CNB - Just A Gigolo

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MessageSujet: CNB - Just A Gigolo   Dim 31 Mai - 23:44

Je me présente, je m'appelle Connor Noel Barton, 21 ans. Je suis né(e) le 14 février 1994, à Londres (Angleterre) et j'habite à Londres, dans le très particulier quartier de camden town. Je suis par ailleurs gay gay gay, et puisque la question vous brûle les lèvres, je suis malheureusement célibataire, thanks God !. Que vous dire de plus si ce n'est que dans la vie je suis  actuellement prostitué au casino, étudiant en 3e année de criminologie et que mon rêve le plus fou serait de d'intégrer le CID (Criminal Investigation Department) et de trouver l'assassin de ma mère. Oh, par contre, il y a ce léger détail que vous devez savoir sur moi, je suis un vrai cordon bleu et avec quelques ingrédients, je suis capable de cuisiner un plat divin. Voilà, c'est tout pour l'instant. And by the way, nice to meet you!
OYSTER CARD ▬ feat. grant gustin
« Imagination is the golden-eyed monster that never sleeps. It must be fed; it cannot be ignored. »

2002

Connor détestait les enterrements. Il se souvenait encore lorsqu’il n’avait que cinq ans, et qu’il avait dû assister à celui de son grand-père. Il se souvenait des larmes de sa mère, de la tristesse des personnes présentes. Il se souvenait s’être approché de son cercueil, et de l’avoir vu pour la dernière fois, livide. Peut-être qu’il n’aurait pas dû le voir ainsi. Peut-être qu’il n’aurait dû garder comme souvenirs de lui que ce grand-père rieur, farceur, qui aimait tant croquer la vie à pleines dents. Oui, se souvenir de lui ainsi, lorsqu’il était vivant, aurait probablement été mieux que d’avoir comme dernier souvenir de lui son teint blafard et morbide. Puis des inconnus avaient commencé à mettre son grand-père sous terre. Sa mère l’avait pris dans ses bras, le serrant très fort, comme si elle avait peur qu’il ne soit plus là, lui aussi, si elle le lâchait. Elle avait parlé, et même s’il ne se souvenait plus de ce qu’elle avait, il se souvenait encore des soubresauts de sa voix, des tremblements de son corps. Puis il y avait eu la réception. Tout le monde, ou presque, était venu chez eux, dans leur petit appartement. La cousine de sa mère avait passé sa matinée en cuisine pour la veillée funèbre, pour que sa mère n’ait pas à s’en occuper. La nourriture avait été bonne. Très bonne. Probablement la meilleure qu’il n’ait jamais pu goûter. Et il y avait encore eu des pleurs. Le petit Connor, voyant sa mère sangloter sur le canapé, s’était approché d’elle. Il avait posé sa petite main d’enfant sur son bras, puis lui avait sourit dès qu’elle l’avait regardé. Sa mère lui avait alors souri en retour, avant de le ramener contre elle pour l’enlacer. Aujourd’hui, il avait l’impression que c’était la même chose. Il hésitait à s’approcher du cercueil, du haut de ses huit ans. Peut-être qu’il ferait mieux de se rappeler de sa mère comme cette jeune femme pleine de vie, toujours souriante et joviale. Peut-être qu’il n’avait pas besoin de la voir allongée et immobile. Il repensait à son père, qui s’était effondré – autant physiquement que moralement – lorsque deux policiers étaient venus frapper à leur porte. Assassinée. C’était ce qu’ils avaient dit. Lui, il s’était caché dans l’entrebâille de la porte, se faisant tout petit. Mais il avait tout entendu, et les mots ne cessaient de trotter dans sa tête. Assassinée. Comment quelqu’un aurait-il pu faire du mal à sa mère ? Elle qui était toujours gentille, toujours avenante. Elle qui acceptait les autres exactement comme ils étaient, et les aimait ainsi, sans chercher à les changer. Comment quelqu’un avait-il pu tuer sa mère ? Il n’arrivait pas à comprendre comment c’était possible. Et il ne pouvait rien faire d’autre que de se poser les mêmes questions, encore et encore. Mais là n’était pas le bon moment. Non. Connor devait décider quel souvenir il garderait de sa mère pour la dernière fois. Après un long soupir, il regarda son père et tourna la tête de gauche à droite, en signe de négation. Il préférait la voir souriante et pleine de vie. C’était décidé. Son père acquiesça et lui lança un sourire triste, plantant ses yeux rougis dans les siens. Puis après avoir déposé un baiser sur le front de sa défunte femme, il revint aux côtés de son fils. Et la cérémonie put commencer. Cette fois-ci, il prit la parole. Il avait tenté de préparer quelque chose, mais alors qu’il sentait sa voix lui faire faux bond, il baissa la tête pour cacher les quelques larmes qui s’échapper. Il n’y arriverait pas. Alors, après avoir poussé un soupir plaintif, il entonna les premières paroles de Can’t Help Falling in Love With You. Il l’avait entendu, lors de la danse qui avait eu lieu à l’anniversaire de ses parents, l’année précédente. Sa mère s’était alors écriée « Oh mon Dieu, Oliver, tu t’en rappelles ?! » Connor avait alors appris, peu de temps après, qu’il s’agissait de leur chanson. La première sur laquelle ils avaient dansé, lorsque son père avait osé inviter sa mère à leur bal de promo. Alors il continuait de chanter cet hommage à l’amour que s’étaient portés ses parents, jusqu’à ce que la mort ne les sépare à jamais. Voyant son père en pleurs, il le rejoint dès la chanson finie, pour le prendre dans ses bras. Ils ne seraient plus que tous les deux, à présent. Connor tourna la tête sur sa gauche, et sourit en voyant Lyall à ses côtés. Il attrapa sa main dans la sienne, croisant leurs doigts, et en fit de même avec celle de son père, tandis que le cercueil rejoignait la terre.



2009

La chambre de l’adolescent était partiellement éclairée, la lumière y pénétrant à travers les fins rideaux peu occluant. Le calme régnait, et un adolescent, allongé sur le ventre et les bras sous son oreiller, dormait paisiblement, un sourire étirant ses traits. Quand soudain un bruit indésirable se fit entendre, rompant le silence qui était pourtant si apprécié en cet instant. « Connor ! Wake up ! » Le dit Connor se retourna vivement, dans un sursaut, avant de basculer sur le côté et de tomber dans un bruit sourd. Où était son lit ? Pourquoi est-ce qu’il n’était plus dans son lit ? L’adolescent plissa des yeux, et en ouvrit timidement un avant de le refermer. Il ouvrit péniblement le deuxième, et eu dans son champs de vision une peau ébène. Il referma les yeux, sans bouger, occultant totalement le fait qu’il devait à présent écraser le corps de son meilleur ami. « Leave me alone. » grommela-t-il d’une voix encore endormie. Mais Connor dût se rendre à l’évidence : son meilleur ami n’était pas aussi confortable ou moelleux que son lit. Il rouvrit laborieusement ses yeux, avant de se les frotter doucement et de se décaler. Alors qu’il se relevait, un peu vacillant, pour retrouver la douceur de ses draps, il lâcha un long soupir : il était réveillé. « Putaaaaaain. » marmona-t-il, plaintif, avant de s’étirer longuement, tel un chat qui ferait craquer ses os un à un. « Il est quelle heure ? Tu crois qu’on doit descendre ? Vraiment ? Parce que bon … Je crois que je peux presque entendre mon oreiller me parler, là … » dit-il en reposant son regard sur Lyall, avant de bâiller bruyamment. Sans attendre sa réponse, il arpenta sa chambre, slalomant entre les affaires de la veille – ou de l’avant-veille … ou encore celle d’avant – un peu éparpillées au sol, pour rejoindre son armoire. Sans aucune pudeur – en même temps, cela se saurait si Connor Barton avait ce mot dans son vocabulaire – il se déshabilla, avant d’attraper quelques vêtements au hasard et de les enfiler. « Deux heures passées. Alors oui, on doit descendre. Now, bouge-toi le cul, on a pas toute la journée » Un tsssss s’échappa de sa bouche, alors qu’il lissait les plis de son tee-shirt, avant de boutonner son jean. Stupides cours ! Pourquoi est-ce qu’il s’était inscrit à ce cours de guitare, déjà ? Enfin, en soit, ce n’était qu’un hobby et, à bien y repenser, Connor préférait largement passer son samedi au lit – oui, la journée entière. Il fallait le comprendre, il avait besoin de récupérer du sport intensif qu’il faisait généralement la veille au soir – ou toute la nuit, en fonction de la chance qu’il avait et du coéquipier sur lequel il tombait. En voyant Lyall s’habiller, l’adolescent se rappelait que c’était, en effet, histoire de passer du temps avec lui – les temps de trajet, en somme. Il jeta un regard sur son lit complètement défait, avant de le reporter sur son meilleur ami. Une grimace étira ses lèvres, alors qu’il se demandait ce qui lui importait le plus. Puis il roula des yeux, lâcha un petit rire cristallin et abdiqua en ignorant le regard interloqué du jeune homme. « C’est bon, j’suis prêt. » s’exclama-t-il, un grand sourire aux lèvres – il aurait presque pu lui tirer la langue, histoire de voir si cela le dériderait un peu, mais se contenta de rouler une nouvelle fois des yeux. Dans un énième soupir plaintif – son corps lui faisait encore un peu mal et n’était pas bien réveillé – il ouvrit la porte et regagna la cuisine, Lyall à sa suite. « Hellooooo there ! » força-t-il un ton enjoué en voyant son père et la mère de Lyall qui y était déjà – Connor était intimement convaincu qu’en surjouant l’enjouement, il se réveillerait bien plus rapidement et se retrouverait ainsi dans son état normal. Il attrapa la tasse que son père venait de servir, avant d’apprécier le café brûlant, et de répondre au levage d’yeux au ciel de son père par un grand sourire, avant de claquer un baiser sonore sur sa joue. « Qu’est-ce que tu fais là, m’man ? Tout va bien ? Est-ce qu’il s’est passé quelque chose ? Il n’est pas venu te voir à la maison, pas vrai ? » Connor se mordilla la lèvre en voyant l’inquiétude de son ami. Oh, il la comprenait, ce n’était pas pour rien que cela faisait des années que Lyall dormait chez lui – ou s’enfuyait de son propre appartement meublé de cris et de larmes, pour rejoindre le doux cocon qu’était la chambre de Connor. Mais il espérait qu’un jour, Lyall arrêterait d’angoisser, de s’inquiéter. Il baissa un peu la tête, lui jetant un petit regard en biais, avant de s’intéresser un peu plus en détail à sa tasse de café. « Tout va bien, ne t’inquiète pas. Rien de tout ça. » répondit sa mère – il aurait presque pu entendre son sourire, plus qu’il ne le voyait réellement. « Oliver et moi avons quelque à vous annoncer. » Connor fronça des sourcils, relevant la tête pour les détailler. Il lança un regard inquisiteur à son père qui, pour seule réponse, fit un petit sourire. Se passant une main dans les cheveux, les décoiffant à moitié – ou pas vraiment, puisqu’il ne les avait pas coiffés, finalement – il fit le tour du plan de travail, pour rejoindre Lyall. « Ce suspens est intenaaaaable ! » sourit-il, plus pour rompre le silence, attendant surtout qu’ils se mettent à parler. Après tout, qui savait, à part eux, ce que pouvait bien être cette nouvelle ? Peut-être qu’ils allaient venir habiter chez eux ? Après tout, le divorce avait été prononcé et Oliver et Lydia étaient en couple depuis plusieurs mois, à présent. Oui, habiter ensemble serait la prochaine étape. De toute façon, Lyall habitait presque dans sa chambre, cela ne changerait pas grand chose. « Lydia et moi allons nous marier. » finit par dire Oliver, avant de regarder sa petite amie – fiancée ? – tendrement. Connor sentit sa bouche lui échapper, tant il l’ouvrit grandement, et dût poser sa tasse sur le plan de travail pour ne pas la lâcher. Oh. Mon. Dieu. Déjà ? Enfin, c’était un peu rapide, non ? Il fronça des sourcils, avant de hausser une épaule et de lancer un grand sourire à l’heureux couple. « Félicitations ! C’est génial ! » Il tapa dans ses mains, avant d’aller embrasser la future mariée – sa future belle-mère, en fait – et de prendre son père dans ses bras, puis revint aux côtés de son meilleur ami. Il lui donna un tape sur l’épaule, avant de s’exclamer. « T’entends ça bro ? On va devenir Bro ! » Il lâcha un petit rire, avant de reprendre sa tasse. « C’est pas tout ça, mais on va être en retard en cours ! Enfin, même si ce sont pas vraiment des cours qui nécessitent qu’on se lève aussi tôt un samedi, je vous l’accorde. Mais vous connaissez Monsieur Ponctualité ici présent … On fête ça ce soir ? » s’enthousiasma-t-il dans un sourire éclatant, avant d’avaler le contenu de sa tasse d’une traite, comme si de rien n’était. « N’écoutez pas cet idiot, il raconte n’importe quoi, il est jaloux parce qu’il n’est pas aussi parfait que moi, et qu’il est incapable d’arriver à l’heure quelque part. » Connor laissa échapper un rire, avant de rouler des yeux. La ponctualité, c’était si surfait. Et il aimait tellement, ne pas être parfait. Il aimait tellement être lui, tout simplement. Enfin, il l’aimait aussi, son Monsieur Parfait, mais s’il pouvait éviter de l’être un samedi matin – ou après midi, whatever – il ne l’aimerait que plus encore, c’était certain. « Je suis content pour vous deux. Vous méritez d’être heureux, ensemble, vraiment. » les félicita-t-il à son tour, embrassant sa mère et prenant Oliver dans ses bras. « Merci, Lyall. C’est très important pour moi, et pour Oliver, que cette union te convienne, à toi aussi. » Connor avait mal aux joues, à force de sourire – littéralement. Il se demandait comment c’était possible d’être autant heureux, mais en cet instant, il l’était. Il aimait lorsque tout se passait bien, lorsque tout le monde vivait des moments de bonheur. Surtout après toutes ces années qui avaient été affectées et affligées du meurtre de sa mère, et de la violence de l’ex mari de Lydia envers elle. Oui, les Barton et les Walters avaient bien besoin de moments comme celui-ci, c’était certain. « Now, debout, parce qu’on va être en retard, et que j’ai un spectacle à préparer, moi, espèce de feignasse. » Connor exagéra un soupir face à la remarque de son ami, avant de rouler des yeux et de lever les mains en l’air, en signe de capitulation. « A tout à l’heure, tous les deux ! Pas de bêtises en mon absence ! » reprit-il, après avoir attrapé son sac. Connor ne put s’empêcher de lancer un dernier sourire face au spectacle attendrissant que leur offraient Lydia et Oliver. Il s’étira douloureusement, et dans un soupir plaintif, alla chercher sa guitare – enfin, elle appartenait à sa mère, et il la chérissait pour cela – avant de rejoindre Lyall qui l’attendait déjà à l’extérieur.



2015

Connor était fin prêt – ou presque. Passant une serviette sur ses hanches qu’il noua, et en attrapant une à la volée pour s’essuyer les cheveux, le jeune homme regagna le salon, dans un sourire éclatant. En voyant Lyall assis à son bureau – enfin, plutôt la table à manger, aménagée en bureau – derrière son ordinateur, Connor soupira. Il passait bien trop de temps à étudier. Non pas qu’étudier soit une mauvaise chose, mais Connor avait toujours su lorsque son ami en faisait trop, et dépassait la limite. Ce soir-là, c’était un de ces soirs. Il n’avait qu’à observer les cernes qui commençaient à apparaître sous les yeux de Lyall pour comprendre qu’une intervention était nécessaire. Un sourire amusé étirant ses lèvres, il le rejoignit, se plaçant derrière lui. Posant ses avant-bras sur ses épaules – et ignorant son geste vain pour le repousser – il déposa un rapide baiser sur sa joue, avant de lâcher un autre soupir. « Allez. Sauvegarde et éteins ton ordi. On sort, ce soir. » murmura-t-il contre son oreille, avant de s’éloigner un peu. Il posa ses mains sur ses épaules, les massa un peu, avant de rouler des yeux en sentant le nombre de nœuds qu’il pouvait avoir. « Le bourge m’a invité. Il m’a dit que je pouvais amener qui je voulais. » reprit-il nonchalamment, avant de lâcher un petit rire. Le bourge était sympa. Oh, Connor pourrait l’appeler par son prénom, mais Lyall savait exactement qui il était. C’était un de ses rares clients réguliers. Connor n’aimait pas spécialement les clients réguliers. Généralement, ils avaient tendance à s’attacher et à devenir aussi collants que de la glue. Mais ce n’était pas le cas du bourge. Non. Tout ce qui intéressait ce fils de riche, c’était de s’amuser, de passer du bon temps, et de dépenser une bonne partie de son héritage. Parfois, Connor avait le droit à de bons pourboires, simplement sous le coup d’une lubie. D’autres fois, il s’agissait de luxueux cadeaux – comme l’ordinateur qui ornait sur la table à manger, et qui était très utile aux deux colocataires. Et en plus de tout ça, le bourge était un bon coup – et Connor pouvait se vanter de lui avoir beaucoup appris. C’était lorsqu’il avait des clients comme le bourge, que Connor aimait réellement son boulot. Aucune prise de tête, du sexe génial, et en plus, il était payé pour ça. Franchement, que demander de plus ? Le jeune homme sentit son sourire s’étirer un peu plus, en voyant que Lyall capitulait déjà, se retournant en faisant pivoter sa chaise vers lui. « Jeez, Connor, faut que t’arrêtes avec cette manie de te balader à poil tout le temps ! Espèce d’exhibitionniste ! » s’exclama-t-il en se pinçant l’arrête du nez. Connor ne put s’en empêcher, et éclata de rire, tout simplement. Comme s’il en serait réellement capable … Jamais. Ja-mais. « Et je ne peux pas… j’ai ce papier à finir… » reprit-il dans un soupir. Connor sentit sa langue claquer contre son palais, puis roula des yeux. « T’es épuisé, t’as besoin de te détendre. Donc ce soir, on sort. Point. » Oui, le point était important. Le point faisait tout. Le point signifiait que, tout simplement, Connor ne lui laissait pas le choix. Lyall savait, au fond de lui – très profondément, avouons-le, parce qu’en cet instant, il devait plus agacer son meilleur ami qu’autre chose – qu’il ne faisait ça que pour son bien. Connor s’inquiétait, tout simplement, lorsqu’il le voyait ainsi, s’acharnant au travail et s’épuisant à la tâche. Il n’était pas un mauvais étudiant, pourtant. Oh non, depuis qu’il avait découvert sa voie, depuis qu’il savait qu’il voulait intégrer le CID, Connor était devenu l’un des meilleurs élèves de sa promotion. C’était ça, d’avoir une vocation, lorsque l’on était Connor. On passait d’un élève moyen, qui n’en fichait pas vraiment une, à un élève studieux et sérieux. Pour autant, Connor avait toujours su faire la part des choses et ne pas s’épuiser en travaillant. Il aimait, de toute façon, bien trop s’amuser pour cela. Alors il s’organisait, du mieux qu’il le pouvait entre ses études, son travail et ses loisirs. Heureusement pour lui, il pouvait très régulièrement combiner les deux derniers, comme ce soir.  Comme il s’en doutait, malgré sa petite protestation et son regard lourd de sous-entendus – qu’il avait appris à ignorer depuis le temps – Lyall abdiquait. Oh, il se retournait, mais il n’était déjà plus en train de travailler. Comme à chaque fois, il avait réussi, et le savait. « Le bourge, hein ? » lui demanda-t-il, faisant hausser un sourcil à Connor. « Vous vous voyez pas mal, en ce moment. Ça se passe bien ? » Une moue étira ses traits, alors qu’il cherchait à savoir où son ami voulait en venir. Il s’attendit à une suite, une explication, bref à ce qu’il continue et aille jusqu’au fond de sa pensée, mais en vain. Alors Connor resta un instant silencieux, décryptant ses mots, cherchant s’il y avait un sous-entendu quelconque qui pourrait lui donner une nouvelle information. Et il comprit. Ouvrant de grands yeux interloqués, sa bouche suivit le même mouvement, avant de se refermer. Whaaaaat ? Puis, comme à son habitude, sa prochaine réaction fut de lâcher un rire franc. Est-ce que Lyall croyait réellement qu’il se passait quelque chose entre le bourge et lui ? Nouveau rire, alors qu’il reposait ses mains sur les épaules de son ami, avant de rouler des yeux. « Wait. T’es sérieux, là ? » Il chercha à calmer sa respiration, entrecoupée par ses rires. « Oui, ça se passe très très bien. » réussit-il à sortir, avant de reprendre. « Généralement, il m’appelle, me sort un très romantique « j’ai envie de te baiser, rejoins-moi » ou alors – attention, on atteint le haut level du romantisme là ! – un « viens-me baiser, viens me prendre ! » et je le rejoins. » Il éclata une nouvelle fois de rire, avant de se baisser pour appuyer sa tête sur l’épaule de son colocataire. « À ton avis … Il va bientôt me demander en mariage, tu crois ? » murmura-t-il à son oreille, d’une voix innocente, avant de lâcher un rire sarcastique. Puis il se releva vivement, et tapota sur son épaule. « Allez, fini la rigolade. Debout. Va te préparer. On part dans quinze minutes. » Connor rejoignit sa chambre en marche arrière, comme pour garder un œil sur lui et veiller à ce qu’il fasse bien ce qu’il lui avait dit. Alors qu’il le voyait commencer à ouvrir la bouche, il leva sa main en l’air. « Point. » le coupa-t-il, d’un regard soutenu, avant de s’engouffrer à l’intérieur de sa chambre.
─ pseudo/prénom:  Golden`Lies - Laure ─ âge: 23 ans. ─ fréquence de connexion: big lol Arrow ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? je cherchais un pévario top, j'ai posé une question en invités et je suis tombée amoureuse ─ inventé ou pévario ? inventé, même si le déclic vient de Cécile et qu'il a probablement quelques points en commun avec un scénario que je joue sur Floo (mais c'est la faute de Cécile aussi ) et que Billie a été trèèèèès présente pour sa construction ─ code: auto-okay by moi-même─ crédits : tumblr (eternal roleplay)


Dernière édition par Connor N. Barton le Lun 1 Juin - 21:17, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Dim 31 Mai - 23:58

hEARTBREAK BROKEN DREAMS ALSO HIS FAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACE BABABAAAAAAABE /ME PLEURE FOREVER
MERCI BEAUCOUP LAURE Arrow
Reeeeeeeeee
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 0:09

J'AI DIT QUE DANS UN ALTERNATE UNIVERSE IL PEUT AVOIR COUCHÉ AVEC TON ANCIEN PERSO, JUSTE POUR VÉRIFIER QU'IL ÉTAIT BIEN GAY WHAT A FACE ! JE PEUX PAS FAIRE MIEUX QUE ÇA Arrow

thaaaanks
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 0:10

(genre il a besoin de vérifier Arrow)

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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 0:12

GRANT BABY OH MY GOD HIS PRETTY FACE and ugh we gotta be friends somehow reeeeee
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 0:20

Aw Flaaaash Arrow

Re sinon
Bon courage pour ta fiche heart
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 0:28

GENRE LYALL IL MET DES SMILEYS COCHONS evanouissement DONC CONNOR MET DES YEUX BRILLANTS ET LYALL DES SMILEYS COCHONS, ON AURA TOUT VU TIENS

Thaaaanks Rouliaaaa et ouiiii pour le lien /me va réfléchir à un truc (demain, tho Arrow )

Merciiiii Maïlys (la fiche est déjà écrite, tho faut juste que je la relise Arrow )
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 0:37

Ca va alors, ça devrait être vite fait
Hâte de lire ça dans ce cas heart
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 0:41

Connor N. Barton a écrit:
J'AI DIT QUE DANS UN ALTERNATE UNIVERSE IL PEUT AVOIR COUCHÉ AVEC TON ANCIEN PERSO, JUSTE POUR VÉRIFIER QU'IL ÉTAIT BIEN GAY WHAT A FACE ! JE PEUX PAS FAIRE MIEUX QUE ÇA Arrow

TOLD YOU C'EST PAS CE QUE JE VEUUUUUUUX ET BAND-AIDS DON'T FIX BULLET HOLES
MAIS THANKS FOR THE OFFER, JE SAIS QUE CA PART D'UNE BONNE INTENTION
/ME CONTINUE DE PLEURER UNTIL ETERNITY
Arrow
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 8:32

Oui Thanks Maïlys


ALORS QU'EST-CE QUE TU VEUX AHLEM ? JE PEUX PAS DEVINER CE QUE TU VEUX, OKAY :sad:QU'EST-CE QUI ARRÊTERA DE TE FAIRE PLEURER ? /ME N'AIME PAS QUAND LES GENS PLEURENT À CAUSE D'ELLE, ÇA LA FAIT PLEURER AUSSI
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 9:31

NON MAIS C'ÉTAIT MOI QUI PARLAIT LA TU VOIS Arrow WHAT A FACE ! (t'imagine Lyall utiliser des smileys comme ça, genre le truc le plus impossible au monde quoisme  (non parce qu'il a quand même - un peu - un balais là où je pense le petiot)) /me va se taire maintenant /me chut 

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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 10:15

Reeeeeeee !
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 12:11

Reeeeee heart
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 13:09

aaaw Grant
J'te coeur aussi ♥️ comme sur ton copyright pour moi xD
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 13:21

Billie > FAUT PRÉVENIR DANS CE CAS-LÀ METTRE UN *mode Billie on* OKAY ? (I know, pour ça que j'ai été choquée evanouissement /me se demandait si quelqu'un n'avait pas pris du polynectar pour le remplacer, ou si y'avait pas eu un transfert de personnalité entre Connor & Lyall WHAT A FACE ! Arrow )

Merci les filles

Mel > Quand j'ai vu tes avatars j'étais en mode "aaaaaaaw " et bref j'en ai enregistré une quinzaine ( )
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 20:32

damn
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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   Lun 1 Juin - 20:50

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MessageSujet: Re: CNB - Just A Gigolo   

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