Obviously [Fabien]

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MessageSujet: Obviously [Fabien]   Dim 8 Jan - 18:31

Et non. Je ne fais pas que voler dans la vie. Même si, pécunièrement parlant, c’est mon revenu principal, je ne fais pas de cambriolage tous les jours. Comme on fait dans le luxe, ça prend du temps de monter un coup, sauf si on y va au culot – comme pour les Bentley -. Du coup, il m’arrive de bosser à côté. Je suis la reine du « tout est sous contrôle ». Vraiment. Je déteste quand un fil pendouille, une mèche de cheveux dépasse ou qu’il y a un faux pli sur une nappe. Du coup, je suis devenue une des références en matière d’évènements mondains. Les riches aiment employer des gens qui comprennent leur façon de vivre et la partagent. Notre déménagement dans Belgravia était justement pour montrer que j’étais exactement le genre de personne qu’ils recherchaient. Du coup, mon entreprise, en 4 ans, a triplé son chiffre d’affaire ainsi que d’employés. Chacun y va de sa mission mais ce qui prime, c’est la polyvalence. Car si on a le moindre pépin, je tiens à ce que chacun se responsabilise pour régler le plus vite possible le problème. Néanmoins, je mets un point d’honneur, pour mes clients fortunés, à ne m’occuper que d’un évènement par jour. On a bien d’autres petites choses à côté hein. Mais les pauvres, ce sont mes assistants qui s’en chargent. Moi je supervise chaque évènement d’importance en étant présente, sur le terrain. Donc pas deux grandes soirées dans la même journée. Je ne sais pas encore me dédoubler.

cet après midi, nous célébrons des fiançailles. Un roturier qui bosse à la City et une fille de duc. Autant vous dire que ça fait du beau monde et beaucoup d’argent et de contacts pour des contrats… Ou des vols. Il ne faut jamais perdre de vue l’essentiel. Je dois une blinde à la banque.

Ce matin, donc, dernière touche à la salle de réception que les clients ont choisi, dans une « maison de caractère », c’est-à-dire un cottage trois fois plus grand que ma maison, à côté de Londres, en pleine campagne. J’ai fait appel à Fabien. C’est un cousin. Il est né l’année où mes parents sont morts. On se voyait un peu de temps en temps, en été, quand ses parents nous invitaient en vacances quelques jours. J’ai toujours gardé le contact avec lui et maintenant qu’il a besoin d’un peu d’argent et de travail, il est dans mon carnet de gens à embaucher.
Si mon entreprise emploie à plein temps 12 personnes, la majorité, serveurs, barmans, cuisiniers, eux, dépendent exclusivement de mes contrats. Aucun n’est employé à plein temps, je ne peux pas me le permettre.
Du coup, aujourd’hui, Fabien vient m’aider avec les détails ce matin et cet après midi il sera… heu.

Fabien ? Clarisse t’as mis où cet après midi ? Service ou bar ?
Tu peux m'apporter le plan de table qu'on vérifie ensemble ?
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MessageSujet: Re: Obviously [Fabien]   Sam 14 Jan - 20:26

Fab attache à nouveau ses cheveux en un man bun, exercice qu'il répète depuis qu'il est arrivé au cottage où a lieu la réception. L'appel d'Ula lui a en quelque sorte sauvé la vie, comme il vient de dépenser une fortune en achetant ses nouveaux livres de droit. Alors, il tient à remplir ces tâches avec efficacité. Le garçon ne regrette pas d'avoir bu plusieurs tasses de cafés le matin-même, car le va et vient des employés s'avère impressionnant. S'il craignait de ne pas pouvoir suivre la cadence effrénée, il réussit très bien et cela le rassure. Maintenant à l'étape des dernières touches, tout le monde semble décompressé un peu, sachant tout pratiquement prêt. Ula en profite pour s'assurer des tâches de Fab pendant la célébration.

« Je ne le sais pas, je n'ai pas encore croisé Clarisse… oui, je vais le chercher ! »

Fab se dirige vers la table où les documents nécessaires à l'organisation de l'événement se trouvent, éparpillés. En les soulevant, il déniche enfin le plan de table et l'apporte d'un pas pressé à Ula. En marchant vers elle, Fab ne peut se retenir de l'admirer. Ira et elle ont vécu tant de difficultés, tant d'obstacles et des pertes incommensurables. Pourtant la voilà. Ula, mère comblée et femme d'affaires émérite. Le garçon ne réalise pas par quel hasard ils puissent être du même sang. Lui, qui a toujours été choyé par ses parents, à qui les meilleures opportunités ont été données, pourquoi est-il incapable de prendre de bonnes décisions? Pourquoi est-ce contre sa nature d'obéir et d'accomplir des choses? Autant qu'il la regarde et qu'il l'admire, autant devine-t-il que ce ne pourrait être sa vie. Qu'il n'est pas un agent de l'ordre, qu'il aime le désordre. Il se secoue la tête, évite de songer à cela. Il éteint sa réflexion comme il tend le plan à sa cousine, un mince sourire aux lèvres.

« Bar. As-tu encore besoin de moi ou préfères-tu que j'aille me préparer au bar? » 

Les caisses de bouteilles de vin et de champagne étaient arrivées plutôt, il restait maintenant à voir si elles avaient eu le temps de refroidir dans le cellier électrique aménagé pour l'occasion. Fab voit les minutes s'écouler et devine que les premiers invités ne tarderont pas à se pointer.
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MessageSujet: Re: Obviously [Fabien]   Mer 18 Jan - 5:52

Me voilà avec le plan de table sous le nez. Je vérifie toujours de l’extérieur vers l’intérieur. Au bar, donc Fabien. Aux cuisines, un service de chefs qui ont l’habitude de travailler ensemble et qui sont aux fourneaux depuis ce matin. J’entends sans discontinuer des bruits de casseroles, des cris, de la communication et personne ne m’a transmis de message catastrophé donc tout se passe à merveille de ce côté-là. Niveau sono et ambiance, le DJ est engagé par la famille, directement. Genre ami du cousin de la patronne. Ce qui signifie que j’ai peur de me retrouver avec un guguss qui sait pas toucher deux platines en même temps et par conséquent j’ai mon propre DJ dans un coin, ravi de se branler la nouille tout en critiquant le premier et attendant d’être le héros de la soirée.

Fabien, j’aurais besoin que tu vérifies une dernière fois les stocks d’alcool. Les caisses de champagne sont bien là et j’ai prévu 10% de plus que ce que la famille demandait.

Des mecs de la City, leur adage, c’est devenir souls vite et bien. Mais ensuite, ils se peaufineront au champ’, j’en suis persuadée.

Refais un point sur tout ce qui est alcools forts. Mon fournisseur pourra nous livrer en 45 minutes donc il faudra que tu m’avertisses si jamais tu ouvres la dernière caisse de quoique ce soit. N’hésite pas au moindre doute.

ça sera honteusement facturé en plus et tout le restant sera dispatché entre mes bons et loyaux employés. Ça leur fait toujours plaisir et en plus je deviens vite prioritaire dans leur carnet d’adresse en cas de demande. Un bon employé, ça se bichonne, à coup d’alcool, de caviar ou de putes s’il faut. Parce que là, pour le coup, encore à cause des mecs de la City, j’en ai prévu cinq, chargées de tourner et j’ai mis en place des caches faciles d’accès pour tout ce qui est capotes et même lubrifiants. Vous n’avez pas idée à quel point ce genre de soirée peut devenir un baisodrome.

Bien. Il me reste juste à m’assurer que les invités soient tous bien placés et sans risque d’esclandre. Ça va aller. Tout est sous contrôle.

Tout l’est déjà depuis un moment. Les fleurs, la robe de la fiancée, le costume du fiancé, le lexomil pour les deux mères et un punch pour les géniteurs – dont l’un devrait certainement faire un test de paternité à mon humble avis -. Je peux me poser cinq minutes. Je tire une chaise, je m’assois et retirer mes talons aiguilles avec un soupir de bonheur.

Ah. Allez. Assied toi cinq minutes. Quoi de neuf depuis la dernière fois ?

Je profite du calme relatif de la salle pour tirer un cendrier et attraper un paquet de cigarettes. Je sais, c’est mal, surtout avec cinq enfants qui n’ont surement pas envie d’être orphelins. Mais que voulez vous. On ne se refait pas. Déjà qaund j’ai rencontré James je fumais. Et lui aussi d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: Obviously [Fabien]   Ven 27 Jan - 22:18


L'activité manque d'étourdir Fab, tant chaque employé tournoie, telle la dent d'une roue dans un engrenage complexe. Le travail est quelque chose de nouveau pour le garçon, lui habitué à l'insouciance des comptes bancaires de ces parents. Du haut de ces vingt et un ans, il jongle de son mieux pendant que ce grand chapiteau est hissé en prévision du grand cirque que sera la soirée. Cirque ou cabinet de monstruosités? Difficile à dire avec ces gens, cette élite qu'il n'a que trop connu et trop fui. Fab a toujours été noyé dans les fêtes et les célébrations. Il se souvient de nuits qui lui avaient paru pérennes, coincés dans des penthouses labyrinthiques avec d'autres gosses encore plus augustes et vicieux que lui. Des gens sans limite, sans aucun frein, seulement des pédales coincées. Voilà pourquoi il avait vraiment trouvé son refuge par excellence dans les fêtes universitaires, surtout celles qu'il orchestrait dans son flat de Kensington, avant que celui-ci ne lui soit repris. Des gens vêtus de fringues décontractées, sans parure, sans noblesse, mais avec des esprits riches, hauts et pures, qu'aucun titre n'aurait su confié.

Suivant les consignes d'Ula, Fab se déplace au bar et observe minutieusement les nombreuses bouteilles, les comparant aux factures, s'assurant que tout soit en ordre, because each drop counts. Un vague sourire se dépose sur son regard alors qu'il imagine les marées de couleurs qui se déverseront ce soir, aux veules rasades descendant en cascades, aux ouragans houleux et dorés des trinques. Et lui, au milieu de ce scintillant spectacle. Et une autre bouteille de rhum, plus de vodka, de la tequila sur le corps, du gin pour danser, du curaçao pour rire, baiser avec de l'amarula, de l'absinthe pour mourir, un verre de scotch ou de whisky de plus, de la sambuca tard le soir et du grappa pour mourir une deuxième fois. Tout y est, conclut Fab, émerveillé.

De retour près d'Ula, l'étudiant le confirme auprès d'elle. L'habilité de sa cousine à mettre ce genre d'événement en place dépasse sa compréhension. Même là, assisse, elle demeure alerte, telle une fauve. Un incident n'est qu'un prédateur qui n'échapperait pas à ses griffes. Fab sourit et prend place à ces côtés, comme le briquet d'Ula souffle une flamme qui incendie la cigarette de sa cousine. Fab songe à son propre paquet qui repose contre sa cuisse. Rarement présente-t-il ses bassesses au reste de sa famille, d'une part car il craint que cela tombe dans les oreilles de ces parents qui croient dur comme fer que Fab ne touche plus rien depuis l'incident de l'été dernier. Ses parents ont insisté pour taire la raison pour laquelle leur fils unique a tout juste passé les derniers mois à voguer avec eux parmi les Antilles. Du coup, Fab se contente de marmonner les quelques trucs qui lui passent par la tête.

« Ça va bien. Super bien même! » dit-il avec un peu trop d'enthousiasme. « Même s'ils ont perdu beaucoup, mes parents sont malins, ils investissent ici et là et ça va bien. Ce n'est pas comme s'ils avaient tout perdu non plus. Ils avaient toujours le catamaran et notre maison à Vancouver… Donc, c'est qu'une question de temps. Ça peut prendre quelques mois, ou plusieurs années, c'est difficile à dire… C'est surtout moi qui a reçu l'impact en perdant mon flat dans Kensington et en devant quitter Cambridge… mais c'est pas si mal ! » conclut-il en souriant. « J'ai rencontré tout plein de personnes chouettes où est-ce que je réside et j'apprécie vivre plus modestement. Ça rend tout plus important on dirait. »

Les haut-parleurs sont testés une dernière fois, en prévision du party, un bon beat résonne et Fab ne peut se retenir d'agiter son pied, lequel semble ne vivre que pour l'idée de bondir contre un dancefloor.

« Et toi? Comment vont les gosses? Et James? Est-il bien occupé ces derniers temps? »

Puis, Fab rajoute.

« Tu m'épates, sérieusement. Quel est ton secret? Comment tu fais pour rester alerte toutes ses soirées? Surtout considérant comme déjantées elles sont, tu n'as jamais envie de te mêler aux fêtards? » rigole-t-il.

Après tout, cela l'intrigue. Voir tout cet… engouement. Fab trouve difficile d'imaginer comment cela ne peut devenir contagieux. Lui-même, une chance qu'il travaille pour sa cousine, pour laquelle il tient à bien faire les choses. Car, s'il travaillait pour un ou une inconnu, il n'hésiterait pas une seconde à faire la fête parmi les invités et négliger ces tâches.
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MessageSujet: Re: Obviously [Fabien]   Jeu 2 Fév - 19:09

Je regarde Fabien d’un air interrogateur en l’écoutant parler de ses parents. Ses parents. Longue histoire. A la mort de nos parents, on avait 13 ans. Fabien allait naitre peu après. C’était eux les plus « riches » et les plus à même de nous garder. Au final on est restés en Ecosse dans une famille avec plein de gamins et beaucoup moins d’argent. J’ai jamais compris comment ça c’était décidé. Pendant longtemps j’ai même cru qu’ils ne voulaient pas de nous et que nos vacances d’été chez eux n’étaient que par charité. Mais non. J’ai fini par comprendre qu’ils nous aimaient vraiment beaucoup. Ce qui ne fait qu’épaissir un peu plus le mystère. Mais c’est absolument pas grave parce que sinon, tout aurait été différent et je n’aurais sûrement pas rencontré James, n’est ce pas ? Alors je ne changerais pas une fraction de seconde ma vie – et même la mort de mes parents, c’est horrible à dire, mais j’ai 5 enfants alors bon – si ça me faisait prendre le risque de ne pas avoir la vie que j’ai aujourd’hui. J’ai cette chance de savoir à quel point je suis heureuse et ça, ça n’a pas de prix.

Je suis désolée de ces nouvelles. J’espère que la situation va s’améliorer pour eux. Et pour toi aussi. Mais c’est vrai que c’est pas mal d’apprendre la valeur de l’argent. Disons que ça aurait été mieux dans d’autres circonstances.

Je dis ça, moi qui suis endettée jusqu’au cou. La bonne blague. Mais en même temps, c’est vrai aussi. Je sais de quoi je parle. Je connaissais la valeur de l’argent et un jour, à force d’en vouloir toujours plus, ça a dérapé. Enfin. Je dis ça mais. Ça me plait. L’adrénaline d’un cambriolage, ça n’a pas de prix. On en discute régulièrement avec James. Je sais qu’il n’aime pas ça du tout. Outre le fait de voler – mais ça va, je vole qu’aux riches, j’agresse pas les mamies ! – c’est surtout le risque que les enfants grandissent sans leur mère. Mais comme j’ai dit. Ça me rend précautionneuse. Et je suis aussi sympa : j’instruis les crétins qui n’ont pas de système de surveillance alors qu’on est au XXIè siècle. Je suis généreuse moi je trouve. Je rigole, dépose la cendre dans un réceptacle en cristal très joli. Ils ont payé ça une fortune et je pense pouvoir en récupérer quelques uns, ni vu ni connu.

les enfants grandissent, font toujours plus de bêtises, courent partout mais c’est tellement d’amour, t’as pas idée. Raphaël a déjà 6 mois. Ça passe trop vite.

Comme toute mère complètement dingue de sa progéniture, je montre des dizaines de photos à Fabien avant d’arrêter.

Désolée. Je suis soulante avec eux, je sais. Mais j’en reviens pas que ma grande ait déjà 12 ans. T’imagines ? Mon portrait craché tu trouves pas ?

En même temps, rousse au teint de porcelaine, c’est littéralement mon clone sur patte. Et on adore ça, elle et moi. je l’ai sûrement eu beaucoup trop jeune, j’étais pas prête du tout. Mais elle était prête pour deux.

James travaille toujours beaucoup mais il a son propre cabinet et tu verrais comme ça le rend fier. Et moi comme je suis fière de lui.
Quant à mon secret, c’est facile. Du redbull et une piscine de café. Et un frère et un mari formidables qui ne s’en rendent pas compte mais qui m’aident beaucoup. Et aussi, surtout, un solide sens de l’organisation. J’ai des plannings pour tout et pour tout le monde. Ça me simplifie vraiment la vie. Sinon, non. Je n’ai pas vraiment envie de finir en roulant sous la table, ivre morte. J’ai passé l’âge je suppose. Je sais que c’est sympa de temps en temps. Mais avec des gens que je connais. Pas dans un truc comme ça, énorme et beaucoup trop blingbling. Encore que me souler au champagne je prends. Mais tu verras qu’à 33 ans, une cuite, ça va bien plus vite et ça repart beaucoup plus lentement. Surtout quand t’as un bébé qui pleure à 6h du matin pour son biberon.
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MessageSujet: Re: Obviously [Fabien]   Mar 7 Mar - 19:37

Fab apprécie l'empathie de sa cousine. Simultanément, il a cette sensation étrange qu'il est exactement là, à cet endroit précis où il devrait être à ce moment. Comme s'il ne s'était jamais tout à fait senti à sa place dans son flat de Kensington et que sa chambre dans Haringey, cohabitant avec des drop-outs et des artistes, ressemblait davantage à ce qu'il s'imaginait de l'expression « home ». Il croise le regard sincère d'Ula, laquelle ayant vécu des tragédies incomparables aux siennes et à celles de sa famille. Pour Fab, le décès des parents de ses cousins lui est un peu extérieur, comme si l'événement appartenait à l'histoire, à la mythologie familiale. Il n'avait pas eu la chance de rencontrer les parents Doherty et il avait été mis au courant des infortunes d'Ula et d'Ira des années après le drame, ses parents attendant le bon moment pour lui révéler la nature de la situation particulière de ses cousins plus âgés. Penser à des telles choses aide beaucoup le garçon dans ses moments de détresse ou de misère. Se rappeler qu'il y a pire et que son mal du siècle n'est rien, sinon un rêve ou une nausée, par rapport à ce que d'autres ont pu vivre.

Ula montre à Fab quelques clichés du nouveau poupon, si joyeux et étincelant de vie. Le garçon sourit à cette vision. Il se rappelle sa jeunesse à Montréal, à écouter les films de Disney doublés en français, plutôt que dans leurs versions originales. À dire « papa » et « maman » avant de passer à « dad » et « mom » une fois déménagé à Vancouver. Il se rappelle les forêts interminables de l'Ouest canadien, de leurs secrets, de leurs cachettes. C'est surement là, au sein des séquoias, qu'il avait développé cette furie, cette envie d'avoir plus et toujours plus, de vivre un peu plus chaque jour.

« T'inquiètes. Ils sont charmants, comme toujours. Et oui, elle te ressemble de plus en plus à chaque anniversaire, si c'est possible. »

Puis, il écoute les explications d'Ula, s'intéresse vraiment à ces mots. Lui-même considère l'idée d'approcher la vie sous un angle plus sérieux. Pourtant, la nuit, il rêve toujours de ces aventures de jeunesse, de son libertinage poussé aux extrêmes. Une part de lui sait qu'il ne pourra jamais abandonné cette essence qu'il lui est propre, mais l'autre part veut le tenter.

« Il me reste que quelques cours à faire avant d'obtenir mon diplôme. Après je sais pas… Je crois pas que la vie de cabinet soit faite pour moi… Peut-être un changement de voies, carrément? C'est à voir… »
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