You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma

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MessageSujet: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Mar 14 Avr - 1:38

Si on lui avait demandé pourquoi et, surtout, comment il avait atterri à Notting Hill en pensant finir à Clapham, Charlie aurait sans doute rougi violemment après avoir bafouillé qu'il ne savait pas. Ce qui était totalement vrai. Il ne savait pas. Il avait quitté la maison rose des Jenzell tard dans la nuit après une charmante discussion avec l'une des invités et non sans avoir réalisé que Leo, ce vieux traître qui l'avait convaincu de sortir, était parti. Dans son état avancé d'alcoolisation, Charlie avait décidé de lui rendre une petite visite, histoire de papoter un peu et de lui emprunter son canapé pour la nuit. Pourquoi, là encore, il n'en savait rien. Après tout, il avait son propre appartement et un lit bien plus confortable qui l'attendaient. Ceci dit, après ce qu'il avait évoqué avec Madeline, il n'avait pas spécialement envie d'être seul. Surtout pas dans son appart. Trop de souvenirs, trop de Nevil ici et là, trop d'images encore très vives de la nuit qu'ils avaient passé ensemble, grands cons ivres qu'ils étaient. Et ivre, il l'était encore. Mais point de Nevil dans le coin. Puisque Nevil était mort. Nevil n'était plus là, Nevil était parti, Nevil- oui, ok, il avait vraiment besoin de Leo. Pas pour un discours plein d'espoir et de promesses quant au fait qu'il finirait par surmonter le deuil et le reste, non. Juste parce que Leo réussirait là où la vodka avait échoué.

Il y avait au moins une chose que l'alcool avait réussi, c'était bien le foutre le bordel dans ses idées, au lieu de les lui changer. Parce que franchement, pour se perdre à ce point sur le chemin, il fallait vraiment avoir bu son poids en vodka. Ce n'était pas tout à fait le cas mais Charlie n'avait probablement pas les yeux en face des trous. Ça arrivait souvent ces derniers temps. Il boutonnait le lundi avec le mardi en mettant ses chemises, laissait ses clés sur la serrure avant de rejoindre les studios le matin ou encore se versait un verre d'eau non pas dans le verre posé face à lui mais dans son assiette ou pire, sur ses genoux. Il était à côté de la plaque mais atterrir dans la mauvaise partie de la ville ne lui était pas encore arrivé. Ceci dit, crocheter la serrure d'un appartement non plus.

Il aurait probablement dû comprendre tout de suite qu'il n'était pas chez Leo. Premièrement parce que la boule de poils qui lui servait de chien n'avait pas accouru pour le renifler. Ensuite parce que cet appartement-là n'avait rien à voir avec celui de son pote mais ça, il ne l'avait compris que lorsque la propriétaire avait fait son apparition, apparemment réveillée par le raffut. Petite, brune, un visage qu'il connaissait. Wait, d'où la connaissait-il ? « Oh merde. Paloma ? » Leur rencontre lui revint en mémoire avec une force dont il n'aurait pas cru sa mémoire capable à cette heure avancée de la nuit ─ surtout pas après tout l'alcool qu'il avait ingurgité. Cambridge, sa loge, et les cafés. Le tee-shirt surtout, qu'il avait mis un certain temps à enfiler. Oh god. « Attends mais qu'est-ce que tu fais chez Leo ? » demanda-t-il, fronçant les sourcils sans comprendre. La question qu'il aurait surtout dû se poser, surtout, c'était était-il bien chez Leo ? « Je suis pas chez Leo, c'est ça ? Ça ressemble pas du tout à son appart » Probablement parce que ce n'était pas son appartement. Oh merde, quel abruti. Et quelle heure était-il ? Il jeta un coup d’œil à son téléphone dont la batterie était proche du néant. Presque six heures. Effectivement, oui, il avait probablement grand besoin de sommeil. Ou d'un grand café ─ voire trois ─ ce qu'il achèterait dès qu'il se serait sorti de ce pétrin. Sauf si elle appelait les flics avant. Oh, il voyait de là les gros titres. Eurgh, quelle merde.

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Dernière édition par Charlie I. Fitzwilliam le Mer 6 Jan - 1:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Mar 14 Avr - 2:43



Un bruit sourd me réveilla en sursaut. Je me relevais un peu, me demandant ce que pouvaient bien faire les voisins à une heure aussi tardive, ou plutôt aussi tôt dans la matinée, puisqu'après avoir jeté un oeil à mon réveil, je constatais qu'il était presque six heures du matin, ce qui expliquait la lumière ambiante - j'avais l'étrange habitude de ne jamais fermer mes volets, pourtant habituellement ça ne m'empêchait pas de dormir jusqu'à tard dans la matinée (voir l'après-midi) surtout quand, comme aujourd'hui, j'avais enfin une matinée de libre. L'université m'avait habituée à bien plus de matinées de sommeil que ce boulot le permettait. D'un autre côté, habituellement, personne n'entre par effraction dans mon appartement, alors forcément, dormir devient plus facile. En effet, je réalisai assez rapidement - quoique, cela me prit tout de même presque une minute, je ne suis pas sûre que l'on puisse réellement qualifier cela de rapide, mais pour ma défense, je me réveillais tout juste - que le bruit ne venait aucunement des voisins, mais de mon salon. Quelqu'un était de toute évidence en train de le traverser sans vraiment se soucier des meubles, ou même des murs, qui l'entouraient. J'étais pourtant à peu près sûre de vivre seule. Et de m'être endormie seule. Mon cœur accéléra un peu lorsque je réalisai ce que cela signifiait réellement, et je parcourais la pièce à la recherche d'un moyen de défense. L'avantage d'avoir l'habitude de me mettre dans des situations étranges, et soyons honnêtes, dans le pétrin, est que j'avais appris à me sortir indemne d'à peu près tout - et j'avais aussi acquis un certain don pour l'improvisation, mais bon, cela était probablement aussi en partie dû à mon club de théâtre. Aussi mon regard se posa rapidement sur mon sac à main et j'attrapais la matraque télescopique qu'il contenait - une jeune femme se doit d'être préparée à toutes les situations, surtout quand elle joue à la détective depuis qu'elle est adolescente.

Malheureusement pour moi, mon esprit vif n'avait pas encore eu le temps de se réveiller et c'est donc armée de ma matraque mais encore en petite tenue que je me dirigeais vers le salon à pas de loups. Je m'arrêtais un pas après le seuil, étonnée par ce que je découvrais. Un jeune homme était en train d'approcher et ne semblait pas vraiment dans son assiette. Je le reconnus alors qu'il manquait de s'écrouler contre la table basse, et cela ne fit que décupler ma surprise. « Oh merde. Paloma ? » Je hochais doucement la tête, encore sous le choc de trouver l'acteur qui interprétait l'un de mes personnages favoris au cinéma dans mon salon. Sans oublier le fait qu'il se souvenait de moi. D'un autre côté, notre rencontre était difficile à oublier et une sourire se dessina sur mon visage à ce souvenir, me retrouver dans sa loge avait été un très heureux hasard. Je posais ma matraque au sol, un peu gênée de l'avoir presque attaqué - d'un autre côté il était entré par effraction, mais qui a dit que nos sentiments devaient être logiques? -. Mon embrassement tripla lorsque je me rappelais que je ne portais qu'un mini short et un débardeur à moitié transparent. Certes, il n'était lui-même pas réellement habillé lors de notre dernière rencontre, mais ce n'était pas une raison pour en faire une habitude. Toutefois, je ne restais pas gênée longtemps, puisqu'il interrompit mes tentatives de me cacher un petit peu avec mes bras, en me posant une étrange question: « Attends mais qu'est-ce que tu fais chez Leo ? » « Chez Léo? » je répétais avec un petit mouvement de tête et en fronçant légèrement les sourcils, ne suivant absolument pas de quoi il parlait. « Je suis pas chez Leo, c'est ça ? Ça ressemble pas du tout à son appart » continua-t-il, semblant complètement perdu.

J'oubliais totalement ma tenue, le fait qu'il était six heures du matin ou qu'il était par effraction et que j'avais failli l'attaquer à coup de matraques. Heureusement, je n'avais pas eu le réflexe d'appeler la police - partir avec une matraque était pourtant un bien moins bon plan, si jamais j'avais une réelle effraction, il allait falloir que je revois sérieusement mes réflexes matinaux -. Toutefois, tout ça n'avait aucune importance. Je secouais doucement la tête pour lui signifier que non, nous n'étions pas chez Leo - j'imaginais qu'il parlait de Leopold Lawrence, mais ce n'était pas tout à fait sûr, surtout qu'il ne me semblait pas qu'il habitait dans le coin - et m'approchais de lui, doucement, ne souhaitant pas qu'il se mette à paniquer. Après tout, nous ne nous connaissions pas si bien que ça. « Non, tu n'es pas chez Leo, tu es chez moi. » j'essayais de le rassurer, mais l'idée d'arriver chez une inconnue au milieu de la nuit, bien qu'étant la vérité n'était pas vraiment le top pour rassurer quelqu'un. « Paloma, en effet. » je précisais, au cas où. Une fois plus proche de lui, je lui demandais en chuchotant : « Est-ce que ça va, Charlie? ». C'était une question idiote, bien entendu. Il allait de toute évidence mal physiquement, et je lisais suffisamment les journaux pour savoir que les dernières semaines avaient été dures. Pourtant, je ne savais pas vraiment la relation qu'il entretenait avec Nevil, après tout entre ce que les journaux racontent et les faits, il y a souvent un très grand fossé. Parfois, une simple petite question idiote peut permettre à quelqu'un de parler et ma question avait au moins le mérite d'être sincère. Je lui attrapai les mains, un peu pour le réconforter, et aussi parce que j'espérais pouvoir le diriger doucement vers le canapé, il avait percuté suffisamment de meubles et mieux valait ne pas trop allumer, il ne semblait pas vraiment en état pour affronter de vives lumières d'appartement. D'ailleurs, en parlant d'appartement, quand il ira un peu mieux, il faudrait sérieusement que l'on parle de comment il avait atterri devant le mien, et plus important encore, comment il avait fait pour entrer.

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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Lun 4 Mai - 0:59

Ok, non, il n'était probablement pas chez Leo. Pas du tout. Parce que Leo, tout amateur de femme qu'il était, n'aurait jamais autorisé une fille à laisser un pyjama chez lui. Et cette fille-là, dont le visage lui était d'ailleurs familier, cette fille-là était en pyjama. Au beau milieu du salon de Leo. Qui n'était du coup pas le salon de Leo. Donc celui de Paloma. Puisque c'était bien Paloma, right ? Il pencha la tête sur le côté, plissa les yeux pour la regarder un peu mieux. La haute définition semblait s'être définitivement faite la malle mais si son esprit perturbé par l'alcool et la fatigue lui indiquait qu'il s'agissait de la nana qui s'était introduite sans aucune gêne dans sa loge presque un an plus tôt, a priori, c'était elle. Paloma. C'était tout à fait hors de propos et sans rapport avec la présente situation mais il aimait bien ce prénom. Ca avait une jolie sonorité, surtout si tard dans la nuit. Ou tôt dans la matinée, à en croire la lumière faiblarde qui commençait à inonder l'appartement. Oh, well, heureusement qu'il ne tournait pas, demain – ou plutôt aujourd'hui – ou Katharine aurait eu vite fait de l'étriper. Après la petite sauterie qu'ils avaient organisé pour l'anniversaire de Patrick, elle se méfiait de chacune de leurs sorties nocturnes, martelant à chaque fois qu'il vaudrait mieux pour tout le monde qu'ils arrivent à l'heure et sobre, surtout, le lendemain. Il était loin d'être aussi ivre que quelques heures plus tôt mais il n'était pas très frais non plus. Oh, la tête qu'aurait tiré la réalisatrice si il avait dû se pointer sur le set aujourd'hui. Il en aurait presque ri, si il n'avait pas su combien ce genre de réactions pourrait être douloureux pour son crâne. Il se secoua mollement, reportant son attention sur Paloma. Right, Paloma. Que foutait-il chez Paloma ? « Je voulais aller chez Leo » expliqua-t-il lorsqu'elle répéta la fin de sa question. Il était sensé être chez Leo. Pour bruncher ou quelque chose de ce genre-là. A moins qu'il n'eut prévu de faire un semblant de nuit sur son canapé, en quittant la fête un peu plus tôt. Il n'en savait plus grand-chose et il n'était pas certain que ça ait de l'importance à présent qu'il était chez Paloma – comment diable avait-il atterri là ?

Elle confirma ses doutes, abandonnant ce qui ressemblait à s'y méprendre à une matraque ou, peut-être, à un modèle très rare de réplique de baguette magique – après tout, le marché était florissant et on ne cessait d'inventer de nouveaux objets collectors que les passionnés, Charlie le premier, s'arrachaient. Il haussa un sourcil, fixant la chose avec curiosité. Non, ça n'avait rien d'une réplique. Oh. Si ils étaient chez elle – et il était tout disposé à la croire, ne serait-ce qu'en raison du pyjama, très joli du reste – elle avait probablement dû penser qu'il était en train de la cambrioler ou de s'introduire chez elle par effraction. Il regardait peut-être un peu trop de séries policières mais cette théorie expliquait sa surprise, la petite tenue et la matraque. Il hocha la tête, pensif, tandis qu'elle s'approchait doucement. Le changement avec leur dernière – et première, en fait – rencontre. Il se souvenait encore de la tornade qui avait pénétré dans sa loge sans plus de cérémonie, prétendue nouvelle assistante de Katharine. Il ne l'avait pas revue après ça mais on oubliait difficilement quelqu'un comme ça. Même ivre, apparemment.

Il sursauta en entendant sa voix, si proche. Elle avait avancé plus vite qu'il ne l'avait imaginé et il ne put qu'écarquiller les yeux en la découvrant si proche. Pourtant elle n'avait ni crié ni hurlé, s'était simplement enquit de son état. Est-ce qu'il allait bien ? Physiquement, ouais. Il n'était pas dans une forme olympique et il aurait grand besoin d'eau d'ici quelques heures, et de sommeil aussi mais ça allait. Le reste était un peu plus compliqué. Il s'appliquait à ne plus penser à rien, surtout pas à Nevil, une grande portion du temps. On aurait pu s'attendre à ce que ce soit plus compliqué après quelques verres parce que l'alcool a cette merveilleuse faculté de faire remonter à la surface le meilleur comme le mauvais. Toutefois ça s'était révélé étrangement facile. Il avait suffi qu'il se laisse porter par les conversations et les rencontres, qu'il oublie peu à peu où il était et avec qui. La plupart des visages croisés lui était inconnue et il n'avait pas eu à faire face au regard de pitié qu'affichait une grande partie de ses proches ni à la morosité des autres. Il ne supportait plus tout ça, le deuil, le chagrin, le sien comme celui des autres. Il étouffait dans cette douleur et aussi triste que ça pouvait paraître, l'alcool l'avait apaisé ce soir. Ce qui expliquait sans doute pourquoi il ne se braqua pas devant la question toute simple, si banale d'être tant répétée et pourtant si lourde de sens ces derniers temps. Il haussa les épaules, lui glissant un regard des plus vitreux. « Ca va. Je crois que je vais avoir quelques bleus demain mais ça va » Il ajouta un sourire un peu tordu et lui abandonna ses mains. Cette fille était étrange et il était encore suffisamment ivre pour ne pas se poser de question sur les raisons qui la poussaient à vouloir le toucher. Très calme, il la suivit jusqu'au canapé où il se laissa tomber avec un soupir de soulagement. « En fait, j'ai super mal aux pieds aussi. Pourtant j'ai pas tant marché que ça. Et j'ai pris un taxi en plus. C'est certainement de sa faute si je suis chez toi et pas chez Leo du coup » C'était probablement le moment de s'excuser, également, d'avoir pénétré chez elle comme ça, sans même prendre la peine de lire le nom sur la porte – grossière erreur, il ne recommencerait plus, si tant est qu'il se souvienne de cette bonne résolution plus tard. « Pardon au fait. Vraiment. Je pensais que tu étais Leo. Non, attends, pas ça. Je pensais que tu- non, non, je vais y arriver. Je pensais vraiment que j'étais chez Leo » Il esquissa un bref sourire, fier d'être parvenu à formuler clairement ses pensées. « Jamais je serais rentré comme ça sinon » précisa-t-il du ton du mec qui énonce une évidence. Il soupira à nouveau et se laissa aller contre le dossier du canapé. Il avait presque l'impression de flotter et ignorait s'il devait en imputer la cause à l'alcool ingurgité ces dernières heures ou au manque de sommeil qui s'accumulait depuis quelques semaines déjà et qui, de toute évidence, avait atteint son paroxysme avec la nuit blanche qu'il venait de passer. Sans parvenir à se soulever pour se redresser, Charlie se tourna dans la direction de la jeune femme, s'efforçant de paraître enjoué. Fake it until you feel it ou quelque chose comme ça, lui avait dit Connor dans un élan de compassion plein de philosophie. « Et toi, ça va? » Sa voix était peut-être un peu trop aiguë pour être tout à fait normale mais de toute manière, il oscillait entre l'ivresse et la gueule de bois alors ça ne s'entendait probablement pas tant que ça. D'autant plus que la moindre chose, après s'être introduit chez quelqu'un, restait quand même de lui demander de ses nouvelles. Depuis que leurs chemins s'étaient croisés, elle devait en avoir, des choses à raconter.

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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Dim 31 Mai - 22:29


« Je voulais aller chez Leo » tenta-t-il d'expliquer, ce qui n'aidait pas vraiment en réalité, n'étant pas tout à fait sûre de l'identité du Leo en question, et encore moins de pourquoi entrer par effraction chez Leo à 6h du matin était plus légitime... La plupart des gens que je connais dormant à cette heure-là. D'un autre côté, la plupart des gens que je connais répondent aussi quand on frappe à leur porte. Donc Charlie et moi devons vraiment faire partie de sphères différentes. Pas que le fait d'entrer par effraction soit un très gros problème à mes yeux, ça en gênerait plus d'un, mais pour être honnête c'était tout à fait mon style. Je n'avais pas frappé non plus la dernière fois, donc bon. Mais j'avais tout de même apporté le café, c'était déjà pas mal et il semblait qu'à l'heure actuelle, ce petit plus aurait bien servi.

La voix de Charlie me ramena toutefois rapidement à la réalité, laissant de côté mes souvenirs pour le moment: « Ca va. Je crois que je vais avoir quelques bleus demain mais ça va » me répondit-il avec un regard vitreux. Je souris doucement à sa réponse, qui semblait en effet réaliste. Mon appartement n'était pourtant pas si chargé, mais je crois qu'il avait mis un point d'honneur à se prendre absolument tous les meubles accessibles. « En fait, j'ai super mal aux pieds aussi. Pourtant j'ai pas tant marché que ça. Et j'ai pris un taxi en plus. C'est certainement de sa faute si je suis chez toi et pas chez Leo du coup » ajouta-t-il en s'installant sur le canapé. Si le taxi avait compris la direction et l'avait en effet posé chez Leo, il avait sûrement dû marcher quelque temps. Ou alors il s'était trompé d'adresse en l'indiquant au taxi, c'était possible. En tout cas, je doutais que la faute ait été faite par le conducteur, cela semblait peu probable étant donné l'état de Charlie, mais bon, qui sait? « Pardon au fait. Vraiment. Je pensais que tu étais Leo. Non, attends, pas ça. Je pensais que tu- non, non, je vais y arriver. Je pensais vraiment que j'étais chez Leo. Jamais je serais rentré comme ça sinon » Je haussais les sourcils et rigolais un peu tandis qu'il s'empêtrait dans des explications foireuses sur son entrée par effraction. Il semblait s'envoler dans un autre monde alors qu'il s'enfonçait doucement dans mon canapé. C'était un spectacle étrange à observer, attachant et un peu triste à la fois.

« Et toi, ça va? » s'enquit-il en tentant je crois de lutter contre les effets de l'alcool et de la fatigue. « Eh bien, quelqu'un vient juste d'entrer par effraction chez moi, tu imagines? Une sacrée frayeur. Mais plus de peur que de mal, il s'avère que c'était quelqu'un de très gentil et juste un peu perdu. » je lançais en rigolant, pensant qu'une petite blague lui ferait du bien. Mais j'aurais peut-être dû choisir un autre sujet, quelque chose qui ne le concerne pas par exemple, et qui ne risquait pas de le mettre mal à l'aise, ou un autre moment, dans deux-trois ans par exemple quand ce sera juste un vieux souvenir, une anecdote dont on rigole entre amis. Il faut dire que ça ferait une sacré histoire. « Je te taquine juste, ce n'est rien. Et puis ça me fait vraiment plaisir de te voir. » Je ne le connaissais peut-être pas très bien encore, mais cette remarque était on ne peut plus sincère. On ne s'était rencontrés qu'une fois mais c'était une rencontre inoubliable. Il avait été tellement naturel, drôle, gentil alors qu'il ne me connaissait pas et que vraiment rien dans la situation ne jouait en ma faveur. « Même si tu aurais pu m'appeler, tu sais, si tu avais tant envie de me revoir. » je ne pus m'empêcher d'ajouter. Oh mon dieu, je recommence. Sérieusement Palo arrête-toi! Je sais qu'il n'est que six heures du matin mais il est grand temps que ton cerveau se mette en mode on. « Je suis désolée, je vais aller attraper de quoi me couvrir un peu et récupérer les neurones que j'ai laissé dans ma chambre, j'en ai juste pour une seconde, après je devrais être en mesure de répondre décemment à ta question. Ne bouge pas. » Et si possible, j'essaierais d'y répondre en parlant moins vite, parce que là j'avais dû l'assommer de paroles. Espérons qu'il ait tout de même saisi l'idée générale. Décidément, de bon matin, j'étais vraiment bonne à rien, me dis-je en allant attraper le peignoir accroché à la porte de ma chambre et l'enfilant en revenant voir Charlie. Peut-être qu'une tenue décente m'aiderait à mieux raisonner et à respirer.


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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Mar 30 Juin - 21:38

Donc il n'était vraiment pas chez Leo. D'accord, ok, l'information suivit lentement son petit bonhomme de chemin jusqu'à son cerveau et Charlie acquiesça. Pas Leo, Paloma. C'était évident. Leo n'avait pas des courbes si féminines, il l'aurait remarqué depuis le temps. Et ses cheveux n'étaient pas si longs. Et sa voix n'était pas si claire. Leo n'était pas Paloma, plain and simple. Le hasard faisait quand même bien les choses parce qu'il ne connaissait pas l'adresse de la jeune femme et n'avait pas entendu parler d'elle depuis qu'elle avait débarqué comme un ouragan dans sa loge, le surprenant en plein changement de fringues. Chacun son tour, tout ça. Charlie s'appliqua à la regarder droit dans les yeux, conscient malgré l'ivresse que ça rendrait la situation encore plus bizarre s'il se mettait à la reluquer. Pas qu'il en avait envie. Mais c'était naturel comme réaction, non ? Still. Weird. Il rougit un peu, se concentrant sur son visage et sur elle plutôt que sur le pourquoi du comment qui l'avait amené jusqu'à chez elle. Paloma rit un peu et Charlie se sentit soulagé de la voir si légère à propos de tout ça. Il connaissait des gens largement moins sympathiques qui l'auraient foutu à la porte sans aucune considération. Au lieu de ça, elle en plaisantait malgré l'heure et elle précisait même que ce n'était pas méchant. Where had she been all his life? « J'appellerai la prochaine fois. Enfin, du coup, il faudra peut-être me laisser ton numéro. Juste, tu vois, au cas où. C'est plus simple que de débarquer à l'improviste. Surtout aussi, euh, tôt » Il ignorait où il allait avec ses explications ni pourquoi il ressentait le besoin d'expliquer quoi que ce soit. Peut-être était-ce nécessaire, histoire d'éviter que toute cette situation ne devienne vraiment bizarre. Après tout, on ne demandait pas son numéro à une fille en nuisette, surtout pas après être entré par effraction dans son appartement.

Paloma s'éclipsa, non sans expliquer où elle se rendait. Quelque chose en rapport avec ses vêtements et Charlie hocha la tête, pensif, sans vraiment l'écouter. Il la regarda disparaître dans une autre pièce, le couloir peut-être et il s'étira sur le canapé. Confortable, le canapé, très confortable. Il cala sa tête contre le dossier sans peine et laissa échapper un grognement de satisfaction. Il ferma les yeux, juste pour quelques minutes. Deux minutes, pas plus. Right ? Right. Il sursauta en se sentant tomber et ouvrit brutalement les yeux. Où- ah oui. Paloma. Right. Où était-elle ? « Palomaaa ? » appela-t-il, un peu groggy. Sans doute n'avait-il fermé les yeux que quelques secondes, un peu plus peut-être. Il se redressa, désorienté. Chez Paloma, il était chez Paloma. Merde, quel abruti. Qu'est-ce qui lui avait pris d'entrer chez elle comme ça ? Ah. Oui. Il avait bu. Encore. Un de ces quatre, ça finirait mal. Mais peut-être qu'il avait envie que ça finisse mal, peut-être que c'était ce qu'il cherchait. Peut-être que c'était pour ça qu'il n'avait pas vérifié le nom sur la porte, peut-être qu'il espérait qu'on lui casse la gueule et qu'on le foute à la rue. Peut-être que c'était ça qu'il cherchait. Mais il doutait que Paloma lui fasse passer un sale quart d'heure.

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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Ven 31 Juil - 23:34



« J'appellerai la prochaine fois. Enfin, du coup, il faudra peut-être me laisser ton numéro. Juste, tu vois, au cas où. C'est plus simple que de débarquer à l'improviste. Surtout aussi, euh, tôt » Au moins, Charlie n'avait pas l'alcool triste ou agressif. Par contre, il était assez drôle et adorable à voir s'empêtrer dans toutes ses explications et dérives quand il tentait d'intervenir. Apparemment ses capacités à raisonner et surtout s'exprimer étaient bien atteintes. Je lui répondis d'un ton léger en m'éloignant : « Oui, on ne sait jamais. Si tu te retrouvais à nouveau devant ma porte, je pourrais au moins t'allumer la lumière. Ou même t'éviter de devoir forcer la porte. » Quoi qu'après tout, elle ne lui avait jamais donné son adresse et il avait trouvé son chemin jusqu'à son appartement de lui-même, il était donc sans doute capable de trouver de lui-même mon numéro. Ou de tomber dessus en se trompant dans les chiffres du numéro qu'il tentait d'appeler.

Sans plus y penser, je m'éclipsais un instant dans ma chambre et enfilais le peignoir accroché au dos de ma porte. Ce n'était pas encore une réelle tenue correcte, mais je me sentais tout de même beaucoup mieux. Au moins avais-je l'impression d'être un petit peu couverte. Et non à moitié nue dans mon salon devant une star de cinéma. Ce qui pourrait être un scénario intéressant dans des circonstances différentes... ou un cauchemar d'adolescente embarrassée devant l'un de ses idoles. Mais nous étions bien loin des deux ici, et il était à vrai dire très facile d'oublier que l'on se trouvait en face d'une vedette de cinéma lorsqu'on est avec Charlie. Il n'y a pas une once de snobisme en lui, il a au contraire plutôt tendance à mettre les gens à l'aise dans toue situation. Du moins, c'était mon ressenti. Je ne l'avais vu que deux fois, mais j'aurai largement eu de quoi être embarrassée voir morte de honte en sa présence. Et pourtant, c'était sereine que je retournais dans le salon, où je me retrouvais face à un Charlie à l'évidence endormi.

Vu l'heure matinale, je ne pouvais vraiment le blâmer. Surtout que dans son cas, c'était probablement l'heure très tardive de fin de soirée et non le début d'une nouvelle journée. Je le regardais un instant, hésitant à lui proposer un lit ou une couverture au moins, mais je n'eus pas le cœur de le réveiller, même pour lui proposer un endroit plus confortable où faire sa nuit. Je me dirigeais donc vers la cuisine - enfin plutôt le coin cuisine qui se trouvait dans le fond de la pièce derrière le canapé, puisque ce n'était pas une pièce à part - et en profitai pour mettre de l'eau à chauffer, dans l'espoir de me préparer un thé. Puisque de toute façon, les chances que je me rendorme s'étaient rapprochées à une vitesse folle de zéro, autant me faire un bon petit déjeuner, j'allais en avoir besoin pour tenir la journée. Toutefois je n'eus pas le temps d'aller au bout de ce projet, après seulement quelques minutes je fus interrompue par la voie encore ensommeillée de Charlie qui m'appelait : « Palomaaa ? ».

Je laissais le placard qui contenait mes tasses et me retournais vers lui, retournant vers le canapé en répondant d'une voix que j'espérais assez douce : « Je suis juste là, Charlie, tout va bien » sachant à quel point ça pouvait être paniquant de se réveiller dans un lieu inconnu, surtout lorsque nous n'étions pas au top de notre forme. Je contournais le canapé pour revenir face à lui et m'asseyais à ses côtés :  « J'étais en train de préparer du thé.. » je lui expliquais en montrant d'un signe de tête la cuisine derrière lui  « Tu veux quelque chose? » je proposais avant d'ajouter les sourcils légèrement froncés, une mimique involontaire que je faisais bien souvent quand je réfléchissais ou m'inquiétais:  « Peut-être que manger un peu te ferait du bien. Je peux préparer une omelette. Ou des pancakes. Peut-être quelque chose de sucré. Je n'ai à vrai dire aucune idée de ce que tu prends au petit déjeuner. » Réalisant soudain que j'étais en train de l'ensevelir de paroles et d'idées de nourriture alors qu'il venait de se réveiller, était probablement encore à moitié endormi, avait une sacré gueule de bois et que je lui donnais peut-être même envie de vomir avec toutes mes discussions sur la nourriture, enfin s'il continuait à m'écouter malgré le fait que je l'ensevelissais de paroles à peine éveillé, j'ajoutais:  « Enfin, tu n'es pas obligé. Si tu as besoin de te reposer, tu peux aller t'allonger un peu si tu veux. Tu seras mieux qu'ici. J'allais rester dans le coin de toute façon... » Et voilà, je continuais à l'ensevelir de paroles. C'était si compliqué d'aller droit au but de temps en temps? D'un autre côté, il était vraiment très tôt, et il n'était pas le seul à ne pas être bien réveillé. Un petit déjeuner serait sûrement une bonne chose pour nous deux.

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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Jeu 10 Sep - 1:35

Tenter de rentrer chez Leo, enfin, Paloma, était une mauvaise idée. C’était clair, net, précis, Charlie n’aurait jamais dû faire ça. Pourquoi et comment en était-il arrivé à la conclusion que s’introduire plus ou moins par effraction chez quelqu’un était une bonne idée, c’était une excellente question et il était tout à fait disposer à mettre tout ça sur le compte de l’alcool. Soit. S’asseoir n’était pas plus brillant, dans le genre initiative à la con. Il était fatigué, fatigué et complètement ankylosé. Les verres ingurgités à la va-vite et tout le brouhaha vaguement musical entendu au cours de la nuit commençaient à se faire douloureusement sentir et au moment où sa tête rencontra le dossier du sofa, il se sentit partir doucement vers l’inconscience. Paloma s’étant éclipsée une seconde plus tôt, il n’avait plus aucun point de repère, ni de distraction d’aucune sorte et il se laissa glisser vers le sommeil. Mais il n’était pas chez lui, il n’était ni en pyjama ni dans son lit et il semblait tout à fait inapproprié de faire une sieste chez une parfaite inconnue. Ils s’étaient déjà vus, oui, mais on ne pouvait pas dire qu’ils se connaissaient vraiment. Difficile d’apprendre à connaître quelqu’un qui s’introduit dans votre loge sans explication. Well, au moins, ils étaient quittes mais ça ne signifiait pas pour autant qu’il devait roupiller sur son canapé. Sursautant, Charlie l’appela, un peu désorienté. Ok, ok, il n’était pas chez lui, ni chez Leo, ni même chez Patrick et d’ailleurs, maintenant qu’il y pensait, aucun des deux ne s’était vraiment inquiété de son sort. Peut-être devait-il songer à se trouver de nouveaux amis.

Cette réflexion le ramena immédiatement à Nevil, qu’il tentait désespérément d’oublier depuis des semaines. Nevil étendu sur le sol du plateau, Nevil qui ne bougeait plus. Nevil, mort. Charlie, en vie, en proie à une immonde gueule de bois. Well done. Heureusement pour lui, Paloma réapparut et prit place à ses côtés, image même de la douceur. Il cligna des yeux plusieurs fois avant que sa vue retrouve un semblant de netteté. La pauvre, il l’avait réveillée à l’aube et elle trouvait quand même le moyen de l’entourer d’une tendresse tout à fait merveilleuse. Beaucoup l’auraient jeté à la porte en menaçant d’appeler la police, ce qui aurait certainement ravi les torchons à scandales et inspiré quelques pulsions meurtrières aux attachés de presse de la saga. Il esquissa un sourire devant ses mots, sourire qui disparu bien vite lorsqu’elle évoqua une omelette. Ugh, des substances jaunes dégoulinantes sur les cheveux de Caro. De la nourriture. Ugh, nope. Il connaissait suffisamment bien son corps et ses limites pour savoir qu’il ne pourrait rien avaler sans vomir l’instant suivant. Mais c’était adorable, vraiment, et il tâcha d’exprimer sa gratitude sans grimacer. « Je crois que, euh, je vais rien déjeuner. Pas maintenant. Sauf si tu veux que je tapisse tes toilettes » confessa-t-il, sans réfléchir. How poetic. La spontanéité était l’une de ses grandes qualités mais c’était là une image dont Paloma se serait sans doute passée. Et lui aussi, à la réflexion. « Mais c’est gentil. Vraiment gentil. Tu es gentille, reprit-il, son filtre cerveau/bouche clairement défaillant. Je déjeune rarement en fait. C’est compliqué, avec le tournage et tout ça. Généralement j’ai juste le temps d’avaler un café parce que j’arrive en retard parce que j’ai pas entendu le réveil ou que le métro a merdé. Mais là, ben, vaut mieux pas, tu vois ? » Oh, elle devait s’en être rendue compte toute seule, même sans ses confessions dégueulasses. Quel imbécile. Débarquer comme ça chez les gens. Franchement. Sa mère aurait honte. Il allait devoir la rappeler un de ces jours d’ailleurs, avant qu’elle ne décide de se pointer chez lui à l’improviste. Oh, merde, et si elle décidait de venir ce matin ? Que pourrait-il bien lui dire pour justifier son absence ? Pardon maman, j’étais chez une fille ? Il eut presque envie de rire en imaginant la tête qu’elle ferait devant pareille excuse, elle qui s’était acharnée à lui répéter que son attirance pour les hommes n’était rien d’autre qu’une phase. Mais ça, ça impliquait qu’il ne rentre pas immédiatement chez lui. Greenwich n’était pas si loin, quand on y réfléchissait, mais c’était bien trop loin pour un type qui avait passé la nuit dehors, à enchaîner les shots dans un besoin débile de suivre ses potes. Nope, plus jamais il ne laisserait Leo l’entraîner dans ses conneries.

Comme si elle lisait dans ses pensées, Paloma l’invita à se reposer, ce qui n’était probablement pas une si mauvaise idée. Avec une ou deux heures de sommeil, son estomac serait peut-être plus enclin à ingurgiter quelque chose. Toutefois ce serait peut-être un peu déplacé d’accepter, non ? Mais il était si, si fatigué. « Je suis bien là. Sur ton canapé je veux dire » précisa-t-il en pianotant l’accoudoir à sa gauche. Non, oui, c’était définitivement déplacé mais il n’arrivait pas à s’en soucier. « Je peux, genre, dormir un peu et t’emmener déjeuner après ? En guise de remerciements or something. Je connais un café extra où on va souvent bruncher avec Nevil et- » Où on va. Non. Il baissa les yeux et avala sa salive avec difficultés. « Où on allait souvent bruncher avec Nevil. Ils font un café d’enfer » ajouta-t-il en trouvant le courage de la regarder à nouveau. Il n’y était pas retourné depuis un bail, for obvious reasons mais il était temps de se secouer un peu. Right ? Right. Il parvint à sourire, un peu moins enthousiaste peut-être qu’une minute auparavant mais après ce qu’il avait traversé, ça tenait du petit miracle. A moment donné, il avait été incapable de prononcer le moindre mot chaque fois qu’il disait son nom par inadvertance. Mais la vie continuait. « C’est discret hein. Enfin, ce que je veux dire par là, c’est que les paparazzi ne traînent pas dans le coin. Pas que j’ai honte de quoi que ce soit. Même si je t’avoue que j’ai un peu honte, là. Désolé de t’avoir réveillé » précisa-t-il en tapotant son genou. Dieu merci, Paloma portait un peignoir à présent. Il aurait été un petit peu délicat de se laisser aller à ce genre de contacts si elle était encore, well, à moitié nue.

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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Sam 17 Oct - 1:05


À voir l'expression sur son visage, parler de nourriture n'était en effet pas une bonne idée. Ce qu'il confia un instant plus tard par des paroles d'une étonnante franchise auxquelles je ne pus m'empêcher de sourire : « Je crois que, euh, je vais rien déjeuner. Pas maintenant. Sauf si tu veux que je tapisse tes toilettes ». Il se reprit toutefois rapidement, tentant apparemment d'exprimer sa gratitude : « Mais c’est gentil. Vraiment gentil. Tu es gentille ». À moins que ce ne fut juste l'alcool résiduel dans son organisme qui parlait. Vu la structure de ses phrases qui commençaient à tourner un peu bisounours, c'était tout à fait possible. Mais mieux valait cela plutôt qu'il se mette à pleurer sur mon canapé. Je pouvais gérer la tendresse un peu perdue et la capacité de réflexion très ralentie, un grand coup de bad me demanderait bien plus d'énergie et de concentration. « Je déjeune rarement en fait. C’est compliqué, avec le tournage et tout ça. Généralement j’ai juste le temps d’avaler un café parce que j’arrive en retard parce que j’ai pas entendu le réveil ou que le métro a merdé. Mais là, ben, vaut mieux pas, tu vois ? » C'était étrange de l'entendre parler de sa journée quotidienne comme ça, au final on avait jamais vraiment eu l'occasion de discuter de ce qu'on faisait. J’acquiesçais doucement de la tête à sa question, même si elle n'appelait pas vraiment à une réponse. Je lui souris doucement en posant à mon tour ma tête sur le canapé. C'est vraiment qu'on était bien posés ainsi. Pas au point de m'endormir dans mon cas, mais nous n'étions pas dans le même état de fatigue. Il sembla se reperdre un peu dans ses pensées et je demandais où est-ce qu'elles pouvaient bien le mener. Quand on le voyait ainsi, ça donnait juste envie de l'enrouler dans des couvertures et du lui faire un câlin. Toutefois ce ne serait probablement pas très bien reçu aussi je réfreinais mes instincts de mère poule déplacée. C'est juste qu'il avait l'air triste et perdu... D'une certaine manière, il avait un peu l'air d'en avoir besoin. Mais ça pouvait tout aussi bien être moi et mes quelques rares neurones en état de marche qui hallucinaient et interprétaient complètement la situation. « Je suis bien là. Sur ton canapé je veux dire » reprit-il avant d'ajouter : « Je peux, genre, dormir un peu et t’emmener déjeuner après ? En guise de remerciements or something. Je connais un café extra où on va souvent bruncher avec Nevil et- ». Il s'arrêta, baissa les yeux et reprit difficilement : « Où on allait souvent bruncher avec Nevil. Ils font un café d’enfer ». Je lui pris la main et la serrais, tant pis si c'était un geste complètement déplacé avec quelqu'un qu'on a vu deux fois et dans un tel contexte. Justement, qui peut dire ce qui est déplacé ou non dans un tel contexte ? Je n'avais jamais parlé de Nevil avec Charlie, je savais juste ce que l'image que la presse donnait du duo et qu'il était mort. C'était son collègue et son ami sûrement, et à vrai dire, quel que soient les faits, ça ne change rien. À cet instant précis, ça semblait difficile pour lui. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas le voir, même dans son pâle sourire. « C’est discret hein. Enfin, ce que je veux dire par là, c’est que les paparazzi ne traînent pas dans le coin. Pas que j’ai honte de quoi que ce soit. Même si je t’avoue que j’ai un peu honte, là. Désolé de t’avoir réveillé » expliqua-t-il en s'entremêlant quelque peu dans ses tentatives d'explication et en tapotant mon genou, ce qui était un geste assez étrange en soi mais je n'y prêtais même pas attention à ce moment-là.

Je hochai la tête avec un sourire avant de lui répondre : « Je comprends, ne t'inquiète pas. J'imagine bien qu'être photographié de bon matin avec une jolie et inconnue demoiselle puisse être délicat pour toi, et très mal interprété par la presse. » J'ajoutais cette dernière phrase avec un sourire, espérant qu'il comprenne que c'était une touche d'humour et non du narcissisme que de référer à ma personne comme une jolie inconnue. Je reprenais plus sérieusement : « Ça me semble un très bon plan. Et arrête de t'excuser pour le réveil, tout finit bien comme tu vois, je gagne même un petit déjeuner. » Malgré ces diverses tentatives, je n'étais pas très douée pour alléger l'atmosphère. Aussi après un instant de silence, je repris sur un ton plus sérieux ce qui était un commentaire sûrement encore plus déplacé que nos gestes : « Je suis vraiment désolée pour Nevil. Je sais à quel point c'est difficile de perdre quelqu'un à qui on tient. Et je sais qu'on ne se connaît pas si bien, mais je suis là si tu veux en parler. Ou si tu ne veux pas, d'ailleurs. Ça ne me regarde sans doute pas. Je suis désolée si j'ai dépassé la ligne... » je me levais en même tant que je déblatérais encore plus vite que d'habitude. Je réalisais en même temps que je parlais à quel point c'était déplacé de ma part. Je ne savais même pas s'ils étaient proches, je ne connaissais pas Nevil. Bien que je n'en avais pas l'impression, je connaissais à peine Charlie également. J'étais une idiote. Une idiote qui venait de sauter pieds joints dans le plat. Une personne normale se serait probablement arrêtée là, mais je ne pouvais pas m'empêcher de parler et m'agiter quand j'étais nerveuse, aussi je repris sur un tout autre sujet, ce qui devrait au moins éviter à Charlie d'avoir à rebondir sur mes précédentes idioties : « Tu es sûr que tu ne préfères pas t'allonger un peu dans un vrai lit ? Je n'ai pas vraiment de vêtement ou quoi à te proposer, mais je peux au moins aller te chercher des couvertures et des oreillers si tu préfères dormir ici. Tu seras un peu mieux.. » Je m'arrêtai finalement de parler, et de bouger. J'allais rendre Charlie cinglé avec ma nervosité et ma tendance à parler et aller dans tous les sens sans même lui laisser le temps de réagir et encore moins de répondre. Aussi je m'arrêtai sur place, en mode arrêt sur image, ce qui était le mieux que je puisse faire à cet instant.



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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Mar 5 Jan - 1:25

Dans le genre aventures improbables, on faisait difficilement mieux. Quelles étaient les chances pour qu'il atterrisse chez Paloma, of all people, en rentrant au hasard dans un appartement qu'il pensait appartenir à l'un de ses amis ? Proches de zéro, voilà. Au moins il aurait une anecdote supplémentaire à raconter en soirée et ça valait largement mieux que la confusion des plats au restaurant l'année passée. Ceci dit, il s'en serait volontiers passé. Tout ce dont il avait envie dans l'immédiat, c'était de son lit et, éventuellement, de vingt-quatre heures de sommeil sans interruption. Seulement il ne se sentait vraiment pas en état de rentrer chez lui et le canapé était beaucoup trop confortable pour lui inspirer ne serait-ce qu'une once de courage pour se lever. Il était prêt à parier qu'en attendant un peu, les coussins finiraient par l'avaler, si toutefois il s'arrêtait cinq petites minutes de parler. Et pourquoi bavassait-il autant, bordel ? C'était l'alcool ou peut-être la gueule de bois, vu son état. Il commençait à avoir sérieusement mal à la tête, mal au cou, mal partout en fait. Sa gorge s'était sérieusement asséchée, après tant de verres avalés et tant de mots dégurgités. Une sieste sur ce canapé prêt à l'engloutir tout entier semblait une idée de plus en plus séduisante, histoire d'oublier momentanément la gêne intense qui le secouait des pieds à la tête et d'apaiser un peu ce sérieux besoin de fatigue qui pressait ses épaules et comprimait son cerveau. Il aurait pu être chez Leo, confortablement installé sur le canapé de celui-ci – ou, soyons fous, dans son lit, en tout bien tout honneur – ou même chez lui, s'il n'avait pas été stupide au point de déambuler en plein Londres en se contentant de croiser les doigts pour arriver à bon port. Ceci dit, le hasard faisait tout de même bien les choses. La situation aurait pu être pire, clairement, on aurait pu le foutre à la porte ou appeler la police. Les tabloïds s'en seraient régalés et il aurait passé un sale quart d'heure avec son attaché de presse. God bless Paloma, really. C'était peut-être le destin, au fond. Probablement étaient-ils destinés à se rencontrer comme ça, par hasard – et à moitié dévêtus.

Un sourire idiot flottant sur son visage fatigué, Charlie se perdit un instant dans ses pensées. C'était facile, c'était agréable de divaguer comme ça. Sure, ses yeux si terriblement secs auraient pu tirer grand bénéfice de quelques heures de repos et le picotement qui les traversait commençait vraiment à être désagréable mais il était bien, affalé là, à fixer le vague. Le nom de Nevil parvint, hélas, à ses oreilles, rompant le charme et le jeune homme sursauta. Ses paupières papillonnèrent quelques secondes avant qu'il ne se redresse, voyant son hôte se lever. Right, Paloma, il était chez Paloma. Shit. Il hocha la tête sans vraiment comprendre, replongé malgré lui dans le tourbillon morbide qui l'avait amené à sortir, qui l'amenait sans cesse à poursuivre l'oubli dans l'alcool avec un abandon rare. Toutefois la maladresse de Paloma qui transpirait dans sa voix un rien tremblante l'empêcha de s'y noyer à nouveau. Il lui adressa un sourire forcé, espérant sincèrement qu'elle ne s'en apercevrait ou, pire, ne se méprendrait pas sur son brusque changement d'humeur. « Ne t'inquiète pas, tout le monde en Angleterre et ailleurs a probablement parlé un jour de Nevil et moi avec sa mère, son oncle ou son yorkshire. C'est rien » Mensonge éhonté, évidemment mais que pouvait-il dire ? Dans sa position, il était un peu hypocrite de réclamer de la discrétion. Il avait été ravi lorsqu'on leur avait demandé de pousser leur complicité à l'extrême, s'était complu dans leurs nombreuses interviews et leurs conversations sur divers réseaux sociaux. Il avait été heureux d'étaler son amitié au grand jour, heureux même d'apprendre qu'on prenait les paris sur la date de leur coming out. Alors non, il ne pouvait décemment pas lui en vouloir de s'inquiéter, si prudente et gênée qu'elle était. Sweet, sweet Paloma. « Je suis très bien ici, vraiment, ne t'inquiète pas » répéta-t-il. Comme pour le prouver, il prit un peu plus ses aises et, une fois allongé, croisa les chevilles sur l'accoudoir avant de se débarrasser de ses chaussures d'un coup de talon habile malgré la gueule de bois. « See, c'est parfait, reprit-il, bras croisés sur sa poitrine – position ô combien inconfortable pour dormir, il ne tarderait sans doute pas à bouger. Je dors trois, peut-être quatre heures même et je t'emmène bruncher » ajouta-t-il comme une promesse, un œil fermé. Il avait la désagréable impression d'entendre chacun de ses muscles protester tout à coup et la douleur lancinante dans son dos annonçait clairement que les prochains jours seraient compliqués mais il était soudain difficile de lutter contre le sommeil. Il se laissa donc glisser doucement, si doucement qu'il ne lui sembla même pas tomber comme chaque fois qu'il s'endormait.

*

Charlie s'éveilla en sursaut, au son de sa propre voix. On faisait difficilement plus perturbant comme réveil. Il savait fort bien qu'il parlait dans son sommeil mais s'en rendre compte de ses propres oreilles avait définitivement une autre saveur. D'ailleurs, en parlant de saveur, il se demanda une seconde s'il n'avait pas avalé un écureuil mort sur le chemin parce que – oh, wait, le chemin. Quel chemin ? Où était – ah, right. Paloma. Il était chez Paloma. Se frottant les yeux d'une main, il attrapa son portable de l'autre. Une dizaine de messages l'accueillit, en même temps que l'ordre de brancher son chargeur. Tant pis pour Leo et les autres, il les rassurerait plus tard. « Paloma ? » appela-t-il, espérant qu'elle ne l'avait pas entendu babiller en dormant. Who knows, peut-être avait-il fait des aveux embarrassants sans s'en rendre compte. « Palomaaa ? » Il devait, shit, que devait-il faire ? Il était chez Paloma, il était arrivé tard, il – il lui avait promis un brunch. Pour se faire pardonner. Oui, voilà. « Paloma, on va manger ? » lança Charlie, dans un vague gémissement en se levant. La gravité n'était vraiment pas son amie, vraiment pas. Mais il fallait qu'il mange et, accessoirement, qu'il fasse oublier à cette fille décidément adorable son interruption nocturne. Quel imbécile. « C'est moi qui offre hein » rappela-t-il, tout sourire. Dieu merci, son portefeuille était toujours dans la poche de son jean.

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MessageSujet: Re: You sure you live here? I thought I was at leo's w/ Paloma   Mer 13 Jan - 13:23



À l'expression qui se lut sur son visage, je m'en voulus encore plus d'avoir évoqué Nevil. « Ne t'inquiète pas, tout le monde en Angleterre et ailleurs a probablement parlé un jour de Nevil et moi avec sa mère, son oncle ou son yorkshire. C'est rien » me répondit-il pourtant d'un ton banal, avec un sourire, essayant probablement de me rassurer. Ça me rappela notre première rencontre. Il était tout aussi adorable à l'époque. Alors que la situation jouait plutôt en ma défaveur. Et malgré tout, même après lui avoir révélé la vérité, même après être pénétrée dans sa loge sans invitation, même après avoir fait des commentaires quelques peu déplacés sur sa tenue - ou son absence en l'occurrence -, il avait pris un café avec moi, proposé de rester un peu, m'avait donné des conseils pour m'en sortir vivante. Une star de cinéma face à une étudiante. Il aurait pu appeler la sécurité, ou au moins me mettre dehors, mais il n'en fut rien. À la place, il s'était montré naturel, gentil, et même embarrassé par moments. En me remémorant tout ça, je me souvins également de son sourire, de cette joie pétillante qu'il avait alors, et qui semblait bien loin maintenant. J'espérais qu'il arriverait à la retrouver, au moins en partie.

Sa voix me ramena à la réalité : « Je suis très bien ici, vraiment, ne t'inquiète pas » commença-t-il avant de s'étendre sur le canapé et de retirer ses chaussures, en ajoutant « See, c'est parfait, Je dors trois, peut-être quatre heures même et je t'emmène bruncher » Je lui répondis d'un simple sourire et le regardai s'endormir, ce qui ne lui prit même pas une minute, l'alcool aidant sûrement. Je restai un instant là, observant son visage endormi, paisible. Et alors que je commençai à réfléchir à ce que j'allais faire, et dans quel ordre, j'entendis le petit chuintement de l'eau en train de bouillir. Avec tout ça, j'avais complètement oublié l'eau que j'avais mise à chauffer. Parfait, pensais-je en allant éteindre le feu. Je m'en versai une bonne tasse, choisis un thé au citron et au miel et m'installais à table, le visage tourné vers le canapé. Je n'étais pas sûre qu'il se soit vraiment endormi et au cas où il s'agite dans les minutes à venir, je préférais ne pas être trop loin. Mais ce ne fut pas le cas, de toute évidence son sommeil était profond, et même au bruit de la vaisselle il ne réagit pas. Je lui préparai un verre d'eau au passage, que je posai sur la table basse, assez loin du bord pour qu'il ne risque pas de le renverser, et ajoutai du paracétamol à côté, au cas où. Un frisson me parcourut, et je décidai d'ajouter un plaid à son petit lot "sieste matinale post-nuit blanche alcoolisée". L'alcool qui coulait dans ses veines l'empêchait sûrement de trop ressentir le froid qui régnait dans l'appartement, mais ça ne l'empêcherait pas de tomber malade - ou d'être gelé au réveil, ayant un peu décuvé. Je ne voulais pas le réveiller et j'étais un peu mal à l'aise, je dois bien l'admettre, depuis qu'il s'était endormi - c'était une situation où on se retrouvait particulièrement  vulnérable, j'avais beaucoup de mal pour ma part à m'endormir en présence d'étrangers ou de gens à qui je ne faisais pas suffisamment confiance - alors je le posai juste à ses pieds, facilement accessible si besoin, sans envahir son espace. Jugeant qu'il avait tout ce dont il avait besoin et qu'il irait bien, je m'éclipsais dans la salle de bain et pris une longue douche chaude, ce qui me fit le plus grand bien et acheva de me réveiller. J'enfilai un jean et un petit pull bordeaux tirant un peu sur le violet et attrapai mon ordinateur portable - que j'avais laissé traîner près de mon lit la veille au soir.

Le salon-cuisine me servant également de bureau, je tentai de m'installer en silence et me mis tranquillement au travail. Je relevai les yeux en entendant Charlie parler, mais il ne semblait pas s'être réveillé. Mon cœur s'accéléra un tantinet, je réalisai que ça avait réveillé ma curiosité. Je me demandai de quoi il pouvait bien parler. Et je savais aussi pertinemment que ce serait tout à fait déplacé de rester là à écouter. Entendre le simple nom de " Nevil " lui échapper acheva de me mettre en mouvement. Son comportement plutôt prouvait que c'était un sujet sensible pour lui et commençait à me faire croire à ce que j'avais pu lire dans la presse. Je n'y prêtais pas vraiment attention habituellement, sachant que la plupart du temps les relations  affichées entre les acteurs étaient surtout une question de publicité et de promotion des films, et puis les journalistes avaient tendance à y voir, et montrer, ce qu'ils voulaient. Quoiqu'il en soit, j'avais l'impression d'envahir son intimité en entendant ces propos. Il était en train de dormir sur mon canapé et c'était moi qui avais l'impression de transgresser son intimité, cherchez l'erreur. Néanmoins, je préférai mettre mes écouteurs, et je lançai un petit fond de musique. Après tout, ça m'aiderait même sûrement à mieux me concentrer.

Quelques heures s'étaient écoulées, lorsque j'entendis un « Palomaaa ? », qui attira mon attention. Je retirai mes écouteurs, espérant qu'il n'était pas réveillé depuis trop longtemps. Je dois avouer qu'une fois concentrée sur quelque chose, je ne faisais parfois plus suffisamment attention à mon environnement. « Paloma, on va manger ? » continua-t-il alors que je sauvegardais mon travail. Je me relevais et lui répondis avec un sourire « Avec plaisir. ». « C'est moi qui offre hein » ajouta-t-il en se relevant avec difficulté et j’acquiesçais de la tête. Habituellement, j'aurai protesté, ça me semblait naturel de payer chacun sa part, bien que je dois admettre apprécier inviter des amis de temps à autre, mais ce n'était pas vraiment le moment de se disputer pour ça. Et puis, je l'avais accueilli, et à mon avis, il ne devait pas trop avoir de problèmes d'argent en ce moment avec les maraudeurs, alors je pouvais bien le laisser me payer un petit brunch. Par contre, je ne pouvais pas vraiment le laisser sortir ainsi. « Si tu veux te rafraîchir un peu avant de sortir, la salle de bain, c'est la deuxième porte. » je précisai donc en l'indiquant du doigt, espérant que ça ne le vexe pas. Je sais que pour ma part, quand je me réveille avec la gueule de bois, boire et m'asperger le visage d'eau font partie de mes désirs premiers, avec le fait de manger - enfin selon mon degré de nausée, ça peut varier -. « Je suis désolée par contre, j'ai pas vraiment de vêtement à te proposer. » Enfin, à moins qu'il veuille enfiler une robe. Pas que j'en ai tellement en réalité, mais ce qui était sûr c'est que je n'avais pas de vêtement pour homme. Il faut dire que j'en recevais pas tellement dernièrement. Je secouai un peu la tête, ce n'était pas le sujet. Et puis, au moins, il ne semblait pas s'être tâché ou avoir vomi, donc ses vêtements étaient assez présentables.




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