Barrish ❝ Oops!... I Did It Again ❞

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MessageSujet: Barrish ❝ Oops!... I Did It Again ❞   Dim 3 Avr - 23:04



FITZ & JOEY
❝ Oops!... I Did It Again ❞

Joey ne savait pas vraiment comment elle se sentait. Elle ne savait pas si elle était prête à vivre avec d’autres personnes que des membres de sa famille. Et puis … une colocation, est-ce que cela ne rendait pas toute cette histoire un peu trop réelle ? Enfin, lorsqu’elle avait pris une chambre d’hôtel, elle s’était dit que ce serait provisoire. De la même façon lorsque son cousin l’avait hébergée à la seconde où il avait été mis au courant qu’elle était pratiquement devenue une sdf. Elle s’était dit que sa sœur finirait par lui pardonner. Qu’elle finirait par venir la voir. Par donner quelques coups à la porte d’entrée, avant de la prendre dans ses bras et de lui dire que tout était pardonné, et qu’elle ne l’abandonnerait plus jamais. Alors Joey avait tout fait pour rester le plus longtemps possible chez son cousin. Parce qu’elle l’aimait, et qu’en plus il s’occupait bien d’elle et que son canapé était plutôt confortable, lorsqu’elle y repensait. Mais elle n’avait pas non plus envie de trop abuser de son hospitalité. Et en voyant que, peu importe le nombre de coups de fil qu’elle pouvait lui passer ou le nombre de sms qu’elle pouvait lui envoyer, sa sœur ne semblait pas donner signe de vie, elle avait dû voir la vérité en face. C’était fini. Elle avait tout brisé. Elle avait dépassé la limite, et sa sœur ne lui pardonnerait jamais. C’était con, surtout lorsque l’on savait qu’elle n’avait agi ainsi que pour la garder auprès d’elle pour toujours. Mais entre le réaliser et l’accepter, il y avait tout un pas que Joey n’était pas certaine de vouloir franchir. Et cette colocation … Cette colocation l’obligeait à franchir ce pas. Elle l’obligeait à voir la vérité en face et se dire que cette histoire était réelle. Qu’elle était arrivée. Que Joey avait tout gâcher, perdant sa jumelle à jamais. Mais, soyons honnêtes, elle n’avait pas vraiment le choix. Elle ne pouvait pas rester vivre pour toujours chez son cousin – même s’il affirmait le contraire. Surtout qu’elle savait bien qu’elle dérangeait. Peut-être pas lui, mais son colocataire et meilleur ami, en tout cas. Le pauvre avait déjà bien assez à faire avec Connor et les partenaires qu’il ramenait chez eux, pour en plus s’occuper de ceux qu’elle-même ramenait dès que Connor passait la nuit à l’extérieur. Pas une nuit où il pouvait dormir tranquillement sans être dérangé. Et puis bon, cet appartement en colocation lui semblait bien. Et c’était la bonne solution pour ne pas vivre seule et ne pas payer trop cher son loyer – c’était qu’elle devait payer ses études aussi, et que la jeune femme n’avait tendance à travailler que lorsqu’un vêtement ou accessoire lui faisait de l’œil. Et celui qu’elle avait rencontré, en plus d’être fortement mignon et attirant – mais c’était une autre histoire, et il valait mieux qu’elle n’aille pas sur ce terrain-là … car si elle se mettait à coucher avec ses colocataires, elle allait vraiment finir par vivre dans la rue un jour.

Alors la jeune femme, deux énormes valises à la main – il lui en restait encore trois autres à décharger dans la voiture qu’elle avait louée – regagnait cet appartement qui était maintenant partiellement le sien. Elle n’avait pas trop de doutes sur le fait de s’entendre avec ses futurs colocataires – elle était d’ordinaire plutôt joviale et, jusqu’à dernièrement avec sa sœur, personne ne l’avait vraiment détestée – mais ressentait forcément une petite appréhension. C’était une nouvelle page qui s’ouvrait à elle, après tout, et elle ne savait pas ce qu’elle contiendrait. Déposant ses valises sur le palier, elle chercha son trousseau dans son sac, avant d’ouvrir la porte. Le grand salon était vide de monde, probablement que les autres n’étaient pas encore installés, ou alors étaient sortis, ou qu’importe finalement. Et, se tordant un peu le dos, elle rejoignit sa chambre, non sans mal. Elle se laissa tomber sur son lit, récupérant son souffle – c’était qu’elle venait de faire son sport au moins pour la semaine, là, et qu’il lui restait encore trois valises à aller chercher – avant de regarder le plafond. Elle pourrait s’y faire. Peut-être. Avec le temps. N’importe quoi … Qui cherchait-elle à convaincre ? Elle n’était rien, sans sa sœur. Sa jumelle était une partie d’elle – sa meilleure partie, pour être tout à fait honnête – et elle avait tout simplement tout gâché. Par pur égoïsme. Parce qu’elle n’avait pensé qu’à elle, comme toujours, sans réfléchir aux conséquences de ses actions. Sa lèvre se mit à trembloter, et quelques larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Elle se mordilla la lèvre, avant de renifler un peu et d’expirer longuement pour se calmer. Il ne valait mieux pas qu’elle commence sinon, une fois les vannes ouvertes, elle ne parviendrait plus à s’arrêter. Alors elle se leva, presque d’un bond, dans l’intention d’aller chercher ses valises restantes – cela lui ferait son sport pour le mois, comme ça. Voyant un jeune homme de dos – qu’elle s’efforça à ne pas trop détailler ; elle n’était pas là pour ça – qui venait tout juste de rentrer puisqu’il fermait la porte, elle poussa un long soupir de soulagement. « Hey ! Josephine Barton, mais tout le monde m’appelle Joey, on est coloc apparemment ! » s’exclama-t-elle rapidement, attrapant son bras pour qu’il se retourne. « Je suis sûre que tu es prêt à être mon chevalier servant, sur son grand cheval blanc et tout, et que tu vas me sauver en m’aidant à porter mes valises ! Nan, car j’en ai trois dans la voiture garée en bas, qu’elles sont super lourdes et que, haha, tu m’as vue, je suis pas vraiment du genre musclée. » reprit-elle tout aussi rapidement, dans un immense sourire, avant de lâcher un rire cristallin. « Enfin si, je suis musclée, un peu, mais juste ce qu’il faut quoi, pas suffisamment pour porter trois valises en plus des deux autres que j’ai déjà montées, et je crois que mon cœur bat super vite et que c’est pas lié au fait que tu sois canon, mais plus à l’exercice que je viens de faire et dont mon corps n’est vraiment pas habitué. » crut-elle bon de préciser, sans cesser de sourire. « Donc dis, tu accepterais de sauver une demoiselle en détresse, hein, dis ? » finit-elle par lui demander dans un nouveau rire, sautillant presque sur ses pieds, avant de se passer une main dans les cheveux. Puis, elle se stoppa, le détaillant tout de même un peu. Non, parce que là tout de suite, il lui disait vaguement quelque chose. Elle lâcha son bras – qu’elle avait tenu tout du long – puis fronça des sourcils, avant de plisser des yeux et de presser brièvement des paupières. « On se connaît, non ? Enfin, tu me dis quelque chose … Mais j’arrive pas à me souvenir d’où … » reprit-elle dans une petite grimace, un peu gênée, avant d’ouvrir la bouche en grand, dans un « O » muet, comme des bribes de souvenirs lui revenait. Bien sûr. Forcément. C’était obligé. Elle avait dû se taper la moitié de la ville de toute façon – bon okay, peut-être qu’elle exagérait un peu, Londres était une grande ville, après tout – alors elle ne savait même pas pourquoi elle s’en étonnait.
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MessageSujet: Re: Barrish ❝ Oops!... I Did It Again ❞   Dim 3 Avr - 23:05

Les déménagements, Fitz commençait à connaître. Il maîtrisait l'art de l'emballage, excellait dans tout ce qui rapport de près ou de loin aux cartons et il était même devenu efficace. Voilà ce qui arrivait lorsqu'on passait son temps à quitter un toit pour un autre, sans vraiment s'arrêter. Après sa rupture avec Salma, il était d'abord retourné vivre avec ses parents. C'était plus simple et tout aussi évident. A l'époque, s'occuper des factures sans la moindre rentrée d'argent avait réellement porté un coup à son indépendance. Ses parents avaient été ravis de le retrouver, sa petite sœur, un peu moins. Olivia avait probablement pris goût au quotidien de l'enfant unique – ou presque. Il n'avait pas tardé à refaire ses valises, une fois son genou en à peu près bon état mais le colocataire trouvé dans les petites annonces s'était révélé être le type le plus irrespectueux que Fitz ait jamais rencontré. Il avait compris après une heure et une tripotée de blagues tout à fait révoltantes qu'il ne pourrait jamais, jamais, jamais vivre avec ce type-là. Il n'avait même pas eu le temps – ni le besoin, really – de défaire le moindre carton. Puis il y avait eu cette annonce. Devant le nombre de colocataires, Fitz avait tiqué, un peu. Après son expérience avec le raciste de Camden, il avait plus de réserve, craignait encore plus de tomber sur les mauvaises personnes. C'était inhabituel pour lui, qui préférait toujours voir le meilleur chez les autres. Il s'était laissé tenter finalement.

Sa chambre n'avait rien d'exceptionnel, certes, mais elle était propre et bientôt – dès qu'il aurait trouvé le temps de vraiment, vraiment s'installer – il s'y sentirait chez lui. Il était confiant sur ce point, il avait d'excellentes capacités d'adaptation. Il ne tardait jamais à se sentir à l'aise, partout où il allait : chez les parents de Salma, dans leur minuscule appartement, sur le plateau de Dancing With The Stars. Partout, vraiment partout. Il suffisait qu'il commence à ouvrir ses sacs et les quelques boîtes qu'il avait amené. Mais une petite partie, toute petite partie de lui s'inquiétait encore, échaudée par sa précédente expérience. S'installer avec des inconnus était une décision dangereuse et avant de se faire à l'idée qu'il était à présent chez lui, Fitz préférait rencontrer ses nouveaux colocataires.

Il lui sembla entendre une porte se refermer. La porte d'entrée, probablement. Parfait, c'était l'occasion rêvée. Il se leva de son lit, grimaçant un peu en sentant son genou l'élancer. Son médecin et le kinésithérapeute auquel il rendait visite trois fois par semaine depuis sa blessure s'accordaient sur le fait que sa rééducation avait des airs de miracle mais ni l'un ni l'autre n'avait pu le rassurer quand à une récupération complète. Il fallait laisser le temps agir, répétaient-ils tous les deux. Fitz était un type patent, d'habitude mais la danse lui manquait. Ah, elle était loin l'époque où il s'entraînait plusieurs heures par jour avec sa partenaire. Loin le temps des journées passées à coacher des célébrités qui ignoraient tout du mambo, du tango et de l'american smooth. Son avenir à la télévision était des plus incertains mais c'était la compétition, surtout, qui lui manquait. Donner des cours à la London School of Arts n'était pas exactement la même chose.

Il abandonna sa chambre, laissant dans le même élan la morosité qu'il sentait poindre. Ce n'était pas le moment pour passer le déprimé de service, d'autant qu'il n'était pas dans sa nature de se laisser aller à la mélancolie. Fitz s'arma d'un sourire, gardant à l'esprit que les gens avec qui il allait vivre étaient susceptibles d'être de la même trempe que son ex-colocataire, tout comme ils pouvaient être de bien meilleurs êtres humains. Toutefois personne ne l'attendait dans le couloir, pas plus qu'au salon, aussi gagna-t-il la cuisine, se postant sur le pas de la porte, au cas où l'un des inconnus décide d'apparaître. La gêne disparut un peu devant la pièce. Il pouvait déjà s'imaginer cuisiner pour toute la maisonnée ici, entre deux anecdotes et un récapitulatif de la journée merdique de l'un d'entre eux. Une voix féminine l'arracha toutefois à ses pensées et une main se posa sur son bras, attirant son attention. Fitz se retourna, un bref « salut » glissant de ses lèvres, enthousiaste. La fille – Joey, avait-elle dit – lui semblait vaguement familière et, bloody hell, il n'aurait su dire où ils s'étaient déjà croisés. Il oubliait rarement un visage, ce qui rendait cette impression de déjà-vu tout à fait perturbante. Elle était charmante, un peu bavarde peut-être mais il était prêt à parier que cet impressionant débit de paroles était surtout dû à la nervosité. Ainsi elle était aussi anxieuse que lui à l'idée de vivre ici, avec une demi-douzaine d'inconnus. Cool, really. « Bien s- » commença-t-il, lorsqu'elle lui demanda son aide – machinalement, il ne put s'empêcher de se demander si elle voyageait aussi léger que Salma parce qu'il en avait déjà fait, des allers et retours entre une voiture et une chambre, les bras chargés. Mais ce rire. Il connaissait ce rire. Il l'avait déjà entendu, il en était absolument certain et – shit.

Il savait. Il savait où il l'avait déjà vue. Shit.

Le sourire de Fitz tomba, l'espace d'une seconde. Elle l'avait reconnu, elle aussi. Enfin, non. Ou alors posait-elle la question pour s'assurer que, non, il n'avait pas oublié qu'ils avaient passé une nuit particulièrement alcoolisée ensemble ? « Mh. On s'est déjà vu. Je crois » mentit-il, presque honteux. Comment annoncer à votre toute nouvelle colocataire que vous l'avez déjà vue dans le plus simple appareil ? Que vous savez exactement à quoi elle ressemble entre deux draps ? Certes, Fitz avait bu ce soir-là, un peu trop de toute évidence – one-night stands ? Definitely not his thing mais la rupture avec Salma était encore fraîche dans son esprit et il avait eu envie de se changer les idées – mais ses souvenirs étaient suffisamment clairs pour que le malaise repointe le bout de son nez. Bloody hell. « Y'a quelques mois ? Au 12 Bar Club, dans Soho ? Laisse, tu t'en souviens certainement pas. C'est pas grave » But it kind of was, really. Fitz n'avait pas vraiment pensé revoir cette fille un jour – Joey, il fallait qu'il se mette à l'appeler Joey – mais il n'aurait certainement pas imaginé qu'elle ait oublié, well, le plus important. Peut-être que ça ne l'était pas, à ses yeux, peut-être faisait-elle ça souvent, peut-être – anyway, ce n'était pas ses affaires. Toutefois, à en juger par la mine surprise qu'elle affichait à présent, elle s'en souvenait certainement, elle aussi. « Tu te souviens, c'est ça ? fit-il, ô comben gêné. On devrait laisser ça derrière nous. Je sais pas pour toi mais j'ai vraiment envie de vivre ici. J'ai pas franchement envie de retourner vivre chez mes parents encore une fois, c'était déjà suffisamment compliqué après ce qui s'est passé avec ma copine » Ex-copine. Ça aussi, il allait devoir s'y faire. Ça allait faire un an, bientôt, et il en venait à penser, parfois, qu'il n'avait pas tout à fait fait le deuil de cette histoire.
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MessageSujet: Re: Barrish ❝ Oops!... I Did It Again ❞   Dim 3 Avr - 23:11



FITZ & JOEY
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Joey n’était pas vraiment physionomiste. Cela pouvait d’ailleurs la mettre dans de drôles de situations, parfois. Parce qu’elle avait du mal à se souvenir des visages des gens qu’elle rencontrait, ou de leur prénom. Bref, elle avait du mal à se souvenir d’eux d’une manière générale. Et lorsque l’on avait tendance à passer la nuit avec des partenaires que l’on venait à peine de rencontrer, ne pas être physionomiste rendait la vie bien compliquée. Parce qu’elle mettait toujours un peu de temps, avant de réaliser que, oui, elle connaissait déjà la personne à qui elle parlait. Qu’elle le ou la connaissait d’une manière assez intime, dans le plus simple appareil. Donc, lorsqu’il s’agissait de soirée où elle se remettait à draguer une personne qu’elle connaissait déjà, ce n’était pas bien grave. Mais lorsque cela lui arrivait dans la vie de tous les jours, c’était déjà plus compliqué. Parce qu’elle s’était déjà retrouvée dans cette situation. A plusieurs reprises, même. Dans la rue, ou à son travail. Une fois, elle avait même couché avec la femme qui organisait la soirée où elle était serveuse. Le problème ? C’était qu’il s’agissait d’un mariage, et que sa patronne était la mariée. Et Joey avait mis un certain temps, avant de s’en souvenir. Elle travaillait tranquillement, servant les invités, flirtant parfois avec quelques uns, sans réaliser que la mariée la regardait d’une manière appuyée et angoissée. Il avait failli que celle-ci aille la voir, lui faisant promettre de garder le secret – elle lui avait même proposé de l’argent en échange de son silence, c’était dire à quel point cela pouvait être important – pour que la jeune femme ne s’en souvienne. Mais avec son colocataire, cela avait mis moins de temps que cela. Quelques minutes, tout au plus. Probablement parce que cela ne datait pas d’il y a si longtemps que ça. Et puis, il lui avait fait une assez bonne impression, cette nuit-là. Mais, même si Joey n’était pas du genre à se sentir gênée, encore moins lorsqu’il s’agissait de sexe, c’était différent aujourd’hui. Parce qu’il était son colocataire, justement. Et que Joey s’était promis de ne pas coucher avec l’un de ses colocataires. Okay, peut-être qu’il y avait prescription. Elle n’en savait rien. Elle n’était pas vraiment capable de se souvenir de quand cela avait eu lieu, de toute façon. Elle n’avait que quelques flashs de cette nuit-là, lui revenant à l’esprit. Pas vraiment de lieu, encore moins de date. « Mh. On s'est déjà vu. Je crois » Elle fronça des sourcils, pas certaine d’apprécier l’idée qu’il ait pu l’oublier. C’était qu’elle aimait faire bonne impression, et laisser un petit souvenir d’elle. Mais c’était presque mieux, finalement. Le jeune homme était clairement du style à être gêné par ce genre de choses, elle en mettrait sa main à couper. Alors si son oubli pouvait leur éviter une gêne quotidienne, ce serait très bien aussi. « Y'a quelques mois ? Au 12 Bar Club, dans Soho ? Laisse, tu t'en souviens certainement pas. C'est pas grave » finit-il par reprendre, lui tirant un sourire. Elle ne savait pas si c’était sa gêne qui l’amusait, ou bien simplement son égo rassuré qui faisait des siennes. Qu’importe, finalement. Elle se contenta d’opiner du chef, sans se dépérir de son petit sourire. « Tu te souviens, c'est ça ? On devrait laisser ça derrière nous. Je sais pas pour toi mais j'ai vraiment envie de vivre ici. J'ai pas franchement envie de retourner vivre chez mes parents encore une fois, c'était déjà suffisamment compliqué après ce qui s'est passé avec ma copine » Elle ne put réellement s’en empêcher, et le rire partit tout seul. Il semblait affreusement gêné, et c’était juste adorable. Elle aurait pu tilter au mot copine, se montrer curieuse, se demander si, par hasard, il ne l’aurait pas trompée – avec elle, peut-être ? – ou avoir ce genre de questionnements. Après tout, il était probable que n’importe qui ce serait posé ce style de questions. Mais pas Joey. Parce qu’elle était, de toute façon, bien incapable de comprendre quoique ce soit aux relations de couple. Et encore moins le principe de fidélité. Donc elle ne se concentra que sur le reste. Le fait que, oui, peut-être valait-il mieux laisser cette histoire d’une nuit derrière eux. Parce qu’elle se l’était promis. Parce qu’elle-même n’avait nulle part où vivre, sans cette colocation. Enfin, elle pourrait toujours retourner chez Connor et Lyall, mais leur appartement était définitivement trop petit pour trois personnes, et elle n’avait pas non plus envie d’imposer sa présence aux deux amis. Mais d’un autre côté, il y avait aussi l’idée qu’avoir un homme qu’elle pourrait voir, le soir, après les cours, si elle était trop fatiguée pour sortir … Enfin, avouons-le, cette idée lui semblait bien plaisante. « Relaaaaxe » dit-elle dans un rire cristallin. « On a couché ensemble, c’est pas la fin du monde ! Imagine, ça aurait pu être bien pire. T’aurais pu être nul. Ou avoir une panne. , ça aurait été gênant. » reprit-elle, avant de rouler des yeux et de hausser nonchalamment des épaules. « Ou, pire encore ! On aurait pu être responsable de la mort de quelqu’un, ce soir-là, et devoir cacher le corps … » murmura-t-elle comme sur le ton d’un secret, avant de lâcher un nouveau rire franc. « Bref, c’est que du sexe. C’était cool. On peut remettre ça. Ou pas. On est adultes. On fait ce qu’on veut. » Elle haussa une nouvelle fois des épaules, avant de lui attraper le bras à nouveau, dans un sourire. « Là, ce qui est important, c’est vraiment que tu me sauves avec mes valises, parce que sinon, j’vais pas m’en sortir. Et tu voudrais pas que je meurs d’un arrêt cardiaque à cause de l’effort, non ? T’imagines la scène ? Je remonte avec mes valises, et BAM, je meurs devant tes yeux. ÇA, ce serait gênant. Car là, tu devras véritablement cacher le corps. Et comme je serais morte, je pourrais même pas t’aider. Tout ça car tu auras laissé une pauvre petite jeune fille se débrouiller, toute seule, avec ses valises. » Si elle avait le sens de la dramatisation et de l’exagération ? Si peu. Mais, cela eut au moins le mérite de lui faire lâcher un nouveau rire.
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MessageSujet: Re: Barrish ❝ Oops!... I Did It Again ❞   Dim 3 Avr - 23:12

Awkward moment, pour le coup. Non pas que Fitz n'y était pas habitué, il était presque un champion des situations gênantes mais il s'en sortait toujours avec le sourire. Le facteur inconnu, ici, c'était bel et bien ce qui s'était passé avec cette fille. Grand romantique et serial monogame, il n'était pas un expert des relations éphémères et c'était tout à fait par hasard qu'il était tombé dans les bras de cette fille-là – Joey, Joey, il fallait vraiment qu'il utilise son prénom from now on, puisqu'ils allaient apparemment vivre ensemble. Sa relation avec Salma avait duré plusieurs années et leur rupture l'avait laissé légèrement amer. L'alcool aidant, le besoin d'affection s'était fait ressentir  plus fort que jamais et c'était dans cet état pitoyable qu'il avait croisé la route de Joey. Et évidemment, il fallait qu'elle soit l'une de ses nouveaux colocataires. Tu parles d'une chance. Ne restait qu'à espérer qu'elle veuille tout autant que lui passer à autre chose. Fitz n'était pas très fier de la nuit qu'ils avaient passé ensemble. Ça ne lui ressemblait et pour tout dire, il ne s'était pas vraiment senti mieux, bien au contraire. Il n'était définitivement pas fait pour les coups d'un soir.

Dieu merci, elle avait l'air bien plus à l'aise que lui et il poussa un soupir de soulagement devant son ton léger. Tant mieux, il n'avait vraiment pas envie de passer des semaines à trouver un nouvel appartement ou d'autres colocataires. Toutefois, c'était un peu surprenant. Peut-être avait-elle l'habitude de ce genre de rencontres, à la réflexion. Ça ne le gênait pas du tout, c'était juste, well, un brin déstabilisant pour la fleur bleue qu'était Fitz. Légèrement crispé par son grand éclat de rire, il parvint toutefois à se détendre en l'écoutant plaisanter. De toute évidence, il aurait pu trouver bien pire, comme partenaire d'une nuit. Elle était drôle, vraiment drôle, et il esquissa un sourire en secouant lentement la tête, amusé. « J'imagine que je dois m'estimer heureux alors ? Parce que je ne sais pas pour toi, mais je mens affreusement mal et avec un corps sur les bras, je nous aurais conduit tout droit en prison » répliqua-t-il sur le même ton. Easy, safe. Plaisanter avec une fille qu'on connaissait intimement sans rien savoir d'autre était plus simple qu'il ne l'avait imaginé. Pas qu'il y ait jamais songé, en vérité but still. Il tiqua lorsqu'elle évoqua leur brève histoire – pouvait-on vraiment parler d'histoire, en fait ? – et préféra se taire, conscient qu'il n'était pas capable de répondre sans passer pour un goujat. Fitz était fait pour l'engagement, pour les grandes histoires, les projets à longs termes. Les petits-déjeuners en amoureux et les fêtes de fin d'année en famille, les sorties ciné main dans la main et les soirées silencieuses et tendres. Il ignorait tout du sexe sans lendemain, des rencontres aléatoires et sans conséquence. La solitude l'effrayait profondément mais il n'était certainement pas prêt à faire une croix sur ses principes pour y échapper, surtout pas temporairement – surtout pas avec l'une de ses colocataires, surtout. Il détourna les yeux, un peu gêné, avant qu'elle ne lui prenne le bras, attirant à nouveau son attention avec un sourire éclatant. Une image furtive de leur première rencontre lui traversa l'esprit, si rapide qu'il crut d'abord avoir rêvé. Oui, il connaissait ce sourire et il comprenait tout à fait pourquoi, sous l'influence de l'alcool, il avait craqué et rompu ses habitudes à son contact. Elle était mignonne, dans le genre pile électrique que rien ni personne n'arrête. Et, damn, quel débit de paroles. Il cligna plusieurs fois des yeux, pas certain d'avoir tout enregistré. Pas dramatique pour un sous, Joey. Un bref ricanement lui échappa et il hocha la tête. « Sans vouloir t'offenser, tu n'es pas très grande, alors je devrais pouvoir cacher ton corps, si jamais quelque chose de ce genre arrivait. Pas que j'en ai envie, évidemment, parce que, bon, je ne sais vraiment pas mentir » L'euphémisme du siècle, really. Il avait pourtant essayé, une ou deux fois, sans succès. Ça amusait beaucoup ses proches d'ailleurs.

Joey à sa suite, Fitz descendit jusque dans la rue, appréhendant déjà le retour à l'appartement. Avec la chance qu'il avait, elle avait certainement traîné toute son existence dans ses valises et il allait réellement souffrir pour tout monter. Son genou, s'il ne le faisait plus souffrir constamment, était encore fragile. Une ou deux pauses ne seraient sans doute pas de trop. « Honnêtement, j'avais presque espéré que tu aies exagéré l'ampleur de ton problème de valises » lâcha-t-il, en découvrant le spectacle. Pas si dramatique que ça en vérité, Joey. Il soupira et lui adressa un sourire las d'avance. « Et j'imagine que c'est aussi léger que ça en a l'air, pas vrai ? reprit-il, mi-amusé, mi-effrayé. Autant te le dire tout de suite, je sors d'une blessure au genou, t'as pas choisi le meilleur colocataire pour jouer les déménageurs » Ce n'était pas aussi grave qu'il voulait bien le laisser entendre mais après le premier diagnostique des médecins et l'interdiction de reprendre la compétition avant au moins deux ans, Fitz avait légèrement tendance à dramatiser la situation. Ce n'était que quelques valises après tout et il imaginait mal comment dire non à une fille comme Joey. Après tout, il avait déjà prouvé qu'il en était incapable, le soir où ils s'étaient rencontrés.
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MessageSujet: Re: Barrish ❝ Oops!... I Did It Again ❞   Ven 22 Avr - 19:11



FITZ & JOEY
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« J'imagine que je dois m'estimer heureux alors ? Parce que je ne sais pas pour toi, mais je mens affreusement mal et avec un corps sur les bras, je nous aurais conduit tout droit en prison » Elle lâcha un nouveau rire, avant de se mordiller la lèvre inférieure, tachant de réfléchir à ce sérieux sujet. Serait-elle capable de porter un corps et de ne pas mentir. Une petite grimace de réflexion étira ses lèvres, et elle secoua la tête à la négative, avant de rouler des yeux. « Oui, clairement, tu dois t’estimer heureux ! Car je suis également incapable de mentir. Je parle beaucoup trop pour ça, je dis à peu tout ce qui me passe par la tête. Du coup, pour mentir, c’est un poiiiiil compliqué ! » répondit-elle dans un rire franc, avant de décider de revenir au sujet. Après tout, elle s’était adressé à lui pour qu’il lui apporte son aide dans une mission très très spéciale. Parce que seule, clairement, elle n’y arriverait pas ! Ses foutues valises pesaient des tonnes, et vu les étages qu’elle devait se taper … Uurg, cela lui semblait être digne d’un film de Mission Impossible – non pas qu’elle les ai vu, elle n’aimait pas vraiment Tom Cruise. « Sans vouloir t'offenser, tu n'es pas très grande, alors je devrais pouvoir cacher ton corps, si jamais quelque chose de ce genre arrivait. Pas que j'en ai envie, évidemment, parce que, bon, je ne sais vraiment pas mentir » Elle posa la main sur son cœur, un air profondément choqué planté sur le visage. Elle feinta un sanglot, avant de renifler bruyamment. « Tu me laisserais mourir ? Vraiment ? Tu ne viendrais même pas à mon secours ? Après tout ce qu’il s’est passé entre nous ? Merde, mec, tu m’as vu à poil quoi ! » Nouveau sanglot, nouveau reniflement. Elle était extrêmement mauvaise comédienne, mais un très bon pitre, donc cela compensait amplement. « Quoique … Wait, j’étais à poil au moins, ou seulement à moitié ? Je me rappelle plus trop des détails … » Elle pencha un peu la tête sur le côté, grimaçant doucement, avant de hausser nonchalamment des épaules. Osef.

Elle finit par lui donner une petite tape sur l’épaule. Assez plaisanté, il était temps de se mettre au travail. Elle descendit les marches deux à deux, sautillant presque, avant de l’attendre en bas de l’escalier, près de sa voiture. Elle commença à les décharger du coffre, non sans mal – putain, son dos n’allait pas lui pardonner avant un bon moment. « Honnêtement, j'avais presque espéré que tu aies exagéré l'ampleur de ton problème de valises » dit-il en voyant les valises au sol, lui tirant un ricanement. « Moi, exagérer ? Ja-mais voyons ! » s’exclama-t-elle en prenant son air le plus sérieux, avant de rouler des yeux et de récupérer son éternel sourire. Ouais, ils étaient un peu dans la merde, il fallait bien l’avouer. Mais avec un homme fort et viril … Non ? « Et j'imagine que c'est aussi léger que ça en a l'air, pas vrai ? Autant te le dire tout de suite, je sors d'une blessure au genou, t'as pas choisi le meilleur colocataire pour jouer les déménageurs » Elle grimaça, réellement cette fois-ci. Merde. Une blessure au genou ne lui avait pas vraiment traversé l’esprit. « Merde … » lâcha-t-elle en se passant une main gênée dans les cheveux. « Je vais me débrouiller, merci quand même. » reprit-elle, certes un peu déçue, mais ce n’était pas bien grave. « J’ai pas envie que tu te repètes le genou, ou que tu te fasses mal, ou whatever. » Elle commença à tirer l’une des immenses valises qui devait faire le double de sa personne – au moins – avant de se retourner vers lui. « Tu peux au moins attendre ici, près des valises ? Il y a ma vie dedans, genre réellement. J’ai un peu peur qu’on me les vole du coup. » lui demanda-t-elle en se mordillant la lèvre. Elle rejoignit la porte d’entrée, avant de composer le code – bon, okay, elle dût s’y prendre à trois reprises pour s’en rappeler, osef – puis lui lança un sourire, plutôt malicieux. « Dommage tho, j’aurai su te récompenser … » Et, dans un mordillement de lèvre tout à fait suggestif, elle s’engouffra à l’intérieur de l’immeuble.
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MessageSujet: Re: Barrish ❝ Oops!... I Did It Again ❞   Lun 30 Mai - 15:12

Il ne savait pas vraiment d'où sortait ce désir de la faire rire. Peut-être que la situation était bien trop étrange pour toute autre réaction. Pourtant, le stress, Fitz connaissait, mais manifestement il gérait bien mieux le stress pré-compétition que celui de se retrouver face à son seul coup d'un soir. Qu'elle soit, au final, sa colocataire était certainement un message du destin. Do not hook up with strangers. There, loud and clear. C'était la seule explication à peu près logique, parce que Fitz ne croyait pas au hasard, pas lorsqu'il était si gros.

Elle parlait trop. Et trop vite. De son propre aveu, certes, mais elle n'avait pas l'air décidé à ralentir la cadence. Il se contenta de hocher la tête, un sourire vaguement crispé aux lèvres. Acheminer les valises jusqu'à l'appartement – leur appartement, god – le distrairait, avec un peu de chance. Oh, wishful thinking. Il s'immobilisa lorsqu'elle mentionna leur, well, leur petite aventure avec force de théâtralité. « Je, mh, je ne suis pas sûr, je sais plus » bafouilla-t-il en évitant de la regarder. Ce n'était pas tout à fait un mensonge mais, il fallait le reconnaître, c'était loin d'être la vérité. Il se souvenait de cette soirée, pas en détails peut-être mais il s'en souvenait. Il avait encore en tête son sourire et la pression de sa main dans la sienne, et – enough.

Par bonheur, Joey le sortit de sa torpeur d'une légère tape sur l'épaule. Ce n'était pas le moment de repenser à cette soirée alors que la principale protagoniste de l'affaire était là, devant lui. Et tout à fait habillée. Il la laissa récupérer ses valises dans le coffre du véhicule avant d'avoir pitié et de lui prêter main-forte. « Moi, exagérer ? Ja-mais voyons ! » Ouais. He was so fucked. Et pas uniquement à propos des valises, non. Comment était-il sensé vivre avec cette fille s'il n'était pas capable de réagir autrement qu'en la regardant bêtement à la moindre blague ?

Sa blessure ne l'empêcherait probablement pas de l'aider mais elle sembla s'en inquiéter et avant qu'il ait eu le temps de dire quoi que ce soit pour la rassurer, elle attrapa l'une ses valises. « Dommage tho, j’aurai su te récompenser... » dit-elle avant d'entrer dans l'immeuble. Wait, what? Fitz n'était pas idiot, ce genre de commentaires était tout sauf innocent et, well. Il resta planté là une seconde ou dix, à cligner des yeux comme un imbécile. Vivre avec Joey allait être compliqué, il le sentait. Tout ça parce qu'il n'avait pas su se retenir sur l'alcool, une fois dans sa vie. Il ne buvait pas, généralement, ou très peu, se contentant d'un verre quand ses amis enchaînaient les tournées. L'ivresse n'était pas une sensation qu'il appréciait et il s'en tenait aussi loin que possible. Une seule petite entorse à cette règle qu'il s'imposait et voilà où il en était. Great.

Il se secoua et attrapa maladroitement le reste de ses sacs après avoir refermé le coffre. « Bloody hell » murmura-t-il en s'engageant à sa suite, espérant que l'ascenseur n'était pas encore parti. Il passa in extremis entre les portes, lui adressant un bref sourire. « Je me suis blessé, je suis pas à l'article de la mort non plus » expliqua-t-il en haussant les épaules. Et ce n'était pas si lourd que ça, tant qu'il n'avait pas à faire un marathon avec ses affaires. Il se racla la gorge, un peu mal à l'aise. Il n'avait aucune raison d'être si nerveux, pourtant. Ils étaient adultes, ils pouvaient être raisonnables, lui le premier. « Je, mh, je crois qu'on devrait mettre deux trois choses au clair, fit-il, fixant les boutons de l'ascenseur. Par rapport à, well, ce qui s'est passé » Bravo Fitz, très éloquent. « Ce n'est pas mon genre. Enfin, c'est arrivé, avec toi, obviously, mais ce n'est pas mon genre. Vraiment. On va vivre ensemble, alors il me semble nécessaire de le dire, je ne voudrais pas que ça gâche quoi que ce soit. Tu comprends ? » Il avait l'air d'un parfait crétin, à s'emmêler avec ses mots. Ce n'était pourtant pas bien compliqué d'expliquer à quelqu'un qu'il n'était pas intéressé par autre chose qu'une entête cordiale, amicale even. « Don't get me wrong, c'était sympa mais on va en rester là » A bit harsh maybe mais on ne lui avait pas expliqué comment se sortir de ce genre de situations. Probablement parce que ce genre de situations n'arrivait à personne, sauf à lui.
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