fah ~ wildest dreams

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MessageSujet: fah ~ wildest dreams    Sam 27 Fév - 3:15


fabien albatross hepburn
where did i go wrong? i lost a friend somewhere along in the bitterness

introduction
«Hi, i’m Fab!» People usually find it peculiar when I introduce myself this way. Not so fabulous in reality, albeit I am lucky enough to be born with three nationalities, which makes me quite… unique. I don’t know if there’s anyone else who’s Canadian (jus soli), Nederlands & svensk (both jus sanguinis). Je suis né à Montréal le 31 juillet 1995, but I passed the first four years of my life in Ottawa. Puis, j’ai vécu mon enfance au nord du fleuve Saint-Laurent, before we had to move to Vancouver, BC. I was 12. Three years later, we moved again, to the Big Apple this time. For a year. Then, we were headed to Seattle, back to the west coast where my heart was broken. J’ai fui mes sorrows en chantant je reviens à Montréal. 18 ans. And here I am. London.»

▬ âge : 2☮ ans
▬ nationalité : Canadian, Nederlands & svensk
▬ métier : étudiant en droit à cambridge et stagiaire pour le journal the guardian
▬ quartier : kensington
▬ orientation sexuelle : bisexuel
▬ statut : célibataire
▬ groupe : travel card
▬ avatar : evan peters


en 2005en 2009aujourd'hui
fourteen

  The Fraser River gleamed, breathing sunlight, as the bus followed its stream. Across the dirty windows, the glow of life of the British Columbian forest just dazzled me through its pure beauty. It was a day of joy, a morning full of promises, as we had waited so long for this school trip. Finally, September arrived, bringing its songbirds and their lullabies, the freshness of the air and the abundance of daylight. I remember feeling high at that particular moment, as high as the clouds above, floating through the universe. The cries and the excitement of my fellow companions became just a forgettable décor in the perfectness of this instant. I did wish it would never end. It was a time in my life when I would just wake up in the middle of the night and squirm of happiness. I don’t recall ever being so happy again. My mind would broke.
The waters fastened, following the speed of the sun. The breeze caressed my skin swiftly, as a soft kiss, as I was getting off the bus. My friends gathered up around me. We were going rafting. There was me, Ariana, Melissa, Cassie, Trent, Saoirse, Ariana’s friend and Trent’s friend. It is sad how my memories dried off of their names. Though, I do remember how, when the guide asked us if any of us were dating, everyone’s eyes turned to Cassie and I, making our cheeks blushing. Although not a couple, we did act like one. Nevertheless, the immaturity of two fourteen years old prevented us from fulfilling our passion.
The stream was strong and although our joy was weak, mine wasn’t. I felt euphoria steaming through my veins, drowning in my happy and peaceful madness. The waves hitting our raft beat to the rhythm of my heart, pumping my blood vivaciously. I was one with the river, we both stirred to the anxious beat of surviving. I loved life so badly.
A wave hit us hard and we all fell out of the raft. The current swallow us in whirlwinds, my helmet hit a few rocks. I felt the whisper of death on my shoulder, but I was anything but afraid. Fear did not exist then. All that was, was life and its tumultuous but righteous flood. Finally, the force of the stream hoisted me to the surface of the water, where I floated easily.
Then I saw her, Melissa, stuck in a whirlwind, fighting against the walls of water. Disobeying to the instructions given earlier, my instinct dived under the surface. I caught her and brought her over the water. I don’t know if I saved her or not, but the fear in her eyes told me the fear she had just felt. In my own fall, I did say that I noticed the whisper of death: Melissa saw its face.
The day went on perfectly, like a daydream. Cassie and I cuddled near the fire, the trees dancing to a mute music, the daylight and the heat bathing us. If I had just realised sooner my love for her, maybe things would have been different. But I didn’t and she was going to break my heart, unbeknownst to me.
It had to end. I opened the door to my house and I remember the looks of excitement of my parents when they yelled their good news.
«We’re moving to New York!»
2☮

  ... sur la vitrine bleutée, puis vient la période d’attente, une autre pause existentielle. Observer le fourmillement d’un aéroport se révèle être un exercice fascinant. Cette parcelle d’humanité, agitée et énervée, elle marche la tête dans les nuages ou s’envole le cœur au sol. Il y a quelque chose de tragique dans ce dynamisme, mais aussi quelque chose de fugace. Les avions partent et atterrissent, comme dans une chorégraphie de ballet. Et sans qu’on le sache, c’est à notre tour de décoller, dans un grand jeté maladroit. Dans les airs, il est impossible de détourner le regard. Que l’on regarde derrière ou devant nous, au passé ou au futur, dessus ou dessous nous, au rêve ou à la réalité, on réalise qu’on ne peut pas s’échapper davantage. Ce que l’on a fui est derrière, devant, dessus et dessous nous. Et nous flottons là-dedans, dans ce piège, ce kaléidoscope.
L’aéroport, c’est le carrefour des récits. Tous ici dissimulent une douleur dans leur poitrine. On s’abandonne, on se retrouve, on se dit adieux, dans un ordre plus ou moins précis, puis on s’envole. Vers où?
Les sirènes des karts hurlent, les mères sanglotent, les amoureux s’embrassent, les enfants rigolent. Moi, j’ai mis ma vie en pause, entre le moment présent et l’envol de mon avion. Le ciel est pour moi un étrange mixte. Je dirais que c’est à la fois ma maison et ma prison. Enfin, il serait plus juste de dire que j’en suis prisonnier puisque je n’ai pas de maison. Vingt ans, célibataire, fils unique, un billet. Ça rime avec la solitude.
Ce n’est pas la première fois que je m’envole. J’ai fait l’Alaska, la Toscane, les Antilles, la Catalogne, la Floride, le Vatnajökull, la Normandie, le Tibet, d’autres. Je suis né à Montréal, j’ai grandi un peu partout. Père international, voilà tout. J’ai la triple-nationalité, je m’amuse à laisser les gens deviner lesquelles. J’ai visité tous les continents, sauf l’Afrique. Son exploration est trop précieuse, en un sens. J’aime les vieilles pellicules, du genre The African Queen, ou juste les films qui ont cette allure vieillot, comme Out of Africa ou The English Patient. Je me suis promis de réserver les nuits à la belle étoile dans ces savanes. Un jour, on verra. Je ne suis pas pressé. Je me suis déjà fait à l’idée que même si je survis un siècle, je n’aurais pas le temps d’accomplir tout ce que je veux accomplir. Alors, à quoi bon se tracasser.
Ma première phrase ne fait pas de sens, je sais. À vrai dire, je suis en plein milieu de mon récit, alors j’ai jugé juste de le débuter au milieu d’une idée, ma vie étant une série plus ou moins ordonnée de celles-ci. À commencer par ma formation scolaire. Après plusieurs dérives, j’étudie maintenant en droit. Je passe une session à l’étranger, à Londres. Après cela, je ne sais pas.
Je suis un artiste. J’écris, je joue, je peins, je chante un peu. J’aime tout cela. Soudainement, tout s’éclaircit, les nuages qui m’auréolent s’évanouissent. J’ai été accepté dans une école de théâtre en Amérique, assez réputée même, sans vouloir me vanter. J’y ai étudié le temps d’un semestre. Néanmoins, j’ai choisi l’appel de Londres.
Je n’aurai que deux cours à Cambridge, de suite le lundi, car j’obtiendrai des crédits grâce à un stage inespéré au journal The Guardian. Ma sélection pour le stage est réellement ce qui m’a fait décliner la poursuite de mes études théâtrales. C’est un désistement, non pas un abandon. Je n’avais pas l’impression d’apprendre. J’avais l’impression d’être foutu dans un carcan, dans la tête d’autres, non pas dans la mienne. Ça me rendait dingue.
Je n’appartiens à personne.
J’ose imaginer que dans ma vie, les morceaux du casse-tête se mettront en place, seuls. De toute manière, je n’ai plus la force de me battre contre le destin. Oui, il est vrai que je quitte l’Amérique avec beaucoup de remords. Il est vrai que les échecs subséquents de chacune de mes relations amoureuses, par ma faute, par leur faute, m’ont plus que secoué. Néanmoins, je m’apprête à laisser ces mots ici en Amérique. Certes, ils me suivront : ils font partis de moi. Toutefois, plutôt que de les laisser me ronger, j’imaginerai qu’ils ne sont que les mésaventures de mon vieux film hollywoodien, lesquelles, d’une dérape à une autre, me mènent à mon dénouement.
L’annonce de l’embarquement résonne. Mon dos s’éloigne de la vitrine bleutée. En file, une vieille dame aperçoit la détresse dans mes yeux.
«Avez-vous peur du ciel, jeune homme?
- En réalité, madame, c’est davantage le sol qui m’effraie.»
dix

 Mes pieds s’agitaient, incapables de rester en place. Je n’aimais pas les murs trop clairs et le sol trop lustré de ce corridor. Les pas pressés détonnant sur le carrelage me rendaient anxieux. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Je serrais fort mon ourson en peluche contre mon torse et je plongeais mon visage dans sa laine, m’imaginant disparu, loin. Qu’il fut difficile d’avoir dix ans.
Mes parents me présentèrent à une dame, laquelle me permit de jouer avec toutes sortes de jouets qu’elle possédait. Elle me posa des kyrielles de questions, sur ce qui me plaisait, me fit faire des exercices. Je lui ai parlé des univers que je créais, des histoires que j’avais imaginées et apprises par cœur. Elle me demanda aussi de lui parler de mes amis. Je lui ai parlé de ma première petite amie.
Son intérêt pour mes propos sut me toucher. Rarement accordait-on autant d’importance à mes récits ou à mes autres passions hors de l’ordinaire. Mon enseignante m’avait envoyé en retenue pour avoir amené en classe un livre portant sur l’architecture de la Grèce classique, dans lequel était figurée une statue d’Arès nu. Ma fascination pour des sujets considérés aussi ésotériques par mon école de quartier m’avait amené ici.
Qu’allaient dire cette dame à mes parents? Je ne voulais pas avoir à ingérer des capsules, qui tueraient ma personnalité à coup de réactions chimiques. J’adorais créer des histoires, un flot créatif devait s’échapper à travers mon crayon, c’était plus fort que moi. Je n’étais pas dupe : je voyais très bien ce que faisaient toutes ces drogues à mes amis auxquels elles étaient prescrites.
Mes sentiments étaient mitigés. Le visage enfoui dans ma peluche, j’essayais d’éviter d’entendre ce qui se disait de l’autre côté du mur. Malgré tout, j’étais curieux. Des mots complexes dont les définitions m’étaient inconnues fusèrent. Satyriasis. Trouble schizo-affectif. Psychose. Tout ça m’inquiétait.
En réalité, la pédopsychiatre ne saisissait pas pourquoi mes enseignants soupçonnaient chez moi un déficit d’attention. Au fur et à mesure de nos séances, j’avais prouvé ma capacité de concentration, d’écoute et de compréhension. Selon son diagnostic, j’étais un enfant très créatif, mais tout à fait sain. Néanmoins, certains comportements relevés par le corps professoral de mon école, ainsi que des thèmes récurrents dans mes récits, pouvaient selon elle, être des symptômes préliminaires de troubles mentaux. Elle conseilla à mes parents de garder un œil vif sur mon développement, si de tels comportements s’intensifiaient, de faire recours à un professionnel à nouveau, pour établir un diagnostic. Toutefois, mes parents, beaucoup trop rassurés par ses premiers propos, oublièrent rapidement les préventions de la dame.
Mon père et ma mère sortirent de la pièce, le sourire aux lèvres. Je répondais aux critères de la normalité et ça leur plut beaucoup.



─ pseudo/prénom : alb' ─ âge : 2☮ ─ fréquence de connexion : 4/7, moins lors des examens  ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? en cherchant sur le web ─ inventé ou pévario ? inventé  ─ code : patrick ─ crédits :puckessa & tumblr


Dernière édition par Fabien A. Hepburn le Lun 29 Fév - 21:37, édité 13 fois
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▪ dispo pour un rp ? : yeah
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▪ statut : marié
▪ occupation : réalisateur

MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Sam 27 Fév - 10:17

Rebienvenuue sur TTR
En espérant que tu t'y plairas toujours autant

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
oh I believe in yesterday
Love is friendship that has caught fire. It is quiet understanding, mutual confidence, sharing and forgiving. It is loyalty through good and bad times

(c) Myuu.BANG!
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Sam 27 Fév - 13:29

Welcooooome
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Sam 27 Fév - 17:08

j'ai tellement hâte de voir Fabien développer sur trois périodes, parce que ta première fiche m'avait vraiment beaucoup plu bon courage avec la rédaction de celle-là
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Sam 27 Fév - 21:08

Merci à vous !!!
J'espère que ça plaira
D'ailleurs, j'en profite pour dire à tous ceux que ça concerne que je raffole de la MAJ
bravo !!!
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Sam 27 Fév - 21:09

Reeee courage avec cette nouvelle fiche
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Dim 28 Fév - 1:49

Merci !!!
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Dim 28 Fév - 11:21

Reeeeeeee bonne chance pour ta fichou ! heart heart
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Dim 28 Fév - 11:27

Evan Peters OMG J'ai le droit de tomber in love with you?
En tout cas, rebienvenue sur le forum et bon courage pour ta fichette
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Dim 28 Fév - 21:49

Cara : Merci!!!

Lizzie : Évidemment, qui peut lui résister ??? inlovee Merci aussi!!!
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    Lun 29 Fév - 21:06


félicitations !
te voilà validé(e) !



Je te refais pas le petit speech de bienvenue mais BRAVO, tu es officiellement validé Je t'invite à aller poster ta fiche de liens et à flâner d'ores et déjà des petits liens à droite à gauche parmi nos membres

Have fun sur la nouvelle version de ttr

ps : je vais squatter ta fiche de liens dès qu'elle sera postée, promis
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MessageSujet: Re: fah ~ wildest dreams    

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