DJS || all of these lines across my face

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MessageSujet: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 14:42

Je me présente, je m'appelle Dexter Jeremy Simmons, 27 ans. Je suis né(e) le 1er juillet, à Londres (UK) et j'habite à Londres, dans le très particulier quartier de hammersmith. Je suis par ailleurs bisexuel, et puisque la question vous brûle les lèvres, je suis malheureusement célibataire. Que vous dire de plus si ce n'est que dans la vie je suis  actuellement serveur dans un bar et à l'accueil d'une et que mon rêve le plus fou serait de devenir écrivain. Oh, par contre, il y a ce léger détail que vous devez savoir sur moi, je suis pris de crises d'hallucinations qui me permettent de voir mon frère décédé. Voilà, c'est tout pour l'instant. And by the way, nice to meet you!
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« Imagination is the golden-eyed monster that never sleeps. It must be fed; it cannot be ignored. »
« Dexter, F. La prochaine fois, essaye au moins de m’indiquer l’auteur du texte que tu commentes. Surtout quand il est inscrit au bas de la feuille ». Un soupir agacé plus tard et ma copie virevolte jusqu’à mon bureau et se dépose devant moi. Oh, je pourrais sans doute me sentir mal ou gêné par sa remarque – sans doute. Mais en réalité… Je m’en fiche pas mal. Je m’en fiche d’avoir F, je m’en fiche d’avoir été trop flemmard pour recopier le nom de l’auteur de son texte qui ne veut rien dire et qui date sans doute du siècle dernier – qu’est-ce que j’en ai à faire. Je glisse ma copie en dessous de mon cahier ouvert et poursuit les lignes que je suis en train de noircir d’histoires qui me captivent bien plus que tout ce que les profs peuvent me raconter. Des histoires lointaines, des histoires fantastiques. Je ferme les yeux, m’image la scène avant de la décrire plus dans le détail.

***

« Alors, comme ça, tu déménages ? C’est à moi que tu comptais l’annoncer en dernier ? » je demande, d’un air taquin. J’essaye de rester dans la plaisanterie mais j’ai la gorge serrée. Toutes ces années passées ici tous les deux, et lui qui avance, toujours plus loin. La vie de couple et les enfants, le mariage, et un jour, il oublierait d’appeler son frère ne serait-ce qu’une fois par semaine. Je crois dur comme fer à ce lien particulier qui unit des jumeaux. Je ne l’empêcherai jamais de vivre sa vie, mais une partie de moi est un peu vexée de l’avoir appris par la bouche de Maman. « Non, non, c'est juste que j'ai pensé que ce serait plus facile de le dire à maman en premier. Toi tu sais, c'est différent. Plus compliqué sûrement. » J’acquiesce lentement tout en jouant avec un stylo qui traine. J’ai toujours été beaucoup plus nerveux. Agité. Lui plus calme, plus posé et sans le moindre doute plus réfléchi. « Je vais chercher un truc. J’ai pas envie de rester là tout seul », je marmonne. « Giulia sera aussi bien sans nous dans les pattes pour se faire choyer ». Je soupire et me frotte l’arrière du crâne. J’ai toujours cru que je serai le premier à partir, ou qu’on vivrait un peu ensemble. Et puis il y a eu Isaac, Isaac a changé la vie de Thomas. « Et elle va adorer ça. Ca m'empêchera pas de venir chez toi non plus tu sais. C'est juste important pour moi. Je l'aime et puis, il faut bien se lancer parfois. » J’acquiesce lentement. Je ne peux pas prétendre que je comprends, ça non pas vraiment. Je n’ai jamais aimé personne. Je suis assez doué pour enchainer les conquêtes, en revoir certaines, parfois, mais aimer ? Non. Je ne sais même pas si je pourrais envisager ma vie avec quelqu’un un jour. Pourtant, comme mon frère, j’apprécie la compagnie des hommes. Et celle des femmes, aussi. « Ouais, t’as raison », j’abandonne finalement en hochant la tête. Je tapote son épaule en passant et m’installe dans un fauteuil pour regarder la télé, laissant là cette conversation qui me laisse un goût amer.

***

Ma tante ne m’appelle jamais. C’est la sœur de Maman, et elle n’a jamais vu d’un très bon œil cette famille mi-libérée mi-hippie que nous formions tous. Elle s’est toujours tenue à l’écart, prudente. Comme si elle risquait l’infection. Elle est médecin, urgentiste. Ambulancière. Je ne sais plus. Mais quand je vois son numéro s’afficher sur mon portable, soudainement, je suis pris de crampes et d’une étrange sensation de malaise qui refuse de me quitter. Médecin. Est-ce que c’est Maman ? Elle a eu de nombreux problèmes de santé ces dernières années, des problèmes que Thomas et moi avons tenté d’ignorer pour ne pas inquiéter Giulia. Pour une raison que j’ignore, mon bras est paralysé sur le combiné. Je ne parviens pas à cliquer sur répondre. Il me faut de longues secondes pour me sortir de ma torpeur, et quand j’y parviens enfin, je porte l’appareil à mon oreille sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. « C’est Maman ? » je demande d’une voix sourde. Mon cœur bat dans ma cage thoracique, et dans mes tempes, aussi. « Dex, je pense que tu devrais t’asseoir… » Sa voix tremble. Se veut douce, et pour une fois, est étrangement vide d’hypocrisie, vide de critiques. « Maman est morte ? » je demande, encore une fois. Mais je ne suis pas convaincu par ma question. Elle n’a pas de sens. Quelque chose cloche. « Tu es assis ? » Pourquoi elle insiste ? Quel est le sens de sa question ? Avant même que je ne m’en aperçoive, une larme m’échappe. Quoi, c’est ça que les médecins font quand ils ont une mauvaise nouvelle ? Ils insistent pour que les gens soient assis ? Histoire de ne pas maximiser les chances d’avoir un deuxième blessé sur les bras ? « Je suis dans mon lit », je lâche d’une voix grave. Il est plus de treize heures mais peu importe, je me suis couché tard. Si tard. « Il est arrivé quelque chose à ton frère ». Si elle m’avait asséné un coup en pleine cage thoracique, l’effet aurait été le même. J’aurais eu le souffle coupé de la même façon ; j’en sais quelque chose, il y a quelques années, Thomas et moi avons suivi un cours de boxe ridicule et Maman lui a crié dessus parce que je suis tombé dans les pommes après un sale coup. « Non », je réponds fermement, en secouant la tête. « Il est mort, Dex. Thomas est mort ». Sa voix tremble, maintenant, et elle pleure. Pourquoi elle pleure ? Mort ? Thomas n’est pas mort. Il m’a envoyé un e-mail ce matin, à neuf heures. Je viens d’arriver au bureau, et toi tu viens sans doute de rentrer alors bonne nuit. Il n’est pas mort. « N’importe quoi », je réponds, en allumant mon ordinateur à la hâte. Je n’ai pas rêvé je le sais, je me souviens de cet e-mail malgré l’alcool. « Je vais venir te chercher d’accord ?  Habille-toi. Je viens te chercher ». Un rire nerveux m’échappe et je trouve le mail. Je ris maintenant, et m’apprête à lui dire mais elle a déjà raccroché.

Le silence de l’appartement m’oppresse.

***

Maman hurle sa peine comme un animal blessé dans la chambre à coucher. Papa fait des allers-retours entre elle et moi, et surveille l’heure d’un œil anxieux. Dans quelques minutes, il faudra aller chercher Giulia à l’école. Dans quelques minutes, il faudra prendre la voiture pour l’hôpital. Quand une personne que vous aimez est blessée, il y a urgence, il faut y aller rapidement, la voir, apporter son soutien. Mais que faire pour un corps qui est déjà mort ? Se presser est inutile. On ne peut de toute façon plus aider. C’est ce que m’a dit Emma quand j’ai demandé à aller le voir. Il faut s’occuper de Giulia, elle est jeune, elle va avoir besoin de nous. Mais moi je ne peux pas réaliser. Les pleurs de Maman, je ne les entends pas. Je ne peux pas comprendre ce qu’il se passe tant que je ne l’ai pas vu. Il est sans doute vivant. Il ne répond pas au téléphone, et alors ? Il est occupé. En rendez-vous. Que sais-je encore. « Isaac était là », j’entends murmurer derrière moi. Je me retourne, ma tante me jette un coup d’œil furtif. Toujours là celui-là décidément. Mais il doit savoir lui. Il est au bureau avec Thomas, il doit savoir qu’il est toujours vivant. « Appelle-le », j’ordonne. Elle secoue la tête et s’approche de moi pour s’emparer de mes épaules. « Je sais que c’est dur d’être parmi nous, mais il faut que tu comprennes ». Je grimace et me dégage de son emprise. « C’est toi qui comprends pas. Il n’est pas mort », je réponds, ferme, avant de m’énerver cette fois. « S’il était mort, je serais mort moi aussi ».

***

Je suis tapi dans l’ombre d’un arbre gigantesque, à quelques pas de l’endroit où ils sont en train de mettre mon frère en terre. Je n’arrive plus à marcher, plus assez pour aller rejoindre le groupe. Giulia me prend la main et se laisse glisser au pied de l’arbre. « Il fait tellement beau », elle murmure, les yeux presque fermés. La tristesse est inscrite sur tous les traits de visage. Elle a l’air vieille, ma petite sœur, aujourd’hui. Tout le monde a l’air vieux. Je me suis planqué, il est trop facile de lire la douleur et la surprise sur la tête des gens qui rencontrent mon regard. Le double du mort ; c’est ce que je suis aujourd’hui. Mon cœur se serre et ma tête tourne alors qu’une nouvelle vague de douleur m’assaille sans prévenir. Je me laisse glisser à mon tour et fourre ma tête contre mes bras pour me soutenir tout seul. Il est mort. Je n’arrive pas à  croire qu’il soit mort. J’ai l’impression qu’il est installé là, avec nous. Sa main sur mon épaule. Son souffle lent. Il a toujours su réconforter Giulia, d’ailleurs. Il la prend doucement par les épaules et embrasse le sommet de ses cheveux. Je relève les yeux et offre un sourire à mon frère qui me rend un clin d’œil en échange. L’espace d’un instant, je me demande ce qu’on fait là. On doit avoir l’air fin, de loin, tous les trois. Je soupire et ferme les yeux, laissant le vent chaud balayer mes angoisses pour quelques instants.

Quand je rouvre les yeux, mon père presse mon épaule. Thomas a disparu, et je m’interroge sur l’endroit où il se trouve. Sans doute avec Isaac, quelque part. Chez eux. Je soupire, et me redresse doucement ; et puis je réalise, en voyant ma mère qui a été obligée de prendre une canne, et ma sœur qui s’accroche à elle comme si elle n’arrivait pas à marcher seule ; les yeux rouges de mon père. Au loin, la silhouette solitaire d’Isaac, sombre dans le soleil aveuglant, se dessine avec celles de quelques personnes qui insistent. L’orchestration du malheur du monde. Le masochisme. Je me laisse entrainer, ma gorge est prête à exploser. J’aimerais disparaitre et ne plus jamais rouvrir les yeux sur ce monde vide de ma moitié.

─ pseudo/prénom: Cha/Bohemian Rhapsody. ─ âge: 24 ans ─ fréquence de connexion: 7/7  ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? five years ago, in a beautiful dunjon, a girl was pretending to work hard on her law notes Arrow ─ inventé ou pévario ? inventé  ─ code: code bon, by cha . ─ crédits : écrire ici.


Dernière édition par Dexter J. Simmons le Mar 2 Juin - 22:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 14:48

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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 14:48

tu nous fais tout le cast xD ?
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 14:49


(Oui, je suis pas validée mais tant pis, vais faire ma rebelle. )

Juste pour dire que :

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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 14:49

Oui, tout le cast

WHAT A FACE !
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 15:44

Jaaaaaaaack
Reeee
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 16:14

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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 17:48

MOUHAHAHA J'AI SU DES QUE J'AI VU LE VAVA QUE C'ETAIT TOI WHAT A FACE ! /me est trop forte /me avait été plus ou moins prévenue par laure mais shhhh, details Arrow

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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 19:34



Pourquoi tout le cast ? Tu as qui d'autre du cast ? (LAISSES MOI ALFIE PLEASE Arrow )
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 20:50

Ooooh
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 21:13

Too late, Alfie est un pévario en cours xDD Arrow Et je joue Karla aussi, on a pévarisé Viola, Aja et Charlie Arrow


Merciiiiiiiiii
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 21:17

Hanhanhaaaaaaan !  
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 21:44

Re-Bienvenue chez toi .
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 21:48

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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 22:43

J'ai eu les larmes aux yeux. Ta fiche est trop triste. Je veux un lien. Je te valide. (/me ne peut pas mettre de smiley, c'est dire Arrow /me a réussi à en placer un deux troiiiiiis ! /me arrête now Arrow )
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 22:50

THAT WAS FAST bis
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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 22:52


Ah mon dieu mon dieu, ta fiiiiiiiiiche. WHAT A FACE !
Làlà, c'est beau, c'est triste. C'est wow. Et y a du Isaac un peu partout, j'aime tellemeeent. (Comment ça, j'suis narcissique ? )

Bref, tellement hâte de développer ce lien de fifou.

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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    Mar 2 Juin - 23:15

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MessageSujet: Re: DJS || all of these lines across my face    

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