EMG + big girls don't cry

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité

MessageSujet: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 16:27


Elizabeth Mildred Grayson
cLa bonté sans sévérité, c'est un magistrat sans épée.

introduction
Aînée des quatre enfants Foster, Elizabeth est la fille modèle selon les standards conservateurs de ses parents. C’est une jeune femme pieuse, élevée dans la tradition anglicane, et pur produit d’un autre temps. Austère, exigeante, intolérante, attachée à des valeurs dépassées, Liz est parfaitement consciente de l’image qu’elle renvoie mais n’en démord pas. Elle s’accroche désespérément à son éducation alors qu’elle voit sa famille se fracturer de l’intérieur ; à son mari et ses enfants alors que son petit monde si lisse et confortable s’effrite inexorablement. Névrosée, anxieuse, bourrée de contradictions, elle exerce le métier d’assistante sociale et trouve son salut en se dévouant, paradoxalement, entièrement aux autres, exprimant auprès des plus démunis le courage et la compassion qu’elle est incapable de montrer ailleurs.

▬ âge : 30 ans (en 2016)
▬ nationalité : Anglaise, trop anglaise.
▬ métier : Assistante sociale austère mais dévouée et efficace.
▬ quartier : Chelsea.
▬ orientation sexuelle : Hétérosexuelle.
▬ statut : Mariée et heureuse en ménage avec Aaron Grayson, dont elle a eu deux fils.
▬ groupe : Travel Card.
▬ avatar : Gemma Arterton.


en 2005en 2009aujourd'hui
En 200 mots minimum, dites où en est votre personnage dans la vie en 2009. Peut inclure ce qui se passe entre 2006 et 2009.

   Elle allait craquer. Le jour de son mariage, Elizabeth sentait qu’elle était au bord de la rupture. Ayant trouvé refuge seule dans l’une des nombreuses pièces du domaine loué pour l’occasion, encore vêtue de sa robe blanche, à peine revenue de la cérémonie à l’église, elle se tenait debout le dos contre la porte fermée, la respiration haletante et le cœur tambourinant furieusement dans sa poitrine. Furieusement, c’était bien le mot. Ses mains blanches s’agrippaient aux pans de sa robe, faisant pâlir ses phalanges plus encore alors qu’elle retenait un cri de désespoir au fond de sa gorge. Calixte. S’il apparaissait une fois de plus dans son champ de vision, elle l’étranglerait de ses mains. Qu’est-ce qui lui avait pris, de s’en prendre à Aaron de la sorte ? De le frapper, devant tout le monde, le jour de son mariage avec sa sœur ? Est-ce qu’il détestait son beau-frère à ce point ? Est-ce qu’il la détestait, elle, à ce point, pour vouloir ruiner son mariage et blesser, abîmer, dégrader ce à quoi elle tenait le plus ?

Elizabeth n’avait jamais mesuré l’ampleur du fossé qui s’était creusé entre elle et son frère. Le réaliser en plein milieu de son mariage, avec une telle violence, lui faisait horriblement mal. Elle ne comprenait plus rien. Elle avait pourtant tout fait pour être une grande sœur modèle, présente, toujours prête à donner des conseils à ses cadets, même ceux qu’ils n’avaient pas envie d’entendre. Est-ce que ce n’était pas ça, une famille ? Se dire les choses qu’on estime importantes ? Guider ceux auxquels on tient lorsqu’on voit qu’ils s’égarent ? Rose lui avait bien dit ce qu’elle pensait de ce raisonnement – que ce n’était pas à elle de juger, que ce n’était pas là sa place, et qu’elle n’avait aucun droit de leur faire la morale. Elizabeth n’estimait pas leur faire la morale. Elle voulait juste qu’ils réalisent leurs erreurs avant qu’il ne soit trop tard.

Visiblement, ça n’était pas la bonne stratégie. Elizabeth ne put retenir un rire creux en songeant à quel point la situation était ridicule. Et puis flûte, que lui importait l’opinion de son frère ? De sa sœur ? Elle avait Aaron. Aaron, qu’elle avait rencontré à l’université, sous le charme duquel elle avait fini par tomber. Oh certes, il était beau garçon, mais c’était surtout son calme, sa retenue, son sérieux, sa foncière gentillesse qui ont fini par faire leur chemin dans le cœur de l’austère Elizabeth. Comme toutes les petites filles (pensait-elle), Liz avait rêvé du prince charmant, de fonder une famille, de mener une vie tranquille et heureuse, couronnée de leurs succès personnels. Son union avec Aaron cristallisait tous ces espoirs d’un avenir solide, et elle n’avait aucunement l’intention de laisser Calixte lui voler ça. Ni Calixte, ni les Grayson, cette famille d’excentriques (à se demander comment Aaron pouvait porter les mêmes gènes qu’eux) dont elle avait bien ressenti l’hostilité dès leur premier dîner ensemble. Tout ça parce qu’elle ne partageait pas leur vision du monde, trop laxiste, trop naïve pour elle.

Quelqu’un frappa à la porte. Du revers de la main, elle essuya rapidement ses yeux humides, prenant garde à ne pas ruiner son maquillage ou laisser de traces visibles de son désarroi. Puis elle prit une profonde inspiration et ouvrit le battant pour découvrir son père, l’air inquiet. Pas de trace de sa mère, probablement en train de prier frénétiquement pour l’âme de son fils dans la chapelle. Pas de trace de Rose, évidemment. Pas de trace de Thomas non plus. Le cœur d’Elizabeth se serra un peu plus dans sa poitrine, mais elle se força à se composer un visage calme et serein. Maîtrisé.

« Ma chérie, je suis désolé de l’attitude de Calixte… »
« Où est-il ? » l’interrompit-elle, peu désireuse d’entendre des excuses vaseuses pour expliquer son comportement inacceptable. « Et Aaron ? Comment va-t-il ? »
« Ton frère est parti, je lui ai fait comprendre que s’il remettait les pieds ici, je ne retiendrais pas le service de sécurité. Et Aaron va bien, je me suis occupé de lui avec sa sœur. Plus de peur que de mal, ton frère n’est pas un très bon boxeur quand il boit… »

Elizabeth n’esquissa même pas un sourire à ce trait d’humour. Son père la considéra d’un air désolé, puis la prit dans ses bras. Une marque d’affection bien rire chez les Foster, qui déstabilisa brièvement Elizabeth.

« Tant pis pour lui. Je ne le laisserai pas gâcher mon mariage. » marmonna Elizabeth dans l’épaule de son père. En se redressant, elle affichait à nouveau une mine sûre, et un sourire qui allait convaincre tout le monde. Même son père. « Aaron et moi sommes mariés, maintenant. Rien de ce que pourront dire Calixte ou les Grayson ne nous enlèvera ça. »

Les disputes familiales étaient difficiles à encaisser, mais n’étaient que des dommages collatéraux. Elizabeth allait enfin avoir ce dont elle avait toujours rêvé. Elle avait trouvé un travail qu’elle aimait, elle venait d’épouser l’homme dont elle était amoureuse, bientôt ils pourraient parler enfants, et Elizabeth savait que c’était aussi ce qu’Aaron voulait. Encore un peu de patience, et de travail, et tout serait parfait. Il fallait juste qu’elle s’accroche encore un peu. Qu’elle ignore les critiques et les insultes, les regards noirs et les sourires méprisants. Et tout irait bien.
En 200 mots minimum, dites où où en est votre personnage dans la vie aujourd'hui. Peut inclure ce qui se passe entre 2009 et 2016. Si votre personnage est décédé pendant cette période, reportez les mots demandés sur les autres périodes de rp.

   Assise à son bureau, Elizabeth prenait des notes sur son calepin quasiment sans avoir à quitter des yeux la femme qui lui racontait ses déboires domestiques (un talent d’écriture en aveugle qu’elle avait développé depuis sept ans qu’elle travaillait comme assistante sociale). Impeccablement mise dans son tailleur sobre, ses longs cheveux auburn ramenés en chignon bas, Elizabeth savait qu’elle dégageait une impression de sévérité, sans compter qu’elle n’était guère du genre souriante – mais dans ce métier, elle avait rapidement compris qu’inspirer le respect, voire même un peu de crainte, valait bien mieux que d’essayer de plaire. Les jeunes qui débutaient faisaient toujours la même erreur : essayer d’apparaître comme le bon copain ou la bonne copine, le bon cœur présent pour écouter, rassurer, consoler. Ceux-là partaient en général au bout de six mois.

Pas Elizabeth. Quelques semaines lui avaient suffi pour comprendre que les gens qu’elle recevait n’avaient pas besoin d’une amie ou d’une tape sur le dos : ils avaient besoin d’un roc, d’une conseillère inflexible sur qui s’appuyait, qui leur dit ce qu’il faut faire et comment le faire sans les infantiliser. Être dure, être exigeante, Elizabeth savait faire. Elle ne se faisait pas beaucoup d’amis et ne s’attirait guère la sympathie des gens qu’elle aidait, mais avec elle, le travail était fait. C’était sa façon de faire. Et jusque-là, ça avait toujours marché. Ce n’était pas Rhonda, la jeune femme assise en face d’elle, en larmes, avec son fils de six ans assis à côté d’elle, qui dirait le contraire.

Rhonda était en instance de divorce. Une procédure très longue, compliquée par le fait que le mari refusait catégoriquement de signer les papiers et qu’elle avait toujours refusé de porter plainte contre lui pour violences domestiques. Un cas hélas typique, qu’Elizabeth avait souvent traité. Au cours des sept dernières années, elle avait vu passer une bonne tranche de malheurs et de misères, parfois dues à de mauvaises circonstances, parfois à de mauvaises décisions. Comme Rhonda, qui n’écoutait rien ni personne et s’accrochait, envers et contre tout, à ce mari violent qui l’avait coupée de son cercle social, laissée complètement dépendante de lui. Elizabeth connaissait le mécanisme par cœur. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver une pointe de jugement envers Rhonda. Combien de fois avait-elle essayé de la pousser vers le divorce, proposé des structures pour l’aider, l’accueillir, la mettre à l’abri, changer de nom, engager des procédures ? Combien de fois Rhonda avait-elle accepté, avant de retourner vers lui en clamant qu’elle ne comprenait pas, que leur amour sauverait leur mariage ? Parfois, Elizabeth était épuisée par ces revirements sans fin.

« Alors Rhonda, est-ce que c’est la bonne, cette fois ? Pas de changement d’avis de dernière minute ? » demanda-t-elle sans particulièrement chercher à la ménager.
« Pas cette fois. » répondit la malheureusement en serrant son petit garçon contre elle. « Il a voulu s’en prendre à Ben. Je refuse qu’il touche mon fils. Moi, c’est pas grave, vous comprenez Mrs Grayson. Mais Ben ! C’est qu’un gosse ! »

Elizabeth posa les yeux sur le petit garçon. Il était tellement chétif, pour un enfant de six ans. Son fils à elle avait presque le même âge. Son cœur se serra un peu dans sa poitrine, mais elle conserva un visage impassible – malgré un léger sourire en direction du petit.

« Alors il va falloir réagir, Rhonda. Terminées, les mauvaises décisions. Au bout d’un moment, vous ne pouvez plus revenir ici tous les deux mois, faire semblant de m’écouter, et repartir aussitôt avec votre mari. A ce stade ce n’est plus de la psychologie, c’est de la mauvaise foi. »
« Vous ne comprenez pas. » rétorqua Rhonda, heurtée par les propos de Liz, qui se contenta de hausser un sourcil.
« Je sais, ça fait huit fois que vous me le dites. Si vous n’êtes pas sérieuse, cette fois, je ne pourrai plus rien pour vous. Est-ce que nous sommes bien claires ? »

Rhonda allait s’emporter, elle le voyait bien – quand des voix retentirent dans le couloir. Elizabeth vit Rhonda se raidir, écoutant attentivement, puis se lever d’un coup et reculer vers son bureau en gardant son fils contre elle. Elizabeth se leva à son tour, se demandant ce qui lui prenait, quand la porte de son bureau s’ouvrit d’un coup sec, laissant le passage à un homme visiblement furieux. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre à qui elle avait affaire.

« Rhonda, tu rentres à la maison. Tout de suite. » grogna l’homme.
« Monsieur, vous n’êtes pas autorisé à entrer dans ce bureau pendant une consultation. Sortez d’ici immédiatement. » intervint Elizabeth qui, en quelques pas, se posta au côté de Rhonda.
« Vous, laissez ma femme tranquille. Au lieu de lui mettre des idées dans la tête, de divorce et tout ça. Sinon… » siffla-t-il, l’air menaçant.
« Sinon quoi ? » rétorqua Elizabeth d’un ton cassant. « Vous allez me frapper ? Allez y, je vous en prie ! Je n’hésiterai pas une seconde avant d’aller porter plainte, contrairement à votre femme, croyez-moi ! » Dressée de toute sa hauteur et les yeux lançant des éclairs, Elizabeth s’avança vers le bourreau de Rhonda. « Votre femme est sous notre protection. Vous avez outrepassé vos droits en entrant sans autorisant dans ces bâtiments et ce bureau, notre personnel de sécurité vous mettra dehors, puis nous prendrons les mesures nécessaires pour mettre votre épouse et son fils à l’abri. Si besoin, je témoignerai de vos menaces. Maintenant sortez d’ici. Tout de suite. »

L’homme interloqué laissa échapper une bordée de jurons, de nouvelles menaces, et ce n’est que lorsqu’un des vigiles lui attrapa l’épaule qu’il consentit (non sans insultes) à partir. Ce n’est qu’une fois qu’il fut dehors et que Rhonda fut prise en charge par une conseillère spécialisée en protection de conjoints qu’Elizabeth réalisa que son cœur battait à tout rompre, et que ses jambes lui semblaient moins sûres que d’habitude. Prudemment, elle s’assit sur la chaise occupée par Rhonda quelques instants plus tôt et passa une main sur son visage pâle. Il était facile de jouer les lionnes face à un prédateur. Mais ceux qui disaient qu’on s’habituait à la violence étaient des menteurs. On s’habituait à passer outre la peur, rien de plus. Au moins momentanément.

« Liz ? Tout va bien ? » demanda sa collègue Sarah en glissant la tête dans l’embrasure de la porte. Elizabeth se redressa aussitôt, embarrassée d’avoir été surprise en position de faiblesse.
« Oui oui, tout va bien. Et Rhonda ? »
« Elle ira mieux, bientôt. Elle te remercie pour ton intervention, d’ailleurs. Mais entre nous, Liz, tu pourrais être moins dure avec elle. C’est comme cette femme voilée de l’autre jour… »
« Sarah, le jour où j’aurai besoin de tes conseils pour apprendre mon job, je viendrai te voir. Merci. » l’interrompit-elle non sans lassitude. Elle n’avait pas besoin d’entendre qu’elle était islamophobe, ou homophobe, ou que savait-elle encore. Pas aujourd’hui. Elle avait bien assez des Grayson pour ça merci bien.

Lorsqu’elle rentra chez elle, elle abandonna ses chaussures à talons dans l’entrée pour retrouver avec délice le parquet du corridor, puis la moquette de la chambre. Elle sauta dans des vêtements plus confortables et se rendit au salon, où elle s’arrêta dans l’encadrement de la porte pour contempler un moment son mari, qui lui tournait le dos, jouer avec leurs enfants de cinq et un an. Un sourire attendri, le premier de la journée, illumina son visage. Elle allait préparer le dîner, puis s’occuperait du plus petit, et lorsque les enfants seraient couchés, elle aurait enfin sa soirée au calme avec Aaron. Avant d’aller se coucher, elle prendrait ses anxiolytiques pour mieux dormir. Le lendemain matin, elle pourrait se lever tôt pour aller courir. Peut-être passer à la salle de gym, même. Tout était réglé comme du papier à musique. Un cocon si monotone, si rassurant. C’était tellement précieux.
En 200 mots minimum, dites où où en est votre personnage dans la vie en 2005. Peut inclure ce qui se passe avant 2005. (enfance etc) Si votre personnage n'est pas né ou trop jeune, reportez les mots demandés sur une autre période de rp.

   « Rooose ! Calixte, Thomas, maman a dit à taaable ! » s’époumona Elizabeth en bas des escaliers. Une main sur la rambarde de l’escalier, l’autre sur sa hanche, visiblement excédée par le manque d’obéissance de ses cadets, elle s’apprêtait à monter les chercher lorsque des pas se firent entendre à l’étage. Bientôt, Thomas apparut en haut des marches et descendit rapidement, arrachant un sourire à son aînée alors qu’il s’excusait, il n’avait pas entendu maman les appeler. Incapable de résister à son amour de petit frère, Liz lui ébouriffa gentiment les cheveux et l’embrassa sur le haut du crâne. Pourquoi fallait-il que ce soit Thomas, du haut de ses douze ans, qui soit le plus mature de ses trois frères et sœur ? En parlant de ceux-là – Rose et Calixte faisaient leur apparition à leur tour, traînant des pieds et chuchotant à voix basse. Le sourire d’Elizabeth s’effaça de son visage. Elle détestait quand ils faisaient ça. Quand ils la prenaient de haut. Quand ils prenaient leur famille de haut, comme s’ils étaient trop bien pour eux. Mais elle était l’aînée, elle était plus mature, plus responsable, et elle se devait donc de ne pas céder.  C’était l’adolescence, après tout. Ca finirait bien par leur passer un jour.

« Allez, venez. Maman nous attend pour la bénédiction. »

Elle ignora Calixte qui roula ostensiblement des yeux et les accompagna jusqu’à table, où leur mère leur sourit et attendit qu’ils furent tous assis autour du repas dominical pour prendre leurs mains et réciter la prière. Prière que seule Elizabeth et évidemment son pasteur de père prenaient au sérieux, Thomas faisant admirablement bien semblant, et les deux autres ne faisant même pas l’effort de l’imiter. Elizabeth soupira en son for intérieur. Ces repas en famille l’épuisaient plus qu’ils ne devraient. Ca faisait déjà un an qu’elle avait quitté leur confortable maison à Oxford pour s’installer dans une chambre dans un des nombreux halls de l’université d’Oxford, mais elle mettait un point d’honneur à rentrer chez elle la plupart des weekends et ne manquait jamais un repas du dimanche en famille après la messe. Elle y mettait de la bonne volonté. Son père et sa mère lui avaient inculqué des valeurs, la piété, l’importance de la famille, du travail et des efforts. Toute son enfance, Elizabeth avait embrassé cette éducation, un peu datée peut-être, mais rigoureuse et qui avait fait d’elle la jeune femme qu’elle était aujourd’hui. Elle avait toujours été première de la classe, élève modèle, dont les professeurs n’avaient de cesse de chanter les louanges. Elle avait toujours eu peu d’amis, petite fille trop sérieuse et ennuyante pour les autres, lui avait-on dit. Mais elle avait ignoré les moqueries, s’accrochant à ses livres et à Dieu, vers qui elle se tournait discrètement, comme une petite souris, ainsi que son père lui avait appris. Ses amies, elle les avait surtout rencontrées à l’église après les sermons de son père. D’autres petites filles modèles, qui allaient à la même école et se fondaient dans le même moule si confortable. Elles étaient restées amies jusqu’à l’université, certaines allaient même à Oxford, comme elle.

Sa mère était un peu difficile, c’est vrai. Même Elizabeth voulait bien le reconnaître, et pourtant elle adorait sa mère. Elle pouvait comprendre l’exaspération de Rose et de Calixte, mais elle refusait de comprendre leur attitude. La famille, aimer quelqu’un, ce n’était pas justement aimer sans condition, avec ses défauts ? Supporter un caractère difficile, des névroses, comprendre, pardonner ? Visiblement, Elizabeth était la seule de sa fratrie à vouloir faire cet effort. Et elle avait le sentiment que Rose, mais surtout Calixte, ne le lui pardonnaient pas. L’atmosphère familiale chez les Foster était oppressante, étouffante, entre ces conflits latents, mais Elizabeth avait toujours mis un point d’honneur à garder la tête droite. A remplir le rôle de fille aimante que les deux autres refusaient.

Après le lycée, elle avait décidé de faire un BA in Health and Social Sciences. Animée par un sentiment de charité chrétienne qui l’avait poussée depuis ses onze ans à participer dès qu’elle le pouvait à des collectes, des distributions de soupe populaire et autres événements humanitaires, le métier d’assistante sociale semblait être un choix tout indiqué pour la demoiselle, à défaut d’entrer dans les ordres comme son père l’aurait voulu. C’avait été là son unique acte de rébellion. Sa foi ne la portait pas vers le port de la collerette, mais travailler dans le social semblait être une bonne alternative. A dix-neuf ans, après un an d’étude, elle ne regrettait pas son choix. La difficulté et la misère humaine ne lui faisaient pas peur. Outre sa piété qui pouvait paraître déplacée ou sans rapport avec son futur métier, Elizabeth était animée d’un désir sincère d’aider, de soutenir, de réparer ce qui était brisé. C’était une mission de vie. Et ça se ressentait sur ses excellents résultats, ses professeurs prédisant qu’elle arriverait probablement dans les premières de sa promotion. Travailleuse, sage, appliquée, déterminée à réussir, elle ne se laissait pas beaucoup de temps pour les loisirs. Elle avait quelques amis, principalement des camarades de classe ou d’étude, ou bien qui logeaient dans le même hall qu’elle, mais sa réputation était principalement celle d’un petit rat de bibliothèque austère, qui ne savait probablement pas s’amuser. Elizabeth en était consciente, et faisait semblant de ne pas en être affectée. Elle était irréprochable, travaillait dur, et tant pis si son sérieux ou sa discrétion (probablement teintée d’une certaine timidité) lui valaient une certaine solitude. Elle traçait son petit bout de chemin. C’était tout ce qui lui importait.



─ pseudo/prénom : High King/Angélique. ─ âge : Vingt-deux ans. ─ fréquence de connexion : 7/7.  ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? Grâce à PRD, et très impressionnée par l'accueil réservé aux invités et aux nouveuaux joueurs. Sur un "vieux" forum où la communauté se connaît depuis longtemps et est super soudée, c'est très appréciable de voir le socui d'intégration si bien géré. ─ inventé ou pévario ? Pévario posté par Rose Foster. ─ code : okaaay by rouliaaa ─ crédits : Bazzart.


Dernière édition par Elizabeth Grayson le Mer 6 Avr - 17:50, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 16:40



Bon courage pour la fiche du coup heart
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 16:43

Bienvenuuuuuue heart
Revenir en haut Aller en bas
avatar
▪ messages : 770
▪ dispo pour un rp ? : yeah
▪ avatar : aaron tveit
▪ âge : 34
▪ statut : marié
▪ occupation : réalisateur

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 16:45

MA BELLE SOEEEEUR WHAT A FACE !

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
oh I believe in yesterday
Love is friendship that has caught fire. It is quiet understanding, mutual confidence, sharing and forgiving. It is loyalty through good and bad times

(c) Myuu.BANG!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 17:24

OUUUUUI, ELIZABETH excellent choix bienvenue et bon courage avec ta fiche !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 17:24

aaaaw superbe choix de pévario
Et puis Gemma (L)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 18:07

Meeeeerci tous inlovee J'espère qu'Elizabeth vous plaira malgré ses nombreux défauts (Chris, range cette batte WHAT A FACE ! )
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 18:10

Oooh ma belle-soeur d'amour

Bienvenue à toiiii
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 19:40

Welcoooome
J'ai hâte de découvrir ta fiche !
Vu le métier, et l'âge, on pourrait potentiellement voir un lien ensemble
Bon courage pour la suite en tout cas !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 20:35

MOI JE T'AIME COMME TU ES inlovee inlovee inlovee inlovee
Bienvenue sur le forum & bon courage pour la fichette
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 21:33

Une autre Grayson qui me porte dans son coeur merci Lizzie Erwann ce sera avec plaisir pour le lien Pédiatre et assistante sociale, ce serait bien le diable si on ne trouvait rien

CIEL MON MARI Je vais probablement t'envoyer un mp avec quelques questions notamment sur les enfants, si ça ne t'embête pas Merci pour ton accueil !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 21:36

MAIS NON CA NE M'EMBETE PAAS
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Lun 4 Avr - 22:28

HATE DE TE LIRE

Officiellement, bienvenuuuue
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Mar 5 Avr - 15:24

MERCI SISTER
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Jeu 7 Avr - 17:54

Je laisse Tara valider mais

hahaha:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Jeu 7 Avr - 17:56


félicitations !
te voilà validée !



Désolée si j'ai mis un peu de temps à lire ta fiche mais elle valait le détour Pouaaaaah, je sais même pas quoi dire, tu as tellement bien cerné les nuances du personnage et tu arrive tellement bien à décrire son humanité mais aussi ses défauts, je suis vraiment épatée par ta fiche Et comme illustré par Cécile, on est toutes très contentes de te voir parmi nous

J'ai trop hâte de commencer à RP avec toi et je te souhaite une heureuse aventure sur TTR

Étant validée le 07/04, tu es concernée par le recensement ce mois-ci. Par contre nous t'invitons dès maintenant à créer ta fiche de liens pour t'intégrer au plus vite sur le forum.  Pour trouver des liens plus facilement, nous avons mis au point un petit registre des personnages qui t'aidera à connaître un peu mieux nos amis londoniens. Mais tu peux aussi découvrir tes voisins ou mieux encore ouvrir une colocation!

En ce moment nous avons une intrigue en cours à laquelle tu peux t'inscrire icii, mais aussi souvent des activités que tu retrouveras dans le flood.

N'oublie pas qu'il te faut entamer un rp sur le forum avant de poster un pévario !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   Jeu 7 Avr - 18:03

C'est vous qui made my day avec cet extrait de conversation, j'hésite entre rougir devant ces compliments et rire parce que ces réactions sont épiques Merci beaucoup pour la validation Rose, je suis très très heureuse que ma fiche t'ait plu (et vous ait plu à vous autres aussi ), c'était beaucoup trop fun à écrire

A très vite sur le forum et en rp
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: EMG + big girls don't cry   

Revenir en haut Aller en bas
 
EMG + big girls don't cry
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une baignade entre 'girls'. - SAMIA
» 07. Girls running wild
» Who run the World (girls)
» 01. Girls just wanna have fun !
» [UPTOBOX] Fire Girls [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: flood & hors-jeu :: this train terminates at morden :: ARCHIVES 2016-2017-
Sauter vers: