Stand by me #ROMIAN

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MessageSujet: Re: Stand by me #ROMIAN   Jeu 28 Avr - 0:43

Il ne voyait pas pourquoi ce serait une mauvaise idée, que Romy accepte de lâcher prise, à un moment. Qu'elle accepte d'être faible, et de se laisser aller. Il ne voyait vraiment pas. Parce qu'il n'imaginait pas une seconde qu'il lui fallait autant de retenue à elle qu'il lui en fallait à lui pour ne pas craquer. Ne pas craquer. Ne pas se perdre. Ne pas reprendre de mauvaise habitude. Ne pas oublier qu'ils n'étaient plus ensemble, mais qu'ils n'étaient là que cordialement. Comme s'ils étaient des amis. Tentant d'avoir l'air le plus normal du monde, quand c'était la situation la plus dérangeante qui existe. Il ne voyait pas en quoi cela pouvait être une mauvaise idée, mais elle le lui prouva. Elle le lui prouva quand elle franchit les quelques centimètres qui les séparaient. Quand elle franchit ces foutus centimètres pour coller ses lèvres aux siennes. Quand elle fit ce qu'il crevait d'envie de faire depuis un moment mais qu'il refusait d'envisager réellement. Parce qu'il n'était pas là pour ça. Parce que ce n'était pas pour ça qu'il avait accepté qu'elle vienne chez lui. Ce n'était pas pour ça qu'il avait proposé son aide, son soutient. Ce n'était pas pour ça, mais il ne se recula pas. Il était un gentleman, certes. Il était bien élevé, décent, attentionné... Mais on ne pouvait pas non plus lui demander d'être un saint. Il ne pouvait se reculer tout de suite, quand la femme qu'il aimait plus que tout le prenait ainsi par surprise. Son cœur avait manqué un battement, alors non, il n'était pas capable de se reculer, dans l'immédiat. Il n'était pas capable de fuir la douce chaleur de ces lèvres sur les siennes. Pas tout de suite. Et elle ne recula pas non plus. Elle ne recula pas non plus, lui laissant le temps de se reprendre et d'être celui qui fait le bon geste. Celui qui fait le bon choix. Celui qui finit par se reculer, un peu à contre-coeur. Parce qu'il avait beau savoir que ce n'était pas possible, pas acceptable de sa part, il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir envie de l'embrasser à nouveau. « Je te déteste de me faire ça tu sais ? » Elle n'avait pas vraiment reculé. Et ce fut lui qui se recula un peu. Il se détestait aussi, de lui faire ça. « Je te déteste de m’avoir fait tomber amoureuse de toi, de m’avoir fait rêver, de m’avoir fait croire qu’on avait un avenir. » Il se détestait plus qu'elle ne pourrait jamais le faire. Il n'aurait jamais du être ce vieux dégueulasse qui charme une gamine de dix-neuf ans. Il aurait du la laisser trouver quelqu'un de son âge. Quelqu'un comme elle. Avec les mêmes doutes, les mêmes buts, les mêmes idées de ce à quoi doit ressembler une relation. Quelqu'un qui n'aurait pas eu besoin d'elle comme il en avait eu besoin. Quelqu'un qui aurait pu juste être là quand il fallait. Mais qu'elle le déteste ou non, elle reposa sa tête contre son épaule, et il ne savait plus quoi faire. Oh, il avait toujours le bon geste, le bon mot. Mais il ne savait plus quoi faire, cette fois-ci. Perdu entre le besoin de la consoler et le besoin de la laisser le haïr en paix. « Et je me déteste encore plus. Parce que j’aimerais que tout redevienne avant, je voudrais … je voudrais te pardonner, mais j’y arrive pas. » Et elle s'agrippait à lui alors qu'elle pleurait sans bruit.

Les épaules de Dorian s'affaissèrent un peu plus. Et il laissa une main s'égarer dans la nuque de la jeune femme. Elle le détestait, mais elle avait besoin que quelqu'un soit là pour elle. Il avait promis d'être là. Et elle craquait. Sûrement parce qu'avec la mort de sa grand-mère, elle n'avait plus la force d'être une femme forte. Parce qu'elle n'avait que vingt-deux ans, et qu'elle n'était qu'une gosse paumée. « I still love you… » Et il sentit sa gorge se serrer un peu. Qu'est-ce qu'il pouvait bien redire à ça. Évidemment qu'il se doutait que ce n'était pas simple pour elle. Qu'elle pouvait le détester pour ce qu'il lui avait mais que ça ne changeait rien à ce qu'ils avaient vécu. « Yeah, you do... Mais tu me détestes aussi. Et tu vas continuer à me détester. Tu vas continuer à me détester, et tu finiras par passer à autre chose. » Il aurait aimé avoir son ton calme et rassurant. Il aurait aimé avoir toujours la même voix neutre et tendre qu'avant. Mais il avait l'impression que sa gorge se serrait et que ces mots allaient l'étrangler. Parce qu'il ne voulait pas. Il ne voulait pas, qu'elle arrête de l'aimer. Il avait beau se dire qu'il fallait qu'elle trouve quelqu'un d'autre, pour être heureuse, il avait beau se convaincre qu'il ne voulait que son bonheur, il ne pouvait décemment pas vouloir qu'elle l'oublie. Qu'elle l'oublie lui et qu'elle oublie ses sentiments. Il ne pouvait pas décidément sourire à l'idée qu'elle passe à autre chose et le laisse derrière. Et il enfouit à nouveau son nez dans les cheveux bruns de la jeune femme. « Je suis tellement désolé... Je suis tellement désolé d'avoir tout gâché. » Il n'avait jamais pensé, avant elle, qu'il aurait sa chance. Qu'il aurait le droit à une foutue histoire d'amour digne d'une comédie romantique. Et quand il l'avait trouvée, elle, la femme de sa vie, il avait voulu y croire. Lui aussi. Et il avait tout gâché. Il avait tout gâché et il sentait monter en lui l'envie d'y remédier de la pire manière possible. Remédier à son état, à sa foutue solitude, en trouvant ce foutu soulagement médicamenté. L'euphorie de quelques instant pour foutre en l'air son angoisse. Son angoisse et sa vie. Mais non. Il était hors de question qu'il y pense. Pas maintenant, pas comme ça, pas avec Romy dans ses bras. Romy qui avait mille et une raison d'aller bien plus mal que lui. Romy qui était en deuil. Et il passa sa main libre sur ses yeux avant que ceux-ci ne décident de s'humidifier. Il fallait qu'il se montre fort, pour elle, même quand il n'était que la faiblesse incarnée. « Si tu préfères que j'appelle des amis à toi. Qui pourraient mieux te consoler... » Mais il connaissait trop Romy. Elle ne se laisserait jamais devant des amis. Mais de toute évidence, il n'était pas le mieux placé pour s'occuper d'elle, puisqu'il n'avait l'impression que d'aggraver la situation. « Je ne veux pas que tu sois encore plus mal à cause de moi, Romy, je veux juste que tu aies une journée, pour souffler. Alors si ça ne peut pas être avec moi, dis-moi, n'importe qui, et je vais te le chercher. » Et s'il fallait qu'il prenne l'avion jusqu'en Australie pour aller chercher un inconnu, il en serait capable. Après tout, il n'avait rien de vraiment mieux à faire.
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MessageSujet: Re: Stand by me #ROMIAN   Dim 22 Mai - 23:56

Romy avait beau être du genre plutôt sage, ça ne l'empêchait pas d'avoir eu plusieurs copains. Plusieurs copains avec lesquels ça n'avait jamais duré. Voilà qui posait question quant à sa prétendue vertu. Et pourtant. La raison de l'instabilité de ses relations amoureuses tenait en un seul nom : Joey. Elle avait couché avec tous les petits amis de sa soeur. Tous, sans exception, jusqu'à ce que Romy rencontre Dorian. Avant lui, Romy ne pensait pas un jour tomber sur quelqu'un qui lui resterait fidèle. Mais Dorian était plus âgé, il aurait dû agir avec plus de maturité, plus de sagesse. C'était d'ailleurs ce qu'il avait fait pendant trois ans. Trois merveilleuses années durant lesquelles, un peu naïvement, Romy s'était sentie à l'abri du monde. Après tout, dans les bras du musicien, rien de mal ne pouvait lui arriver, n'est-ce pas ? C'était en tout cas ce dont elle avait réussi à se persuader ... « Yeah, you do... Mais tu me détestes aussi. Et tu vas continuer à me détester. Tu vas continuer à me détester, et tu finiras par passer à autre chose. » L'étudiante laissa s'échapper un drôle de ricanement, pas totalement amer, pas totalement triste, pas totalement fatigué. Un peu des trois au final. Elle le détestait, mais elle l'aimait. Cependant, ce n'était pas le pire. Ce n'était pas ce combat perpétuel entre ses propres sentiments qui semblait la tuer à petit feu. Ironiquement, c'était une certitude qui l'épuisait au fil des jours et des semaines : elle ne voulait pas passer à autre chose. Elle ne voulait pas regarder un autre homme et s'imaginer dans ses bras. Elle ne voulait pas effacer Dorian de sa vie, et l'imaginer reconstruire la sienne. Elle ne voulait pas perdre ces trois années qu'elle chérissait plus que tout au monde. Elle ne voulait pas. Et il ne le voulait pas non plus. Elle l'entendait à sa voix étranglée. Les mots étaient forcés bien plus que sincères. Ils en étaient là, à chacun vouloir l'autre sans y parvenir. « Je suis tellement désolé... Je suis tellement désolé d'avoir tout gâché. » Il pouvait bien l'être, Romy ne pouvait certainement pas le contredire. Et à cause de ces conneries, elle était complètement paumée, comme si en trois ans elle avait oublier comment vivre seule. C'était sans doute un peu le cas. Disons plutôt qu'elle n'avait pas prévu perdre les deux personnes les plus chères à son cœur en une seule nuit. Foutue nuit. « Si tu préfères que j'appelle des amis à toi. Qui pourraient mieux te consoler... Je ne veux pas que tu sois encore plus mal à cause de moi, Romy, je veux juste que tu aies une journée, pour souffler. Alors si ça ne peut pas être avec moi, dis-moi, n'importe qui, et je vais te le chercher. » On ne pouvait nier que la mission consolation avait été complètement sabotée par leur passé commun. Seulement, pour le coup, Romy était en grande partie responsable, et cela elle savait le reconnaître. Certaines âmes charitables la défendront en disant qu'elle n'est pas non plus au mieux de sa forme, et auront raison. Cependant, Dorian n'allait pas se prendre tous les blâmes non plus. Même s'il cafouillait (encore) un peu (plus) sur la fin. « Dorian ... » soupira-t-elle la gorge toujours serrée « Tu sais parfaitement bien que je n’ai personne. Tu ne serais pas venu sinon. » Romane Barton, ou la fille capable de faire preuve d’un pragmatisme à tout épreuve même dans les situations les plus sensibles. Cependant, elle avait raison. Si elle était suffisamment proche d’autres personnes, Joey n’aurait pas prévenu Dorian qui n’aurait pas accouru. Et vu sous cet angle, ça avait quelque chose de parfaitement pitoyable. Qu’elle avait été sotte de bâtir sa vie sur deux personnes. « Je peux partir si tu veux ... » souffla-t-elle encore, réalisant de plus en plus à quel point venir chez son ex avait été une mauvaise idée. Elle avait franchi la porte en tant que femme endeuillée, et elle allait repartir en tant que ex-petite amie hystérique, lunatique, pitoyable, et toujours endeuillée. Vous parlez d’une évolution. « T’as pas à subir mes états d’âme » poursuivit-elle en haussant douloureusement les épaules « Même si t’as merdé, c’est pas juste pour toi. » D’un autre côté, c’était un risque qu’il avait sciemment pris. Bref, cette situation était bien trop compliquée, et Romy sentait une migraine poindre. Pourtant, au lieu de bouger, de se décaler pour partir, elle resta immobile. Son corps lui semblait exagérément lourd, comme s’il ne voulait pas quitter les bras si doux de son ancien fiancé. « Je n’ai pas à te faire de scène alors que tu es venu pour moi... je suis désolée. » Entre nous, ces trois derniers mots lui avait fait mal. En même temps qui aimait s’excuser. « C’est juste que ... c’est juste que tu me manques, et que je voudrais juste oublier, faire comme si rien ne s’était passé. Je voudrais être capable de me concentrer sur les bons côtés, et fermer les yeux sur les mauvais. » Ce serait tellement plus simple oui, tellement moins fatigant, tellement plus supportable. Mais il n’y arrivait pas. Elle était bloquée à ce stade où elle était à la fois déçue et en colère. « Pour une raison de te détester, j’en ai mille de t’aimer ... »  finit-elle par murmurer tout en fermant les yeux, comme si elle abandonnait la partie, le combat. Comme si son corps avait finalement décidé d’arrêter de suivre ses sauts d’humeur. À la place, elle se concentrait sur la respiration du brun, et l’imita un peu d’instinct, comme elle avait toujours aimé faire. Il pouvait bien la foutre dehors, elle ne protesterait pas. Il pouvait bien lui demander de se taire, elle ne protesterait pas. Il pouvait bien l’engueuler, elle ne protesterait pas. Elle était vidée, n’était de toute façon plus en mesure de protester.


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MessageSujet: Re: Stand by me #ROMIAN   Lun 5 Sep - 14:33

« Dorian ... Tu sais parfaitement bien que je n’ai personne. Tu ne serais pas venu sinon. » Il ne put s'empêcher de soupirer. Elle n'avait pas tort. Romy était ce genre de personne qui ne s'ouvre qu'à peu de monde. Et les deux personnes qui avaient été les plus importantes pour elle étaient celles qui l'avaient trahie, et avec lesquelles elle avait donc du décider de couper les ponts. Et alors qu'il pensait ça, il réalisait encore une fois combien il avait merdé. Bien joué Dorian... Il l'avait forcé à prendre une décision tellement radicale. Tellement violente pour elle. Il l'avait forcée à se retrouver seule. Il avait tenté de se saboter lui-même et et il lui avait fait encore plus de mal qu'il n'aurait pu l'imaginer. « Je peux partir si tu veux ... T’as pas à subir mes états d’âme » Il secoua la tête. « Même si t’as merdé, c’est pas juste pour toi. » Et à nouveau il secoua la tête. Il n'allait pas la forcer à rester, certainement pas, mais Romy ne se décala pas. Non, elle proposait, mais elle n'avait de toute évidence pas le courage de partir, de se retrouver seule et d'affronter son deuil sans aucune épaule sur laquelle s'appuyer. Non, elle proposait, parce qu'elle n'avait pas envie de lui imposer ça, mais elle ne lui imposait rien. Et il ressera légèrement son étreinte autour d'elle, comme pour lui assurer qu'elle était la bienvenue. Comme pour lui assurer qu'il était là pour elle, peu important combien il avait merdé, peu important ce dont elle avait besoin. Il était là. Il n'allait pas la laisser tomber. Pas encore. « Je n’ai pas à te faire de scène alors que tu es venu pour moi... je suis désolée. » Il soupira doucement, elle n'avait pas à s'excuser. Qu'elle dise ce qu'elle avait sur le coeur, c'était le meilleur moyen pour elle de réussir à passer à autre chose, sûrement. Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre. « C’est juste que ... c’est juste que tu me manques, et que je voudrais juste oublier, faire comme si rien ne s’était passé. Je voudrais être capable de me concentrer sur les bons côtés, et fermer les yeux sur les mauvais. » Il posa instinctivement son front sur le sien, et ferma brièvement les yeux. Oh, il aurait aimé qu'elle puisse oublier les mauvais moment aussi, mais c'était mieux ainsi. C'était Romy, elle ne faisait pas partie de ces gens qui savent faire l'autruche pour pouvoir prétendre être plus heureux. « Pour une raison de te détester, j’en ai mille de t’aimer ... » Et c'était le genre de conclusion qui l'achevait. Il ne voyait pas comment ce relever après ça... Lui répéter que lui aussi, il l'aimait? Lui promettre la lune si elle acceptait de passer outre sa connerie? Non, ce n'était pas le genre de chose qu'il pouvait se permettre. Ce n'était pas le genre de chose qu'il voulait faire. Il voulait juste continuer de la serrer dans ses bras.

Et il la garda là un instant, dans ses bras. Il appuya son front sur le sien, sans répondre. Parce qu'il ne savait pas quoi répondre. Il passa une main sur sa joue, comme pour la réconforter. « Non, je ne veux pas que tu partes. Et tu n'as pas à t'excuser, tu peux me faire toute les scènes que tu veux, je les ai méritées. » Et il était prêt à tout subir, de sa part, parce qu'elle était la femme de sa vie, même s'il ne pouvait plus partager ses jours avec elle. Il avait joué au con, mais elle l'aimait encore. Elle l'aimait encore mais ils ne pouvaient décemment pas être ensemble. C'était fini. Bel et bien fini. Et il s'était presque fait à l'idée. Pourtant, sans vraiment qu'il s'en rende compte, ses lèvres étaient arrivées à quelques millimètres de celles de Romy. Et il n'avait pas vraiment réalisé comment il en était arrivé là. Par réflexe, peut-être? Non, ça aurait été se dédouaner un peu trop facilement. Parce que oui, elle l'avait embrassé, et ils savaient tout les deux pertinemment que c'était une très mauvaise idée, mais bordel, goûter à ses lèvres ne lui avait que donné envie d'en avoir plus. Et il ne savait pas vraiment comment il faisait pour ne pas franchir ces quelques millimètres restants. Il ferma les yeux un instant, pour se reprendre, pour ne plus la voir elle et avoir la force de se redresser...

Et ce fut la sonnerie de sa porte qui le fit se ressaisir. Il sursauta, et se recula soudainement. Oui, il était en train de jouer au con. Non, il ne fallait pas que ça continue. Non, il ne pouvait pas se permettre de profiter de la faiblesse de Romy. Elle allait mal. Et si lui aussi n'allait pas très bien, ce n'était pas le problème du jour. Loin de là. Tout ce qui arrivait était de sa faute, et il devait se concentrer sur son ex-fiancée, la femme qu'il aimait, mais qu'il n'avait plus le droit de vouloir à ses côtés. Il se détacha donc de Romy, sans vraiment oser lui adresser un regard, se sentant trop coupable de cet instant de faiblesse où il avait failli se laisser aller à attraper ses lèvres une nouvelle fois, ce moment de faiblesse où il avait faillit prétendre pouvoir l'embrasser sans se sentir coupable... « Pizza, je reviens... » fut tout ce qu'il grommela alors qu'il se dépêchait jusqu'à l'entrée. Et il récupéra la pizza, régla le tout, et referma la porte d'entrée. Il s'appuya deux secondes contre celle-ci pour respirer. Inspirer longuement, expirer longuement. Se forcer à retrouver son calme, se forcer à retrouver ses esprits et avec ceux-ci une décence respectable. Non, il n'embrasserait pas Romy. Il ne serait pas ce mec là. Sur ces bonnes résolution, il retourna au salon pour déposer la boite à pizza sur la table basse. Il se rassit sur le canapé, pas aussi près de Romy qu'il avait pu l'être. Et il soupira. « Je suis désolé. » Et si elle ne voyait pas pour quoi il s'excusait, il avait des tonnes et des tonnes de raisons pour ça. Pas seulement un presque baiser volé. « Je suis fatigué et je fais de la merde quand je suis fatigué. Mais ça n'arrivera plus. » Il jeta un coup d'oeil à la bouteille de vin et se promis de ne pas boire beaucoup de celle-ci. Elle n'aiderait en rien contre la fatigue. « Je te sers une tranche? » Et une fois qu'elle serait servie, il lui offrirait à nouveau de venir se blottir contre lui. Si elle pouvait lui faire confiance, encore. Lui-même avait abandonné l'idée, se faire confiance à lui-même était devenu un peu trop hasardeux. Mais pour elle, il ferait un effort.
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MessageSujet: Re: Stand by me #ROMIAN   Mar 6 Sep - 20:46

Au fond, elle s'en voulait de lui avoir fait une scène. Déjà, parce qu'il s'était dévouée à la consoler alors que, clairement, il n'avait plus à se soucier de ce genre de détails. Certains pourraient prétendre qu'il agissait uniquement dans l'optique de la récupérer, de la faire tomber dans ses bras une nouvelle fois, mais Romy connaissait bien son ex-fiancé : il n'était pas comme ça. D'ailleurs, s'il avait voulu profiter de sa détresse, il aurait eu mille occasions de le faire depuis que la jeune femme avait franchi le seuil de sa porte. Mais il ne l'avait pas fait, au contraire. Il avait même essayé de la raisonner. Rien que pour ça, elle s'en voulait de lui avoir fait une scène. Et puis, elle avait suffisamment crié, hurlé, pleuré, lorsqu'elle avait appris ce qu'il s'était passé entre Joey et Dorian. Elle avait fait suffisamment de scènes cette fois-là. À présent qu'ils étaient séparé, Romy n'avait plus à les lui faire subir. Encore moins à le blâme de sa propre faiblesse. Alors quand il répondit « Non, je ne veux pas que tu partes. Et tu n'as pas à t'excuser, tu peux me faire toute les scènes que tu veux, je les ai méritées. », elle poussa un long soupir qui en disait long sur ce qu'elle pensait. Mais quelle utilité y avait-il à lui répondre ? Dorian s'enfonçait tant et plus dans la position du coupable, quand bien même le mal était fait, et la sentence tombée. Puis, le temps de reprendre une respiration, le musicien se retrouva à quelques millimètres de ses lèvres. Un seul faux-mouvement et les voilà qui s'embrassaient à nouveau. Est-ce que Romy le voulait ? Non. Est-ce qu'elle le repousserait ? Non. Dilemme. Et elle priait doucement pour qu'il se ressaisisse, pour qu'elle n'ait pas à agir avec le même courage dont il avait fait preuve juste avant. Parce que très clairement, la force de le repousser, elle ne l'aurait pas. Elle avait trop besoin de lui, de ses bras, et de sa chaleur, que pour le repousser en cet instant.

Finalement, s'il y avait un saint dans cette histoire, c'était le livreur de pizza. Loué soit-il. Romy acquiesça vaguement tandis que Dorian recula pour aller répondre à la sonnerie qui venait de retentir. Elle profita de son absence pour se ruer sur son verre de vin, avant de prendre une grande inspiration. Avait-elle déjà préciser que c'était probablement une mauvaise idée d'être venue jusqu'ici ? Seulement, comme elle l'avait dit, elle n'avait pas vraiment eu le choix. Parce qu'il n'y avait personne d'autre, et qu'elle avait désespérément besoin d'une épaule sur laquelle pleurer. Et pas de lèvres à embrasser. Même si.. Non. Non, ça c'était définitivement la pire fausse bonne idée du siècle. Parce que même si elle se sentait capable de briser les murs qu'elle avait elle-même construit pour une journée, demain en serait une autre et serait définitivement différente. Ainsi, quand il revint, Romy s'était ressaisie, et lui offrit même un sourire rassurant comme il s'excusait. « Je suis fatigué et je fais de la merde quand je suis fatigué. Mais ça n'arrivera plus. » Elle secoua doucement la tête, sans se départir de son sourire, avant de lui répondre simplement « Nous sommes tous les deux à bout, pas vrai ? » et il avait clairement été plus maître de lui qu'elle ne l'avait elle-même été. « Je te sers une tranche? » la brune hocha vivement la tête en tendant les mains pour obtenir une tranche de pizza. Décidément, elle devrait peut-être s'y mettre d'elle même, c'était vachement bon cette connerie. À part la tranche en sa possession qu'elle en prit une grosse bouchée, se mettant au passage de la sauce tomate et du gruyère autour de la bouche. Boh. Dorian l'avait vue en de bien pires états que ça, et ce n'était pas comme si elle se permettait d'être comme ça avec n'importe qui. Du coup, la bouche à moitié pleine, elle reprit « Par contre je tiens à te signaler que t'es toujours de corvée câlin. » Bon, parler comme ça n'était pas pratique, et elle avait peur de postillonner de la sauce tomate. Elle avala ainsi difficilement avant de continuer « Je reste la personne à consoler, donc fais-moi une place. » Oui, elle faisait un caprice. Elle avait le droit, il avait failli l'embrasser, elle réclamait réparation. Bon, c'était peut-être pas une excellente façon de réparer la faute, mais ça, Romy n'en avait cure et reprit sa place contre Dorian. Parce que oui, c'était sa place à elle, jusqu'à preuve du contraire. Et elle n'était pas pressée qu'on lui prouve le contraire d'ailleurs. Sans cesser de manger (ça faisait un moment qu'elle n'avait plus eu autant d'appétit d'ailleurs), elle fit alors remarquer « On doit avoir l'air bien cons, tu penses pas ? » Oui, elle avait laissé son filtre à paroles au vestiaire, mais pour une fois ça ne pouvait que lui faire du bien, n'est-ce pas ? « Tu sais, à essayer de paraître cools et normaux, genre pas de soucis on gère la situation » Ou peut-être que c'était le vin qui commençait à faire effet. Après autant de nuit blanche, ça n'aurait rien de bien surprenant d'ailleurs « Comme si on était capables d'être juste amis alors que clairement ... » Elle releva le regard vers son fiancé, non, ancien fiancé « On est vraiment nuls à ce petit jeu. » Et ça, Dorian ne pouvait pas le nier. Personne ne le pouvait. C'était sans doute même pour ça qu'ils s'étaient volontairement perdu de vue. Enfin, Romy en avait toujours été consciente, et avait d'elle-même refusé de revoir son ex. Peut-être avait-elle peur de lui pardonner trop facilement aussi, mais ça, c'était un autre débat.


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MessageSujet: Re: Stand by me #ROMIAN   Lun 12 Sep - 18:23

Et Romy accueillit ses excuses avec un sourire rassurant, et il s'en voulait tellement. Romy était tellement mesurée, tellement posée, tellement parfaite. Elle n'avait pas à lui offrir un sourire comme ça quand il jouait au con et qu'elle était mal. Et au fond, il sentait son coeur fondre légèrement. Un peu plus. Et ce simple sourire lui rappelait un peu plus combien elle lui manquait. Elle était celle qui lui avait permis de survivre toutes ces années, de survivre, de ne pas être tentée de  retomber dans ses anciens vices. Elle était celle qui l'avait aidé à passer à autre chose, et à supporter le stress du boulot et de la vie en général. Mais elle n'était pas juste celle qui l'avait supporté et lui avait permi de survivre. Elle était surtout la femme de sa vie. Et il se serait volontier giflé de penser ainsi. Non. Elle n'était plus la femme de sa vie. Il n'avait plus le droit de le penser. Et elle écarta ses excuse en secouant la tête. « Nous sommes tous les deux à bout, pas vrai ? » Il lui offrit un petit sourire contrit. Oui, sûrement. Mais lui n'avait pas de bonne excuse pour cela. Lui n'avait perdu personne. Lui ne vivait aucun deuil. Lui était simplement un pitoyable idiot qui avait foutu en l'air la relation de sa vie et ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. Rien de vraiment comparable avec ce que vivait Romy.

Elle acquiesça vivement quand il lui proposa une tranche de pizza, et il fut ravi de changer de sujet aussi facilement. Non, ça ne servait à rien de s'attarder sur ses excuses et ses conneries. Un souffle amusé lui échappa alors que, dès la première bouchée, Romy s'en mettait partout. Non, elle n'était pas habituée à manger de la pizza, c'était une évidence. Mais c'était aussi son charme. La maladresse de la jeune femme quand il s'agissait de choses aussi évidentes auxquelles elle était trop peu habituée l'avait toujours amusé. Et quand elle lui annonça qu'il était encore de corvée de calin, il eut un léger rire. Oui, les choses étaient presque simple, quand ils prétendaient qu'il n'y avait pas de problème. La difficulté était qu'ils avaient tous les deux du mal à le prétendre bien longtemps. Trop honnêtes envers eux-même, ou envers l'autre. Il se rapprocha quand même d'elle et passa son bras autour de ses épaules. Oui, il avait promis de la consoler, et il était de ce genre de personne qui n'abandonnent pas leur mission en plein milieu comme ça. Et elle reprit sa place contre lui comme si c'était la plus naturelle des choses. Ca ne l'était pas. Mais il n'avait pas envie de se l'avouer. Pas maintenant, pas tout de suite, pas alors qu'il se sentait enfin à nouveau chez lui dans sa maison. Il prit à son tour une bouchée dans sa pizza, gérant la chose d'une seule main puisque que l'autre était occupée à tenir l'épaule de Romy. Heureusement qu'il avait quelques années de pratiques.

« On doit avoir l'air bien cons, tu penses pas ? » Il haussa un sourcil. Il avait souvent l'air bien con, et le vivait généralement plutôt bien, mais il ne voyait pas ce que ça avait à faire là, tout de suite... « Tu sais, à essayer de paraître cools et normaux, genre pas de soucis on gère la situation » Il soupira légèrement. Ah. Ca. Oui, ils devaient avoir l'air bien cons. En effet. Il n'aurait pas tenté de le nier. Il pouvait pour un temps prétendre ne pas s'en rendre compte, mais il n'aurait pas eu la prétention d'affirmer que si, ils étaient vraiment cools et normaux. Ou qu'ils géraient la situation. Il ne savait pas bien ce qui se passait dans la tête de Romy, mais le concernant, il savait qu'il ne gérait rien du tout. Il se laissait dangereusement porter par les évènement. « Comme si on était capables d'être juste amis alors que clairement... On est vraiment nuls à ce petit jeu. » Il haussa les épaules. Oui, ils étaient nuls à ce petit jeu, mais ça ne les empêchait pas de faire de leur mieux. Elle pour s'en tenir à ses bonnes résolutions, lui pour la consoler comme il pouvait.« On doit bien être capable de s'en tenir à ça pour une soirée, non? On a beau être mauvais, on est pas mauvais à ce point... » Parce qu'il ne prétendait pas jouer à ça, être un de ces ex qui insiste pour devenir un simple ami. Il avait accepté qu'il ne pouvait plus faire partie de sa vie, et aujourd'hui c'était particulier. Aujourd'hui c'était différent parce qu'il voulait juste être là pour elle, le temps qu'elle aille mieux. Alors pour une soirée, peut-être ils pouvaient y arriver. Il posa sa joue sur la tête de Romy. « Tu as juste besoin d'un idiot qui te sers dans ses bras, alors je fais l'affaire. Tout ce dont tu as besoin, je fournis. » Parce qu'il était le dernier des idiots et qu'il était bien incapable de lui refuser quoi que ce soit.« Ca peut pas être si compliqué que ça, si? » Et il lui offrit un sourire qui se voulait convainquant. Oui, il avait besoin de s'en convaincre lui-même. Ils pouvaient passer la soirée ensemble, tout irait bien. Et il reprit une bouchée de pizza.
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