Hey baby, who the fuck do you think I am?

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MessageSujet: Hey baby, who the fuck do you think I am?   Ven 6 Mai - 16:55

Confortablement assise devant le miroir de ma coiffeuse, je passe un doigt sur mes lèvres, m'assurant que la teinte rouge ne bouge pas. Parce que des cosmétiques waterproof, longue durée, tenue 24h, j'en ai vu défilé, mais des produits véritablement efficaces, tout de suite, c'est plus rare. Il semblerait que la petite fortune investit dans celui-ci vaille la peine néanmoins et je souris donc à mon reflet avec satisfaction. Mes cheveux légèrement ondulés cascadent sur mon épaule et mon teint de porcelaine aura l'air encore plus parfait dans la lumière tamisée de ma salle de travail. Mon client du jour n'est pas de ceux spécialement soucieux de la qualité de mon mascara, mais je n'en fais pas moins l'effort. Je suis professionnelle après tout. Et si je venais à me laisser aller, nul doute qu'une gamine maigrichonne des pays de l'est serait là pour me piquer la place. La concurrence est rude, mais j'ai à mon avantage une certaine expérience et une imagination qui n'a encore rencontré aucun obstacle. Sans compter ma plastique parfaite et ce petit air de mystère dont les gens qui font appel à mes services raffolent. Ils adorent se faire des films, se dire que je suis en vérité une lady désoeuvrée, une gosse de riches aux penchants lubriques qu'eux seuls peuvent satisfaire. Je me complais dans cette dynamique, affectant un accent qui n'a rien à voir avec mon phrasé naturel, adoptant un port de tête altier, un maintien royal. Cela fonctionne plutôt bien, j'impressionne, j'intimide, je séduis. Mais je sais aussi me plier à leurs désirs, leur donner l'impression qu'ils ont le pouvoir, qu'ils contrôlent tout. Etonnamment, peu le veulent vraiment, me cédant volontiers la place de maître. Un sourire carnassier éclaire mon visage et je finis par quitter ma chambre à coucher pour me tourner vers celle que je réserve à mes activités professionnelles. Je préfère ne pas tout mélanger, dont shit where you eat, as they say.

Les draps de soie, d'une douce couleur crème qui fleurent bon la neutralité et fonctionne sous tous les éclairages, sont parfaitement tirés et rien ne semble manquer. Il y a du matériel à disposition dans les tables de chevet, du champagne sur la table basse. J'enfile donc un léger peignoir de satin, qui ne couvrent pas vraiment mon bustier et mon porte-jarretelle, mais sert plutôt à les complimenter. Bien entendu, monsieur ne sera pas à l'heure. Elliot Barckley est un client quelque peu particulier. D'abord, son attaché de presse m'a fait signer un contrat de confidentialité. Ce n'est pas si rare, mais c'est généralement le client qui fait la démarche, pas ses sous-fifres. Ensuite, il n'est pas rare qu'il soit passablement défoncé quand il me rend visite. Je suis comme tout le monde, je n'ai rien contre un petit peu de coke pour se mettre d'aplomb, mais j'ai mieux à faire que m'injecter des conneries et fixer le plafond. Je dois avouer qu'il ne manque pas d'endurance et d'aplomb, dans ses bons jours et qu'il sait pimenter nos séances. Mais il fait malheureusement partie de ces gens qui ne comprennent pas qu'une fois qu'ils ont quitté ma charmante maison, je ne suis plus à eux. Il m'a appelée à des horaires ridicules - qui essaie de faire venir une prostituée à 7h du matin? - me croyant parfaitement soumise à sa volonté, comme le reste de son entourage je présume. Mal lui en a pris.

Je ne sais pas exactement pourquoi j'ai accepté qu'il revienne. Je devrais couper les ponts avec cet individu, me concentrer sur des clients plus stables, plus réguliers et enclins à me payer des bonus conséquents pour des faveurs qui, en vérité, me font plaisir. Mais je suppose que je lui suis redevable. En soi, j'ai largement épongé ma dette et me fiche un peu de ce qu'il pourrait aller raconter sur mon compte. A croire que j'ai des principes. Ou que je cherche à lui rendre la monnaie de sa pièce, confidentialité ou non. C'est plus probable. Son image n'est déjà pas terrible dans la presse et même si ça me coûterait cher en avocat, je suis à peu près certaine qu'il y perdrait plus que moi, si je venais à rendre publique certaines de ses activités. Ou de ses penchants. Mais nous n'en sommes pas là et je suis dans l'optique de profiter de sa compagnie. Tant qu'il ne s'emballe pas trop et ne me fait pas perdre mon temps.

La sonnette retentit et j'avale une gorgée de champagne avant de m'avancer dans le couloir pour lui ouvrir. Toutes les autres portes - salon, cuisine - sont soigneusement fermées et il n'aura accès qu'à la salle de bain du rez-de-chaussée, par la chambre. Je lui offre un sourire en coin et une voix suave. « Bonsoir cher ami. Entre, je t'en prie, tu connais le chemin. » Je le suis, puis m'installe sur la banquette, ma coupe à la main. Je désigne la porte à côté du grand lit et ajoute « Et tu connais la procédure. » J'ai suffisamment donné dans les affaires un peu sordides, maintenant que je peux m'assurer de l'hygiène de mes clients et ma sécurité, je n'y manque pas. Douche et préservatifs obligatoires, c'est la moindre des choses. « Tu pourras réfléchir un peu à ce que tu aimerais faire comme ça. » Ma main se pose négligemment contre ma poitrine et je ponctue ma phrase d'un léger soupir et d'un regard langoureux. Ca ne rate jamais.
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MessageSujet: Re: Hey baby, who the fuck do you think I am?   Sam 21 Mai - 11:20

« Ici Chanel +, en direct des coulisses de l’O2 Academy Brixton, nous recevons aujourd’hui Elliot Barckley, qui va monter sur scène devant une salle qui affiche complet ce soir ! Monsieur Barckley, vous étiez encore un illustre inconnu l’année dernière mais depuis cet été vous déchainez les foules. Qu’est-ce que la célébrité a changé pour vous ?
- J’ai mon propre appart.
- Hum bien, alors vous allez défendre votre album Arcady, mais vous ne pensez pas que douze titres c’est peu pour jouer dans une si grande salle ?
- Il y en a treize. Vous auriez pu essayer de vous le procurer avant de venir. C’est écrit sur la pochette.
- Enfin douze, treize titres, c’est pareil, Monsieur Barckley ! Ça fait très peu pour une tournée aussi vaste !
- Aller poser la question aux 5 000 personnes qui ont pris leur place pour ce soir, et à tous ceux qui sont venus au reste de la tournée. Vous leur expliquerez qu’ils sont de sacrés crétins de payer pour ça.
- Ce n’est pas ce que j’ai dit. D’ailleurs, vous êtes en tournée dans tout le pays, mais quand pourrons-nous enfin acheter votre prochain album ?
- Ah parce que vous essayez de faire croire que vous l’achèterez celui-là ?
- Monsieur Barckley, je suis journaliste pas une de vos fans, je fais mon métier je vous signale. Vous pouvez répondre aux questions sérieusement ?
- Eh mais c’est la question la plus intéressante que vous m’ayez posée jusqu’à maintenant !
- Bon, vous refusez quasiment toutes les interviews et passages télévisés, est-ce pour créer une forme de bulle mystérieuse autour de votre personnage ?
- Non, c’est juste parce que les journalistes sont des incapables qui ne connaissent de moi que le début de ma page Wikipédia. Les rencontrer m’emmerde.
- Ce n’est vraiment pas classe de votre part ... On aurait pu la boucler en cinq minutes cette fichue interview si vous mettiez un peu de bonne volonté.
- Eh bien vous couperez ma réponse au montage, comme tout le reste. Une autre question de merde ou c’est fini ?
- Une photo de vous en train de vous injecter des stupéfiants a fait la Une du Sun, un commentaire ?
- Va te faire foutre, connasse. »


Sa vie avait toujours était une spirale infernale, confuse, mais depuis que son visage était familier d’un bon nombre d’européens, elle tournait plus rapidement en agitant des éléments de plus en plus nombreux et complexes. En peu de temps, il avait appris à jongler avec la scène, les autographes, les interviews, les studios d’enregistrement, les photoshoots, les labels, les paparazzis et les soirées branchées. Puis toute cette rengaine bien huilée avait fini par l’emmerder et il s’était plongé à corps perdu dans un quotidien bancal, partagé entre la drogue, le sexe et quelques bains de foules. Son comportement avait valu à son manager de développer une calvitie précaire et à ses musiciens de tirer sur des joints plus vite que Lucky Luke. Mis à part ça, ils étaient tous riches et célèbres, et les quelques frasques du junkie en devenir n’avaient pas encore altérer la passion du public, qui écumait bien au contraire les kiosques à journaux pour se délecter avec un plaisir malsain de sa dernière connerie en date.
Bien trop absorbé par ce rythme décousu, le musicien prodige ne se donnait plus la peine d’écrire de nouveaux titres ou de répéter les anciens. Tout ce qui l’importait désormais était son plaisir.

Il quitta la scène mythique londonienne après un dernier salut, son torse nu couvert d’une pellicule de sueur et de traces sanglantes, laissées par les ongles des visages dans l’ombre du premier rang lors de son plongeon de l’estrade. Ses cheveux sombres semblaient avoir été passés sous un jet d’eau. A peine rentré dans sa loge, alors que son manager le suivait à la trace pour qu’il aille prendre une douche et signer quelques autographes, il se déshabilla entièrement sans suivre une seule des instructions. Il enfila à la hâte une chemise blanche, presque propre, un boxer, bien trop coûteux, un jean ébène, partiellement troué, et un chapeau tout aussi sombre. Il attrapa son blouson en cuir en repoussant le type un peu boudiné qu’il rémunérait gracieusement pour rattraper ses trop nombreuses conneries et s’échappa par la porte de derrière. Heureusement, peu de fans étaient déjà rassemblés, et il réussit à gagner son véhicule en ne délivrant que quelques gribouillis sur des places de concert, des baisers à la volée à des garçons et filles probablement non majeurs et en cédant au hasard le reste des bouteilles d’alcool qu’il lui restait dans sa loge.
Confortablement installé derrière ses vitres teintées, il reprit son souffle en se roulant un bâton de cannabis. Il le glissa à ses lèvres, sans omettre d’en proposer à son chauffeur, qui refusa à sa plus grande surprise. Il laissa son regard sombre divaguer sur la ville en pleine ébullition nocturne. Sa vue troublée par l’éthanol et les substances illicites paraient chaque source de lumière d’un halo merveilleux, qui se reflétaient comme des arc-en-ciel sur sa rétine.
Putain, qu’est-ce qu’il avait hâte de baiser. Peut-être que cette phrase s’était échappée de ses pensées pour franchir la barrière de ses lèvres. Mais le conducteur de sa Jaguar, trop professionnel, n’osa pas la relever. Tout comme il n’exprimait jamais son mécontentement face à l’absence de douche de son client après ses spectacles, que même l’odeur des joints peinait à masquer. Une fois seul, il lui fallait ouvrir les fenêtres un bon moment pour retrouver le doux parfum de menthe qu’il affectionnait temps, diffusé par une peluche en forme d’ours qu’il cachait honteusement dans la boite à gants.

Le moteur de la voiture se fit silencieux devant une bâtisse du nord de la capitale. Le rocker, très occupé à traiter sa pseudo petite amie, trop belle et trop célèbre, de tous les noms d’oiseaux qu’il connaissait, ne reconnut pas immédiatement les lieux. Ce ne fut que lorsque le feu de signalisation au coin de la rue passa pour la quatrième fois au vert qu’il décolla le portable de sa joue pour ordonner au chauffeur avec agacement un « Mais avance putain ! » dédaigneux, auquel l’homme respectable à l’avant répliqua d’un poli « Nous sommes arrivés, Monsieur. ». Alors seulement, il colla son front contre la vitre, son haleine enfumée créant une buée opaque, qu’il essuya d’un revers de manche. Là, il reconnut la façade qui lui était devenue familière à force de ses visites. « Bon j’te laisse on fait un after avec les musiciens. » grommela-t-il au téléphone, avant d’ajouter « Non, tu nous rejoins pas, tu m’casses les couilles t’as pas compris encore pauvre conne ?! ». Il raccrocha, glissa en guise de pourboire un billet qui traînait au fond de sa poche en précisant « Pas besoin de m’attendre, je vais être long. ». La portière s’ouvrit et il en descendit mains dans les poches en sifflotant. Avant de s’engouffrer dans l’allée de l’immeuble, il abandonna à un sans-abri visiblement ivre sa cigarette à moitié consumée.
Ses bottines en cuir foulèrent les allées jusqu’à la porte portant en dorée l’inscription Vinton. Pourquoi revenait-il systématiquement vers elle ? Il ne se posait pas vraiment la question en temps normal, ou du moins il n’avait pas déterminé d’autre réponse que : parce qu’il en avait envie. Etait-ce par défi ? Parce qu’il savait, au fond de lui, qu’elle le méprisait profondément et ne lui appartenait au mieux que provisoirement ? Cette situation le rendait fou. Bien sûr qu’il pouvait abuser d’elle, et elle le lui rendait divinement bien. Mais ça, elle le faisait dans une pièce spécialement adaptée, avec des conditions spécifiques et contre un beau chèque. Se comportait-elle de la même façon avec les autres types qu’elle voyait ? Qu’éprouvait-elle vraiment pour lui ? En vérité, il était dingue d’elle. Elle hantait ses jours et guidait ses nuits. Il pensait à elle, souvent. Il voudrait qu’elle soit à elle, tout le temps. Son manager avait été obligé de supprimer contre son gré son numéro de téléphone de son répertoire, depuis qu’elle s’était plainte de ses appels répétés en pleine nuit, quand relativement éméché, il entreprenait de lui déclarer ce qu’il ressentait pour elle. D’un autre côté, autour de quelques verres en compagnie de testostérone, il la traitait de pute avec une insistance suffisante. Aussi belle soit-elle, il n’y a rien de plus honteux que s’enticher d’une prostituée. Rêver à plus que du sexe rémunéré avec elle était une idée ridicule, foncièrement ridicule. Il misait tout sur l’auto-persuasion pour chasser cette attirance.

Le profond mépris qu’il transpirait à son égard cachait une autre réalité. C’est ce qui le poussait à appuyer sur la sonnette d’entrée sans attendre, imaginant la silhouette qui lui manquait tant presser la poignée pour le révéler. Combien de fois des types ragoutants l’avait traité de pute en abusant de lui ? Ses conditions de travail étaient très différentes des siennes, et ce n’était pas avec ce sourire aguicheur qu’elle lui délivra qu’il rencontrait autrefois ses clients. Il haïssait se vendre, mais il n’avait pas eu le choix à son arrivée sans un sou dans la capitale. Il avait fallu trouver une alternative aux nuits d’hiver et au creux dans son estomac. Le fantôme de l’enfant naïf qu’il avait été devait encore pleurer, en position fœtale, dans une chambre d’hôtel glauque et bon marché.
Elle, elle était ravissante. Obnubilé par ce corps si exquis, il resta muet jusqu’à la salle de bain, dont la porte se referma sur sa silhouette aussi grande que mince, après qu’il ait abandonné son blouson en cuir sur un fauteuil de la chambre. Là seulement, il rouvrit la porte, un instant, passant la tête dans l’encadrement pour vérifier. Elle existait bel et bien. Appuyée, boudeuse, sur un sofa, une coupe de champagne négligemment glissée entre ses doigts fins, elle fit grandir son excitation en un regard. Divine. La porte se referma pour de bon et il s’empressa de jeter ses vêtements à travers la pièce pour allumer le jet d’eau. Tu pourras réfléchir un peu à ce que tu aimerais faire. Etait-elle sérieuse ? Personne ne pouvait réfléchir après cette moue qu’elle lui avait adressée. C’était inhumain. Il se glissa sous le robinet froid en retenant son souffle. Il lui fallait au moins ça pour que les neurones qu’il n’avait pas encore grillés cessent de s’agiter sous son crâne. Comme à chaque fois qu’il utilisait cette douche, il était fasciné par le nombre de savons, shampoings et gels à sa disposition. Les échantillons des hôtels luxueux avaient pâle allure en comparaison de la panoplie proposée ici. Peu lui importait le nom de plante que personne ne connaissait qu’il attraperait, il lui faisait confiance pour sentir bon. Se saisissant justement du premier contenant à sa portée, qui ferait parfaitement l’affaire, il entreprit de savonner la totalité de son corps, et cheveux avec. Quand même, tout serait clairement plus parfait si c’était elle qui le faisait. Un jour, il lui soumettrait l’idée. Une fois propre, il se sécha hâtivement, une impatience dévorante grandissant en lui. Que pouvait-elle être en train de faire en l’attendant ? Il l’imaginait très bien, rêveuse, avalant délicatement les fines bulles de sa boisson alcoolisée, patientant pour lui. Lui, tout en se brossant les dents, il observait son corps nu dans le reflet du miroir. Trop maigre, trop marqué par les coups de sa copine et d’ongles inconnus, trop grand pour son âme errante. Il cracha sur ses traits disgracieux pour chasser cette vision déplaisante, abandonna au sol la serviette humide et pressa la poignée pour retrouver la raison de sa visite. Elle lui manquait déjà.

Appuyé contre la chambranle de la porte, sans aucune pudeur, il la dévorait, silencieux, de ses yeux noisette. Ce qu’il aimerait faire ? Elle pouvait bien lui faire tout ce qu’elle voulait tant que c’était sexuel. Il ne pouvait rien lui refuser. Elle avait cette grâce naturelle, cette élégance indescriptible qui la rendait supérieure. Peu importait sa renommée et son argent, en observant ce visage sévère, il se sentait à chaque fois comme un enfant pris en faute. Se sentant pousser des ailes, il s’avança jusqu’à elle pour caresser délicatement son visage si parfait du bout de ses doigts rêches de guitariste. Se penchant sur elle, il lui délivra un baiser langoureux en laissant ses mains se balader sur les courbes et le peu de tissu de la demoiselle, qui était sienne pour quelques heures. Un sourire aux lèvres, après l’avoir embrassé délicatement dans le cou en inspirant profondément son odeur, il se stoppa dans son élan pour prendre place sur le fauteuil d’en face. Il prit quelques secondes pour fouiller la poche de son blouson, en sortant un sachet de cocaïne qu’il abandonna à ses côtés.

« Danse pour moi. »

Après avoir rompu pour la première fois sa torpeur silencieuse, il attrapa sa coupe de champagne dans laquelle il trempa les lèvres avant de se caler plus confortablement au fond de son siège. Il n’avait plus qu’à la dévorer des yeux et profiter du spectacle à présent. Son excitation allait croissante et il ouvrit le sachet d’une main tremblante pour tremper son doigt à l’intérieur, dont il suçota le contenu poudreux.

« Et dis-moi que je suis beau. »

Il voulait s’abandonner à sa sensualité, exalter dans ses paroles et se perdre dans son regard de braise, qui faisait naître un incendie au creux de ses reins.
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