living in the past will only fuck you up [blondie & cara]

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MessageSujet: living in the past will only fuck you up [blondie & cara]   Mar 10 Mai - 0:27


« living in the past will only fuck you up »
[blondie & cara]

« Cheers. » répond Blondie avec un sourire qu’elle veut des plus aimables. Le commis semble tout à fait indifférent. Elle ne peut le blâmer. Des jeunes filles blanches au Starbucks, il en voit à la tonne tous les jours. Blondie n’est qu’une pâle image qui s’effacera de sa mémoire d’ici, quelques heures tout au plus? Son visage manque d’importance. Voilà quelque chose qui la trouble énormément. Son sourire s’évanouit, alors qu’elle dégage de la file afin de s’installer sur une chaise. La Suédoise dépose son verre contre le bois de la table et y appuie ses coudes, plongeant ses yeux dans les paumes de ses mains. Respire, songe-t-elle. L’air pénètre ses poumons, puis s’en éloigne. Soudainement, elle se sent mieux. La crise d’angoisse est évitée.

Blondie décide de se détendre. Son sourire lui revient graduellement, l’idée d’une journée calme à lire son bouquin l’enivre. Même Londres est calme aujourd’hui. De son sac, elle extirpe le livre qu’elle a entamé la veille, une romance débile, mais qui lui réchauffe le cœur, l’apaise. Tout en dégustant la saveur fruitée de sa boisson, Blondie dévore avec avidité les mots d’un auteur qu’elle apprécie. Plus encore, elle entame un exercice prononcé afin de saisir les enjeux, les dilemmes des personnages. Elle s’identifie à chacun d’eux. Du temps où elle interprétait Liesel sur le West End, elle se remémore une nuit pendant laquelle elle s’est réveillée en sursaut, après avoir rêvé à un grand autodafé. Au fond, aujourd’hui même, gobant ce bouquin aux pages fragiles, Blondie a toujours beaucoup en commun avec ce personnage de son enfance.

Le roman se termine avec de jolis mots bien entrelacés. Une tendre allégresse envahit Blondie, alors qu’elle quitte le commerce, dévalant la rue sous les yeux tendres des nuages. Un sourire sincère vole contre ses lèvres, alors qu’elle trottine contre le béton de la rue. Si seulement Cassie pouvait la voir. Serait-elle fière? Blondie l’est assurément. La voilà, dansant à même le sol de Londres, tournant sur elle-même, sautillant vers un inconnu qui ne l’effraie pas. Traversant un parc, elle est bercée par les cris de joie des gamins, les théories de trahison à la tag, ou encore les poursuites lors de parties de cache-cache ayant dégénérée. Amusée par ce délire enfantin, elle prend place sur un banc face à une mare, s’y allonge même. Le moment est parfait, si parfait. Cette courte sieste, cette interruption du jour juste pour elle la fait sentir allègre, importante et unique. Tel un portrait rococo, ce début d’après-midi est frivole, tendre et bleuté. Derrière ces lunettes de soleil, le monde prend des temps pastelles que Blondie se permet d’apprécier. Ce genre d’instants, précieux, vifs et gais donnent un sens à son retour à Londres. Ses dents brillent sous l’éclat de son sourire, le scintillement de sa joie. Depuis près d’une demi-heure, observe-t-elle la valse des nuages qui viennent, qui passent. Pourquoi payer pour aller à l’opéra, alors que des spectacles d’une telle splendeur sont gratuits? Tout ce qui lui manque, en ce moment précis, est un groupe d’amis, une bande avec laquelle s’éclater. Cassie est irrécupérable, commence-t-elle à croire. Qui lui reste-t-il? Certainement pas ces premiers amours en Suède, Hilding, si attentionné, si calme et protecteur, et Majken, sa déesse scandinave, à la fois guerrière et magicienne. Non. Ces gens, tout comme ceux qui les ont précédés demeurent dans son passé, lequel, Blondie ne peut se permettre de déterrer. En ce moment, elle est heureuse. Complètement. Ce matin, elle a même repoussé une crise d’anxiété. Sa mélancolie à Reykjavik lui a fait réaliser que le temps était venu pour elle de vivre, enfin. Sans peur, sans crainte, sans regrets. La solution n’était pas de danser toute la nuit au beau milieu de l’Atlantique, puis de confronter les vagues sous le soleil d’Islande. Londres, la reprise de ses études en psychologie, des amis sans trouble, voilà les clefs de sa nouvelle vie.

Bien reposée, Blondie se rend dans un coin reculé du parc, s’allume un pétard. Un sourire béat flotte contre son regard, alors qu’elle danse au rythme d’une musique qu’elle seule entend. Elle commence à rire même. Rire de ses peurs. Comme si celles-ci n’avaient jamais existées. Ses orteils pressent les restes du pétard contre le sol afin d’éteindre ses feux, alors que l’exploration de Blondie se poursuit. Elle est à la recherche d’une librairie, désirant trouver un nouveau bouquin à se mettre sous la dent. Au détour de quelques coins de rues, une friperie apparait et la jeune Suédoise n’hésite pas une seconde avant d’y pénétrer. Il y a toujours des bibelots en tout genre dans ce genre de boutiques, dont les romans les plus inusités, ceux-là même dont elle raffole le plus. Ici et là, dans le désordre typique des friperies, reposent des bouquins en tout genre. Encyclopédies, essais et, évidemment romans. Son nez plonge entre les reliures des pages ridées, sentant avec bonheur leur parfum particulier. Blondie se sent telle une princesse dans une histoire des plus romanesques. Un héros ou une héroïne pourrait débarquer à tout moment et l’entraîner dans une aventure des plus inutiles, mais des plus sincères.

Son regard égaré regarde tous azimuts à la recherche d’une gemme de papiers et d’encre, mais c’est sa réflexion qu’il croise. Sou sourire qui éblouit la glace. Blondie en profite pour replacer sa chevelure blonde, épaisse et belle. Les mèches glissant devant ses yeux sont dégagées. La jeune femme se trouve jolie, charmante, douce. Dans sa timidité, dans sa pureté et même dans sa folie, elle resplendit dans ces moments d’allégresse. À ce moment précis, songe-t-elle, rien ne saurait abimer cette réflexion.

Puis, dans le coin supérieur gauche du miroir, elle apparait. Blondie la reconnait sur le coup, ayant vu son visage changer au cours des années, dans des vitrines, sur les couvertures des magazines, et, évidemment, à la télévision et au grand écran. Son amie d’une ancienne vie, Cara Gallagher. Que faire? La panique est furtive et subite, tant que la Suédoise laisse tomber le bouquin qu’elle vient de renifler. Se jetant presque contre le sol, elle le récupère et le dépose sur une pile, laquelle s’empresse de vaciller. La discrétion est dorénavant impossible, sa maladresse ayant même renversé une collection des écrits de Sartre. Blondie se contente de se repencher, afin de redéposer les livres contre la table basse où ils reposaient, et espérer que Cara ne l’aperçoive pas. Car si tel était le cas... Que pourrait-elle bien lui dire?
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MessageSujet: Re: living in the past will only fuck you up [blondie & cara]   Jeu 2 Juin - 17:24

Face à l’épreuve de la rue, ma féminité se retrouvait toujours dans une posture délicate à exercer. Une jolie robe printanière, des cheveux soignés dont les boucles chocolats retombaient souplement sur les épaules, des compensés confortables, pour pouvoir trottiner sur les trottoirs. Rendre son corps attirant, plaisant, désirable, c’était ce que souhaitait toute femme qui recherchait à porter le regard sur elle. Je n’échappais pas à ce fait avéré, pourtant il y avait un problème : ma notoriété. Mes traits ne restaient indifférents pour personne, c’était ce que j’avais souhaité, lorsque j’avais décroché ce rôle, le rôle de ma vie, ce lui qui avait propulsé ma carrière, sur des chemins auxquels j’avais simplement rêvé, sans jamais pour autant vraiment y croire. L’insouciance des balades en extérieur s’était envolée, pour laisser la place à des petits attroupements curieux, les gens partagés entre l’envie de venir me parler, mais la volonté de garder des distances, face à l’extra terrestre que j’étais sûrement à leurs yeux. Des escapades n’étaient pas impossibles, mais demandaient un autre accoutrement, histoire e ne pas attirer l’attention. Casquette élimée et décolorée sur la tête, tennis confortables et passe partout, vêtement mal taillés et sobres, c’est clair qu’on était loin des strass et des paillettes des soirées mondaines.

Je n’en avais que plus le plaisir des ballades en solitaire dans la ville. J’avais envie de sourire, à chaque fois que je me disais que je vivais cette double identité, et que la population londonienne, occupée par ses propres tracas, n’avait que faire, d’arrêter son regard sur moi. La liberté retrouvée, j’avais toutes les cartes en main, pour faire de cette après midi, une bonne après midi. Se faisant, je fredonnai la dernière chanson de Birdy que j’avais en tête, m’attardant sur les vitrines colorées, qui regorgeaient d’objets qui avaient envie d’être achetés. Je m’enfonçai dans une rue, un peu plus petite, un peu plus biscornue que les autres, dans laquelle papa m’avait fait découvrir mille et une boutiques originales et étranges quand j’étais petite. Le genre dont on ignore l’existence, si on ne les connaît pas, où qu’on ne les découvre pas par hasard. C’était aussi celles qui regorgeaient de merveilles en tout genre, de bricoles oubliés, et d’imaginaire sollicité. J’appréciais l’idée de faire partie des ces privilégiés ayant connaissance de ces lieux magiques, et qui restaient jalousement gardés. La face cachée de Londres était tout aussi agréable, si ce n’est plus que les grandes allées commerçantes, surchargées de monde.

J’accédai finalement à une petite friperie, à la devanture originale, frappée dans le bois. Je ne chinais pas forcément souvent – c’était une activité qui était rapidement fatigante, mais lorsque les trouvailles étaient faites, c’était souvent des perles rares qu’on finissait par dénicher. Je ne gardais pas forcément les meilleurs souvenirs, des moments où j’arpentais ces boutiques avec mon père et sa femme de l’époque. J’avais souvent été seule ensuite, la plupart du temps, mais nous l’avions parfois fait à deux aussi, avec Gaby, toujours enthousiasmée à la perspective de découvrir des trésors. Pénétrer dans ces endroits partagés me fit un drôle d’effet, mais à la place me forçait à me concentrer sur des objets ou livres, en le prenant dans mes mains, les palpant, avant de les reposer sur les étalages. C’était difficile pour le regard de s’arrêter sur quelque chose de précis, sollicité par chaque nouveau coin regorgeant de surprise. Le magasin restait petit, étouffant, les ustensiles multiples et hétéroclites se côtoyant, sans avoir aucun lien entre eux. Ceux là même qui, je trouvais, possédaient une âme, une histoire, avec un passé, un présent en ces lieux, et évidemment un futur, avec les potentiels acheteurs. Le folklore qui régnaient tout autour d’eux rendaient l’ambiance à la fois pesante et énigmatique. Pas de doutes, foules de secrets étaient entreposés ici, et il aurait été prétentieux de prétendre les découvrir. Oter ma casquette ne poserait pas de problème ici. Personne ne s’attendait sûrement à rencontrer Cara Gallagher dans le pâté de maison.

Un fracas sourd dans l’espace restreint, firent se tourner plusieurs têtes, dont la mienne. J’eus du mal à identifier l’origine du bruit, dans un premier temps, absent de mon champ de vision, malgré des yeux plissés qui les rendaient plus bridés, pour satisfaire ma curiosité. Des mèches blondes entremêlées dépassèrent bientôt de la surface, mais une silhouette me passant devant suffit à me distraire, pour reposer mes désirs sur un livre, abandonné sur la table, juste devant moi. C’est en le reposant, après avoir lu la quatrième de couverture que ces traits paniqués, et plus émaciés encore qu’il y avait plusieurs années m’interpellèrent, parce qu’en dehors de ça, ils n’avaient pas vraiment changé. Blenda portait toujours ce même minois tourmenté et inquiet, le rendant reconnaissable entre tous comme une cicatrice qu’on exhibe. Sauf que dans son cas, il y avait probablement moyen, et c’était même sûr, que ce n soit pas volontaire. Moi qui cherchais l’anonymat, j’allais finalement le faire disparaître, face à cette rencontre fortuite.  

- Hey Blenda ? It’s amazing, you’re the last person I thought meet in this place ! A part Gaby ou mon père, personne en fait, finalement. I like to come here sometimes, it’s timeless, like in the fairy tales.

Etait-elle la même personne qu’elle était, comme la première fois que je l’avais rencontré ?  Ces moments, cette moi d’avant me paraissaient tellement lointains Blenda avait probablement rencontré plusieurs étapes qui faisaient la femme qu’elle était aujourd’hui. J’avais connu ses travers, qui n’étaient pas des plus heureux. Ces personnes que nous avions si bien connues, devenaient avant tout des inconnus, lorsqu’on les avait perdu de vu pendant si longtemps.

- You found nice stuffs ? Plus que tout nos choix révélaient nos identités, nos états d’esprits. Une habile façon de savoir, ou au moins de peut être deviner ce que Blenda avait derrière la tête. J’accompagnais ma question d’un sourire assez doux, la chaleur des rangées nous enveloppant dans l’univers mystique de l’échoppe. Plus que tout Blenda semblait elle aussi appartenir à cet endroit.
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MessageSujet: Re: living in the past will only fuck you up [blondie & cara]   Mar 21 Juin - 0:44

Être seule dans une ville telle que Londres, énorme et pleine de mystères, n’est pas un simple défi. Blondie a souvent recours à son instinct, se sentant souvent davantage animale. Le va et vient de la capitale, la manière dont les véhicules rôdent constamment, rugissant à travers leurs klaxons, mais aussi les autres prédateurs, humains, toujours à l’affût dans la zizanie londonienne. La solitude commence à peser lourd sur son esprit, elle s’ennuie des nuits sans lendemain de Reykjavik, l’insouciance de son aphrodisie. Son retour dans la métropole, aussi incertain au départ l’était-il, a su la faire vieillir. Elle ne pourrait pas retourner au milieu de l’Atlantique, parmi les geysers et les glaciers, à oublier l’existence du monde et la rotation de la Terre, mais surtout à s’oublier. Son amnésie s’est guérie d’elle-même, s’il est possible de parler de guérison dans son cas. Sa souffrance a pourtant débuté lors de cette guérison. Néanmoins, son trouble ne s’était jamais éteint. Malgré la danse, la baise, la drogue. Encore et toujours troublée se découvre-t-elle à chaque matin, le visage déformée par la glace, l’esprit enrhumé et meurtri. Il aurait suffi d’un jour, d’une minute, d’un instant pendant lequel elle se serait sentie bien, normale et allègre, afin qu’elle saisisse cette gemme qu’elle convoite, ce bonheur auquel elle aspire. Malgré le caractère éphémère de ce moment, elle demeure à ce jour certaine qu’elle pourrait par la suite comprendre ses maux et remédier à ceux-ci. Si seulement elle rencontrait son démon.

Cara l’a découverte, parmi les monticules de vidéocassettes, de livres, de vêtements. Si l’esprit de Blondie désire tomber dans l’effroi, dans la panique, la jeune Suédoise réalise que vaincre ces démons signifie parfois les amadouer. Si son cœur demeure résistant, craintif, une discussion toute en politesse et en surface ne mérite pas tant de terreur de sa part et ne l’engage à rien. Croiser l’actrice dans une friperie méconnue était imprévisible, un doux quiproquo du destin. Si elle insiste pour que son retour à Londres ne soit pas synonyme de retour dans le temps, si elle tient plus que tout à éviter de remuer ce passé enfoui pour une raison, soit la douleur qu’il éveille en la pauvre blonde, rien ne l’empêche, rien ne la prévient de profiter de l’exercice afin de se montrer amicale avec cette vieille amie.

« Hello Cara. It’s been such a long time, wow. You’re really beautiful now. I mean, you already were, but now you’re even more beautiful. Yeah, it’s my first time here, but yeah, it has a lot of charm ! »

Soudainement, Blondie se fixe un objectif, comme elle le fait régulièrement ces temps-ci, afin de ne pas perdre la tête. Des défis, petits ou gros, prévus ou spontanés, qui la convainquent que sa vie possède un sens, un but. Une fois, elle a fait le tour complet de Hyde Park à la course, sans arrêt, seulement pour se prouver qu’elle existait. Parfois, le défi consiste simplement de quitter son lit de fortune afin d’aller se cuisiner un sandwich, afin de ne pas mourir de faim. Ou encore, de sortir dans un bar le soir, de manière à voir si un garçon ou une fille l’abordera. Dans l’attente de dénicher un emploi, de se trouver des amis, d’avoir envie de baiser à nouveau, voilà ce qui lui donne une raison de vivre, qui alimente son instinct de survie, lequel laisse à désirer, peut-être amenuisé par la chaleur de l’été?

« Actually, no. I was thinking of buying a new book, something quite cheerful and fascinating, a never-ending story about sorrowful heroes, you see the type? Sadly, haven’t found anything yet. My eye was also searching for some kind of like a piece of clothing, you know, something maybe kinda vintage or something... I don’t know, you always find treasures in places like this, so, I was hoping to do so. »

L’effet du cannabis se propage lentement, mais surement dans ton son corps, envahissant son sourire, la plongeant dans un doux état, une sérénité méritée et attendue. Sous les élans de la plante, Blondie se sent plus légère, mais aussi enivrée par l’envie de parler, comme ses maigres contacts ces derniers temps sont avec des caissiers, des baristas, des pervers dans les bars et Cassie qui l’engueule de leur appartement à Reykjavik. Ses soucis ne l’effraient plus, elle ne craint pas sombrer dans son passé. Et trouve même légèrement réconfortant de recroiser Cara dans un Londres aussi dense, aussi vif. Cela adoucie l’image de la métropole britannique.

« Between, it’s Blondie now. It’s like, really important, ‘cause Blondie is like, the new me, while Blenda is the old me, someone I don’t really know anymore... »

Elle sourit, fière de son commentaire, fière de sa personne. Après tout, voilà l’intention qui habitait son désir de délaisser son prénom, lorsqu’elle quitta Londres pour Stockholm. Réinitialiser sa personne, ses défauts et ses qualités. Ainsi, malgré toutes les souffrances vécues en cours de route, malgré Hilding et Majken, celles-ci lui semblent au moins sincères et vraies. Blenda était une héroïne construite de toute pièce, issue d’une légende n’ayant rien à voir avec Blondie. La nouvelle elle, version améliorée de l’ancienne elle.

« What about you? Weren,t you in New York or L.A. ? Since when are you back in London? »

Blondie sourit. Elle doit l’admettre, apprendre les péripéties que Cara a traversé depuis leur séparation il y a de cela plus de dix ans l’intéresse énormément. Si elle-même a méprisé cette existence, les soucis de la célébrité et du monde des arts, le show-business tel qu’ils se prénomment, être mise au courant des dernières nouveautés dans la vie de l’actrice sait l’intriguer. Elle-même désire mettre à jour son ancienne amie sur les aléas de sa vie, les stupidités qu’elle a commises, les erreurs qu’elle a regrettées, les larmes qu’elle a versées. Toutes ces choses réalisées dans l’ombre, sans reconnaissance, sauf peut-être quelques aventures avec Cassie qui firent la manchette de journaux locaux en Floride. Blondie a beaucoup d’espoir pour sa nouvelle vie, cette nouvelle reprise de son existence. Peut-être cette rencontre fortuite et éphémère ne sera que bénéfique pour elle, après tout.
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MessageSujet: Re: living in the past will only fuck you up [blondie & cara]   Sam 16 Juil - 14:59

Blenda ressemblait à une beauté sauvage, difficile à amadouer. Ses cheveux emmêlés, qui encadraient son visage, reflétait bien son attitude aussi fougueuse qu’apeurée. A l’époque, comme moi, elle cherchait désespérément à trouver sa place dans ce monde décidé à ne lui réserver aucun moule dans lequel se fondre. Nos problèmes, nos angoisses étaient différentes, le résultat demeurait le même malgré tout. Cette compréhension mutuelle avait forgé notre amitié. Etait-ce toujours son cas aujourd’hui ? Je réalisai à quel point le temps s’était écoulé, et surtout, qu’on ne le rattrape pas. Comme il est également si facile de laisser les gens entrer dans nos vies, mais aussi de les laisser disparaître. Blenda, c’était cette personnalité aussi inaccessible que le vent, se laissant porter par différents maux. Vif et glacial, furieux comme la tempête, doux comme la brise, un soir d’été. Oui, c’était définitivement elle. Une Blenda pouvait en cacher une autre, et c’était ce qui la rendait aussi déstabilisante.  

Je m’effaçai du passage, pour laisser passer une cliente dans le rayon. Les allées étaient étroites dans la boutique, déjà surchargée. Je me positionnai légèrement à l’écart, proposant à Blenda de faire de même, dans un accord tacite, pour éviter d’être gênées, et d’importuner les autres personnes dans leurs trouvailles.

- It’s the issue, in a place like there. It’s a full box of secrets, and you need the keys for open it. I can help you, if you want ! proposai-je, après qu’elle m’ait évoqué le centre de ses recherches. There is an other store next to this one. He looks a little creepy, but you can find a lot of wonderful pieces !

Moi même, j’étais étonnée d’avoir emmagasiné autant de souvenirs. Je me rappelai même ne pas trop aimé ce magasin, quand j’étais petite, parce qu’il y faisait très sombre, et qu’il sentait le vieux.

- About the book, you need to ask the owner, I’m sure he knows all the titles he sells. I have an idea, but I’m not sure he has it. Wait here, I’ll see that. Joignant le geste à la parole, je partis à la recherche du gérant, que je retrouvais, vouté vers l’un des étalages. Après avoir expliqué ce que je cherchais, il me gratifia d’un petit sourire, me demanda de l’accompagner à la rangée suivante, pour me dégoter le livre. There, dis-je en tendant le livre à Blenda, après l’avoir retrouvé. I hoped to become like the hero when I was 15.

Je la laissai se faire un premier avis. Il n’y avait qu’en lisant qu’elle pourrait vraiment savoir, mais j’étais bien placée pour savoir que l’intuition entrait également beaucoup en jeu, dans le choix d’un livre.

- Oh. Oh, okay, it’s nice, souris-je lorsque Blenda, pardon, Blondie, m’expliqua se faire nommer autrement désormais. Mes pensées n’étaient donc pas infondées. C’était étrange, car j’avais l’impression de me retrouver devant une autre personne, et pourtant, je n’en étais qu’à moitié étonnée. Clairement, elle attisait les curiosités. And you like her ?

Je me rappelais très bien la souffrance qu’elle avait à l’époque, d’être incomprise, alors qu’elle était en perpétuelle lutte avec ses démons. Pour avoir voulu être de son côté, j’avais compris très tardivement, surement parce que c’était ce qu’il m’arrivait aussi, à un autre degré, que c’était elle qui avait la solution, même si son entourage était un soutien important, pour l’aider à y parvenir. Grâce à papa, Tamsin, Gaby aussi, quoi qu’on en dise, j’avais eu beaucoup de chance. Je savais que pour mon amie, déjà à ce moment là, c’était plus compliqué.

- Well, it was the mess, and then I quit it, and I felt London for L.A. It was so amazing, you know, this city is so whaou ! I met new people, new friends too. It was for job in a first place, but it was an incredible adventure, a new start without prejudice about me. They were open minded, and it worked, lui expliquai-je en omettant certains détails. Nous étions en train de quitter la boutique, pour rejoindre l’autre. Sentimentalement parlant, ça avait été un désastre en mon père, et Gaby aussi, mais on ne pouvait pas m’en vouloir non plus de souhaiter retenir les bons moments. But London is my home, so I’m here for now.

Je passai les cintres en revue, dans le magasin de vêtements, qui regorgeaient de pièces vintage, et qui seraient susceptibles de plaire à Blondie. Je lui montrai une jolie robe, longueur midi, qui faisait ressortir ses yeux, tout en gardant sa candeur, avec une allure de femme.

- Please, try it, I’m sure you look like beautiful in that dress. You look great anyway. So, how are you ? demandai-je tout sourire, parce que je voulais qu’elle me raconte plus de choses que les premiers détails qu’elle m’avait livrés.
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