without you i'd be miserable at best - gaby, chris, jane.

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MessageSujet: without you i'd be miserable at best - gaby, chris, jane.   Mer 13 Avr - 17:53

Vendredi soir. Mes amis m’ont convaincu de les suivre dans un endroit infâme de Londres sans que je comprenne réellement pourquoi. Apparemment ici, je trouverai moins de nanas type mannequins et plus de filles en jogging et c’est la seule façon que mes potes ont trouvé pour être certains que ma promesse de passer la soirée entière avec eux serait tenue. Comme si je n’étais pas capable de tenir sans qu’on m’emmène dans le quartier le moins intéressant de la ville. « Franchement, les mecs, vous forcez un peu. Genre je sais que vous êtes super jaloux et que vous aimez pas que je zouze plus que vous mais y a un moment ça va, je sais rester avec les copains quand il le faut aussi. » Jake soupire et se retourne vers moi. Je ne sais pas vraiment qui l’a invité. Je le connais de vue plus qu’autre chose. « Calme toi Grayson, tout ne tourne pas autour de toi tu sais ? Vous êtes là pour me servir de couverture surtout. Une bande de jeunes de bonne famille ça attire vachement moins l’attention qu’un mec seul qui rôde. » Je m’arrête net et Alex, mon meilleur ami, me rentre dedans. « Wow. De quoi tu parles ? Dans quel plan on est là ? » Alex me prend le bras et m’éloigne un peu du groupe. « Oli, je le sens pas. Moi aussi je croyais qu’on venait ici pour t’empêcher de rentrer avec 79 nanas comme d’habitude. Je récupère mes enceintes dans le sac de Lucas et on se barre ». Je hoche la tête vigoureusement. « Ouais, dépêche-toi ! » Jake s’arrête soudainement devant moi pour discuter avec un inconnu. Ils échangent des objets que je distingue mal. Alex revient vers moi, l’air paniqué. « Mec, Jake, je crois que c’est un de ces mecs qui vendent de la drogue, un dealer là ? C’est pas très très légal. Je crois que c’est encore MOINS légal que ta meuf de 31 ans de la semaine dernière et que le litre de whisky qu’on a dans le sang. Imagine il a un gun. Imagine il nous kidnappe. Imagine il nous tue. Je sUIS TROP JEUNE POUR MOURIR OLIVER !! » Je m’apprête à lui répondre quand des sirènes retentissent. Deux voitures s’arrêtent à côté de nous et des policiers en uniformes en descendent. J’adresse un petit sourire à Alex. « La bonne nouvelle, c’est qu’on va pas mourir. La mauvaise, c’est que ça va être chaud d’expliquer qu’on est innocents ».

En effet, un petit quart d’heure plus tard, le temps de nous fouiller et de contrôler nos identités, les policiers nous déposent au commissariat et nous emmènent dans une cellule. Je m’assois à même le sol, la tête dans mes bras. Je refuse de participer au débat qui a lieu entre mes potes quant à la personne sur qui repose la responsabilité de notre petit voyage nocturne en cellule. J’essaie de me convaincre que je ne veux pas parler pour éviter d’empirer mon cas où nous serions filmés. La vérité est surtout que j’essaie d’éviter de pleurer.  Au bout d’un certain temps, les policiers finissent par entrer dans notre cellule. « Nous allons vous appeler un par un, par ordre alphabétique, pour enregistrer vos témoignages et demander à vos parents de venir vous chercher. Il est inutile d’essayer de communiquer entre vous pour que vos dépositions soient les mêmes, il y a des caméras et des micros autour de vous. Vous avez le droit de garder le silence et de faire appel à un avocat ou à un médecin, blablablabla. Bref. Grayson, Oliver ? Vous êtes le premier sur la liste, EN ROUTE ! » Je le suis jusqu’à une pièce proche de notre cellule. J’essaie de garder une expression neutre en lui racontant ce qu’il s’est passé de la façon la plus honnête possible mais il semble voir que je suis à deux doigts de fondre en larmes. « Bon, vas-y petit, appelle ta maman, on va te laisser y aller. Mais vérifie avec qui traine la prochaine fois ok ? » Je hoche la tête et compose le numéro de ma sœur, Jane. Il est absolument hors de question que j’appelle maman à 2 heures du matin depuis un commissariat. « Allo ? » Je fonds en larmes en entendant la voix de ma sœur. « Jane, s’teuplait, viens me sauver la vie sans poser de question, je suis au commissariat de Stockwell et je veux partir. Vite, si possible. » J’essuie mes yeux avec ma manche et tente d’afficher un air courageux pour que les policiers sachent que je suis un vrai homme. Ils n’ont pas l’air bien convaincus.


Dernière édition par Oliver J. Grayson le Ven 24 Juin - 16:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: without you i'd be miserable at best - gaby, chris, jane.   Jeu 14 Avr - 22:46

Je suis épuisée. Le rythme de tournage des Maraudeurs n'est pas exactement tranquille, avec des changements d'horaires impromptus, des appels à toute heure pour parler de machine sur l'unité B qui n'écoute jamais ce qu'on lui dit ou de tel problème de caméra, ou d'éclairage ou de ceci ou de cela. Des fois, j'aimerai rappeler que certes, l'esthétique globale du film et donc l'alliance de tous ses aspects techniques est de mon ressort, mais que je ne suis pas le boss dans le coin. Mais la boss en question étant relativement effrayante - je préfère dire intimidante - pas mal de choses me reviennent. Mais je l'ai voulu mon poste à responsabilité et je l'assumerai donc pleinement. Pour compenser mon travail prenant, je devrais profiter de mes moments de libre pour lire dans mon bain en buvant une bonne bouteille de rouge, ou autres activités tranquilles et appropriées que font les adultes pour se détendre après le travail. Mais ce serait mal me connaître. Je ne recharge pas mes batteries en solitaire, sauf en de rares occasion ou même moi j'ai besoin de silence. Donc, mes soirées les plus calmes sont passées à partager des plateaux de sushis avec ma colocataire, en essayant désespérément de la convaincre de porter plainte pour harcèlement contre son patron aux mains baladeuses. A d'autres occasions, je fréquente mes bars favoris, à Soho ou ailleurs, histoire de faire de belles rencontres et m'amuser un peu. J'ai toujours eu besoin d'être entourée pour me sentir bien, je suis la définition même d'une personne extravertie. Mais c'est d'autant plus vrai depuis mon retour en Angleterre. Les temps morts me poussent à penser à ce qui me manque, les amis merveilleux que je me suis fait, l'équipe fantastique avec laquelle je travaillais... Et puis Iva.

Mais ce soir non, je ne me laisse pas le temps de ressasser. Comme souvent, je me rends à Notting Hill pour un repas de famille, sans doute suivi par une soirée avec mes frères et soeurs présents. Ma famille m'avait énormément manqué et je me réjouis à chaque fois de m'asseoir à cette grande tablée, faire couler le vin et passer les pommes de terre, plaisanter, discuter de tout et de rien. Quelques éléments manquent à l'appel, comme c'est presque toujours le cas. Je ne me souviens honnêtement pas de la dernière fois où nous avons vraiment mangé tous ensemble. Ne serait-ce parce qu'Aaron n'a pas dû franchir le seuil de la maison familiale depuis des années. Et il y a toujours quelqu'un qui travaille, a un autre engagement. Essayez de réunir neuf personnes, dont la plupart travaillent à temps plein, vous. Mes parents filent après le dîner pour la première d'une pièce produite par Papa et les jumeaux ont une soirée quelconque, tandis que je n'ai même pas vu Mathias à table. J'ose espérer qu'il est avec des amis, mais j'ai comme un doute. Mais ça ne me déplaît pas d'être en compagnie de Gaby et Chris, après tout, nous avons toujours formé notre propre petite unité au sein du grand groupe Grayson. Et ça faisait longtemps que nous n'avions pas été tous les trois, mine de rien.

La soirée est donc partagée entre visionnages de séries de qualité plus que douteuses, que ce soit à cause de fard à paupières des plus étranges ou de dialogue outrageusement sexiste. Dans un accès de colère, je vais jusqu'à jeter du pop-corn sur l'écran. Chris ne manque pas de se moquer de moi, ricanant allègrement de mes tirades énervées, même si je sais qu'au fond il est d'accord avec moi. A mesure que la nuit avance, les choses se font plus calmes et alors que je m'apprête à taper dans le vin blanc que Maman stocke toujours dans le frigo, mon portable sonne. Le nom d'Oliver apparaît et je décroche dans un froncement de sourcil, sachant que mon petit frère ne m'appelle à une heure pareille un vendredi que s'il a besoin de quelque chose. « Allô ? » Sa réponse me désarçonne franchement, au point où je m'assois sur un tabouret près du comptoir. « Tu n'es pas blessé, tu vas bien? » Tant qu'il est entier, je suis prête à ne pas lui faire passer un second interrogatoire tout de suite. Une fois rassurée sur son état, j'en viens finalement à ce qui l'intéresse. « On arrive aussi vite que possible, tiens bon, fais pas plus de conneries et prépare bien ce que tu vas me raconter. » Je raccroche sans plus de cérémonie et fixe le vide une seconde, avant de me reprendre rapidement. Je ne voudrais pas inquiéter les autres. Plus que nécessaire du moins.

« Oliver est au commissariat de Stockwell et faut qu'on aille le chercher. J'ai pas tous les détails mais on verra ça sur place. Tu as ta voiture Chris? » Après tant d'années en tant que jeune active, on aurait pu croire que j'aurais passé mon permis, mais non. A demi par crainte, à demi par convictions écologiques, je n'ai jamais pris la peine de prendre des cours de conduite et encore moins passer l'examen. Dans des moments comme celui-là, je me dis que je devrais. Mais fort heureusement, j'ai des frères et soeurs plus malins que moi. J'avance vers l'entrée, enfile rapidement mes chaussures et mon manteau, nerveuse, en colère et inquiète tout à la fois. Dans quoi ce sale gosse s'est-il encore fourré?
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MessageSujet: Re: without you i'd be miserable at best - gaby, chris, jane.   Jeu 9 Juin - 2:44

L'estomac plein et l'esprit vaguement embrumé par le vin, Gaby s'était étalée sur le canapé de ses parents à la première occasion, sitôt le repas terminé et les assiettes empilées dans le lave-vaisselle. La bonne humeur de ce genre de soirées lui avait manqué, même si elle ne regrettait guère de ne plus vivre à la maison. Il y avait du bon, dans l'indépendance, le silence en premier. La moitié ‒ ou presque ‒ de la fratrie était peut-être indépendante mais elle doutait sincèrement que la maisonnée soit devenue réellement calme depuis. Après tout, Lizzie et Oliver étaient encore là, et ils n'étaient pas particulièrement discrets non plus. Ceci dit, ça n'empêchait pas Gaby de rappliquer chez Papa Maman à chaque repas de famille ‒ même si la famille n'était jamais vraiment au complet. Cette fois encore, Aaron et sa charmante épouse n'étaient pas là, Mathias non plus d'ailleurs mais passé l'instant de malaise face à ce constant, Gaby était parvenue à profiter pleinement de la présence de ses parents et de ses frères et sœurs, lesquels n'avaient pas tardé à déguerpir, à l'exception de Jane et Chris, the golden trio or something.

Le canapé, donc, et un saladier de popcorn que Jane avait transformé en arme pour protester contre l'intolérance ordinaire que débitait la télévision. Dans d'autres circonstances, Gaby aurait probablement manifesté son soutien, même faiblement, mais repue et vaguement ivre comme elle l'était, elle ne pouvait guère faire plus que ricaner chaque fois que sa sœur s'insurgeait en balançant les grains contre l'écran. Ces soirées-là lui manquaient. Elle s'entendait bien avec ses colocataires, certes, mais leur complicité n'avait aucun rapport avec celle qu'elle avait développé avec Jane et Chris. C'était agréable d'en profiter à nouveau, de temps en temps.

Elle était au beau milieu de la lecture d'une sympathique liste Buzzfeed à base de tweets et de mères dépassées par la technologie lorsque Jane apparut, après une brève visite en cuisine ‒ probablement pour ramener une bouteille. Toutefois au lieu d'un blanc mis de côté par l'un ou l'autre de leurs parents, sa frangine revint en affichant un air vaguement inquiet. «Oliver est au commissariat de Stockwell, annonça-t-elle sans préambule, et faut qu'on aille le chercher. J'ai pas tous les détails mais on verra ça sur place. Tu as ta voiture Chris ? » Whaaat. « Oh merde » lâcha-t-elle avant de se redresser, tâchant de se débarrasser de la couverture dans laquelle elle s'était enroulée, sushi style. « Qu'est-ce qu'il a fait ? Il s'est fait choper dans un bar ? Je suis sûre qu'il s'est fait choper dans un bar. Ça devait bien finir par arriver » soupira-t-elle, réprimant un sourire moqueur. Parce que la situation ne prêtait pas à rire, pas vraiment. « Lizzie a toujours eu plus de jugeote, murmura Gaby en enfilant ses chaussures. Il a quand même eu la présence d'esprit de t'appeler. J'ose même pas imaginer la tête de maman si c'est elle qu'il avait prévenu » ricana-t-elle et, well. Elle avait peut-être tâché d'éponger l'alcool avec les pommes de terre et le popcorn mais elle n'était probablement pas assez sobre pour passer pour une adulte responsable aux yeux respectables de la police. Good thing Jane was there. « On y va ? Avant qu'il ne s'enfonce un peu plus dans les emmerdes » Difficile de faire pire mais il s'agissait d'Oliver. Qui pouvait bien savoir ce dont il était capable maintenant.
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