the only thing i'm good at is destroying myself [fabien & lizzie]

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MessageSujet: the only thing i'm good at is destroying myself [fabien & lizzie]   Jeu 3 Mar - 0:26


« the only thing i'm good at is destroying myself »
[fabien & lizzie]

Les mains de Fab glissent avec aisance sur son clavier, caressant les notes, poussant une mélodie qui enveloppe le jeune homme. Il joue une chanson, une complainte, et sa tête se balance de gauche à droite, perdu dans un refrain. Plus les gammes s’enchainent, plus sa voix accompagne le tout, de moins en moins timidement. Ces sons virevoltent autour de lui, tels des anges qui résonnent. Ces doigts deviennent d’habiles acrobates qui défient ses propres muscles. Cela doit faire une heure que Fab n’est plus dans son appartement de London, mais dans le passé, tantôt à New York, tantôt près de la Fraser River en British Columbia, tantôt sur une plage glacée près de Seattle : il revisite ses moments, se torture au souvenir de leur joie ou de leur malheur. Le passé est si beau, tant il est immuable, une œuvre d’art plus solide encore que le marbre.

Soudainement, au milieu d’une gamme, la sonnerie émet son sourd tintement. Graduellement, ses mains ralentissent le tempo et se détachent des touches, ses pieds se soulèvent et s’éloignent des pédales. Son corps se relaxe, libéré de passion. Instinctivement, sa paume se serre autour de la coupe de vin sise sur la table de chevet tout proche. Il goûte à son parfum alors que le liquide louvoie contre ses papilles et chatouille sa psyché. L’artiste se lève et, d’un pas lent, dépose le verre sur le marbre brillant du comptoir. Un sourire paisible et détendu planant contre son visage, il déverrouille la porte et accueille ses premiers invités. Il est surpris par leur ponctualité. Les lueurs du jour sont à peine sur le point de s’endormir. Néanmoins, les bouteilles que les imbéciles branlent en cœur ne manquent pas de le convaincre de les inviter à rentrer.

Une pyramide d’alcool s’accumule dans la cuisine, la chaîne stéréo s’allume et libère une musique trop électrisante pour être jouée avant le crépuscule, les nigauds s’installent où ils peuvent, sur les divans et sofas, à plat ventre au sol, sur un comptoir, rien n’est trop beau. Au total, Fab compris, ils sont six. Trop pour un seul pétard. L’étudiant ne sait plus combien il lui en reste et la soirée n’est pas assez avancée pour se bourrer d’amphétamines. Nonchalamment, sa main frappe la chaîne stéréo qui s’interrompt brusquement, entraînant les reproches de ses amis.

« Mate, don't be a tit! » lança l’un des invités.

« Man, watcha doin’? » s’interrogea un autre.

« Bloody wankers, listen to your fuckin’ music, the party hasn’t even started yet. Did anyone bring some spliff? » leur demanda Fab.

« We brought the booze, you ‘supposed to get us spliffed up! » argumente un autre.

« I don’t have enough spliff for you all tossers! » réplique Fab, découragé par ses compagnons de beuverie. « Well, I’ll call Michelle, she’ll bring some more when she’ll arrive. Meanwhile, I got some to share and we’ll put some great record instead of your house shit. »

Le jeune homme se retourne et appuie sur quelques contrôles de la chaîne stéréo, faisant jouer un album plus adapté à l’heure de la journée, un peu reggae, qui semble plaire à ces potes, lesquels attendent certainement qu’il allume un pétard. Il se rend dans la chambre, fouille dans ses tiroirs à la recherche de ses pétards déjà roulé. Plus que trois et une trentaine de fêtards qui s’amènent.

Et Lizzie aussi. Fab vient de se rappeler que la jeune âme lui avait confirmé qu’elle passerait cet après-midi jusqu’en début de soirée afin de ne pas élever les suspicions de ses vieux. L’étudiant a bien l’intention de la convaincre de rester faire la java, en l’honneur des grands noms de la littérature. Si elle veut écrire des bouquins dignes de ce nom, elle se doit d’honorer l’héritage des Boris Vian, des Jack Kerouac, des Shakespeare et des Molière de ce monde. C’est un peu le défi personnel qu’il s’est lancé par pur ennui. Néanmoins, jamais il ne forcerait l’adolescente à aller contre son consentement, c’est tout sauf le genre de Fab. Toutefois, il avait perçu dans les yeux de cette fille de dix-sept ans une curiosité pour les vices, la même qui l’agitait à cet âge et bien avant. Son instinct lui avait dit que la famille de Lizzie avait une certaine prise sur elle. Après tout, comment peut-il en être autrement lorsque l’on est la benjamine d’une portée si serrée. À son âge, Fab passait des nuits blanches avec ses amis chez des inconnus sous l’effet d’amphétamines, de marijuana et d’alcool. Voilà ce qu’est la vie, non? Se défoncer constamment pour oublier la rotation de la Terre, prendre le temps dans ses mains nues et les serrer jusqu’à ce qu’il explose et naisse de cette détonation le concert de la nuit.

Fab retourne dans la salle de séjour, où tous bavardent, red solo cup en mains.

« I better shag Mimi tonight, it’s cute the bitch wants to be flirty and shit, but I wanna get laid now. » s’énerve le plus imbécile de la bande.

« Mimi would rather munch a monkey’s cock than shag an arsehole like you. » lui répond une représentante du sexe oppose.

« Let’s not fight you tits, here’s a blunt for us to share. » annonce Fab, ramenant la paix parmi les sauvages.

Les yeux de tous se tournent vers lui, alors qu’il chatouille son briquet, lequel libère son jet ignifuge. Fab approche le rouleau de la flamme, laissant celle-ci caresser l’herbe. Il aime bien voir l’extrémité s’enflammer et ses potes rire de la flammèche qui vacille au bout du pétard. Puis, il souffle un peu, ne laissant que des légères braises au bout, assez pour fumer l’herbe. Ses lèvres embrassent le filtre, le serrent solidement alors qu’il aspire l’air aromatisée au chanvre. D’un seul coup, tous ses muscles, tendus et mélancoliques, alors qu’ils se battaient contre son piano, se détendent, sereins et présents. Il recrache un filet de fumée tout doucement et tend le joint au prochain.

Alors que le second s’allume, je glisse dans ma chambre, passe un appel à Michelle, laquelle me confirme qu’elle dénichera plus d’herbe, plutôt que de passer acheter une quelconque bouteille. Au moment où je décroche le téléphone, d’autres fêtards débarquent dans l’appartement.

« Hey mate, I brought some spliff instead of alcohol, that’s cool with you? »

« Perfect! » répond Fab, soulagé.

Avec une douzaine d’âmes dans l’appartement, le ton de la chaîne stéréo retourne à son rythme initial, davantage électrisant. Les gens dansent, fument, s’éclatent, se draguent. Amusé par cette scène dont il ne s’épuise jamais, Fab glisse le dernier pétard entre ses dents et branle la flammèche de son briquet autour, aspire, inhale et recrache quelques bouffées. Assise sur un divan, provocante, une nouvelle venue lui fait de l’œil. Ses jambes découvertes, sa chevelure châtaine en folie, ses lèvres humides, elle le fixe, lui jette un sort paraît-il. Au même moment où Fab s’apprête à se glisser à ses côtés, quelqu’un l’interpelle.

« Fab, you know this girl? »

Le gars avait ouvert la porte à la jeune âme blonde laquelle jurait avec la bande de fêtard. Fab lui sourit, comme pour lui rassurer qu’elle n’avait rien à craindre. Il la salua, le pétard toujours coincé entre ses dents, passa son bras autour de ses épaules afin de la mener à part de la bande énervée par la présence d’une mineure au sein de la fête. Fab s’en moque, en rit même.

« Most of them are tossers, but they ‘funny. Some of ‘em will probably ask you if you wanna shag, but don’t worry, they ‘just stupid wankers. »

Avec un sourire amusé, il saisit le pétard entre son index et son majeur et le tend à Lizzie.

« Want a spliff? »


Dernière édition par Fabien A. Hepburn le Mar 8 Mar - 23:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the only thing i'm good at is destroying myself [fabien & lizzie]   Lun 7 Mar - 20:25

Opération fiesta chez Fabien. Vu le nombre de fois où j'avais du annulé ma présence pour des problèmes diverses, je ne pouvais pas lui poser un lapin une fois de plus. Surtout que je l'aimais beaucoup, ce féru de littérature un peu weird, et que je n'avais pas envie de le décevoir... Soupirant une énième fois, je regardais mon placard avec une certaine dose de perplexité. Après tout, j'étais habituée aux soirées d'adolescents délirantes et bon enfants, mais les soirées étudiantes devaient être très différentes, alors oui, moi, la prêtresse de la mode jeune, je ne savais pas quoi mettre. Pas question de me ridiculiser devant les potes de Fabien, et qui sait, peut-être même qu'ils m'accepteront malgré mon jeune âge. Me levant brusquement, j'optais finalement pour une tenue girly mais élégante à base de jupe colorée et de veste en jean de marque. Après un passage rapide par le salon, je sortais de la maison rapidement, direction les transports en commun. Bien entendu, j'avais prévenu ma famille que je sortais cet après-midi. Je n'avais juste pas précisé l'heure à laquelle je comptais rentrer... C'était aussi un habitude chez les Grayson, de faire confiance aux plus jeunes. Cela promettait plus de liberté, mais aussi plus de responsabilité. Il était fort à parier que si j'appelais Jane ou Chris un peu tard, aucun des deux ne m'en voudraient vraiment. Ils seraient plus inquiets de savoir où ils viendraient me chercher. Parce que disons-le, personne ne connaissait vraiment Fabien dans ma famille. Je l'avais rencontré par hasard, sur internet, nos goûts littéraires nous ayant inexorablement rapprochés. J'avais été séduite par son côté vilain petit canard, par son esprit libre et mystérieux. A vrai dire, je ne comprenais même pas comment il faisait pour me supporter, j'étais tellement à l'opposé de son univers... Une fois dans le métro, il me suffisait de prendre la circle line pour me rendre à Kensington, le quartier d'habitation de mon hôte de la journée.

Une fois sortie, je marchais un peu, suivant le GPS de mon portable pour repérer l'adresse exacte. Lorsque mes yeux se posèrent sur l'immeuble, je soupirais doucement, soudain un peu nerveuse. C'était la première fois que je venais chez lui, c'était étrange... et excitant à la fois. Prenant une grande inspiration, je replaçais mon sac sur mon épaule et me dirigeais vers le bâtiment d'un pas décidé. Il n'était pas question qu'une Grayson soit une poule mouillée. Never. Une fois devant la porte de l'appartement, je toquais à la porte d'un geste hésitant. La porte s'ouvrit alors sur un mec que je connaissais pas et qui était certainement un pote de Fabien. Je lui tendis un sourire avenant avant de demander d'une voix joyeuse: "Hi! Je suis une amie de Fab... He's here?" Le dit mec me jeta un regard perplexe, surement étonné de voir une fille si jeune se pointer ici. Mais je neme démontais pas, croisant les bras en le regardant l'air de dire je ne bougerais pas de là tant que je ne verrais pas Fab. Je le vis alors doucement se tourner vers l'intérieur. « Fab, you know this girl? » Un aperçu de l'antre de Fabien me fut servi alors, et une forte odeur d'alcool mêlée aux fumées des pétards me monta au nez. Pas que je m'en formalisais, après tout, au lycée, je ne comptais plus le nombre de mes camarades exclus pour avoir fumé dans les toilettes. Chacun ses addictions. La mienne était internet et les trésors qu'il recelait. Et puis Fabien apparut. Fidèle à lui-même. Charmant, rassurant. Je lui rendis son sourire, heureuse de le voir et d'être là, avant de l'embrasser sur une jour d'un geste purement affectif. "Tu as vu, je suis venue! Thanks for inviting me!" Me laissant entraîner dans le salon, je saluai d'une main les autres invités qui n'avaient pas spécialement l'air heureux de me voir là. Il fallait les comprendre aussi. J'étais mineure, et ils risquaient gros si par malheur quelque chose m'arrivait. Toutefois, ma bonne humeur habituelle ne s'évapora même pas une seconde. « Most of them are tossers, but they ‘funny. Some of ‘em will probably ask you if you wanna shag, but don’t worry, they ‘just stupid wankers. » Je lui tendis un regard amusé, j'haussai les épaules d'un air nonchalant. "I don't care, really. Même pas peur d'eux. Et puis si y'en a un qui me saoule trop, j'peux toujours lui foutre mon poing dans la face, paraît que j'ai une bonne droite pour une gamine... " Lâchant un petit rire joyeux, je me rendais peu à peu compte que les effluves des addictions diverses du lieu commençaient doucement à me monter à la tête. Who care? La musique était chouette, Fabien était là, et j'avais l'impression de déjà franchir quelques interdits. Et c'était grisant. Lorsqu'il me tendit le pétard, je lui offris un regard surpris. Il était vraiment en train de me proposer de fumer un joint, là? Dépassant ce moment de surprise, je réfléchis quelques instants avant de répondre, d'une voix intriguée: "Why not! Je n'ai encore jamais essayé... Et il faut bien une première fois, non?" Prenant le pétard entre mes doigts, je le portais doucement à mes lèvres. Inspirant doucement par peur de mal m'y prendre, je fronçais les sourcils en sentant la fumée dans ma gorge et je toussais soudainement, peu habituée à cette sensation. Je devais avoir l'air complètement idiote ainsi. Rendant alors le joint à Fab, j'essayais de garder une certaine contenance avant d'ajouter d'une voix plus rauque qu'à l'accoutumée: "Mh... C'est pas trop mal, ouais..." C'était complètement faux bien sûr. Je n'avais pas spécialement apprécié la chose, même s'il fallait sûrement s'y reprendre à plusieurs fois avant d'y être réellement habituée... Décidant de changer de sujet pour ne pas rougir une énième fois par gêne, je déclarais soudainement: "je boirais bien quelque chose moi... Qu'est-ce que tu m'proposes?" Pas de doute qu'avec ses ressources, le jeune homme me trouverait des choses originales à tester. Parce qu'avec lui, tout pouvait se passer. Et concrètement, c'était aussi pour ça que j'aimais autant Fabien.

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MessageSujet: Re: the only thing i'm good at is destroying myself [fabien & lizzie]   Mar 8 Mar - 23:58

Fab rigole. Lizzie a ce don de le faire rire, par sa joie, sa confiance un peu naïve, son extrême jouvence. Il se souvient, au même âge, comment il lui était similaire, bien qu’un peu moins innocent, étant déjà à l’aise avec certains psychotropes. Pourtant, il voit tant de son soi de quatorze ans en la douce et créative dernière de la portée Grayson. Malin, imaginatif, euphorique, aux prises d’une folie légère même. Ce côté enthousiaste, cette allégresse, il la voit encore chez cette jeune âme, si charmante, si joviale. Chanceuse la considère-t-il de toujours se baigner dans cette gaieté, de laquelle, au même âge, Fab fut scindé, divisé, scié. Pour combien de temps Lizzie va-elle conservé cette liesse de cœur? Nul ne le sait. Toutefois, il lui souhaite d’y rester cacher encore bien longtemps.  

Fab se plaît à imaginer cette créature, dans sa petitesse, élancer son poing contre la mâchoire de l’un de ses potes. Davantage, il crée dans sa tête cette scène où le pauvre charmeur se retrouve la mine déconfite suite à la clarté du message de Lizzie. Certes, sa réaction différerait de celles des autres représentantes du sexe féminin ici présentes, tout aussi volages, lesquelles partagent le même désir que leurs homologues masculins, sinon encore plus. Leurs angles de mire s’aiguisent, se raffinent, ils et elles ciblent avec qui ils désirent partager la nuit le temps d’un rêve ou deux, et le ou la harponne dans cette tempête des sens que sera la fête. Fab, après y avoir songé, en profite pour glisser une information précieuse à Lizzie.

« Well, just so you know, not only the lads might hit on you. »

L’étudiant en droit faisait évidemment référence aux vénustés présentes qui pourraient démontrer de l’intérêt pour la jeune proie. Après tout, quels grands noms de la littérature des derniers siècles n’avaient pas goûté aux amours interdits? Shakespeare, Rimbaud, Verlaine, Keroauc, Ginsberg, Sade, Beauvoir, Aragon, Colette, Wilde et il en passe. Sa bande reflète tout à fait sa propre personne. Libertine, c’est-à-dire sexuellement fluide et amoureuse de l’ivresse. Lentement mais surement, il débute à forger des liens plus forts avec chacun d’entre eux, plus que de simples compagnons d’ébriété. Il se promet de présenter ses favoris à son amie plus tard. Pour le moment, il la regarde tirer sa première bouffé de chanvre avec maladresse, comme tous le font à leur essai initial. Après avoir vu qu’elle s’apprête à goûter au pétard, les invités se mettent à croire qu’elle est plus à l’aise et à sa place parmi eux qu’elle ne l’est réellement à ce moment et leur attention se défixe de la nouvelle venue. Fab se permet de rigoler un peu de sa toux subite, sachant que Lizzie ne s’en gênera probablement pas ou très peu. De sa voix éraillée, elle lui assure avoir apprécié l’expérience, ce dont il doute. Laissant paraître sa fausse confiance, il sourit largement en replaçant le pétard entre ses lèvres, amusé par le rougissement caché de la nouvelle initiée. Lorsqu’elle tente de dissimuler sa gaucherie par l’idée d’une boisson alcoolisée, Fab se réjouit de son enthousiasme et l’approche du comptoir de la cuisine où deux de ses amis débattent encore sur un sujet antérieur.

« Mimi wants my cock so bad, it is obvious! » argumente toujours Breandan, convaincu de ses dires.

« We’ll see that soon enough, wanker. But remember which one between us she was all over last Saturday night.» rétorque Stacy.

« Guys, say hi to Lizzie. Lizzie, that’s Breandan and Anastasia. »

« Please, leave that putrid princess-y fucking name in the trash where it belongs. » gronde cette dernière. « Hi, I’m Stacy. »

« Yeah, she prefers a whore’s name, wonder why. » renchérit Breandan.

« Shut up, stupid Irish cunt! » rigole-t-elle en lui jetant le fond de sa bière au visage.

«No, she did not!» s’offusque faussement le jeune Belfastois, en agrippant son amie par les hanches et en la soulevant dans les airs, de sorte qu’elle se retrouve pliée en deux contre son épaule, lui ordonnant, hilare, de la redéposer au sol. Néanmoins, l’Irlandais préfère la mener au salon devant les autres invités, s’esclaffant tout autant devant la scène désopilante, alors que Breandan lance brusquement une Stacy horrifié contre un canapé désert. Fab se tord de rire devant les amicales jérémiades des deux inséparables, glissant quelques regards en direction de Lizzie, afin de voir si elle trouve cocasse la stupidité de ses copains.

« Get used to it, they ‘all as mental as these two. »

Se rappelant le but originel de leur déplacement vers la cuisine, Fab étudie la variété des boissons sur le comptoir, imaginant la meilleure sélection à offrir à Lizzie. Loin d’être un barista expérimenté et peu renseigner sur les goûts alcooliques de sa jeune amie, il opte pour mélanger de la vodka à du jus de canneberges, se disant qu’il s’agît d’un premier verre assez doux pour une débutante en la matière. Il tend le verre à Lizzie, écrase son pétard dont les braises se collaient trop contre ses lèvres et se serre lui-même un verre de rhum, dont la tiédeur torride rappelle la saveur des Caraïbes et le goût de la canne à sucre. Alors qu’il s’apprête à discuter de littérature avec sa jeune invitée, la porte de son appartement s’ouvre grande ouverte, d’où entre le reste des invités attendus, Michelle à leur tête, extirpant une ou deux onces de marijuana de sa sacoche, assez pour tous. Reçue par un tonnerre d’applaudissement, elle ne se gêne pas pour les recevoir et se glisse sur un divan, où plusieurs de leurs potes et elle-même commencent à rouler de nouveaux pétards. Le reste de la troupe entre et se disperse dans la grande pièce ouverte qui consiste en le salon et la cuisine de Fab.

« That girl that just arrived is Michelle. She’s quite the life of the party, she’s the bee’s knees seriously, you’ll like her. She studies pharmacology. With her came the famous Mimi that Breandan and Stacy were arguing ‘bout earlier. She’s the little one with the crazy brown air. She’s always high on ecstasy or somethin’. She’s at Cambridge too, she’s studies psychology. Those two guys huggin’ Breandan right now are Teddy and Wolfgang. They’re nice mates. »

Au même moment, Mimi vient les rejoindre, ses pupilles horriblement dilatés révélant les effets de sa consommation récente d’ecstasy en abondance. Surexcitée, elle saute dans les bras de Fab et lui dépose deux baisers humides contre chacune de ses joues, avant de répéter la même introduction avec Lizzie.

« Hi! I’m Miriam, but call me Mimi, pretty thing. What’s your name? »

Alors que Mimi écoute Lizzie se présenter, elle saisit les longues mèches blondes de l’adolescente, se mettant à jouer avec telle une gamine, l’esprit visiblement vagabondant, un sourire beaucoup trop large trônant sur son visage.

« You have like the softest hair ever, pretty thing. » s’enthousiasme-t-elle, en fixant la crinière jaune de Lizzie, comme émerveillée par son existence, poussant Fab à se retenir de pouffer de rire devant sa dérive. Tout à coup, une musique plus saccadée, plus électrique prend le contrôle de la chaîne stéréo, plusieurs pétards nouvellement roulés rougissant sous les flammes de briquets. Tranquillement, certains se mettent à danser malgré l’heure peu avancée. Mimi tourne vers l’amas de gens qui entame à danser de manière psychédélique, sous l’engourdissement de l’alcool ou d’un quelconque psychotrope. Mimi les regarde, les yeux vifs et grands ouverts, comme enchantée par l’idée de danser et se jette dans le début d’amas, Breandan se précipitant près d’elle afin de se mouvoir contre son petit corps.

Fab se retourne vers Lizzie, craignant qu’elle soit un peu dépassé par la rapidité de la scène qui se défile sous ses yeux ou pire anxieuse face à cet environnement si déviant. Le jeune étudiant de droit doit se l’avouer, il prend un certain plaisir à entraîner cette jeune âme dans son univers, comme s’il était de son devoir dans une certaine mesure de former une relève. Néanmoins, il ne peut l’effrayer du coup. Il reprend alors où ils en étaient plus tôt à pérorer de littérature.

« So, ‘ve you read Clockwork Orange like I suggested? What did you think of it? Doesn’t the primal urges of Alex just represent what today’s youth seeks desperately? Like the luxury, or the right of living fully? »

Il écoute Lizzie parler de son interprétation du bouquin, voyant la maturité dans les yeux de l’adolescente, une avant-garde que ces camarades de classe ne doivent pas apprécier à sa juste valeur. Comme cette étincelle lui rappelle lui-même au même âge, se répète-t-il sans cesse. Alors qu’il termine son verre, il offre une autre boisson de son choix à Lizzie, alors que lui saisit une bière, le liquide blond trouvant son chemin, ruisselant dans sa gorge, rafraichissant tout son être. Soudainement, Mimi s’extirpe de l’étau des caresses de Breandan et revient à leur rencontre, sa chevelure de plus en plus hirsute, ses gloussements de plus en plus euphoriques. Elle saisit leurs mains avec une force surexcitée.

« Come on, you too, dance with us! » les supplie-t-elle. « Lizzie, pretty thing, come have fun with us! I even still have some pills for later, if you dare. »

Fab, amusé par l’enthousiasme de la pauvre défoncée, est prêt à se laisser entraîner dans l’amas de danseurs, parmi lesquels s’agitent ses potes. Son regard se penche vers sa jeune amie.

« So? Wanna dance? »
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MessageSujet: Re: the only thing i'm good at is destroying myself [fabien & lizzie]   Lun 30 Mai - 21:51

So exciting. Cet endroit était si enivrant qu’il me fascinait à la manière d’une tragédie grecque. Mais pas de tragédie à l’horizon. Juste des effluves d’alcool et de substances psychotropes qui jouent avec les sens et me désinhibe encore plus. Je n’étais d’ordinaire déjà pas la dernière à me mettre en avant, alors la situation me mettait dans un état tel que rien ni personne ne me faisait peur. Et j’avais suffisamment confiance en Fabien pour me détendre et baisser les dernières résistances qui m’empêchaient d’être tout à fait moi-même. « Well, just so you know, not only the lads might hit on you. » Cette réflexion, qui avait pour but de me prévenir, ne me perturba pas le moins du monde. Certes, j’étais presque persuadée que pour l’instant, tout mon intérêt se portait sur le sexe opposé, mais je n’avais rien contre le fait qu’une fille puisse être attirée par moi. Bien au contraire, cela me ferait plaisir, même si je serai dans l’obligation de décliner l’offre. Après tout, avec une famille comme la mienne, on ne pouvait ignorer que l’amour suivait des chemins inattendus. Alors je lançai un clin d’œil complice à Fab, exprimant ainsi ma sérénité face à ce genre de situation. La folle soirée avait à peine commencé et en quelques minutes, j’avais déjà franchi certaines des limites que je m’étais imposé. Fuck. J’étais jeune j’en avais rien à foutre de ce que les autres pensaient. Girls wanna have fun, that’s all. Le point positif avec ce premier joint était que les autres avaient cessé de me regarder comme une bête curieuse. J’étais libre de me détendre, et eux aussi ! Le petit rire de mon ami ne fit que me faire rire à mon tour, sachant pertinemment qu’il n’y avait aucun jugement derrière, il n’était qu’amusé par mes premières expériences en matière d’interdit. Suivant Fabien jusqu’au comptoir, j’écoutais d’une oreille distraite la conversation des doux-dingues qui avaient pris possession des fauteuils. Alors que je regardais les bouteilles en me demandant ce qui pourrait me plaire, j’entendais Fabien me présenter aux autres. Me retournant vivement, j’offrais l’un de mes sourires extra-white avant de les saluer d’un petit signe de la main. Leur petit manège était divertissant, ils me rappelaient des scènes de séries incroyables où les protagonistes se bouffaient avant de se sauter dessus. Manquait plus que le pop-corn. Mes yeux fascinés ne quittaient plus les deux loustics et quelque part, j’aurais aimé avoir cette répartie. Oh certes, je n’étais jamais avare de réfléxions et autres bavardages inutiles. « Get used to it, they ‘all as mental as these two. » Je gloussais légèrement avant de répondre, presque du tac au tac: « They’re funny. I’m sure they’d be wonderful actors ! I love their style ! And don’t worry, I’m used to the stupidity of my schoolmates, so…» Il fallait dire qu’à 17 ans, on était vraiment con. Con et surtout inconscient. Et parfois même cruel pour certains d’entre eux. J’acceptais le verre que me tendait mon ami avec plaisir, fermant les yeux pour sentir les différents parfums que m’offrait le breuvage. L’odeur de l’alcool m’avait toujours paru très exotique. Comme si cela venait d’un autre monde, loin de mes jus d’orange et autres sodas auxquels me cantonnaient mes parents. Première gorgée. Le liquide traversait doucement mon œsophage et je commençais à ressentir cette douce chaleur qu’inspiraient toujours les boissons alcoolisées. C’était excellent ! Je me sentais bien, voire très bien. Reprenant une gorgée, cette fois avec plus d’assurance, j’observais avec curiosité l’arrivée d’une autres bandes d’invités, tous plus déjantés les uns que les autres. Et la leadeuse sortit un petit cadeau de son sac qui sembla déchainer les foules, telle une rock-star face à son public. Cette fille était fascinante ! « That girl that just arrived is Michelle. She’s quite the life of the party, she’s the bee’s knees seriously, you’ll like her. She studies pharmacology. With her came the famous Mimi that Breandan and Stacy were arguing ‘bout earlier. She’s the little one with the crazy brown air. She’s always high on ecstasy or somethin’. She’s at Cambridge too, she’s studies psychology. Those two guys huggin’ Breandan right now are Teddy and Wolfgang. They’re nice mates. » Ouch, too many information. Je devrais m’en sortir après un peu de temps passé et surtout un ou deux verres en plus. Juste histoire d’être bien dans l’ambiance. « They seem really nice. By the way… You’ve got a lot of friends ! I didn’t know you were such a popular guy ! » Je lui souris avec enthousiasme, ravie de rencontrer de nouvelles personnes et d’apprendre à connaître un peu mieux Fabien. Fantastique. La dite Mimi s’approcha de nous, et j’eus à peine le temps de lui offrir un sourire colgate qu’elle déposa sans gêne deux baisers sur mes joues. Loin de m’offusquer, j’explosais de rire face à cette effusion d’émotions. Elle était incroyable. Un peu à la manière d’une extraterrestre à mes yeux, mais quelque part au donc de moi, j’aimerais avoir un peu plus d’elle en moi. « Hi! I’m Miriam, but call me Mimi, pretty thing. What’s your name? » Tandis qu’elle jouait avec mes cheveux, ce qui ne me gênait pas le moins du monde, je lui répondais d’une voix encore très fraîche : « I’m Lizzie ! And you know what, you’re pretty too. We’re all pretty ! Every girl is pretty in her own way, don’t you think ? » Voilà que je partais dans de grandes réflexions pseudo-féministes. L’alcool me rendait vraiment plus désinhibée que prévue. J’étais sûr que personne ne s’en offusquerait. « You have like the softest hair ever, pretty thing. » Je pouffais de rire, avant de sauter à son cou pour un hug de remerciement. Naturelle jusqu’au bout, je déposais un baiser sur sa joue, un sourire scotché sur mon visage. Alors que la musique commençait à résonner, la Mimi jolie partit se trémousser doucement et je la suivais pendant un moment du regard. Soudain, la voix de mon ami me sortit de ma fascination. « So, ‘ve you read Clockwork Orange like I suggested? What did you think of it? Doesn’t the primal urges of Alex just represent what today’s youth seeks desperately? Like the luxury, or the right of living fully? » Parler littérature avec Fab était une vraie bouffée d’air frais. Avec lui, je pouvais laisser libre court à mes interprétations sans être jugée de « grosse tête » ou de « sale petite prétentieuse ». Les yeux brillants, je réfléchis quelques secondes avant de lui donner ma réponse. « At first, I thought What the fuck is that book ?, then I just figured out that I could understand Alex. Because, somewhere, I have the same weaknesses and envies in my heart. It’s both fascinating and terrifying. I understand why you advised me that book, it’s really good, I loved it. My twin bro thought I was crazy to read that but I don’t care. » J’étais vraiment reconnaissante envers Fab de m’écouter. Certains membres de ma famille auraient surement été de bons conseils, tout comme Adrian, mais Fab était quelqu’un d’extérieur et donc beaucoup plus fascinant à mes yeux. Une silhouette familière vint soudainement à notre rencontre, et mon regard pétillant croisa de nouveau celui brumeux de Mimi. « Come on, you too, dance with us! Lizzie, pretty thing, come have fun with us! I even still have some pills for later, if you dare. » Mon sourire s’agrandit alors qu’elle m’incitait à aller danser. Quant à sa proposition, il n’était pas dit que plus tard dans la soirée, je ne tente pas de repousser mes limites encore plus loin. Voyant le regard interrogateur de Fab, je posais mes prunelles brunes sur lui. « Let’s go, Fab ! » Finissant mon verre, je le posais avant de sautiller comme une puce jusqu’à la pseudo piste de danse, entraînant par la main Fabien. Déjà, un amas de corps se trémoussait sur la musique et je me laissais emporter à mon tour par les accords. Autour de moi, des sourires amusés accompagnaient mon enthousiasme débordant –quelque peu accentué par l’alcool. La dangerosité avec mon hyperactivité, était qu’un rien l’accentuait. Mon rire rejoignait bientôt celui des acolytes de mon ami, et tandis que je m’approchais de Mimi avec Fab, je lançais ; « Come on you too, show me how to dance ! » Sur mon petit nuage, je laissais exploser ma joie avant de les regarder me montrer de pseudos pas de danse. En réalité, je m’en fichais pas mal qu’on danse d’une manière ou d’une autre, je voulais juste qu’on s’amuse tous ensemble. Soudain, une pensée me vint en tête et bien décidée à demander des conseils, je lançais un regard complice aux deux fêtards. « How do you do to… I mean, there’s that guy at highschool, and I’m just Oh my god he’s cute, handsome and mysterious. I’m sure he doesn’t know my name. And I feel just stupid in front of him. Does that make me an absolute idiot?” Bien sûr que c’était stupide. Je leur balançais ça comme ça, ils me connaissent pas et ils allaient me donner des conseils. Ma pauvre fille, l’alcool te faisait vraiment dire n’importe quoi. « Never mind, that’s stupid… » Et je continuais à danser, encore et toujours.
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MessageSujet: Re: the only thing i'm good at is destroying myself [fabien & lizzie]   Lun 6 Juin - 3:33

Les anges ont traversé le portail menant à l’antre de Fab et celui-ci ne pourrait en être davantage ravi. Lizzie semble passer un moment mémorable, ses amis lui plaisant même. Son intelligence pugnace, sa véloce vivacité d’esprit, son goût précis de l’aventure, toutes ces choses faisaient d’elle une jeune fille à laquelle le garçon n’a aucun autre choix que de s’attacher, d’admirer même. Les danseurs suivent le rythme d’une musique espagnole, jouant des airs irrésistibles. La tête de de Fab se balance tous azimuts, ignorant les vagues de la masse mouvante, son poing s’envolant vers ces nuages de fumée qui s’étouffent sous son plafond. La chanson lui parait sempiternelle, son entrain ne diminuant, ne bousculant pas les déments de ce siècle. Il bondit, comme si ces pieds, en retombant au sol, écrasaient ses soucis universitaires, boursouflaient l’équilibre forcé de ses jours. Ses mates de Cambridge se retrouvent chez lui pour les mêmes raisons, afin d’annihiler les effets secondaires de leurs études déraisonnables, afin de sauter toute une nuit, le son de la réalité couvert par les bruits dirigés d’un coryphée anonyme et colérique. Les mêmes choses disparaissent ou prennent une allure nouvelle, se dissimulent sous un voile irisé, étant donné l’enchantement des gammes et des cris chantés. L’engouement qui l’enivre, les enivrent tous, de Lizzie à Mimi, c’est celui de ce monde distinct que crée la fête, qui chamboule leur sens, pénètre leur psyché. C’est même un voyage au sein de l’incroyable, l’extraordinaire, évitant toute attaque maladive, l’intoxication leur offrant une nouvelle santé, quoique temporaire. Les yeux de Fab se rouvrent, intrigués par les démences de ses camarades de danse. Mimi se perd dans ses illusions grandiloquentes, Michelle se balance contre un garçon inconnu, Ted danse de manière prononcée contre une fille, Breandan et Stacy reluquent la tignasse déchainée de Mimi. Et Lizzie, elle, s’époumone de rire, tout son être détendu par les agents psychotropes qui la traversent. Ses lèvres tendues sont suffisantes pour que le sourire de Fab s’élargisse. Tous célèbrent l’existence, pour la simple et absurde raison qu’elle leur est offerte. Lizzie réquisitionne l’attention de Mimi et du garçon, leur quémandant une formation, afin de se mouvoir à leur manière, les faisant rigoler.

« Okay, follow me girls! » s’écrit le Canadien dérouté, ses dents resplendissant à leur lueur du stroboscope animé.

Ses bras s’enroulent autour des épaules de ses deux copines, les rapprochant de son torse, puis les incitant à bondir, bondir aussi haut qu’elles le peuvent, suivant le rythme de la chanson. Lorsque leur cadence s’agence et se stabilise, son bras se tend vers les cieux, son poing se serre avec force et il l’envoie se balancer dans les airs, enjoignant les filles to do the same. Then, the beat fucking drops. Leurs rebondissements s’apparent alors à des séismes, suivant le tremblement des corps et des voix des autres danseurs, mais aussi la dynamique saccadée de la chaine stéréo. Les cuisses du jeune homme s’embrasent, le brûlent même. Néanmoins, sa tête n’a plus le contrôle, ses ordres, ses envies étant assourdies par les bruits trop puissants. Alors, le mouvement se poursuit, l’adrénaline kicks in, sans compter la MDMA. Un nouveau pétard valse entre les bouches, glissant d’une à l’autre. Fab l’attrape au passage, en respire quelques bouffées au passage. Il tend le rouleau à Lizzie, surtout par politesse, détournant le regard afin  qu’elle ne se sente pas dans l’obligation de consommer ladite herbe. Puis, enfin, le garçon met fin à leurs rebondissements, son souffle coupé, son énergie drainée, son sang pompé. C’est Mimi qui démontre à son tour à Lizzie son mouvement de danse favori, ses mains s’aventurant entre ses mèches interminables, les secouant, les envoyant choir dans le sens contraire, se décoiffant de manière tout à fait sublime, ses épaules se berçant délicatement. Elle est complètement défoncée. Néanmoins, Fab s’amuse à la suivre dans son délire et ses mains, à la blague, se mettent à jouer exagérément à travers ses propres cheveux blonds, ses boucles dansant selon un rythme irrégulier. Le sourire lui vient aux lèvres, puis un rire incontrôlé. Enfin, c’est Lizzie qui interrompt, par chance, la frénésie, son aveu timide illuminant les yeux des deux adultes.

« Oh highschool... what a circus. » rigole Fab à l’idée de ses propres récits innocents en Colombie-Britannique.

« Love, I assure you this guy knows you’re name. Look at you, which guy wouldn’t want to know your name? » souligne Mimi avec cet amour inconditionnel qu’elle ne peut retenir.

« You know what? Next time, bring him here. He’ll see a whole new side of you and won’t be able to resist falling in love with you, Lizzie. » ajoute Fab, amusé par l’idée de rencontrer la flamme de sa jeune amie.

« Yeah... And don’t hesitate to be mysterious too. Guys can’t resist a bit of mystery. Look at that. »

Secouant à nouveau sa longue tignasse, voilant presque son visage, Mimi s’éloigne dans la masse, dansant dorénavant seule, disparue dans son monde imaginaire, écervelé. Son allure ne passe pas inaperçue et immédiatement, c’est Breandan qui se jette contre la beauté caribéenne. Fab éclate de rire face à la facilité de son amie d’attirer le regard. Après tout, qui demeure indifférent à sa démence jouissive et contagieuse? Il se penche près de l’oreille de Lizzie, gueulant assez fort, de manière à ce qu’elle comprenne ses dires derrière le mur de la musique.

« You could easily do the same. Trust me. Especially with teenage boys. I remember being one and I can assure you, they can’t be blind to this kind of sexy madness. »

Ramenant sa prise avec elle, Mimi s’incline, comme fière de sa représentation. La chaleur commence à se faire sentir et Fab saisit la main de Lizzie, alors que, de l’autre, il indique à ses deux amis de les suivre. Se ramenant au bar, le garçon agrippe quelques verres à rasades, y coulant de la teliqua, gracieuseté de Stacy. Saissisant rapidement des citrons fraichement coupés du frigidaire, puis un peu de sel, il incite les trois fêtards à se lécher l’espace entre le pouce et l’index. Il y parsème le sel, puis annonce à Lizzie les instructions de ce procédé ancestral.

« Okay, so first, you lick the salt, then you drink the shot, and finally you bite the lemon. Be careful, it’s pure tequila. » rigole-t-il.

La tequila est le pire ennemi de Fab, ainsi, alors qu’il envoie la rasade directement dans sa gorge, immédiatement, sa tête lui reproche, le rendant hilare. Il observe Lizzie, toujours alerte face à ses réactions. Après tout, la traumatiser demeure bien la dernière de ses intentions. Néanmoins, il ne peut ralentir le rythme des universitaires déchainés. Il en a la preuve lorsque Mimi revient à l’attaque.

« So who’s down for pills? It’s not ecstasy though, it’s speed. » questionne-t-elle, révélant un sachet contenant plusieurs comprimés.

« I am. » susurre Breandan.

Le regard de Fab louvoie leurs regards, s’arrêtant en direction de celui de Lizzie, l’étudiant. Le choix lui revient. Le garçon demeure muet jusqu’à ce qu’elle se prononce.
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