Carlisle & Erwann | You better run, better run, faster than my bullet

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MessageSujet: Carlisle & Erwann | You better run, better run, faster than my bullet   Mer 20 Avr - 12:48



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Carlisle & Erwann

Ca devait bien faire deux jours qu’il fouillait sa maison de fond en comble pour retrouver le livre qu’il avait apparemment égaré. Rien à faire, il n’était pas rangé dans la petite bibliothèque, pas plus que dans le tiroir de sa table de chevet, ni sur la table basse du salon, et encore moins à l’intérieur de son canapé, sous les coussins qu’il avait fini par retourner. C’était son roman préféré, il l’avait déjà lu trois fois et l’avait rattaqué une quatrième fois, commençant à le connaître par cœur, simplement pour le plaisir de relire ces mots qu’il aimait tant. Il l’avait acheté des années auparavant et ses pages cornées, ses mots soulignés, sa couverture légèrement repliée, tout témoignait de l’usage qu’il en avait fait. C’était un livre en français, un classique, le meilleur moyen pour lui de ne pas perdre ce qu’il avait appris de cette langue. Ce roman, Bel-Ami, lui avait été offert par son premier amour, Lucie, et bien qu’il avait depuis longtemps fait le deuil de leur relation et tourné la page, il aimait avoir une trace d’elle avec lui, comme un moyen de ne pas oublier. Pure Parisienne, passionnée par la culture et l’histoire de son pays, elle avait voulu lui montrer l’un des plus beaux romans Français, selon ses propres mots. Perdre ce livre, c’était perdre une petite partie de lui, restée perchée tout en haut de la Tour Eiffel, il était donc déterminé à le retrouver.

Il retraça ce qu’il avait fait deux jours auparavant, lorsqu’il avait encore le livre en main, s’efforçant dans dresser comme un plan de son parcours dans son esprit. Il ne travaillait pas ce jour-là. Il avait promené Lola, s’était arrêté dans un café pour lire, puis avait rejoint sa sœur pour l’aider. En entrant chez elle, il avait toujours le roman de Maupassant dans la main. Il l’avait posé quelque part, chez elle, alors qu’il avait dû aider Lena à trier quelques affaires. Puis, après ça, il était reparti. Sans Bel-Ami. Il était donc certainement chez elle. Il s’empressa de lui envoyer un message pour lui demander s’il pouvait passer dans l’heure, avant d’aller travailler. Sa réponse ne se fit pas attendre, elle n’était pas chez elle, mais l’invitait à venir malgré tout, lui révélant la cachette de sa clé de secours. Il la remercia, et sortit immédiatement en direction de l’appartement de sa sœur. Il lui paraissait étonnement urgent de récupérer son livre dans la journée, avant de rejoindre l’hôpital.

Il arriva chez Lena après une trentaine de minutes dans les transports en commun, il avait tout juste le temps de récupérer le livre, de lui laisser un petit message pour signaler son passage et de partir travailler. Il prit la clé de secours à l’endroit où elle l’avait indiqué et ouvrit la porte de l’appartement. Il venait assez régulièrement chez sa sœur, comme elle venait souvent chez lui. Elle lui avait annoncé quelques jours, semaines, auparavant qu’elle avait trouvé quelqu’un, et il n’était pas bien sûr d’apprécier la nouvelle, même après quelques temps de réflexion. Elle ne lui avait pas encore présenté son petit-ami et il voyait ça comme une bénédiction, il n’était pas prêt. Ou du moins, pas prêt de lui serrer la pince avec un sourire bienveillant. Depuis qu’un type avait écrasé le cœur de sa sœur, il avait bien du mal à faire confiance aux hommes qu’elle fréquentait, toujours sur ses gardes, prêt à attaquer au moindre mauvais signe.
Il parcourut l’appartement, chercha son livre du regard, avant de tomber dessus, posé sur le coin du meuble télévision. Il l’attrapa bien vite et chercha du papier, de quoi écrire un petit mot à sa sœur. Il avait à peine écrit quelques lettres que la porte s’ouvrit, dos à lui. Il était persuadé qu’il s’agissait de sa sœur, qui d’autre après tout ? « Ah, tu tombes bien ! J’ai récupéré mon bouquin, merci de m’avoir laissé venir, je… » Il se retourna alors, pour faire face, non pas à sa sœur, mais à un homme, un inconnu. « Qui êtes-vous ? » Il avait à peine posé la question qu’il sentait déjà la réponse arriver. Les sourcils froncés, il croisa les bras. « Qu'est-ce que vous faites chez ma soeur ? » Voilà qu’il sortait son ton protecteur et méfiant, son air froid et presque menaçant, pour signaler au jeune homme que s’il tentait quoi que ce soit, il aurait sa peau.
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MessageSujet: Re: Carlisle & Erwann | You better run, better run, faster than my bullet   Mer 25 Mai - 22:09

Le nez sur mon portable, je souriais bêtement en lisant le message de Lena. Pour une fois, je n’avais pas dormi chez elle et je ne pouvais pas nier que sa présence me manquait. Même cette soirée entre potes à déguster quelques bières n’avaient pas suffi à me faire oublier qu’elle n’était pas là. Bref, levé de bon matin comme à mon habitude, j’avais décidé de passer chez elle avant d’aller aux répétitions, histoire de lui faire une surprise. J’avais même acheté des vrais croissants dans une vraie boulangerie « à la française ». Quel romantisme ! Normalement, elle devrait encore être chez elle, il me semblait bien qu’elle m’avait dit ne pas avoir beaucoup de travail aujourd’hui. Prenant mon temps, j’arrivais enfin devant la porte de l’appartement alors que le soleil commençait doucement à me réchauffer. L’appartement semblait plonger dans le calme, je sortais la clé que Lena m’avait donné. C’était une grande preuve de confiance et je l’en remerciais. Et y’avait pas à dire, c’était quand même beaucoup plus simple quand je venais la voir. Au moins, je ne passais pas pour un voleur ou un mec louche à lorgner par ses fenêtres pour voir si elle était là. Autant ne pas inciter ses commères de voisines à appeler la police parce qu’un stalker s’en prenait à leur jolie jeune voisine. Pourtant, lorsque je mis la clé dans la serrure, je sentis une résistance, comme si la porte était déjà ouverte, ce qui était apparemment le cas. Etrange. Je lui avais bien dit de fermer quand elle était seule chez elle… J’entrai doucement, remarquant le chat qui dormait sur un coussin. Et alors que je relevais la tête, une voix masculine me fit sursauter. « Ah, tu tombes bien ! J’ai récupéré mon bouquin, merci de m’avoir laissé venir, je… » C’était qui celui-là ? Alors que l’homme se retournait, je le fixai d’un air surpris, pas bien heureux de trouver un autre homme dans l’appartement de ma jolie copine. « Qui êtes-vous ? » Fronçant les sourcils à mon tour, je sentais une pointe d’agacement monter en moi. Pour qui il se prenait ce mec ? Il pensait sérieusement que j’allais avoir peur de son ton pseudo-menaçant ? Certes, il semblait plus vieux que moi. Mais question carrure, il n’y avait pas photo. Si on devait en venir aux mains, j’aurais surement l’avantage. Mais non, je ne voyais pas ce qu'un mec comme lui pouvait venir faire ici, et clairement, j'imaginais mal Lena me tromper avec un mec comme lui. « Qu'est-ce que vous faites chez ma soeur ? » Wait. Il venait bien de dire ma sœur ? MA sœur ? Alors là, mon vieux Lisle, t’étais dans la merde. Un déclic et je me souvenais des photos que m’avait montré Lena. De ce grand frère dont elle était si proche. Comment il s’appelait déjà ? Ah oui, Erwann. Il ne manquait plus que je me le mette à dos et j’allais finir en paté pour enfants malades. Je pris une profonde inspiration avant de passer nerveusement une main dans mes cheveux. Il s’agissait de me montrer rassurant et surtout, surtout, de ne pas me montrer trop arrogant. « Je suis Carlisle, le… petit-ami de Lena. » commençai-je doucement, afin de tester ses réactions. Tss, j’avais l’impression d’être revenu à mes années de lycée où je devais sans cesse me justifier face aux parents de mes petites amies. Pas franchement glorieux. Tentant un sourire rassurant, je rajoutai en montrant le trousseau de clés : « Et si je suis ici, c’est que Lena m’a donné une clé… Je voulais lui faire une surprise, c’est tout… » J’haussai les épaules, restant le plus naturel possible, et surtout j’essayais de ne pas me montrer agacé ou agressif. Je pouvais le comprendre. J’avais une petite sœur moi aussi, que j’adorais et que je protégeais du mieux que je pouvais. Alors les airs menaçants, je les connaissais par cœur. Je me mettais à sa place, il voyait débarquer un mec tatoué qui se disait le copain de sa sœur. Il avait de quoi être méfiant… Je savais très bien qu’il valait mieux ne pas envenimer les choses. « Tu es Erwann, n’est-ce pas ? Lena m’a beaucoup parlé de toi. Vous êtes très proches à ce qu’elle dit… » Bizarrement, sous le coup du stress, mon accent français ressortait un peu plus. Pas que cela me déplaisait, je savais en jouer. N’empêche que depuis quelques minutes, nous n’avions pas bougé d’un poil. Comme si le simple fait de se rapprocher l’un de l’autre revenait à déclarer la guerre ou la paix. Désormais je n’avais qu’une envie, que Lena revienne et nous sorte de ce cercle vicieux. L’inaction, ce n’était pas vraiment mon genre, alors je m’avançais de quelques pas, déposant le sac avec les croissants sur la table basse du salon, tout en offrant une caresse au chat qui passait par là. Apercevant le titre du livre dans les mains du pédiatre, je tentais une approche différente. « Maupassant, hein ? Je me souviens l’avoir lu quand j’étais en France… Je travaille sur les Misérables en ce moment. Dans un musical, peut-être que Lena t’en a parlé. Je trouve la langue française juste… fantastique. » Oh ça oui, j’étais fier de mes origines. Et terriblement fier de cette double culture. Alors, s’il y avait bin une chose qui pourrait nous rapprocher, c’était peut-être cet amour de la France…
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MessageSujet: Re: Carlisle & Erwann | You better run, better run, faster than my bullet   Jeu 2 Juin - 15:38



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Il savait depuis peu que sa sœur avait quelqu’un dans sa vie, un petit-ami, mais il ne s’attendait pas à le voir débarquer chez elle sans prévenir, alors qu’elle n’était pas là. Ce simple fait suffit à le rendre plus méfiant qu’il ne l’était déjà. Il repensa alors aux mots de Dean à ce sujet. Il la surprotégeait, et ne laissait aucune chance aux divers petits-amis qu’elle avait eu, impitoyable grand frère. Il refusait l’idée qu’elle se fasse trahir une fois encore et qu’elle en souffre, alors forcément, chaque fois qu’un homme entrait dans sa vie, il se sentait le devoir de vérifier qu’il était assez fiable et respectable pour elle. Il jaugea le jeune homme de haut en bas alors qu’il se présentait comme le petit-ami de Lena, l’air vif, sans bouger d’un orteil ni ne prononcer le moindre mot. Il ne se présenta même pas lui-même, pas encore, ne faisant qu’écouter ce que ce type avait à dire pour sa défense. Il était ici pour faire une surprise à Lena. Il plissa les yeux. Elle lui avait donné une clé, avait-elle perdu la tête ? Imaginait-elle tout ce que ça pouvait impliquer, tous les risques qu’elle encourait ? L’envie de l’appeler pour la réprimander lui vint, mais il se retint. « Venir en douce chez elle alors qu’elle n’est pas là ? Quelle surprise… » Le voilà de nouveau, le ton méfiant qui lui servait de menace, ou presque. Il n’était peut-être pas toujours très confiant, souvent réservé, mais lorsqu’il s’agissait de sa sœur, il se dépassait.

Il prononça son nom, et son accent français le frappa bien vite. Lena ne lui avait rien dit de ses origines, d’où il pouvait bien venir ou s’il avait des frères et sœurs. Les seules choses qu’il savait de lui, c’était son nom, et sa profession. Un chanteur. Il en avait l’allure, en plus de ça. Il ne fit cependant rien remarquer sur son accent, croisant simplement les bras sur son torse comme si un combat de coqs se jouait dans la basse-cour qu’était devenu l’appartement de sa sœur. « Très proches, oui. » répondit-il d’un ton qu’il voulait menaçant, lui faisant comprendre implicitement qu’à la moindre blessure qu’il infligerait à sa petite sœur, Erwann ne serait jamais loin derrière. Elle lui avait demandé, pourtant, de ne pas jouer le grand frère protecteur qu’il était, qualifiant son comportement d’excessif, mais c’était plus fort que lui. Il imaginait déjà ce Carlisle lui raconter leur rencontre, et Lena venir lui reprocher d’avoir encore agi de la sorte. Il estimait que si la personne face à lui aimait réellement Lena, il comprendrait pourquoi il se comportait comme ça. Il ne désirait que le bien de sa petite sœur, celle qu’il avait laissée seule trop longtemps, durant leur enfance. Sans bouger plus, il suivit Carlisle du regard alors qu’il posait son sac comme s’il était ici chez lui. Il caressa le chat de Lena et Erwann comprit qu’il devait venir ici assez régulièrement pour que l’animal ne réagisse pas plus que ça. Il l’avait mauvaise, à vrai dire. Peut-être qu’il y avait une forme de jalousie dans tout ça, il n’avait jamais analysé la situation.

Il fut surpris d’entendre le petit-ami de sa sœur lui parler de son livre favori. Ainsi, il avait vécu en France, lui aussi. Les traits de son visage s’adoucirent un peu, sans pour autant perdre l’air méfiant qu’il portait si bien lorsqu’il s’agissait de Lena. Un amoureux du français, de la France, c’était au moins ça. Un bon point pour lui, même s’il n’en était pas encore à l’admettre. Il décroisa les bras et porta un regard à la couverture de son livre. « Je l’avais oublié ici, je suis venu le récupérer. » Il avait toujours les sourcils froncés, observant à présent le jeune homme. « Tu as vécu en France, alors ? Je préfère les ouvrages de Victor Hugo en eux-mêmes plutôt que ses adaptations, personnellement. » Il était cassant, mais pourtant intéressé. Il ne pouvait pas rester insensible lorsqu’on évoquait la France. « Je suppose que Lena t’a dit qu’on y avait habité pendant deux ans. Elle n’était pas vraiment fan, elle. » Alors que lui avait adoré ces deux années passées en France, sa sœur n’avait eu qu’une envie, celle de repartir. Il en vint à se demander ce qu’elle penserait d’un nouveau voyage à Paris, aujourd’hui, alors que tant d’années avaient passé. Peut-être aurait-elle un autre regard sur tout ça, à présent. « Elle m’a dit que tu étais chanteur, et j’imagine que ça fonctionne bien pour toi si tu en es à jouer dans les Misérables -pour quel rôle ?- c’est comme ça que tu l’as rencontrée ? » L’interrogatoire commençait déjà. Il était prêt à compter les pours et les contres de chaque chose qu’il dirait, à essayer de savoir s’il tenait suffisamment à Lena pour qu’il puisse lui faire confiance. Et bonne chance à lui pour ça.
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MessageSujet: Re: Carlisle & Erwann | You better run, better run, faster than my bullet   Jeu 30 Juin - 23:57

Le ton menaçant d'Erwann ne me surprenait même pas. Je pouvais même sentir le poids de sa méfiance à travers son regard, et malheureusement, je savais que j'aurais beau faire tous les efforts du monde, il mettrait beaucoup de temps avant de m'accepter totalement. Ou plutôt d'accepter que sa petite soeur n'était plus entièrement à lui. Qu'elle faisait ses propres choix. Qu'elle suivait sa voie et qu'elle n'avait plus besoin d'un grand frère sur-protecteur. « Venir en douce chez elle alors qu’elle n’est pas là ? Quelle surprise… » Je ne relevais pas, préférant ignorer cette remarque pleine d'amertume et d'ironie. Je n'allais certainement pas lui faire ce plaisir de répondre à la moindre de ses piques, cela ne ferait que me rendre plus immature à ses yeux. Il sembla tilter sur mon accent mais je n'y fis pas vraiment attention, préférant me concentrer sur le chat qui réclamait une caresse. Lorsqu'il croisa les bras, un sourire amusé s'afficha furtivement sur mon visage. Est-ce qu'il souhaitait vraiment rentrer en conflit avec moi? Je n'étais certes pas le genre à m'énerver pour si peu, mais s'il fallait que je me batte pour protéger ce à quoi je tenais, j'étais prêt à le faire. Même si cela signifiait me mettre à dos le frère de ma petite amie. « Très proches, oui. » Oh je n'en doutais pas une seconde. J'avais bien senti dans les propos de Lena sur son frère qu'ils étaient très fusionnels tous les deux, bien plus que ma soeur et moi, bien que nous étions déjà très proches. Quelque part, Erwann devait voir d'un mauvais oeil le simple fait que j'existe. Je m'étais placé entre lui et elle. De son point de vue, je devais l'éloigner de lui, et je comprenais que cela soit difficile à digérer. « Je l’avais oublié ici, je suis venu le récupérer. » Touché. J'avais donc éveillé sa curiosité. C'était un bon point pour moi. Tout ce qui pouvait me donner du crédit à ses yeux était une bonne chose, quoique j'avais du mal à croire qu'il arriverait un jour à ne pas se montrer méfiant avec moi. Mon regard croisa le sien, bien planqué derrière ses sourcils froncés. Putain, il allait se détendre un peu le doc? « Tu as vécu en France, alors ? Je préfère les ouvrages de Victor Hugo en eux-mêmes plutôt que ses adaptations, personnellement. » Aïe. Alors là, j'ignorais comment le prendre. Il venait clairement de rabaisser mon travail, tout en se montrant injustement cassant. Comment pouvait-il juger d'un travail qu'il n'avait jamais pu écouter? Je fronçais les sourcils, contrarié par cette remarque acide. Cependant, je me tus, alors qu'il reprenait, sur un ton qui se voulait plus doux. « Je suppose que Lena t’a dit qu’on y avait habité pendant deux ans. Elle n’était pas vraiment fan, elle. » Bien sûr qu'elle m'en avait parlé, ce n'était pas comme si c'était un gros point commun entre nous... Affichant un sourire conciliant, je pris la parole d'une voix amicale, dans un français parfait, juste dans le but d'appuyer mes propos: "Oui, elle m'en a parlé... Quant à moi, j'y suis né et j'y ai vécu jusqu'à mes 14 ans alors je connais bien la France. Le français a peu de secrets pour moi, et la vision des anglais sur cette si belle langue me fait parfois bien rire..." C'était intéressant de voir quel rapport entretenaient les anglais pur souche avec ma langue maternelle. Parfois, le français se faisait "classe", parfois les mots français étaient proscrits. Mais la langue française ne laissait personne indifférent, et c'est ce que j'aimais ici. Un jour, il faudrait que j'emmène Lena de nouveau en France, peut-être alors pourrais-je lui transmettre cet amour que j'avais de mon pays et de ma langue de naissance. « Elle m’a dit que tu étais chanteur, et j’imagine que ça fonctionne bien pour toi si tu en es à jouer dans les Misérables -pour quel rôle ?- c’est comme ça que tu l’as rencontrée ? » Je plissais les yeux devant cette avalanche soudaine de questions. Moi qui voulais qu'il se lâche, le voilà qui voulait connaître mon CV en entier. Sérieux, ce mec allait me faire tourner en bourrique. Je soupirais doucement, avant de lui répondre, sur un ton plus sec que je ne l'aurais voulu. "J'ai beaucoup travaillé pour en arriver là, ça ne s'est pas fait en un jour. Je dois beaucoup à mes fans qui m'ont poussé à m'améliorer. Et oui, je suis fier de faire partie de la troupe des Misérables, on fait du très bon travail ensemble. Tu pourras demander à Lena, elle est toujours là pour nous encourager... Je joue Enjolras. Il paraît que le rôle me colle à la peau, surement un rapport avec mon côté french arrogant." J'haussais les épaules, un sourire moqueur sur le visage. Je ne pouvais pas nier qui j'étais, ni quel était mon caractère. Alors oui, je pouvais me montrer très arrogant quand je le pouvais, et spécialement quand il s'agissait de briller dans la langue de Molière. "Lena et moi, on s'est connu par la musique, mais aussi et surtout par des amis communs. Et si ça peut te rassurer, nous avons pris notre temps pour apprendre à nous connaître..." Oh je pouvais parfaitement imaginer que cela ne le rassurait pas du tout. Et qu'il se foutait royalement de savoir comment avait évolué notre relation. Il voulait juste se faire du mal et que je le conforte dans sa vision de "ce mec m'a volé ma soeur". Je lui lançais un regard entendu avant de rajouter, avec une voix étrangement sincère. "Tu peux penser ce que tu veux, mais je tiens énormément à elle. Elle est précieuse pour moi." Voilà, c'était dit. Maintenant, à lui de voir ce qu'il souhaitait en penser.
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MessageSujet: Re: Carlisle & Erwann | You better run, better run, faster than my bullet   Sam 2 Juil - 21:15



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Sa sœur avait toujours été la prunelle de ses yeux. Rien ne pouvait changer ça, et rien ne le changerait jamais. Le seul problème, c’était qu’à être aussi proches, à être trop fusionnels, voir quelqu’un débarquer dans la vie de l’autre était toujours difficile, en particulier pour lui. Il n’avait pas toujours été le grand frère protecteur qu’il était aujourd’hui, ou du moins, il n’en avait pas eu l’occasion durant leur enfance. C’était comme s’il se rattrapait à présent, un peu trop là, à surprotéger sa petite sœur pourtant adulte désormais. Adulte. Il avait du mal à s’y faire, à ça. Comment accepter que sa petite sœur, cette même petite fille avec ses couettes et son nounours, était devenue une femme ? S’il avait pu, il l’aurait gardé dans un cocon pour l’empêcher de grandir trop vite. Les années avaient filé et il avait l’impression d’avoir manqué tant de choses. A ses yeux, elle lui avait sauvé la vie, d’une certaine manière, et il cherchait désespérément à se racheter pour tout ce qu’il avait raté. Surveiller ses fréquentations, en particulier lorsqu’il s’agissait de petit-ami, faisait donc partie de son rôle. Après tout, tous les grands frères faisaient ça, non ? Ce n’était pas être trop protecteur que de veiller à ce qu’il ne lui arrive rien, pas vrai ? Lena détestait ça, mais c’était pour son bien.

Se retrouver nez à nez avec son petit-ami actuel en l’absence de la jeune femme lui faisait un drôle de choc, il aurait largement préféré une rencontre plus « officiel », mais soit, au moins de cette manière, il pourrait le juger autrement que de la façon dont il agissait avec Lena. Voir qu’il arrivait ici sans prévenir, en son absence, ne lui disait rien qui vaille. Il disait vouloir la surprendre, mais ça ne fit que le rendre plus méfiant encore. Il lança une petite pique à laquelle il ne réagit pas. Tant mieux, pensa-t-il. Son accent français avait filtré et Erwann l’avait immédiatement remarqué, sans pour autant faire la moindre réplique à ce sujet, se contentant de confirmer que lui et sa sœur étaient très proches, d’un ton assez menaçant pour lui faire comprendre ce qu’il risquait s’il s’en prenait à Lena. Il serait le premier à chercher à le détruire s’il tentait quoi que ce soit. Il avait beau être pacifique, calme, et ne jamais chercher la bagarre, en bon fils bien éduqué qu’il était, la seule façon de l’amener à se battre était de blesser un être qui lui était cher. Les bras croisés, le regard vif, il était presque méconnaissable.

La remarque de Carlisle sur son livre l’apaisa légèrement, très légèrement, mais juste assez pour l’intéresser et lui faire abandonner au moins un peu son air de coq affirmé. Il avait le mérite de connaître ses classiques, et semblait venir tout droit de France, expliquant ainsi l’accent qu’il avait. S’il restait méfiant et froid, il ne pouvait s’empêcher de s’intéresser au rapport qu’il entretenait avec ce pays, trop amoureux de celui-ci pour laisser passer une opportunité d’en discuter. Carlisle lui raconta qu’il jouait dans une adaptation de l’œuvre de Victor Hugo, Les Misérables, et il ne put empêcher une remarque cinglante de sortir, plus méchant qu’honnête, à vrai dire. Il était vrai qu’il avait préféré lire Les Misérables que de voir l’œuvre jouée sur scène, mais il n’avait pourtant pas trouvé ça si mal, au final. Il avait l’air touché par sa remarque, et la part de lui qui protégeait sa sœur s’en retrouva presque fier. La part de lui qui se voulait plus douce, quant à elle, avait presque honte d’avoir été si méprisant. Comme une façon de s’excuser, un peu moins cassant cette fois-ci, il enchaîna sur les deux ans qu’ils avaient passé en France, et ce que Lena en avait pensé. Il avait toujours rêvé de l’y emmener à nouveau, en vacances, pour qu’elle change d’avis, peut-être. Carlisle avait vécu en France jusqu’à ses quatorze ans, et malgré tous ses efforts, il ne put empêcher un petit sourire de percer lorsqu’il s’amusa de la vision des anglais quant à la langue française, un peu plus détendu.

Il hocha la tête sans répondre, préférant, avant d’enchaîner sur un petit interrogatoire à son sujet, une façon de vérifier s’il tenait assez à Lena à son goût, une façon de le cerner, en quelque sorte. Alors que le petit-ami de sa sœur répondait à ses questions sur un ton sec, il s’assit sur l’accoudoir d’un fauteuil qui se trouvait près de lui, croisant à nouveau les bras sur son torse en écoutant attentivement ce qu’il avait à dire. Bien, il se défendait bien, c’était déjà ça. Un petit sourire malingre força la barrière de ses lèvres lorsqu’il discuta de son rôle. « French arrogant. Je vois. » Il haussa un sourcil d’un air effronté en serrant les dents. Au moins, il l’avouait. Peut-être pas si terrible que ça. « Et, c’est bien ce que je disais, ça doit bien fonctionner pour toi, si tu en es là. Je me doute que ça ne se fait pas en un jour, et qu’il faut travailler dur. » Il tâchait de s’adoucir un peu, même s’il avait bien du mal à baisser sa garde. Carlisle lui parla de sa sœur, et il serra les dents. Pourtant, alors qu’il enchaînait, il fut presque touché par ce qu’il disait à son sujet. Elle lui était précieuse, alors ? Il sourit un instant avant de reprendre son armure de glace et d’hocher la tête comme un juge évalue un accusé. « Précieuse, hein ? Dis-moi un peu, Carlisle, à quel point elle t’est précieuse. » Il plissa les yeux comme une mise à l’épreuve, prêt à enregistrer chaque mot qu’il prononcerait, chaque geste qu’il ferait, chaque mimique qu’il ne pourrait retenir en parlant de sa petite sœur. Et il n’avait pas l’intention de s’arrêter là avec les questions, non, loin de là. « Depuis quand vous vous connaissez, exactement ? Avant de devenir un… couple… je veux dire. » Le mot lui restait en travers de la gorge. Un couple. Ca lui faisait presque mal de le dire. Il se pinça les lèvres avant de se relever pour s’approcher légèrement. Son regard fut attiré par une photo de sa sœur et lui dans un cadre, des années auparavant. Il se reconcentra sur le chanteur pour s’intéresser à lui, à sa vie. « Tu as des frères et sœurs ? » Peut-être qu’ainsi, il comprendrait la réaction d’Erwann face à la situation. Qui sait, peut-être qu’il passerait le test.
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MessageSujet: Re: Carlisle & Erwann | You better run, better run, faster than my bullet   

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