Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me

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MessageSujet: Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me   Lun 11 Avr - 1:17



Seems you're the only one who knows what it's like to be me
Lena & Erwann

Un simple rêve, une simple image, et toute sa journée semblait transformée. Il avait rêvé d’elle, de cette femme qu’il avait rencontrée à l’hôpital. Jeanne. Elle portait une robe somptueuse, sa chevelure brune relevée, ses yeux noisettes animés d’une lueur toute nouvelle, et son merveilleux sourire pour ponctuer un peu plus sa beauté. Il l’avait tout juste rencontrée, et jamais il n’aurait pensé qu’une discussion aussi simple, et certainement sans importance pour elle, aurait eu un tel pouvoir sur lui. Sa voix résonnait encore dans ses oreilles, alors qu’il l’attendait devant sa porte, bouquet de roses à la main, et allure de parfait gentleman. C’était parfaitement niais et totalement innocent, une nouvelle nature à l’amour, un nouveau filtre aux rêves.

Il s’était réveillé déçu de se retrouver seul, mais heureux d’avoir partagé un moment avec elle, au moins en rêve. Le coup de foudre, c’était bien la première fois que cette expression lui paraissait aussi appropriée. Il était pourtant certain de ne pas avoir autant marqué l’esprit et le cœur de la jeune femme, mais tant pis. Depuis, il scrutait la chambre de Tobias avec impatience, comme un adolescent, espérant bêtement qu’elle se présente à nouveau, mais il ne l’avait pas encore recroisée, à son plus grand malheur. Il y avait toujours un patient à voir, des dossiers à vérifier, des analyses à chercher, toutes sortes d’excuses pour l’empêcher de se tenir à quelques mètres de cette porte, le regard fixe sur l’allée qui la séparait de lui. Mon dieu, si sa sœur le voyait… Il était persuadé qu’elle le trouverait ridicule.

Sa sœur, d’ailleurs, il la retrouvait aujourd’hui, comme chaque jeudi. Leurs rendez-vous hebdomadaires, il ne les avait manqués qu’à de rares occasions, lorsqu’il n’avait pas d’autre choix. Ils avaient toujours été proches, et il refusait de perdre ce lien de complicité qu’il avait créé avec sa sœur au fil des années. Il avait eu tellement de chance de l’avoir. Sa force l’avait toujours impressionné. Même lorsqu’il était malade, et que l’attention de leurs parents était tournée vers lui, au point qu’il en avait honte à présent, il ne l’avait jamais vue se plaindre. Elle avait toujours été là pour le faire rire, pour le détendre, lorsqu’il craignait les résultats parfois catastrophiques de ses analyses. Sa petite sœur, sa Lena, c’était son rayon de soleil. Quiconque la faisait pleurer en payait le prix. Il était prêt à tout pour la protéger, prêt à tout pour la voir sourire. Aujourd’hui, elle était certainement sa meilleure amie, sa meilleure alliée.

Il allait sortir lorsque Lola s’agrippa à son jean, l’air mécontent, les yeux suppliant. Elle aussi avait envie de sortir. Il était incapable de résister au regard de sa chienne, et ni une, ni deux, il attrapa sa laisse et ouvrit la porte, après l’avoir soigneusement attachée. Ca faisait un petit moment que Lena ne l’avait pas vue, peut-être que l’amener lui ferait plaisir. Il faisait beau, comme une façon d’accompagner son sourire. Il était largement en avance, n’ayant aucune envie de prendre métro, bus, ou tout autre transport en commun. A pied, c’était encore le meilleur moyen de profiter d’une si belle journée. Il entama une petite course endiablée avec Lola, s’arrêtant à quelques mètres du café pour reprendre son souffle avant de rejoindre sa sœur. Il porta un regard à sa montre, pas mécontent d’arriver à l’heure, et franchit les portes du Caffè Nero, leur lieu de rencontre quotidien. Depuis le temps, les serveurs les connaissaient bien. Ils avaient presque une table attitrée, à présent, et connaissaient la carte par cœur, mais prenaient toujours la même boisson. Même Lola était connue du personnel, et à son fier aboiement, les rires sympathiques de la salle suivirent.

Il repéra bien vite sa sœur, déjà attablée, et sourit un peu plus en s’approchant. Il déposa une bise sur sa joue pour la saluer, et s’installa en face d’elle sans décrocher son sourire. « Comment tu vas aujourd’hui ? J’ai amené Lola, je pense qu’elle m’aurait fait la tête si je l’avais laissée seule encore aujourd’hui ! » Il accompagna sa remarque d’un rire, imperturbable, tandis que sa chienne s’asseyait sagement à ses côtés. « Ça se passe bien, au boulot, pas trop surchargée ? » Elle avait réussi à approcher son rêve au plus près, malgré les doutes de leurs parents lorsqu’elle avait décidé de se lancer sur cette voie, il s’était toujours dit qu’elle réussirait. Aujourd’hui, il était fier de ce que sa sœur était devenue.
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MessageSujet: Re: Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me   Jeu 14 Avr - 20:24


Lena ne garda qu’un vague souvenir de son retour chez elle. L’assistance réalisatrice avait participé à une soirée réservée aux artistes dans un bar de Camden et elle était rentrée en compagnie de son chanteur de petit ami, l’esprit à l’envers et avec cette sensation de flotter qui lui traversait le corps. Enfin chez elle, elle avait senti le corps du jeune homme se glisser à côté d’elle et elle s’était blottie contre lui, posant sa tête près de la sienne avant de se laisser aller dans les bras de Morphée. Lorsque les brumes du sommeil se dissipèrent, la jolie brune s’était éveillée le cœur léger, savourant encore cet instant entre rêve et réalité. Aujourd’hui, Lena devrait retrouver son frère pour leur rendez-vous hebdomadaire et cette perspective la ravissait mais elle comptait encore bien traîner dans son lit. Jour de congé bien mérité. Par chance, elle ne souffrait que rarement de migraines les lendemains de soirées trop arrosées et elle ne ressentait donc aucun vertige causé par la veille. La jeune femme avait l’illusion que le monde tournait au ralenti autour d’elle, que plus rien ne l’atteignait. Plongeant ses yeux dans le regard profond de son petit ami, elle rayonnait de joie, ses lèvres esquissaient le plus parfait des sourires, puis elle l’entendit, son rire, une des meilleures mélodies dont elle aurait pu rêver pour son réveil. « Qu’est-ce qui te fait sourire comme ça, Galloway ? » Demanda-t-elle, d’une voix taquine. Ils restèrent ainsi ensemble jusqu’à ce que Carlisle doive s’absenter pour ses projets musicaux et qu’elle ne doive rejoindre son frère au Café Nero, leur lieu de rendez-vous habituel. Lena n’était pas de ces filles qui s’attachaient facilement, ni férues des couples niais et conventionnels, cependant, elle n’était avec Lisle’ que depuis un peu plus d’un mois et elle se sentait bien dans cette relation, suffisamment bien en tout cas pour songer à enfin en parler à son aîné. En grand frère protecteur, Erwann avait toujours aimé la conseiller sur ses relations même si Lena décidait seule de ses histoires. Il n’avait pas supporté lorsqu’elle s’était fait trahir tout comme lui l’avait vécu de son côté. Étroitement liés depuis leur enfance, davantage que la plupart des frères et sœurs, en raison de ce qu’Erwann avait traversé, les deux étaient devenus véritablement fusionnels et indissociables l’un de l’autre, vivant difficilement un éloignement prolongé. C’était comme si son grand frère s’était donné la mission de veiller sur elle comme elle avait veillé sur lui lorsqu’il était malade. Nul doute qu’il réagirait donc à sa manière lorsqu’il apprendrait que sa petite sœur avait une nouvelle fois sauté le pas d’une relation un peu plus stable. Cœur couvert de cicatrices, jalonné par les séquelles du passé, elle n’était plus une femme naïve et sans défense. La jeune femme assumerait son choix, quoiqu’il arrive, et comme toujours, elle tenterait d’oublier la petite voix dans sa tête qui tentait de saborder son bonheur momentané. Pas besoin de se prendre la tête, elle verrait bien. Lena arriva la première au restaurant et s’installa à la table qui leur était réservée d’avance. Erwann ne mit pas longtemps à débarquer après elle, le temps de répondre à un message sur son téléphone, il était là en compagnie de sa chienne Lola en plus. L’assistante réalisatrice se leva et caressa l’animal qui sautillait de joie de la voir avant de  retrouver sa place en face de son frère. « Tout va bien, peut-être parce que je te vois. » Répondit-elle à Erwann en souriant, toujours d’humeur taquine, pour l’embarrasser quelque peu avec sa franchise désarmante. « Et tu as bien fait de la ramener, qu’on puisse profiter d’elle aussi. » Lena marqua une légère pause, et son regard passa de la chienne, qui s’était calmée, à son frangin. « Et toi comment vas-tu ? » À peine sa réponse donnée, Erwann prit déjà des nouvelles relatives à son boulot. « Tu sais bien, toujours beaucoup de travail lors des journées de tournage, mais cette semaine, le directeur de réalisation m’a confié une mission plus intéressante, celle de repérer des lieux atypiques pour tourner plusieurs scènes des épisodes à venir et les lui soumettre pour approbation. » Toujours en apprentissage du métier même si elle avait terminé ses études, Lena participait au tournage de quelques petites productions locales liées à la BBC, notamment en ce moment, à la bonne réalisation d’un téléfilm policier se déroulant dans les rues de Londres et divisé en plusieurs épisodes. « Et toi, avec les enfants ? » Lena était fière de ce que son frère était devenu, il faisait ce qu’il avait toujours voulu, et aussi une vocation à laquelle leurs parents avaient tout de suite accroché, contrairement à la sienne, pour laquelle ils avaient émis plusieurs réserves avant de faire confiance à la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me   Sam 23 Avr - 23:07



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Voir sa sœur était toujours un plaisir. Il n’y avait pas de frère et sœur plus proches qu’eux. Bien sûr, il leur arrivait de se disputer, de se chamailler, mais après ce qu’ils avaient traversé ensemble, ça n’était jamais bien grave. Si leur indépendance mutuelle n’avait pas été si importante pour chacun d’eux, il lui aurait sans doute proposé de venir habiter avec lui, à la fois pour la voir tous les jours et, même s’il ne l’avouerait jamais, pour pouvoir la surveiller, la protéger. C’était presque obsessionnel chez lui, depuis qu’elle avait eu le cœur brisé, quelques années plus tôt, il avait bien du mal à baisser sa garde lorsqu’il s’agissait des fréquentations de sa sœur. On lui répétait souvent qu’il était un peu trop présent, un peu trop protecteur, certains allaient même jusqu’à le supposer possessif, et ils n’avaient pas forcément tort. Il refusait de la voir grandir, de la voir s’éloigner un peu de lui. La voir se débrouiller seule était déjà assez difficile, comme si elle n’avait plus besoin de lui, son grand frère, pour vivre sa vie. Il avait le sentiment d’avoir raté une partie de sa vie de grand frère en tombant malade, plus jeune, et il courait après ce rôle, et son retard, désespérément, comme pour se racheter de ne pas avoir été là plus tôt. Ces petits rendez-vous quotidiens, c’était un moyen de réparer ces années perdues selon lui. Elle ne le voyait sans doute pas de la même façon, et il se gardait bien de l’avouer à quiconque.

Il arriva au café à l’heure, traînant fièrement sa chienne avec lui, elle aussi heureuse comme tout de l’accompagner. Il était à peine assis qu’il engagea immédiatement la conversation pour lui demander des nouvelles. Ca ne faisait qu’une semaine qu’ils ne s’étaient pas vus, encore moins qu’ils ne s’étaient pas parlés, et pourtant, ils avaient toujours des choses à se dire. A la remarque de Lena il lâcha un rire et baissa la tête, touché, avant qu’elle ne lui retourne la question. « Je ne peux que répéter ce que tu viens de dire ! » Un nouveau rire et il enchaîna en parlant du travail, sujet qui l’intéressait particulièrement, puisque sa sœur s’engageant sur un chemin risqué, qu’il l’encourageait pourtant à poursuivre. Leurs parents avaient eu bien plus de réticences, mais il avait fait de son mieux pour aider sa sœur à les convaincre. Si c’était sa vocation, il fallait qu’elle aille jusqu’au bout. Pas de regret, c’était un des préceptes qui guidaient sa vie. « C’est génial ! Je suis vraiment content pour toi, je suis sûr que tu y arriveras, tu as ça en toi. » Il esquissa un large sourire, convaincu de ses mots. Oui, sa sœur y arriverait, elle irait jusqu’au bout de ses rêves, il le savait. Elle demanda alors comment ça se passait à l’hôpital avec les enfants, et son esprit vagabonda immédiatement vers cette femme qu’il avait rencontrée en rendant visite à Tobias, comme un automatisme qui lui hissa un sourire niais aux lèvres avant qu’il ne baisse la tête et fronce les sourcils pour tenter de le camoufler. « Ca va, j’apprends à les connaître, pour le moment, certains sont là depuis un moment. Ils sont très attachants. Je pense qu’ils m’apprécient… J’espère en tout cas ! J’ai retrouvé certains de mes médecins de l’époque, tu sais ? Ils m’ont dit que je faisais du bon travail alors… tout va bien. » Il releva la tête et sourit à nouveau. Rien n’arrivait à le lui retirer, son sourire. Il était comme greffé sur ses lèvres, aujourd’hui.

Un serveur arriva et leur demanda s’ils prenaient la même chose qu’à l’ordinaire, et il répondit d’un hochement de tête, alors que Lola signala sa présence d’un petit aboiement discret qui le fit rire. « Il y a certains gamins vraiment adorables. Tiens, Tobias, par exemple. Il est là depuis quelques semaines, et c’est un ange ! Et je pense qu’il est bien entouré, ça aide. » A ces mots, il lâcha un nouveau sourire, les yeux perdus dans le vague, comme un secret qu’il gardait pour lui, un air qui se remarquait pourtant. Ce petit, il devait avoir une sacrée chance de compter cette femme parmi ses proches. Alors que sa niaiserie se lisait un peu plus sur son visage, il abandonna finalement ses pensées pour se reconcentrer sur sa sœur, en face de lui. « Dis, ça te dirait qu’on parte quelque part, ce week-end ? Ou le week-end prochain ? Enfin, quand tu es libre, en fait ! Ca fait un moment qu’on n’est pas partis, toi et moi ! » Ca faisait quelques mois, en effet. Ils ne partiraient sans doute pas bien loin, mais juste assez pour s’éloigner de l’air un peu étouffant de la ville, juste assez pour qu’il puisse se jeter dans un lac et profiter de l’atmosphère pure de la nature. Il adorait ça. C’était sa façon à lui de se sentir vivant, plus vivant que nulle part ailleurs. Rien que Lena et lui.
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MessageSujet: Re: Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me   Dim 24 Avr - 18:03

Lena avait déjà cru perdre son frère tellement de fois lors de leur enfance qu’elle n’avait plus envie de connaître cette sensation aujourd’hui. Ainsi, dès que le frère et la sœur en avaient l’occasion, ils se retrouvaient comme cette après-midi. Elle avait ressenti beaucoup d’espoir à l’époque, cette émotion puissante, qui pulsait plus ou moins fort dans l’obscurité vacillante d’un ventre noué ou d’un cœur troublé et guidait tout un chacun pour surmonter les périodes les plus difficiles de l’existence. Lena n’avait jamais perdu espoir en la guérison d’Erwann, elle avait toujours espéré que son état s’améliore et qu’il puisse vivre comme la plupart des gens, en dehors d’une chambre d’hôpital dans laquelle il était souvent obligé de retourner. Cette période n’avait pas été facile, bien au contraire, mais elle avait forgé leur complicité et leur lien fraternel comme jamais. L’espoir de Lena avait grandi avec l’amour ressenti pour son frère malgré la peur de le perdre, et cet attachement s’était faufilé dans cette foule d’émotions qui constituait son être. Lorsqu’Erwann avait quitté le domicile familial quelques années plus tard, elle s’était sentie perdue, confuse au début, ne voulant pas qu’il parte, pourtant ce départ n’avait rien changé de leur tendre affection, aux accents mélancoliques et d’avenir incertain certes, mais Lena s’était rapidement accoutumée à cette nouvelle façon de vivre entre eux, si bien qu’ils avaient instauré des petites habitudes comme des retrouvailles hebdomadaires, quand celles-ci étaient possibles. Bien souvent, on ne pouvait connaître l’étendue de l’affection que l’on portait à un proche qu’en proportion à la douleur que celle-ci engendrait en cas de perte. Depuis cette période de leur enfance et du début de leur adolescence, Lena savait qu’elle survivrait difficilement dans une existence sans Erwann en toile de fond. Aujourd’hui, tout était rentré dans l’ordre, il était toujours là et ils pouvaient profiter l’un de l’autre, se voir grandir, évoluer, et bien d’autres choses encore. Son aîné lui retourna d’ailleurs sa joie de la retrouver et s’enquit ensuite des dernières nouvelles par rapport à sa vie professionnelle. Lena commençait à avoir plus de libertés et de responsabilités aussi, une perspective qui l’enchantait tout comme son frère, qui se montra content pour elle. « J’espère surtout avoir liberté totale un jour mais ça viendra, je ne m’en fais pas, rien ne sert de brûler les étapes quand on n’a pas toute l’expérience requise. » À cause de ce qui s’était passé dans leur famille, Lena avait réussi à développer un certain recul et une certaine positivité par tout ce qu’elle considérait comme moins grave que des problèmes touchant directement ses proches par exemple. Elle était de nature optimiste pour tout ce qui ne se concrétiserait pas dans sa vocation parce qu’elle était sûre de toujours pouvoir trouver autre chose. Véritable boule d’énergie en matière d’imagination, l’assistante réalisatrice n’était jamais à court d’idées. Lena retourna ensuite la question à Erwann. Qu’en était-il à l’hôpital, avec les enfants ? Il lui expliqua qu’il apprenait à les connaître en ce moment et qu’il ne pensait pas s’en sortir trop mal. Son frère avait d’ailleurs retrouvé certains médecins qui l’avaient soigné et qui étaient d’ailleurs content de son travail. « Ils doivent être aussi fiers de toi que je le suis. » Again, Lena avait toujours le don de glisser ses mots pour le désarmer sans pareil. Elle le connaissait bien. « Et ils doivent admirer le chemin parcouru aussi… Je pense que ta propre expérience ne peut que servir pour soigner ces enfants. » Elle esquissa un sourire tandis que son frère reprenait en lui racontant une anecdote supplémentaire par rapport à un bambin qu’il soignait. « En tout cas, tu as l’air épanoui par tous ces petits bouts. Tu penses que c’est possible de m’emmener à ton travail à l’occasion ? » Lena trouvait les histoires d’Erwann tellement plus intéressantes que les siennes qu’elle avait envie de se rendre compte par elle-même de son cadre de travail et de rencontrer quelques enfants… si bien sûr une visite dans le service était envisageable. Lena songeait même déjà à organiser un petit quelque chose pour les gamins, une sorte d’activité en interne avec l’approbation du service médical ou de petite visite surprise avec des cadeaux qui leur feraient plaisir. Encore une fois, ce n’était pas les idées qui lui manquaient… L’assistante réalisatrice reporta quelques instants son attention sur Lola et releva ensuite les yeux vers son frère qui affichait toujours ce sourire qui en disait long, un sourire béat. « Le petit est bien entouré tu m’as dit ? T’es sûr que c’est uniquement Tobias qui te met dans cet état ? » Le taquina-t-elle en riant doucement, loin d’imaginer qu’elle faisait mouche. Après avoir retrouvé sa concentration, Erwann lui proposa ensuite de partir un week-end rien qu’à deux. Rien ne pourrait faire plus plaisir à Lena et elle s’empressa d’accepter – même si elle n’était plus seule, sa relation était beaucoup trop récente pour qu’elle s’empêche quoique ce soit avec son frère. « Et comment que ça me dirait ! » Totalement emballée, la jolie brune continua sur sa lancée. « Tu avais déjà une idée ? Sinon Lake District me dirait bien ! » Leur fameux endroit où ils adoraient partir à deux pour s’échapper de tout le reste… Sur ces entrefaites, les deux jeunes gens passèrent leur commande. Décidément, ce début de retrouvailles avait déjà été pas mal niveau intensité.
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MessageSujet: Re: Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me   Dim 1 Mai - 2:58



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Il ne comprenait pas vraiment ce monde, celui du cinéma. Il n’avait jamais rêvé de se retrouver au milieu d’une troupe d’acteurs, certainement bien piètre comédien, pas plus que de tirer les fils de cette machinerie. C’était à des années lumières de lui, de son monde. Pourtant, c’était la passion de sa sœur, une passion dont il ignorait encre aujourd’hui l’origine profonde, mais qu’il avait préféré l’encourager à poursuivre plutôt que de l’en empêcher. Pourquoi l’empêcher de réaliser ses rêves ? Il avait la conviction que les hommes naissaient avec une sorte de mission personnelle, quelque chose qui les faisaient se sentir plus vivants qu’autre chose. Pour lui, ça avait toujours été la médecine, le fait d’apaiser les maux qu’il connaissait si bien. Elle, elle aidait les gens d’une autre manière, qui était la sienne. Elle avait trouvé ce qu’il aimait appeler sa mission de vie, et il était convaincu qu’elle s’y épanouirait. Alors qu’elle lui racontait les nouvelles de son poste, il ne put que l’encourager. Il était fier, Erwann, si fier de sa petite sœur. Il avait beau la voir toujours comme une petite fille, la voir toujours un nounours pendu à sa main, elle avait bien grandi. « Oui, il faudra sans doute du temps, et de la patience, mais tu y arriveras, j’en suis sûr. J’imagine que tu dois faire tes preuves, comme un peu partout, en fait. Dans quelques années on verra des affiches avec ton nom collées aux murs ! » Il riait, imaginant un avenir brillant à sa sœur alors que sa main avait fini par rencontrer la sienne. Ah, sa petite sœur, sa petite Lena.

Il confia ses impressions, et le fait d’avoir retrouvé d’anciens médecins qui le soignaient autrefois à sa sœur, suite à sa demande. Il était assez fier de ce qu’il avait réussi à accomplir. Ca avait été long, mais il y était arrivé, et aujourd’hui, il ne pouvait être plus heureux. Le compliment de sa sœur le fit rire, et il baissa la tête, une nouvelle fois gêné par ses mots. Elle savait si bien comment l’embarrasser, et elle en jouait. « J’évite de trop en dire aux autres, sur… tu sais. Mais oui, j’imagine que ça peut aider. Au moins je sais ce que je c’est. C’est fou de voir que le docteur Miller -tu te souviens de lui ? Il m’a suivi presque tout le long- est encore là ! J’ai l’impression de retrouver de vieux membres de la famille ! » Il lâcha un rire, amusé par la situation. Oui, c’était ça. Il avait l’impression de retrouver une branche éloignée de sa propre famille. C’était ce que le docteur Miller et les autres avaient été pour lui, fut un temps. Il enchaîna sur une anecdote à propos d’un patient, Tobias, les yeux perdus dans le vide et un sourire béat aux lèvres alors qu’il parlait de ‘l’entourage’ du garçon, qui se résumait surtout en cette femme, qu’il avait rencontrée en lui rendant visage. Il entendit à peine la remarque de sa sœur, absorbé dans ses pensées. Seule sa question passa la barrière de son esprit. « Venir à l’hôpital ? Pour revoir les lieux, ou pour une activité, quelque chose comme ça ? Je pourrais en parler à mon service, ça peut être possible oui ! » Il imaginait déjà les médecins de l’époque où il était patient se réjouir de la visite de sa sœur, eux qui lui avaient demandé de ses nouvelles. A croire qu’ils avaient marqué leur mémoire.

Lena avait sans doute remarqué son air ahuri puisqu’elle lui demanda quelques instants plus tard si Tobias était la seule raison qui le faisait agir de la sorte. Il releva les yeux vers elle et se sentit bêtement rougir. « Quoi ? Non je… Si ! Euh.. » Conscient de sa réaction ridicule, il baissa la tête et l’enfouit dans sa main comme un moyen de disparaître. Il soupira, puis soutint de nouveau le regard de sa sœur, menton contre sa paume, coude posé sur la table. « Tu me connais un peu trop bien, c’est agaçant ! » Il se mit à rire et abaissa son regard pour admirer Lola, qui lui faisait déjà les yeux doux. « C’est rien, d’accord ? Juste… Rien. » Il avait du mal à parler de tout ça. Il avait envie de tout déballer mais se retenait, de peur de paraître stupide. Il ne la connaissait pas après tout. Il savait son prénom, étrangement français dans la prononciation, un prénom peu commun par ici, un prénom qu’il n’oublierait certainement pas. Il passa une main dans sa chevelure et esquissa un sourire de benêt en caressant sa chienne de sa main libre. « Ne te moque pas d’accord ? » Il avait l’air con, c’est sûr, mais Jeanne lui avait retourner le cœur et l’âme. Et ils ne se connaissaient même pas vraiment. Dieu seul savait s’ils auraient même la chance de se recroiser.

Le calme retrouvé après avoir respiré un bon coup, il proposa à sa sœur une sortie, un week-end loin, comme ils le faisaient parfois. Ca lui manquait. Il avait besoin de s’éloigner de la ville, parfois. Il avait beau adoré Londres, l’air pur de la nature était encore son meilleur oxygène. Elle sembla enthousiaste et lui demanda immédiatement où il comptait aller. Lake District, c’était son endroit, leur endroit, même. Comme un secret qu’ils partageaient entre eux, et seulement entre eux. Même Dean n’était pas au courant. « Lake District, ça me paraît parfait ! Ca fait un moment que je n’y suis pas retourné. Je te préviens, cette fois j’ai bien l’intention de t’entendre crier en haut de cette colline ! » Il lâcha un rire. Lui, c’était ce qu’il faisait toujours. Il se postait sur le plus haut mont et hurlait à en perdre la voix. Une habitude un peu étrange, mais c’était son père qui lui avait appris. « Alors, tu serais libre quand ? »
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MessageSujet: Re: Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me   Mar 31 Mai - 20:38


Lena rigola doucement lorsque son frère imagina des affiches portant son nom plaquées au mur un jour. La jolie brune ne pensait pas que ce serait le cas, pas parce qu’elle en était incapable à force de travail mais parce qu’elle était plutôt le genre à préférer les petites productions que les gros blockbusters, machine à fric dont le scénario du film n’était qu’une pièce vide destinée à rentabiliser. La Londonienne n’avait pas encore le luxe de choisir les tournages de films dont le spectateur pourrait tirer des leçons, cependant elle s’estimait chanceuse d’avoir trouvé une petite famille conviviale dans le milieu puisqu’elle travaillait avec la même équipe depuis plusieurs mois maintenant. Il fallait être créatif, apporter sa pierre à l’édifice et s’adapter en toutes conditions mais Lena n’aurait pu rêver mieux pour commencer carrière. Elle avoua alors à Erwann de façon détournée combien elle était fière de lui et de son travail à l’hôpital, un moment qui empourpra son frangin comme toujours. La jeune réalisatrice s’en amusait tout en pensant chacun de ses mots. Son frère évitait bien entendu de trop évoquer le passé mais il avait l’impression d’avoir retrouvé de vieux membres de la famille en la personne des médecins qui l’avaient soigné à l’époque. Il était plus facile d’en plaisanter aujourd’hui avec le recul, à l’heure où tout allait mieux. Néanmoins, Lena se souvenait qu’ils avaient traversé des passes difficiles, autant lui que les membres de leur entourage pour qui le voir souffrir avait été… Elle n’avait pas les mots et préféra ne pas y repenser. Le passé était derrière eux, pas devant. « Sérieux, il est encore là lui ? Bien sûr que je me souviens ! » Le docteur laissait parfois Lena passer en douce dans la chambre d’Erwann en dehors des heures de visite. Le frère et la sœur étaient tellement fusionnels et inséparables qu’on aurait presque pu les prendre pour des jumeaux si la différence d’âge ne se distinguait pas entre eux. C’était bien simple, gamine, si Lena ne le voyait pas pendant plus de deux jours, dans des périodes plus compliquées pour lui, elle en devenait physiquement malade. Aujourd’hui, tout était différent mais elle ne lui en avait jamais vraiment parlé non plus. Il aurait été capable d’annuler son déménagement lorsqu’il avait quitté le domicile familial s’il avait su, de peur que ce soit encore le cas alors que la situation était totalement différente. Ils menaient chacun leur vie et se retrouvaient dès qu’ils le pouvaient. Lena proposa de passer lui rendre visite à l’hôpital et de rester quelques temps que ce soit pour revoir les lieux ou pour une activité comme la reprit si bien Erwann. « Oui, voilà, tu me diras. » La jolie brune aurait bien proposé à une ou deux de ses connaissances dans le milieu de la célébrité de l’accompagner et de donner de leur temps pour ces enfants admiratifs de leurs acteurs préférés, cependant elle voulait garder cette visite discrète et que celle-ci ne tourne pas en cirque à l’hôpital, qui en cas de présence d’un artiste connu, deviendrait la cible de paparazzis en quête de la bonne histoire de charité à raconter. Il n’en était pas question, du moins, pas avant d’y être allée d’elle-même et d’avoir poussé la réflexion plus loin. Erwann lui avait parlé d’un enfant en particulier qui l’avait touché et Lena souhaitait le rencontrer. Elle relança d’ailleurs la conversation à son propos car le « bien entouré » empourpré de son frère ne lui avait pas échappé. Un sourire fendit à nouveau ses lèvres lorsqu’il s’embarrassa encore. Deux fois de suite sur le même sujet ? Il y avait définitivement anguille sous roche, elle l’avait bien senti. « Il y en a une qui t’a vraiment tapé dans l’oeil. » Lena n’avait pas besoin d’être médium pour avoir compris la situation. Était-ce une médecin, une infirmière ? Elle ne demanda même pas de détails, préférant laisser venir. « Tu m’en parleras si tu en as envie. » Ajouta-t-elle ensuite en posant la main sur l’avant-bras d’Erwann comme pour le rassurer et qu’il ne se sente pas obligé d’aborder un sujet qui le gênait encore visiblement beaucoup. Il n’avait jamais aimé mentionner ses histoires de cœur et comme Lena détestait qu’on lui force la main aussi, elle n’obligerait jamais son frère à quoique ce soit, sauf si c’était pour son bien à lui dans le cas d’une affaire grave bien évidemment. D’ailleurs, parlant de s’ouvrir, la jolie brune n’était pas en reste à ce propos. Elle ne lui avait toujours pas dit qu’elle fréquentait Carlisle depuis un mois environ. Si elle avait attendu si « longtemps » pour le dire, c’est parce que Lena avait redouté de l’annoncer et puis que tout s’écroule aussi vite, tandis qu’à présent, elle sentait que leur relation était partie pour tenir et durer. Toutefois, Lena garda cette information sous silence pour le moment car Erwann venait de lui proposer de partir en week-end. La jeune femme accepta sans hésiter, bien trop ravie à l’idée de passer du temps avec lui comme ils ne l’avaient plus fait depuis longtemps. Elle proposa même de retourner dans un de leur endroit préféré, une suggestion approuvée par le médecin. Lena caressa le chien qui s’agitait un peu sous la table ; l’animal avait sûrement senti que son  propriétaire était devenu bien enthousiaste d’un coup. « Je hurlerais à t’en déchirer les tympans, va ! » Rigola à son tour l’assistante réalisatrice lorsque son frère lui rappela sous forme de taquinerie qu’elle avait toujours refusé de crier pour entendre son écho. Quant à pouvoir s’absenter, elle pourrait probablement prendre trois jours puisqu’elle avait assez bien épargné ses congés jusqu’à présent. « Le week-end prochain plutôt. Le temps de prendre mes dispositions avec le travail. » Lena avait failli ajouter avec son petit ami aussi, du moins le prévenir, mais le mot avait refusé de sortir. On leur amena leur commande et Lena dégusta deux ou trois bouchées de son encas avant de s’arrêter. Autant cracher le morceau, plutôt que de continuer à éviter le sujet. « Bon, j’ai quelque chose à te dire mais seulement si tu me promets de ne pas jouer au grand frère surprotecteur excessif et tout le tralala. Enfin, de ne pas être toi pendant cinq minutes. » Lâcha-t-elle de but en blanc sous forme de plaisanterie afin de le mettre dans le thème directement.
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MessageSujet: Re: Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me   Sam 2 Juil - 21:02



Seems you're the only one who knows what it's like to be me
Lena & Erwann

Aujourd’hui, tant d’années après sa guérison, il se savait extrêmement chanceux de pouvoir rire des événements avec sa sœur. Ils avaient traversé les difficultés ensemble, et il avait eu la chance d’être aussi entouré qu’il aurait pu l’être par sa famille, ses amis, mais aussi ses médecins. Ceux-ci étaient même, dans son cœur, devenus une seconde famille, à qui, même après des années, il avait toujours donné des nouvelles. Se retrouver aujourd’hui parmi eux, à tenter de soigner des enfants comme lui, c’était un miracle. Il avait un passé lourd à porter, dont il était fier de pouvoir garder de bons souvenirs aujourd’hui. Sa leucémie lui avait donné des valeurs différentes de s’il avait une enfance normale, elle lui avait appris à profiter de la vie, la chérir… Avec le recul, il se disait qu’au fond, ça avait peut-être été plus une chance qu’un grand malheur. Sa maladie avait fait de lui qui il était aujourd’hui, et il savait qu’au moins, il pouvait être fier de ça, de son passé, et de ce qu’il avait traversé.
Et sa sœur avait traversé tout ça avec lui, lui tenant fermement la main et le faisant rire lorsqu’il désespérait. Ils avaient ainsi créé un lien bien plus important qu’un frère et une sœur, un lien de complicité, malgré leur différence d’âge, que certains ne s’expliquaient pas. Ils avaient même du mal à ne pas se voir au moins une fois par semaine, plus proches aujourd’hui qu’ils ne l’auraient été sans la maladie. Se remémorer cette période, si difficile pourtant, et pouvoir en rire avec elle, c’était un cadeau, une chance. Et il savait que leur complicité avait marqué les médecins de l’époque, puisqu’encore aujourd’hui, ils lui demandaient de ses nouvelles. Lena voulait venir à l’hôpital, et il se réjouissait de l’idée, pensant déjà à la réaction des anciens médecins qui retrouveraient non plus une gamine, mais une femme. « Je te tiendrai au courant oui, je suis sûr que le docteur Miller sera très heureux de te revoir ! Il aura sans doute de bonnes anecdotes à raconter sur nous ah ah ! » Les inséparables, un enfer pour les médecins qui tentaient de les séparer. Le Docteur Miller avait plusieurs fois essayé avant de céder et laisser Lena lui rendre visite en dehors des horaires prévus pour. Il se doutait que sa bouille d’ange y ait été pour quelque chose.

Il avait fallu qu’il s’embarrasse lorsqu’elle lui avait demandé plus de renseignements sur l’entourage de Tobias. Il était ridicule, vraiment, de réagir aussi bêtement à une rencontre fortuite avec une femme qu’il n’était même pas sûr de revoir. Qu’est-ce qu’il lui prenait, vraiment ? En tout cas, sa sœur ne fut pas longue à deviner ce qui se tramait dans sa tête, le gênant plus encore, le faisant baisser la tête plus encore. Il fut soulagé lorsqu’elle lui fit comprendre qu’elle ne le forcerait pas à parler. Il lâcha un petit soupir, et releva les yeux sur sa sœur, un petit sourire complice aux lèvres alors que le rouge sur ses joues se faisait un peu moins présent. « Elle fait partie des proches d’un patient… Et puis, je pense qu’elle a déjà quelqu’un, alors… tout pour me signaler de m’éloigner ah ah ! » Il lâcha un petit rire, légèrement amer, en parlant de Jeanne. Vu la conversation qu’il avait surprise, et la photo qu’elle avait montrée en recevant l’appel, il n’avait aucune chance. Il haussa les épaules en accompagnant son geste d’une moue abattue, se sentant un peu idiot de tomber si facilement dans le piège. « Il s’est passé quelque chose, en tout cas. » C’était un peu difficile à expliquer, un peu particulier. Il n’avait jamais ressenti quelque chose comme ça, encore moins si vite. Oui, il s’était passé quelque chose, ce jour-là.

Un nouveau haussement d’épaules, un sourire embarrassé et une main dans ses cheveux mirent fin à ce sujet, et il enchaîna en proposant à sa sœur de partir pour un week-end. Ca faisait un moment qu’ils n’avaient pas quitté Londres, rien que tous les deux, pour l’endroit qu’il avait élu comme son lieu favori. L’idée d’y retourner l’emplissait de joie. Il éclata de rire à la remarque de Lena. S’il profitait de se trouver au milieu de nulle part pour vider ses poumons et hurler au plus fort, il n’avait jamais réussi à faire en sorte que Lena en fasse autant. Ce n’était pas faute d’avoir essayé, pourtant, et son père avait longtemps participé, mais non. « Oui, tu dis ça maintenant, mais une fois là-bas tu vas te dégonfler ! » Il lui tira la langue et se mit à rire gentiment, caressant Lola d’une main, lorsque celle-ci lui donna un coup de museau. « Parfait, je vais tenter de m’arranger pour pouvoir partir le week-end prochain aussi, dans ce cas ! On part à l’aventure ! » Ca lui faisait terriblement envie. Erwann, c’était un aventurier, friand de road trips improvisés, d’escalades risquées et de plongeons insensés. C’était peut-être la seule chose qui le gênait dans son métier : le fait de ne pas pouvoir partir quand il le voulait.

Leur commande arriva sur la table, et il prit une bonne gorgée de son thé avant d’être arrêté par sa sœur. Il fronça les sourcils alors qu’elle lui demandait de bien se tenir, signalant qu’elle avait quelque chose d’important à lui dire. Ce genre de phrases n’annonçait jamais rien de bon, et il posa sa tasse en se rapprochant de la table. « Si tu as tué quelqu’un, le mieux est de se dénoncer à la police, ça allège ta peine, et on peut prétendre à un accident ! » Il lâcha un petit rire avant de reprendre son sérieux, inquiet de la suite de la conversation. « Qu’est-ce qu’il y a ? Il s’est passé quelque chose de grave ? Quelqu’un t’a fait du mal ? Tu peux me le dire, tu sais ? » Il avait placé sa main sur celle de Lena, se préparant déjà à aller casser la figure de celui ou celle qui avait osé s’en prendre à elle. Il ne pouvait pas s’empêcher d’être le grand frère protecteur qu’il avait toujours été.
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MessageSujet: Re: Lena & Erwann | Seems you're the only one who knows what it's like to be me   

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