i'm your worst friend w/ dexter

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MessageSujet: i'm your worst friend w/ dexter   Sam 17 Oct - 13:24

J'ai envie de sortir, de m'aérer. Pour être tout à fait honnête, je ne l'ai pas vraiment fait depuis un moment. Je suis parti en vacances avec Harry certes, j'ai été passé quelques pauses déjeuner à Oxford pour me rendre encore plus ridicule que je ne le suis déjà devant un certain professeur criblé de tâches de rousseur, mais je ne suis pas vraiment sorti de mon univers un peu trop exclusif, et c'est d'air dont j'ai besoin, de fréquenter d'autres gens aussi. J'aime énormément ceux qui constituent actuellement mon entourage, mais je crois que c'est justement tout mon problème. Je les aime trop, ils m'aiment trop eux aussi, ils ne peuvent donc par conséquent pas m'aider. J'ai envie d'oublier, de passer à autre chose. Pas par méprise de l'amour, mais parce que c'est impossible d'avoir ce que je veux et qu'il est temps d'en prendre pleinement conscience, mais aussi d'agir en conséquence. Je ne suis pas quelqu'un qui abandonne facilement, mais avec du recul, je sais que c'est la bonne décision et qu'il faut désormais m'y atteler avec un peu plus de volonté. A le dire, tout aurait presque l'air facile, pour autant, ce genre de bonnes résolutions sont les plus dures à tenir. Je devrais me désintoxiquer, parce que c'est à ça que ça ressemble finalement ; me tenir éloigné de la source principale de mes meaux, pour mon propre bien, et parce qu'avoir envie de le revoir et céder à cette envie me fait bien plus de mal que de bien et c'est quelque chose que je dois éradiquer de mon quotidien avec la meilleure volonté du monde. Oublier que j'ai un jour eu des sentiments pour Teacher ne sera pas évident, peut être même que je ne l'oublierais jamais en fin de compte, et ce n'est d'ailleurs pas forcément très important, mais je me dois de rétablir l'équilibre dans ma tête, de m'offrir une chance de pouvoir tirer un trait sur une histoire avortée un peu merdique à laquelle j'ai fait l'erreur de croire d'une certaine manière. Sortir de l'appartement m'offre justement cette opportunité et c'est donc déterminé que je prend la direction du Carling pour prendre un verre, jouer de ma célébrité parce que ça au moins ça marche à tous les coups, et surtout boire, parce que la sobriété ne va pas du tout au teint et qu'il serait temps de remédier à ça. Un sourire se dessine d'ailleurs sur mes lèvres quand je repense à mon petit voyage en bus avec Juliet.

Assis au bar, je ne remarque pas forcément mon meilleur ami d'enfance, grave erreur. Je suis venu pour draguer, mais je doute fortement que la présence de Dext aide en quoi que ce soit mon envie de m'envoyer en l'air du moment. Depuis ce qui est arrivé à son frère, disons que j'ai été le pire ami qui puisse être. Le meilleur des mauvais des amis, et ce n'est même pas comme si j'avais vraiment cherché à le faire exprès en plus. Je ne sais absolument pas quoi lui dire en dehors de : « Hey, je ne savais pas que tu travaillais ici. » Sinon j'aurais évité cet endroit aussi tu peux me croire. A un certain moment, il est un peu trop tard pour les excuses, et ce n'est pas vraiment comme si je pouvais m'excuser platement en lui fournissant une antisèche soigneusement préparée à l'avance non plus. « Une bière s'il te plait. » Je feins la décontraction, mais sa présence seule, me met mal à l'aise, il me connait somme toute mieux que quatre vingt dix pour-cent des gens, ce qui est loin d'être une bonne chose pour moi. Je suis lâche parfois, beaucoup trop lâche, pas vraiment du style du Gryffondor que je prétends être à l'écran et si il y a dans ce monde une personne bien au courant de cette facette de ma personnalité, c'est bien Dexter.
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MessageSujet: Re: i'm your worst friend w/ dexter   Sam 17 Oct - 23:18

Les journées passent et se ressemblent tellement que je perds petit à petit la notion des jours. Le temps est censé apaiser la douleur, disons qu’il a plutôt fait l’inverse en ce qui me concerne. Je suis en colère, seul, perdu. Je passe mes matinées – qui ne commencent jamais avant midi – au cimetière. Le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai ravalé la culpabilité et la honte que je ressentais pour passer du temps près de cette gigantesque pierre tombale qui ne veut pas disparaitre. C’est tellement illogique, qu’il soit allongé là-dessous – je suis obligé de rester longtemps pour le comprendre, l’analyser. Parfois, j’angoisse aussi. Et si on l’avait mis là alors qu’il n’était même pas mort ? S’il était toujours vivant, sous le marbre lourd, enfermé dans un cercueil hors de prix ? L’autre jour, mon père était là, lui aussi. Il a fumé – beaucoup – et c’était la première fois que je le voyais faire depuis des années. Il affichait cet air désespéré, comme s’il était résigné. Résigné à quoi ? A attendre la fin, peut être, sa fin, ou celle de Maman qui dépérit dans la folie née de sa douleur. Parfois, quand j’arrive au cimetière, je le vois lui – Thomas. Assis sur une tombe, à proximité. Il me jette ses regards inquisiteurs. Dans le silence le plus total, il me toise. Je suis le seul à parler, à hésiter entre les énièmes excuses, ou un demi-tour brutal. Je ne sais plus où donner de la tête. Mes journées s’enchainent toujours sur le même modèle, et une fois ma visite organisée, je rentre chez moi pour avaler un morceau, un truc immonde dont je sens à peine le goût. Et puis je travaille au Carling. Je me suis déjà présenté lors d’un de mes jours de repos pour les supplier de bien vouloir me laisser travailler. Les gens ici ne se doutent de rien, je suis assez stable, passe sans doute pour un asocial qui n’aime pas trop discuter, qui préfère rester seul, dans son coin, et travailler dur. Je gagne assez correctement ma vie, pour être honnête, en faisant toutes ces heures. Peut être que je pourrais déménager – mais la perspective me semble si fatigante, épuisante même, que je ne suis pas certain d’en être capable.

Ce soir, le Carling est blindé de monde, et c’est sans doute lié au fait que nous sommes vendredi soir. J’enchaine les tables dans un réflexe chronologique, ordonné. J’essaye de ne pas penser au fait que je suis censé terminer dans moins d’une heure pour regagner un appartement vide, même d’Isaac qui vient moins. Je devrais le tenir à distance, pour son bien, pour le mien, et me réjouir de tout ça, d’ailleurs j’essaye réellement de le faire. Peut être que ce soir, je devrais essayer de devenir client du bar dans lequel je travaille, juste pour quelques heures, quelques bières. Je pourrais rencontrer quelqu’un aussi. Une fille, peut être. Mon regard erre, et se pose sur une table qui vient d’être prise, dont je m’approche avec un calepin vierge pour prendre la commande. Arrivé à hauteur de la table, je reconnais le client qui est installé là et je me crispe, instantanément. Sa vision me fait presque horreur, et l’espace d’un instant, je manque de céder à la panique, à l’angoisse, la violence de la douleur – je ne sais pas. William Hardy a été mon meilleur ami pendant des années. On s’est connus au collège, la grande bande, les deux duos de frères jumeaux. Harry et William Hardy, Thomas et Dexter Simmons. Nous avions tellement de points communs, il était si facile pour nous de nous comprendre – en tout cas au sujet de ces liens fraternels. Et à l’heure où personne d’autre ne sait, personne d’autre ne comprend, j’aurais cru que William serait là pour comprendre. Pour imaginer la douleur. Pour tenter de faire quelque chose, ou tout simplement pour être là. Parce qu’il sait, il doit être capable de savoir ce qu’il ressentirait si on lui enlevait Harry. Je ferme les yeux en m’approchant de la table, l’écoute sortir cette excuse ridicule qui me donne envie d’attraper le col de sa chemise pour le plaquer contre le mur du bar pour lui en coller une en pleine figure. La haine, la rage, la violence, voilà comment se manifeste cet arrière goût amer de déception que je ressens. Je le connais lâche, j’aurais dû savoir à quoi m’attendre. C’est sans doute trop compliqué pour lui. Je dois rester calme – et inspire en notant, de manière tout à fait inutile – sur le petit calepin, la bière qu’il me commande. « William », je lâche en hochant la tête. « Si, je travaille ici. C’est absolument fou, non ? » j’ajoute, complètement ironique – personne, de lui ou de moi, ne trouve passionnant le fait que je bosse au Carling. Je suis prêt à parier qu’il aurait même préféré que je n’y travaille pas. Je m’éclipse pour aller chercher sa bière, reviens quelques secondes plus tard. « Voilà. Désolé, j’imagine que me croiser ici ce soir n’entrait pas dans tes plans », je souligne en penchant un peu la tête et en posant l’addition sur sa table. « Tu peux changer de table si tu veux, comme ça tu changeras de serveur et le tour sera joué ». Je serre les dents, tellement énervé que je pourrais hurler cette phrase – mais je dois me calmer. William n’est pas responsable de la mort de Thomas, pas plus qu’il n’est responsable de ma tristesse.
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MessageSujet: Re: i'm your worst friend w/ dexter   Dim 18 Oct - 2:12

Il ne le prend pas très bien et je peux tout à fait comprendre pourquoi, à dire vrai je m'y attendais même. J'ai été un ami déplorable, dans une situation ou il pourrait facilement me blâmer d'avoir pu le comprendre mieux que d'autres sans l'avoir fait pour autant. J'ai un jumeau, et comme toute personne dans ce cas de figure, je me suis déjà imaginé perdre Harry plus d'une fois en me disant que je n'y survivrait sans doute pas. L'histoire de Dexter m'a d'ailleurs évidemment touché, bien qu'il n'en ai jamais rien su et qu'il me le reproche sans doute désormais à en juger par sa réaction positionnée sur la défensive. Mais c'est juste compliqué, beaucoup trop compliqué à gérer pour moi. L'excuse n'est pas vraiment valable, et je le sais mieux que personne, mais j'ai toujours eu pour habitude de fuir l'impuissance comme s'il elle pouvait me blesser profondément. A l'époque, je n'ai pas non plus forcément affronté mon père, j'ai au contraire décidé de quitter la maison, pour cesser d'avoir à penser à ce qui pouvait se passer sous ce toit, sans trop de succès d'ailleurs. Certains pourraient penser qu'il s'était agi d'une preuve de courage, mais au fond de moi, je sais pertinemment que c'est au contraire une énième manifestation de lâcheté qui m'a fait naviguer loin de la maison familiale. Mais Dexter m'a rappelé la promesse faite à mon frère, m'a fait comprendre que certaines choses valaient la peine de se battre, même lorsqu'elles semblaient désespérées et hors de contrôle. Le naturel a cependant cette fâcheuse tendance à revenir au galop. Une sorte de crainte continuelle, la peur du rejet aussi qui me pousse à adopter cette attitude ingrate que mon meilleur ami d'enfance n'aurait jamais dû subir de ma part. C'est difficile même pour moi, de réellement comprendre pourquoi je ne l'ai pas appelé, de trouver une explication logique à tout ça. L'instinct de conservation peut être, mais j'imagine que ça me dépasse, que je n'ai vraiment pas envie de développer sur le sujet. Mon frère est vivant, Thomas est mort, c'est comme si quelques chose s'était brisé entre nous aussi, comme si notre relation ne pouvait plus être la même avec cette vérité là. « Ecoute Dext, je sais que je t'ai laissé tomber. » J'avoue pas vraiment à l'aise, mais c'est de toute façon la meilleure chose à dire pour ne pas empirer drastiquement la situation qui est déjà loin d'être idéale. Me comporter comme si je n'avais pas été un total connard avec mon meilleur ami il y a quelques semaines de ça et feindre la décontraction ne va pas atténuer la colère que je perçois à travers son regard déçu. Nous avons toujours été comme les doigts de la main, mais aussi capables de nous balancer des vérités pas forcément agréables au visage sans prendre tellement de pincettes. Je suppose que ce soir, est un de ces soirs, et que je ne vais très certainement pas m'envoyer en l'air de sitôt. « Tu sais que j'ai des réactions de merde parfois, souvent même, mais je me fiche pas de ce qui t'es arrivé, évidemment que je me fiche pas de ce qui t'es arrivé, c'est juste... » Je prends une inspiration, mais me forcer à repenser à tout ça, me fait avaler ma salive avec difficulté. « Je ne sais pas quoi te dire, j'en ai pas la moindre idée. Je sais pas ce que je voudrais entendre si j'étais à ta place. Pas grand chose sans doute. Je suis désolé. » Je baisse les yeux. J'essaye de me justifier une fois de plus, mais dans le fond, je sais que ce sont de bien mauvaises excuses. Il aurait tort de les accepter.
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MessageSujet: Re: i'm your worst friend w/ dexter   Mar 20 Oct - 23:15

Je n’ai pas très envie d’écouter William, en réalité, et pourtant, il y a une part de moi qui me force à rester planté là, debout, devant lui, à écouter ses explications qui ne tiennent pas la route. La vérité, c’est que je le trouve impardonnable, que je lui mets sur le dos une grosse partie de la solitude ressentie dans la tristesse, dans la violence du désespoir. Bien entendu, je ne souhaite rien de tel à mon meilleur ami, mais s’il avait perdu Harry, si Harry était mort plutôt que Thomas, je n’aurais pas su quoi lui dire non plus. Non, je n’aurais pas eu de mots suffisamment forts pour le réconforter, c’est certain. Mais je suis sûr d’une chose, au moins : je ne l’aurais pas laissé tout seul, je ne l’aurais pas laissé là, dans sa propre détresse, incapable de se débattre tout seul contre tout cet enfer. Je me suis jeté corps et âme dans le sauvetage d’Isaac, dans la prise en main de Giulia, et finalement, même mes parents m’ont laissé tomber. Tous ont le mérite d’avoir l’excuse du drame, du deuil à porter. Mais lui, qu’est-ce qu’il porte ? Il connaissait à peine Thomas. Je baisse les yeux, me mords l’intérieur de la joue pour ne pas me laisser envahir par les flux d’émotions qui me serrent la gorge à présent. Que lui dire, de toute façon ? Je ne vais pas lui répéter que je lui en veux. Je connais ses défauts, la stupidité n’en fait définitivement pas partie.

« Je n’attendais pas de toi que tu trouves les mots », je lâche soudainement en observant la bière que je viens de déposer devant lui. « Personne ne peut le faire. Personne. » Pas même lui qui pourtant connait la valeur d’une relation entre deux jumeaux, pas même lui qui pourtant me connait. Il ne sait pas, il ne sait rien de la douleur de perdre cet être cher, il ignore encore plus la culpabilité du culot, le regret, le manque, l’agonie, la panique, toutes ces choses là. « Mais tu aurais pu être là. Juste être là, ne serait-ce que pour m’en coller une quand j’oublie que je suis en train de vivre dans cette réalité merdique où mon frère s’est fait tuer alors qu’il aurait dû encore vivre des dizaines d’années. Tu sais ce que ça fait, de se débattre seul ? » je demande, un peu injuste, sans doute. Car si je peux reprocher à William son absence, je ne peux en revanche pas lui mettre sur le dos l’absence des autres et toute ma solitude. « Le pire c’est que j’aurais accepté ton silence ». Je soupire, conscient que cette conversation n’a rien à faire au Carling et que de toute façon, elle ne devrait sans doute pas avoir lieu. « Ton silence m’aurait aidé à aller mieux ». Je soupire, range mon carnet de commandes pour jeter un œil aux clients autour qui veulent apparemment commander. « Je ne compte pas foutre en l’air ta soirée. Appelle Gina la prochaine fois que tu veux commander ».
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MessageSujet: Re: i'm your worst friend w/ dexter   Ven 22 Jan - 12:27

La maladresse fait partie de mon quotidien. Lui, mieux que la plupart des gens, connaît mes travers à ce niveau là. William Hardy sort toujours le mauvais truc au mauvais moment, William Hardy ne sait pas non plus montrer qu'il tient à autre chose qu'à son frère et même sur ce point là Dexter a du corriger légèrement son attitude à grand renfort de vérités balancées à la gueule au nom d'une amitié inébranlable. Inébranlable, ce n'est d'ailleurs sûrement plus le mot adéquat pour qualifier notre amitié, mais qu'importe. Je ne suis pas borné au point d'être incapable de reconnaître mes torts. Une de mes grandes qualités d'ailleurs, je sais parfaitement reconnaître quand je fais de la merde. Aspect de ma personnalité très certainement grandement encouragé, par le fait que je fais très souvent de la merde et qu'il y a toujours quelqu'un pour ne pas hésiter à me le dire d'ailleurs. Ce qui n'est sûrement pas plus mal à vrai dire. Alors je l'écoute, comme j'aurais dû le faire il y a de ça quelques mois, au lieu de l'éviter, en espérant que pour le coup, m'en balancer plein la gueule lui fasse au moins un semblant de bien.

« Tu gâches pas ma soirée. » En réalité si complètement, mais c'est sûrement pas la chose à dire, et mieux vaut sans doute une soirée sacrifiée qu'une amitié perdue ou quelque chose de ce goût là en tout cas. « C'est mieux qu'on en parle. Je m'enverrais en l'air plus tard, c'est pas important. » Notre amitié l'est, mais comment lui dire sans faire dans le mélo ? Je pars peut être trop souvent du principe qu'il sait ce que je pense, et parfois c'est vraiment pas suffisant. C'est ce qu'il essaye de me faire comprendre avec l'impression, je veux bien l'imaginer, de ne pas vraiment y arriver. Je comprends très bien en réalité, j'ai juste du mal à changer les choses à ce niveau là. « Je suis vraiment désolé Dex, il n'y a pas grand chose à dire d'autre, je sais que j'ai merdé. » Si seulement j'étais capable de faire mieux que ça. Mon discours est vraiment pathétique, pourrait lui donner la sale impression que je me fiche éperdument de ce qui est arrivé à son frère, mais ce n'est tristement pas le cas. Bien au contraire. « Tu me connais, c'est pas la première fois que je suis complètement à côté de la plaque... C'est vraiment pas une excuse, c'est pas du tout ce que je veux dire par là, mais je pensais pas que ça comptait autant pour toi, je me suis dit que tu préférerais avoir la paix, plutôt que d'avoir Harry et moi sur le dos. C'était plus simple aussi, égoiste à souhait, pathétique de la part d'un pote.»
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