(Ulala) can you feel it

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MessageSujet: (Ulala) can you feel it   Mer 4 Jan - 1:16

Des cris résonnent dans le salon, et s'ils auraient largement pu ne pas réveiller Ira, le PetShop qu'il se reçoit dans la tête a raison de son sommeil. Avec un grognement, il attrape le bras de son neveu et l'attire vers lui. Logan rit, et Ira se redresse en le soulevant du sol en même temps qu'il se lève.

« Alors toi, je vais te faire ta fête ! »

Il le balance sur son épaule, et le porte comme un sac à patate pendant qu'il lui chatouille les côtes. Ula et James sont rentrés très tard hier soir. Si bien qu'Ira le tonton baby-sitter a dormi sur le canapé, refusant de laisser ses neveux et nièces sans surveillance dans l'appartement. Ça arrive régulièrement, tellement qu'à chaque fois qu'il doit les garder, il amène l'un de ses oreillers. Le couple n'a pas l'air d'être levé, même si vu le bordel que font les gamins, ils vont pas tarder à se pointer.

Vêtu d'un jogging et d'un t-shirt de son club de boxe, Ira se dirige vers la cuisine et pose le gosse au sol. Il a bien dormi, est de bonne humeur, c'est le jour parfait pour faire des pancakes. Et tout à l'heure, il a promis à Abigail de l'emmener boxer un peu. Il adore cette gamine. Autant que ses autres neveux et nièces, mais elle et lui ont une connexion particulière. C'est peut-être parce que c'est la première, et que sa naissance a été tellement attendue qu'il a l'impression d'avoir assisté à la naissance de sa propre fille.

Tous les enfants ont l'air réveillés, et une fois que les pancakes sont prêts (il a quand même réussi à en faire brûler un bon quart) il va chercher Raphaël qu'il entend couiner dans son berceau. Et toujours aucun signe de James, ni d'Ula. C'est quand même leurs gosses, bon sang. S'il demandait une rémunération pour les gardes du soir qui durent jusqu'au matin, ou pour les gardes tout court, il aurait aucun mal à acheter l'immeuble entier. Bon ok, c'est totalement exagéré.

« Siobhan, les lego ça se mange pas je t'ai déjà dit. Ils t'apprennent quoi tes parents ? », il rouspète en revenant avec Raphaël dans les bras, et en marchant accidentellement sur l'un des dits Lego.

Saloperie.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Mer 4 Jan - 3:06

Hier soir, on a été à un vernissage. Ou avant-hier ? Ou non, y a dix minutes. Voilà. C'est ça. Y a pas plus de dix minutes que James et moi, on a passé la porte de la chambre et qu'on est tombé sur le lit juste en se murmurant un "bonne nuit" et un truc qui ressemblait à "je t'aime" ou bien alors à "t'aurais dû la faire cette vasectomie". Je suis pas bien certaine.
Je vous jure, j’ai l’impression que je viens à peine de poser la tête sur mon oreiller. Je rêve de retourner me coucher. J’ai un rendez-vous à 14h. J’ai pris ma matinée histoire de voir un peu mes enfants, avant de me réveiller un matin et de découvrir que Rafie est à la fac. Ou pire. Qu’il vit chez son oncle et qu'il glande toute la journée sur le canapé à se gratter les couilles. 
Je roule hors du lit et me traine à la salle de bain pour voir l’étendue des dégâts. A 33 ans, je devrais péter la forme. Mais j’ai 5 gosses, un taf prenant, un frère que je babysitte à moitié et je consacre toute mon énergie restante à rappeler à mon mari combien je l’aime et combien je sais qu’il est le bon. Ce qui, avec autant de choses à faire, n’est pas une sinécure. Et ce n’est pas mieux pour lui avec sa carrière.

J'ai conscience de la chance que j'ai d'avoir tout ça dans ma vie et en même temps. Je tente d'en profiter mais du coup, les jours défilent et je ne vois rien passer.

Je me mate devant le miroir. Comme prévu. Un désastre. Des cernes à n’en plus finir. Une douche rapide, de l’anticerne et un vague maquillage. Les cheveux sècheront d’eux même et je me contente d’un jean et d’un tshirt. Ça va les grandes tenues. J’ai eu ma dose hier soir. Ce soir, promis, on couche les enfants de bonne heure, on se glisse dans le lit et on mate une émission à la con juste tous les deux pour s'écrouler à 22h au milieu d'une pub.
Mes pieds nus glissent sur le parquet. Ce n’est pas bien, je sais. On apprend aux enfants à lever les pieds. Mais quand vous avez 5 bambins âgés de 6 mois à 12 ans, vous apprenez vite que vos orteils sont des éléments fragiles de votre corps. Vous repoussez les mini envahisseurs en plastique en tentant le moins de dégâts possibles pour vos pauvres pieds – déjà bien amochés par le port quotidien de talons aiguilles.

Je me réveille à peine. Seule ma piscine de café arrivera à me sortir de ma torpeur mais je sens l’odeur de brûlé dans la cuisine.

Iraaaa ?

Ouai. C’est pas Théo. Evidemment. Mon jeune homme au pair n’est pas là. On est… On est je ne sais quel jour mais hier soir il m’a dit qu’il avait absolument besoin de sa soirée d’intégration aux cours du soir. Du coup Ira a fait le babysitter. Il ronchonne mais il adore assez mes gosses pour que je lui fasse confiance. Ça et le fait que je l’appelle 10 fois dans la soirée évidemment.

S’lut.

J’esquisse un sourire. J’adore voir mon frère s’occuper d’un bébé. Ça lui va tellement bien que c’est touchant. Même si je suis beaucoup trop fatiguée pour devenir tata hein. J'arrive à peine à gérer ma tribu à moi. Et Dieu sait combien je les aime. J’attrape mon dernier dans mes bras, lui arrachant un gazouillis de contentement, volant au passage un bisou sur la joue d’Ira. Il lui ressemble, d'ailleurs, à son oncle, je trouve - d'où mes inquiétudes à son sujet. J’ai un sourire. Pour une fois je vais pouvoir lui donner son biberon. Je le couve du regard avec la fierté d’une maman guépard.

ça a été hier soir ?  
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Ven 6 Jan - 16:30

Raphaël est franchement loin d'être le pire gosse de sa sœur, même s'il se doute bien qu'ils finiront tous par avoir son caractère. C'est déjà le cas des quatre autres alors pourquoi ce serait différent avec le petit dernier ? Il a aucune idée d'où sont rangées ses affaires, quand il doit les garder, Ula fait en sorte de lui laisser tout ce qui est nécessaire sur le plan de travail, avec des petites étiquettes et une liste d'instructions très détaillée. Alors comme il l'entend avancer dans le couloir, Ira se contente de jouer un peu avec le gamin, en lui faisant des grimaces et des chatouilles sous les pieds.

Content qu'Ula arrive enfin, il sourit et lui rend son bisou, sur le front cette fois, et la laisse récupérer son gosse avant de se tourner vers les placards pour chercher la confiture d'abricot. Pour les pancakes. Les autres confitures aussi, mais l'abricot, c'est sa préférée, et c'est pour ça qu'Ula en a toujours un pot quelque part dans les placards.

« Ouais, ça va. Raph et les filles ont dormi vite, Logan n'en parlons pas, et avec Abi on a joué au Jungle Speed avant qu'elle aille se coucher. Elle est vraiment cool cette gamine. »

Ah, elle est là. Avec un sourire victorieux, il sort le pot de confiture, récupère une cuillère et s'installe contre le plan de travail, en rappelant à sa sœur qu'il a prévu quelques trucs avec Abi aujourd'hui.

« Et vous, c'était bien hier soir ? »

En fait, ça l'intéresse absolument pas. Lui et l'art, ça n'a jamais été une histoire d'amour. A la fac, il sortait de temps en temps au musée parce que quelqu'un l'y traînait, mais il n'en a jamais véritablement vu l'utilité. A part pour les tableaux avec des femmes nues, ça ça lui plaît bien. Pas étonnant que son tableau préféré soit L'Origine du Monde. Mais Ula aime quand il lui fait la conversation. Avec son travail et sa petite famille, elle a pas beaucoup de temps à lui consacrer, même si elle parvient toujours à lui en accorder – faut dire qu'il squatte beaucoup leur partie de la maison -. Alors quand il est là, il a plutôt intérêt à lui parler pour éviter qu'elle ne lui fasse une crise. A peine possessive, cette femme-là.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Ven 6 Jan - 19:56

J’aime voir Ira avec mes enfants. Mais Ira préfère Abby. Peut être parce que c’est la première. Peut-être parce que, quand il l’a prise dans ses bras pour la première fois, je suis persuadée d’avoir vu une larme couler sur sa joue. C’est qu’on revient de loin tous les deux. J’avais à peine 21 ans quand j’ai eu ma grande quand même. J’ai accouché et 3 semaines après je passais mes examens finaux. Et Ira aussi, en Ecosse. Quelle merde quand j’y repense. Je sais pas comment j’ai fait. Enfin si. J’ai cessé de dormir dès cette époque. Voilà tout.
Je baille, colle le biberon dans le bec de Raph et je caresse amoureusement ses cheveux qui sont si doux – et très noirs, a contrario d’Abby qui est gravement mon portrait craché – avant de prendre ma tasse de ma main libre. Je bois une gorgée de café trop chaud et je lance un regard à Ira.

Tu m’en prépare un diiiis ?

J’ai mes mains prises et je n’ai pas envie de poser Raphaël qui tête comme un bienhereux. Je sais que c’est mon dernier alors j’essaye d’en profiter au maximum. J’adore les bébés. C’est épuisant mais si gratifiant en même temps.

Déjà six mois mon trésor. Tu grandis beaucoup trop vite pour le cœur de ta pauvre maman.

Vache. Je vais pas me mettre à chialer. Les gamins ont tous leur assiette de pancake et ont disparus devant la télé pour la plupart. Ou la salle de jeu au sous-sol. Ici, au rez de chaussée, on n’a que la cuisine. Le reste de la maison est à Ira. Les étages, par contre, c’est chez moi. Je ris à sa question sur le vernissage. J'adore l'art mais des fois, franchement, ils absusent. Comme... Bah comme hier. 

Hier soir ? C’était chiant à crever. L’expo porte sur des chaussures figure-toi. ILS ONT CLOUES DES MONOLO BLANICK ! Tu te rends compte ?

J’étais outrée. Je le suis toujours. Mais quel gâchis. J’ai rien compris à ce qu’ils voulaient montrer. Raphie remue dans mes bras. Il s’habitue à ce que je crie, ça va mais bon, il n’aime pas trop ça. Tout son père. ça va que je les aime à la folie hein.
Je finis par poser mon bébé dans son siège et il gazouille un peu et fait des bulles, ce qui m’arrache un rire. Et je l’essuie parce que je suis une maniaque. Voilà. C’est tout.

Bref. Heureusement, ça m’a mis en contact avec des gens très intéressants. Sauf que… Tiens. La veuve Patterson était là. La veuve là, tu sais, qu’on a volé pendant l’enterrement de son mari.

Oui, ça manque de classe. Mais, pour ma défense, sachez que je le paye chaque jour depuis un an. Dès que je la croise, elle m’en parle. Des monstres qui ont osé lui voler des tableaux et des bijoux (et un très joli vase en cristal où tronent actuellement mes lys) pendant qu’elle pleurait son défunt mari. Hé ho ! Je lui ai laissé sa bague de fiançailles (fabuleusement belle en plus) parce que j’étais pleine de compassion. Elle pourrait me remercier ? Ben non. Même pas. Sale ingrate.

Et elle a trouvé que mes émeraudes ressemblaient beaucoup aux siennes.

Je roule des yeux et émet un rire.

heureusement que je les ai fait retailler.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Ven 6 Jan - 23:43

C'est vrai. Ira a pleuré à la naissance d'Abby. Faut dire que ça a été éprouvant. Déjà, d'être séparé de sa sœur pendant autant de temps et de ne la voir que pendant les vacances. Avant même l'accident de leurs parents, ils étaient très proches, soudés l'un à l'autre tellement fort qu'on aurait pu les croire siamois. Mais la perte de leurs parents a tout accentué, si bien que si Ira passe plus de cinq heures sans savoir où se trouve Ula, ce qu'elle fait et si elle va bien, c'est la crise. Et inversement. Alors quand ils ont dû se séparer pour leurs études – quelle idée elle a eu de venir à Londres aussi – ça a été dur. Il a appris sa grossesse à des kilomètres d'elle, et tous les soirs, elle lui parlait de son bébé pendant les coups de fil qu'ils se passaient. De son bébé, et de James, qu'Ira a majoritairement connu et appris à apprécier au travers du téléphone.

Et ouais. Quand Abby est née, Ira a fait le vol exprès, après avoir demandé une avance sur son salaire, pour venir les voir, elle et sa sœur. A l'époque, il n'avait plus long à tenir, avant de pouvoir venir vivre avec Ula de nouveau, et c'est sûrement pour ça qu'Abby a cette place toute particulière dans son cœur. Il aime les autres gamins tout autant, mais Abby était le signe d'une nouvelle vie qu'il avait hâte de commencer.

Dans un grognement, il tend le pancake qu'il vient de couvrir de confiture à sa sœur, avant de s'en faire un autre. Qu'est-ce qu'il ferait pas pour ses beaux yeux quand même.

Il ne peut pas s'empêcher de sourire lorsqu'elle se met à parler à Raphaël. Quelle fragile, mine de rien. Il fait comme s'il ne l'avait pas entendue, parce qu'il n'est pas encore assez réveillé pour se foutre ouvertement de sa gueule. Mais non, il ne se rend pas compte. Il sait pas faire la différence entre les chaussures dont elle parle et celles qu'il voit à Tesco. Désolé.

Il se contente de lui répondre avec un haussement d'épaule et enfourne son pancake d'un coup. Son intérêt est seulement piqué quand elle évoque les gens très intéressants. Là il tourne la tête et la regarde, avec beaucoup d'intérêt. Il se fiche pas mal de ce qu'elle pique pour elle-même. Si ça ne tenait qu'à lui, il se contenterait de tout revendre pour se faire un max de blé. Ses émeraudes aussi, il les revendrait bien. Il aurait de quoi se payer une nouvelle douche à l'italienne, au moins.

« Ouais, et ? », il finit par demander. « C'est qui ces gens ? »

C'est pas tout, mais il va falloir qu'ils arrêtent de se reposer et repassent un peu à l'action, le prélèvement du prêt est pour bientôt, et ça l'arrangerait de pas terminer en négatif encore ce mois-ci.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Sam 7 Jan - 0:21

Je saisis le pancake et louche sur la confiture. C’est chiant, l’été dernier les abricots ont couté une fortune du coup j’ai pas fait de confiture maison. Elle est bonne celle-là, hein. Cuite au chaudron, artisanale et tout le bordel qui justifie le fait que je la paye quatre fois le prix d’une confiture de base. Mais ça vaut pas celle faite maison.

Un nouveau couple c’est installé à Kensington. Madame est du Kent et ils avaient besoin d’un « petit pied à terre ». 300m² steuplé. A Kensington. Je crois qu’ils ont vaguement un titre mais bon, pas de quoi fouetter un chat. Mais figure que monsieur, lui, est Russe. Genre Nouveau Riche.

Et là mes amis, vous verriez comment mes yeux brillent comme deux magnifiques saphirs tous ronds. J’adore les russes. Ça aime le clinquant, le mauvais goût et les choses très chères. Ça adore les exposer et les mettre en valeur, en croyant que leur nom, leur richesse ou une connerie du genre va faire peur aux voleurs. Du coup, c’est juste du pain béni.

évidemment, ils veulent organiser une petite soirée de pendaison de crémaillère. Toute petite. A peine 200 invités dis voir. Et surtout « ne faites pas attention à la dépense ».

Et j’affiche mon plus grand sourire tout en levant les pouces en l’air. Oui oui, c’est moi qui m’en charge. Tout à fait. Donc je vais prendre de l’argent de partout. Non seulement on va les cambrioler – ou au moins repérer en attendant qu’ils ramènent le magot – mais en plus je vais leur facturer des trucs de dingues. Promis, ça dégoulinera de mauvais gout russe à coup de caviar et pour le reste, on fera comme j’aime.

Du coup j’ai déjà tout. Plans, codes, absolument tout puisqu’ils repartent dans le Kent la semaine prochaine jusqu’à la veille de la petite fête.

autant vous dire qu’on a le champ libre pour tout voler pendant qu’on installera ce qu’il faut. La seule chose, c’est que je ne suis pas certaine qu’il n’y ait pas des caméras. Je dois d’abord fouiller.

Je vais faire du repérage des lieux du coup.
Dis voir, dans le jardin, on devrait planter des arbres fruitiers. Abricotiers, pommiers, des trucs comme ça. Les enfants devraient aimer non ?
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Dim 8 Jan - 14:50

Ira écoute sa sœur parler en hochant régulièrement la tête pour lui signifier qu'il entend bien et enregistre toutes les informations qu'elle lui donne tout en ne pouvant pas s'empêcher de constater qu'Ula a vraiment trouvé le métier qui lui convenait en se lançant dans cette carrière. Tout ce qui est clinquant, brillant et ce que lui-même qualifierait de superficiel, tout est là. Elle repère ce qui vaut de l'argent, ce qui lui plaît comme une pie chasserait tout ce qui scintille. Faut quand même avouer, même si la pêche chez les gens qu'Ira repère à l'hôpital n'est pas à négliger, c'est souvent les victimes repérées par Ula qui sont les plus généreuses. Et c'est vrai que ce couple est la cible idéale. Ula est excitée, même si sa tête pue le manque de sommeil et la fatigue accumulée, elle rayonne de joie.

« Okay, si tu pouvais prévoir ça pendant un de mes jours de repos ça m'arrangerait, j'aimerais bien prendre des vraies vacances cette année », répond le grand blond avec une habitude alarmante.

Changement de sujet. Des arbres ? Y aurait de la place, mais une fois qu'ils auront poussé, ils risquent justement d'en prendre un peu trop, non ? Ira s'arrête de manger, se tourne face à la fenêtre pour éviter d'avoir à trop tourner la tête – à cause de son œil – et contemple la pelouse grise de givre en haussant les épaules.

« Tu pourrais en planter un par gamin, et leur demander de s'en occuper, ça les ferait servir à quelque chose tes morveux»

Bien évidemment, il s'attend à se prendre une raclée, ou une tasse de café, ou n'importe quoi qui pourrait tomber sous la main de sa sœur suite à sa réflexion, alors il attrape sa propre tasse – ramenée de sa cuisine à lui s'il-vous-plaît – et son pancake à la confiture, ou plutôt sa confiture au pancake, avant de faire un pas en arrière pour se protéger d'un éventuel missile.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Dim 8 Jan - 17:58

Ses jours de repos ? SES JOURS DE REPOS ? Il est sérieux là ? Monsieur pourrait larver 20h d’affilée dans le canapé – Logan l’appelle Ramoloss quand même, je dis ça je dis rien – et il a besoin de sommeil ? Je suis la maman de 5 enfants, de 6 mois à 12 ans, dont des jumeaux – et croyez moi, depuis, je plains sincèrement nos parents qui ont galéré comme des russes pendant 13 ans – et lui il veut qu’on fasse ça ses jours de repos. Je roule des yeux avec l’envie de l’assommer.

Je vais voir ce que je peux faire. Il serait bien bon que Môôôssieur me fournisse donc son emploi du temps de ministre pour voir où je peux caler notre revenu principal.

Ecoutez, jugez pas. On a acheté une maison à Belgravia. Une maison qui fait en tout près de 300m², avec jardin. James gagne très bien sa vie, moi aussi, Ira bof, mais voilà quoi. Mais de là à décaisser dix millions de livres ? Laissez moi rire. Le plus drôle c’est que personne ne nous a jamais posé de question. Pas plus le vendeur que la banque ou le fisc. Non. Rien du tout. On avait déjà un bel apport, entre la revente de notre ancien appartement et de l’argent mis de côté de précédents cambriolages. Mais avec les intérêts, tous les mois, on doit rembourser 25 000£ pendant 30 ans. Et non. Personne ne s’est affolé. Pas une seule fois. franchement, si un jour on se fait choper, je colle ça sur le dos des banques et autres crétins qui disent oui et ferment les yeux. Bon, après, vu mes clients hein. Il y a deux mois, Ira et moi on a « simplement » volé deux Bentley. Dans le garage d’un client, pendant une soirée de charité qu’il organisait plus loin. Je me suis absentée 45 minutes – besoin d’appeler la nounou, mon bébé fait ses premières dents (parler de son bébé, ça tire toujours une larme aux gens, bande de fragiles !) – et on a pu les revendre en tout 150 000€. Après, en vrai, elles valaient ça par voiture. Mais notre receleur se prend une belle commission. Et il a raison. L’argent nous a permis de souffler. On a pu payer des traites qu’on avait en retard et moi l’école privée des gamins. Vous imaginez combien ça peut couter ? Tellement cher que même si je dois vivre aux crochets de mes gosses à ma retraite, faudrait que je vive au moins jusqu’à 130 ans pour considérer qu’on est quitte. MAIS QUAND ON AIME ON NE COMPTE PAS, n’est ce pas ?
Bref, on s’est remis à flots, pas trop mal, mais là, se serait bien qu’on anticipe un peu. On ne peut pas voler des Bentley toutes les semaines, bien malheureusement. En plus ça ne s’écoule pas si facilement. Je crois que les autres sont parties en Russie, figurez vous. La mafia se fout pas mal d’où ça vient n’empêche.

Mais oui. Pour les vacances je veux dire. J’emmènerai bien les petits à Disneyworld.

La Floride. Le soleil. La plage. Un parc d’attraction pour profiter de mes bébés. Et ensuite les coller avec une nounous pour juste profiter de mon mari. Je ferme les yeux, imagine déjà James et moi, à cheval, galopant sur une plage. Je souris. Et je me dis que des cours d’équitation ça pourrait être une bonne idée.

Soudain je rouvre les yeux et fixe Ira. Il a dit quoi sur mes trésors ?

IRA !!! T’es bien content quand les jumelles t’apportent l’une ta bière et l’autre tes chaussons quand tu rentres.

Mon frère a pris mes gosses pour des animaux de compagnie. Et le pire c’est qu’elles sont contentes. Surtout Siobhan. Elle a un peu trop le caractère accommodant de son père. Va falloir que je la virilise un peu.

Et tu comptes aller où en vacances toi ?

Hihihi. J’attends sa réaction avec IM-PA-TIEN-CE.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Lun 9 Jan - 18:07

Elle est gentille Ula, mais il fait quand même pas mal d'heures à l'hôpital, surtout dernièrement. L'autre jour il s'est même dit qu'il devrait peut-être changer et devenir infirmier libéral. Mais sur un point elle a pas tord, il pourrait passer sa journée dans le canapé que ça le dérangerait pas. Et il serait tout à fait capable de prendre plus de jours de congés que nécessaire. En guise de réponse, il croque dans un nouveau pancake et lui lève son majeur, sans faire attention à Abby qui est revenue avec son assiette vide et surprend son geste en pouffant de rire. Elle sait très bien que c'est un geste interdit, mais l'interdit a un goût d'excitation chez les Doherty, et peu importe si elle porte le nom de son père.

Ira baisse son bras et adresse un sourire affectueux à sa nièce, en lui ébouriffant les cheveux. Plus elle grandit, plus c'est le portrait de sa mère. Heureusement, parce qu'il peut pas dire que son père soit un modèle de beauté.

Pour être honnête, c'est surtout Ula qui leur coûte cher. Avec sa marmaille et ses goûts de luxe, c'est assez impressionnant tout ce qui passe dans l'éducation des gamins. Bon, ok, c'est nécessaire. Mais une école privée ? Ils apprendraient tout aussi bien en école publique. Et puis toutes ces chaussures... N'en parlons pas. C'est à se demander si elle a pas de quoi en changer trois fois par jour pendant un an.

« Compte pas sur moi pour faire la nounou quand tu voudras passer du temps avec ton mari, j'suis pas là pour t'aider à entretenir la flamme »,
il répond comme s'il venait juste de lire dans ses pensées.

A vrai dire, ça le dérangerait pas de s'occuper d'eux quelques temps. Mais ils sont cinq. C'est énorme. Il arrive à les gérer, quand Ula est dans les parages pour empêcher les débordements. Mais tout seul ? Il arriverait à peine à ne pas en prendre un pour taper sur l'autre à la moindre connerie. On parle quand même du mec qui n'hésitait pas à pousser du pieds Siobhan et Sinead de son passage quand elles faisaient encore du quatre pattes.

« Je porte même pas de chaussons, déjà. Et elles sont trop heureuses de le faire, tu peux pas dire le contraire ! »

Il n'a en réalité aucune idée d'une quelconque destination pour ses prochaines vacances. Rester à Londres et profiter de son temps lui semble une bonne option pour le moment. Alors il répond avec un haussement d'épaules et va se resservir du café, en prenant soin d'éviter le sujet de ses rêves qui reviennent régulièrement dernièrement. Il lui en a parlé quelques jours auparavant, mais là tout de suite, il espère qu'elle ne lancera pas le sujet.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Mar 10 Jan - 9:38

Je lance un regard noir à Ira. Me faire un doigt d’honneur, déjà, c’est moche, mais devant ma fille en plus. Et elle glousse, me regarde, fait un regard contrit avant de repartir en gloussant. Je grommelle un truc sur l’ingratitude des enfants et que ça se payera au moment où je viendrai vivre chez eux durant mes vieux jours. Vous croyez quoi ? J’ai pas fait 5 gosses pour finir dans un hospice pour vieux. Quand elle repart, je tape la main d’Ira.

IRA ! Pas devant les enfants bon sang. Ils ne retiennent que ce qu’il ne faut pas. En plus j’ai reçu un appel du directeur hier. Abigaïl a frappé une gamine avec un dictionnaire. Elle lui a dit que c’était le savoir qui rentrait.

Bon, les informations n’étaient pas claires. Il y avait une histoire de garçon, de copie de devoir, personne ne sait bien de quoi il s’agit et on est tous convoqués à l’école la semaine prochaine. Va falloir que j’annonce ça à James et qu’on parle sérieusement à la petite. Parce que si c’est mon portrait craché, elle n’a pas fini de se battre, c’est moi qui vous le dit. Et en plus, en matière, je suis la reine du déloyal. Je n’hésiterais pas à frapper dans le dos pour gagner ou à mentir et tricher. Rien à foutre. Seule la victoire compte. Et j’ai peur d’avoir transmis cette soif de la gagne à mon ainée. Ce qui m’ennuie vaguement. Même si c’est mieux qu’elle soit la première partout évidemment.

Ne t’inquiètes pas pour la flamme Ira. Elle va très bien. Plus que très bien.

Juste qu’on est très fatigués. Hier soir on est tombé sur le lit et on a même pas cherché à savoir si on était de notre côté habituel. Mais sinon, franchement, avec James, il n’y a jamais eu besoin qu’on entretienne un désir qui ne s’est pas essoufflé une seule seconde en 14 ans. C’est toujours comme au premier jour. Ce qui explique qu’on ait 5 gosses. Il suffit que j’oublie UNE fois la pilule et c’est bingo. Comme Rafie me le rappelle chaque jour. J’ai un sourire rêveur sur les lèvres en pensant combien j’ai de la chance d’avoir un James Saltzman dans ma vie et combien il me rend heureuse.

Je trouverais une nounou compétente qui saura faire des pancakes non cramés.

Et si je n’hésite pas à laisser tous mes bébés avec leur oncle, c’est qu’Abby manage bien les petits et me tient au courant. C’est aussi quand même la raison pour laquelle j’ai trouvé un jeune homme au pair. Ira sait faire les choses ponctuellement. Mais il est vite dépassé par les enfants. C’est normal. Il n’est pas père. Et je ne lui demande pas de remplacer James non plus. Mais sur une journée, je préfère quelqu’un qui peut tout gérer.

Soudain, je réalise qu’Ira est silencieux devant sa tasse de café. Je roule des yeux, me ressers et fous au passage la tétine dans le bec de mon bébé qui commence à râler. Hop là ! Je lui attrape les mains pour jouer avec et y déposer des bisous.

Oui mon bébé. Oui. Tu vas passer la journée avec maman ? Elle t’emmène au travail cet après midi ? Oui ?! On va passer notre samedi ensemble ? Tu veux être le rencard de maman ? Tu dis quoi à maman ? Oh ?! Tu crois que tonton Ira il a un rencard ? Moi je crois que non. Je crois que tonton il veut pas parler et que du coup c’est sérieux. Et on sait que les dames que tonton ramènent c’est jamais sérieux.

Raphaël part en fou rire, mon cœur fond et je lance un regard à mon jumeau. Je n’ai jamais bien compris cette histoire à la fac. Je ne juge pas de sa sexualité hein. Mais il y a une différence entre la curiosité – qu’on entretient toujours savamment avec James dans une discrétion religieuse - et ce truc qui semble le hanter.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Jeu 12 Jan - 23:56

C'est bien du Abby tout craché ça, mais Ira se retient de faire la moindre réflexion sur le fait qu'elle tient bien de sa mère. Cette gamine sait comment ne pas se laisser marcher sur les pieds et comment réagir en cas d'abus. Elle ira loin dans la vie, ça lui brûle la langue de le dire, mais au lieu de ça, il boit tranquillement son café avec un regard qui en dit long. Jusqu'à ce qu'il manque de s'étouffer avec le coup de flamme qui va bien. Heureusement pour lui, son t-shirt est épargné, il a juste fait une mini-flaque sur le comptoir. Alors il va chercher l'éponge, tout en lançant un sourire un rien amusé à sa jumelle.

« D'une, je tiens pas à le savoir, de deux, c'est ce que vous dites toutes quand c'est pas le cas ! »

Evidemment, c'est seulement pour l'emmerder. Il a jamais vu un couple aussi heureux que celui d'Ula et James, qui respirent l'amour le vrai et le bonheur dès qu'ils sont ensemble. C'est tellement niais entre eux qu'on pourrait en choper des caries. Et c'est une bonne chose, parce qu'Ira sait que sa sœur est entre de bonnes mains, qu'elle est plus qu'heureuse, et que s'il venait à lui arriver quelque chose qui l'empêcherait de surveiller plus ou moins de loin, il n'a pas à s'inquiéter. Et d'un autre côté, qu'est-ce qu'il y connaît lui en relations ? Il a jamais été assez longtemps avec quelqu'un pour voir seulement la flamme vaciller, alors s'éteindre ? Ha. Il enchaîne les conquêtes, ramène des filles de temps en temps, mais généralement c'est lui qui va chez elles, parce que c'est beaucoup plus simple de prétendre avoir à faire et se barrer que pousser une nana en petite culotte hors de chez soi. La seule vraie relation qu'il a jamais eu, c'était avec Kane, à la fac. Un mec. Quelle ironie. Il repense beaucoup trop à lui ses derniers temps, et ce n'est ni bon pour son moral, ni pour sa queue.

« Gneugneu tonton il a de rencard, gneugneugneu... », il grimace en épongeant le café éparpillé. « Et mes pancakes t'es bien contente de les avoir j'te signale ! Déjà que tu me payes pas pour garder tes monstres, je te fais en plus le petit-dej'. »

Après avoir rincé l'éponge et essorée, il la jette – pas trop fort – à la tête de sa sœur. Adulte, mais toujours sept ans dans sa tête.

« S'pèce d'ingrate. »
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Sam 14 Jan - 1:44

Je glousse à la réponse d’Ira. Oui, même pour ça ma fille me ressemble. Le pauvre biquet, il est tout sensible dès qu’on parle de sexualité. C’est un truc de dingue. Il drague tout ce qui porte une jupe – rappelez-moi un jour de vous raconter l’histoire où il a un dragué un porteur de kilt, j’en ris encore ! – mais dès que ça touche à la mienne, bordel, y a plus rien. Genre quand j’ai perdu ma virginité, fallait bien que j’en parle à quelqu’un. Naturellement, j’ai voulu en faire part à mon jumeau. Bah grave erreur. D’abord j’ai trouvé qu’il était rentré en lui-même. Puis il est devenu tout pâle et il m’a fait jurer de plus jamais en reparler. Ensuite il a compris que je l’avais fait avec son meilleur ami et là… C’est parti en eau de boudin malheureusement. Un grand sensible mon Ira, même s’il fait genre que non, pas du tout.

Je roule des yeux et je rigole de plus belle à la remarque d’Ira, tout en continuant à faire rire mon bébé. Je crois que c’est le bébé le plus facile à vivre. Il rit tout le temps. Enfin je dis ça mais il ne fait pas forcément ses nuits et dans ce cas là, en général, j’affirme tout le contraire. Plus je vieillis, plus j’ai besoin de dormir. Or là, la prochaine fois que je dormirai vraiment, c’est quand il sortira de la fac. Pas avant. Je suis trop vieille pour ces conneries.

Tonton il croit que maman elle fait pas des choses coquines avec papa. Dis à tonton que si c’était le cas, tu ne serais pas là. Tu lui dis toi que mettre la nuisette rouge avant de prendre la pilule, c’est une mauvaise idée ? Parce que papa il saute sur maman et elle a pas le temps de prendre son comprimé. Et après on a notre Raphaël.

Rafie rit comme seuls les bébés savent le faire. Il est le portrait de son père et je trouve ça adorable. Je prends une photo de lui en train de rire et je retourne à Ira, espérant l’avoir bien choqué.
Je regarde Ira, évite à grand peine l’éponge – elle m’a frolé la joue, beurk – ce qui fait rire de nouveau bébé qui ne s’arrête plus.

je suis bien contente parce que je suis morte de fatigue et de faim et que je suis désespérée Ira. Sinon je m'en serais chargée. J’ai fait les courses en ligne. Elles seront livrées à midi. Les enfants seront encore là avec James. J’ai aussi fait tes courses.

Tu sais. Les courses. Le truc totalement superflu que tu reportes au lendemain jusqu’à ce que je te retrouves dans ma cuisine à piquer un paquet de riz sur la pointe des pieds. Je ne le dis pas mais mon regard le lui explique. Du coup Ira aura des plats cuisinés, des trucs simples à cuisiner et puis de quoi éventuellement popoter un bon repas s’il ramène une greluche, on ne sait jamais. De toute façon, ne rêvez pas. Aucune ne sera assez bien pour lui. Il doit trouver son James à lui. Enfin une nana sympa, pas trop collante mais qui saura le driver.

Je repose l’éponge dans l’évier comme si de rien n’était, avant d’enlacer Ira par derrière et de poser un bisou sur sa joue. Pour ça je me fous sur la pointe des pieds. Il est chiant à être grand aussi.

T’es lourd mais je t’aime grand dadet va.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Dim 15 Jan - 17:18

La raison pour laquelle Ira a tiré la tête lorsqu'Ula lui a annoncé la perte de sa virginité, c'est qu'à cette époque, la chose la plus folle sexuellement qu'il ait faite était de tenir la main à une fille. Et encore, c'était pour l'aider à se relever après qu'il l'eut fait tomber en cours de sport. Il faut préciser que jusqu'à l'âge de seize ans, Ira était tout sauf un modèle de beauté. Il était déjà grand, mais avait une bonne trentaine de kilos en trop. Si ce n'est plus. Sans compter le manque total de confiance en lui. Ça a été comme ça jusquà ce qu'il se mette à la boxe. Il a aimé dès la première séance, et s'y est presque consacré corps et âme. Il s'est non seulement affiné, mais s'est aussi musclé, et aujourd'hui, il a des pecs et des fessiers dignes d'un calendrier des Dieux du Stade. Il continue encore aujourd'hui, et participe même à des compétitions de temps en temps. A vrai dire, il s'est même installer un sac de frappe dans sa chambre. C'est utile, et ça impressionne les gonzesses.

Au rire de Raphaël, Ira ne peut s'empêcher de sourire. Avant que sa sœur n'en ait, Ira n'a jamais eu l'occasion de côtoyer des enfants. A part ceux de leur famille d'accueil bien entendu, mais ce n'était ni à lui, ni à Ula de s'en occuper et de les garder. Ado, il n'a jamais fait de baby-sitting, et la naissance d'Abby était bien la première fois qu'il a tenu un bébé dans ses bras. Mais il s'est découvert un engouement insoupçonné pour les enfants. Ceux de sa sœur, en tout cas. Les autres, il les trouve un peu lourds.

Toujours en souriant, il s'apprête à croquer dans un nouveau pancake et s'arrête à mi-chemin. Ah, oui. Les courses. Ça fait combien de temps qu'il les a pas faites ? Deux semaines, trois peut-être ? Il ne s'en rappelle pas, mais ça fait longtemps. Pendant une seconde, il a une absence. Ula est débordée avec ses gamins et son boulot, c'est pas à elle de faire ses courses, et pourtant elle pense toujours à lui quand il se laisse vivre sans réfléchir à ce qu'il est important de faire. Il serait temps de grandir un peu, mais il y réfléchira un autre jours.

« Okay, je serai là pour les récupérer et les ranger. »

Même si Ira est bordélique, il est champion en vitesse de ménage et de rangement. Une fois, alors qu'il avait ramené la bibliothécaire après une soirée, il a réussi à ranger sa chambre en moins de cinq minutes après lui avoir proposé un verre dans sa cuisine. Un recordman. Qui sait aussi cuisiner, plutôt bien même très bien, mais qui est – trop – souvent pris de flemme chronique.

Le geste d'Ula, son bras qui passe autour de sa taille, le débloque et lui permet de manger son énième pancake. Ses doigts glissent le long du bras de sa sœur et viennent s'emmêler aux siens.

« Je suis lourd mais c'est que du muscle j'te signale. »
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Mar 17 Jan - 19:40

Je ris quand il me parle de muscles. Je le serre un peu plus fort, posant mon front contre lui. Si j’aime James plus que je ne saurais le dire – et je ne parle même pas de ma tribu – mais avec Ira c’est différent. Je crois pas que les gens puissent comprendre s’ils ont pas un jumeau. C’est… je suis très bien toute seule, je suis moi-même, j’ai jamais eu besoin de m’acheter une personnalité, je sais me démerder, j’aime ma vie. Mais Ira, c’est l’étincelle, l’allumette si vous voulez. C’est de lui que vient mon souffle de vie. Il est la base même de mon existence. On a partagé pendant 9 mois le même ventre – pas la même poche – on a grandi dans la même chambre pendant plusieurs années. On a été un UN ensemble. C’est ensuite qu’on a commencé à faire nos propres expériences, différentes. Mais sans lui, je ne suis pas. C’est tout. Alors quand je le câline, outre le narcissisme à me câliner un peu moi-même, c’est comme rentrer à la maison mère. A défaut d’avoir des parents, j’ai mon autre moi et il me suffit. C’est pour ça qu’on a si bien survécu à l’époque je crois. Je sens son cœur battre. Ce genre de connerie m’apaise et je reste là un moment à profiter de ses bras. Avant de m’écarter à regret en riant.

Je crois que j’étais en train de m’endormir. Et oui. Que du muscle Bouboule.

Je taquine Ira, en lui donnant un petit coup d’épaule. Il ne bougera pas évidemment. Entre nos différences de taille et de poids, s’il fait la même chose, en revanche, je traverse l’appart.
J’aime bien plaisanter avec Ira, même sur cette période où il était gros. Elle était difficile oui, mais ça lui a forgé son caractère d’aujourd’hui. Je ne crois pas qu’il ait jamais su pourquoi Mandy Callaghan qui le traitait de bouboule en permanence, s’était retrouvée, du jour au lendemain – après deux semaines d’absence quand même – à être polie et affable avec lui tout en rasant les murs. Bah je lui ai défoncé physiquement et verbalement sa race, lui jurant que j’éventrerais toute sa famille dans leur sommeil et celle de ses potes. Elle a changé d’école à la rentrée suivante. Moi j’ai été exclue deux semaines et les profs m’ont regardé de travers par la suite. Mais rien à foutre, ma réputation était faite et Ira a eu un peu plus la paix par la suite.

Tu es parfait comme tu es Ira. Et c’est pas l’extérieur qui compte. Si tu te focalisais là-dessus, sur ce que les gens ont dans le coeur, et, ok, dans la cervelle aussi, tu trouverais quelqu’un.

Ce Kane inclus, s’il faut, pour qu’il soit heureux. Mais l’idée qu’Ira reste seul m’inquiète un peu. Je crois que pour être heureux, on a besoin de quelqu’un. Pour le faire partager avec quelqu’un. Et pour pouvoir parler quand y a un problème aussi. Je suis là mais je ne suis pas suffisante. Malheureusement.  


Dernière édition par Ula Doherty le Mer 18 Jan - 2:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Mar 17 Jan - 23:51

Ira a toujours été un fils à maman. De sa naissance jusqu'à aujourd'hui, bien qu'elle ne soit plus là. Ça a été dur, pour eux deux, mais sans Ula, il ne s'en serait jamais sorti. C'est elle qui l'a pousse à se sortir de son chagrin, même si pour ça, elle a dû adopter une attitude trop maternelle, qu'une jeune fille de son âge n'aurait pas dû avoir, mais qui l'a grandement aidé. C'est pourquoi il n'ose pas imaginer ce qu'aurait été sa vie sans Ula, si elle aussi était morte dans l'accident. Même si l'un de ses parents avait survécu à sa place, la vie aurait été totalement différente. Il n'aurait plus cette partie de lui-même qui parle trop fort, court dans tous les sens et l'étouffe de ses cheveux roux et de ses câlins à l'excès – non, il n'admettra jamais qu'il adore les câlins. Il le montre seulement en se laissant câliner et en câlinant en retour, chose devenue rare depuis qu'Ula a accouché de Raphaël. Sale mioche.

Alors qu'elle s'éloigne de lui, il ouvre la bouche, sourire amusé jusqu'à ce qu'elle l'appelle Bouboule. Ses paupières se ferment le temps qu'il soupire et tourne dramatiquement la tête vers la porte de la cuisine que passe Sinead – ou Siobhan, il n'arrive momentanément plus à les distinguer – en tenant fièrement son assiette vide.

C'est vrai qu'il s'en est pris plein a tronche, mais il a pris sa revanche le jour où il a recroisé Mandy à la fac. Elle ne l'a pas reconnu, il l'a chopée, et l'a baisée sans considération avant de lui dire que même si elle avait un beau cul, il fallait y aller mollo sur le supplément chantilly. Et puis il s'était présenté. C'était bas. Franchement pas cool, et il ne sait pas ce qu'Ula en aurait pensé. Pour ça qu'il a rien dit, il est pas fou.

« Attends, je vais chercher mon violon, ça manque un peu d'émotions, là »

A peine le temps de finir sa phrase que le reste des enfants rentre dans la cuisine pour poser leurs assiettes, remplir leurs verres de jus d'orange, et chercher à grimper sur Ira. Pour le cas de Siobhan, Sinead et Logan, en tout cas, même si Abby en serait capable.

« Oh les ouistitis, je suis pas un putain d'arbre ! »


Il les adore, ses neveux et nièces, mais bon sang, ils sont tellement nombreux, on dirait que le sol grouille de bestioles à piles rechargeables. Et comme le risque avec autant de mioches agités est grand, ce qui devait arriver arriva, et les verres de jus d'orange éclatent sur le sol, répandant leur contenu et des bouts de verre partout. Il faut moins d'une seconde à Ira pour poser rapidement sa tasse de café et se baisser pour attraper les trois gosses dans ses bras, histoire de les éloigner du carnage.

« Vous êtes relou les gars ! »
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Jeu 19 Jan - 8:17

Pffff. Il m’énerve quand il fait ça ! ça va ! On a le droit de faire des câlins. Il est pas très expansif mais moi si. C’est une de nos nombreuses différences. Mais je sais qu’il fait souvent genre quand il s’agit de sa famille. Et j’inclus James évidemment, qui apparemment a décidé de nous faire la grasse matinée de la décennie.
Mais voilà ma tribu qui arrive, ayant fini son petit déjeuner. J’ai de vagues bisous et tout le monde est sur tonton. Je ne suis que jalousie d’être ainsi ignorée, sauf par Abby qui vient enlacer ma taille, avant d’emporter son petit frère avec elle, pour ma plus grande surprise. Et là, elle m’explique qu’en cours ils étudient la grossesse donc qu’elle va expliquer à Raphaël où il en était l’an dernier à la même époque. Je crois que mes sourcils vont atteindre le plafond alors qu’elle kidnappe mon bébé qui glousse de bonheur en voyant sa sœur. Là-dessus aussi j’ai de la chance. Les premiers ayant été rapprochés – à peine deux ans et demi d’écart – ils sont proches et il n’y a jamais eu de jalousie entre eux. Quand le reste de la tribu s’est composée, ils se sont naturellement greffés les uns aux autres, dans une entente magnifique. Après y a des engueulades, comme toujours, mais j’interviens rarement. Ils s’autogèrent assez bien, à mon grand soulagement.
Je soupire et demande à tout le monde de garder son calme quand le verre s’éclate par terre.

Heureusement qu’on sort pas souvent l’argenterie. Personne ne bouge. Restez sur Tonton le temps que j’enlève le verre. Ça nous le musclera un peu. Je parie qu’hier soir il vous a fait manger des cochonneries.

La précipitation de mes trois enfants restant à nier ne fait que me confirmer que ça a été pizzas, burgers ou fish and chips. Dans l’absolu, ça ne me dérange pas en vrai. Et en plus ça tisse des liens avec Ira, en qui ils ont confiance pour raconter leurs bêtises. Parce qu’il faut bien qu’un adulte soit averti. Alors je préfère ça, en me disant que si un jour, quand ils seront ados par exemple, ils font des conneries, Ira me préviendra si c’est vraiment grave. Ou leur père si jamais en plus ça relève de l’illégal.
J’attrape la serpillère qui reste toujours dans la grande cuisine ouverte, lavant le sol avec la vitesse de l’habitude.

Non. On attend. C’est du jus d’orange. Ça poisse.

Quand j’ai fait deux fois le tour de la cuisine pour m’assurer qu’il n’y a pas de traces de verre, je vérifie les petons de ma marmaille. Aucun n’a de chaussons évidemment, alors j’attrape Logan pour aller le mettre au pied des escaliers et je fais pareil avec les jumelles, juste au cas où.

Je vais passer l’aspirateur si jamais ça traine. C’est bon toi ?
Sérieusement, je vais voter un budget vaisselle à chaque enfant. Et si jamais il dépasse, il ira déposer des bidons de lait au porte, livrer les journaux ou je ne sais pas mais il faudra qu’il bosse pour son gîte et son couvert.


Je plaisante. J’vais pas faire bosser mes gosses. Mais quand même. J’ai calculé qu’ici, en moyenne par mois, il y a 5 assiettes et 8 verres qui se cassent. En même temps, c’est parce que tout le monde participe aux tâches.

Du coup. C’est quoi ton programme de la journée ?
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Lun 23 Jan - 0:38

Ça a été pizza hier soir, et Ira a pris grand soin à leur expliquer que c'est en réalité un plat très équilibré. Explication à laquelle les enfants ont été très réceptifs et qu'ils ont promis de réciter à maman le jour où elle leur refuse de la pizza. Comme les enfants, Ira se promène pieds nus dans la maison, mais il a réussi à éviter tous les bouts de verre.

« Tonton il a déjà plus de muscles que papa et maman réunis donc si maman pouvait aller faire des pompes plutôt que de l'ouvrir, ce serait sympa ! », répond Ira en laissant sa sœur récupérer les enfants pour les emmener en sécurité.

Et lui s'installe sur une des chaises en levant les pieds – pour l'aider à nettoyer – et en lui assurant qu'il va bien. Il a regarde faire, à la fois impressionné par ses capacités à tout gérer en même temps, que ce soit les enfants, les bêtises qu'ils font et le ménage qui doit les accompagner, et attendri parce qu'elle est vraiment sa personne préférée au monde. Il sourit en l'entendant râler et étend ses jambes sur la chaise la plus proche.

« Ça existe encore ça, le lait aux portes ? »

En attendant que le sol sèche, il se penche sur la table et attrape un autre pancake. Si ça continue, il va les finir à lui tout seul sans en laisser un seul pour James qui n'est même pas capable de se lever pour venir réparer les conneries de sa progéniture. M'enfin, vu comme il a bossé dernièrement, il est tout à fait en droit de se reposer. Ula range quelques trucs, histoire de remettre un peu d'ordre dans cette cuisine, et Ira l'observe en avalant son pancake. Même avec les yeux fatigués, elle est belle et dégage une force qu'il n'est pas sûr d'avoir lui-même. Ou alors bien enfouie.

« Tu sais pourquoi je peux pas trouver de femme convenable ? »

Il attend qu'elle tourne la tête vers lui avec ses yeux interrogateurs.

« C'est parce que la femme parfaite, c'est déjà ma sœur. Comment tu veux que je me contente de moins ? »

Il lui adresse un clin d'oeil et teste du bout du pieds le sol pour vérifier qu'il est sec. C'est bon. Alors il se lève, passe une main sous son t-shirt pour aller se frotter le ventre d'un geste d'habitude, comme à chaque fois qu'il termine de manger.

« J'emmène Abby à la salle en début d'aprèm, elle voulait boxer un peu. Et après je comptais faire un peu de muscu, mais ça dépend de si t'as besoin de moi pour quelque chose. »

Et il espère bien qu'elle n'a pas besoin de lui.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Mer 25 Jan - 22:10

Je fais une moue en mode « tu ne me la fais pas à moi » mais en vrai ? Je suis ravie à l’idée d’être un peu la femme de sa vie à Ira. Je suis toujours jalouse quand je sais qu’il voit une nana plusieurs fois. Ce qui est extrêmement rare, mais je me demande toujours ce qu’elle lui veut et je suis prête à lui faire passer un interrogatoire digne du KGB et de Stasi en même temps pour connaitre les intentions de la nana en question concernant mon frère. Parce que c’est MON frère. Pas n’importe qui, pas un mec. Non. Il est à moi, il a partagé l’essentiel de ma vie. Et en même temps, c’est horriblement égoïste parce qu’il doit me partager avec James depuis 15 ans maintenant. Et que je ne me vois pas avoir à choisir entre mon jumeau et mon mari. Je ne peux pas vivre sans l’un ou l’autre. Les deux sont essentiels à mon bon fonctionnement aujourd’hui.
Du coup je finis par secouer la tête et sourire.

Oui c’est vrai que vu sous cet angle-là, forcément, je ne peux que compatir à cette horde de femmes abandonnées.
Ok pour Abby. Eufrat reste à la maison ? J’ai l’impression que ma tendre moitié compte dormir 24h d’affilé. Pas que je sois contre mais je préfère savoir qu’il y a la chienne pour empêcher les plus petits de se sauver.


En vrai, James se lèvera quand je monterai lui dire au revoir. Il peut bien gérer trois enfants. Surtout que les jumelles savent se débrouiller seules comme des grandes. Je m’étire, vérifie une énième fois que la cuisine est de nouveau propre comme un sou neuf. Satisfaite, je dépose un bisou sur la joue d’Ira.

Moi je vais profiter de ma tribu, mater une idiotie à la télé avec eux, contrôler les devoirs d’Abby un coup avant d’aller travailler un peu. Tu sais. Pour que mes enfants sachent qu'ils ont eu une mère, avant d'entrer à l'université. Et je vais aller réveiller James aussi.
On dine tous ensemble ce soir, puisque tu n’as pas de rencard.


J’en sais rien mais du coup j’vais vite savoir. Ni vu ni connu, hop j’t’embouille. Ok, on est samedi et ça serait logique qu’il sorte ou quoi. Mais j’aime savoir où il va et avec qui. On n’a pas eu de parents pour s’inquiéter à un âge où il y avait tout lieu de s’inquiéter pour nous. Alors j’ai vite pris le rôle.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Mer 1 Fév - 17:08

Bien sûr que ça lui plaît d'être la seule qui a de l'importance à ses yeux. Ula a toujours aimé l'attention, et en être le centre. Surtout quand c'est Ira, et depuis quelques – ok, plusieurs – années, quand c'est James aussi. James est un mec cool. Ira n'aurait pas pu vouloir mieux pour sa sœur. Il la respecte, l'aime autant qu'elle le mérite – même si jamais personne ne l'aimera plus qu'Ira ne l'aime. Pas même ses gosses, promis – et n'a jamais cherché à évincer Ira. Il accepte même qu'ils vivent dans la même maison, c'est dire ! Même si bien évidemment, maintenant qu'ils sont parents, c'est quand même chacun chez soi. Ouaip, James est le beau-frère idéal, et ça ne dérange pas l'irlandais de partager sa sœur avec lui. Tant qu'il lui laisse du temps à passer avec lui, bien évidemment. Mais pour ça, Ira ne s'en fait pas. Ula a du caractère et n'aurait jamais laissé passer une tentative de l'empêcher d'être avec Ira. C'est ce qu'il se dit pour se rassurer en tout cas. Ula a la passion facile, et les premiers mois – voire les premières années – de leur couple, c'était toujours à Ira de l'appeler, d'initier le contact parce qu'elle avait l'esprit totalement embrouillé et embué de James. Ça va mieux depuis qu'ils vivent ensemble. Et puis il faut avouer que la distance n'aidait pas, et même Ira s'était laissé à oublier de l'appeler quelques fois où il avait préféré rester un peu plus longtemps dans les bras de Kane.
Mais c'est du passé, maintenant qu'ils sont réunis, plus rien ne les séparera. Pas même un mec.

« Eufrat va surtout aller se promener déjà, la pauvre est restée enfermée toute la soirée d'hier tellement il pleuvait. Mais je peux le faire pendant qu'Abby fait ses devoirs et elle pourra garder la maison après. »

Eufrat a trois ans. Elle a très rapidement compris que les enfants d'Ula n'étaient pas des menaces, même s'ils sont capables de crier très fort, ni des obstacles entre elle et l'affection de son maître. Elle a même très vite intégré qu'il fallait les protéger à tout prix, et c'est même arrivé une ou deux fois qu'elle en retienne un par les vêtements pour l'empêcher de tomber. Ira se félicite d'ailleurs personnellement du dévouement de cette chienne, et se répète inlassablement qu'il a bien fait de l'adopter.
Elle est arrivée quelques jours après son sevrage. Loin d'être facile, il a dû prendre des cours pour l'éduquer, préférant éviter un accident avec les enfants. Bon, à vrai dire, c'est Ula qui l'y a poussé en le menaçant de la donner aux voisins s'il ne faisait pas quelque chose pour empêcher qu'elle bondisse de joie sur les jumelles quand elles lançaient leurs jouets.

Alors qu'il ouvre le frigo pour chercher un truc à boire, Ira lève les yeux au ciel en souriant à moitié. Ula et la subtilité, une grande histoire d'amour à sens unique. Mais comme il aime bien quand elle sort la carte de la jalousie, il prétend ne pas avoir compris ses intentions et se tourne vers elle avec une brique de jus de pomme piquée aux enfants en claquant la porte derrière lui. Raté, il a un rencard ce soir, et c'est pas la deuxième fois qu'il paye le restau à cette nana pour ne pas la sauter en guise de dessert. Ou de deuxième dessert, elle est exigeante.

« Sans moi le dîner, désolé. »

Il n'a pas besoin de préciser qu'il voit quelqu'un, ni que ce n'est pas une régulière, parce que même si c'est quelque chose qu'elle craint, Ula sait que c'est très improbable. Pas étonnant qu'elle ait eu autant d'enfant. Elle a la fibre maternelle. Peut-être parce qu'ils ont très tôt été privé de leur figure maternelle, ou peut-être que c'est inné, mais on ne peut pas lui enlever ça. Elle a même parfois tendance à oublier qu'Ira n'a plus seize ans, et surtout qu'il n'est pas son fils.
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MessageSujet: Re: (Ulala) can you feel it   Jeu 2 Fév - 14:20

Je roule des yeux. « sans moi ». Bah tiens. Dommage pour Monsieur. J’ai prévu son plat préféré. Je me demande qui c’est, comment elle est. Enfin je suis tranquille. Je ne me pose la question qu’une soirée. En général, le lendemain matin, je la trouve à poil dans l’appart d’Ira, ou alors chez nous parfois parce qu’il y a toujours une aventureuse de temps à autres. Et puis le lundi, pouf, elle est oubliée. Je ne demande même pas son prénom, je ne dis rien. Par contre ma bouche doit sûrement être en cul de poule dans un signe de légère désapprobation. Il ferait mieux de se trouver une gentille fille, effacée, qui fasse un métier correct et lui offre deux ou trois enfants pour le responsabiliser un peu. Le genre de nana qui, d’une, ne me fera pas d’ombre, ça c’est clair – même si ça serait bien difficile – mais aussi qui comprenne la place qu’Ira a dans ma vie et inversement. Je crois que c’est dur d’être le compagnon de quelqu’un qui a un jumeau. La patience de James à ce niveau-là est digne des plus grands saints. Même si je ne lui dis pas. Faut pas trop complimenter ces messieurs, après ils prennent la confiance.

Je sors une poele, et de quoi faire des substances jaunes dégoulinantes sur les cheveux de Caro brouillés. Je relance le café.

T’en veux aussi dis voir ?

Je compte bien réveiller mon mari avec un vrai petit déjeuner. Parce qu’il faut bien le réveiller. Je pointe du doigt les documents qui nous intéressent pour le prochain casse.

Tu veux les garder pour les étudier ? Ou moi ? Si tu les gardes, Ira, cette fois, tu peux penser à les planquer AVANT de ramener ta conquête s’il te plait ?

J’étale les substances jaunes dégoulinantes sur les cheveux de Caro brouillés dans l’assiette, vérifie que l’assaisonnement soit celui que James aime. Une tasse de café. Un verre de jus d’orange. Je mets des toasts que j’ai lancé aussi et je dispose tout sur un plateau exprès pour le petit déjeuner au lit.

Tu vois Ira. Y a des avantages à être casé. Au moins pour James. Outre celui de se reproduire plus vite qu’un lapin j’entends.
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