INTRIGUE : how to get away with murder

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MessageSujet: INTRIGUE : how to get away with murder    Mer 28 Oct - 17:18



INTRIGUE
how to get away with murder


On ne vous présente plus la FosFaure Agency, l'agence montée par Rose Foster et Tristan Faure et qui s'occupe d'organiser des événements et mondanités à Londres. C'est Bart Hastings-Bass qui a fait appel à leurs services cette année pour leur demander d'organiser une soirée d'Halloween chic et effrayante au Casino. Une soirée privée, dont les invités ont été triés sur le volet. Les déguisements sont luxueux, sexy, et hors de prix, et les cocktails divers et variés vont bon train, comme les bouteilles de Champagne. Il s'agit de danse, de rencontres, de discussions et de jeux, pour une fois rien de plus.

Mais soudainement, un hurlement retentit dans le hall d'entrée. Face à l'ascenseur, une femme porte ses mains sur le sommet de sa tête et recule. Les portes de l'ascenseur viennent de s'ouvrir sur un corps ensanglanté. Un homme blanc de taille moyenne et à fort embonpoint, comme dira la police arrivée sur les lieux quelques minutes plus tard. Ce qui ne fait pas vraiment les affaires du Patron du Casino, qui est assez tendu du fait de la présence des autorités sur les lieux, ni des invités qui sont coincés ici le temps que la police interroge quelques personnes et fassent le tour de la scène de crime. Fort heureusement pour la réputation du Casino, Bart a correctement dissimulé tout ce qui devait l'être. Mais peut-être ne s'attendait-il pas à connaitre l'identité du meurtrier qui se trouve encore entre ces murs - elle a d'ailleurs remis sa robe correctement pour retourner se fondre dans la masse sous son masque.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

♪ I think I'm gonna be sad, I think it's today, yeah. The girl that's driving me mad is going away. She's got a ticket to riiiide, she's got a ticket to riiiiiide, she's got a ticket to ride, but she don't care. ♫
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Mer 28 Oct - 19:58

Tamara songea avec une certaine amertume, que ses cernes lui allaient très certainement à ravir, comme maquillage, pour cette soirée, qui enfin, battait son plein. Bien sûr, elle resterait mobilisée tout au long de la nuit, afin de s’assurer que tout se déroulait comme prévu, et sans accroche. Sans ironie aucune, elle serait prête à tuer quelqu’un, dans le cas contraire ! Elle interdisait à quiconque de réduire l’événement à néant, rien que par le biais d’une simple bévue, apparemment sans conséquences au départ. Elle n’était pas une adepte de l’effet papillon, et ce genre de choses ne se produisait pas uniquement que dans les films. Faure lui avait demandé à elle et son équipe d’être sur le coup, et ils s’y étaient pris plusieurs semaines à l’avance : elle mangeait Halloween, buvaient Halloween, et vivait Halloween à toutes les sauces. Halloween, pourtant, c’était bel et bien ce soir, mais cette nuit promettait de n’avoir rien à voir avec l’atmosphère traditionnelles de cette fête. Tout était fait de chic et de choc, en passant de la décoration, de la nourriture, aux costumes. Forcément lorsqu’il s’agit d’une partie au casino de Bart Hasting Bass, ça change tout de suite la donne. Ce n’était pas sans tristement lui rappeler une soirée étudiante, sur le même thème qu’elle avait été chargée de réaliser en plein mois d’août – les drôles de lubies des gens, sans commentaire. Elle avait même échangé quelques mails cocasse avec la fameuse Gaby, qui n’avait pas manqué de lui laisser son avis sur la question. Bref, autant dire qu’à ce moment là, Tristan n’en avait eu que faire, alors qu’il avait fait fonctionner tout à loisir, la bi polarité dont il faisait parfois preuve, pour la fête au casino. Il n’avait pas arrêté d’être à la fois constamment sur son dos, l’empêchant de se concentrer correctement sur son objectif, avant de disparaître pendant plusieurs jours, sans lui laisser de directives, ou lui faire part de son avis, lui laissant toute la charge de cette importante responsabilité sur ses épaules. Parfois, Tamara se demandait s’il ne faisait pas exprès d’en jouer. Il n’y avait en effet rien de plus déstabilisant, et elle se retrouvait à ne plus savoir sur quel pied danser, ni comment se comporter avec ce dernier, et pourtant, elle ne manquait pas de caractère, elle non plus !

Elle avait revêtu une tenue, tout autant dans le thème qu’assez soft, pour se différencier des invités. Ce n’était pas par un costume extravagant qu’elle voulait se faire remarquer, mais plutôt pour ses compétences. Alors que tout semblait aller pour le mieux, elle se servit un verre, pour commencer à se détendre un peu, et profiter elle aussi de ce moment, en dégustant une coupe de champagne, hors de prix. Elle venait toutefois tout juste de porter le verre à sa bouche pour en prendre une gorgée, qu’elle avala de travers, et du tousser plusieurs fois, pour faire passer l’alcool dans sa gorge. Un cri déchirant l’avait fait sursauter, comme le reste des convives. Les éclats de voix s’étaient transformés en murmures.

Elle savait pertinemment que ça ne faisait pas partie du plan de départ.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Mer 28 Oct - 22:20

31 octobre 2015, 16h30. Je déteste Halloween, depuis des années. Depuis que je suis toute petite, en fait, que ma mère bourrée me laissait seule ces soirs où les enfants du quartier déguisés venaient sonner à la porte pour me demander des bonbons que je n’avais pas. Ça fait sans doute très cliché, très bas de gamme comme histoire, mais pourtant, c’est une réalité. Je fixe le miroir en face de moi et soupire, retenant à peine l’expression de mon désarroi. Je préfèrerais mille fois passer la soirée dans ma chambre, toute seule et tranquille, plutôt que de devoir descendre. Mais il y a du travail, ce soir, un client a déjà réservé et d’autres suivront dans le mouvement de masse qui se prépare en bas. Décorations, cocktails colorés, bonbons à volonté. Luxe et volupté. Bart a très sympathiquement offert les costumes à tous les membres du Casino, et me voilà évidemment affublée d’un truc qui ressemble vaguement au costume en cuir de catwoman. Un truc noir, moulant, décolleté et pour tout arranger, paré de talons noirs fins et hauts. Autant dire que je vais être merveilleusement à l’aise tout au long de la soirée. Je regrette déjà mon lit que je me suis forcée à quitter tant bien que mal. Je m’installe à ma coiffeuse pour me boucler les cheveux, mon estomac me fait mal et j’ai un étrange pressentiment.

31 octobre 2015, 18h15. « Superbe le costume. Mais dis moi, tu comptes enlever ces chaussons, hein ? » J’offre mon plus beau et mon plus insolent sourire à Irene qui comprend immédiatement le message et fait mine de replacer mes cheveux sur mes épaules. Elle applique un jour à lèvres à couleur indéterminée sur mes lèvres et recule pour m’observer de plus loin. « Parfait ». Je roule des yeux – il faut bien qu’elle fasse un peu semblant de travailler de temps en temps. Je soupire, et me laisse entrainer dans la spirale de détails qu’elle me blablate pour le bon déroulement de la soirée. Je rejoins mon client vers 21h, nous passons une petite heure ensemble en bas, puis il a payé pour une heure dans une chambre. Ensuite je redescends et elle me tient informée de la suite de la soirée. Je lui répète le schéma juste pour qu’elle soit sure puis elle me libère et je décide d’enfiler ces talons ridiculement hauts pour aller boire un verre.

31 octobre 2015, 21h55. Ce type est insupportable, et pire encore – disons qu’il n’est pas particulièrement attirant pour couronner le tout. Il se comporte comme un goujat depuis qu’il est arrivé. Heureusement pour moi, il ne m’a pratiquement pas adressé la parole – s’est contenté de me mettre de discrètes mains aux fesses de temps à autre, comme pour marquer son territoire comme un gros porc. Du coup, j’ai collé Irene pendant une heure en lui faisant la conversation à coup de Champagne et de petits fours. Elle a compris, et quand le type m’a fait un signe de la tête pour m’inviter à le rejoindre dans le hall – où se trouve l’ascenseur – elle m’a glissé quelque chose dans ma pochette – au cas où. Un simple regard m’indique qu’Irene vient en réalité de me fournir un couteau. Je roule des yeux de nouveau et secoue la tête – les gens de ce casino sont vraiment tarés.

31 octobre 2015, 21h59. Bon, peut être pas si tarés. A peine installée dans l’ascenseur, mon malade l’arrête par le biais du bouton d’urgence et se tourne. Ses mains s’emparent de mes épaules et me plaquent contre le mur. Il me faut encore une bonne minute avant de réaliser que je connais ce type. C’est le type que j’ai frappé – et qui me l’a bien rendu. Que Nicolas avait convaincu – je ne sais pas comment – de ne pas me poursuivre. Sa main descend le long de mon décolleté et son corps se presse contre le mien.

31 octobre 2015, 22h15. Je ne sais pas quoi faire. Est-ce que je pouvais me douter que le couteau d’Irene serait aussi efficace ? Est-ce que je pouvais deviner que j’aurais toute cette rage ne voulant que sortir qui commencerait précisément à se manifester contre ce gros porc. Je recule un peu et me plaque contre la paroi de l’ascenseur. Il faut que je réfléchisse. Réfléchis, Vera, réfléchis. Quelles sont mes options ? Appeler Bart. Redémarrer l’ascenseur. Me réfugier dans ma chambre ? Fuir le pays. Je grimace et prends une inspiration – une chose est sûre, je ne peux pas transporter le truc et il y a du sang partout sur la moquette de l’ascenseur. Je dois remonter, nettoyer le sang que j’ai sur les mains – heureusement parées du costume en latex noir – et redescendre comme si de rien n’était. Irene comprendra, elle informera Bart. Ce sont les deux seules personnes qui peuvent gérer le problème.

Quand je redescends, propre, dans la salle, la panique est générale. Je me dirige vers le bar et attrape un verre, et me retourne pour regarder l’amas des gens. Bart fait fermer les portes par la sécurité, quelques personnes se pressent et conseillent aux gens de regagner la salle. Je reste collée au bar, noyant mes lèvres dans une vodka que je recommande aussitôt terminée. Je suis en sécurité au Casino. Des gens vont assurer ma sécurité. Je ferme les yeux, après avoir croisé, au loin, le regard inquiet d’Irene qui pour autant ne s’approche pas.

Je reste seule, en tentant de jouer le détachement. Personne ne doit savoir.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Jeu 29 Oct - 23:04

Leonard n'avait jamais aimé Halloween. Tous ces costumes grotesques et ces gamins qui demandaient des bonbons le répugnaient. Et depuis qu'il avait perdu l'amour de sa vie, il supportait mal le fait qu'on puisse s'amuser de l'horreur et de la mort. La mort n'avait rien d'amusant. C'était froid, cruel, et on ne jouait pas avec la mort. C'était elle qui jouait avec les mortels. Ainsi donc, Leonard avait tenté tant bien que mal d'éviter toutes ces distractions halloweenesques qui pululaient en ville, en vain. Réfugié chez lui, il chercha à regarder la télévision, n'étant pas spécialement d'humeur à remettre la tête dans ses dossiers. Le sort semblait s'acharner sur lui car à part des rediffusions de la famille Adams ou de la série American Horror Story, il n'y avait rien de très intéressant.... Il soupira, leva les yeux en l'air d'un air agacé. Un aboiement bref lui fit baisser les yeux et un sourire triste s'afficha sur on visage. Le jeune malinois se tenait assis, et tenait dans sa gueule la laisse que son maître utilisait pour le sortir. Ce chien était décidemment très intelligent. Il avait même parfois l'impression que son compagnon lisait dans ses pensées. Le policier se leva de son fauteuil, attrapa la laisse et son manteau, et les deux acolytes sortirent ensemble, prêts à affronter monstres et autres zombies. Les rues de Londres étaient encore bondées de monde. Des familles se promenaient avec des enfants déguisés, et Leonard évita soigneusement les rues trop envahies. De rues en rues, le policier et son chien observèrent dans l'ombre, aimant à se perdre dans les petites ruelles...

Mais les habitudes avaient la vie dure. Et sans s'en rendre compte, ils se retrouvèrent non loin du casino Hastings-Bass, où se pressait une foule d'invités costumés, surement triés sur le volet. Et il n'avait même pas été invité. Il en était presque déçu. Après tout, il s'était attendu à ce que ce cher Bart le défie une fois de plus. C'aurait été une bonne occasion de le faire enrager. Mais non. Sa présence aurait sûrement été mauvais pour les affaires... Pendant quelques minutes, il observa les lumières qui s'échappaient du batiment, se demandant encore quels genres de traffics en tout genre devaient s'y dérouler. Alors qu'il allait repartir et reprendre sa route, Grumpy se stoppa et regarda le batiment. Il se mit alors à aboyer, comme s'il avait senti que quelque chose n'allait pas. On disait souvent que les animaux avaient un sixième sens. En réalité, ils sentaient nos angoisses et nos émotions, et réagissaient en conséquence, avant même que notre propre corps réagisse face à une situation stressante. "Qu'est-ce qui se passe Grumpy?" Murmura doucement Leonard à son chien. Un hurlement retenti, puis un deuxième. Il sursauta. Pendant quelques secondes, Leonard hésita. Après tout, il s'agissait d'une soirée d'Halloween, rien d'étonnant à ce que des cris et autres hurlements ne se fassent entendre. Toutefois, quelques personnes réussirent à sortir et partir en courrant, juste avant que les vigils ne viennent fermer les portes. Leonard fronça les sourcils. Son instinct de policier lui disait que ce n'était pas normal... Alors, il renonça à rester en retrait et traversa la route en courrant, suivi par Grumpy qui grognait doucement. Essayant d'ouvrir la porte, l'un des vigils lui indiqua que personne ne pouvait entrer et fit signe à Leonard de s'éloigner. Celui-ci soupira, sentant que si ce clown en costume continuait à le traiter comme un mendiant à jeter à la rue, il finirait par s'énerver. D'un geste lent mais ferme, il tira son insigne de son manteau et la plaqua contre la vitre de la porte. "Maintenant, si vous n'ouvrez pas, je peux toujours raconter à mes collègues comment vous coopérez avec les forces de l'ordre." L'agent de sécurité se stoppa puis répondit qu'il allait voir avec ses supérieurs. Un sourire tendu apparut sur le visage du policier. Qu'ils aillent appeler leur patron, il se ferait un plaisir de lui parler... En attendant, il ne savait toujours pas ce qui s'était passé dans le batiment...
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Sam 31 Oct - 1:40

Faire vivre un Casino un soir d’Halloween représentait un vrai défi pour Bart. Non pas qu’il ne croyait pas en ses capacités à organiser une soirée sensationnelle, comprenez bien. Simplement, en général, ce soir-là les parents restent avec leurs enfants pour les déguiser en haricots géants et aller faire la récolte de bonbons dans les rues – bonbons que, si les parents sont aussi normaux que lui pouvait l’être, finiraient dévorés par les adultes en secret pendant la nuit, ces mêmes adultes tout à fait stables qui mettraient cette disparition soudaine sous le coup de l’art frauduleux d’une quelconque souris malveillante – et les jeunes sortent pour assister à des soirées beuveries organisées dans des endroits branchés et spécialement décorés pour l’occasion. Alors oui, organiser une soirée d’Halloween emportant un succès raisonnable représentait un réel défi cette année encore. Et pour une fois, Bart avait décidé de déléguer, une chose qu’il n’avait pas pour habitude de faire, sauf lorsqu’il s’agissait de déléguer à sa fille Blair. Il avait décidé de déléguer, oui, mais pas à n’importe qui. A l’agence FosFaure, par ailleurs codirigée par ce jeune fou de Tristan Faure que Bart connaissait pour avoir fréquenté sa belle-mère – et pour d’autres raisons nettement moins drôles à exposer ici. Donc Tristan Faure avec sa jolie associée s’occuperait de l’organisation de la soirée d’Halloween au Casino ce qui signifiait qu’il n’avait absolument rien à faire à part se poster dans son bureau avec un excellentissime verre de whisky qu’il pourrait déguster en autant d’heures qu’il le voudrait – il pourrait même décider de descendre à un moment dans la soirée pour aller draguer quelques célibataires esseulées.

Descendre, c’est exactement ce qu’il fit quand, aux alentours de 21h, tous les invités, par ailleurs sélectionnés sur le volet, semblèrent être présents. Il fit un tour, commanda une coupe de Champagne, en offrit une ou deux. Refit un tour, recommanda. Et constata avec un plaisir inavoué que a soirée était un vif succès et que la rentabilité de l’évènement lui permettrait sans doute de se payer des vacances aux Bahamas très prochainement – comme s’ils n’avaient pas assez d’argent pour le faire dès maintenant – où il irait voir sa folle de mère se dorer la pilule sous les cocotiers. Un tel programme qui l’enchantait d’avance et qui n’aurait connu aucune perturbation si un hurlement strident n’avait pas transpercé la salle, faisant presque interrompre toutes les conversations, et même la musique. Un de ces hurlements qui annoncent des ennuis, des problèmes. Et une mauvaise soirée. Pourtant, il était encore si tôt. Un second hurlement ne tarda pas à suivre, et un mouvement général des agents de sécurité surqualifiés lui indiqua que le trouble venait du hall d’entrée. Il abandonna son verre, et indiqua aux gens sur son passage de ne pas bouger.

Effectivement, le hall d’entrée comprenait un problème de taille. L’ascenseur, arrêté par un des hommes de la sécurité, avait ses deux portes grandes ouvertes sur un cadavre ensanglanté. L’espace d’un instant, Bart se surprit à espérer que tout cela ne soit qu’une gigantesque farce pour faire peur aux gens de la soirée. Mais tout ça avait un goût d’imprévu et l’inquiétude générale affichée sur les visages lui confirma que le corps était bien réel et que la moitié des gens présents dans le hall étaient conscients qu’un assassinat venait bien d’avoir lieu ici. Il soupira et roula des yeux, comme agacé par un imprévu dans ses perspectives si joyeuses. « S’il vous plait, reculez dans la salle », demanda-t-il d’une voix forte. Il se dirigea vers le chef de la sécurité qu’il payait une fortune pour éviter ce genre d’aléas et se garda de lui communiquer sa soudaine mauvaise humeur – qui était rare chez lui, il fallait le reconnaitre. « Surveillez les gens, on ne veut pas d’un deuxième corps », demanda-t-il d’une voix basse. Une présente oppressante derrière lui le força à se retourner. Le vigil de l’entrée – il avait oublier son nom – se tenait devant lui avec un air pire que penaud accroché au visage. « Monsieur, un agent de police attend dehors et demande à ce que je lui ouvre ». La police, déjà ? Comme s’il avait besoin que la police s’en mêle. « J’arrive », râla-t-il sans conviction – il aurait préféré déléguer ce problème là aussi et rejoindre son lit aussi rapidement que possible. Il se dirigea vers la porte mais une main l’attrapa au vol, la délicieuse main de la tout aussi délicieuse Irene. « C’est un client. De Vera », lâcha-t-elle brusquement, d’un air sombre – un peu inquiet. Bien. Tout cela était en train de devenir de mieux en mieux. Il offrit un sourire réconfortant à Irene et se dégagea de son emprise pour aller gérer le flic malpropre déjà sur les lieux, qu’il devina à travers la grande porte vitrée n’être autre que ce vieux taré de Nicholson qui voulait sa tête sur un piquet. Parfait. Bart ouvrit la porte sans ménagement et tâcha de se parer de nouveau de sa légendaire bonne humeur. « Monsieur l’agent, vous tombez à pic, figurez-vous qu’un assassinat vient d’être commis dans mon établissement », lui expliqua-t-il sans la moindre trace d’empathie – en réalité, il en avait un peu rien à faire, aussi horrible que cela puisse paraitre. « Le chien reste dehors, le tapis rouge du sol vaut 5 fois votre salaire annuel, on ne voudrait pas que des tâches inutiles viennent fâcher nos relations si cordiales. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Mer 11 Nov - 21:24




Nicolas n’avait aucune envie d’être ici. Il n’avait jamais été particulièrement friand des fêtes, peu importe desquelles il pouvait bien s’agir. Non, Nicolas n’aimait pas les fêtes. Principalement lorsqu’elles étaient familiales, comme Noël, Pâques, les anniversaires ou encore Halloween. Oh, il n’était pas utile de faire une psychanalyse pour en comprendre les raisons, et pour tout dire, il s’en accommodait bien. Il considérait qu’il n’avait pas de famille, et il y pensait si rarement qu’il n’en était plus vraiment touché, finalement. Bref, ce soir-là, il n’avait pas eu envie de sortir. Il n’avait pas eu envie de se rendre à la soirée du Casino. Il avait eu envie de rester dans son appartement. Pas question de sortir dans un bar et de tomber sur des personnes qui trouvaient un intéressement particulier à se déguiser – oui, même à l’âge adulte … risible, n’est-ce pas ? La deuxième raison pour laquelle il n’avait aucune envie d’être ici était une raison qu’il n’avouerait probablement, parce que son égo n’accepterait pas qu’il lui fasse pareil affront. Il s’agissait de Vera. Être en sa présence était toujours compliqué, pour lui. Pour ses nerfs, surtout. Il ne savait pas pourquoi, et n’avait finalement aucune envie de le savoir. La majorité du temps, il blâmait ses hormones, qu’il avait délaissées durant ses mois de chimiothérapie. Le sexe avec Vera était bon. Il s’était retrouvé en manque de sexe pendant plusieurs mois. Voilà, cela lui semblait être une bonne explication, donc aucune raison d’aller chercher plus loin. Pour autant, l’invitation venant de Bart, Nicolas n’avait pas pu la refuser. Il se devait d’être présent, point. C’était son rôle, au cas où quelque chose dégénère une fois que les invités auraient un peu trop d’alcool dans le sang. La seule chose qui faisait que son moral n’était pas au plus bas, en cet instant, était que la soirée en question n’était pas déguisée, mais ressemblait plus à un cocktail parmi tant d’autres. Alors, même si c’était de bien mauvais gré, il finit par rejoindre le Casino, habillé d’un smoking des plus traditionnels.

Il ne savait pas exactement combien de temps il resta ainsi, installé au bar, un cocktail à moitié bu, à feindre l’intérêt auprès de femmes qui, justement, manquaient bien d’intérêt à ses yeux. Il aurait probablement pu y mettre plus du sien et, au fond de lui-même – caché bien profondément, cependant, parce qu’il n’était pas vraiment du genre à admettre ce genre de choses – il le savait. S’il lança à la jeune femme – était-elle rousse ? il n’y avait même pas fait attention – à ses côtés, son regard se posa bien rapidement, et bien malgré lui, sur une brune qu’il connaissait un peu trop bien à son goût. Il se pinça l’arrête du nez en la voyant quitter la salle – luttant surtout pour ne pas la suivre et l’entrainer dans les toilettes pour profiter de toutes les merveilles que son corps pourrait bien lui offrir – avant de se reconcentrer sur la jeune femme. Oui, elle était bien rousse. Il feinta un nouveau sourire, écoutant poliment ses avis sur David Cameron – pourquoi croyait-elle que son opinion sur David Cameron pouvait l’intéresser outre mesure ? Il n’en avait strictement aucune idée – avant de s’excuser poliment et de sortir de la salle à son tour. Presqu’instinctivement, il chercha Vera du regard, avant d’abandonner pour prendre l’air. Il alluma prestement une cigarette, avant de laisser la nicotine envahir ses poumons.

Il finit par rentrer, sa motivation toujours au plus bas point, avant d’accélérer le pas, comme des cris se faisaient entendre à l’intérieur. Il se dirigea vers l’objet de ces derniers, avant de sentir un poids quitter son estomac. Un meurtre. Au moins, sa présence ici était utile, et il n’avait pas fait le déplacement pour rien. Mais ses sourcils se froncèrent, comme son regard se posait sur le corps de la victime. Victime qui, il n’y a pas si longtemps, était un agresseur. Il le savait d’autant plus qu’il était lui-même intervenu, lorsqu’il s’en était pris à Vera. Sa gorge se serra, au point qu’il en dénoua un peu sa cravate, avant de serrer la mâchoire. Bart. C’était forcément lui. Soit il s’en était lui-même pris à lui, bien décidé à faire payer l’homme qui avait violenté sa protégée, soit il avait fait appel à quelqu’un pour qu’il s’en occupe. Faites, qu’au moins, il n’ait pas prémédité ce meurtre et n’ait eu qu’un coup de colère. Non pas que Bart avouerait. Tant qu’il n’y avait pas de preuves contre lui, il n’avait aucune raison de s’en faire. Et Nicolas comptait bien que cela reste ainsi. Il chercha son employeur du regard, et s’apprêtait à aller à son encontre, mais se stoppa en le voyant s’adresser à un policier à l’extérieur – théorie numéro deux : le policier, voulant mettre Bart derrière les barreaux, avait tout manigancé pour que cela retombe sur le dos du propriétaire du casino. Non, ce n’était pas le moment d’aller demander à Bart s’il l’avait fait. Il chercha donc Vera du regard, et lorsqu’il la trouva enfin, marcha d’un pas vif pour la rejoindre. Il attrapa son bras, l’amenant à l’écart. Voyant des personnes arriver, il la plaqua doucement contre le mur, avant de chuchoter à son oreille. « Tu ne sais rien. Tu ne le connais pas. Tu n’as jamais rencontré cet homme de ta vie. » Il marqua une courte pause, caressant légèrement son bras de ses doigts, avant de reprendre. « Tu étais aux toilettes lorsque le crime a eu lieu. Pas celles du rez-de-chaussée, parce que des témoins pourraient contredire ta parole. Non, en voyant la queue qu’il y avait, tu as décidé de monter à tes appartements pour ton envie pressante. » Il se décala un peu, cherchant ses yeux du regard, avant de lâcher un petit soupir. « C’est clair ? » lui demanda-t-il, bien qu’il ne s’agissait plus là d’une question rhétorique qu’autre chose – ce n’était pas vraiment comme s’il lui laissait un quelconque choix.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Dim 22 Nov - 13:58

Faire partie de l’envers du décor, conférait à Tamara l’aisance et l’assurance nécessaire pour libérer le passage devant elle et se faufiler entre l’entassement de personnes, qu’avait provoqué l’agitation soudaine. Elle parvenait à entendre certaines bribes de conversations, sur le pourquoi du comment, mais souhaitait avant tout vérifier la véracités des informations de ses propres yeux. Elle connaissait les dégâts d’un téléphone arabe, et voulait se convaincre que celui-ci en était un. Un mort ? Cela paraissait plus qu’inenvisageable, encore moins dans un lieu tel que le casino de Bass, qui gérait sa boutique d’une main de fer. On l’interrogea. On cherchait des réponses. Certaines voix laissaient déceler une angoisse, d’autres étaient largement plus pressants, dans une sorte de curiosité malsaine que les convives cherchaient à satisfaire.

- Je me renseigne sur ce qu’il se passe, annonça t-elle à une femme qui exigeait de plus amples informations. Elle ne tarda pas à dévisager Tamara avec mépris à la suite de cette réponse qui ne la satisfaisait nullement. Tam qui quant à elle, était autant agacée de ce comportement, devait-elle rappeler qu’elle n’était pas omnisciente ? En même temps, elle sentait que ce rôle lui incombait de canaliser ce flux de personnes qui commençaient d’ores et déjà à lui en faire voir de toutes les couleurs. On est en train de régler ça, affirma t-elle à quelqu’un d’autre, qui profitait de l’occasion pour rajouter son grain de sel.

Garder le contrôle, était le plus important sûrement. Contrôle qui lui échappait de plus en plus, comme l’eau filtrant entre ses doigts. Elle savait qu’il suffisait d’une étincelle pour enflammer toute la pièce, et qu’un mouvement de panique pouvait très vite arriver.

Sa petite taille menue lui permit de se glisser devant un homme carré, qui lui bouchait la vue jusqu’à présent. Un instant, elle se demanda où Faure pouvait-il bien être, tout en se disant que finalement, elle préférait ne pas le savoir. Il y avait un mort, elle venait de l’apprendre. Connaissant Tristan, il était bien capable de lui remettre la faute du cadavre sur le dos, alors que c’était totalement indépendant de sa volonté. Oui, mais ce genre d’accidents ne devrait pas arriver. Elle entendait plus que jamais sa voix résonner dans ses oreilles, comme une sale comptine qu’on chante en boucle. Et puis, c’était horrible de songer à cela, elle en avait conscience, mais là, maintenant, tout de suite, elle n’arrivait pas à éprouver la moindre empathie pour cet homme qui était en train de baigner dans son sang, et dont le corps était probablement encore tiède. Il venait de détruire en l’espace de quelques secondes ce qu’elle avait mis des semaines à organiser, et l’ironie, mêlée à la frustration la gagnait, sans qu’elle ne puisse rien y faire. Il n’aurait pas pu choisir un autre moment, non ? C’était trop demandé ? Plus que jamais seule au milieu de la foule en délire, elle savait qu’il était vital qu’elle réagisse à présent. Dans un premier temps, pourquoi pas, libérer la scène de crime.

- Madame, se serait dommage de perdre l’appétit maintenant, il reste encore plein de choses à manger là bas, elle essaya tant bien que mal de demander aux invités de débarrasser le plancher. Je ne doute pas qu’on vous appellera si on a besoin de votre témoignage, dit-elle la voix plus forte à l’ensemble de ceux qui pouvaient l’entendre. Nous allons vous demander de regagner les festivités à présent. Hypocrite, très certainement, car plus personne n’avait probablement l’esprit à s’amuser. Le but était avant tout ici d’éloigner la population de cette effroyable tragédie.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Mer 16 Déc - 0:44

Mon cerveau refuse tout bonnement de rationnaliser ce qu’il vient de se passer. Au contraire, une réaction assez irrationnelle consiste à laisser mon esprit divaguer vers des blagues ridicules, du genre, tiens, je vais pouvoir ajouter meurtrière à mon CV, ou alors – c’était vraiment bizarre de tuer un homme. Sous le choc, je ne parviens pas à assimiler ce que je viens de faire. La gravité du geste. Mon cerveau est focalisé sur l’auto-défense que je me suis appliquée à moi-même – peut être que si je n’avais pas bougé je serais morte, plaquée contre cette vitre d’ascenseur glauque, à sa place. Je tiens à la vie, Monsieur le juge, vous comprenez, j’aurais pu mourir. Peut être. Je grimace et avale un whiskey sec qui m’arrache un gémissement de dégoût. La panique emplit la salle d’un vent malsain, Bart se déplace à toute vitesse. Les gens se pressent, les commentaires fusent, et je parviens difficilement à croire que je suis à l’origine d’une telle cohue. Je réfléchis à vivre allure, songeant que les registres d’Irene doivent faire état de mon nom et de celui du type qui est mort dans son ascenseur, les deux associés – puis relativise en songeant que personne n’a réellement intérêt à ce que ces registres soient trouvés ce soir, pour quelque raison que ce soit. Bart va faire le nécessaire. Tout va bien se passer. J’aimerais le trouver pour lui dire, parce que mon cerveau est en train de supporter difficilement le surplus d’informations qui lui est infligé, mais il me semble bien impossible d’aller lui parler maintenant. Irene, par contre. Je pourrais trouver Irene, elle sera libre, et puis de toute façon elle aura compris depuis bien longtemps, elle savait mieux que personne avec qui cet homme se trouvait. Je me mords l’intérieur de la joue et m’apprête, après l’encouragement d’un verre, à aller trouver ma patronne, quand une prise solide m’agrippe le bras et m’attire dans un coin plus discret. Mon dos rencontre le mur et je relève les yeux sur Nicolas, ne pouvant m’empêcher un soupir à mi-chemin entre le soulagement et l’exaspération. Ce type attache vraiment une grande importance à ses entrées en scène – et puis je me rappelle que ça n’a vraiment aucune importance en cet instant.

Il parle vite, entrecoupe ses mots de gestes presque tendres que mon cerveau déjà dépassé parvient difficilement à interpréter. Je prends une longue inspiration et hoche la tête pour faire comme si je suivais précisément tout ce qu’il était en train de me dire, ce qui n’est pas le cas, au contraire, je suis perdue, perdue plus qu’autre chose. J’attends qu’il ait terminé, et quand il me demande si c’est clair, si j’ai bien compris ce qu’il est en train de m’expliquer, j’acquiesce vivement. Je ne sais pas ce qu’il sait exactement – est-ce qu’il est déjà au courant que je me trouvais avec le client ce soir ? Est-ce qu’il se doute que je l’ai tué ? J’attrape sa main pour l’empêcher de partir et l’attire dans la pénombre du coin de la salle dans laquelle nous nous sommes retranchés. Nicolas est l’avocat de Bart, mais il a déjà clairement fait savoir qu’il privilégierait les avantages de mon patron sur les miens s’il devait le faire. Et si c’était le cas, cette fois ci ? Si me dénoncer facilitait tellement la tâche de Bart que les deux hommes concluaient dans mon dos que c’était la seule solution à leurs affaires ? Je me mords la lèvre, fort, pour me rappeler à la réalité de cette salle, de ce corps, de la panique générale. Mon cerveau ne peut soutenir la réalité tout seul. « Trouve Irene », je murmure. « Je l’ai tué », je chuchote, à voix très basse pour être sûr que lui seul entende. Le prononcer à voix haute me fait réaliser l’ampleur de mon geste et l’espace d’un instant, je tremble, cédant à la panique à mon tou. Je m’assène une claque mentale pour rester digne et droite et me mords l’intérieur de la joue pour me ramener à la réalité. « J’ai compris, c’est clair. Mais je l’ai tué, il faut le dire à Bart », j’explique de nouveau en lâchant sa main. A cette heure là, je me fiche de ce qu’il peut penser, ou révéler, ou dire. J’ai juste besoin de partager.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Mar 22 Déc - 17:06



Forcément, dès qu’il avait vu qui était la victime, il avait cherché Vera du regard. Parce qu’elle le connaissait. Parce que, pire encore, il l’avait agressée. Et que si la police connaissait cette information, elle pourrait être l’une des principales suspectées. Après tout, elle avait un mobile, et probablement l’opportunité de le faire – c’était une soirée, qui pouvait dire qu’elle ne s’était pas absentée, même simplement pour aller se remaquiller ? Il ne manquait plus que l’arme du crime et elle serait en ligne de mire de la police. Alors, Bart étant occupé et ne pouvant aller lui demander s’il était l’auteur de ce meurtre de par la présence du policier, il se mit à la recherche de la jeune femme. Il l’entraina dans un coin, se rapprochant suffisamment d’elle pour que quiconque puisse croire qu’ils étaient occupés, avant de murmurer à son oreille. Personne ne pouvait savoir qu’elle le connaissait – heureusement, l’activité parallèle du casino était inconnue au grand public, tout comme le métier de Vera, ce qui jouait en leur faveur – et qu’elle était présente lorsque cela avait eu lieu. Elle pouvait très bien être remontée à ses appartements pour utiliser ses toilettes, après tout. Pour autant, il ne s’attendit pas à sa réponse. Pourquoi irait-il voir Irène ? Qu’est-ce qu’il pouvait bien en avoir faire d’Irène ? A moins que … Irène était coupable et la jeune femme le savait ? C’était à croire qu’à ses côtés, Nicolas perdait toute sa jugeote. Et c’était probablement, finalement. Après tout, les jolies femmes avaient toujours été son point faible, et il avait bien du mal à tenir une conversation lorsqu’il se trouvait en présence de l’une d’elles. Quoiqu’il en soit, il ne s’était aucunement attendu à cet aveu. Non. Il n’avait pas imaginé une seule seconde qu’elle puisse être coupable. Lui-même serait incapable de dire pourquoi, si ce n’est à cause de ses hormones qui refaisaient un peu trop surface lorsqu’elle était dans les parages. Après tout … Comme il l’avait si bien pensé : elle avait un mobile, une opportunité, et seule l’arme du crime manquait. Sans lâcher sa main pour autant, il se décala un peu d’elle, pour mieux la regarder. Il serra la mâchoire, avant de se passer la main libre dans les cheveux. Génial. Il ne manquait plus que ça. En plus de devoir s’inquiéter de Bart, il allait devoir s’inquiéter pour elle aussi. Quoique … Techniquement, il ne lui devait rien. Il n’était pas son avocat à elle. Elle n’était qu’une prostituée, avec qui il avait un peu trop profité des plaisirs de la chair. Et, à choisir, il protégerait Bart, quitte à l’envoyer directement dans le viseur des inspecteurs. Il le lui avait déjà dit, après tout, ce ne serait donc pas une surprise. Pour autant, il pencha un peu sa tête sur le côté et, lorsqu’elle lui libéra la main, il va caresser doucement sa joue de ses doigts. Rien n’indiquait que Bart ne serait suspecté, de toute façon. Il vint rapidement déposer ses lèvres sur son front, sans vraiment savoir pourquoi, probablement parce qu’il ne parvenait pas à réfléchir convenablement, en cet instant. « Bart est avec un policier là, love. » annonça-t-il, sous-entendant que ce n’était pas le moment d’aller lui dire que celle qu’il considérait presque comme sa fille était la coupable. « Qui d’autre est courant ? » finit-il par lui demander, dans un murmure.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Ven 25 Déc - 0:49

Sa façon de m’appeler love sans arrêt m’arrache une grimace, surtout là, en cet instant, alors que je viens de tuer quelqu’un. Peut être qu’il pourrait être ma deuxième victime, tiens. Je ricane un peu – et plaisante, bien entendu. Mais une étrange sensation s’empare soudainement de moi, alors qu’il joue les protecteurs détendus, comme si la situation n’avait rien d’anormal, comme si je ne venais pas de faire une énorme connerie qui allait me suivre tout le reste de ma vie. Oh bien entendu que ce type était un beau connard pour lequel je n’ai aucun égard. Mais est-ce qu’il fallait qu’il meure, sérieusement ? Il ne pouvait pas se contenter d’être un peu blessé, un peu assommé ? Je soupire, tente de réfléchir sereinement. Je n’aurais pas dû me confier si vite. Son côté rassurant ne prend pas, et peut être que Bart sera las de mes bêtises, lui aussi, peut-être qu’il trouvera anormal le fait que je sois à l’origine de deux de ses ennuis récents – avec le même client, qui plus est. Me dénoncer lui rendrait la vie bien plus facile. Il a des amis haut placés, des relations qui pourraient me faire taire et m’envoyer en prison en un rien de temps, sans ternir la réputation du Casino et sans mettre en péril son côté illicite qui rapporte la majorité de l’argent. Je grimace, et mes mains tremblent. J’ai le cerveau en compote, je ne sais plus à qui faire confiance. Je voudrais faire ma valise et disparaitre, mais quel meilleur aveu que celui-ci ? Je ferme les yeux quelques instants, luttant contre une irrépressible envie de vomir et de me laisser tomber en arrière. J’ai chaud et froid en même temps, et mon cœur cogne contre ma cage thoracique. J’entends à peine sa voix qui m’interroge. Je relève les yeux vers lui. « Irene doit savoir, » je marmonne en haussant une épaule. « On était en train de monter pour le rendez-vous. Dans l’ascenseur. Il avait payé pour une heure après de longues négociations, Irene doit se douter que je n’y suis pas pour rien. » Irene ne me laisserait pas tomber, je le sais. Elle est chargée de notre sécurité ici, elle se sentira coupable avant toute chose. Et Bart ? « Je me suis juste défendue, c'était pas ma faute », je précise d’un ton presque insolent ensuite, juste pour mettre les choses au clair. C’est vrai ça, n’ai-je pas aussi le droit d’être en colère ? Ce type avait posé des problèmes par le passé et Irene m’a quand même réservée pour une heure avec lui. J’aurais pu mourir, moi aussi, ou finir ruée de coups. On n’est pas au douzième siècle, merde. Je grimace un peu, me demandant si j’ai le droit d’exiger de lui qu’il garde tout ça secret – sans doute pas. Nicolas est un amant très agréable, un homme très charmeur, et sans doute un avocat redoutable, mais je ne suis pas absolument persuadée qu’il soit aussi homme de confiance, en tout cas pas pour moi. Je joue un jeu dangereux, de toute façon, en flirtant ainsi avec les limites. Je recule un peu, mais mon dos heurte le mur. « Je ne devrais pas te parler de tout ça. » Je croise les bras et secoue doucement la tête, même si je ne crois pas trop à la trahison de Bart.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : how to get away with murder    Mar 29 Déc - 16:17




Nicolas ne savait pas réellement comment réagir à cet aveu, il fallait bien l’avouer. Il y avait une partie de lui qui voulait la protéger. Faire en sorte qu’elle ne devienne même pas suspecte lors de l’enquête. Cette partie était là bien malgré lui, évidemment. Parce que Nicolas n’aurait pas dû se sentir toucher par son émoi. Sa première réaction aurait presque dû vouloir la dénoncer à l’inspecteur de police qui était présent. Ainsi, le casino serait hors de cause. Ou alors … peut-être qu’au contraire, il devait la protéger. Après tout … Si elle était arrêtée et n’était plus sous la protection du casino, elle pourrait avouer à la police son métier, et donc toute l’activité parallèle du casino. Elle en serait même obligée, pour expliquer à la police comment elle connaissait la victime. Bon, Nicolas se disait juste ça pour se rassurer. Pour trouver une raison à son comportement protecteur qui ne lui ressemblait pas vraiment. Parce qu’à vrai dire, si elle venait à dire la vérité, il n’hésiterait aucunement à la trainer dans la boue, et à dire que tout ce qu’elle racontait n’était que foutaises et délires d’une jeune fille perdue. Rien d’autre. Qu’elle n’avait, de toute façon, aucune preuve de ce qu’elle racontait, et que ce n’était que parole contre parole. Mais l’avocat n’avait pas vraiment envie de se montrer rationnel et de se dire qu’il n’aurait aucun mal à laisser le casino en dehors de toute cette histoire. Non. Parce qu’alors il devrait se poser des questions. Questions auxquelles il n’avait définitivement pas envie de répondre. Il lui demanda alors si quelqu’un d’autre était au courant. Il n’avoua pas que sa crainte était qu’il y ait des témoins. Il se fit, d’ailleurs, une note mentale pour aller rapidement effacer la caméra de surveillance située dans l’ascenseur. Toujours histoire de protéger le casino, bien entendu. Peut-être même devrait-il supprimer toutes celles de la soirée, ce serait plus simple. Irène était au courant. Très bien. Elle ne dirait rien. Elle était bien trop fidèle à Bart, elle aussi, et puis, elle ne voulait probablement finir en prison en tant que proxénète – Bart ne mettait que son lieu à disposition, après tout, ne faisant que récolter quelques dividendes … Irène était celle qui s’occupait de tout. Il acquiesça de la tête, avant de froncer des sourcils, comme elle s’expliquait. Comme elle se donnait des circonstances atténuantes. Pour tout dire … Nicolas n’y avait même pas pensé. Il ne s’était pas demandé ce qui l’avait amenée à le tuer. Il ne s’était même pas dit qu’il l’avait probablement mérité. Non. Il avait simplement enregistré l’information, sans se poser plus de questions que cela. Parce que ça ne l’intéressait pas vraiment, finalement. Parce que ça ne changeait pas grand chose. Elle avait tué quelqu’un. Ce n’était pas la fin du monde, et pourtant elle allait devoir apprendre à vivre avec. Il valait juste mieux qu’elle apprenne à le faire au sein du casino, entourée, plutôt que dans une cellule. « Je suis avocat. C’est justement pour ça que tu dois me parler de tout cela. » Il se passa une main dans les cheveux, avant de hausser nonchalamment des épaules. Il ommit de dire que n’étant pas son avocat à elle, il n’avait aucune obligation de secret professionnel. Il valait mieux ne pas s’engager. « Je vais parler à Irène. Je dois juste régler un petit détail avant. » annonça-t-il en s’écartant d’elle, avant de faire quelques pas en arrière. Puis il revint vers elle, déposant un rapide baiser sur son front, avant de partir en direction de la salle des vidéos de surveillance. Il allait avoir du travail, ce soir.

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