it's hard telling people things about yourself, isn't it? [fabien & reese]

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MessageSujet: it's hard telling people things about yourself, isn't it? [fabien & reese]   Mer 1 Juin - 21:04


« it's hard telling people things about yourself, isn't it? »
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Le soleil de l'après-midi plombe l'appartement, ses lueurs jolies et carrées pénétrant la blancheur des lieux à travers les fenêtres du salon. Devant l'une d'elle, Fab est installé, face à son piano. Les bouts de ses doigts voguent contre le clavier, s'y meuvent avec l'agilité et la familiarité que seules plusieurs années de pratique accordent. Le voilà, jouant ce classique, personnel et artistique, que son corps entier le propulse, l'incite à faire naître d'un ballet de touches, chaque fois qu'un désastre se produit. Sa concentration est fixée sur l'instrument, sa vision perd la reconnaissance des couleurs, le noir et le blanc prenant tout leur sens. Il ne réfléchit plus, c'est cette composition qu'il connait du bout de ses doigts qui préoccupe ses mouvements impliqués. La Sonate au clair de Lune rappelle le son tumultueux des cordes qui tremblent sous le coup des marteaux. À nouveau, Fab songe à l'amour qu'il porterait à un piano à queue, mais réalise la démesure du bien. Il rêvasse aussi, rigolant, à la maladresse de ses mates fêtards, lesquels pourraient s'y heurter par inadvertance. Encore pire, pourraient-ils décider de s'y endormir, ruinant l'instrument. À cette pensée, le jeune pianiste rit, puis manque une note. Sa déconcentration, aussi courte fut-elle, l'a mené à sa perte. Voilà pourquoi Fab adore son instrument. Il est impitoyable. Une seconde d’écart se transforme en un coup de fouet au visage. Voilà pourquoi en jouer lui procure un tel engouement, une telle passion. Car le monde autour de lui s’écroule, gravite dans un néant incertain, alors que la réalité se réduit au piano et à son pianiste. Les écluses du monde réel deviennent imperméables et de leur rigidité, éclot cette intimité toute allègre, dont le jeune musicien ne saurait se passer. La guitare et ses cordes sensuelles lui font un effet similaire, surtout lorsqu’il s’élance dans des airs catalans. Ces rythmes rapides et suaves. Malgré cette tout autre dimension que lui procure la guitare acoustique, Fab ne peut nier que le piano demeure son instrument de prédilection. Il se souvient encore aujourd’hui au lycée de son professeur détestable de musique, lequel, ayant pris une aversion prononcée pour l’adolescent impertinent qu’était le jeune Hepburn, lui avait refilé la flûte traversière, sachant pertinemment qu’il était déjà à cette époque, un virtuose du piano. D’autant plus que la sélection de l’instrument n’avait pas été faite au hasard : le pauvre s’était retrouvé être le seul garçon a joué de cet instrument, s’attirant les moqueries de ses camarades, mais aussi de ses amis. Si aux premiers, Fab n’hésitait pas à répliquer avec une certaine sauvagerie, aux seconds, il se contentait de lever les yeux en l’air. Non, le fait de jouer de la flûte traversière ne fait pas de lui un travesti, avait-il dû répéter nombres et nombres de fois, exaspéré par la stupidité du commentaire. Néanmoins, s’il n’avait jamais réussi à maitriser un instrument à vent auparavant, il avait terminé l’année scolaire à la tête de sa classe, malgré tout. D’autant plus, bien qu’il ne l’avouerait jamais, pas même aujourd’hui, il s’est retrouvé à bien apprécier cet instrument lequel est dissimulé en ce moment sous son lit et qu’il sort quelques fois, lorsqu’il est certain que Reese ne le surprendra pas. Zut, songe Fab, alors qu’il vient de rater une autre note, son esprit bohémien ayant vagabondé dans sa mémoire un peu trop longtemps. Il s’y remet, sans jeter un seul coup d’œil à la partition toujours ouverte devant ses yeux. Moonlight Sonata n’a plus de secret pour le jeune homme, cette pièce, l’ayant interprété beaucoup trop souvent.

Ce jour-là, ce n’est pas sans raison qu’il interprète ce morceau. Une grande douleur le poignarde au cœur, douleur qu’il veut taire, ne pas révéler. L’avis de disparition de son meilleur ami, ou plutôt millor amic, Toni, a été signalée à Ibiza il y a quelques jours. Dans quel merdier t’es-tu fourré, Antoni? ne peut s’empêcher de songer Fab. Le Catalan et lui partagent bien des points communs, toutefois, le premier a tendance à fréquenter des gens bien peu recommandables. Pas de simples voyous ou des fêtards insouciants comme le fait le jeune blond. Non. Des criminels dangereux. Si, sous la tutelle de Fab, Toni avait évité pendant quelques années ce genre de fréquentation reprochables, le départ en solo de celui-ci pour Londres avait laissé celui-ci sans laisse dans un monde où les dangers rodent trop sournoisement.

Les pas de doigts s’enchainent et s’accélèrent, approchant les derniers mouvements, lorsque la porte de l’appartement s’ouvre. La tête de Fab se détourne afin de croiser celle de l’intruse, qu’il découvre rapidement, réalisant qu’elle n’en est pas une. Par arrogance, comme pour souligner son talent aisé, il continue d’enchainer les notes, sans même plus regarder les pianos, ses prunelles fixant la boîte que tient Reese. Cette dernière le regarde avec un air du genre, tu te fous de ma gueule? Air qui ne manque pas de le faire rigoler et perdre sa concentration, ces doigts se bousculant soudainement, mettant fin à son interprétation.

« Sonate au clair de Lune. Beethoven. Ce morceau a une valeur très sentimentale pour moi. Il m’a fait remporter un prix quand j’avais 15 ans dans un concours. C’est aussi la première pièce que j’ai interprétée sous l’effet du speed. Ces deux événements eurent toutefois lieu simultanément. »

Le souvenir le rend hilare. Fab se soulève, éteignant le piano au passage. Il se rapproche de Reese, ajoutant une précision.

« Par chance, les musiciens n’ont pas encore à faire de tests de dépistage... Je dis bien pas encore. »

Le jeune homme rigole encore plus. Il observe ce cube de carton qui gît entre les bras de sa presque colocataires, his almost flatmate, intrigué par son contenu. Depuis plusieurs mois, Reese vit en gitane en son appartement, indécision qui ne dérange pas le moins du monde Fab, mais il doit avouer qu’il s’accoutume rapidement à la compagnie de la jeune fille. Ainsi, les moments où elle retourne chez ses vieux, sont des instants assez lassants pour le garçon, lequel entrevoit le retour de son amie avec une hâte de plus en plus impatiente.

« Alors? Qui a-t-il dans cette boîte, Mademoiselle Peters? »
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MessageSujet: Re: it's hard telling people things about yourself, isn't it? [fabien & reese]   Lun 6 Juin - 16:44

Elle donna un coup de pied dans le carton pour le faire glisser sur le sol, plusieurs mètres devant elle, pour lui faire franchir les barrières de sécurité. Reese s’était glissée juste derrière un usager pour bloquer le portique, et franchir à son tour les accès pour rejoindre les quais. Elle allait quand même pas se mettre à payer les tickets de métro, alors qu’ils coûtaient un blinde, et puis quoi encore ? Ca lui était déjà arrivé de se faire courser par des contrôleurs des transports, mais elle courrait vite, elle avait réussi à les semer. En même temps, si elle fraudait, c’était pas pour son bon plaisir, c’était juste parce qu’elle avait pas les tunes au départ, ils étaient con ou quoi ? Leur amende de merde, ils pouvait se la foutre là où elle pensait, c’était pas ça qui allait l’empêcher de continuer ses méfaits de toute façon. Elle cala son carton sous le bras, après l’avoir ramassé, replaçant négligemment la chemise, style bûcheron, dont les manches avaient tenté de se barrer, pendant le passage. Y’avait pas mal de place dans la rame qu’elle attrapa in extremis, flemme d‘attendre l’autre, pour une fois que le soleil régnait en maître sur Londres, les gens préféraient se déplacer à pied. Elle se servit de la fenêtre en face d’elle, qui lui renvoyait un pale reflet d’elle un peu déformé, pour relever sa tignasse de cheveux emmêlés, en une grosse choucroute au dessus de sa tête, dégageant ses épaules. C’était pas la première fois qu’elle procédait à ce petit manège, mais Fab ne faisait jamais aucun commentaire, donc elle en avait conclu que ça ne posait pas de problème. Même si c’en était un en fait, elle en avait rien à carrer. Au début, elle venait les mains dans les poches, passer du temps dans l’appart de Fab, squattant une des chambres, puis plus souvent ensuite, elle s’était ramenée avec des trucs à laisser dans la dite pièce, de plus en plus à son image. Le seul truc qui la faisait se bouger le cul chez ses parents désormais, c’était sa playstation, l’unique lien qui l’unissait à la maison de son enfance. Preuve aussi que, même si elle allait jamais l’admettre, elle avait encore du mal à prendre son envol du cocon familial.

En même temps, elle avait trouvé le bon plan – c’était trop oppressant de rester chez elle en ce moment, et ces dernières semaines encore plus parce que sa mère la faisait de plus en plus chier, et ça n’allait pas en s’arrangeant, donc moins elle passait de temps là bas, mieux c’était. Fabien la laissait aller et venir comme elle voulait, chez lui, il lui avait même refilé un jeu de clés. Quand elle en arrivait ras le cul du coup, elle débarquait ici, et comme elle ne vivait pas officiellement là, elle avait pas un rond à aligner, pour faire genre elle était sa coloc, donc avec les putains d’emmerdes qui vont avec. Ca restait quand même chiant, parce que c’était de plus en plus casse pied de se prendre des remarques pour entendre ses parents gueuler dans le vide les rares fois où elle revenait, et les allers retours, ça allait bien cinq minutes. Comme elle n’arrivait pas à trouver de solution pour vraiment la satisfaire, elle laissait couler, songeant peut-être que la situation se débloquerait bien toute seule. Elle avait déjà prévu de pas retourner à Fulham dans l’immédiat, heureusement que Fabien avait son PC, parce que sa console allait lui manquer…

Elle plissa les yeux au moment de gagner l’extérieur, plusieurs stations de métro plus tard, et chercha dans sa boîte de fortune les lunettes de soleil qu’elle avait justement glissé dedans. Elle ne les retira pas plus en débarquant dans l’immeuble, et consentit seulement à les relever sur sa tête lorsqu’elle pénétra dans l’appartement, où elle fut accueillie par une musique peu commune. Ouais nan, c’est bon, elle voulait même pas chercher à comprendre. Les lubies bizarres restaient les lubies bizarres de Fab, comme elle avait les siennes, et tant qu’ils ne les lui brisaient pas avec, ça lui allait très bien.

- A quand une chanson à mon nom ? ricana t-elle, pas franchement gênée le moins du monde. Si on ne prenait pas les choses telles qu’elles étaient, personne ne venait vous les donner, mégalo ne lui posait alors pas franchement de problèmes.

Elle abandonna nonchalamment son carton sur le canapé, avant de se laisser tomber à côté, à son tour. Ca franchement, c’était bon. Fabien ne lui gueulait pas dessus dans les oreilles dès qu’elle posait un pied dans la pièce, en répétant qu’elle était pas capable d’en branler une. Sans viser personne, hein. Bah ouais en même temps, et alors ? Elle l’assumait complètement, et au moins, son pote blondinet l’avait compris.

- Le cœur d’une femme est un océan de secrets, théâtralisa-t-elle, en reprenant cette citation de film bien connu, l’air moqueur. Nan mais plein de trucs quoi. Une partie de son bordel, des choses dont elle avait besoin… Pourquoi, tu veux porter mes robes ? En vrai, elle avait pas forcément envie de s’attarder sur le contenu, elle habitait pas vraiment ici, en même temps elle faisait comme ci, enfin bref, c’était bizarre. Elle aimait bien venir, elle se sentait bien ici, elle avait pas envie que son pote la foute dehors. Tiens regarde. Elle farfouilla dans ses affaires, pour retrouver ce qu’elle voulait montrer à Fab. Je t’ai ramené ça.

Elle lui tendit une vieille partition toute chiffonnée, pliée et tachée de soda qu’elle avait dû imprimer, elle savait plus vraiment quand, si ce n’est un bon bout de temps. C’était les notes d’un de ses jeux préférés, The last of us. Elle avait dû vouloir essayer d’apprendre The Path à la guitare, sans succès, parce qu’elle avait pas la patience et que c’était trop dur, elle avait lâché rapidement l’affaire. Pourquoi le faire en plus, quand il y avait quelqu’un pour le faire à sa place ?

- Tu saurais la jouer ? Lier l’incompatible, c’était ce que Reese venait de faire.
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MessageSujet: Re: it's hard telling people things about yourself, isn't it? [fabien & reese]   Jeu 23 Juin - 7:23

Fab sourit bêtement, tel un chiot amusé à l’idée de la vue d’un vieil ami. De plus en plus, la présence de Reese à ses côtés lui apparait indispensable, précieuse surtout. Cette fille possède un je ne sais quoi de rassurant, d’adorable, mais par-dessous tout d’irremplaçable. De tant de manière, elle lui remémore Toni, mais aussi tous ces gens qui un jour le marquèrent de leur nature singulière et touchante, mais surtout, dont les absences le pesèrent. Cette blonde à la tignasse zigzagante a cheminé lentement mais surement sur cette route, de manière à ce qu’aujourd’hui, Fab reconnaisse l’ampleur de son attachement pour elle. Les mois passent, s’écoulent si rapidement, de manière à ce que la présence de Reese soit devenue à ces yeux comme une constante apaisante, un présent désiré. Fab sourit, sincèrement, tel qu’il n’ose le faire qu’en compagnie de ces gens qui gruge doucement son cœur et se l’approprie. Voilà ce que la Londonienne pur-sang a su faire, probablement bien malgré elle.

« Für Reese, ça sonne pas très bien, malheureusement. » lui rétorque-t-il, à la rigolade, hésitant à savoir si son amie saisira sa référence musicale, pensée qui élargit davantage son sourire déjà hilare.

Si le contenu a peu d’importance, son sens en a un tout autre. Fab fait mine de rapidement se désintéresser au sujet, apercevant l’envie précipitée de son amie de faire de même. Néanmoins, il ne peut nier que la situation entre elle et lui tient du saugrenu, ceux-ci n’ayant jamais pris la peine de clarifier leur statut. Simultanément, peut-être est-ce pour le mieux. Partager son appartement, ne serait-ce que de façon sporadique, avec Reese le comble d’une allégresse sans nom, vive et permanente. Il ne voudrait pas effrayer celle-ci en l’incitant à lui promettre une quelconque forme de fidélité, à l’appeler flatmate ou quoi que ce soit du genre. Histoire qu’elle prenne peur, que l’effroi l’envahisse, qu’elle considère l’invitation de Fab comme un ordre silencieux. Qu’elle croit que le garçon veuille amputer sa liberté. Au contraire. C’est simplement que ce manège dure depuis un certain moment, s’éternise également. Pour l’une des rares fois dans sa vie, ce jeune voyou de Montréal se sent bien, a foi en l’idée d’un possible et paisible bonheur. Beaucoup de choses semblent se régler pour le mieux, s’éveiller après un long et triste sommeil. Londres a accueilli un garçon perdu et terrifié, mais l’a épaulé dans sa détresse, a même calmé celle-ci avec brio. Reste uniquement cette crainte constante, cette paranoïa aigüe que tout ceci puisse lui être arraché violemment. La véhémence d’un tel ravissement pourrait même le tuer. L’idée seule d’une telle ablation serre la gorge de Fab, l’étouffe, mimant la sensation fatale de suffoquer. Un désastre de la sorte, après toutes les tempêtes, après les monts et les vaux désolés qu’il a dû traverser et surmonter, lui évoque l’image d’une lame tremblotante contre sa gorge, lacérant sa peau filiforme, terrorisée. Voilà une bien lourde épée de Damoclès qui se balance par-dessus Fab, dont les bruits de la danse le hantent toujours, son familier et pourtant si peu adouci malgré le temps. Son échange étudiant ne devait pas lui servir de rédemption, lui offrir quoi que ce soit. Ce devait être quelques mois de paix et d’exil, afin de retrouver un sens à tout cela. Cela étant toutes ces choses qu’il ne peut nommer, tant elles sont ineffables, tant un sens leur échappe. Pourtant, il n’y trouva pas le répit tant espéré, mais bien autre chose, une lueur bienveillante, une vigile remplie d’espoir. Don dont il n’aurait jamais souhaité l’apparition, tant celui-ci lui semblait insaisissable, voire même impensable. Pourtant, le voilà, qui sourit bêtement, tel un chiot naïf et amnésique. Tous ceux ayant vaincu leur agonie ont admiré le visage du trépas et connaissent l’étanche menace de ses crocs. Ainsi, ils saisissent qu’échapper à ces pièges résultent d’un sérieux et complètement fou désir de vivre. Fab sait qu’il ne risque pas de survivre à un nouveau séisme.

« Bien sûr ! Allez, donne-moi la partition que je t’enchaîne cela. »

Les airs dramatiques de la trame envahissent l’espace, ces mélodies ne tuant toutefois pas l’air tendre et simple. Fab est heureux, sa passion et celle de Reese s’entrelacent comme il dépose ses doigts contre les touches du clavier selon un ballet précis et rythmé. Après quelques minutes, il termine avec perfection l’interprétation du morceau, se retourne vers son amie, attendant sa critique avec un sourire paisible. La journée est belle, les rayons fatigués inondant toujours la vaste pièce, colorant leurs tignasses blondes de reflets dorés, ce qui amuse Fab. Il soulève son corps et va échouer celui-ci contre la mollesse du second canapé. Il s’y installe sans gêne, son confort étant prisé bien au-delà du respect des usages. Son cou se repose contre l’accoudoir, ses pieds se callant contre le dossier du meuble. Ses bras glissent derrière sa tête comme il observe son amie avec une certaine paix au cœur.

« Ça y est, je m’allume un pétard. » souffle-t-il, faisant apparaître de sa poche le cylindre d’herbes. Son bras se tend vers la table basse où sommeille un briquet, qu’il éveille. Le tout s’embrase, puis il en tire quelques inspirations, avant d’offrir le joint à Reese. « J’ai une idée ! On devrait jouer à un jeu ! » rajoute-t-il, enthousiaste à l’idée. « Truth or dare, tu connais? »

S’il y a bien une chose à laquelle Fab excellait lors de son passage dans les facultés de droit, c’était bien de prévoir ses mouvements avec une certaine logique. Reese et lui partageait officieusement cet appartement depuis déjà un moment. Néanmoins, si les jérémiades entre la blonde et sa mère n’ont désormais plus de secrets pour le jeune homme, celui-ci est toujours demeuré discret sur ses propres ennuis. Certainement celle-ci avait quelques questions à lui poser. D’autant plus, il avait souvent joué à ce petit jeu débile avec Toni, du temps où ils étaient colocataires et il avait rapidement remarqué comment réaliser des exploits arriérés ensemble, entremêlés de confessions subites, avait su souder leur amitié. Enfin, il demeurait tant de choses qu’il désirait savoir sur cette fille avec laquelle il souhaitait partager cet appartement de manière permanente.

« Je commence. Je choisis vérité. » précise-t-il avec clin d’œil.
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MessageSujet: Re: it's hard telling people things about yourself, isn't it? [fabien & reese]   Sam 9 Juil - 20:34

Débarquer ici l'avait apaisé. C'est clair que c'était pas son pote qui allait venir lui chercher des noises ! Fab était quelqu'un de posé, et ce petit train train lui convenait bien. Elle avait beau rester farouche, après tout ce qu'elle préférait c'était se prélasser toute la sainte journée sur son ordinateur, a défoncer d'autres joueurs à League of Legends. Elle avait dit à Fab d'ailleurs, qu'elle allait lui filer un coup de main, dans la création d'un compte, pour qu'ils puissent s'amuser ensemble. Bien qu'elle se douta qu'il y avait une référence, elle ne comprit pas, et ne releva pas la boutade. Cela ne l'a mis pas mal à l'aise, elle savait que son ami ne la jugerait pas pour si peu. Et puis sinon, qu'il le fasse. Elle n'avait bien que faire des qu'en dira t-on. Installée dans sa place confortable, elle ferma les yeux en écoutant les premières notes de cette mélodie qu'elle avait souvent écoute en boucle sur YouTube, sans être capable de s'en rassasier. Elle avait terminé le jeu plusieurs fois, testé les différents modes, et elle avait même joué à l'histoire bonus proposée. Elle se voyait déjà à la place des personnages, en train de se battre contre ces gens en pleine mutation de cette maladie incurable. Elle avait beau connaître la fin de l'histoire à chaque fois, elle avait toujours ces petites palpitations d'excitation au moment de certains passages, les vivant intensément. Elle se mit à son tour à les fredonner, et ne s'arrêta pas lorsque Fabien quitta sa place devant son piano, pour rejoindre l'autre canapé. Lorsqu'il lui annonça la suite de ses intentions, elle ne répondit pas. Ce pétard, ils allaient se le partager of course. Ce qui ne manqua pas, puisque lorsqu'elle cligna des yeux, il le lui proposait à bout de bras.

Elle s'en saisit, et tira une première fois dessus, en lui jetant un rapide regard, avant de le laisser se perdre dans la fumée qu'elle venait de recracher. Depuis cette fameuse soirée où ils s'étaient rencontrés, c'en était suivit des échanges langoureux qui n'avaient pas aboutis. Depuis, elle ne savait pas réellement où ils en étaient. Elle était ce genre de nana rapidement frustrée de ne pas pouvoir aller au bout de son entreprise. En même temps, elle n'était pas conne, et connaissait les codes. Elle savait que si elle se tapait Fabien, elle pouvait dégager de l'appartement. Et dire adieu à la magie qui les unissait depuis le début. Elle n'avait toutefois pas totalement perdu ses objectifs, sans savoir où se positionner, ce qui ne lui ressemblait pas. En temps normal, elle ne se serait pas gênée pour arriver à ses fins. Maintenant, elle avait peur d'avoir laisser passer trop de temps et qu'il soit trop tard. Ça méritait bien une autre bouffée de shit, pour laisser tout ça se décanter.

- Attends bien sûr que je connais ! Affirma t-elle avec ce petit sourire désinvolte qui lui allait si bien. C'est quand même la principale activité des 8-12 ans, mais bon, pourquoi pas, railla t-elle pour me charrier gentiment.

N'empêche que c'était dans ces moments là que les gens restaient les plus sincères. Alors que son ami lui dévoilait par quoi Il souhaitait débuter, elle n'attaque pas immédiatement, songeant à la question qu'elle allait lui poser. Comme elle le lui avait dit, ils n'avaient plus 10 ans, et certaines questions qui allaient avec l'âge n'avaient plus lieu d'être. Elle lui rendit son herbe au passage.

- Tu ne sais pas à quoi tu t'engages à jouer à ça avec moi... prévint-elle comme si elle n'allait pas lui faire de cadeau, même si elle était en train de se dire qu'elle allait commencer de façon assez soft. C'est quoi le truc le plus embarrassant qu'il te soit arrivé avec une nana ? Si elle y allait trop fort dès maintenant, il risquait de ne plus y avoir de jeu.

Elle laissa le blond tout à ses explications. C'était marrant, maintenant qu'elle y pensait, ça faisait tellement longtemps qu'elle ne s'était pas adonnée à ce jeu. En même temps c'était le genre de truc qui finissait mal. Combien de fois elle avait été le témoin d'amitiés brisées, à cause de secrets honteux qui avaient été révélés ? Elle avait tendance à trouver ça drôle, elle partait du principe que les gens ne pouvaient que s'en prendre à eux mêmes. Les chichis, c'était pas trop son kiff.

- Tu sais quoi, du coup, je vais choisir action. Ce qui constituait un avantage pour elle, c'était qu'elle n'avait peur de rien, même si du coup, elle n'avait pas franchement conscience que cela pouvait lui jouer des tours. Elle était curieuse de savoir ce que Fab allait lui proposer, et jusqu'où lui même était capable d'aller. De ce qu'elle en savait pour l'instant, elle se doutait qu'il pouvait probablement aller tout aussi loin qu'elle. Au lieu de s'en inquiéter, elle se disait que ça pouvait plutôt être drôle.

Elle se redressa, en pleine crise de prise de conscience.

- J'ai la dalle, t'as quelque chose à bouffer dans ton frigo ? Je te le dis tout de suite en bonus, je sais pas du tout cuisiner. Et je compte pas m'y mettre. Non parce qu'elle avait beau être de plus en plus ici, il ne fallait pas trop que son pote compte sur elle en parfaite petite ménagère. Sinon, il était mal barré.

Elle se leva pour aller dégoter un coca à moitié entamé à qui il ne restait que quelques bulles, et du hoummous et compagnie, de quoi faire un apéro dînatoire sur des tartines. Elle ramena ses trouvailles sur un plateau, qu'elle déposa sur la table basse du salon, et dit même l'effort de servir un verre à chacun.

- Si tu me demandes de faire le poirier et de marcher dans l'appartement, autant augmenter mes chances de gerber à cause de mon estomac plein, ricana t-elle. Au moins, elle avait toujours son sens de l'humour.
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MessageSujet: Re: it's hard telling people things about yourself, isn't it? [fabien & reese]   

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