Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞

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MessageSujet: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Jeu 3 Mar - 16:15



NEAL & TAMSIN
❝ I brought you chocolates ❞

Ces derniers mois, je n’étais clairement pas au mieux de ma forme. Si j’essayais de le cacher, tant bien que mal – parfois plus mal que bien, il fallait bien l’avouer, malgré mon talent inné pour la comédie – certaines personnes étaient au courant de ce qu’il m’était arrivé. Chris l’était, même si je ne m’étais pas épanchée, pour ne pas lui rajouter des inquiétudes – il avait, alors, encore des problèmes de couple avec Adrian, et je n’avais pas voulu être un poids pour lui. Leo, parce qu’il était mon premier amant et que lui en parler m’avait, étrangement, fait un peu de bien – et puis, heureusement que je l’avais fait, parce qu’il était apparemment le seul homme avec qui j’arrivais à coucher à présent, how nice … Harry, for obvious reasons. Cara, parce qu’elle était ma meilleure amie, qu’elle vivait chez moi, et que j’avais dû lui expliquer pourquoi je ne sortais plus vraiment le soir. Et Neal, mon producteur. Neal était venu me voir, après une bourde sur les réseaux sociaux. S’il était venu dans l’idée de me remonter les bretelles, il avait rapidement réalisé que quelque chose n’allait pas. Cela m’avait surpris, il fallait bien l’avouer. D’une parce que, même s’il était le père de Cara et que je le connaissais donc depuis des années, il était intéressé par les profits de son film – il n’était pas producteur sans raison. Et de deux, parce que je ne pensais pas qu’il en aurait quelque chose à faire que je sois mal, en fait. Et le fait qu’il se montre une oreille attentive, alors même que je n’en parlais à personne à l’époque – c’était qu’il avait, finalement, été au courant avant sa fille, c’était dire – m’avait beaucoup surprise. Lorsque je l’avais à nouveau croisé et qu’il s’était montré toujours autant attentif, presqu’inquiet pour moi, je m’étais dit que cela cachait quelque chose. Si les hommes avaient bien quelque chose en commun, c’était leur libido et le fait qu’il devenaient idiots devant une paire de seins. La mienne – de paire – étant plutôt assez conséquente, j’en étais venue à la conclusion qu’il voulait tout bonnement me sauter. Sauf qu’il n’avait rien tenté. Rien. Absolument rien. Même les autres fois où l’on s’était vus. Les autres fois où l’on avait été seuls, à parler. Il n’avait rien tenté. Je n’étais même pas certaine qu’il ait posé ses yeux sur mon décolleté, c’était dire. Etant donné que j’étais pratiquement certaine de son orientation sexuelle – clairement, il n’y avait pas vraiment de doute sur la question – je me suis d’abord demandée comment il pouvait oser ne pas me trouver désirable. Après tout, j’étais une femme belle, sexy, incroyablement bien gâtée par la nature. Mais, rapidement, j’ai compris que cela voulait dire qu’il s’inquiétait réellement pour moi. Qu’il ne se montrait pas à mon écoute et protecteur avec une arrière-pensée. Le soir où j’avais compris ça, well, il fallait bien avouer que je n’avais pas pu retenir quelques larmes, touchée. Je n’avais pas l’habitude que l’on s’inquiète pour moi. Que l’on tente d’être là, présent, à me soutenir. Non, clairement, je n’y étais pas habituée. Bien entendu, j’avais Cara qui était la meilleure amie qu’une personne pouvait avoir, et Chris qui l’était tout autant, mais ce n’était pas la même chose. Parce que j’aurais fait la même chose pour eux. Alors que Neal, je ne le connaissais pas vraiment. Je l’avais simplement croisé, quelque fois, alors que je dormais chez Cara. Alors, non, il n’avait rien à gagner à se montrer présent. Et c’était pour cette raison, que je me trouvais à sa porte, une grande boite de chocolats à la main. Pour le remercier. Même que je m’étais faite toute belle – oh, j’étais toujours belle, bien entendu, mais disons simplement que je faisais un peu moins d’efforts, ces derniers temps – habillée d’une jolie robe, maquillée avec soin, bref, j’y avais mis du mien. Je n’avais aucune idée du pourquoi je m’étais sentie de le faire mais, j’avais voulu faire des efforts ce jour-là. J’appuyais donc sur la sonnette, avant de lancer un grand sourire à l’homme qui venait m’ouvrir. « Neal hi ! How are you ? » demandai-je timidement, rosissant peut-être un peu des joues.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Ven 4 Mar - 8:57

Les scénarios commençaient à s'entasser sur son bureau mais Neal n'avait pas le moins du monde l'intention d'y jeter un coup d’œil. Le dernier volet des Maraudeurs n'était pas encore tourné et il n'avait pas le temps de se consacrer à d'autres projets. Pas encore, pas avec les problèmes personnels qu'il rencontrait récemment. Sa relation avec sa fille n'avait pas retrouvé la complicité d'antan mais il y travaillait. Toutefois le problème que posait Alice dans sa vie viendrait très certainement bousiller les quelques progrès qu'ils semblaient avoir fait tous les deux. Leave it to his wife to ruin his life after breaking his heart. Elle s'était montrée courtoise jusqu'à présent et l'avait même laissé voir son fils – laissé, oui, comme s'il n'en était pas le père, comme s'il n'en avait pas autant le droit qu'elle – mais cette situation ne pouvait guère s'éterniser. D'abord parce que Neal ne voyait pas l'intérêt qu'ils pouvaient avoir à rester mariés. Alice n'avait clairement aucune intention de revenir et il n'était pas sûr d'en avoir envie, malgré leur passif chargé. Elle ferait évidemment toujours partie de sa vie, d'une certaine manière, mais après la débâcle de leur mariage, il avait surtout envie de tourner la page. Restait la question de la garde de Daniel. Neal avait dans l'idée d'éviter une bataille juridique houleuse qui ne manquerait pas de traumatiser leur fils mais il en avait assez d'attendre près du téléphone qu'elle l'appelle pour qu'il vienne le voir. Il n'était peut-être plus tout jeune mais après tout, il avait élevé Cara pratiquement seul. Il n'était pas exactement un novice lorsqu'il s'agissait d'enfants.

Chose surprenante, Alice avait appelé un peu plus tôt dans la journée pour lui proposer de passer le week-end avec son fils. Chez lui, évidemment, pas chez elle. Il ignorait si c'était un geste de bonne volonté ou si elle avait simplement besoin de passer quarante-huit heures seule à des fins plus, well – il avait vite chassé cette idée-là de son esprit, vaguement agacé par la perspective qu'elle fréquente quelqu'un d'autre, même brièvement. Peut-être n'était-il pas si prêt que ça à divorcer finalement. La perspective l'avait irrité tout autant et il s'était empressé d'accepter la proposition sans poser de question. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait et il ne lui restait plus qu'à se le répéter pour s'en persuader.

Sa maison, d'ordinaire si silencieuse et vide, avait retrouvé un semblant de vie lorsque Daniel était arrivé. Neal s'était senti nostalgique, revivant presque ces moments de félicité familial qu'il lui était arrivé de vivre, à l'époque où Cara était encore une petite fille et que Jia passait en ville. Elles avaient longtemps été les deux seules constantes de son existence, supplantant facilement ses épouses successives – malgré leur côté mémorable, comme Olivia et ses célèbres crises de nerfs. Aujourd'hui, il y avait Daniel et, bien sûr, Alice, as shitty as their situation was.

Il avait réussi, non sans mal, à le convaincre de faire une sieste et bientôt, la grande maison avait retrouvé son calme. Des legos jonchaient le sol de son bureau, bien plus distrayants que la pile de scénarios qui lui faisait face et Neal se surprit à sourire. Cette nouvelle paternité arrivait bien tard, évidemment, et il approchait dangereusement de la soixantaine mais il ne s'était jamais senti si jeune ces dernières années que depuis que Daniel était revenu dans sa vie. Mieux valait donc éviter encore un peu ces calculs perturbants sur les cinquante et quelques années qui les séparaient.

Il quitta son bureau, prenant garde à ne rien écraser, et gagna la cuisine pour une tasse de thé. Ses années de solitude lui avaient appris à les bonnes mesures pour une dose individuelle, réalisa-t-il tristement. C'était probablement l'un des rares avantages à vivre seul. Les premières semaines avaient été terribles. Il n'était pas un excellent cuisinier, loin de là, et ses premiers essais s'étaient révélés catastrophiques. Il avait même dû confier les trois quarts d'une casserole de pâtes à son assistante pour éviter le gâchis une fois – et après ça, il avait survécu en commandant des plats individuels, souvent encore chauds à leur arrivée. Ça n'avait pas été facile, mais il s'était habitué à la vie de célibataire. Perdu dans ses pensées, il manqua presque de ne pas entendre la sonnette de la porte d'entrée tandis qu'il versait machinalement l'eau bouillante dans sa tasse préférée – best dad of the worl, un cliché total qui avait fait beaucoup rire Jia lorsqu'elle le lui avait offert, quelques années plus tôt. Coup d’œil à sa montre, rapide tour mental de son agenda et, non, vraiment, il ignorait qui pouvait venir sonner à sa porte à cette heure-là. Pourvu que ce ne soit pas Alice, revenue sur sa décision.

Un rien anxieux, Neal se traîna presque jusqu'à l'entrée et prit une profonde inspiration avant d'ouvrir la porte. Il n'était pas du tout préparé à affronter sa femme – ou future ex-femme, whatever. Mais ce n'était pas Alice qui se tenait sur le pas de sa porte, non. Loin de là. Surpris de voir Tamsin là, il cligna plusieurs fois des paupières avant de froncer les sourcils. Que faisait-elle ici ? Avait-il oublié un rendez-vous quelconque ? Il baissa les yeux sur la boîte relativement imposante qu'elle avait à la main. Des chocolats, d'après ce qu'il en voyait. Ok, that was weird. Que faisait Tamsin Graham à sa porte, chocolats en main et sourire aux lèvres ? « Hi » répondit-il, haussant cette fois un sourcil devant la couleur soutenue de ses joues. S'il ne la connaissait pas depuis tant de temps, il aurait juré qu'elle était vaguement gênée. « Did we, I don't know, have a meeting scheduled? I don't recall- never mind, come in, you'll freeze to death out there » se reprit-il en s'effaçant pour la laisser passer. Il leva les yeux vers l'escalier, comme si un simple regard pouvait lui indiquer que Daniel dormait toujours. « Don't get me wrong, it's nice to see you but my son's upstairs and he might wake up soon, so... what brings you here? » Ce n'était même pas un mensonge. Il n'aurait pas pris la peine de la ménager, il ne l'avait jamais fait, même lorsqu'elle n'était qu'une gamine. En tant que réalisateur, il avait rarement eu quoi que ce soit à redire sur son travail. Elle était douée et incroyablement professionnelle, aussi perfectionniste que lui, sinon plus. Ça ne l'avait pas empêché de la trouver agaçante et ce, pendant un bon moment – si tant est qu'on puisse appeler plus d'une décennie un moment. Tristement, apprendre ce qui lui était arrivé l'avait amené à réviser son jugement. Doucement mais sûrement. C'était tout bonnement horrible, mais il s'était presque pris d'affection pour Tamsin Graham. Mais ça, évidemment, il n'avait certainement pas l'intention de le lui dire. Qu'elle veuille bien l'admettre ou non, elle avait besoin de quelqu'un et s'il ignorait si elle s'était décidé à trouver de l'aide auprès d'un professionnel, il s'était promis de veiller sur elle, de loin. « You want a cup of tea, maybe? I made some for myself, so... come on, put your coat over here and join me, you know the house » lança-t-il par-dessus son épaule, gagnant déjà la cuisine. Il avait peut-être changé d'épouse plus d'une fois depuis qu'elle l'avait rencontré mais au moins, il était bien plus constant en matière d'immobilier. La décoration avait été légèrement rafraîchie depuis sa première pyjama party avec Cara mais rien n'avait vraiment changé.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Lun 7 Mar - 17:22



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Je me mordillai la lèvre, réalisant que venir ici était probablement une erreur. Enfin, il avait à peine ouvert la porte que j’avais l’impression de le déranger. Ou alors était-il seulement surpris de ma visite ? C’était une possibilité aussi. Une possibilité à laquelle je préférais penser. Parce que j’étais venue ici pour le remercier de son soutien et de son inquiétude. Alors le déranger en le faisant n’était probablement pas ce qu’il y avait de mieux. Mais lorsqu’il m’invita à rentrer, je ne pus que lui offrir un sourire chaleureux – contrairement à mon corps qui, en effet, était probablement en train de congeler sur place ; c’était que j’avais voulu faire un minimum d’effort côté vestimentaire, alors ma robe était peut-être un peu courte, et le manteau que j’avais mis n’était peut-être pas suffisant pour me garder au chaud. Oh. Son fils était en haut. Il avait son fils. Peut-être même que je l’avais réveillé. Merde. Voilà que mon sourire disparaissait, forcément. Et que je me remettais à me mordiller la lèvre inférieure, gênée. Enfin non, il n’était probablement pas déjà réveillé, par ma faute. Nous l’entendrions pleurer, sinon. C’était bien un gamin, non ? Il couinerait déjà, s’il était réveillé. Pire, il crierait. Uuurg, en effet, j’espérais ne pas être présente lorsque ce serait le cas. Ce n’était pas que je n’aimais pas les enfants hein … Mais disons simplement qu’à cet âge-là, ils n’étaient pas particulièrement intéressants, ni attachants, même. Ils ne faisaient que pleurer, ou manger, ou dormir. Bref, incapable de tenir une conversation de plus de quelques mots. Mais j’acquiesçai cependant, alors qu’il me proposait un thé. Probablement plus par politesse que par envie, malheureusement. Et je me sentais donc encore plus gênée, finalement. Peut-être devrais-je simplement lui tendre la boîte de chocolats, le remercier, et partir sans demander mon reste ? Je le suivis tout de même à la cuisine, avant de finalement retirer mon manteau pour le déposer sur l’une des chaises, puis de m’y installer. Je le fixai un moment, me mordillant nerveusement les lèvres – retirant probablement le gloss que je m’étais pourtant efforcée à mettre – sans vraiment le réaliser. Now what ? C’était étrange, j’étais plutôt du genre bavarde, habituellement. Mais peut-être était-ce lié à mon impression de le déranger, de ne pas vraiment être la bienvenue dans cette cuisine – où je m’étais créée pas mal de souvenirs pourtant – qui me rendait presque muette. Je me passai une main dans les cheveux, gênée, avant de finalement doucement me racler la gorge. « So … I .. I … » Voilà que je begayai, maintenant, de mieux en mieux. Je ne comprenais même pas pourquoi j’étais si nerveuse, pourquoi je rougissais presque. Encore moins pourquoi mon cœur s’emballait un peu trop, et de façon irrégulière. Probablement parce que les remerciements n’étaient pas ma spécialité. Et puis, c’était avouer le fait qu’en effet, j’avais eu besoin d’aide. Aide qu’il m’avait apportée, sans vraiment m’en laisser le choix, alors même que je n’en voulais pas. Bref, avouer que j’avais peut-être eu tort, en disant que tout allait bien, que j’allais bien. Et disons simplement que remercier lorsque je recevais un prix n’était pas vraiment la même chose. Déjà, le discours était écrit d’avance, et je n’avais qu’à l’apprendre par cœur, ce qui était un peu mon métier. Et puis, c’était plus personnel, peut-être. Je n’en savais rien. Mais il fallait que je parle. Je n’aimais pas ce silence gênant. Du tout. Alors j’expirai longuement, tâchant de me calmer, au moins un peu. « First, I thought that it was just for the image of the saga. Then, I thought that you wanted to sleep with me. Because I’m hot, it’s a fact. Everyone knows that. I’m young, and hot. So, yeah, i thought you just wanted to get laid or something like that. And now … Well, I don’t know why you did it, actually. » repris-je, me repassant nerveusement une main dans les cheveux. Si ce que je disais avait un quelconque sens ? Non, probablement pas. Alors, de nouveau, je soupirai, me mordillant la lèvre en le regardant. « But thank you. For that. So, I brought you chocolates. » finis-je enfin par lâcher, lui tendant cette foutue boîte de chocolats.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Mar 8 Mar - 4:35

Trouver Tamsin sur le pas de sa porte n'avait pas de sens. Sure, à une époque, elle fréquentait régulièrement sa maison mais c'était uniquement parce que Cara y vivait encore. Elles avaient toujours été très proches et il avait passé plus d'une soirée à se demander ce qu'elles pouvaient bien se raconter tout bas, installées sur le sofa devant un film ou un feuilleton d'une qualité douteuse – et ses questions se retrouvaient généralement éclipsée par un soupir agacé et une critique mentale de ce qui lui parvenait de leur programme télévisé, déformation professionnelle and all that. Alors la voir là, adulte, alors que sa fille n'était pas là, non, vraiment, ça n'avait aucun sens. D'autant plus qu'elle était aussi à l'aise qu'un poisson hors de l'eau. Néanmoins, elle le suivit à l'intérieur et accepta sans un mot la tasse de thé qu'il lui proposa. Surpris, Neal se garda toutefois de poser la moindre question. Il y avait longtemps qu'il avait cessé de vouloir comprendre les actrices. Depuis son mariage avec Olivia en fait. Il avait appris de ses erreurs. Ne pas s'approcher d'une diva et ne pas poser de question ou lui demander de se calmer si la caméra ne tournait pas. Ce qui se passait hors d'un plateau de tournage ne le concernait pas.

Seulement ce qui se passait dans la vie de Tamsin, loin des tournages, avait commencé à le concerner. Ou, en tout cas, il s'était trouvé un intérêt particulier et tout nouveau pour sa vie personnelle. Tout ça parce que le sermon savamment préparé des mois plus tôt avait tourné court lorsqu'il avait compris la raison de son comportement encore plus dramatique qu'à l'ordinaire. S'il ne l'appréciait pas beaucoup à l'époque, il n'avait pas pu s'empêcher de s'inquiéter à son sujet. Et, certainement, de s'attacher à elle, d'une certaine manière. Il l'avait vue grandir, il avait une fille de son âge. Il ne pouvait décemment pas rester insensible.

Silencieux, Neal remplit la tasse d'eau chaude et la déposa, avec la sienne, sur la table où l'actrice s'était installée. Il eut à peine le temps d'attraper la boîte à sucre avant qu'elle ne commence à vider son sac, plutôt nerveusement d'ailleurs. Arrêté dans son mouvement, Neal la regarda par-dessus son épaule avant de se tourner complètement pour la regarder. Presque malgré lui, il éclata de rire. « I'm not laughing at you » fit-il, une fois qu'il eut recouvré son calme. Ne manquait plus qu'elle se vexe pour une maladresse idiote. Il prit les chocolats qu'elle lui tendait avec un sourire. Ce n'était pas vraiment ce qu'il avait imaginé. Not that he had any time to think about it anyway. « For the record, I don't know what you heard, read or what Cara told you, but I don't date women who could easily call me dad » Ce n'était pas tout à fait vrai. Il aurait pu être le père d'Alice et même d'Olivia, avec la quinzaine d'années qui les séparaient de lui. « Or women who are friends with the one who does » C'était déjà bien proche de la vérité mais ce n'était pas le sujet. A en juger par le ton de sa voix et le soupir – de soulagement ? – qu'elle venait de laisser échapper, Tamsin n'était clairement pas dans son élément. Se décider à venir jusque là avait certainement dû lui demander du courage. « And you might be hot and young, but I'm old. Truth is, that's not even the reason I didn't try to sleep with you. It didn't even cross my mind, to be honest. Some people actually are decent human beings who will try to, well, to help you without expecting anything in return. I know it's rich coming from me but it's true » expliqua-t-il en s'installant à la droite de la jeune femme. Il baissa les yeux un instant pour sucrer son thé avant de croiser à nouveau son regard. « You don't need to fear that » To fear me, more like mais il préféra garder ça pour lui. « I told you how I felt about what you've been through. I'm clearly not a role model when it comes to women but I certainly don't condone sexual assaults. I wouldn't wish that to anyone. When you told me what happened to you, I, well, you know that but I couldn't help picturing Cara. You could be my daughter and I wouldn't leave my dauhter to deal with that on her own » Speaking of whom, il faudrait qu'il appelle son aînée. Peut-être apprécierait-elle de venir dîner à la maison si son frère était là. Ce n'était toutefois pas le moment de passer un coup de fil. « But you didn't come all the way here to ask me that and bring me some chocolates, did you? » demande-t-il doucement, inquiet à l'idée qu'elle ait seulement pu se torturer avec une telle question. Ou était-elle vraiment anxieuse à l'idée qu'il ait pu se préoccuper de son sort dans un quelconque intérêt charnel ? « Thank you, by the way. Daniel will probably love thoses. They're alcool-free, right? » dit-il dans un froncement de sourcils, en retournant la boîte. Faire retomber la tension lui semblait nécessaire, après pareille déclaration. Même s'il ne serait probablement jamais en mesure de comprendre à quel point son agression avait pu l'affecter, Neal savait qu'il ne lui était pas aisé d'en parler. Après tout, il avait presque dû la forcer à lui avouer. La traumatiser un peu plus n'était pas dans ses plans, bien au contraire.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Ven 11 Mar - 23:18



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Si j’étais toujours autant gênée ? Oui, très certainement. Au point que je jetais à peine un coup d’œil au thé qu’il venait de me servir, trop concentrée que j’étais à le regarder en biais, d’une manière très peu discrète, d’ailleurs. J’étais censée être une bonne actrice, et pourtant je ne pouvais m’empêcher de le regarder, gênée, embarrassée. Comme si j’était encore une enfant que l’on s’apprêtait à réprimander – alors que, pourtant, je n’avais jamais été réprimandée, justement, donc c’était plutôt étrange comme sensation. Bref, je l’écoutais donc silencieusement, encaissant tout ce qu’il me disait. Je ne fus pas heurtée par son rire, cependant. Au contraire, puisqu’un petit sourire étira mes lèvres, que je me remis bien rapidement à mordiller. Oui, non, avoir cru qu’il ait eu envie de coucher avec moi était profondément stupide. Il me connaissait depuis que j’étais gamine. Je ne comptais plus le nombre de nuits où j’avais dormi chez lui, dans la chambre de sa fille. Je ne comptais plus le nombre de matinées où je l’avais croisé dans cette même cuisine. Et puis, comme il le disait, il n’était pas un pervers. Bref. Simplement, la vérité, c’était que je n’étais pas vraiment habituée à ce que l’on se montre gentil avec moi sans aucune arrière pensée. Enfin si, mais seulement de mes proches. Mes parents l’étaient, mais ils n’en avaient pas le choix, ils étaient mes parents, j’étais leur fille, bref, responsabilité, tout ça tout ça. Cara et Chris l’étaient, mais je l’étais tout autant avec eux, c’était une relation à double sens, donc. Leo, très certainement, l’était aussi. Mais lui c’était probablement pour le sexe, justement, donc il n’était pas un très bon exemple. Bref, comment aurais-je pu croire qu’il n’était gentil avec moi sans aucune arrière pensée ? Juste parce qu’il avait été touché par mon histoire, et avait voulu m’aider ? « I’m not used to that … I mean … Usally, since i’m a teenager … Boys are just idiots who look at my boobs … Or m yass, because i have a nice ass too … Just my boobs are more … Anyway. I’m not used to someone being nice just to … being nice. That’s all. » Je soupirai doucement, me passant une main dans les cheveux, toujours aussi nerveusement. Mon cœur battait peut-être un peu trop vite, sans que je ne sache réellement pourquoi. « And yes, actually. I did come all the way here to bring you some chocolate and to thank you. » lui avouai-je ensuite, dans un petit sourire, m’efforçant à chercher son regard plutôt que le fixer comme une idiote. « I’m not the kind of person that admit when they’re wrong you know … Really, I am not. But you were right. I was bad. I did’nt want to show it but i was bad. » Rien qu’il ne savait déjà, très certainement. Enfin, il me connaissait depuis toujours. Je n’admettais jamais lorsque j’avais tort, ou presque. J’étais tellement têtue que je continuais d’affirmer avoir raison, même lorsque c’était loin d’être le cas. Et j’étais tellement bonne actrice que je finissais par moi-même me convaincre d’avoir raison, d’ailleurs. C’était ce que j’avais tenté de faire avec toute cette histoire, avec mon mal-être. En vain. Qu’importe combien de fois j’avais pu clamer que j’allais bien, j’avais fini par réaliser que ce n’était pas le cas. «I’m not saying that it’s over now and that I’m happy and all this shit again … » repris-je dans un soupir, finissant par baisser la tête, puis par rouler des yeux. Non, j’étais loin d’être heureuse, et cela se voyait probablement. Oh, certes, je faisais des efforts, mais … Le simple fait que j’hésitais toujours à sortir le soir était bien la preuve que j’étais loin d’être complètement guérie, et encore moins d’avoir fait le trait sur le passé. « But I’m feeling a bit beter … And I have you to thank for it. So … Yeah, I did come all the way here just for that. » Je hochai de la tête, comme pour accentuer mes dires, avant de me passer une énième main nerveuse dans les cheveux. « Are you sure that i’m not interrupting you or something? I mean … I don’t want to disturb you … » Non, vraiment, c’était la dernière chose que je voulais.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Sam 12 Mar - 3:09

Elle n'était clairement pas à son aise et, quelque part, il le regrettait. Mais après tout, ça n'avait rien d'étonnant. Il n'avait jamais été particulièrement sympathique avec elle, bien au contraire. Il ne s'était jamais caché de l'irritation qu'elle provoquait chez lui, à part peut-être lorsqu'elle était enfant, évidemment. Il était probablement la dernière personne qu'elle aurait imaginé lui venir en aide et, to be honest, Neal était tout aussi surpris. Mais qu'aurait-il pu faire, sinon la surveiller discrètement et s'assurer qu'elle remontait la pente, quitte à intervenir subtilement s'il le fallait ? Elle était, certes, l'une de ses actrices et il ne pouvait pas se permettre de la laisser partir en vrille, mais ce n'était pas la seule raison de l'intérêt qu'il lui portait. Contrairement à ce dont elle semblait persuadée, il ne cherchait pas à l'attirer dans son lit en se préoccupant de son sort. Elle avait l'âge d'être sa fille et il ne supportait pas l'idée qu'on puisse faire du mal à Cara. Plus que ça encore, l'idée qu'on puisse s'imposer à une femme l’écœurait. Qu'il l'apprécie ou non n'avait aucune importance. Ça semblait dérisoire après ce qu'il avait entendu.

Il comprenait son raisonnement et il savait très bien que le milieu dans lequel ils évoluaient tous les deux n'était pas non plus un exemple en matière de respect de la femme. On entendait des histoires sordides tous les jours et, après tout, Tamsin était une habituée. Elle avait beau ne pas avoir encore trente ans, de toute évidence elle fréquentait ce milieu depuis bien trop longtemps. Oui, nombre de réalisateurs, producteurs et autres huiles du même acabit avaient les mains baladeuses et s'attendaient à voir une jeune actrice rêvant de gloire se mettre à genoux et ouvrir la bouche pour réussir mais ce n'était pas le cas de tout le monde. Ou peut-être Neal était-il trop optimiste, si Tamsin était si convaincue du contraire.

Il aurait aimé qu'elle se sente plus à l'aise en sa présence mais ceci dit, il ne pouvait guère la blâmer. Elle n'aurait pas eu à se trouver là, chez lui, armée d'une boîte de chocolats et d'un sourire nerveux, cherchant à le remercier. « I'm sorry you're not used to it. Men your age clearly don't have no idea what the word respect means » fit-il en secouant la tête. Not that he was any better, à en croire son passé. Prétendre que les premières femmes qu'il avait épousé n'étaient pas les bonnes était un mensonge qu'il ne prenait même plus la peine de formuler. La seule à laquelle il était resté fidèle était Alice et, de toute évidence, ça n'avait guère mieux fonctionner.

Neal s'efforça à se montrer rassurant à travers son sourire. Ses mots n'avaient pas semblé la réconforter, depuis qu'elle lui avait avoué ce qui lui était arrivé, et probablement fallait-il laisser le temps faire son oeuvre. Être présent, à l'écoute était tout ce qu'il avait offrir dans cette situation. Si la trouver devant sa porte l'avait étonné, l'entendre confesser qu'il avait eu raison le surprit bien plus. Il se redressa, fronçant brièvement les sourcils avant que son sourire ne réapparaisse, plus confiant cette fois. « It's nice to hear. Not the whole me being right thing, even though it doesn't hurt, but knowing that you're in a bad place might be the first step to get out of it. You will, I know it. And you know me enough to know that I don't usually compliment you but you're strong, Tamsin. You'll heal. It might take time but you'll heal. And you really don't have to thank me for anything that I've done. Really » insista-t-il en posant une main sur la sienne, comme s'il pouvait la convaincre d'un geste. Elle avait déjà parcouru un chemin considérable et s'il ne s'en attribuait aucun mérite, il était toutefois fier. Fier d'elle. Qui aurait cru qu'un pareil jour viendrait ? Evidemment, il ne fallait pas s'en réjouir. Il aurait de loin préféré qu'elle reste cette fille insupportable qu'il évitait lorsque ça lui était possible, pas qu'elle devienne cette femme gênée, peu sûre de ses mots et de ses choix. « What would you interrupt? My son's napping and I was supposed to spend the afternoon reading some scenarios. Thankfully, his mother hasn't come to take him back yet, so let's hope she doesn't while you're here. She'd probably think that I'm having my mistress over while our son's asleep because I'm the worst father of the year or something. My wife doesn't really trust me » plaisanta-t-il même si, tristement, ce n'était pas si éloigné de la vérité. Alice avait beau assuré qu'elle lui faisait entièrement confiance avec Daniel, Neal était prêt à parier qu'elle mentait. Pourtant, il ne lui avait jamais fourni la moindre raison de se méfier. « You should drink your tea, it's getting cold. I didn't poison it, précisa-t-il avec un sourire vaguement moqueur, besides, if you were so worried about interrupting my very quiet afternoon, why didn't you give me a call? Don't you have my number? » Il était pourtant certain de le lui avoir donné, en cas de problème. Probablement sans préciser ça, d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Dim 13 Mar - 18:20



NEAL & TAMSIN
❝ I brought you chocolates ❞

Je lâchai un petit rire sarcastique, comme il disait que les hommes de mon âge ne connaissaient pas la définition du mot respect. C’était tellement vrai. Sans même parler de cette histoire, je ne comptais même plus le nombre de fois où un homme avait pu me considérer comme un morceau de chaire fraiche. Oh, attention, nombre de ces fois je l’avais bien cherché, aussi. M’apprêtant de telle façon que mes formes soient mises en valeur. J’aimais lorsque je me regardais dans le miroir de ma salle de bain et me trouvais belle et désirable. J’aimais, la plupart du temps, lorsqu’un homme me trouvait belle et désirable – ou j’avais aimé ça, plutôt. Mais disons qu’au bout d’un moment, cela pouvait être éreintant. Lorsque je voyais que William, même après plusieurs mois de rupture, continuait à me reluquer, alors même qu’il avait couché avec le petit-ami de mon meilleur ami … Au bout d’un moment, ce n’était même plus flatteur. C’était juste fatiguant, et agaçant. Et si encore il était le seul à le faire … S’il était le seul à le faire, on pourrait se dire que c’était simplement parce que le sexe était amazing entre nous, et que cela lui manquait. Cela pourrait donc l’excuser. Mais non, ce n’était pas le seul homme à le faire. Tous ceux que je croisais, ou presque, le faisait. Et c’était assez étrange comme, à présent, cela pouvait m’irriter. Quelque chose qui, avant, me comblait presque de bonheur, commençait véritablement à m’insupporter. Parce que, maintenant, je ne profitais même plus de me trouver belle dans le miroir. Non. Chaque fois que je ressentais ce sentiment, chaque fois que j’aimais mon reflet, je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’il y aurait, encore, ces hommes me dévorant du regard comme un ancien carnivore devenu végétarien regarderait un steak bien saignant. Et peut-être était-ce pour cela qu’aujourd’hui, j’avais enfin pu apprécier m’apprêter. Parce que je savais que Neal ne me regarderait pas de cette façon-là. Et ce qui m’avait vexée au début m’apaisait à présent. Parce que je me sentais en sécurité, tout simplement. C’en était presque dommage, finalement, qu’il ne soit pas intéressé par moi, parce que ce sentiment étant devenu bien rare, ma vie sexuelle n’était pas des plus épanouies, il fallait bien l’avouer. Non pas que j’aurais couché avec lui de toute façon. Enfin, ce sentiment avait beau être rare, il était toujours le père de ma meilleure amie. Je souris à ses mots, baissant la tête et me mordillant des lèvres. En effet, Neal n’était clairement pas la personne me complimentant le plus. C’était peut-être pour cette raison que son compliment me faisait d’autant plus plaisir. Mon regard se posa sur sa main sur la mienne, et je me sentis rosir un peu, sans réellement savoir pourquoi. Je ne bougeais pas la mienne pour autant, appréciant simplement le contact, avant de reporter mon regard sur lui. Je fronçai des sourcils, comme il parlait de sa femme – je ne savais même pas qu’il était encore marié, étant donné qu’ils étaient séparés depuis un moment, j’en étais venue à la conclusion qu’ils avaient dû divorcer – et surtout du fait qu’elle pensait apparemment qu’il était un mauvais père. Enfin, les choses avaient beau être plutôt tendues entre Cara et lui, il m’avait toujours semblé être un bon père pour elle. Non pas que j’y connaissais grand chose dans ce domaine – je ne savais même pas si je voulais des enfants et ferais, de toute façon, une bien piètre mère – mais je m’étais toujours dit qu’à partir du moment où les parents s’inquiétaient pour le bien-être de leur enfant, c’était suffisant. Le thé, right. Oui, je devrais peut-être le boire, en effet. Même si la blague sur le poison n’était peut-être pas la meilleure de l’année – sujet sensible, probablement. J’attrapai donc la tasse de ma main libre avant de la porter en bouche, silencieusement. «I didn’t think of calling you. I didn’t really think, actually. I wanted to come to you, so I just came... » avouai-je en me mordillant la lèvre de nouveau. Lorsque l’on y pensait, c’était tout moi, ça : agir sans vraiment réfléchir avant. « And for what it's worth, I think you’re a good father … I mean, you pratically have been there for Cara since … she was born actually. I mean, I know things aren’t perfect, between you too but … You’re a good father to her. I don’t see why you couldn’t be a good one for your son. » Je haussai une épaule nonchalante, avant de ramener ma tasse en bouche et d’apprécier le thé qui me réchauffait – ou bien était-ce cette main, toujours posée sur la mienne, je n’en avais aucune idée, en vrai. « And Cara became an amazing women, don’t you think ? She’s smart, nice, loyal … She’s the best friend someone can have you know ? » Etrangement, parler de Cara en sa présence me gênait un peu, sans que je ne sache réellement pourquoi. Logiquement, elle devrait être notre seul sujet de conversation, pourtant, étant donné qu’elle était la seule chose que nous avions en commun. Mais de l’eau avait coulé sous les ponts, depuis. « If you were a bad father to her, she wouldn’t had turn as great as she is. » Je lui lançai un sourire, peut-être un peu timide, mais présent quand même. Je pensais ce que je disais et puis … Il me rassurait, ou tentait en tout cas, et se montrait présent à propos de cette histoire, alors il me semblait normal de tenter de le faire aussi pour lui. Même s’il n’en avait probablement rien à faire de ce que je pensais. « Do you really think i’ll get trought it ? I’m not that strong you know ? Most of it … it’s just an act. I had a serious breakdown after Will dumped me so ... Let's face it, it's a little bit bigger than a break up. » lâchai-je dans un soupir, avant de secouer un peu la tête à la négative, comme pour reprendre mes esprits. Ce n’était pas comme s’il en avait quelque chose à faire, de comment je gérais mes petits problèmes de cœur. Enfin si, il avait probablement eu à faire de mon escarpin jeté à la figure d’un paparazzo, mais cette histoire datait, à présent. Et comme presque personne ne savait ce qu'il s'était passé ensuite, ce n'était pas comme si cela entacherait la saga.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Mer 16 Mar - 17:57

Ce n'était pas ainsi qu'il avait imaginé son après-midi. Bien sûr, il n'oubliait pas Tamsin et il avait eu l'intention de lui passer un coup de fil sometimes soon avant qu'elle ne vienne frapper à sa porte. Dire qu'elle l'avait pris par surprise était un euphémisme. Même si elle n'avait jamais montré le moindre signe de résistance devant l'attention qu'il lui portait, Neal était resté longtemps convaincu qu'elle aurait préféré qu'il se mêle de ses affaires et la laisse tranquille. Qu'elle débarque ainsi – avec des chocolats en plus – n'en était donc que plus surprenant. Et il était ravi, vraiment, qu'elle se sente un peu mieux après ce qu'elle avait traversé. Il n'avait pas la prétention de penser qu'il avait quoi que ce soit avoir là-dedans, parce qu'après tout, il s'était contenté de la surveiller. Il n'était pas intervenu ou peu. Il lui sembla nécessaire de le préciser, qu'elle l'accepte ou non. Et de toute évidence, elle n'était pas encore capable de se voir clairement. Pourtant, entendre Neal le dire avait sans doute une certaine importance. Il avait passé presque quinze ans à l'observer de loin et à l'éviter, à lever les yeux au ciel à chaque discours de remerciements après une récompense, à sourire poliment lorsqu'on lui demandait comment s'était passée l'une ou l'autre de leurs collaborations parce qu'il ne l'appréciait pas. Tristement, toute cette histoire l'avait poussé à la voir sous un autre jour. Et, oui, elle était toujours cette fille agaçante et trop égocentrique à son goût dans sa tête, mais elle n'était pas que ça – plus vraiment. Autrefois, il aurait cherché à tout prix un moyen de s'en débarrasser. Et au lieu de ça, il l'écoutait patiemment, presque heureux de pouvoir lui prêter une oreille attentive.

La voir aussi gênée était nouveau, un brin déstabilisant aussi. Il avait l'habitude de la voir sourire sur un tapis rouge et froncer les sourcils en écoutant les recommandations de Katharine Lawrence, pas de la voir peser chacun de ses mots avec attention. Il esquissa un sourire lorsqu'elle tiqua à son contact, pas vraiment surpris. L'entendre parler de Cara, presque le rassurer sur son rôle de père, en revanche, l'étonna. Tamsin Graham était donc pleine de surprises. « Thank you. It's surpringsly nice to hear that, coming from you, ajouta-t-il avec un éclat de rire. I should make you meet my wife, to tell her that. She might change her mind about the divorce » Ce n'était pas définitif mais Neal n'était pas dupe. Leur mariage avait trop souffert pour qu'ils s'en sortent. Il retira la main qu'il avait posé sur la sienne pour prendre sa tasse de thé, ressentant l'étrange besoin de s'éloigner quelque peu. Neal n'était pas particulièrement tactile avec ses proches, alors avec Tamsin – non, vraiment. Elle semblait plus calme, comme si sa présence l'apaisait réellement. C'était rassurant, cette impression de pouvoir faire quelque chose, de penser qu'il pouvait réellement l'aider, sans même trop en faire. Il avait eu du mal à décider de la marche à suivre, à savoir s'il fallait s'impliquer, réellement, ou s'il devait la laisser faire. La seconde option s'était révélée plutôt efficace, certainement plus que la première. Après tout, il n'était rien d'autre que le père de sa meilleure amie, il n'avait aucun droit sur elle ni son bien-être, sinon lui souhaiter le meilleur. « A little bigger than a break up, that's... well, that's an understatement. You know that, right? You know that what you've been through matters, that's you have every right to be upset? » Euphémisme, really. « And you'll get through this. You're not alone, you have Cara and, well, you have me too » précisa-t-il, effleurant à nouveau sa main. Mauvaise idée, probablement. Après tout, elle s'était convaincue toute seule qu'il l'avait soutenue discrètement pour la mettre dans son lit par la suite, sans le moindre geste de sa part. La toucher, même aussi chastement, contredisait légèrement ce qu'il avait tenté de lui faire comprendre un peu plus tôt. « And, sorry, I don't mean to sound rude or anything, but did you tell her? My daughter, does she know? » demanda-t-il soudain, les sourcils légèrement froncés. Sa propre situation avec sa fille ne s'était pas spécialement arrangé, probablement parce qu'il se sentait mal à l'aise chaque fois qu'ils se retrouvaient. Il ne lui mentait pas, pas vraiment, mais le simple fait d'éviter soigneusement de parler de Tamsin lorsque Cara lui rendait visite avait des airs d'immonde mensonge qui lui laissaient un arrière-goût amer. « I didn't, if you're worried about that. We don't talk about you, of course. That'd be quite awkward » Non pas qu'il eut l'impression de faire quelque chose de mal en se préoccupant de Tamsin, mais il avait conscience que la situation pouvait sembler bien moins innocente, vu de l'extérieur. Même à travers les yeux de sa propre fille.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Ven 22 Avr - 19:06



NEAL & TAMSIN
❝ I brought you chocolates ❞

Vraiment, plus le temps passait, plus je me demandais pourquoi est-ce que j’étais venue lui rendre visite. La gêne ne semblait pas partir, même si sa main posée sur la mienne me rassurait, m’apaisait presque sans que je ne sache véritablement pourquoi. Au point que j’en fus presque déçue, lorsqu’il s’éloigna de moi, ce qui me fit froncer des sourcils. Je me mordillai la lèvre inférieure, l’écoutant, comme je portais ma tasse de thé en bouche et en appréciais la gorgée qui me réchauffa instantanément. « Oh … You’re getting a divorce? » demandai-je finalement, un peu surprise, après quelques instants de silence, le temps d’assimiler l’information. Cara ne m’en avait pas parlé. En même temps, son père n’était pas vraiment au centre de nos conversations, il fallait bien l’avouer. Elle-même étant plutôt en froid avec lui, elle n’en parlait pas vraiment. C’était probablement pour cette raison que je ne lui avais pas dit que Neal s’était montré présent, ces derniers mois. Trop étrange, peut-être mal venu, aussi. A moins que ce ne soit pour cette raison qu’il ne m’aidait. Ceci expliquerait cela. Si ce n’était pas pour me mettre dans son lit, comme je l’avais cru au début, peut-être était-ce pour que je parle de lui en bien à sa fille. Que j’aide à arranger les choses entre eux. Je n’en savais rien. Mais c’était possible, non ? Enfin, il ne pouvait pas être gentil sans aucune arrière pensée. Il ne me connaissait pas, ou si peu. Il y avait forcément une raison derrière toute cette histoire. Il ne m’appréciait même pas, et avait su me le faire comprendre à de multiples reprises. Mais j’étais la meilleure amie de sa fille. Cara vivait chez moi, maintenant. Alors, oui, peut-être était-ce pour cette raison. D’ailleurs, comme il me demandait si Cara était au courant, il eut beau effleurer ma main de nouveau, cela ne m’apaisa pas vraiment, cette fois-ci. Il ne m’aidait que pour que je dise du bien de lui à Cara. Il ne m’aidait que pour retourner dans sa vie, de nouveau. Je repoussai donc sa main, pour me passer la mienne dans les cheveux, mes traits peut-être un peu plus pincés que je ne l’aurais souhaité. « She knows. » commençai-je, me mordillant de nouveau la lèvre inférieure, avant de reporter ma tasse en bouche et d’en ravaler une gorgée. « She lives in my place, as you know. And we used to go out a lot, before L.A. And like i couldn’t really act with her, i explain her why … I had troubble getting out of the house at night. » Je parlais, je parlais, et pourtant plus mots sortaient de ma bouche, plus j’avais envie de mettre un terme à cette conversation et de m’en aller. « And yeah, I know it matters … It’s just … I don’t know, I’m not a strong person. I had a really easy life, so … » Je secouai un peu la tête, roulant des yeux plus pour moi-même qu’autre chose, ne sachant pas comment m’expliquer. «When I said I had a serious breakdown, after Will and I broke up. I mean it. So, no, I’m definitly not a strong person. » Je soufflais, avant de finalement en revenir au sujet qui l’intéressait probablement le plus : sa fille. Autant lui dire directement que son petit plan n’avait pas vraiment fonctionné, ce serait mieux. Ainsi, il pourrait me mettre dehors, et c’en serait terminé de cette histoire. « I didn’t told her about you, thought. Cara. I’m sorry if … It was what you wanted. But we don’t really talk about you so … No, I didn’t take your side ou whatever ... » repris-je d’une petite voix, gardant ma tête résolumment basse, fixant ma tasse de thé sans vraiment la regarder.
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MessageSujet: Re: Neal & Tamsin ❝ I brought you chocolates ❞   Dim 29 Mai - 15:40

Si on lui avait un jour dit qu'il finirait par partager un thé avec Tamsin Graham et ça, de son plein gré, sans impératifs professionnels d'aucune sorte, Neal ne l'aurait probablement pas cru. Ils évoluaient dans le même milieu, certes, et il avait plus d'une fois applaudi son talent, que ce soit au micro d'un quelconque journaliste ou au cours d'une remise de prix, mais là s'arrêtait sa tolérance de la jeune femme. Avant, du moins, c'était le cas. Avant, elle était l'agaçante meilleure amie de sa fille, l'icone d'une génération, la tête d'affiche de certains de ses films. Ils fréquentaient les mêmes cercles sans vraiment se croiser, principalement parce qu'ils n'appartenaient pas à la même génération. C'était sans doute ça, la source de son antipathie. Un simple problème de génération. Parce qu'il en avait connu, des actrices perfectionnistes à l'extrême, exigeantes avec elles-mêmes comme avec leur entourage. Hell, il en avait épousé une, il y avait des années de cela. Il connaissait les artistes dans son genre et il les évitait comme la peste – certainement parce qu'elles l'effrayaient quelque peu.

But here he was, un tasse à la main et une mine inquiète sur le visage, préoccupé par l'état de Tamsin Graham. Ça n'avait rien d'étrange, si on mettait de côté les années passées à la voir grandir en levant les yeux au ciel à la moindre réflexion, la moindre question. Ça n'avait rien d'étrange, c'était humain de s'en faire pour son prochain, right ? Right. Il ne s'était simplement pas imaginé finir par s'inquiéter pour elle, pas plus qu'il n'aurait cru un jour discuter ainsi, si simplement, au beau milieu de sa cuisine. Il avait presque l'impression qu'il manquait quelque chose – l'effervescence d'un plateau de tournage sans doute – et parler de son divorce avec elle avait un petit rien de gênant. Il n'en avait même pas vraiment discuté avec sa propre fille, bien plus concernée par l'affaire que Tamsin. « Yeah, it'll probably take a while but we stopped being a couple a long time ago » Ca ne signifiait pas pour autant qu'il ne tenait plus à Alice mais les choses étaient, well, compliquées, to put it mildly. « These things happen, it's not, well, it's rich, coming from me, but I really thought I'd grow old with Alice. Or keep growing older, I guess » ajouta-t-il avec un sourire. Il approchait dangereusement de la soixantaine un peu plus chaque jour et ça commençait à lui poser problème, il n'avait aucun mal à le reconnaître. Vieillir n'était pas un concept qu'il appréciait particulièrement, surtout depuis la naissance de Daniel. Cara, elle, était suffisamment âgée pour qu'on ne pose aucune question sur leur filiation. Avec son fils, en revanche, Neal avait déjà dû corriger quelques maladroits, convaincus qu'il était le grand-père du petit.

Cara, qui avait presque le même âge que Tamsin. Cara qui aurait pu traverser, elle aussi, cette terrible épreuve. Neal s'était appliqué à ne pas évoquer, de quelque façon que ce soit, l'actrice blonde avec sa fille. Il ignorait jusque-là si Tamsin s'était confiée à son amie et ce n'était pas son rôle de dévoiler son secret. Il fallait qu'elle le veuille, qu'elle soit prête. Il se pencha en avant, joignant les mains par réflexe. Elle le lui avait dit. Good. C'était bon pour elle, d'être capable d'en parler, même s'il était évident que ça n'avait rien d'aisé. « That's good. It might help you » commenta-t-il avant de se taire, sentant qu'elle n'avait pas fini de vider son sac. L'atmosphère était presque trop lourde pour sa cuisine, plus habituée aux petits-déjeuners silencieux pris sur le pouce qu'aux longues confessions de ce genre. Neal ne l'interrompit pas cependant, il n'en avait pas le droit. Il lui avait ouvert sa porte, il avait implicitement offert son oreille et son épaule. Alors il n'avait vraiment rien d'autre à faire que d'écouter. « Don't worry about that, there's no real side, just stubborn people who don't know how or when to apologize » fit-il avec un bref geste de la main. A moment donné, il aurait été incapable de minimiser les problèmes qu'il rencontrait avec sa fille. Il s'était senti trahi lorsqu'elle lui avait appris ses projets, une fois seulement après être partie, mais il s'en était remis. « You're, well, we are privileged, yes, clearly but it doesn't mean we're weak. I know I'll sound like an old fart but you still have your whole life ahead of you. Don't let it go to waste » Yep, définitivement un discours de vieux con en conflit avec son âge. Tant pis. « I'm telling you that as a friend. And as a director, I'm saying that you're one of a kind. You can be a pain on set, sure, but a talent like yours... poor fools like me are lucky to be able to work with you. Don't let that man destroy you, ok? » C'était assurément plus facile à dire qu'à faire, il en avait conscience, mais que pouvait-il faire sinon tenter de la convaincre qu'elle valait mieux que ce qu'elle croyait ? Damn, décidément, si on lui avait prédit cette journée quelques années, non, quelques mois plutôt, Neal aurait éclaté de rire. Toutefois il regrettait l'époque bénie et innocente où elle n'était qu'une gamine irritante qui débarquait dans sa cuisine avec la gueule de bois.
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