Vraie jalousie fait toujours croître l’amour. (ft Milan)

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MessageSujet: Vraie jalousie fait toujours croître l’amour. (ft Milan)   Ven 13 Jan - 21:30

Vraie jalousie fait toujours croître l’amour.
Niamh & Milan
L’année 2017 a à peine commencée, et elle est déjà bien chargée, en ce qui me concerne. J’ai surtout fort à faire avec mes cours, ce qui me demande une sacrée organisation. Et parfois, je me vois contrainte d’annuler certains de mes projets, à cause de la fac. Comme j’ai été obligée d’annuler, pour ce vendredi, de retrouver Milan, et de poser pour elle, en milieu d’après-midi. Un de mes profs, qui m’aide pour un important projet, m’a convoqué dans son bureau, afin de m’aider à mener à bien celui-ci. Etant donné que cet enseignant est fortement occupé, je n’ai pu refuser cette entrevue, ni même prendre le risque de demander à la déplacer : rien ne me garantis que j’aurai eu une autre date, avant qu’il ne soit trop tard, devant rendre mon projet courant mars. Déjà que celui-ci, je l’attends depuis mi-novembre… Néanmoins, je n’ai pas annulé mon rendez-vous avec Milan de gaieté de cœur. Lorsque je prends un engagement, j’aime à le mener à bien, aussi mon désistement est, à mes yeux, une sorte d’échec. Et puis, il me faut admettre que j’attendais, bien plus que je ne veux l’avouer, ce moment, passé en tête-à-tête avec ma belle-sœur. Ma raison me pousse à me persuader qu’il ne s’agit là que de la preuve que je l’apprécie, et que j’aime les moments qu’on peut partager ensemble, mais une autre partie de moi refuse de se voiler la face de la sorte. Partie infime de mon être, qui ne parvient pas à étouffer, pour l’instant, ma raison…

Nous voici donc à aujourd’hui. Le fameux vendredi. Et mon entrevue avec mon enseignant a été plus court – bien que fort enrichissant – que prévu. Aussi aies-je pu sortir plus tôt que prévu. Sans même y songer, mon regard se porte jusqu’à la montre qui orne mon poigner – cadeau de mon fiancé – et je peux ainsi voir que j’ai pile le temps pour aller chez Milan, pour la séance photo. Je n’ai pas eu de nouvelles d’elle, depuis début janvier, lorsque j’ai été contrainte de l’appeler pour lui faire part de mon changement de planning. A ce que je sais, elle n’a pas réussi à se retrouver une autre modèle. Et, au fond de moi, une petite voix espère qu’elle n’en a pas eu le temps. Egoïstement. Mais c’est plus fort que moi.

Sans réfléchir, peu désireuse de laisser ma raison me hurler au visage qu’il est préférable que j’évite de me retrouver seule avec la jolie brune – pardon, avec ma belle-sœur – je me rends chez elle, en usant des transports en commun. J’arrive ainsi devant chez elle, avec 5 petites minutes de retard par rapport à l’heure de rendez-vous, prévu à l’origine.

Arrivée devant sa porte, je me mordille la lèvre. Le retour de la raison me glace, d’une petite voix qui tente de me convaincre de faire demi-tour, me susurrant à l’oreille que le trouble que la brune éveille en moi n’est pas normal (merci l’éducation trop conservatrice !), ni une bonne chose (elle est ma belle-sœur !). Je secoue la tête, pour faire disparaître cette voix, si pénible. Prenant mon courage à deux, à moins que ça ne soit juste la preuve que j’ai vraiment envie d’être en sa compagnie, je toque à la porte. Une fois fait, j’attends quelques secondes. Rien. Pourtant, elle est là, la musique qui provient de son appartement en est la preuve, je peux l’entendre grâce à mes prothèses (que je préfère garder lorsque je suis à l’extérieur, pour éviter toutes mauvaises surprises). Je frappe de nouveau à la porte, plus fortement, cette fois, ce qui a pour effet de l’ouvrir légèrement, celle-ci devant être visiblement mal fermée. Je me mordille de nouveau la lèvre, pesant le pour et le contre. Et puis, je me convaincs de rentrer, car Milan a besoin de quelqu’un pour terminer de se constituer un nouveau book.

Retirant mon bonnet, je me glisse dans son appartement, prenant soin de pousser la porte derrière moi. « Milan ? » , finis-je par demander, haussant la voix pour tenter de couvrir la musique. N’obtenant – du moins, à ce qu’il me semble audible vu l’environnement sonore – nulle réponse, je me dirige en direction de la musique. Après tout, Milan ne doit pas être loin de sa provenance ! Me voici ainsi à pousser la porte du coin salon, ce qui me permet de voir Milan, de dos, son appareil photo en main. Ah, elle a visiblement trouvé quelqu’un d’autre ! Quelques pas supplémentaires dans la pièce me permettent de voir que c’est bien le cas. En effet. Et qu’il ne s’agit pas de n’importe qui. Mais d’une de ses ex. Et celle-ci me voit également, tournant son regard dans ma direction, ce qui attire immanquablement sur moi l’attention de la jeune Coyle. « Désolée, je savais pas que t’avais trouvé quelqu’un. J’ai finis plus tôt que prévu et… » Même à moi, mes explications me semblent débiles. Et avec une pointe de déception, de voir par qui elle m’a remplacée. Saupoudré aussi par – je le crains bien – un peu de jalousie (non, je n’atténue pas du tout les choses !), que je préfère analyser comme étant la peur qu’elle ne retombe dans ses bras. Et ne finisse par souffrir d’une histoire qui tournera court, comme ce fut le cas lors de leur précédente idylle. (Jalousie, pour vous, ça aussi ? Pas du tout !) Poussant un soupir, je finis par secouer la tête, et, tout en faisant demi-tour, j’annonce : « Je ne vous dérange pas plus longtemps. Vous devez bosser, et moi… Je dois partir… » . Et c’est sur ces paroles que je m’éloigne, traversant, aussi vite que possible, l’appartement, jusqu’à la sortie, alors que s’agitent en moi une mer déchaînée d’émotions en tout genre. Que je ne peux analyser. Que je refuse d’analyser. Tout comme je me refuse de repenser au regard que lui a lancé cette autre, après m’avoir vu, lorsqu’elle a reposé ses yeux sur la brune. L’éclat de possessivité qui y brillait ne m’a pas plu, mais pas du tout, même si je préfère encore devenir définitivement sourde que l’admettre.
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MessageSujet: Re: Vraie jalousie fait toujours croître l’amour. (ft Milan)   Mer 18 Jan - 2:12

Aujourd'hui était un jour important pour moi. Je devais refaire mon book pour mes prochains contrats et j'avais été déçue que Niamh annule sa venue. Parce que je faisais toujours appel à elle pour ça et cela nous permettait de passer un agréable moment (et de craquer encore un peu plus elle chaque jour que Dieu faisait). Pourtant, un rendez-vous avec un de ses professeurs avait fait tout capoté et j'en avais été déçue. Enfin, je ne pouvais pas lui en vouloir, c'était quand même pour ses études n'empêche et j'aurai aussi privilégier ceci si cela voulait dire réussir mon année. Cependant, cela nous empêchait de nous voir. Cela m'empêchait de me rapprocher un peu plus d'elle. Cela m'empêchait de la contempler pendant des heures. Mais bon, les études primait sur le reste et je ne pouvait pas la blâmer pour ça.

J'étais donc partie à la recherche de la parfaite modèle. Et cela faisait des jours que je recherchais en vain. C'est alors qu'une idée m'était venue. Elle était pas terrible et je savais que mes amis, s'ils le savaient, me réprimanderaient. Ils n'auraient pas tort, je l'avoue, mais je n'avais plus que Maxim pour le shooting. J'étais trop pressée par le temps. Mon ex avait d'ailleurs accepté sans plus attendre, ce qui m'avait fait doucement rire. Elle espérait qu'on se remette ensemble alors qu'elle m'avait trompé et pas qu'une fois. Évidemment, à l'époque, j'avais été trop naïve et avais accepté de lui donner une seconde chance. Mal m'en a pris. Mais, aujourd'hui, je n'allais pas commettre cette erreur. Elle ne serait là que pour les photos. Rien d'autre.

Elle était arrivée un peu avant l'heure, comme à son habitude. Je m'étonnais même de pas l'avoir vu sonner encore plus tôt que ça. Mais bon, j'allais pas me plaindre, ça serait comme se moquer du monde. Je l'invitais donc à aller au salon tandis que je filais chercher mon appareil photo dans ma chambre. J'avais déjà tout préparé dans le salon mais c'était le dernier élément – et le plus important – pour travailler. Je soufflais un bon coup et redescendais auprès de mon ex. Elle s'était déjà mise à l'aise, ce qui était déjà une bonne chose. On allait pouvoir commencer.

- Je t'explique pas comment ça se passe. Comme tu connais, autant se lancer dans le bain tout de suite.

Je la voyais bien me reluquer mais je devais rester professionnelle. C'était de mon avenir dont on parlait. Parce qu'en dehors de l'écriture, la photographie était pour moi l'essence même de ma vie. J'en mourrais si on me refusait de me servir d'un appareil photo ou d'une machine à écrire – parce que oui, j'aime utiliser ce genre de machine quand j'écris mes scénarios – et le pire était que j'étais pareille avec ma famille ou certains de mes amis proches. Bref, c'était ma vie et il ne fallait pas y toucher. Après quelques photos, j'avais mis de la musique, histoire de se détendre un peu, même si je savais que, pour ma part, il serait difficile de le faire avec mon ex dans la même pièce que moi. Je ne voulais en aucun cas qu'elle s'approche de moi à moins de dix mètres.

J'étais tellement concentrée sur mon travail que je n'avais pas remarqué une présence dans mon dos. C'est Maxim et son regard posé sur l'entrée du salon qui me fit me retourner. Et ce que je vis me fis chaud au cœur. Je ne pensais pas qu'elle aurait pu se libérer aussi vite. En regardant ma montre, elle n'avait que cinq minutes de retard. Je me baffais mentalement d'avoir cherché quelqu'un d'autre et surtout d'avoir accepté que mon ex me serve de modèle.

- Nan, t'as bien fait de venir. Je …

Elle ne me laissa même pas le temps de finir qu'elle s'excusa et repartit aussi. Son regard empli de déception ne m'avait pas échappé et je me sentais mal. Très mal.

- Dans deux minutes, tu as débarrassé le plancher. C'est compris ? Lançais-je, à cette brune qui n'était autre que mon ex. Désolée de t'avoir fait perdre ton temps mais au final, et comme tu peux le voir, mon modèle est là alors tu prends tes clics et tes clacs et tu te barres.
- Attend, comment tu …

Je ne lui laissais même pas le temps de finir. J'avais une blonde à rattraper avant qu'elle ne mette le pied dehors.

- Niamh ? L'appelais-je.

J'espérais qu'elle ait ses appareils auditifs qu'elle puisse m'entendre. Je courrais quand même à sa poursuite. J'arrivais à temps qu'elle n'ouvre la porte. Je lui pris le bras et l'obligeais à se retourner.

- Niamh, attends, lâchais-je. Je ne savais pas que tu viendrais aujourd'hui. Je croyais que tu avais pas ton rendez-vous avec ton prof, non ?

Son regard en disait long sur ce qu'elle ressentait. Et cela me fit encore plus mal de la voir penser que je pourrais replonger dans les bras de Max.

- Je lui ai demandé de partir, soufflais-je, comme pour lui faire comprendre que j'avais déjà anticipé sa demande. Je préfère tellement t'avoir comme modèle plutôt qu'elle, continuai-je, en rougissant légèrement. Reste s'il te plaît, murmurai-je enfin.

Et alors qu'on restait ainsi à se regarder intensément, Maxim partit, tout en m'insultant mais je ne relevai même pas. J'avais la personne qui comptait le plus pour moi ici, chez moi alors le reste m'importait peu.
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MessageSujet: Re: Vraie jalousie fait toujours croître l’amour. (ft Milan)   Jeu 19 Jan - 11:59

Vraie jalousie fait toujours croître l’amour.
Niamh & Milan
J’ai été stupide de venir ! J’aurais mieux fait de retourner chez moi, afin de continuer à avancer sur mon projet ! Au lieu de venir là, et de me sentir complètement idiote. Et ça ne va pas en s’arrangeant, lorsque j’entends la brune m’interpeller. Bien décidée à partir d’ici, je fais la sourde oreille, ne voulant pas du tout qu’elle me voit dans un tel état, que moi-même, je ne suis en mesure de comprendre et d’expliquer. Un soupir d’agacement se fait entendre de ma part, lorsqu’elle attrape l’un de mes bras, m’obligeant à m’arrêter, tout comme à lui faire face. Du regard, je la foudroie, tentant de camoufler à quel point j’ai pu avoir mal de la voir en présence de Maxim. J’espère que ça ne se voit pas, ou qu’on peut facilement prendre ça pour de la peur : celle qu’elle retombe entre ses bras, et se fasse de nouveau prendre pour une conne. « Je ne savais pas que tu viendrais aujourd'hui. Je croyais que tu avais pas ton rendez-vous avec ton prof, non ? », me déclare-t-elle, visiblement étonnée, alors que je me mords la lèvre, comme pour tenter de remettre de l’ordre dans mes idées, de retrouver le sang-froid qui me fait tellement défaut en ce moment, alors que j’ai le sentiment de voir rouge, à cause de la présence de l’indésirable. Alors qu’elle évoque mon enseignent, je déglutis, m’interrogeant sur les raisons qui m’ont réellement poussées à venir ici. J’aurai dû me douter qu’elle aurait finalement réussit à se trouver une autre modèle. C’est bien pour cela que je l’avais prévenu, dès que j’avais été contrainte d’annuler. Afin qu’elle puisse se trouver un plan de secours. C’est également pour cette raison que je n’avais pas chercher à la joindre, par la suite, ne désirant pas savoir qui allait me remplacer, s’ingénier à poser pour elle afin qu’elle puisse, comme à son accoutumée, prendre de jolis clichés. Hors de questions pour moi de savoir qui passerait des yeux, ainsi, sous son regard. Regard qui, en ce moment, est fixé sur moi. Et c’est aussi étourdissant que déroutant. « Je lui ai demandé de partir. », me fait-elle savoir, alors que mon regard se détourne d’elle, dans une tentative de reprendre pied, d’oublier le sentiment de trahison (?) que j’ai pu éprouver, en voyant Maxim poser pour Milan. « Je préfère tellement t'avoir comme modèle plutôt qu'elle. », l’aveu me prend par surprise, et agite étonnamment mon cœur. C’est plus fort que moi, mon regard se repose sur elle, ne remarquant pas, pas véritablement du moins, les quelques rougeurs qui se dessinent sur ses joues. Mais la confidence a eu pour effet de me calmer, un peu. « Reste s'il te plaît. »

Mes yeux restent ancrés dans les siens, l’azur se noyant dans l’émeraude, me faisant ainsi oublier ce qui peut bien nous entourer, et presque la colère qui gronde en moi, dans une lave de jalousie. Il n’y a que lorsque la brune se fait entendre, injurieuse, en quittant les lieux. Mes yeux s’écarquillent, alors que je prends conscience que, mue par je ne sais quoi, j’ai laissé mon bras entre la main de Milan. Refus de ma part d’admettre que ce contact, bien anodin, me plait, bien trop. La colère revient, sourde, en moi, tandis que je me libère enfin, pour adresser un cinglant : « Mais dégage et ferme la ! », à Maxim, qui est toujours sur le pas de la porte, crachant son venin sur Milan. Tournée vers l’autre modèle pour lui balancer ça, je ne me prive pas pour la forcer à sortir pour de bon, avant de lui claquer la porte au nez. Il n’est pas rare que je m’emporte de la sorte, mais jamais pour une raison aussi futile que ça. Adossée contre la porte, je me tourne de nouveau vers la photographe, l’observant, les yeux plissés. « De toutes les nanas que tu connais, pourquoi a-t-il fallu que tu la prennes, elle, pour poser pour toi ? », demandé-je, acide, blessée, anxieuse… jalouse. J’ai l’impression d’avoir balancer le « elle » avec un dédain assourdissant, à tel point qu’il me faut essayer de le justifier. « Après tout ce qu’elle t’a fait ? ». Oh, je ne souviens que trop bien de leur histoire. De l’infidélité de l’autre jeune femme. « C’est la pire des garces, et tu la prends pour me remplacer ? ». Je serre les dents, prenant conscience du fait qu’il y a de fortes chances pour que je vienne de m’enfoncer, en disant ça. Aussi bien pour me dérober au regard de Milan que pour tenter de m’apaiser, je pose mes mains sur mon visage, me cachant derrière elles. Froides, elles m’apaisent. En quelque sorte. J’aimerais rester à jamais à l’abri de mes mains. Qu’on m’oublie, afin que j’oublie la certitude que je ne me comprends plus. Que Milan m’oublie, ainsi que mon comportement étrange, et mon discours, stupéfiant. Que j'oublie l'incompréhensible jalousie qui me dévore, à la simple idée que Milan puisse se remettre avec son ex.
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MessageSujet: Re: Vraie jalousie fait toujours croître l’amour. (ft Milan)   Jeu 26 Jan - 3:24

Je la regardais s'énerver contre Maxim d'une force que je ne lui connaissais pas. Je savais qu'elle ne la portait pas dans son cœur et je la comprenais parfaitement. Avec tout ce qu'il s'était passé entre elle et moi, c'était compréhensible. Et puis, c'était Niamh qui m'avait ramassé à la petite cuillère après notre rupture. Je savais tout ce qu'elle avait fait pour moi. Mais la rage qu'elle avait mis dans ces quelques mots me surprenaient. Je ne la connaissais pas aussi « virulente » envers quelqu'un. Même si je savais qu'elle tenait moi, je sentais que la situation m'échappait. Mon cœur était au bord de l'explosion et je ne savais pas quoi faire.

- Je sais, je sais. J'ai totalement merdé mais c'était la seule de disponible aujourd'hui. Pourtant, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour avoir quelqu'un mais à croire que personne ne pouvait se libérer.

Son ton et son regard me glaçaient le sang au point que je ne savais plus où j'en étais dans tout ça. Parce qu'en ce moment précis, elle semblait tellement jalouse. Jalouse mais tellement en colère contre moi. Et c'était bien la première fois qu'elle l'était avec moi.

- Et je ne dis pas ça parce que tu as dû annuler pour ton rendez-vous avec ton professeur. Tu sais que je ne t'en voudrais jamais de mettre tes études avant mon book.

Je ne voulais pas la perdre pas maintenant alors qu'on était si proche. Pas maintenant qu'elle montrait certains signes. Pas maintenant que je l'aimais.

- Niamh, regarde-moi…

La voir se cacher le visage avec ses mains me fendit le cœur, encore plus que je ne le pensais. J'avais à cœur de lui expliquer pourquoi j'en étais arrivée là. Pourquoi je n'avais pas pu faire autrement.

- S'il te plaît .

Je me rapprochais petit à petit d'elle. Je devais lui faire comprendre droit dans les yeux ce pourquoi j'avais du demander à Maxim de venir. Pourquoi j'avais pensé à celle qui avait ma partenaire pendant des mois entiers, alors qu'elle se foutait bien de ma tête. Je devais lui dire ce que je ressentais pour Maxim : du dégoût face à ces positions plus que provocantes et du mépris quand à son envie de remettre le couvert avec moi. Elle baissa les mains et me fusilla du regard.

- Écoute, j'aimerai t'expliquer pourquoi j'en suis arrivée là mais le faire dans le couloir n'est pas un très bon endroit alors ce que je te propose, c'est d'aller s'installer tranquillement dans le salon. Je t'explique tout et si après tout ça, tu n'es pas convaincue, je te laisse repartir. Ça te convient ?

Elle semblait hésiter et acquiesça. Je la laissais donc passer devant moi et la suivais.

- Installes-toi, lançais-je, en lui indiquant le canapé.

J'allais m'asseoir sur la table basse en face d'elle. Je soupirais un bon coup avant de reprendre la parole.

- Je sais que tu m'en veux de l'avoir choisie. Que tu as même peut-être peur que je retombe dans ses bras mais saches qu'il en est pas question. J'ai bien retenu la leçon, la dernière fois. C'est clair, net et définitif. Entre elle et moi, il n'y aura jamais plus rien.

J'avais vraiment envie qu'elle comprenne. Maxim et moi, c'était de l'histoire ancienne.

- Maintenant que de côté-là, tout est ok, passons à pourquoi je l'ai choisi.

Sans le vouloir, je m'étais légèrement énervée. Non pas contre elle mais contre moi. J'avais été bête d'avoir été cherché Maxim. Au final, Niamh avait raison – même si elle ne l'a pas clairement dit – j'aurai du chercher un peu plus.

- Pour répondre à ta question, si j'en suis arrivée à la choisir, et c'est pas par pur plaisir que je l'ai choisie, c'est parce que je n'avais qu'elle sous le coude. Et comme j'avais déjà un peu travaillé avec elle, c'était beaucoup plus simple pour moi.

Je ne savais plus quoi dire d'autre pour convaincre la belle blonde en face de moi.
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MessageSujet: Re: Vraie jalousie fait toujours croître l’amour. (ft Milan)   Ven 27 Jan - 11:40

Vraie jalousie fait toujours croître l’amour.
Niamh & Milan
Je ne comprends pas pourquoi je réagis comme ça. C’est plus fort que moi. La honte m’étoffe rapidement, même en dépit des mots que prononce Milan. Mes mains me servent à me cacher, me permettant de me recentrer sur mes pensées, essayant d’occulter la présence de la brune, qui cherche de nouveau à attirer mon attention. C’est sa « supplique » qui me décide : lentement, mes mains tombent, mais mon regard n’a pas perdu de sa fureur, lorsqu’il se repose sur elle. Sa proposition d’aller ailleurs pour tout m’expliquer me laisse perplexe, mais le regard qu’elle me lance parvient à me convaincre. Elle a l’air tellement désolée que ça ne me laisse pas de choix autre que de la suivre. Nous nous asseyons, moi, sur le canapé, elle, sur la petite table en face. Toujours agacée par la situation, mes bras sont croisés contre mon ventre, alors que je la fixe, attendant qu’elle me dise ce qu’elle souhaitait me dire, espérant qu’elle parviendra à me convaincre, mais désirant surtout qu’elle réussisse à oublier la mini-crise stupide que je viens de lui jouer. Je pousse un léger soupir, en l’entendant me certifier qu’elle ne retombera jamais dans les bras de Maxim : j’espère qu’elle ne ment pas. Pour elle : elle mérite mieux que la brune infidèle. Même si une petite voix me murmure qu’il n’y a pas que ça. En sentant le ton de colère qui transperce dans sa voix, je baisse légèrement la tête, tandis que son discours se poursuit.

J’ouvre finalement la bouche, pour répondre. Je ne sais pas vraiment quoi, je souhaite juste éviter de rester silencieuse, et de laisser planer une aura d’étrange quant à ma précédente réaction. Mais je n’ai rien le temps de dire, car la porte d’entrée s’ouvre de nouveau sur Maxim, qui interpelle la photographe. C’est en entendant le prénom de Milan, prononcé par l’autre jeune femme, que je prends conscience de sa présence, à quelques mètres derrière moi. Me levant, je lui jette un nouveau regard noir, devant sans doute être imité par Milan, car Maxim fini par tourner les talons, non sans continuer à pester, et à dire qu’elle reviendra pour s’expliquer avec son ex. « Elle continuera à t’emmerder, encore et encore, jusqu’à ce que tu lui cèdes. », pesté-je en me tournant pour faire face à la photographe, à présent levée elle aussi. « Et ça marchait avant, alors…. ». Je ne termine pas ma phrase, son issu est logique : Maxim sait comment faire craquer Milan. « Elle ne te mérite pas. », admis-je dans un murmure, mes yeux ancrés dans les siens, mes dents mordant ma lèvre, comme pour indiquer à quel point je suis mal à l’aise. Sans même que je n’y fasse attention, mes yeux se perdent souvent sur ses lèvres, jusqu’à ce je finisse par céder à mon instinct premier, éveillé sans doute par la jalousie ressentie précédemment. Je comble les quelques mètres qui nous sépare, posant ma main derrière sa tête pour l’attirer doucement à moi, avant de poser – enfin – mes lèvres, sur ses lèvres. Cela ne dure que quelques secondes – grisantes – avant que nos lèvres ne se séparent. Nos yeux s’accrochent, à croire qu’elle est étonnée. Ne voulant pas réfléchir, n’ayant que trop réfléchi ces derniers mois, je capture de nouveau ses lèvres, l’embrassant comme j’en rêvais depuis un long moment à présent. Ma main glisse de son crâne à sa joue, dans une caresse qui, accompagné de ce baiser, est sans équivoque quant à ce que je m’efforce de camoufler à son sujet. Je ne sais pas quand mon autre main s’est posé au creux de son dos, attirant ainsi son corps plus près du mien. Cette proximité et ce baiser ne font presque chanceler, mais, par chance, elle me tient dans ses bras : sans ça, mes genoux auraient sans doute cédé sans l’intensité de ce moment, tellement attendu. Baiser rendu d’autant plus grisant qu’elle y répond, contre toutes mes attentes, lorsque je me projetais en une telle situation.

Toutes les bonnes choses ont une fin, et cet instant connaît la sienne lorsque le besoin – trivial – de respirer, se fait sentir. Le souffle coupé, je l’observe, ma main toujours sur son visage, dans un geste aussi tendre que possessif. Mes yeux s’écarquillent, lorsque je réalise que ça n’était pas qu’une pensée fugace, que cela a bien eu lieu. Mes joues rougissent tandis que la gêne m’envahie. Mes bras se détachent de son corps, alors que je repousse les sensations de froid et de manque qui s’installent en moi. « Désolée… Je sais pas ce qui m’a pris ! », bafouillé-je, en tournant les talons pour partir loin de là, et surtout, loin d’elle et de la tentation qu’elle représente. C’est difficilement que j’atteins l’ascenseur, dans le couloir de son immeuble. Mes jambes sont encore chancelantes, je ne me fais pas assez confiance pour descendre les escaliers en ce moment. Et c’est l’attente qui me perd : elle donne à Milan l’occasion de venir à ma recherche. « Oublie ça, je ne suis pas comme toi », soufflé-je, le dos appuyé contre le mur de l’ascenseur, mon regard posé sur elle, des larmes envahissant le bleu de mes yeux. Je tente de me raccrocher à mon fiancé, ne pouvant lui faire subir ça, et encore moins avec sa propre sœur. Mon ton est cinglant. Ca n’est pas une critique négative, juste un constat : mon éducation m’empêche de suivre mon envie. Ma religion me l’interdit. Plus encore que mon fiancé, même. Alors il me faut tout oublier, et surtout la tristesse qui transparait dans ma voix. « C'était une connerie. », terminé-je, pinçant mes lèvres entre elles, comme pour goûter ainsi, en quelques sorte, encore au goût des siennes.
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