i'm officially off the rails, you should try it [fabien & paloma]

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MessageSujet: i'm officially off the rails, you should try it [fabien & paloma]    Mar 29 Mar - 0:30


« i'm officially off the rails, you should try it »
[fabien & paloma]

Le retour des fêtes va s’avérer tortueux et ceci, Fab le sait. Certes, il avait pris la décision d’abandonner son cursus universitaire, du moins pour le moment. Toutefois, il demeure, malgré l’impression que ces habitudes hédonistes et sa philosophie libertine laissent présager, un homme qui se fait un devoir d’exceller. Il quitterait son cursus couronné de lauriers, félicité par ses professeurs, lesquels, face à son excellence apprendraient enfin son nom, admiré par ses supérieurs du journal qui verraient en lui un souvenir d’eux-mêmes à cet âge, un talent brut, jalousé par ses camarades et collègues vains et coincés. Toutefois, afin d’arriver à un tel résultat, Fab n’allait pas hésiter à avoir recours à quelques adjuvants. Les amphétamines, plus précisément du speed, lui serviraient énormément dans le tumulte et la terreur de la fin de session. Afin d’étudier des journées entières, de festoyer des nuits complètes, de triompher de son stage et de vaincre ses examens finaux, ces comprimés divins l’épauleraient dans sa quête viscérale de succès. Cette nuit-là, Fab épluche un de ses nombreux recueils de jurisprudence, remémorant péniblement mille et une causes, mille et une infractions, mille et un juges. Il n’ose calculer le nombre d’heures qui s’étaient écoulées sans qu’il ne mange ou ne se douche. L’amphétamine garde ses yeux biens ouverts, bien dilatés. Il tape du pied incessamment, seule diversion l’occupant dans ces moments d’angoisse et de torture que sont les périodes finales de l’université, son seul espoir étant leur fin éminente. Il maitrisait bien la situation malgré sa détresse évidente, refoulant toutes ses envies fréquentes, ses pulsions ardentes, ses crises saccadées. Sporadiquement, il doit recentrer son attention afin de ne pas tomber dans un délire épuisé, dans une psychose accablée ou encore une angoisse excentrique. Apprendre, apprendre, apprendre. L’important n’est pas d’y dénicher un intérêt quelconque, pas même d’en imaginer un. Seulement apprendre. Car le temps manque, inlassablement. Dès qu’il sentait l’effet du dernier comprimé stagner, il s’empressait d’en avaler un prochain, ainsi de suite afin de ne pas sombrer dans la folie des études. À ce moment, il sent son esprit dérivé vers des souvenirs agréables, des sorties à la plage près de Seattle, des égarements en forêt en Colombie-Britannique, des expéditions dans le métropolitain de New York, des fous rires à Montréal... Non. Il ne pouvait se permettre une telle déroute, de telles distractions. Se concentrer, déployer toute son attention sur la tâche en cours. Ne plus se réserver de temps pour dormir même. Depuis près d’une semaine, sombrait Fab dans son lit dès l’aurore, vers 6h du matin, avant de se réveiller deux ou trois heures plus tard, engloutir du café, se pointer à son emploi ou à son cours, y performer ou y assister, revenir, boursoufflé son sang d’amphétamine, étudier toute la nuit, répéter l’exercice. Depuis plusieurs années se démenait-il autant dans ses études, afin, évidemment d’oublier. Certes, Fab est l’essence du cliché, le pauvre jeune homme fuyant avec terreur les monstres ayant bercé sauvagement son aphrodisie, les souvenirs hantés par l’haleine de ses malheurs, l’image de Cassie contre le sol blanc de la salle de bain... Suffit. À nouveau. Qu’ils soient mélodieux ou tragiques, Fab n’a pas le temps de rêvasser. Sans quoi, il serait aussi bien d’abandonner immédiatement. Toutefois, les mêmes images noires et glauques le télescopent, gravitent contre ses tempes mouillées de sueur, tremblantes à cause de son cœur qui pompe son sang avec une véhémence avouée. Son corps court de Marathon à Athènes, tandis que son corps palpite contre sa chaise, elle-même vrombissante, devant des pages et des pages de jurisprudence. Soudainement, ses jambes cessent de s’agiter aussi rapidement, ses bras se relaxent, s’alourdissent, tournent difficilement les pages. Ses yeux ne focalisent plus, s’égarent entre les différents mots, les différentes idées, même les différentes couleurs, ne lisant plus le noir sur blanc. Ça y est. Il est temps de gober un prochain comprimé. Avec l’énergie qu’il lui reste, Fab s’élance contre sa table de chevet, ouvre le fameux tiroir où gisent ces trésors psychotropes...

La terreur à sec.

À travers la broussaille d’herbe, il ne reste plus d’amphétamines. Fab sent la panique montée en lui, mais surtout la fatigue. Il voudrait s’alarmer, mais n’en a plus l’énergie. Il se réinstalle alors dans la chaise de son bureau, molasse et livide. Son visage inanimé fixe l’écran d’ordinateur, sur lequel les minutes avancent sans que Fab ne réagisse, comme tombé dans un trauma. Une sieste. Pourquoi pas. De toute manière, ses paupières glissent, lentement contre ses globes... Puis se ferment.

Plus tard, Fab reprend vie. Il prend compte de l’ampleur de la tâche qu’il lui reste à accomplir. Quelle heure est-il? 1h du matin. Il n’est pas trop tard pour se rendre au casino, passer une commande. Pris d’un nouveau regain d’énergie, Fab s’empresse d’enfiler une veste, puis de se foutre à la porte. Se tenant vif contre la rail du métropolitain, il patiente l’arrivée des wagons qui le mèneront vers son salut. Soudain, Fab prend conscience du pathétisme de sa situation. Le voilà, en pleine nuit, à attendre l’un des derniers wagons pour aller s’acheter une autre fois des drogues afin de mener à bien le rêve qu’il lui a été imposé de devenir avocat. Diantre. Qui est cet homme qui sombre dans une folie conçue de toute pièce par d’autres. Fab ne le reconnait pas, à vrai dire, il ne le connait pas. Comment est-il devenu cet homme?

Puis, cela lui revient. L’image de Cassie. Autant qu’il guette avec une impatience mal contenue l’été et sa nouvelle liberté après l’abandon de ses études, demeure cette peur intrinsèque que d’affronter ces souvenirs, sans aucune distraction pour les repousser. C’est ce à quoi il songe en s’approchant du lieu où son vendeur régulier se tient, dans un stationnement à étage miteux du casino. Dissimulé contre une colonne de béton, il patiente, attendant de percevoir un quelconque mouvement.

À sa plus grande surprise, un véhicule vient se stationner sur cet étage, à l’heure tardive. Ses yeux s’étant accoutumés à la noirceur, il aperçoit ce qui lui semble être une jeune femme devant le volant. Peut-être vient-elle remplacer son vendeur habituel? Ceci s’étant déjà produit. Ou pire, est-elle une policière? Pas question de se faire prendre à commettre un crime dans un pays qui n’est pas le sien. Évidemment, elle ne sort pas. Il est évident que son intérêt n’est pas d’aller jeter des jetons contre une table de tapis vert.

Fab réfléchit. Certes, il possède l’élément de surprise, étant donné qu’elle ne l’a pas aperçu, toujours dissimulé. Peut-être se faire repérer la fera dégager, s’il s’agît d’une policière. Furtivement, Fab s’approche du véhicule, cogne doucement contre la vitre de la conductrice. Il aperçoit finalement son visage, une vraie beauté est-elle. Soudainement, il songe qu’il ne dirait pas non à se faire passer les menottes par une policière d’une telle allure. Et si elle ne l’est pas, du coup, pourquoi ne pas tenter le coup avec elle?

« Hi! My name’s Fab! How are you? »
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MessageSujet: Re: i'm officially off the rails, you should try it [fabien & paloma]    Lun 4 Avr - 23:58


« i'm officially off the rails, you should try it »
[fabien & paloma]

Je jetai un oeil à ma montre et ne pus retenir un petit bâillement. La nuit était déjà bien avancée, pourtant, je savais que de très longues heures m'attendaient encore jusqu'au petit jour et le jeune homme ne semblait pas vouloir se coucher - ou mieux encore, se mettre à faire quelque chose d'intéressant. C'était la première fois que je me retrouvais à espionner un adolescent - enfin, il ne l'était plus tout à fait, mais un jeune adulte, nous dirons. Plus jeune que moi, même, je réalisai avant de vite oublier cette pensée. Ce n'était pas vraiment le moment de me comparer avec le fils de nos clients - oui, parce que nous étions payés par ses propres parents pour l'espionner et dire que je pensais que ma famille avait des soucis de communication. Engager un détective privé pour savoir si votre fils se drogue, voir vend de la drogue ou a globalement des comportements à risque et/ou indécents pour le fils de bonne famille qu'il était, était encore le niveau au-dessus. Bien bien au-dessus. Mais le cabinet ne pouvait décemment pas refuser cette investigation, qui promettait d'être plutôt simple, à ce couple de client, riche et à la tête d'une entreprise qui nécessitait régulièrement nos services. Aussi m'étais-je vue confiée le dossier avec l'indication de le boucler aussi vite que possible.

Après des recherches internet qui ne m'avaient en définitive pas autant renseignée que je l'avais espéré, je m'étais lancée sur le terrain. Les parents avaient demandé des informations détaillées sur les activités, les aller et venu et si possible les fréquentations de leur aîné, qu'ils avaient peut-être lâché un peu trop tôt à leur goût dans Londres avec un appartement et à un compte en banque à son nom plutôt confortable, et qu'ils ne pouvaient plus contrôler désormais. Juste avant de quitter les lieux, ils avaient précisé désirer des preuves si nous étions témoins d'une quelconque activité illégale de sa part. Des photos si possible. J'avais un petit pincement au cœur en pensant à l'intervention musclée qui attendrait sûrement le jeune homme lorsque j'aurai donné mon compte-rendu, d'ici quelques jours. Rien de choquant jusqu'à présent, mais suffisamment pour déranger ses géniteurs, si je m'en tenais aux quelques rencontres que j'avais eu avec eux. Alors que j'imaginais l'expression de sa mère si elle voyait ne serait-ce que le look qu'il arborait au quotidien, il y eut enfin du mouvement. De loin, je l'observai quitter finalement le nid qu'était sa chambre et réapparaître à l'entrée. Peut-être que j'allais pouvoir boucler cette affaire ce soir, after all. Et me consacrer à des cas plus intéressants qu'un enfant rebel dès demain - enfin, après avoir tapé mon rapport et récupéré mes heures de sommeil. Après tout, quitter soudainement son appartement à une heure du matin ne pouvait être qu'un mauvais présage - et c'était exactement ce que je cherchais. Petite amie cachée, drogues, addiction aux jeux, ce qui était sûr c'est qu'il n'allait pas acheter un journal et un croissant à une heure pareille. Il sortit une clé de sa poche et sa voiture, garée à quelques mètres de là, s'éclaira un instant, se déverrouillant. J'attendis qu'il démarre et le suivis tranquillement, à une distance raisonnable même si je doutais qu'il soit sur ses gardes, jusqu'à l'un des stationnements à étage du casino. Bingo.

Je le laisse se garer et continue mon chemin, pour finalement me positionner à une distance de vue, mais suffisamment dans un coin pour qu'il ne prête pas attention à moi. Il ne semble pas pressé, occupé à s'agiter sans pour se déplacer à plus d'un mètre de sa position initiale. C'est donc probablement l'usage de drogues qui explique ses importants retraits de cash. Je me penchais sur le siège passager pour attraper dans mon sac notes, appareil photo et téléphone, lorsque j'entendis des pas dans ma direction. Je me retournai instantanément et aperçus une silhouette masculine qui marchait droit vers moi. Alors qu'il arrivait près de la portière, je constatais avec soulagement que ce n'était pas la personne qui m'intéressait. Ils se ressemblaient pourtant, quelque chose dans leur style, leur attitude. L'inconnu semblait avoir à peu près la vingtaine lui aussi.

Toutefois, avant que je ne puisse le détailler plus, il cogne contre ma vitre, que je descends avec agacement - plus que parce que je m'inquiète du bruit et de l'attention qu'il va attirer sur nous (si je me faisais repérer sur un cas aussi simple, j'allais en entendre parler pendant des mois, des années même!) que par volonté d'engager la conversation. Surtout que l'inconnu bloquait complètement mon champs de vision. Gosh, c'était bien ma veine ça. Qui allait aborder des inconnus sur un parking à 1h du matin sérieusement ? Un junkie probablement. Qui ne réfléchit pas suffisamment pour réaliser que c'est assez inapproprié, voir potentiellement dangereux - peu de serial killers étaient des femmes, but still - et qui se demande ce que je fais là, toute seule, dans ma voiture, arrêtée. D'un autre côté, je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même, c'était une preuve évidente de mon manque de discrétion. Une preuve vivante qui se lançait maintenant dans une présentation : « Hi! My name’s Fab! How are you? ». Il s'inquiétait même de mon état, how nice. J'allais très bien jusqu'à ce qu'il débarque. Je me parais d'un sourire aussi faux qu'il semblait naturel avec l'aisance que confèrent des années de théâtre et répliquai d'un ton que j'espérais relativement détendu - c'est à dire bien loin de mon état réel - : « Well, nice to meet you Fab. I'm fine, thanks for asking but I can't really talk right now so if you don't mind ? » If you don't mind can you get the hell out of my way, please. Je ne précisais pas mais je ne doutais pas qu'il comprendrait le sous-entendu. Quoique, j'avais probablement affaire à un drogué en manque - ou high - pour se trouver là au milieu de la nuit alors qui sait comment il allait réagir ?

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MessageSujet: Re: i'm officially off the rails, you should try it [fabien & paloma]    Ven 8 Avr - 1:15

Fab achetait depuis des mois l’intégralité de ces consommations illégales en ce stationnement sous-terrain et jamais n’avait-il vu jusque-là un agent de la paix roder dans les parages. Il s’était toujours imaginé qu’il existait un espèce de consensus entre les forces de l’ordre et les gestionnaires du casino, ces derniers s’en mettant plein les poches grâce au trafic sous la table, enfin sous-terrain dans ce cas-ci. Fab trouve bien étrange la présence d’une femme qui lui apparait assez respectueuse. Il mettrait sa main au feu qu’elle ne vient pas ici afin d’acheter des produits psychotropes. Il est certain qu’elle ne se stationne pas au milieu de la nuit dans un endroit aussi glauque par pur aventurisme. Elle est animée d’un objectif, d’une quête, quelle qu’elle soit. Néanmoins, ce n’est certainement pas d’effectuer une transaction illicite, sans quoi, elle aurait aisément deviné, avec son apparence décontractée, ses allures d’étudiant énervé, qu’il ne cherche qu’à payer pour ses comprimés et rentrer chez lui sous les effets des amphétamines. Toutefois, elle n’appartient certainement pas aux forces de l’ordre, car, pourquoi ces dernières subitement et surtout à cette heure tardive, convoiteraient-elles attraper les vendeurs clandestins du casino après tant de temps. Fab, malgré sa consommation considérable de drogues plus ou moins douces, ne connait pas très bien les heures de pointe du commerce illégal, néanmoins, il se doute que le beau milieu de la nuit n’est certainement pas un moment fort pour la vente. À moins, bien sûr, qu’il se méprenne royalement et qu’elle appartient à la police et qu’elle n’attende que quelques secondes avant de sortir son pistolet, de hurler «Police! Les mains en l’air!» et de le clouer contre le capot de sa voiture. Rapidement, Fab réalise que sa crainte est ridicule. Même si elle travaillait comme patrouilleuse, elle ne détient aucun motif pour l’arrêter, si ce n’est qu’un peu insolite de se promener à des heures pareilles dans des stationnements souterrains. Toutefois, même cela ne justifie pas une arrestation. Après tout, Fab devrait savoir ses choses sur le bout des doigts, lui-même étudiant le droit. Comme gêné par sa propre imbécilité, il réfléchit à ces options. Certes, il pourrait se mettre à gueuler et l’écho de ses sottises servirait à elle seule à faire fuir l’un de ses vendeurs réguliers. Ainsi repérée, elle n’aurait de choix que de quitter les lieux et retourner à son quartier général, la tête basse, effondrée par l’humiliation de son échec. Toutefois, ceci serait, dans un premier temps trop facile et donc peu divertissant pour Fab, mais dans un second temps, cela l’empêcherait aussi d’obtenir ces comprimés qui le sauverait en cette fin de trimestre et qui lui épargnerait des efforts incommensurables pour des résultats décevants. Le jeune étudiant réfléchit alors à d’autres manières de faire fuir la jeune femme ou du moins, de lui faire cracher pourquoi elle se trouve ici. Il se penche tout doucement vers le véhicule, appuyant un bras contre le dessus de celui-ci, le visage à la hauteur de son interlocutrice. Ses chuchotements, empêchant quiconque de les repérer, ont même une pointe lascive.

« Don’t worry, I’m not a psycho. And, I bet you aren’t either. So... What are you doin’ here in the middle of the night, that keeps you from talking to me? »

Cette situation l’amuse beaucoup. Et, après tout, cette inconnue est pas mal. Qui sait où cette soirée pourrait le mener? Peut-être attend-t-elle un mari plus vieux, saoul et épris de la fièvre du jeu, l’haleine puant le cigare cubain, celui qui est si fort qu’il donne l’impression de respirer de la cendre fumante étant donné que sa gorge et ses poumons sont incapables de percevoir la caresse de toute autre fumée plus douce, tant sont-ils noircies par des années de dépendance. Ensuite, elle ramènerait son charmant époux à la maison, lequel en est à son troisième mariage et a depuis commencé à prendre du poids. Étourdi, il finirait par l’entrainait sur le lit avec lui dans sa chute, alors qu’elle tentait de le coucher, afin qu’elle puisse aller dormir dans la chambre d’invités. Sans savoir si elle consente ou non, cet homme la prendrait au milieu de la nuit et jouirait après trois ou quatre balancements des hanches, avant de s’endormir et baver contre le visage de sa douce. Peut-être vit-elle une vie misérable, comme tant d’autres femmes avant elle et peut-être, cette nuit serait celle où elle s’enfuirait de l’étau de ce mariage raté et naïf dans les bras d’un jeune homme de quelques années son cadet, mais certainement pur de cœur. Ce scénario prenant de plus en plus de précisions dans la tête de Fab, il en vient à s’en convaincre, à ne pas hésiter. Plus il se concentre, tentant d’étudier ses traits dans la pénombre, plus il voit ses traits coquins, menus d’une délicatesse toute féminine, ses cheveux scintillant même dans la noirceur, ses yeux passionnés. Pourquoi ne pas tenter son coup? Elle semble si calme, sa voix est posée, ses gestes ne trahissent pas une crainte, une fausseté. Si convaincante, peut-être n’a-t-elle rien à voir avec les forces de l’ordre et l’abus de substances illicites a rendu Fab un peu paranoïaque. Après tout, lui-même mérite une petite pause de son étude assidue. Éviterait-il peut-être même la surdose s’il se calmait quelques heures... Enfin, dépendamment, peut-être ne se calmerait-il pas trop si cette femme passait la nuit avec lui. Ou peut-être même, voudrait-elle baiser sous l’effet des amphétamines! Pour l’avoir fait à plusieurs reprises, Fab pouvait témoigner que l’ecstasy rendait l’acte sexuel encore plus fantastique, le coït d’autant plus mémorable. Après tout. Pourquoi pas?

« You look gorgeous, you know. And I don’t mean that in a creepy rapist way. You really do. I don’t what you are doing here tonight, and if you don’t wanna tell me, it’s okay. Everybody has ghosts. But, you know, if you want, we could get to know each other. »

Aux prises d’une réalisation soudaine, Fab ajoute une question.

« By the way, I do not even know your name! »
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