur l'urbanisme londonien et l'arrangement des parcs, et trouvait cela assez paradoxal de souligner le calme d'un endroit à voix haute. Perturber le calme, elle s'en fichait ; le calme, le silence, ça la mettait la plupart du temps mal à l'aise, à part quand c'était partagé avec des proches de longue date. Non, elle trouvait simplement ça illogique.
Il lui posa une question, et elle l'observa une longue seconde avant de répondre, se demandant ce qu'il pouvait bien s'imaginer sur elle.
-Du tout, non. Étudiante en réalisation. Mais on a bossé ensemble. C'est pour ça que je le connais. Enfin maintenant on est amis, j'imagine ? Bref.
Elle avait vraiment l'air d'une photographe ? De tout ceux qu'elle connaissait, ils se rangeaient en deux catégories. Y'avait ceux qui se prenaient bien au sérieux, avec des airs prétentieux et le Canon Coolpix emprunté au grand frère toujours autour du cou, qui prenaient des photos de la ville et des gens dans les bars (ce qui mettait toujours Zoey mal à l'aise), et ceux qui se promenaient dans le même pull élimé depuis 2003, avec un appareil vintage dont les pellicules coûtaient le prix de son appartement, et qui arrêtaient les gens dans la rue pour prendre des photos de leur chiens. Zoey se voyait mal correspondre à un profil ou l'autre, et si Fabien lui la voyait comme ça, elle allait se vexer.
Ceci dit, il n'a pas l'air décidé à le faire. En magicien sortant un lapin de son haut de forme, il fait apparaître une flasque de vodka. Il pensait intimider Zoey ?
-Encore une fois, volontiers.
Ce n'était pas très catholique de se mettre à boire à une heure si matinale, mais après tout elle avait déjà fait pire, et puis comme elle n'avait rien de prévu à part ces deux fichus films, ça n'allait pas lui cause grand-chose d'un problème. Elle avait déjà bu plus tôt en tournée -si en plus on comptait le décalage horaire-, et était retombée dans cette adorable tradition des beuveries étudiantes depuis le début de l'année. Après, du fait de son âge, Zoey ne passait pas souvent aux fêtes étudiantes non plus, au risque de passer pour une cougar. Comme avec ce type d'ailleurs. Il avait quel âge ? Vingt-cinq à tout casser ? Elle avait une fâcheuse tendance à traîner avec des gens plus jeunes qu'elle. Ce n'était pas un problème énorme, mais peut-être que c'était pour ça qu'elle avait encore du mal à être mature, ou à assumer le cap de la trentaine.
Elle grimaça après une gorgée tiré de la flasque (d'accord, peut-être qu'il était effectivement un peu tôt), mais ne la rendit pas à Fabien pour autant, décidée à tirer de lui un peu plus d'informations.
-Donc toi, t'es bien le colocataire de Reuben, c'est ça ? Dis-moi que je ne me trompe pas sur toute la ligne.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
    when i was young & stupid


    Bye bye baby blue, I wish you could see the wicked truth, caught up in a rush it's killing you, screaming at the sun you blow into ©endlesslove
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 154
▪ dispo pour un rp ? : toujours !
▪ avatar : evan peters
▪ âge : 24
▪ statut : célibataire
▪ occupation : fier fabriquant de parapluies

MessageSujet: Re: we're waiting, you know? for our lives to start [fabien & zoey]   Jeu 30 Mar - 20:18

Fab sourit comme Zoey s'empare de la flasque. Il apprécie partager cette… témérité? insouciance? indolence? bref, cette conduite ou plutôt nature qui lui est propre. Pour lui, le sens est un ennemi et préfère que sa vie en soit le plus dépourvu possible. Malencontreusement, s'il s'en assèche, il meurt. Adonc, le voilà, qui frôle le gouffre du non-sens, existence absurde qui baille, complote de mèche avec le hasard. Ce que certains baptisent avec dédain comme étant des bêtises, Fab y vit une… aventure? Après tout, l'allégorie le présente bien. Une fois emporté par la rivière, le seul sens à suivre est le contre-sens… n'est-ce pas?

Égaré entre cette pensée et la course de deux nuages, il converge son attention vers Zoey comme celle-ci l'interpèle. Il sourit à la précaution de la jolie fille et tourne son corps de manière à s'adresser à elle sans les visions urbaines au loin et le décor bucolique tout près pour le déconcentrer.

« Oui, nous vivons dans une maison partagée pas très loin d'ici. On se croise pas si souvent, mais je le connais assez pour savoir qu'il est très sympa. Et il imprime des clichés époustouflants. »

Il n'y a pas de doute quant au talent de son colocataire. Le rouquin a ce don impressionnant de capturer les moments dans toute leur beauté. Il se souvient un soir pendant lequel Reuben lui avait présenté ces photographies préférées. Leur variété et leur splendeur avait surpris Fab, qui pourtant avait fait le tour des plus grands musées du monde et ce, depuis qu'il était un gamin. Même à New York, où il avait assisté aux expositions de maintenant célèbres avant-gardistes, les clichés de Reuben leur était d'un esthétique égal et comparable. Fab aime cette qualité unique chez les artistes, celle qui permet de ressentir l'épopée de chaque instant.

« Alors, tu réalises des films, j'imagine? As-tu un champ, un thème de prédilection? »

L'étudiant pense à toutes ces histoires qu'il gribouille sur des feuilles de papiers qui finissent par s'égarer dans sa chambre, dans un désordre grandiose. Aisément, il peut en identifier le thème récurrent. La même histoire, racontée par mille et une épopées. Le conte d'un héros à la recherche d'aventures qui dépassent l'inimaginable et qui convoite encore plus que ce qui a été écrit dans le dernier récit, le dernier gribouillis. En contraste avec lui, coincé à Londres par l'effort du hasard. Ce n'est pas par hasard qu'il s'étale dans les parcs afin d'observer les avions rompre le ciel ou d'autres jours, s'incliner contre les garde-fous qui longent la Tamise, à observer les gâteaux, à imaginer les endroits où ils vont. Parfois, même, ce sont les gares qui l'attirent et à chaque fois que le train siffle, son coeur sursaute à l'idée d'y sauter, d'y disparaître. Un jour, pour une fois, il grimpera dans un wagon et alors tout sera d'une grandeur plus grandiose qu'il ne peut décrire.

« J'aime les histoires. Par exemple, je pense que c'est ce qu'on retrouve dans les photographies de Reuben. Est-ce que c'est l'amour des histoires qui t'as attiré dans la réalisation? »

Fab s'intéresse beaucoup à ce qui sort de la tête et de la bouche de ses gens créatifs. Plusieurs enseignants avec lesquels il avait gardé contact s'étaient surpris à sa décision d'étudier le droit, étant donné qu'il passait le plus clair de son temps à écrire, à lire, à fêter et à baiser dans sa jeunesse. Ses productions écrites dépassaient la limite de mots, atteignant souvent un total dix fois plus élevé que celui exigé. Jamais n'a-t-il eu l'impression d'avoir vraiment terminé une histoire… voilà pourquoi il ne publie pas, surement. L'impossibilité de voir s'achever ses récits. Mais certainement, plusieurs ne comprenaient pas comment ce vaurien de Vancouver, qui faisait l'école buissonnière pour aller boire et courir dans les forêts louvoyant la cité, avait acquis la discipline nécessaire pour étudier une discipline aussi précise que le droit. Il sourit à cette idée, lui-même incertain des eaux dans lesquelles il navigue.

« Si tu veux, tu pourrais venir prendre un verre chez nous plus tard. Je suis certain que Reuben trouverait ça chouette qu'on traine les trois. »

Fab n'avait pas eu jusqu'à maintenant l'impression que Reuben avait beaucoup d'amis. Quoique, en même temps, lui-même n'invitait que rarissimement des invités chez lui. Ces meilleurs amis à Londres étant maintenant Lilian et Wolfgang, l'une vivant déjà sous le même toit que lui, l'autre préférant l'ambiance des bars et des boîtes que la tranquillité de la chambre de Fab. Pourtant, il passait peu de soirées seul, sauf bien sûr, celles-là pendant lesquelles il ne souhaite que lire un bouquin sous l'éclairage tamisé des Christmas lights blanches de sa chambre, son petit coin de paradis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: we're waiting, you know? for our lives to start [fabien & zoey]   

Revenir en haut Aller en bas
 
we're waiting, you know? for our lives to start [fabien & zoey]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 05. What the hell are you waiting for.
» Waiting for the miracle to come - Prio Morpheus.
» Pistols do not win wars, but they save the lives of the men who do
» Waiting for the Grand BAYAKOU
» —This is the dawning of the rest of our lives on holiday ♪

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: london, 2017 :: westbound to eastbound :: piccadilly line-
Sauter vers: