you're always scared [blondie & lena]

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MessageSujet: you're always scared [blondie & lena]   Mar 26 Avr - 8:03


« you're always scared »
[blondie & lena]

Londres. Blondie ne croyait pas y revenir. Sur ces rues se défilent des films trop rapides pour ses yeux, des pellicules floues qu’elle ne comprend pas. Au sein de cette masse folle, Blondie descend d’une station de métro, un peu perdue, un peu essoufflée. Elle est bousculée par les passants empressés, trahie par son manque d’aisance. Ses mains se camouflent dans les poches étanches de son imperméable bleuâtre et délavé. Ses longues mèches blondes sont troublées par les bourrasques urbaines, son corps frêle est secoué sous l’agitation de la ville. Du fond de ses prunelles d’un brun clair, la réflexion n’est pas la même que celle des Londoniens. La terreur y règne. Certains fantômes ne peuvent tout simplement pas mourir, lui semble-t-il. Il y a quelques jours, Blondie surfait sur les plages de Reykjavik, encore plus froides et troublées que son passé et son avenir. Il y a quelques jours, Blondie dansait parmi les exilés du monde sous les lumières impossibles de la nuit. Il y a quelques jours, Blondie revisitait ses sens sous la douceur de caresses interdites. Il y a quelques jours, Blondie se sentait en vie. Mieux encore, elle se sentait exister. En cet instant, là revoilà à la casse de départ, anonyme, sans importance, vulgaire même dans son inanité. En s’avançant sur le trottoir de béton, sur un chemin inévitable et imposé, elle se stationne un instant, captivée par l’image d’elle-même formée par une vitrine translucide. Des âmes vides détalent autour d’elle, sans s’intéresser ou même notifier son immobilité. Dans son immédiat statique, son vertige spontané, Blondie voit tout ce que ces lunatiques manquent d’apprécier. Sa solitude se traduit dans la glace, son invisibilité est dévoilée. Alors que tous circulent, participent à un mouvement long et plein de structure, sa présence est indélébile, se coince dans le temps et l’espace... Ou s’y perd. Elle tourne la tête vers l’avant, sans pour autant soulever un muscle. L’avenue ne cesse de s’étendre, la ville grandit sous ses yeux, Londres n’a plus de sortie. Vers où vont tous ces gens? Elle l’ignore. Vers où va-t-elle? Elle en a une petite idée.

Blondie reprend sa marche, pensive. Sa tête n’est pas dans les nuages, mais ceux-ci semblent descendre en altitude, la rejoindre. L’odeur fraiche de la matinée, ces arômes de renouveau, de hasards et de certitudes. Blondie était princesse autrefois. Parfois de Stockholm, parfois de Vancouver, parfois de Gothenburg, parfois de Québec et une fois de Londres. Chaque fois, sa défaite fut cuisante. Les sièges furent courts et longs, mais sans doute pénibles. Seul Reykjavik ne l’a pas déçue. Pour l’instant. Peut-être à jamais? Si tel est le cas, que fait-elle ici à Londres? Ses parents s’en sont ravi, de la voir sortir de nulle part après un an de discrétion, d’absence, de disparition... Eux-mêmes avaient manqué à la jeune Suédoise. Toutefois, tout semblait s’installer, prendre forme afin qu’elle marque un nouveau point de départ, qu’elle change, qu’elle se renouvelle. Là! Maintenant! Au prochain coin de rue. Ça y est, se dit Blondie, la voilà sa chance croit-elle, au prochain tournant tout sera différent, le Soleil brillera plus fort peut-être? Non, non, c’est plutôt la Terre qui ralentira... Ou autre chose! Un hasard, une surprise, un indice! Tout cela à la fois! Le coin de rue s’approche et puis.

« Ah! » s’écrie Blondie en bousculant un homme en veston. Elle s’écrase sur le sol, terrifiée. La mallette de l’homme l’a renversée. Elle tente de respirer, diminuer son stress. Sa passion, sa pression était-elle qu’elle en avait même oublié d’être alerte. Et la voilà au sol, les mains irritées, légèrement ensanglantées par la rencontre du béton. L’homme la regarde, incrédule, frustrée par son étourdissement. Froidement, il lui suggère de regarder devant elle à l’avenir, de ne plus somnoler en plein jour. Puis, il reprend son rythme circulaire et tendu. Blondie se relève, l’intérieur de ses paumes chauffent légèrement. Malgré son malaise bouleversé, la pauvre éperdue tolère avec joie le picotement de sa chair effritée. Elle regarde autour d’elle, épie le paysage de la rue. Si elle réalisait sa vie, une rotation complète autour d’elle par la caméra démontrerait le désarroi de l’instant, la présence d’équivoques, la multiplication des angoisses. Sa salive louvoie le long de sa gorge, alors qu’elle déglutit, anxieuse et peut-être heureuse. Tout cela est effrayant, le retour à Londres, les retrouvailles d’il y a quelques jours. Expulsée de son quotidien béat de Reykjavik, où la mer était sa seule ennemie, laquelle se retrouvait chaque matin sous son joug fugace. Une héroïne qu’elle fut, à ses yeux et à ceux des autres. Jamais n’avait-elle eu autant sa place. Voilà justement pourquoi elle se retrouvait ici. Afin de ne pas tuer l’illusion.

Blondie entre timidement dans un petit bistro, au décor légèrement marginal. Elle s’approche du comptoir, où, vu l’état de ses paumes lacérées, la charmante barmaid lui offre des serviettes trempes. Blondie commande un thé noir, mais se désiste. Le thé noir la rend folle, enfin plus qu’elle ne l’est déjà. Elle se sait imprédictible, irrésolue. Le thé noir la rend encore plus incohérente. Elle opte pour une tisane de fleurs aux noms de jeunes filles. Et un petit biscuit. Avec sa boisson, sa collation et sa douceur maladroite, Blondie prend place timidement sur une table dans un coin. Assisse, elle boit quelques gorgées du liquide chaud et, soudainement, sa mésaventure disparaît de sa mémoire. Pour elle, ce genre d’incident est catastrophique, la preuve même de sa personnalité fragile. Elle ferme les yeux et rêvasse. Elle s’imagine, sans angoisse, sans imprédictibilité, sans maladresse. Un sourire gonfle contre son visage à cette idée ravissante. Elle rouvre ses yeux et regarde la barmaid. Celle-ci la fixe, visiblement interpellée par le comportement plus ou moins ordinaire de Blondie. La Suédoise sourit de toutes ses dents, presque exagérément, ce qu’elle ignore, et lui demande doucement une seconde tisane, avant d’entamer de finir celle qui fume devant elle.

Sa seconde tisane est déposée à ses côtés, alors qu’elle construit un château à l’aide des petits contenants de lait et de crème pour le café. Sa construction est magnifique, ajoute du bonheur à son sourire. Puis, lorsque le château a quelques étages, Blondie le détruit d’un revers de la main, riant doucement, naïvement. À ce moment, une voix l’interpelle.

« Blenda Eklund? »
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MessageSujet: Re: you're always scared [blondie & lena]   Mar 31 Mai - 22:38


Un sourire lasse, dépourvu d’émotions étira la bouche douce de Lena tandis que la cruelle exactitude de ses propos devait lui apparaître. L’avait-il réellement détruite ? L’avait-il saccagée au point qu’elle en soit marquée pour toujours ? Impossible de déterminer derrière la barrière qu’elle avait – à cause de lui – élevée entre eux. Lena rangea son téléphone après avoir répondu à son ex, celui avec qui elle était sortie un an à l’université et qui l’avait lâchement trompée. Il avait retrouvé son numéro sans qu’elle ne sache trop comment pour tenter de renouer avec elle après toutes ces années. N’était-ce pas parce que Lena réussissait bien pour un début dans le milieu et qu’elle était en contact avec les bonnes personnes ? Sûrement. Elle n’y avait pas vu d’autres explications que l’intérêt personnel qu’il y avait vu pour justifier un retour aussi improbable. La jolie brune n’avait pas oublié sa trahison et l’avait bloqué après l’avoir remballé fissa. Son passé avec lui ne devait se réduire qu’à un souvenir, effacé par un présent bien plus sain. Si Lena s’abaissait à lui reparler, non seulement de le renier, elle se renierait elle aussi pour ne pas être assez forte. Et une part de son être, aussi tenue soit-elle, ne survivrait pas à une nouvelle confrontation de ce passé bien enfoui, pas parce qu’elle ressentait encore quelque chose pour lui mais parce qu’elle n’avait jamais vraiment pu évacuer sa colère et elle ne pouvait décemment pas exploser pour une histoire qui remontait à plusieurs années. Lena avait donc préféré le faire de façon brève et concise afin de s’en débarrasser le plus vite possible. Cette force de caractère, elle l’avait acquise au fil des années. L’assistante réalisatrice était une fille entière qui savait souvent ce qu’elle voulait, où ses pas la menaient. Le hasard résultait souvent lui-même des choix de la jeune femme. Elle était bien loin de se douter que celui-ci œuvrerait une nouvelle fois bientôt dans son sens. L’équipe de tournage ne serait pas prête avant le milieu de l’après-midi pour mettre en boîte la prochaine scène. Lena avait besoin de respirer, d’être seule et de se changer les idées. Elle marcha jusqu’à l’un de ses bistros préférés et s’installa à une table où elle commanda un soda. Installée au fond du bar, elle sortit tout d’abord un cahier de son sac pour relire ses notes à propos de repérage de lieux pour tourner les scènes des jours à venir mais elle se ravisa finalement et rangea le bloc note afin de réellement penser à autre chose. Lena envoya ensuite un message à Carlisle pour prendre de ses nouvelles, il était tout aussi occupé qu’elle avec les Misérables. Quand elle avait suffisamment de temps parfois, elle passait le voir directement sur place mais le problème était qu’elle ne voulait plus repartir ensuite. Le courant passait tellement bien entre eux qu’elle s’en étonnait encore aujourd’hui. Certains étaient contents pour eux, d’autres les trouvaient niais ou au contraire qu’ils allaient bien ensemble… Peu importe les avis, du moment que pour eux, cette relation fonctionnait, elle ne se formalisait pas des autres. Elle reçut une réponse rapide et rassurante de son petit ami, puis rangea son téléphone alors que son regard fut attiré par une blonde qui s’amusait à construire des petits châteaux. Se pouvait-il que… ? Non ! Lena la dévisagea quelques instants, quasiment de façon déplacée, avant de se reprendre. Pas de doute sur la personne. « Blenda Eklund ? » La blonde avait relevé la tête vers elle, signe que la jeune réalisatrice ne s’était pas trompée. Son soda terminé depuis plusieurs minutes déjà, Lena prit son sac et se leva pour s’avancer vers l’actrice afin de parler plus discrètement en s’approchant d’elle. La blonde ne voulait peut-être pas qu’on la reconnaisse. Blenda Eklund avait tourné dans quelques films plusieurs années auparavant, pas seulement anglais, un canadien aussi et quelques autres. La jolie brune avait un coup de chance de tomber sur la blonde par hasard (pour une fois qu’il s’invitait positivement dans sa vie ce hasard) car le producteur du téléfilm policier sur lequel elle travaillait à la BBC avait fait part de son intention de lancer une nouvelle série sous peu, une intention qu’il avait partagé à Lena dans l’espoir de la voir participer au projet avec l’équipe de réalisation. Elle avait justement entendu le nom de l’actrice qu’il aurait bien vu dans le rôle. Dans le mille… Ce serait trop bête de laisser passer l’occasion. « Bonjour, Lena Pearson, assistante réalisatrice. » Elle marqua une pause pour laisser le temps à la blonde d’intégrer l’information. « Je peux ? » Demanda ensuite la Londonienne en indiquant la place vide en face de l’actrice. Du peu qu’elle avait pu voir, Blenda semblait une personne simple, un peu dans son monde peut-être, mais pas le genre star qui repousse le premier venu sans même l’écouter. Lena ne manquait de toute façon pas d’aplomb pour se faire entendre mais elle avait préféré choisir une approche tout en douceur, caractéristique de sa personnalité.


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MessageSujet: Re: you're always scared [blondie & lena]   Dim 12 Juin - 0:20

Blondie est envahie de l’impression que son cerveau se crispe. Comment devrait-elle agir? Qu’a-t-elle dit? Une assistante réalisatrice? Quelles sont les chances? Soudainement gênée, elle replace les petits contenants dans leur position initiale. Après tout, quelle fille de 21 ans s’amuse à jouer avec des machins de cette manière? Quoique, Blondie s’amuse aussi à faire des bulles d’eau savonneuse, à se prélasser dans la pelouse à observer les cieux nuageux, à sautiller d’une pierre à l’autre dans les parcs. Bravant sa timidité, retrouvant un peu de ce courage qu’elle a su brandir il y a de cela quelques mois, elle sourit à son interlocutrice, effaçant le rouge de ces joues. Une fois ses longues mèches blondes replacées, selon son habitude dévastatrice, elle tend la main à Lena, sans trop réfléchir. Lorsque celle-ci la serre, Blondie se retient de serrer les dents, ayant complètement oublié les blessures sur ces paumes. Repoussant la douleur, elle invite la jolie fille à s’asseoir à ses côtés. Elle déplace ensuite ses mains sous la table, crispant celles-ci. Voilà sa chance de devenir celle qu’elle veut devenir. Maintenir une discussion avec une inconnue, sans être prise d’un malaise, mais surtout en ignorant ses angoisses grandissantes. Elle sourit même, un sourire sincère et invitant. D’un ton chaleureux, elle s’introduit.

« Tout le monde m’appelle Blondie dorénavant... c’est une longue histoire, ha! ha! Enchantée de faire ta connaissance Lena. »

Ses propos sont mielleux, simples et délicats. Blondie sourit davantage, fière, se félicitant de cette introduction tout à fait réussie, dans une simplicité à laquelle elle est peut accoutumée, mais qui la ravit. Elle redépose ses paumes contre la seconde tasse de tisane, celle-ci étant fumante. La chaleur contre ses mains réconforte celles-ci et la Suédoise apprécie le contact. Elle souffle ensuite contre la vapeur s’en échappant, l’éloignant vers la fenêtre, contre laquelle de la buée se met à apparaître par sa faute. Amusée, Blondie dépose son index contre la baie vitrée, y dessinant deux yeux et un sourire, suivant des mots start et again. Un petit rire plein de volupté s’échappe de sa bouche, puis, réalisant le caractère atypique de son comportement, elle retourne son attention vers Lena, souriant timidement.

« Je suis légèrement gamine, m’en veux pas! »

Cherchant à occuper ses mains, Blondie se met à détruire un petit morceau le biscuit qu’elle s’est achetée, en balançant un de manière sporadique dans sa bouche. Les brisures de chocolat fondent rapidement entre ses dents, sensation dont elle raffole. Elle en profite pour couvrir Lena de questions usitées, désirant en apprendre davantage sur cette jeune femme qui vient tout juste de l’approcher.

« Tu es assistante réalisatrice? Au cinéma? Au théâtre? À la télévision? Est-ce que tu vis à Londres? Si oui, dans quel quartier? Tu as fait tes études où? D’où es-tu originaire? »

Comme Lena répond de son mieux aux questions amicales de Blondie, celle-ci s’empiffre gracieusement de sa sucrerie. L’un de ses yeux ne cesse toutefois de jeter des coups d’œil à sa petite œuvre sur laquelle des gouttelettes dégoulinent dorénavant. Start again. Ces mots sont importants pour elle. C’est ce qu’elle est venue faire ici à Londres après tout. Là où ces malheurs ont débuté. Elle est venue réparée les erreurs du temps, retrouver cette allégresse égarée de son jeune temps, avant que ses parents la poussent à se faire un nom dans le monde du spectacle, afin qu’elles réalisent leurs rêves rangés et sacrifiés. Si trouver un emploi ne s’est pas avéré tâche facile pour la Suédoise et si se faire des amis ne fut pas aussi aisé qu’elle l’eut cru, des moments comme celui-ci, pendant lesquels elle retrouve un semblant d’espoir et un semblant d’assurance, lui remémore son objectif initial, lequel elle réalise, non pas dans la facilité, mais certes dans la persévérance. Oui, retourner à Reykjavik sempiternellement pourrait être une solution envisageable. Retrouver Cassie et les interminables nuits de paix. Néanmoins, elle aspire à autre chose, étant donné que ces phantasmes ne la satisfaisaient plus. Elle aspire à... à... à construire, bâtir quelque chose de beau, d’impressionnant. Si elle ignore toujours ce dont son œuvre aura l’air, dans sa forme et son contenu, ce qu’elle sait, c’est que cette merveille n’aura pas besoin d’être grande ou démesurée. Simplement empreint de beauté. Voilà d’où nait sa motivation. De l’idée d’une vie belle, sans forme précise, sans mandat particulier. Start again. Voilà son unique chance de repartir à zéro, de réinitialiser ses hantises. Si le monde a su la secouer et la confondre, c’est mieux armée qu’elle entame ce nouveau chapitre. Ainsi, aucune chance qu’elle retourne se réfugier dans son appartement en Islande, hors de question qu’elle admire un autre coucher de soleil de son balcon à Reykjavik en songeant que ce qui se cache derrière l’océan l’effraie.

Comme Lena lui a révélé ses informations, Blondie prend de l’avance et s’introduit brièvement à son tour. Si elle ne gesticule pas avec ses bras, ses mains, elles montent et descendent, de manière plutôt expressive. Ces foutues manies qui n’osent la quitter et qu’elle n’ose abandonner.

« Je suis né à Gothenburg en Suède. Mon père est Suédois et ma mère est Canadienne, ils se sont rencontrés ici-même à Londres. J’ai grandi entre Victoria et Stockholm et depuis plus d’un an je vivais en Islande à Reykjavik. Et me revoilà. »

Oui, la revoilà. Elle a dit ces mots avec cette même assurance qu’elle convoite depuis des années. Une assurance qui n’est pas née de l’effet de psychotropes, mais bien d’une volonté intrinsèque, laquelle elle se reconnait, mais dont elle trouve difficile parfois de dénicher l’essence. Si elle en est maintenant fière, demeure toujours cette crainte, existante, omniprésente, que tout s’écroule, qu’un mot mal placé ou qu’une proposition angoissante survienne, anéantissant son progrès. Si telle chose se produit... Blondie sait comment un infime détail peut la troubler, la gêner ou l’affoler. Ce n’est pas par rage ou par méchanceté, mais toujours bien par crainte. Soudainement, elle se sent plus à l’aise, presque comme si elle s’adressait à Cassie. Elle sourit doucement.

« J’étais monitrice de surf à Reykjavik... Je peux t’assurer que les emplois dans ce genre, il n’en pleut pas ici ha! ha! Donc, pour l’instant, je me cherche toujours un emploi. »
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