OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows

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MessageSujet: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Ven 17 Juin - 23:12


Oscar Mitchell Gordon
you only smile but in your eyes your sorrow shows  

introduction
Avocat plaidant en droit pénal et droits de l'Homme, Oscar a fait ses études à Oxford. Assez distant vis à vis de sa famille qui a mal supporté l'annonce de son homosexualité au cours du lycée, Oscar avait trouvé une famille de substitution en rencontrant Thomas Simmons au lycée, qui devient rapidement son petit-ami. Thomas suivit aussi des études de droit mais à Cambridge pour sa part, et les deux devinrent avocats en même temps. La tête pleine de projets, et notamment un mariage, des enfants et un cabinet commun, ils vivaient en couple depuis plus de 11 ans. Mais il y a un peu moins d'un an, alors qu'ils quittaient un restaurant pour le déjeuner, Thomas a été tué par un homme agissant sous le coup d'une pulsion homophobe. Depuis, Oscar, qui a naturellement très mal vécu la chose, tente de se reconstruire et de refaire des projets, tout seul.

▬ âge : 29 ans (en 2016)
▬ nationalité : Britannique
▬ métier : Avocat barrister
▬ quartier : Kensington
▬ orientation sexuelle : Homosexuel
▬ statut : Veuf.
▬ groupe : Travel Card
▬ avatar : Matthew Good(e)


en 2005en 2009aujourd'hui
En 200 mots minimum, dites où en est votre personnage dans la vie en 2009. Peut inclure ce qui se passe entre 2006 et 2009.

  « Tu peux éteindre la musique Tom ? » Hotel California résonne dans sa chambre et je parviens difficilement à me concentrer sur la rédaction que je suis supposé rendre dans moins de 24 heures. Ma tête me fait mal des joints que nous avons fumés hier soir et de l’alcool consommé, et j’ai déjà suffisamment de mal à garder les yeux ouverts. Lui danse en cuisinant un truc dont l’odeur n’arrange vraiment pas mon mal être général. « Comment tu fais pour être aussi en forme ? » Il se marre et s’approche, glisse ses bras autour de mon cou. « Allez, tu travailleras en rentrant Ozzie, on sait tous que tu auras une excellente note, de toute façon. » Je tourne la tête et lui vole un baiser. « T’avais promis qu’on serait raisonnables et que je pourrais bosser. Je dois rendre ça demain, c’est vraiment important. » Il soupire et retourne à sa cuisine, l’air de me dire qu’il s’en fout. Et je sais qu’il s’en fout, il n’a aucune dissertation à rendre cette semaine. Sinon, je ne serai même pas ici, installé en face de lui.

« J’peux venir ce week-end ? » « Non, pas ce week-end Ozz, s’il te plait. Je dois vraiment travailler, je peux pas me permettre de distraction. J’ai ce devoir très important à rendre pour mardi et si je passe pas le week-end dessus, je serai incapable de rendre un truc potable ». Sa remarque m’arracha un soupir de désespoir. Je comptais les semaines depuis la dernière fois qu’il avait fait le voyage jusqu’à Oxford ou m’avait laissé le faire jusqu’à Cambridge. Comme si nos vies étudiantes, nos bonnes notes, notre réussite importait plus que tout le reste – ce qu’il avait également tenté de me faire comprendre au fil de nos années. Il y avait un temps pour tout, et sans doute avait-il raison. Mais j’avais du mal, parfois, à être aussi rationnel et raisonnable que lui, il me fallait bien l’admettre. Il me manquait, j’avais envie de l’avoir contre moi, d’oublier tout le reste pour quelques heures, le temps d’un week-end. Nous aurions assez le temps quand nous serions plus vieux – c’est comme ça qu’il me tenait, en me vendant ce rêve en pack dans lequel nous nous installions à la sortie de l’université dans un appartement londonien, tous les deux, en attendant de nous marier, en travaillant, en adoptant des enfants et en vivant une vie parfaite de couple rangé. En attendant… l’effort, avant le réconfort, quelque chose comme ça. Je pris donc la décision de rentrer voir mes parents plutôt que de passer, une fois de plus, le week end seul à Oxford, mais j’aurais sans doute mieux fait de m’abstenir.

Je ne me suis jamais bien entendu avec mes parents. Ils ont mal vécu le coming out – que j’ai pourtant réalisé assez tôt – je crois qu’ils étaient las avant même d’avoir été obligés de se battre. Ils m’ont mis peu à peu à l’écart, sans me faire souffrir, mais en m’oubliant un peu. Ce ne sont pas vraiment des parents, ou en tout cas, ils ne le sont plus vraiment. Les parents de Tom sont plus présents pour moi que les miens – et c’est un peu triste mais ça ne me manque plus tellement.

« Je sais que c’est important, Oz, je dis pas le contraire, je dis juste que de toute façon tu risques d’y passer une partie de la nuit et que tu devrais profiter de ta présence ici pour te détendre encore un peu avant de te plonger avec efficacité dans son travail. » Ses lèvres se déposent contre mon cou et ses mains baladeuses glissent le long du pull que je lui ai emprunté. « T’es insupportable, » je note dans un soupir en laissant tomber le stylo que je tenais si fermement dans la main il y a quelques secondes à peine. Je tourne la tête et embrasse ses lèvres tandis que lui tire sur le pull pour le retirer. « Je croyais qu’on devait manger le truc horrible que tu cuisines », je murmure. Il rit et déboutonne mon jean en guise de réponse, en poussant tout ce que j’ai installé sur son bureau pour tenter, en vain, de travailler. « Plus tard. »
En 200 mots minimum, dites où où en est votre personnage dans la vie aujourd'hui. Peut inclure ce qui se passe entre 2009 et 2016. Si votre personnage est décédé pendant cette période, reportez les mots demandés sur les autres périodes de rp.

   Je me souviens de cette journée comme si elle s’était passée plusieurs fois pour me permettre d’en imprimer chaque détail. Comme si elle passait en boucle dans un coin de ma mémoire – et c’est sans doute un peu le cas, d’ailleurs. Je me suis levé, comme toujours, aux alentours de 7h10. J’ai préparé nos petits déjeuners pendant que Thomas prenait sa douche. J’aurais pu me lever plus tard – mon cabinet à moi ne m’attendait pas avant 9h – mais Tom avait des horaires plus stricts. Ca ne faisait rien, dans quelques mois, nous serions à la tête de notre propre cabinet. Les locaux étaient loués, le personnel embauché. Nous n’avions en fait plus qu’à donner nos démissions chacun de notre côté, et à attirer quelques clients dans nos filets. Ce n’était qu’une question de jours, de semaines tout au plus. J’ai pris ma douche après avoir mangé avec lui, en discutant de l’actualité, de nos bureaux, et de notre mariage l’été prochain. Je ne me souviens pas avoir été un jour plus heureux que ce matin là – sans doute parce que depuis la fin d’Oxford, il me rendait plus heureux chaque jour. « On déjeune ? » me demanda-t-il dans un sourire. Je me rappelle avoir consulté mon téléphone pour vérifier qu’un rendez-vous que j’avais le jour même n’était pas à l’heure du déjeuner. J’ai acquiescé, et on s’est donné rendez-vous vers 13h dans un restaurant en terrasse que l’on avait l’habitude de fréquenter régulièrement, le midi ou le soir.

Je me souviens de l’impatience qu’était la mienne de le retrouver.

Je me souviens son imperméable beige qui volait derrière lui quand je l’ai retrouvé, devant la façade du restaurant. Il a mangé du poulet et des frites, moi un burger salade. Il a commandé du vin, « pour fêter le bonheur », et puis il m’a parlé d’un de ses dossiers. Il m’a dit qu’il m’aimait, et qu’il allait m’inviter à danser. Il m’a parlé de la soirée, et a abordé, de nouveau, le mariage. Puis il a sorti sa carte bleue pour payer – son salaire était plus important que le mien, et je crois que ça l’a toujours empli de fierté. A abandonné un pourboire conséquent au serveur puis s’est relevé pour mettre son imperméable beige. Il a embrassé mes lèvres. Il ne le faisait jamais

Il a marché devant. Je me souviens de la voix du serveur qui m’a interpellé. De mon téléphone portable oublié sur la table et de mes foulées pour le récupérer. Je me souviens avoir remercié le serveur, et dans ma tête, tout ça se déroule vraiment très lentement, comme le ralenti d’un film d’action américain. Puis je me souviens d’un cri – un hurlement, plutôt. Le temps que je fasse volte-face, je sais que mon cœur avait déjà commencé à battre la chamade. Le cri m’avait provoqué un stress considérable. Je me souviens que mes yeux ont cherché un endroit où se poser à ce moment là, et que le seul endroit qu’ils ont trouvé, c’était un attroupement de personnes accourant dans la même direction. Je me souviens de ses yeux, déformés par la colère, des coups de pieds qu’il envoyait sans s’arrêter. Je me souviens avoir vu un couteau dans sa main, je me souviens déceler du sang. Et toutes ces informations sont arrivées en même temps à mon cerveau. Comprendre, en revanche, comprendre m’a pris plus de temps. De longues secondes supplémentaires. Et quand, enfin, mon cerveau m’a autorisé à analyser ce qu’il était en train de se passer, j’ai couru, couru pour vérifier.

Etalé par terre, les yeux fermés, le visage tuméfié, une plaie saignante sur le torse, à droite. L’imperméable n’était plus beige, et le type en colère partait en courant avec son couteau. Les murmures des gens fusaient de tous les côtés, tandis que je tombais, à genoux, devant l’homme de ma vie, mon futur mari, qui, je ne le savais pas encore, venait de mourir.

**

Il pleut des cordes. Des trombes d’eau. C’est presque comme un hommage silencieux de la nature, comme un reflet de mon état personnel. Tout le monde est là, tout le monde sauf mes parents. Dexter, Giulia, les parents de Thomas au premier rang, cortège mortuaire accablé de tristesse. J’arrive à peine à ouvrir les yeux, mais même si c’était le cas, je ne serai pas capable de regarder mon beau-frère. La ressemble m’arrache le cœur, me torture les tripes. J’ai envie de lui hurler dessus qu’il n’a pas le droit de me faire ça, pas le droit d’être là. J’ai envie de frapper les bancs de l’énorme église, je veux faire taire la musique qui résonne comme un cri de désespoir. Je tiens à peine debout, tout seul devant ce cercueil que j’ai dû choisir dans un catalogue qui ressemblait étrangement à ceux qu’on feuilletait pour meubler notre maison. Personne ne veut parler, la circonstance est trop triste. Je serre entre mes doigts une feuille pliée en quatre sur laquelle était inscrite une ébauche de discours que je ne prononcerai pas. Je n’en n’ai pas la force. C’est tellement injuste. Je l’aime tellement que je ne parviens pas à croire qu’il est réellement enfermé dans cette boîte absurde. Tout est terriblement absurde. Je crois que Giulia presse mon bras, à un moment donné, comme pour me remonter le moral. Comme si elle pouvait me remonter le moral, elle qui souffre au moins autant. Les invités défilent, habillent le cercueil puis la tombe de fleurs. Il pleut toujours lorsqu’on arrive au cimetière. J’ai laissé mon parapluie dans le coffre de la voiture. J’ai envie que la pluie me trempe jusqu’aux os, j’ai envie de tomber malade, de mourir peut être pour le rejoindre sous la terre. Il suffirait de pas grand chose. Un petit effort, un abus de courage. Ou de lâcheté, peut être. Ma mère m’a écrit un mot. Un joli mot que j’ai jeté au feu. Pour me dire d’être courageux, de vivre pour l’exemple. De leur envoyer à tous leur homophobie dans la tronche. Comme si elle était bien placée pour parler. Pourquoi je devrais soudainement me faire le porteur d’une cause ? Mon mari est mort et il faudrait que je joue les porte-parole ? Qui vient m’aider, moi, me porter secours ? Qui va me dire ce que je dois faire des meubles, ce que je dois faire des bureaux, des gens qui ont été embauché, de notre liste de mariage, des invités, du lieux, des costumes, du traiteur ? C’est ça que j’ai envie de leur dire, moi. A tous ces gens regroupés autour du cercueil de l’amour de ma vie, de celui qui prenait les décisions. Qui va me prendre la main, maintenant, pour m’expliquer, me conseiller ? Qui va m’aimer comme il m’aimait, me connaître comme il me connaissait ? La vie est injuste. Dégueulasse. A vomir.

C’est ce que je fais, d’ailleurs. Vomir dans le caniveau en rentrant chez nous. Chez moi. Dans cet appartement habité de souvenirs, de choses intactes. Le journal qu’il avait déplié le matin de sa mort. Le bonheur dont je me rappelle. Tout est soigneusement laissé en place. Personne n’est entré ici à part moi, tout est intact. Sa brosse à dents dans le verre de la salle de bain, sa serviette de toilette pendue à la porte. Ces choses là sont les pires, elles vous enferment dans l’illusion. Dans l’illusion d’un cauchemar, d’un rêve éveillé. Dans l’illusion qu’il finira par la franchir, cette porte, par poser son imper sur le porte-manteau. Qu’il finira par venir se blottir sur le canapé du salon pour regarder les infos.

Ce qu’il ne fera plus jamais.
En 200 mots minimum, dites où où en est votre personnage dans la vie en 2005. Peut inclure ce qui se passe avant 2005. (enfance etc) Si votre personnage n'est pas né ou trop jeune, reportez les mots demandés sur une autre période de rp.

  Je transpire à grosses gouttes et mon cœur bat la chamade dans ma cage thoracique. La musique résonne dans mes oreilles et je pourrais sans doute m’arrêter là, ça fait presque une heure que je parcours les kilomètres qui séparent ma maison des parcs à voir aux alentours, mais je n’ai pas vraiment envie de m’arrêter. Je cours plus vite, mes foulées deviennent plus importantes et mon souffle s’épuise, lui aussi, sans doute à cause des cigarettes que je fume de temps en temps, ou à cause de la pression que je me mets à courir encore quelques mètres. Mon corps en a besoin, je le sais. Je ne parviendrai pas à fermer l’œil de la nuit si je ne cours pas jusqu’à l’épuisement, et j’ai besoin de dormir, car demain, les examens de fin d’année commencent. Je sais que la réponse, dans cette jolie lettre reçue ce matin au courrier, en provenance directe d’Oxford, pourra changer si je ne suis pas à la hauteur pour cette dernière semaine d’examens de ma vie. Je pourrais tout perdre en étant moyen – on attend de moi que je sois excellent, pire encore. Mon téléphone vibre dans ma poche, pour la cinquantième fois depuis que je suis partie, il y a presque une heure. Je ralentis sans m’arrêter et attrape l’objet de mon interruption pour regarder qui me harcèle.

Thomas.

Je soupire, et mon cœur accélère encore un peu plus sa course dans ma cage thoracique. Je sais de source sure que lui n’a rien reçu. Dexter me l’a dit, comme pour me prévenir d’un orage à venir. Je ne parle jamais à Dexter, sauf quand il s’agit d’anticiper les humeurs de Thomas. C’est comme un pacte silencieux entre nous : ne jamais nous adresser la parole sauf quand un risque se fait sentir. Thomas est un risque de chaque instant. Je lui ai dit ce matin que ma lettre à moi était positive. Je n’aurais pas dû. C’est de sa faute, ce jeu débile qui consiste à vouloir nous foutre chacun dans une université, à l’opposé l’un de l’autre, comme pour jouer du drama qui suivra notre séparation pour plus de quatre ans. Je l’ai détesté, quand j’ai su. Et il me déteste, maintenant, d’être pris avant lui.  

Quelques mois plus tôt, un lundi soir, j’avais débarqué chez lui avec l’attestation d’envoi de mon dossier pour Oxford glissé dans une jolie pochette transparente. En me voyant arriver, Madame Simmons m’avait semblé bizarre, un peu grimaçante, mais je n’avais pas relevé. J’étais monté directement, comme j’avais l’habitude de le faire, comme si j’étais chez moi. « Salut », j’avais lancé, nonchalant, en m’installant sur le lit de mon petit-ami. Il m’avait à peine salué, comme il avait parfois l’habitude de le faire, l’air de dire je suis occupé, patiente. Avoir l’attention de Thomas relevait parfois de l’honneur, et je ne faisais pas exception à la règle. Pourtant, je savais que le lien particulier qui nous unissait lui faisait ressentir les choses différemment à mon égard – et c’est sans doute la raison pour laquelle je ne m’offusquais pas. J’étais bien trop impatient pour attendre qu’il termine, cela dit, et croisais les bras sur le dessus de son lit. « Arrête de faire l’insolent, Thomas. Alors, tu l’as envoyé ce dossier ? C’était aujourd’hui, la date limite, tu sais ? » Bien sûr qu’il sait. Thomas, comme moi, est névrosé, organisé, perfectionnsite. La seule raison pour laquelle nos dossiers ne sont pas partis avant, c’est parce qu’une amélioration pouvait toujours être apportée jusqu’à la dernière seconde. Thomas prit une inspiration et referma le capuchon de son stylo plume – cadeau d’anniversaire de sa grand-mère qu’il affectionnait particulièrement parce qu’elle lui avait dit, au moment de lui donner, qu’il referait le monde avec un stylo aussi cher – qu’il abandonna sur le côté, près de son cahier. « Je n’ai pas envoyé mon dossier. » Je fronçais le nez, me redressant brutalement. « Ah bon ? Mais il est encore temps, si on paye pour un envoi rapide, il peut partir ce soir ! T’aurais dû m’appeler, Tom… » Il secoua la tête pour me faire taire et se redressa avec cet air solennel qui me rappelait mon père, parfois, ce qui n’avait rien de réellement positif, tout à fait entre nous. « Je n’ai pas envoyé mon dossier parce que je ne postule pas à Oxford. Je veux aller à Cambridge, et la date limite, c’est jeud prochain. Je voulais que tu envoies ton dossier pour ne pas t’influencer. Maintenant qu’il est parti, je ne vois plus de raison de te cacher mes plans. » Il s’approcha, comme si de rien n’était, claquant un baiser sur le coin de mes lèvres avant de me prendre la main, un sourire presque moqueur scotché aux lèvres. « On va dîner » murmura-t-il en m’entrainant avec lui pour descendre. Et moi je le suivis, incapable de répliquer quoi que ce soit, sous le choc de l’annonce, le cœur brouillon et les idées noires, n’attendant qu’une seule chose : pouvoir rentrer chez moi.

« Tu ne pars pas déjà ? » demanda-t-il en me voyant reprendre mon sac. « Si, je rentre ». Il fit la moue et me servit en prime ce regard de faiseur de leçons mécontent. « Fais pas le gamin Ozzie, on va pas aller dans la même fac et alors ? J’veux pas qu’on devienne comme ces couples niais qui font tout ensemble. Je veux qu’on soit en compétition, toi à Oxford, moi à Cambridge, on deviendra les meilleurs. Comme au lycée ! » Il s’approcha, remit mes cheveux en ordre. « Je déteste quand tu m’appelles Ozzie, » répliquais-je en secouant la tête. « T’en as pas marre, de la compétition ? Ca fait quatre ans qu’on est ensemble. La fac en droit c’est au moins cinq ans, sans compter les stages, la première collaboration et le début de carrière. C’est ça ton plan d’avenir ? Qu’on vive séparé pour les huit prochaines années, à se faire la compétition ? » Il soupira en secouant la tête, désapprobateur. « Tu comprends rien, Ozzie. T’es chiant. C’est trop tard de toute façon, pas la peine de faire une scène, Oxford c’est mort pour moi. Tu veux qu’on se sépare, t’as qu’à le dire, t’aurais pas besoin de supporter la distance. » Nous voilà repartis pour un tour, mais ce soir-là, j’avais surtout envie de rentrer chez moi sans donner suite aux élans dramaturgiques de mon petit-ami. « Bonne nuit Tom. A demain. »

Le téléphone continue de sonner. Je finis par décrocher, en m’arrêtant de courir. « Eh bah, tu te fais désirer, Ozzie. » Je serre les dents pour ne pas me montrer indélicat et m’abstiens de donner toute réponse. « La famille veut t’inviter, avec ta mère, à boire un verre ce soir pour fêter ton admission à Oxford. Elle a déjà dit oui, mais je voulais te prévenir. » Je tousse un peu – ciel comme j’ai soudainement envie de fumer, malgré l’heure de sport et mes muscles tremblants, la fatigue et tout le reste. « J’ai pas envie de célébrer », je réponds du tac au tac – comme il doit s’y attendre. « Allez, quoi ? C’était derrière nous, tout ça. Et je suis fier de toi, j’ai envie de partager cette victoire avec toi, ma famille et la tienne. » « Ma mère et ta gigantesque famille, tu veux dire ? » je demande en soupirant. « On sera là, c’est déjà organisé, de toute façon. Pas de nouvelles de Cambridge ? » « Non. Les résultats viendront plus tard. Oscar, on va survivre à ces années de fac. On a toute la vie pour s’installer ensemble, se marier, et devenir niais. On est pas à quatre ans près, okay ? » Je tousse et soupire – quelque part, il a sans doute un peu raison. Mais je déteste qu’il prenne seul ce genre de décisions en fanfaronnant comme un bienheureux après. « Okay » je réponds simplement sans ravaler ma mauvaise foi, ni ma mauvaise humeur. « A toute », je réplique en raccrochant, reprenant ma course, mais cette fois-ci jusqu’à chez moi.



─ pseudo/prénom : écrire ici. ─ âge : écrire ici. ─ fréquence de connexion : écrire ici.  ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? écrire ici. ─ inventé ou pévario ? si pévario, merci d'indiquer qui l'a posté.  ─ code : écrire ici. ─ crédits : écrire ici.


Dernière édition par Oscar M. Gordon le Mer 22 Juin - 0:03, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Sam 18 Juin - 9:24

Bienvenue parmi nous !!! Matthew quel pur choix :cute: !!! Bon courage pour la fiche !
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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Dim 19 Juin - 23:14

Merciiiii
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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Lun 20 Juin - 0:48

Reeeeeeeeeeeee Bonne chance avec ce nouveau perso cheers
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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Lun 20 Juin - 10:33

WHAT A FACE !
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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Mar 21 Juin - 20:28

(Re)bienvenue
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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Mer 22 Juin - 0:00

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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Mer 22 Juin - 0:04

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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    Mer 22 Juin - 0:13

HELLO OZZIE WHAT A FACE !
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MessageSujet: Re: OMG ∆ you only smile but in your eyes your sorrow shows    

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