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 nate ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows

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MessageSujet: nate ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Dim 25 Déc - 23:51


Nathaniel Carrier
you only smile but in your eyes your sorrow shows

introduction
Nathaniel, 35 ans. Fan inconditionnel de musique classique, il en écoute tellement qu’il serait incapable de vous dire quels sont les hits à la radio. Sa passion pour la musique classique le dévore depuis qu’il est tout petit, explique ce lien si particulier qu’il entretient avec sa mère, une femme qui souffre d’épisodes dépressifs aigus et réguliers depuis… toujours. Pianiste de renom, petit génie du clavier, Nate passe plusieurs années à suivre les cours du Conservatoire National de Londres de manière intensive. Rapidement repéré, il assure des petits concerts, jusqu’à obtenir une place dans les plus grandes et réputées salles de concert de Londres et à signer un disque, porté par son agent, Arthur, qui est aussi son petit ami. Un soir, après un concert particulièrement réussi, il demande Arthur en mariage et fait son coming-out en public. Quelques semaines plus tard, un groupe de types lui tombe dessus et le tabassent, prenant un soin particulier à lui broyer la main. Sérieusement amoché, il ne récupèrera jamais la fonction complète de sa main, qui tremble quand il se concentre trop. Impossible pour lui de continuer sa carrière de pianiste qui prend donc une fin prématurée. Nathaniel rompt avec son petit-ami et fiancé et passe plusieurs semaines seul dans son appartement, puis dans un centre de soins où le fait placer sa mère. Après plusieurs mois de dépression, il finit par accepter un poste de professeur de musique et de piano au conservatoire. Particulièrement aigri, il a laissé derrière lui le pianiste rêveur et doué qu’il était. Il est assez désagréable et ses élèves le détestent – mais sa réputation le précède. Il a en 2016 recouvert l'usage de sa main et tente de réapprendre à jouer comme avant.

▬ âge : 35 ans en 2016 - 29 ans en 2009, 25 en 2005.
▬ nationalité : Britannique
▬ métier : Pianiste professionnel (2005) - Chômeur aigri (2009) - Professeur de piano (2016)
▬ quartier : Notting Hill
▬ orientation sexuelle : Bisexuel
▬ statut : Célibataire endurdi (2016) - Tout juste célibataire (2009) - En couple (2005)
▬ groupe : Travel Card
▬ avatar : Gaspard Ulliel


en 2005en 2009aujourd'hui
07. Adagio, Albinoni (pour écouter xx)

Nate est installé dans la pièce acoustique et ses yeux fixent le piano. A ce moment là, rien d’autre n’a d’importance que cet objet, si tant est qu’il puisse affirmer considérer ce piano comme un simple objet plutôt que comme un prolongement de lui même. Il n’arrive pas à sortir d’ici. Il n’arrive pas à laisser entrer du monde. Il a mal partout. Arthur dépose un plateau devant la porte qu’il ne touche pas. Il veut qu’il parte, qu’il s’en aille et qu’il le laisse ici. Peu importe qu’il meure de faim. Un instant, ses yeux se détachent du piano fermé – il n’est jamais resté fermé aussi longtemps, et cette idée lui fait de la peine. Mais il ne peut pas l’ouvrir non plus.
Il y a quelques semaines, il faisait la dernière de Schumann – hors une représentation dédiée spécialement aux personnes âgées de trois maisons de retraite regroupées qu’il avait insisté pour faire gracieusement, avec l’accord d’Arthur. Ce soir là, sans qu’il ne sache réellement pourquoi, il a été pris d’un engouement dicté par la folie de sa joie. Il a remercié, encore et encore, il a joué avec son public, se réinstallant au piano. Et puis il l’a demandé en mariage. Devant sa mère. Sous un tonnerre d’applaudissements réjouis, dépourvus de haine. De jugement. Un partage de joie sans limite. Il était naïf, si naïf de penser que le bonheur en resterait à ce point culminant, ne redescendrait jamais.

Ca s’est passé quelques soirs plus tard. Il donnait une interview pour un journaliste de la télévision. Comme il est têtu, il a décidé de rentrer en métro puis à pied jusqu’à leur appartement, pour rejoindre son fiancé. Il n’arrive pas à savoir pourquoi, ni comment, mais deux types lui sont tombés dessus. Il a donné son portefeuille, son téléphone, et il a cru que tout ça s’arrêterait là. Il l’a vraiment cru. Mais ce n’était pas après ses objets de valeur qu’ils en avaient. Ils en avaient à son orientation sexuelle – visiblement – qui le laissait apparemment et selon eux indigne de jouer. Deux ou trois coups suffirent à le clouer au sol – il n’avait jamais été du genre violent. Mais il aurait survécu aux coups. Il aurait encaissé plus de coups, sans broncher, s’il avait su.

Nate baisse les yeux vers sa main plâtrée. La main droite, mais pour un pianiste ça n’a pas vraiment d’importance. Les deux sont aussi utiles l’une que l’autre. Seize fractures, sur si peu d’os. S’il n’était pas paralysé par l’idée qu’il ne pourrait jamais rejouer comme il le faisait, il pourrait presque saluer un tel acharnement, une telle finesse dans le travail. Ils l’ont broyé en broyant l’expression de son art. Il aurait préféré mourir – et quand il dit ça, Arthur hurle. Mais Arthur est agent d’artiste, et il n’y a plus d’artiste dans cette maison. Nate refuse même de voir sa mère. Sa vie n’a plus aucun but.
08. Concerto pour piano & Orchestre n°5, 'Emperor', Ludwig Van Beethoven (pour écouter xx)

Il a un peu de mal à faire le bilan des années qui se sont écoulées depuis l’accident. Sa rupture, une longue dépression dont il est difficilement parvenu à se sortir. Il a changé d’appartement, finalement, incapable qu’il était de continuer sa vie entre des murs qui abritaient dans de souvenirs de sa vie passée. Il a changé pour toujours. Le procès du type, la lente marche de la justice, et ce médecin qui un jour lui propose de le remettre sur pied. L’adoption d’Arthur, leurs vies broyées. Il s’en veut toujours, quelque part, mais 2017 lui apporte l’aube d’autre chose, d’une autre dimension. Sa main refonctionne normalement – en tout cas quand elle n’est pas soumise à un effort trop long. Il peut reposer ses doigts fins sur le clavier de son piano. Il peut repianoter, il rejoue parfois ses classiques. Moins bien qu’avant, mais ce n’est qu’une question de travail, d’équipe, d’agent, de coach et tous ces trucs là. Il est bien décidé à remonter sur scène, au moins une fois, même s’il doit se bousiller la main de nouveau à force de jouer, même si c’est la dernière représentation de sa vie et qu’il n’y en a plus jamais après ; il s’en fiche. Il a besoin de jouer Beethoven, encore. Le cinquième concerto, l’Empereur, l’œuvre qu’il préfère du compositeur qu’il affectionne par ailleurs. En attendant, il s’entraine, il reprend. Il écoute. Et il tente de revenir, des années et des opérations plus tard, à une vie normale.


01. La lettre à Elise, Ludwig Van Beethoven (pour écouter xx)

Un jour, son professeur lui a dit qu’il jouerait la lettre à Elise. Du haut de ses 10 ans, ça lui paraissait insurmontable. Ce morceau familier, entêtant, connu de tous même des profanes de la musique classique. Il n’avait pas l’impression qu’il serait un jour capable de jouer ça. Surtout la deuxième partie, rapide. Ça lui paraît ridicule, aujourd’hui. Le lettre à Elise, si ce n’est dans l’interprétation que l’on en donne, c’est du gâteau par rapport à ce qu’il était capable de jouer. Et pourtant, il se souvient encore de la partition, par cœur. Il arrive encore à la jouer les yeux fermés. Il a toujours des frissons quand il y repense, parce que ça lui rappelle ce petit garçon un peu ailleurs qu’il était autrefois. Intéressé par d’autres choses, qui s’installait dans le grand salon blanc de sa mère pour écouter avec elle des Requiems et des Concertos. Il s’installait sur le grand canapé crème en velours, le nez agressé par la surdose de parfum porté par sa mère, et il écoutait. Les yeux parfois ouverts, parfois fermés. Elle le guidait, souriante, folle, lui demandait de se placer ailleurs pour entendre mieux – son père était responsable de ce système de sono incroyable qui leur donnait à tous les deux l’impression de se trouver dans une salle de concert. Parfois, sa mère était tellement folle, tellement possédée par un morceau qu’elle s’écriait « on s’en fiche de l’école » ! Il gagnait le droit de rester là, à écouter, tout l’après-midi. Et quand les disques étaient éparpillés sur le sol, partout autour d’eux, qu’elle était fatiguée d’avoir écouté, d’avoir ressenti, elle prenait la main de Nate et le guidait jusqu’au piano. La première fois qu’il lui a joué La lettre à Elise, elle a pleuré. Des vraies larmes de bonheur, d’émotion. Des larmes de folie.

02. Prelude in E. Minor n°4, Frederic Chopin (pour écouter xx)

Plus encore que la musique classique, ce qui plaisait à sa mère, c’était la musique triste. Mélancolique. Il le savait très bien parce que lorsqu’il s’installait au piano et qu’il entamait les premières notes de ce prélude de Chopin, il avait l’impression de la perdre pour un autre monde. Etalée sur la moquette blanche, elle regardait le plafond, les yeux brillants. Le cœur battant la chamade. « Tu es tellement doué », elle murmurait dans un souffle. Elle lui disait qu’il en ferait sa carrière. Qu’il serait doué. Que l’école, ça n’était pas très important, mais qu’il valait mieux ne pas le dire comme ça à son père.  

03. Sonate au clair de Lune, Ludwig Van Beethoven (pour écouter xx)

Il aime Beethoven. Il a l’âge de le dire, maintenant, l’âge des choix. L’âge où il arrive à son cours de piano avec une partition imprimée qu’il a mis des heures à trouver. Il la dépose sur le piano et il exige de son professeur qu’ils travaillent ce morceau. Il veut le jouer parfaitement. L’autre soir, quand il est descendu chercher de l’eau, sa mère écoutait ça dans le salon. Toute seule. Des larmes noires jusqu’en bas des joues. Il a l’impression que ça ne va pas très fort et qu’il l’aidera s’il lui joue parfaitement. Encore et encore. Il a commencé à lire les notes, à examiner les nuances. Son professeur accepte, et l’apprentissage est si rapide qu’il jouera ce morceau au concert de rentrée du Conservatoire. La surprise magnifique qu’il lui fera. Ce samedi soir, quand elle mettra une robe et du rose sur ses joues pour venir l’écouter, lui. Il est trop vieux pour être autant concentré sur l’avis de sa mère, trop jeune pour comprendre exactement ce qu’il se passe. Il s’en fiche en réalité. Lui, ce qu’il veut, c’est jouer, et qu’elle soit aussi émue que lorsqu’un inconnu lui joue par l’intermédiaire d’un CD. Alors il travaille dur, et le professeur est content. Il joue. Encore et encore, il répète quand elle n’est pas là.

Le jour du concert approche, il se sent prêt, et angoissé en même temps. Les morceaux comme ça nécessitent qu’on y mette de l’émotion. De la douleur, presque ; son professeur ne lui parle que de nuances, mais lui il sait. Il a lu, sur internet, que les émotions se transmettent parfois aussi facilement par un clavier en ivoire noir et blanc, une mélodie, une musique, que par les paroles ou les actes. Elle est assise au premier rang, le jour-j. Elle est déjà émue alors qu’il s’avance jusqu’au piano. Les larmes lui montent quand elle regarde son fils qui s’installe, et prend une inspiration. Ses doigts – à peine des doigts d’adolescent – filent sur le clavier. Elle reconnaît la mélodie immédiatement et son cœur s’accélère. Elle aimerait qu’il ne s’arrête jamais de jouer. Il retire les problèmes dans sa tête. Hier soir, il est venu la voir dans le salon. Elle passe sa vie dans le salon. Il s’est installé à côté d’elle, et il lui a demandé de lui raconter pourquoi elle était triste. C’était difficile d’expliquer, mais il a compris – elle croit. En tout cas, ce soir, elle le ressent. Elle fond en larmes, et son voisin prend son bras. « Il est doué, celui là », il constate dans un sourire ému. Elle acquiesce et s’enfonce dans son siège. Son mari n’est pas là.

04. Requiem de Mozart (pour écouter xx)

Il ne joue pas, cette fois. Il est installé dans une énorme église et face à lui se trouve un chœur. Et un orchestre. Il déteste les églises. Les lieux sont froids, peu éclairés. Il règne une atmosphère empreinte d’étrange – comme si les morts passaient systématiquement par ici pour refroidir les lieux. Pourtant, il ne croit pas à ce genre de choses – ni à la vie après la mort, ni à la religion. Il devrait se sentir ici comme partout, mais ici, les gens murmurent, chuchotent, tiennent une expression fermée. Comme s’ils s’étaient tous donnés le mot à l’entrée. L’empire du glauque. Mais il n’est pas là pour l’église, il est là pour la musique. Il aime le Requiem. Dans ses souvenirs lointains, quand il n’était encore qu’un enfant, les dix premières minutes ont été diffusées pour l’enterrement de son grand-père, un médecin de campagne qui faisait peur aux gens. Il a toujours aimé cette musique. Elle le rend triste, alors qu’il n’a pas de souvenirs particuliers de son grand-père. Et puis, en grandissant, il a appris à en aimer les autres morceaux, la suite. La complexité, la beauté, la brutalité aussi. Il est tout seul, dans les rangs de l’Eglise. Depuis quelques temps, il n’écoute plus autant la musique avec sa mère. Elle sombre dans ses délires toute seule, reste enfermée des heures à mimer un chef d’orchestre dans une salle comble. Lui, il a envie d’autre chose. Et pendant que ses camarades de lycée sortent où vont au cinéma, il fait de la musique. Et quand il n’en fait pas, il va en écouter. Et si ce n’est pas dans les salles de concert, alors tant pis, ils se contentent des Cds. Il ne brille pas au lycée mais il s’en fiche. Tout le monde lui trace un bel avenir de pianiste qui l’enverra directement au Conservatoire National de Londres. Et son père est d’accord.


05. Concerto pour piano et orchestre, Tchaïkovsky (pour écouter xx)

Premier concert. Il ne se rappelle plus avoir marché jusqu’au piano à queue, ouvert devant un public silencieux. La salle est pleine, et ce n’est pas qu’il soit connu. Pas encore. C’est juste que les gens aiment ce morceau. Il a répété pendant des semaines, jusqu’à avoir mal partout, aux mains, aux doigts, aux bras. Il a eu des crampes, chez lui, tard le soir, dans son appartement qu’il a été contraint d’acheter le plus isolé possible. Passée une certaine heure, il met un casque – il a acheté le piano adéquat pour ça. Quelque part, dans la salle, se trouvent ses parents. Il n’arrive pas à distinguer les gens, le halo de lumière qui se projette directement sur lui l’empêche de voir. Tant mieux. Hormis l’orchestre, qui l’accueille comme il se doit, il a l’impression d’être tout seul. Seulement l’orchestre, et son chef, habillé de noir, qui surplombe tout le monde. Il s’assoit, lentement, écoute le silence. Le silence ne remplit pas beaucoup sa vie, il est obsédé par la musique, toujours, tout le temps. Mais il le sait, il n’y a rien de plus important que le silence qui précède le début d’un morceau, la résonnance des premières notes dans une salle acoustique. Le silence est lourd, presque pesant de suspens. Il distingue la respiration des gens autour de lui. C’est un morceau lourd, rythmé qu’il s’apprête à jouer. Il ne peut pas flancher, mais il le connaît par cœur. Il n’a jamais réussi à apprendre un cours correctement, mais la partition d’un morceau de 50 minutes ça, en revanche, ça ne lui pose aucun problème. Il tire le fauteuil et ses pieds crissent sur le parquet ciré de la salle Pleyel. Il est jeune. Il s’installe, lentement, pour être sûr que ses gestes sont mesurés et ne laissent apparaître aucun stress. Il est là pour jouer, pour enchanter. Pas pour communiquer une quelconque angoisse dans ses mouvements. Les gens qui vont le regarder jouer penseront que c’est difficile, cet enchaînement de notes rapides. Mais lui il trouve ça facile – il lui suffit de se laisser porter, et ses mains glissent sur le clavier, sans hésiter. Franches. Il est assis, jette un coup d’œil au Chef d’Orchestre et hoche la tête. L’homme, grisonnant d’expérience, lève les bras et agite sa baguette. Les premières mesures retentissent, ses doigts se positionnent. Il écoute, il chante presque dans sa tête, cette mélodie si royale qu’il affectionne tant. Après des années de conservatoire, de répétitions, de petites salles, le voilà ici, dans cette salle emblématique du classique londonien. Il vient de signer pour un disque. Il n’a jamais été aussi heureux, aussi exalté de toute sa vie. Et voilà qu’il attaque les premiers accords, en transe, fou. Emporté. Et les 50 minutes semblent n’en durer qu’une poignée frustrante.

06. Concerto pour piano et orchestre, Schumann (pour écouter xx)

« Tu es prêt ? » Une main réconfortante se glisse sur son épaule et Nathanaël retire immédiatement ses mains du clavier. Il prend une inspiration et retire ses lunettes, observe avec dédain la tasse de café froid qu’il est allé se verser tout à l’heure et qu’il a oublié de boire. Pas facile de répéter et de boire en même temps. Il n’a absolument aucune idée de l’heure qu’il est. Il y a quelques mois, quand il a déménagé ici avec Arthur, ils ont fait venir un spécialiste de l’isolation phonique. Une pièce vide, à l’exception d’un énorme piano noir, à queue, complètement isolée – qui leur a coûté une fortune – dans laquelle il peut jouer toute la nuit. Il prend une inspiration profonde et hausse les épaules. « On n’est jamais vraiment prêts à moins d’être le compositeur lui même, non ? » Il rit un peu et se lève, quittant son siège pour embrasser son petit-ami. Arthur est agent d’artiste. Spécialisé dans les petits génies de la musique classique. C’est comme ça qu’ils se sont rencontrés. Avec lui, il a l’impression d’être totalement libre de ses choix, des endroits où il joue. Et Arthur s’arrange toujours pour que Mme Carrier soit installée au premier rang. Elle vient à toutes les représentations, toutes ses dates. Même s’il joue six mois d’affilé. Ce morceau de Schumann qu’il prépare, il se souvient encore comment il l’a découvert. C’était dans le salon, sa mère venait de mettre le disque. A peine les premières notes avaient-elles retenti qu’il s’entendait déjà lui annoncer, fier, prétentieux aussi surement, mais jeune et naïf aussi : « Un jour, je te jouerai ça. » Et voilà. Demain soir, c’est la première. Il a hâte et peur en même temps. Il ne peut pas se tromper, il connaît tout par cœur. Et le trac – en dehors du bon trac – il n’en ressent plus. Quelques minutes avant de commencer tout au plus, puis il se laisse emporter et personne ne peut plus l’arrêter. C’est toujours comme ça. Alors oui, il est sans doute prêt. Il donnera une de ses plus belles représentations, le lendemain.



─ pseudo/prénom : écrire ici. ─ âge : écrire ici. ─ fréquence de connexion : écrire ici.  ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? écrire ici. ─ inventé ou pévario ? si pévario, merci d'indiquer qui l'a posté.  ─ code : écrire ici. ─ crédits : écrire ici.


Dernière édition par Nathaniel Carrier le Mer 11 Jan - 14:19, édité 3 fois
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dispo pour un rp ? : toujours !
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occupation : étudiant en histoire de l'art
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MessageSujet: Re: nate ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Lun 26 Déc - 15:52

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MessageSujet: Re: nate ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Mer 28 Déc - 21:36

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MessageSujet: Re: nate ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Mar 3 Jan - 23:20



( ceci fut un message utile )
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MessageSujet: Re: nate ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    

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