DJS ∆ all if this lines across my face

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MessageSujet: DJS ∆ all if this lines across my face   Dim 6 Mar - 0:07


Dexter Simmons
quel est ce pays, où frappe la nuit la loi du plus fort ?

introduction
Dexter voudrait écrire mais il n'y arrive pas, alors il est serveur dans un bar. Dexter voudrait être raisonnable, être le fils rêvé de ses parents, mais il n'y arrive pas non plus alors il cherche du réconfort dans le bras des mauvaises personnes, celles qui ne devraient pas le réconforter. Dexter a perdu son jumeau il y a moins d'un an, et depuis, c'est un peu comme s'il était mort lui aussi, comme s'il n'arrivait plus à vivre tout seul.

▬ âge : 27 ans (1er juillet 1988)
▬ nationalité : Anglais
▬ métier : Serveur
▬ quartier : Hammersmith
▬ orientation sexuelle : Bisexuel
▬ statut : Célibataire
▬ groupe : Oyster Card
▬ avatar : Jack Falahee


en 2005en 2009aujourd'hui
En 200 mots minimum, dites où en est votre personnage dans la vie en 2009. Peut inclure ce qui se passe entre 2006 et 2009.

 
« Alors, comme ça, tu déménages ? C’est à moi que tu comptais l’annoncer en dernier ? » je demande, d’un air taquin. J’essaye de rester dans la plaisanterie mais j’ai la gorge serrée. Toutes ces années passées ici tous les deux, et lui qui avance, toujours plus loin. La vie de couple et les enfants, le mariage, et un jour, il oublierait d’appeler son frère ne serait-ce qu’une fois par semaine. Je crois dur comme fer à ce lien particulier qui unit des jumeaux. Je ne l’empêcherai jamais de vivre sa vie, mais une partie de moi est un peu vexée de l’avoir appris par la bouche de Maman. « Non, non, c'est juste que j'ai pensé que ce serait plus facile de le dire à maman en premier. Toi tu sais, c'est différent. Plus compliqué sûrement. » J’acquiesce lentement tout en jouant avec un stylo qui traine. J’ai toujours été beaucoup plus nerveux. Agité. Lui plus calme, plus posé et sans le moindre doute plus réfléchi. « Je vais chercher un truc. J’ai pas envie de rester là tout seul », je marmonne. « Giulia sera aussi bien sans nous dans les pattes pour se faire choyer ». Je soupire et me frotte l’arrière du crâne. J’ai toujours cru que je serai le premier à partir, ou qu’on vivrait un peu ensemble. Et puis il y a eu Isaac, Isaac a changé la vie de Thomas. « Et elle va adorer ça. Ca m'empêchera pas de venir chez toi non plus tu sais. C'est juste important pour moi. Je l'aime et puis, il faut bien se lancer parfois. » J’acquiesce lentement. Je ne peux pas prétendre que je comprends, ça non pas vraiment. Je n’ai jamais aimé personne. Je suis assez doué pour enchainer les conquêtes, en revoir certaines, parfois, mais aimer ? Non. Je ne sais même pas si je pourrais envisager ma vie avec quelqu’un un jour. Pourtant, comme mon frère, j’apprécie la compagnie des hommes. Et celle des femmes, aussi. « Ouais, t’as raison », j’abandonne finalement en hochant la tête. Je tapote son épaule en passant et m’installe dans un fauteuil pour regarder la télé, laissant là cette conversation qui me laisse un goût amer.
En 200 mots minimum, dites où où en est votre personnage dans la vie aujourd'hui. Peut inclure ce qui se passe entre 2009 et 2016. Si votre personnage est décédé pendant cette période, reportez les mots demandés sur les autres périodes de rp.

Ma tante ne m’appelle jamais. C’est la sœur de Maman, et elle n’a jamais vu d’un très bon œil cette famille mi-libérée mi-hippie que nous formions tous. Elle s’est toujours tenue à l’écart, prudente. Comme si elle risquait l’infection. Elle est médecin, urgentiste. Ambulancière. Je ne sais plus. Mais quand je vois son numéro s’afficher sur mon portable, soudainement, je suis pris de crampes et d’une étrange sensation de malaise qui refuse de me quitter. Médecin. Est-ce que c’est Maman ? Elle a eu de nombreux problèmes de santé ces dernières années, des problèmes que Thomas et moi avons tenté d’ignorer pour ne pas inquiéter Giulia. Pour une raison que j’ignore, mon bras est paralysé sur le combiné. Je ne parviens pas à cliquer sur répondre. Il me faut de longues secondes pour me sortir de ma torpeur, et quand j’y parviens enfin, je porte l’appareil à mon oreille sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. « C’est Maman ? » je demande d’une voix sourde. Mon cœur bat dans ma cage thoracique, et dans mes tempes, aussi. « Dex, je pense que tu devrais t’asseoir… » Sa voix tremble. Se veut douce, et pour une fois, est étrangement vide d’hypocrisie, vide de critiques. « Maman est morte ? » je demande, encore une fois. Mais je ne suis pas convaincu par ma question. Elle n’a pas de sens. Quelque chose cloche. « Tu es assis ? » Pourquoi elle insiste ? Quel est le sens de sa question ? Avant même que je ne m’en aperçoive, une larme m’échappe. Quoi, c’est ça que les médecins font quand ils ont une mauvaise nouvelle ? Ils insistent pour que les gens soient assis ? Histoire de ne pas maximiser les chances d’avoir un deuxième blessé sur les bras ? « Je suis dans mon lit », je lâche d’une voix grave. Il est plus de treize heures mais peu importe, je me suis couché tard. Si tard. « Il est arrivé quelque chose à ton frère ». Si elle m’avait asséné un coup en pleine cage thoracique, l’effet aurait été le même. J’aurais eu le souffle coupé de la même façon ; j’en sais quelque chose, il y a quelques années, Thomas et moi avons suivi un cours de boxe ridicule et Maman lui a crié dessus parce que je suis tombé dans les pommes après un sale coup. « Non », je réponds fermement, en secouant la tête. « Il est mort, Dex. Thomas est mort ». Sa voix tremble, maintenant, et elle pleure. Pourquoi elle pleure ? Mort ? Thomas n’est pas mort. Il m’a envoyé un e-mail ce matin, à neuf heures. Je viens d’arriver au bureau, et toi tu viens sans doute de rentrer alors bonne nuit. Il n’est pas mort. « N’importe quoi », je réponds, en allumant mon ordinateur à la hâte. Je n’ai pas rêvé je le sais, je me souviens de cet e-mail malgré l’alcool. « Je vais venir te chercher d’accord ?  Habille-toi. Je viens te chercher ». Un rire nerveux m’échappe et je trouve le mail. Je ris maintenant, et m’apprête à lui dire mais elle a déjà raccroché.

Le silence de l’appartement m’oppresse.

***

Maman hurle sa peine comme un animal blessé dans la chambre à coucher. Papa fait des allers-retours entre elle et moi, et surveille l’heure d’un œil anxieux. Dans quelques minutes, il faudra aller chercher Giulia à l’école. Dans quelques minutes, il faudra prendre la voiture pour l’hôpital. Quand une personne que vous aimez est blessée, il y a urgence, il faut y aller rapidement, la voir, apporter son soutien. Mais que faire pour un corps qui est déjà mort ? Se presser est inutile. On ne peut de toute façon plus aider. C’est ce que m’a dit Emma quand j’ai demandé à aller le voir. Il faut s’occuper de Giulia, elle est jeune, elle va avoir besoin de nous. Mais moi je ne peux pas réaliser. Les pleurs de Maman, je ne les entends pas. Je ne peux pas comprendre ce qu’il se passe tant que je ne l’ai pas vu. Il est sans doute vivant. Il ne répond pas au téléphone, et alors ? Il est occupé. En rendez-vous. Que sais-je encore. « Isaac était là », j’entends murmurer derrière moi. Je me retourne, ma tante me jette un coup d’œil furtif. Toujours là celui-là décidément. Mais il doit savoir lui. Il est au bureau avec Thomas, il doit savoir qu’il est toujours vivant. « Appelle-le », j’ordonne. Elle secoue la tête et s’approche de moi pour s’emparer de mes épaules. « Je sais que c’est dur d’être parmi nous, mais il faut que tu comprennes ». Je grimace et me dégage de son emprise. « C’est toi qui comprends pas. Il n’est pas mort », je réponds, ferme, avant de m’énerver cette fois. « S’il était mort, je serais mort moi aussi ».

***

Je suis tapi dans l’ombre d’un arbre gigantesque, à quelques pas de l’endroit où ils sont en train de mettre mon frère en terre. Je n’arrive plus à marcher, plus assez pour aller rejoindre le groupe. Giulia me prend la main et se laisse glisser au pied de l’arbre. « Il fait tellement beau », elle murmure, les yeux presque fermés. La tristesse est inscrite sur tous les traits de visage. Elle a l’air vieille, ma petite sœur, aujourd’hui. Tout le monde a l’air vieux. Je me suis planqué, il est trop facile de lire la douleur et la surprise sur la tête des gens qui rencontrent mon regard. Le double du mort ; c’est ce que je suis aujourd’hui. Mon cœur se serre et ma tête tourne alors qu’une nouvelle vague de douleur m’assaille sans prévenir. Je me laisse glisser à mon tour et fourre ma tête contre mes bras pour me soutenir tout seul. Il est mort. Je n’arrive pas à  croire qu’il soit mort. J’ai l’impression qu’il est installé là, avec nous. Sa main sur mon épaule. Son souffle lent. Il a toujours su réconforter Giulia, d’ailleurs. Il la prend doucement par les épaules et embrasse le sommet de ses cheveux. Je relève les yeux et offre un sourire à mon frère qui me rend un clin d’œil en échange. L’espace d’un instant, je me demande ce qu’on fait là. On doit avoir l’air fin, de loin, tous les trois. Je soupire et ferme les yeux, laissant le vent chaud balayer mes angoisses pour quelques instants.

Quand je rouvre les yeux, mon père presse mon épaule. Thomas a disparu, et je m’interroge sur l’endroit où il se trouve. Sans doute avec Isaac, quelque part. Chez eux. Je soupire, et me redresse doucement ; et puis je réalise, en voyant ma mère qui a été obligée de prendre une canne, et ma sœur qui s’accroche à elle comme si elle n’arrivait pas à marcher seule ; les yeux rouges de mon père. Au loin, la silhouette solitaire d’Isaac, sombre dans le soleil aveuglant, se dessine avec celles de quelques personnes qui insistent. L’orchestration du malheur du monde. Le masochisme. Je me laisse entrainer, ma gorge est prête à exploser. J’aimerais disparaitre et ne plus jamais rouvrir les yeux sur ce monde vide de ma moitié.
En 200 mots minimum, dites où où en est votre personnage dans la vie en 2005. Peut inclure ce qui se passe avant 2005. (enfance etc) Si votre personnage n'est pas né ou trop jeune, reportez les mots demandés sur une autre période de rp.

   « Dexter, F. La prochaine fois, essaye au moins de m’indiquer l’auteur du texte que tu commentes. Surtout quand il est inscrit au bas de la feuille ». Un soupir agacé plus tard et ma copie virevolte jusqu’à mon bureau et se dépose devant moi. Oh, je pourrais sans doute me sentir mal ou gêné par sa remarque – sans doute. Mais en réalité… Je m’en fiche pas mal. Je m’en fiche d’avoir F, je m’en fiche d’avoir été trop flemmard pour recopier le nom de l’auteur de son texte qui ne veut rien dire et qui date sans doute du siècle dernier – qu’est-ce que j’en ai à faire. Je glisse ma copie en dessous de mon cahier ouvert et poursuit les lignes que je suis en train de noircir d’histoires qui me captivent bien plus que tout ce que les profs peuvent me raconter. Des histoires lointaines, des histoires fantastiques. Je ferme les yeux, m’image la scène avant de la décrire plus dans le détail.



─ pseudo/prénom : Bohemian Rhapsody / Charlotte. ─ âge : 25 yo ─ fréquence de connexion : je sais pas ça dépend du boulot ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? I MADE IT KINDA ─ inventé ou pévario ? inventé ─ code : leave me alone─ crédits : tumblr mainly


Dernière édition par Dexter J. Simmons le Dim 6 Mar - 14:31, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: DJS ∆ all if this lines across my face   Dim 6 Mar - 10:08


MON DOUDOU A MOI.

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MessageSujet: Re: DJS ∆ all if this lines across my face   Dim 6 Mar - 10:22

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MessageSujet: Re: DJS ∆ all if this lines across my face   Dim 6 Mar - 14:25

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