(viktor) + Knockin' on heaven's door ▬ klanjec, juillet.

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MessageSujet: (viktor) + Knockin' on heaven's door ▬ klanjec, juillet.   Lun 8 Juin - 11:25

Knockin' on heaven's door
manoah & viktor
Depuis que notre conflit a éclaté avec Viktor, j'ai la sensation de crever de l'intérieur. Alors que je me complaisais dans ma fuite et me satisfaisais amplement de la distance imposée entre nous en guise de vengeance, je ne détiens dorénavant plus cette capacité d'être éloigné de lui. Mon monde tenait uniquement grâce à lui, j'en suis conscient, alors me sentir à des kilomètres de cet être avec qui je ne faisais plus qu'un, a le don de réduire à néant la solidité de mon univers. Dorénavant, il est pleinement explosé et je tente de le construire à nouveau à l'aide de mon petit-ami et de notre détermination. Il souffre autant que moi, je le remarque quand je pose mon regard dans le sien, alors ce n'est pas envisageable de poursuivre dans cette voie. L'indifférence n'a jamais été un moyen bénéfique pour se pardonner mutuellement et se retrouver, au contraire il consiste plutôt à accentuer un froid qui me glace déjà suffisamment. Depuis un mois, j'organise ainsi un voyage sans l'avertir ou lui offrir d'indices, donnant quelques coups de téléphone à ses parents, en cachette, pour leur retourner nos horaires de vol. Ils semblent émerveillés, sa génitrice m'a par ailleurs remercié un nombre incalculable de fois pour lui amener son fils qui lui manque tant.

Une fois à l'intérieur du taxi, j'observe Viktor attentivement et en silence, puis remarque à quel point il est excité par ce voyage. Il ignore la destination mais je sais pertinemment qu'il sera comblé peu importe le lieu dans lequel nous nous rendons. Si seulement il apprenait notre destination, il sauterait probablement de joie. Je tenais à lui offrir ce billet d'avion pour sa ville natale, histoire qu'il retrouve sa famille, et accessoirement un semblant de joie. J'ai l'ultime conviction qu'il sera submergé par un bonheur nouveau, que cet escapade lui permettra de se ressourcer. Je sais que c'est nécessaire pour qu'on se remette sur pied et puisse accorder à l'autre plus d'attention, plus d'amour. Notre complicité s'est presque entièrement envolée, mais elle n'est pas non plus anéantie. J'ai confiance en lui, en nous. J'ai la sensation que cette excursion sera bénéfique, mais je peux commettre une erreur en l'affirmant – toujours est-il que ça me crèverait le cœur. J'ai envie de croire qu'elle nous sauvera en nous accordant un moment de répit, peut-être même un rapprochement. Quand bien même je me méprendrais, je ne cesserais jamais de me battre.

Je ne lui ai pas encore avoué l'endroit exact de notre expédition, ce n'est donc pas étonnant qu'il joue au gamin durant tout le voyage. J'ai beau lui bander les yeux ou lui boucher les oreilles quand l'occasion se présente, j'ai beau lui faire promettre de ne pas se révéler curieux, il n'en fait qu'à sa tête – comme toujours. Il soulève le ruban qui couvre ses yeux quand j'ai le dos tourné, me pose trente six mille fois la même question, à laquelle je rétorque toujours : « Arrête de tricher, sale gosse. » Je ne peux toutefois pas résister à l'envie irrépressible de rire face à son comportement enfantin, celui qui m'a toujours donné du baume au cœur. J'apprécie particulièrement ce sourire de môme, ce même sourire qu'il esquissait autrefois sur une photographie. Il me fait rêver et oui je suis complètement niais, oui je gagatise totalement devant lui. Je l'aime, c'est un fait indéniable. Je récupère nos valises, lui place à nouveau le tissu autour du crâne, puis nous trouve un taxi. Je prends le soin de chuchoter l'adresse au conducteur, afin que la surprise ne soit pas ruinée quelques minutes avant l'heure fatidique. Viktor ne tient plus en place, il remue contre son siège, fait mine de vouloir retirer le bout de tissu. J'attrape ses mains en riant, les bloque pour qu'il ne puisse plus bouger et embrasse soigneusement ses lèvres. « Sois sage un peu, tu veux ? » Une idée me traverse finalement l'esprit, sûrement stimulé grâce à cette complicité légèrement retrouvée. « Tu auras une récompense si tu arrêtes ton cirque. » Il doit probablement avoir une idée en tête parce qu'il s'apaise instinctivement. Je descends du taxi une fois arrivés, attrape les valises, tends quelques billets au chauffeur, et aide mon petit-ami à descendre de l'automobile puis à se déplacer jusqu'à la porte. Je me glisse derrière lui, frappe quelques coups, garde une main autour de sa taille et dépose un baiser contre sa tempe. « Tadam... je souffle tout doucement à son oreille, avant de le débarrasser du turban pour qu'il retrouve la vue. » Même pas le temps de réagir que sa mère est déjà en train de serrer fortement sa taille, en prononçant des propos d'un ton à la fois ému et tonitruant. Et moi, je souris comme un débile et reste en retrait pour contempler ce spectacle magique, cette famille aimante enfin  réunie que je n'aurais jamais le droit d'avoir.
electric bird.

 


Dernière édition par Manoah S. Steadworthy le Ven 12 Juin - 13:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (viktor) + Knockin' on heaven's door ▬ klanjec, juillet.   Mer 10 Juin - 12:29

manoah ∞ viktor
Aujourd'hui était un jour particulier. Ou en tout cas, ça y ressemblait. Les jours de la sorte étaient assez rares depuis quelque temps ; Manoah avait un peu arrêté ses cadeaux habituels, leur complicité en avait pris un coup également. Les choses pourtant allaient en s'améliorant, on pouvait le remarquer par exemple depuis que le blond avait parlé de bébé – bien que Viktor soit toujours un peu sonné par la demande. Et ce jour-ci, c'était réellement la preuve que tout n'était pas perdu. Après avoir tout manigancé dans son dos, Manoah lui annonça qu'ils partaient. Où ? Aucune idée, il n'avait rien voulu dire. Toujours était-il qu'un petit voyage les attendait... une merveilleuse idée selon Viktor. Quitter Londres leur ferait du bien, quitter un peu la fac, mais également cette ville où Jackson et lui avaient fauté, afin de se rendre dans un lieu neutre. Bien sûr, il angoissait un peu de ne pas savoir où ils allaient et tellement d'idées fusaient dans sa tête que Viktor était incapable d'en choisir une. Il avait bien essayé d'en savoir plus... Mais ça s'était à chaque fois soldé par un échec. « On va oùùùùù ? Dis-moi ! J'veux savoir on va où ! » Un véritable gamin... Il était tellement excité que ses phrases n'étaient même plus correctes. Le pire sans doute fut quand Manoah lui passa un bandeau autour des yeux. Pour plaisanter, il fit avec un petit sourire : « Pourquoi tu fais pas çaaa au lit? » C'était juste pour le taquiner... ils n'avaient pas besoin de ça pour s'amuser au lit !

Être aveugle durant quelques heures, c'était vraiment très bizarre. Privé de la vue, il ne se priva pourtant pas du reste et gesticula autant que possible, lui demandant presque toutes les dix minutes où ils allaient. Comme un gamin qui demandait sans cesse à ses parents quand est-ce qu'ils arriveraient, durant les longs trajets en voiture.
Comprenant que ça ne servait à rien et que Manoah ne lâcherait rien, il finit par s'arrêter et par se calmer. En apparence tout du moins car dans sa tête c'était un gros bordel. Cependant il était content. Dans tous les cas, ils se retrouveraient un peu ailleurs, Viktor en était persuadé. Et puis, voilà la preuve qu'il faisait totalement confiance à son blond : il le laissait le guider sans s'en inquiéter. En fait, il confierait sa vie à son homme sans hésiter. Tout comme sa mère avait fait d'ailleurs en laissant le blond lui enlever son fils : c'avait été un déchirement mais elle avait su reconnaître le meilleur pour Viktor. Et maintenant... il était heureux. Enfin, ça ressemblait au bonheur et même si actuellement ça n'en avait pas l'air, il ne se sentait pas malheureux non plus. D'ailleurs il n'avait pas du tout parlé à ses parents de leur situation actuelle ; inutile de les mêler à ça et de les inquiéter. Viktor avait choisi de s'en aller, il voulait montrer que ce choix n'avait pas été néfaste à son épanouissement.
Le trajet touchait presque à sa fin, et ce n'était pas pour en déplaire à Viktor ! Il stressait peut-être un peu, il fallait l'avouer.
A l'avion se succéda le taxi, signe qu'il n'en restait vraiment plus pour longtemps. Viktor demanda une toute petite dernière fois où ils allaient mais Manoah resta muet. Il fit la moue mais ne lui en voulait pas : dans le fond c'était cool les surprises !

La route en taxi ne fut pas longue, presque rien comparée à l'avion en tout cas. Manoah l'aida à sortir et le guida le temps de quelques pas. Son cœur battait à cent à l'heure, parce qu'il allait découvrir où ils étaient et la surprise de son homme. Il souriait mais c'était surtout un sourire nerveux pour l'instant. Sourire qui se fit plus naturel lorsqu'il reçut le petit baiser de Manoah. « On est arrivés... ? » Oui, ils l'étaient, d'ailleurs il lui retira son bandeau.

Sa maison. Sa mère. Un énorme câlin. Viktor avait ouvert les yeux mais les avait refermés aussitôt pour profiter de l'étreinte que lui offrait sa mère. C'était... waw. Des larmes ne tardèrent pas à couler sur sa joue, il avait du mal à réaliser. Le Croate aurait dû se douter de leur destination après tout ; ils en avaient parlé une fois mais ça ne lui était pas venu en tête. Il n'avait pas pensé... que son homme était aussi génial !
Ce câlin dura de longues minutes. Elle finit par le relâcher – avec un peu de mal cependant. « Waw... waw... J'suis vraiment chez moi là ? » dit-il en regardant Manoah. Il lui lança un regard plein de gratitude avant que sa mère ne les entraîne à l'intérieur. Rien n'avait changé ici, c'était toujours pareil. Petit, mais suffisamment grand pour ses deux parents. Elle annonça d'ailleurs que son père n'était pas là pour l'instant, toujours au boulot. Viktor grimaça un peu en se rendant compte qu'il avait perdu un peu de sa langue maternelle, à force de ne pratiquer que l'anglais. Compatissante, sa mère se lança dans un anglais parfois bon parfois mauvais, pour leur raconter tout un tas de trucs. Pendant ce temps, Viktor attrapa la main de son amoureux et la serra fort contre la sienne. Il avait les yeux rouges et un énorme sourire sur les lèvres, bref il était simplement heureux.

Après une bonne demi-heure de discussion et de câlins, Viktor invita son amoureux dans sa chambre. Il voulait vraiment le remercier pour cette surprise – et aussi s'assurer que tout était toujours pareil, dans cette pièce. Effectivement, des dessins accrochés au mur, un lit d'une seule place sur lequel ils devraient sans doute se serrer. Il ferma la porte derrière eux puis se mit dans ses bras. « Merci chaton... Je... c'est dingue ! T'es vraiment génial... On va dire que j'te pardonne de pas m'avoir dit... » Il rit doucement. Ca leur ferait vraiment du bien : la mère de Viktor aimait Manoah comme son fils et ça pourrait le requinquer lui aussi.
Viktor releva la tête vers son blond et lui vola un doux baiser. « C'est toi qui auras le droit à une récompense. C'est trop beau comme cadeau. »
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MessageSujet: Re: (viktor) + Knockin' on heaven's door ▬ klanjec, juillet.   Jeu 11 Juin - 21:46

Knockin' on heaven's door
manoah & viktor
Le vol n'a beau durer que 2h15, je suis dépourvu de patience. Je n'ai qu'une hâte, c'est de sonner à cette porte et apercevoir Viktor submergé par le bonheur. Je n'ai pourtant pas besoin d'attendre infiniment puisqu'il ne renonce pas à ce sourire amusé. Il était déjà envahi par l'euphorie avant de quitter notre appartement, à la simple idée de s'éloigner de notre quotidien morne et enclin aux altercations diverses et variées. Même s'il adopte un comportement enfantin en souhaitant connaître notre destination, il n'en reste pas moins émerveillé peu importe l'endroit où nous nous rendons. Je crois qu'il ne tient pas à requérir une explication pour cette surprise, il sait pertinemment pourquoi je lui ai offerte. En quête de renouveau et d'exil, ce voyage semble la solution idéale pour nous. « Parce que je préfère t'attacher les mains avec quand t'es pas sage, je rétorque à sa remarque avec un sourire à la fois mutin et fier. » Il devrait par ailleurs avoir une démonstration ce soir pour son impertinence, si j'ai suffisamment d'énergie pour m'opposer à sa volonté et lui faire goûter à la frustration.

Une fois parvenus à destination, Viktor ne semble pas en croire ses yeux. Il avait probablement établi certaines hypothèses dans sa tête, et à deviner sa surprise, il n'avait songé à cette alternative. Il n'a pas non plus le temps de réaliser que sa mère le serre déjà avec puissance contre elle. « Il semblerait, j'annonce à l'aide d'un sourire, les laissant à leurs retrouvailles. » Sa mère ne se limite pas pour autant en marques d'affection avec moi, elle me couvre par ailleurs de baisers et de mots doux. Elle ne réalise pas à quel point elle a le don de me réchauffer le cœur en seulement quelques secondes, à vouloir me donner autant d'importance dans leur famille et à m'inonder de tendresse. J'ai le cœur tout mou lorsque mon regard croise le sien, empli d'amour et d'émoi. J'aimerais oser la prendre dans mes bras ou lui poser un baiser contre sa tempe, mais je n'ai pas encore la capacité d'autoriser une certaine proximité. Il faut me laisser le temps de prendre à nouveau mes marques et mes habitudes. Je prends tout de même le temps d'écouter attentivement ses anecdotes ou mésaventures, toujours avec un plaisir immense. Elle prend le soin d'user de l'anglais, pour que je puisse assimiler ce qu'elle raconte sans trop de difficultés. Lorsqu'elle ne connaît pas l'équivalent d'un mot, elle prononce en croate et Viktor me sert de traducteur. Sa mère est passionnante, pourvue d'un humour sans faille et d'une générosité invraisemblable, certainement pour cette raison que Viktor l'aime autant.

Lorsque nous devons la quitter avec regret pour qu'elle termine le dîner, nous gagnons la chambre de mon petit-ami. Il s'en est passé des choses dans cette pièce : notre premier baiser, notre première fois ; nos meilleurs moments. « Ta maman a l'air heureuse, je déclare simplement avec un sourire, assez heureux d'avoir pu les réunir. » Je sais pertinemment qu'ils ne possèdent pas l'argent suffisant pour payer un billet à leurs fils, et ce n'est pourtant pas l'envie qui leur en manque. Je sais aussi que Viktor a versé quelques larmes entre mes bras en exprimant le manque ressenti en leur absence. Je ne pouvais pas rester les bras croisés alors que je suis le fautif : je leur ai volé Viktor d'une certaine manière, je l'ai emmené avec moi à Londres sans leur donner le choix. « Ça m'arrive oui. » Je suis modeste et en plus de ça, je n'ai aucune confiance en moi. J'ai beau avoir arrangé les choses en brisant leur distance, je n'ai pas non plus accompli un acte de bonté. C'est facile lorsqu'on a de l'argent plein les poches, je n'ai aucun mérite. « Tu m'excites quand tu parles croate, au fait, je lance en le serrant davantage contre moi, un sourire amusé dessiné sur les lèvres. » Sérieusement, je ne comprends rien à leur langue mais c'est ce genre de choses toutes bêtes qui pourraient entraîner une certaine avidité chez moi. Il finit par me proposer une récompense et je n'hésite pas à lui demander d'un air tout à fait sérieux : « Une fellation ? » Je n'ai pas honte à dire que j'ai envie de lui, surtout que ça fait une éternité que nous n'avons pas fait l'amour, je n'ai pas non plus honte de penser à ça instinctivement. Il le fait bien, lui. Un regard sensuel pointé vers lui, je glisse ma main dans ma poche de jean et extirpe le foulard. Je le passe contre sa peau, de ses doigts, sa nuque à son visage, avant de le laisser pendouiller autour de son cou. Je l'embrasse avec fougue, avant de souffler doucement contre ses lèvres : « Occupe-toi de moi, je me charge de toi ensuite. » Le ton presque autoritaire et directif, qui révèle mon excès de désir. Autrement dit : suce-moi et je m'amuserai avec ton corps ensuite. Mais je suis trop poli, trop coincé, trop... moi. Je m'assois sur son lit une place, déboutonne promptement mon pantalon et tire sur le foulard pour qu'il se mette à genoux entre mes jambes.
electric bird.

 
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MessageSujet: Re: (viktor) + Knockin' on heaven's door ▬ klanjec, juillet.   Lun 22 Juin - 19:53

manoah ∞ viktor
La mère de Viktor avait très vite considéré Manoah comme son propre fils. De ce fait, elle n'avait pas hésité à lui faire plein de câlins à lui aussi, probablement parce qu'elle était reconnaissante pour plein de choses. Reconnaissante d'avoir extirpé Viktor de leur misère, et reconnaissante de le lui ramener le temps de quelques jours. Bien sûr elle ne savait pas la phase difficile que traversait leur couple et n'avait pas à le savoir. Le mieux, c'était que les deux hommes n'avaient pas à se forcer pour paraître amoureux devant elle, tout semblait naturel. Ca l'était en fait, comme si quitter Londres avait tout effacé d'un seul coup. C'était ce qu'il aimait dans les voyages, même s'il n'en avait pas fait beaucoup. De quoi se vider la tête... ne plus penser au quotidien pour une durée indéterminée. Viktor ne savait pas combien de temps ils restaient mais ne râlerait pas au moment de partir ; il était bien trop reconnaissant envers son amoureux pour ça.
Son père avait eu un peu plus de mal à accepter Manoah. Il fallait dire que les pères avaient également plus de mal à accepter l'homosexualité de leur enfant, en général. Ce fut le cas avec le paternel Aksentije, cependant maintenant tout était réglé. Le blond avait fait ses preuves désormais et même si son père ne parlait presque pas anglais, il souriait toujours à Manoah quand il était là. Un vrai sourire sincère. Parfois même, il l'enlaçait. Chose que son père faisait très rarement.
Tout ça pour dire que les beaux-parents de Manoah se comportaient comme des vrais parents. Parfois même, la mère de Viktor l'engueulait parce qu'elle trouvait qu'il ne mangeait pas assez, ou des choses comme ça qu'elle ne se permettrait habituellement qu'avec son fils.
Viktor était assez heureux de cette situation.

Ils laissèrent finalement sa mère seule à faire la cuisine en chantonnant. Ils auraient pu aider, mais malheur à celui qui touchait à ses fourneaux ! Elle s'épanouissait parfaitement en préparant à manger, adorait ça. D'ailleurs, pour cette occasion spéciale elle avait prévu des plats typiquement croates afin que son fils n'oublie pas totalement ses origines.
Cette chambre leur avait servi de cocon pendant un petit moment, Viktor se rendait compte maintenant qu'elle était bien trop petite pour eux deux, avec le recul. Il était pourtant heureux de l'emmener de nouveau ici, car ça lui rappelait plein de petites choses. Plein de premières fois... plein d'autres fois encore. « Elle n'a pas l'air, elle l'est. » affirma le Croate avec un petit sourire. Il adorait la voir aussi radieuse... Il embrassa la joue de son amoureux. « Moi aussi je suis heureux d'ailleurs. Ca faisait longtemps... que c'était pas arrivé. » Il fallait être honnête. Viktor caressa doucement le bras du blond. « J'espère que toi aussi tu l'es... mh ? » Il savait que c'était plus délicat de son côté et que le bonheur mettait plus souvent longtemps à arriver. Peu importait, Viktor s'emploierait pendant ce séjour à le combler. Et bien après, d'ailleurs !
Viktor fit un petit sourire à Manoah après son commentaire. « Oh, c'est vrai, ça t'excite ? Je ne le parle plus aussi bien... » Malgré tout, il se mit sur la pointe des pieds pour lui murmurer qu'il l'aimait dans sa langue maternelle.

A priori il semblait vraiment excité, car quand Viktor parla de récompense... il osa quémander une fellation. A vrai dire, ça le surprit un moment. Ce n'était pas dans les habitudes de Manoah que de lâcher des mots aussi crus comme ça, c'était au contraire le style de Viktor. Du coup il ne put empêcher à ses joues de rougir un peu... « Eh bah... Rien que ça ! T'es sûr que t'as pas pris de coups dans l'avion ? » qu'il dit pour le taquiner un peu. Il suivit des yeux le mouvement du foulard et la température ne tarda pas à monter de son côté également. « Tu sais que je trouve ça très sexy quand tu prends les devants comme ça... ? » Il lui fit un sourire coquin puis se laissa guider jusqu'entre ses jambes, entraîné par le foulard autour de son cou.
« Ca m'fait bizarre de refaire ça ici... » Il fit la moue, un peu perturbé. Cependant il ne s'en occupa pas trop.


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MessageSujet: Re: (viktor) + Knockin' on heaven's door ▬ klanjec, juillet.   Mar 30 Juin - 7:49

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manoah & viktor
L'objectif de ce voyage n'est pas uniquement de faire plaisir à Viktor, j'ai une intention plus personnelle vis-à-vis de cette surprise organisée. Notre couple battant de l'aile en ce moment, c'est une occasion propice à des retrouvailles. Je ne saurais pas lui exprimer mes désirs, mais je ressens dans son rapprochement qu'il possède des idées identiques aux miennes. Mon cœur se réchauffe tout doucement, brisant la glace formée tout autour depuis plusieurs mois - la couche devenant plus épaisse au fil des jours. Par sa tendresse habituelle, Viktor trouve le moyen de m'attendrir et de faire en sorte que je rende les armes avec une facilité déconcertante. Il me comble avec son sourire enfantin, me fait palpiter le cœur lorsque sa voix mélodieuse aux tintes féminines transperce mes oreilles. Lorsqu'il prononce quelques mots croates pour communiquer avec sa mère, je le scrute de ce regard à la fois lumineux, amoureux et admiratif. Est-ce nécessaire de préciser à quel point je peux aimer cet homme ? Je ne crois pas, ça semble être un fait clairement évident.

Quand sa mère nous annonce qu'elle doit continuer le dîner, je retrouve une légère anxiété. Même si depuis notre départ, nos corps semblent s'apprivoiser à nouveau et notre complicité refait surface, il n'en reste pas moins cette appréhension qui ne me quitte plus. Je suis effrayé à l'idée que notre relation soit brisée à tout jamais, que notre alchimie soit fracassée et que mon désir pour lui ne me consume plus. Pourtant quand nous gagnons sa chambre et que je pose mon regard dans ses yeux clairs, un torrent d'émotions nouvelles et espérées me submerge. Je ressens cette pointe d'excitation au creux de mes reins, qui me brûle de manière assez plaisante. J'ai juste le goût de lui faire l'amour sans ne plus tarder, de lui arracher les vêtements pour libérer la frustration savourée depuis des mois. Et en vérité, je ne perds pas de temps pour réaliser ces envies. « Il va me falloir encore un peu de temps pour l'être réellement. Mais actuellement, je le suis. Parce que je suis enfin capable de te retrouver, de te toucher ou te désirer sans penser à ce type. » Il a fait preuve d'honnêteté, je suis capable d'en faire de même. Au risque de tout casser, je dévoile ce que je contiens au niveau du cœur depuis quelque temps. J'ai longtemps repoussé Viktor, non seulement au niveau du sexe, mais aussi lorsqu'il m'accordait des gestes emplis de douceur. Ce n'était pas contre lui, ni de sa faute ; je le trouvais toujours aussi beau et sexy, j'avais envie qu'il caresse ma peau. Le problème était lié à mes pensées obscures qui s’infiltraient dans mon esprit. Je me résignais à ne plus imaginer ce type avec mon petit-ami, mais il me hantait à tous les coups. A chaque fois que j'avais besoin d'intimité avec Viktor. Alors je soupirais, m’éloignais de Viktor avant d'avoir tenté quoi que ce soit, puis je m'isolais avec une tête de déterré. Ce Jackson, j'aurais sincèrement adoré le savoir mort. Il m'aura pourri la vie jusqu'au bout, notamment mon lien si fort entretenu avec mon homme.

Dorénavant, j'ai suffisamment de force pour chasser ces images de mon crâne. Je suis capable de désirer Viktor sans songer à leur aventure. J'imagine que cette escapade à Klanjec n'y est pas pour rien, qu'elle est par ailleurs un des principaux facteurs de ce rapprochement. « Evidemment que... Mh. » Pas le temps de finir ma réponse qu'il perturbe mon petit cœur en le rendant tout mou. Je fonds littéralement lorsqu'il me souffle ce je t'aime en croate, il sait s'y prendre ce petit pour dompter un animal aussi sauvage que moi ! Mon avidité s'accentue lorsqu'il prononce ces mots, si bien que je me hâte à lui révéler. J'enlève mon jean, m'assois contre le rebord du lit et tire sur le foulard posé autour de son cou pour qu'il se mette à genoux entre mes jambes. « Je crois que j'en ai même pris plusieurs. » Ce n'est tellement pas habituel que je prenne autant les devants, que je lui ordonne presque une fellation. Je suis normalement plus effacé et évasif, moins autoritaire. Je laisse Viktor me commander bien que je tienne à une certaine position. « Ahah... Sûrement, je réponds simplement en me grattant nerveusement la tête. » Je suis tellement mal à l'aise par ce compliment dont je n'ai plus forcément l'habitude. Je n'ai plus du tout confiance en moi depuis que mon petit-ami s'est tapé un autre gars, alors j'accepte cette gentillesse avec plaisir mais difficulté. Je rougis légèrement, puis glisse une main derrière sa nuque pour l'accompagner dans ses coups de langue bien placés. Le corps légèrement tendu vers l'arrière, je laisse l'excitation infiltrer tout mon corps, la libérant de temps à autre par des gémissements de plaisir. C'est tellement bon....

Lorsqu'il cesse tout mouvement, je l'accueille sans mécontentement sur mes genoux, lui laissant un moment de répit avant de poursuivre notre ébat. « Si tu t'y prenais moins bien, peut-être que je crèverai moins de chaud... Remédier à ça ? Je peux ouvrir la fenêtre, je déclare en souriant, avant de poser mes lèvres contre les siennes. » Je n'ai pas l'intention d'arrêter alors que selon moi, on vient à peine de commencer. Je me lève ainsi, l'entraînant dans mon élan. J'attrape le tissu entourant son cou, puis le place à nouveau sur ses yeux, comme il me l'a demandé avant d'arriver chez lui. « Je peux toujours dormir à terre, ça ne me dérange pas... » Je souris de ma plaisanterie, glissant le commentaire au creux de son oreille, puis me rends près de la fenêtre pour bénéficier d'un courant d'air. Je reviens auprès de lui et tire son bas pour que mes yeux puissent profiter de sa nudité. Je m'applique à faire frissonner son corps par de légères caresses, ne le touchant que du bout des doigts. Je tourne autour de lui comme un vautour, tandis qu'il se tient nu au milieu de la pièce. Le sérieux incrusté sur le visage, je pose une main au niveau de son menton pour qu'il penche la tête en arrière, puis je pose quelques baisers au creux de son cou en prenant le soin de laisser des marques. Seule ma bouche est en contact avec son corps, le reste s'éloigne de lui pour qu'il prenne goût aux émotions ressenties et accentuées par sa cécité à durée indéterminée. Si j'en avais la possibilité, je m'aiderais probablement de chocolat fondu ou de glaçon, mais je ne crois pas que sa mère apprécie réellement l'utilité de la manœuvre. J'introduis en même temps un doigt entre ses lèvres, pour  jouir d'un contact chaud et humide, et parce que je dois l'avouer, ça m'excite quand il entreprend ce geste. Je me contente ainsi de retrouver son corps en douceur, d'éveiller un désir nouveau.
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MessageSujet: Re: (viktor) + Knockin' on heaven's door ▬ klanjec, juillet.   

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