what happens in the kitchen stays in the kitchen w/ julie

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MessageSujet: what happens in the kitchen stays in the kitchen w/ julie   Dim 24 Mai - 14:33

début mai 2015


La musique était si forte qu'elle en devenait abrutissante et malgré son état d'ivresse avancée, Charlie supportait de moins en moins bien. Il était repassé à la bière, chose curieuse quand on passait en revue son parcours de la soirée et à vrai dire, ce n'était pas par envie particulière mais surtout par nécessité. C'était tout ce qu'il avait pu trouvé et il s'en contentait. Pour le moment du moins. Au loin, il pouvait encore apercevoir Leo qui était sans doute en train de convaincre une charmante inconnue de ses grandes qualités de cœur ou une connerie du même genre. Il n'aurait sans doute pas à faire de gros efforts, elles tombaient toutes comme des mouches. Well, presque toutes. Dieu merci, il restait encore quelques filles à Londres qui n'ambitionnaient pas d'être une nuit anonyme de plus dans la carrière amoureuse ─ sexuelle, surtout ─ de Leopold Lawrence. Avant, Charlie trouvait ça très drôle. Il avait souvent pouffé de rire en assistant à la déconvenue de son pote, déconvenue généralement commentée par Nevil. Mais voilà, Nevil n'était plus là et si ça restait un sujet de plaisanteries, voir Leo se faire rembarrer par une nana était nettement moins drôle. Ugh. Il avait réussi à ne pas y penser jusque-là, au prix de grands efforts à base de déni et d'enthousiasme feint, mais évidemment, il avait fallu qu'il faiblisse. Merde. Le gouffre dans sa poitrine était de retour et il eut beau déglutir plusieurs fois, il ne parvint pas à ravaler l'élan de chagrin qui déferlait sur lui. Les jointures de la main qui tenait sa bière blanchirent et il porta la bouteille à ses lèvres. Ne pas penser à Nevil, ne pas penser à Nevil, ne- « Charlie, Charlie, mh, je me sens vraiment pas bien » L'intéressé releva la tête pour découvrir un Patrick dont les joues avaient viré au vert, lui rappelant un peu la scène pré-transformation mensuelle de Lupin que le jeune homme avait tourné quelques semaines plus tôt. « Pas bien du- » Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, se pliant violemment en deux.

Charlie sentit Patrick vomir sur ses chaussures plus qu'il ne le vit. Il ferma les yeux, inspirant profondément. Il fallait compter jusqu'à dix, ne pas s'énerver. Surtout ne pas s'énerver mais, seriously ? Gross, seriously gross. « Mate, c'est, ugh, c'est dégueulasse. Vraiment. Vraiment dégueulasse » commenta-t-il, aussi calme que possible. Aussi calme qu'on pouvait l'être après s'être fait vomir dessus. Qui, à leur âge, vomissait encore après avoir trop bu ? Franchement.

Le mal de crâne fit son apparition lorsqu'il gagna la cuisine en quête d'une éponge, de papier essuie-tout, de n'importe quoi pour nettoyer sommairement ses chaussures. Il n'était pas particulièrement à cette paire-là mais s'il ne faisait pas très rapidement quelque chose, les tâches allaient rester et l'odeur imprégnerait le cuir. Hors de question qu'il les jette, elles étaient presque encore neuves et elles lui avaient coûté suffisamment cher comme ça. Il déposa sa bière à moitié vide sur la table et scanna l'évier avant d'ouvrir quelques placards. L'inconvénient de suivre ses camarades dans leurs pérégrinations nocturnes, c'est surtout qu'il atterrissait dans des endroits totalement inconnus. Les gens avaient des habitudes de rangement bien différentes des siennes et il se trouva incapable de trouver quoi que ce soit. « Merde. Merde, merde, merde » gronda-t-il en reprenant sa bière avec humeur. Il sursauta presque en réalisant qu'il n'était pas tout seul mais qu'une fille était là, elle aussi. Well, awkward. « Euh, salut, articula-t-il sans trop oser la regarder, des fois qu'elle ait assisté à sa petite quête. Tu, mh, tu ne saurais pas où je pourrais trouver de quoi nettoyer ça ? » Il leva une chaussure endommagée, non sans une grimace. Ugh, l'odeur. Curieusement, ses sens semblaient décuplés lorsqu'il était ivre. Ou alors juste l'odorat, peut-être. « C'est pas moi qui ai, euh, vomi » se crut-il obligé de préciser. Well, il fallait tout de même rétablir la vérité. Charlie ne vomissait pas. Et si c'était déjà arrivé, il ne s'était certainement pas vomi dessus. Cette fille ne le connaissait sans doute pas ─ lui était à peu près certain qu'il ne la connaissait pas ─ et il n'avait pas franchement envie qu'elle se fasse de fausses idées, même si ça ne concernait que sa résistance à l'alcool.



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MessageSujet: Re: what happens in the kitchen stays in the kitchen w/ julie   Dim 24 Mai - 16:47

Julie avait l'impression que son cerveau avait été changé en purée par une sorcière mal-intentionnée. Elle ne savait ni où elle était, ni ce qu'elle y faisait. Elle ne savait pas comment elle s'était retrouvé là, et encore moins pourquoi. Elle n'était pas sûre de se souvenir qui étaient exactement les gens qui l'entouraient - à condition qu'elle l'ait su un jour. Elle n'avait aucune idée du contenu du grand verre en plastique qu'elle tenait à la main, même si elle se doutait que ce n'était sans doute pas de la limonade. La seule chose dont elle était certaine, c'était qu'il y avait beaucoup de trop de bruit ici pour son pauvre crâne douloureux et rempli de purée. Bêtement, elle se dit qu'avec un peu de chance, c'était de la purée de pommes de terres. C'est bon, la purée de pommes de terres, songea-t-elle distraitement, sans se rendre compte qu'elle venait de poser son verre sur fauteuil momentanément inoccupé, mais sans doute pas pour longtemps.

Essayant, sans succès, d'imaginer à quoi ressemblait actuellement l'intérieur de son crâne, rempli de purée de pommes de terres, elle tituba jusqu'à une porte située à quelques mètres de là, ponctuant son chemin de quelques "pardon" marmonnés d'une voix pâteuse. En essayant de ne pas se prendre les pieds dans un long objet qui occupait le passage et qui s'avéra en fait être une jambe, elle réussit à atteindre la porte. Sauf qu'elle n'avait pas pris en compte le fait que les jambes vont généralement par paire, la deuxième se trouvant souvent juste à côté de la première... Avec une exclamation étouffée, la belge trébucha et s'affala contre la porte, qui s'ouvrit à la volée, laissant le champ libre à Julie pour s'étaler de tout son long. Dans sa chute, Julie eut le temps d'apercevoir ce qui ressemblait à une grande armoire d'un gris métallisé. Elle réalisa quelques secondes après que c'était un frigo, et il fallut encore un moment à son esprit embrumé par les trop nombreuses bières et autres boissons alcoolisées pour comprendre qu'elle se trouvait dans la cuisine. Puis elle heurta le sol dans un bruit sourd. Grimaçant de douleur, elle se redressa tant bien que mal, se contorsionnant pour trouver une position confortable sur le carrelage gelé de la cuisine, jusqu'à finir assise, les jambes ramenées contre sa poitrine et les bras autour, le dos appuyé contre ce qu'elle avait pris pour une armoire. Certes, une cuisine n'était pas l'endroit le plus accueillant au monde... mais au moins, la musique trop forte qui lui vrillait les tympans lorsqu'elle se trouvait dans le salon était désormais relativement supportable, et la fraîcheur du sol était finalement plutôt agréable. La jeune fille colla sa joue contre le frigidaire et ferma les yeux.

Elle était à deux doigts de s'endormir lorsqu'une voix grincheuse attira son attention, brisant le silence. « Merde. Merde, merde, merde. » La rousse rouvrit les yeux et leva brusquement la tête vers celui qui venait troubler son repos, regrettant aussitôt le mouvement trop rapide qui avait provoqué un élancement dans ses tempes déjà sensibles. Grimaçant, elle essaya de se concentrer sur le visage qu'elle voyait en face d'elle. Elle conclut rapidement qu'il était possible qu'elle connaisse le jeune homme brun... comme n'importe qui ici, car, dans son état, elle doutait de reconnaître sa propre mère. Well, elle exagérait peut-être un peu. Elle se souvenait à quoi ressemblait sa mère... à peu près. « Euh, salut. Tu, mh, tu ne saurais pas où je pourrais trouver de quoi nettoyer ça ? » lui demanda soudain le peut-être inconnu en levant l'une de ses chaussures. Elle était recouverte d'une substance nauséabonde que Julie identifia immédiatement, grâce à sa grande expérience en la matière. « C'est pas moi qui ai, euh, vomi. » Julie réfléchit aussi intensément qu'elle en était capable dans son état et en vint à la seule déduction logique - du moins, pour elle. « Je suis désolée, » fit-elle d'une voix absolument pitoyable. « Pour vos chaussures. »

Car, si ce n'était pas elle qui avait causé ce désastre, pourquoi ce type s'adresserait-il à elle en particulier ? Julie en était persuadée : une fois de plus, c'était entièrement de sa faute. Elle espérait seulement qu'elle arriverait à se retenir de vomir à nouveau, parce que l'odeur était vraiment, vraiment insupportable.
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MessageSujet: Re: what happens in the kitchen stays in the kitchen w/ julie   Jeu 18 Juin - 18:52

Trop de bruit, trop de bonheur, trop de monde. Il faudrait d'ailleurs qu'on lui explique pourquoi et comment tant de gens pouvaient aimer se dandiner aussi ridiculement en écoutant la musique si fort. Il n'était déjà pas à son aise avant que Patrick ne se laisse aller sur ses pompes mais une fois maculé des restes du dîner de son camarade, Charlie réalisa que la cuisine était décidément le meilleur des refuges dans pareil naufrage. Pourquoi était-il là déjà ? Ah, ouais. Leo. Tout était de la faute de Leo. C'était toujours la faute de Leo.

Il marmonna dans sa barbe, littéralement d'ailleurs, en fouillant dans les placards de l'hôte inconnu du soir, en vain. Merde, où ces gens rangeaient-ils donc leur éponge et tout ça ? Et pour ne rien arranger, il n'était évidemment pas seul dans cette cuisine. Great, really great. Passablement ivre et de plus en plus mal à l'aise, Charlie crut bon de se justifier devant l'état de ses chaussures. Il releva la tête devant la réponse de la jeune femme et croisa son regard. Elle paraissait sincèrement désolée. Et étrangement familière. Il fronça les sourcils, cherchant dans sa mémoire embrumée le souvenir de leur rencontre. Parce qu'il l'avait déjà vu, il en était certain, même après tant de verres. « On se connaît, non ? » lâcha-t-il, en tripotant la bouteille de bière. Oui, oui, il l'avait déjà vue auparavant. Oui mais où ? Excellente question Fitzwilliam. A en juger par la manière dont elle vacillait légèrement, elle n'était probablement pas en état de l'éclairer. « Fitzwilliam, fit-il en lui tendant sa main libre, c'est mon nom. Fitzwilliam. Charles. Mais on m'appelle Charlie. En fait, tout le monde m'appelle Charlie. Je suis Charlie. Charlie Fitzwilliam » Et je suis ivre, aurait-il dû préciser sans doute mais ça tombait sous le sens. Ses yeux glissèrent du visage de l'inconnue-pas-si-inconnue-que-ça-mais-quand-même à ses chaussures. Ruinées, elles étaient définitivement ruinées. Et, comprit-il un peu en retard, cette fille en était désolée. « C'est rien, marmotta-t-il, avec un soupir. Pour les chaussures je veux dire. Et c'est pas de votre faute. C'est Patrick, mon ami Patrick. Il tient pas l'alcool. J'étais pas vraiment au courant, sinon je me serais tenu loin de lui. Vous n'allez pas vomir non plus hein ? » How nice. Mais après tout, Charlie n'était pas un expert en matière de sociabilisation. Tout ce qu'il voulait, là tout de suite, c'était une foutue éponge pour nettoyer ce bordel. Une éponge. Où mettait-on une éponge ? « L'évier, j'ai pas regardé l'évier » raisonna-t-il à voix haute. Pivotant sur ses talons, il gagna ledit évier et ne tarda pas à trouver son Graal du soir. L'éponge. Déposant sa bière sur la table, il s'y appuya pour délacer ses chaussures. La première trouva sa place près de la bouteille à moitié vide tandis qu'il astiquait l'autre. « J'espère que ça vous dérange pas, fit-il en jetant un regard à la jolie rousse qui se tenait là, on est chez vous ? Pardon, c'est malpoli, je vous ai même pas demandé votre nom » Malpoli, quel joli euphémisme. Il avait été bien élevé pourtant mais force était de croire que l'alcool et les événements des derniers mois lui faisaient facilement oublier les bonnes manières.

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MessageSujet: Re: what happens in the kitchen stays in the kitchen w/ julie   Sam 20 Juin - 20:11

Julie tiqua lorsque le jeune homme se présenta. Charlie Fitzwilliam, avait-il dit. Bizarrement, cela lui paraissait évident : ce nom et ce visage allaient ensemble, la jeune fille en était absolument certaine. Et puis, maintenant qu'elle y réfléchissait, n'avait-il pas quelque chose de familier, ce Charlie ? Probablement que si. Enfin, n'avait-il pas demandé quelques secondes plus tôt s'ils se connaissaient ? Si, et, distraite, elle avait omis de lui répondre. Julie fronça les sourcils et observa plus attentivement son interlocuteur, à la recherche d'un détail qui l'aiderait à le reconnaître. Elle nota alors qu'il tendait une main vers elle et comprit à temps qu'elle était supposée la serrer, ce qu'elle fit - un peu brusquement, certes, mais avec toute la bonne volonté du monde, et même, un petit sourire hésitant. Et pendant que Charlie lui expliquait la véritable cause de l'état de ces chaussures, parmi les méandres nébuleux de l'esprit de Julie, une connexion commençait doooucement à s'établir entre la situation présente et celle dans laquelle elle s'était retrouvée quelques temps auparavant, lorsqu'elle avait rencontré ledit Charlie.

Soulagée d'apprendre que l'odorante soupe qui ornaient les chaussures du jeune homme n'était finalement pas son œuvre (elle aurait dû s'en douter, à l'odeur), la rousse se détendit de façon visible. « Mais naaaan, j'vais pas vomir. C'est promis. » Il était de notoriété publique que la capacité d'élocution de Julie dépendait en grande partie du taux d’alcool qu'elle avait dans le sang, tout comme sa mémoire, son sens de l'orientation, la solidité de son estomac, sa capacité de déduction... entre autres. En fait, peu de choses chez elle ne dépendaient pas de ce qu'elle avait bu. « Je tiens suuuuper bien l'alccol, » affirma-t-elle en toute mauvaise foi, l'air on ne peut plus sérieuse. Puis, sans prévenir, elle éclata de rire. Il lui fallut une petite minute pour se calmer, et, lorsqu'elle eut fini de se tenir les côtes, ses yeux larmoyants tombèrent sur... une éponge. Charlie tentait apparemment de rendre ses chaussures plus présentables. Il lança un regard du côté de Julie et fit : « J'espère que ça vous dérange pas, on est chez vous ? Pardon, c'est malpoli, je vous ai même pas demandé votre nom. » Elle le fixa pendant un court moment, puis elle ouvrit la bouche pour lui certifier que non, on n'était pas chez elle... et la referma aussi sec. Elle venait tout juste de réaliser pleinement qui était la personne en face d'elle. Forcément, qu'il lui disait quelque chose ! Elle s'en rappelait très bien, maintenant. Charlie Fitzwilliam - comment avait-elle pu l'oublier ? - était l'un des acteurs les plus célèbres de Grande-Bretagne - et, accessoirement, l'un de ceux qu'elle appréciait le plus. Et il se trouvait actuellement dans la même cuisine qu'elle, tranquillement occupé à nettoyer ses chaussures couvertes de vomi, pendant qu'elle, elle s'interrogeait sur des choses aussi creuses et dénuées d'intérêt que la purée de pomme de terre ou l'étonnante confortabilité des frigidaires.

Julie en resta baba. Puis son cerveau repartit, leeeentement, et elle se souvint qu'il lui avait posé une question - et même deux, si on comptait la remarque sur le fait qu'il ne lui avait pas demandé comment elle s'appelait. Et il faut croire que le choc avait rendu toute sa lucidité à la jeune femme, car elle lui répondit d'une voix qui ne contenait pas la plus petite once de confusion. « Je m'appelle Julie. Et non, ce n'est pas chez moi. C'est la première fois que je viens ici et je ne sais pas du tout à qui ça appartient. » C'était sans doute la phrase la plus construite et sensée qu'elle ait prononcée depuis le début de la soirée, mais elle ne pouvait pas en être certaine étant donné que ce moment semblait avoir été intégralement effacé de sa mémoire. Enfin, au moins, maintenant, elle arrivait à peu près à réfléchir. Et plus elle réfléchissait, plus elle avait l'impression d'être passé à côté de quelque chose. Quelque chose d'important et qui lui échappait complètement (exactement comme lui échappait quelque minutes plus tôt le fait qu'elle se trouvait en présence de l'un de ses acteurs préférés). Elle essaya sans grande conviction de se remémorer tout ce qui s'était passé depuis que Charlie était entré dans la cuisine... et il y avait bien un détail qui clochait. Il croyait la connaître, ce qui était impossible puisqu'elle ne l'avait jamais rencontré auparavant. A moins que... Sourcils froncés, Julie réfléchit intensément. Rien à faire, elle avait toujours cette sensation troublante de passer à côté de quelque chose. Elle soupira et décida d'abandonner. Peut-être que cela lui reviendrait plus tard, quand elle aurait l'esprit plus clair.
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MessageSujet: Re: what happens in the kitchen stays in the kitchen w/ julie   Mar 30 Juin - 18:29

Plus jamais il ne suivrait Leo dans ses aventures sociales nocturnes. Déjà parce que c'était complètement con, ils avaient tendance à finir leur nuit n'importe où, chez n'importe qui et un jour ou l'autre, ça finirait mal. Leurs attachés de presse n'apprécieraient sans doute pas de ramasser les pots cassés ou, plutôt, de devoir gérer un scandale à base de photos peu glorieuses et de déclarations douteuses. Et puis surtout parce qu'il ne s'amusait pas vraiment. Du moins, il ne s'amusait plus vraiment. Avant, il y avait Nevil et ses bonnes idées, et ses vannes, et la main qu'il finissait par glisser dans la sienne lorsqu'ils dépassaient leurs limites. Mais Nevil n'était plus là et Charlie se laissait entraîner dans l'espoir de retrouver un peu de cette félicité alcoolisée. Manque de bol pour Patrick et pour ses chaussures, cette fois c'était allé trop loin. Il jeta un coup d'oeil suspicieux à la rouquine qu'il venait de rencontrer dans la cuisine, espérant déjà qu'il ne se trouvait pas dans sa cuisine mais surtout qu'elle ne s'apprêtait pas à lui faire le même coup que son camarade. Apparemment pas, lui promit-elle mais Charlie n'était pas né de la dernière pluie et il savait quoi faire des promesses proférées sous l'influence de l'alcool, même s'il était lui-même bien trop ivre pour le lui expliquer. Il hocha pensivement la tête et repartit à la recherche du matériel nécessaire à un nettoyage rapide de ses chaussures. Merde quand même, cette paire lui avait quand même coûté suffisamment cher pour finir sa vie autrement que couverte des restes du dîner d'un de ses potes.

Par le plus grand des hasards, il posa les yeux sur une éponge et improvisa une petite danse de la victoire, agitant au mieux ses membres dénués de la moindre grâce. Dans la misère, la chance lui souriait quand même. Ou alors la logique, puisqu'il s'agissait d'un évier et que c'était là que le commun des mortels rangeait ses éponges. Whatever. Il était désormais paré à gérer la situation et il s'employa maladroitement à se défaire de ses chaussures pour les astiquer sommairement, tout en réparant l'outrage qu'il venait de faire à son compagne d'infortune. On le disait pourtant bien élevé mais il n'avait même pas pris la peine de lui demander son nom, la pauvre. Ni s'ils se trouvaient chez elle, ce qui aurait été un peu awkward. A sa place, il n'aurait pas apprécié qu'un abruti vienne laver ses chaussures dans sa cuisine sans même demander la permission. Mais Dieu merci, ce n'était pas son appartement. Ceci dit, Charlie restait intimement convaincu de l'avoir déjà croisée. Mais où, grande question. « Vous êtes sûre qu'on se connaît pas ? Je veux dire, votre visage me dit quelque chose. Vous auriez pas fait, je sais pas, de la figuration pour les Maraudeurs ? Je sais pas, j'ai peut-être un peu abusé sur les verres en fait » ajouta-t-il, la mine grave avant de reporter son attention sur sa deuxième chaussure, encore sale. Ugh, Patrick lui paierait cet affront. « Pour être honnête, je sais même pas comment j'ai atterri ici. Enfin j'ai suivi Leo, mon pote Leo, c'est James Potter. Et moi Snape. Mais on s'aime hein, je veux dire, c'est que des rôles » précisa-t-il comme si c'était la chose la plus importante à dire, là tout de suite. En fait, oui, pour son esprit embrumé, ça l'était.

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MessageSujet: Re: what happens in the kitchen stays in the kitchen w/ julie   Dim 5 Juil - 15:54

Julie eut un sourire un tantinet sarcastique quand Charlie précisa qu'il avait "un peu" bu. Oui, elle avait deviné, mais elle se garda de le préciser. Ce n'aurait pas été très sympathique de sa part, surtout qu'elle était exactement dans le même cas - à ceci près qu'elle avait éhontément prétendu tenir tout à fait bien l'alcool, léger euphémisme qu'on aurait même pu qualifier de contre-vérité. Ce détail excepté, elle non plus ne savait pas trop en  quelles circonstances elle s'était retrouvée là. Bien qu'il y ait tout de même de sacrées probabilités que ce soit sa deuxième ou sa troisième fête de la soirée, vu l'état dans lequel elle se trouvait. « Je ne sais pas si vous, vous me connaissez, mais en tout cas, moi, je vous connais. Enfin, je ne suis pas sûre de vous connaître mais je sais qui vous êtes. » Hum. Un peu embrouillé, comme explications. Il faut dire que ça reflétait les pensées de Julie, car, embrouillées, ça, elles l'étaient. La rouquine retenta sa chance en prenant les choses sous un autre angle. « Je veux dire que, dans la vraie vie, je ne vous connais pas, mais je sais des tas de choses sur vous. Enfin, comme tout le monde, quoi. Vu que vous jouez dans les Maraudeurs... enfin, tout le monde vous connaît. Je veux dire, tout le monde sait qui vous êtes. Sauf les ermites du fin fond de la Sibérie, peut-être. Et encore, je parie qu'ils ont la télé. Au fin fond de la Sibérie. » Là, c'était plus qu'embrouillé. Si elle en était rendue à spéculer sur le fait de savoir si, oui ou non, les ermites vivant au fin fond de la Sibérie avait à leur disposition un poste de télévision, la fin était proche. Mais la fin de quoi, telle était la question, et la jeune fille doutait de pouvoir y répondre. Qui plus est, elle préférait répondre à des questions pratiques, par exemple, où se trouvait-elle et comment y était-elle arrivée ? Ou bien, plus intéressant, pourquoi Charlie avait-il la conviction de l'avoir déjà croisée quelque part, alors qu'elle-même ne s'en rappelait absolument pas ?

Elle n'avait tout de même pas réussi la prouesse de rencontrer l'un de ses acteurs préférés, puis d'oublier ce qui lui était arrivé ? Julie se savait étourdie, mais là, ça dépassait l'entendement... La seule chose qui aurait pu lui faire oublier tout un moment de sa vie, c'était... l'alcool. Évidemment. Ça ne pouvait être que ça. Pas étonnant, dans ce cas, qu'elle n'aie strictement aucun souvenir. Pas peu fière de sa trouvaille, Julie lança : « Eh, dites, finalement, peut-être que vous aviez raison. Peut-être qu'on s'est déjà rencontrés mais que je ne m'en souviens pas. » OK, la formulation laissait à désirer, et encore une fois, ce n'était pas très clair. Ne tenant pas à passer pour une amnésique, Julie tenta une nouvelle fois de ré-expliquer ce qu'elle avait en tête. « Parce qu'en fait, des fois, j'oublie des choses. Mais pas tout le temps. Juste quand je suis soûle. Le reste du temps, j'ai une très bonne mémoire. Enfin, à part le fait qu'elle ressemble à une passoire. Ma mémoire. »

Ouiiii, bravo Julie, empire les choses en lui racontant que tu as une passoire dans la cervelle. C'est vraiment le meilleur moyen de lui prouver que tu es moins idiote que tu en as l'air, se dit-elle intérieurement. Il ne manquait plus que ça, passer pour une débile devant l'une des personnes qu'elle admirait sur cette foutue planète. Mais bon, il fallait relativiser : au moins, elle n'avait pas évoqué la mémoire sans doute excellente des ermites habitant au fin fond de la Sibérie, ce qui était indéniablement un bon point. Restait à éviter soigneusement le sujet de la résistance à l'alcool et des autres défauts de Julie, et tout se passerait bien. Peut-être même qu'avant la fin de la soirée, elle réussirait à se rappeler où et comment elle avait rencontré Charlie - à condition, bien sûr, que cette rencontre ce soit bel et bien produite, ce sur quoi Julie restait sceptique. Il aurait très bien pu croire la connaître, mais la confondre en réalité avec quelqu'un d'autre.
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