BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass

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MessageSujet: BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass   Dim 1 Fév - 19:15

Je me présente, je m'appelle Bartholomew Hastings-Bass, 55 ans ans. Je suis né(e) le 23 mars y'a 55 ans damn it, à Londres et j'habite à Londres, dans le très particulier quartier de Kensington. Je suis par ailleurs hétérosexuel, et puisque la question vous brûle les lèvres, je suis malheureusement veuf. Que vous dire de plus si ce n'est que dans la vie je suis  actuellement directeur du Casino d'Oxford, et maintenant de celui de Londres aussi, que voulez-vous les gens sont des incapables et que mon rêve le plus fou serait de m'envoler pour les Bahamas pour vivre de noix de coco et de rhum. Oh, par contre, il y a ce léger détail que vous devez savoir sur moi, je suis complètement taré et totalement réfractaire à tout ce qui est loi. Voilà, c'est tout pour l'instant. And by the way, nice to meet you!
TRAVEL CARD ▬ feat. Tim Roth
« Imagination is the golden-eyed monster that never sleeps. It must be fed; it cannot be ignored. »
Deborah Hastings-Bass n'avait jamais, au grand jamais été le genre de femme à se taire. Très jeune déjà, elle avait manifesté ses talents d'oratrice et de femme du monde en s'illustrant au milieu des dîners parentaux à coup d'anecdotes et d'histoires ahurissantes qu'elle prétendait lui être arrivées dans la journée même. Avec tendresse et une réserve presque gênée, sa mère l'envoyait généralement se coucher, excusant les inconvenantes élucubrations de sa fille à grand renfort de "pardon" murmurés, tandis que les hommes retournaient à leurs conversations et commentaires sur la guerre en cours.
Monsieur Blanchett, le père de Deborah, n'avait pour sa part pas vraiment l'habitude de s'exposer de manière aussi honteuse et impudique aux yeux du beau monde. Homme de foi, homme d'armes, il n'avait jamais prétendu à autre chose qu'au respect de ses pairs et à une vie tout aussi paisible qu'aisée - cela étant, la vie faste d'un homme rangé lui causerait la mort seulement quelques années plus tard, au grand désespoir de sa femme qui, ne sachant que faire toute seule, se remarierait à un plombier et s'exilerait au Canada.
C'est sans doute sa famille un peu trop calme qui poussa Deborah à se choisir un mari tout aussi calme et ennuyeux, et c'est sans doute ce choix un peu trop rangé, bien qu'amoureusement effectué, qui la conduit à sa propre folie, qu'elle transmit ensuite de génération en génération à sa descendance. Harry Hastings-Bass était le fils d'un banquier réputé de Londres. Par réputé, et par banquier, nous entendons en réalité que Monsieur Hastings-Bass senior était en fait le doyen de l'argent londonien avant la Seconde Guerre mondiale, ce qui à défaut de le rendre charmant, le rendit au moins riche à millions, suffisamment sans doute pour subvenir aux besoins des cinq prochaines générations. Homme bourru, ennuyeux, quelque peu séducteur et porté sur la bouteille, il rencontra Deborah sur les rangs d'une Conférence à laquelle elle faisait semblant de prêter une oreille quand lui noircissait des copies doubles de son écriture 'pattes de mouche'. Elle l'invita à boire un verre et il accepta car il était difficile, en toute franchise, de ne pas loucher sur l'opulente poitrine de la jeune Deborah. Il fallut ajouter à cela dix-huit mois avant qu'ils ne se marient, au grand dam des parents d'Harry, et à la joie de la mère exilée de Deborah qui voyait en son genre la réplique parfaite de son défunt mari.

Le mariage fut moins drôle que la rencontre cela dit et Deborah n'eut aucun mal à s'apercevoir qu'elle ne finirait pas sa vie avec son mari. Profitant néanmoins de ses gênes avantageux pour lui faire un enfant, elle s'apprêta à le quitter quand ce dernier se révéla à elle en sombrant dans la dépression. Vendant la banque familiale pour se reconvertir dans la vente de textiles, il déporta son affection peu naturelle pour les figures droites et les sculptures de nu sur l'oenologie, se passionnant pour le goût des vins et leurs odeurs, leurs crus, et toutes autres notions qui, bien que ravivant la flemme de son épouse, ne l'intéressa qu'un temps. C'est un coup du destin plus qu'une décision qui sépara le couple cependant, puisque le pauvre malheureux décéda à la suite d'un accident de bus en se rendant à une autre conférence dont il n'avait jamais signalé le nom.

Veuve, avec un enfant alors âgé de 5 ans, Deborah ne tarda pas à faire une croix sur les hommes, et sans pour autant déporter son attention sur les femmes, se consacra plutôt à son fils, la chair de sa chair, Bartholomew. Elle en fit un enfant intelligent, débrouillard, peu intéressé par ses études et ma foi complètement fou lui aussi, l'élevant au rythme des bouteilles de vin terminées trop vite, de la musique résonnant trop fort, des soirées mondaines auxquelles il n'avait pourtant pas sa place. Très rapidement autonome, Bart se révéla aussi tout bonnement opposé à poursuivre la moindre once d'études supérieures, et se détourna de l'intellectuel diplômé de sa famille pour consacrer l'argent familial coulant toujours à flots à étendre ce qui jadis fut la passion de son père.

Bartholomew avait 18 ans quand il acheta sa première vigne, dans le sud de la France, et il ne fallut que cinq ans avant que son entreprise ne se rentabilise, lui permettant non seulement de laisser l'argent parental à sa mère qui avait décidé de s'exiler aux Bahamas pour y fumer des joints, mais en plus pour s'offrir un rythme de vie teinté de luxe et de volupté qu'il pouvait désormais plus qu'assumer seul.

Et un jour, Bart, dont la vie s'était résumée à une solitude lancinante en dehors de ses conquêtes régulières, Bart rencontra Trish. Patricia, de son prénom. Elle avait dix huit ans, des rêves dans les yeux et pas un rond en poche, et surtout, elle était déjà folle. Il l'avait remarquée tout de suite dans une salle bondée de monde, ses yeux de riche remarquant les défauts de sa robe raccommodée mais luxueuse néanmoins, provenant sans doute d'une friperie ou d'un autre magasin du genre. Elle s'était accrochée des boucles d'oreilles et portait un collier envahissant, tape à l'oeil. Et pourtant, malgré la grossièreté de ses habits, personne ne pouvait vraiment détacher ses yeux de Trish. Au bras d'un homme tout aussi gros qu'il était saoul, elle paradait, armée d'un sourire trompe-l’œil. Elle n'était là que pour se faire un nom et Bart ne tarderait pas à l'apprendre, sa vocation d'actrice l'empêchant de penser à un quelconque autre métier qu'elle pourrait faire pour finir sa vie, ses jours, pour vivre en somme. Il lui avait offert un verre, elle avait accepté une danse. Elle était jeune, plus jeune que lui, et malgré le maquillage et les artifices, il n'avait pas mis très longtemps à la percer à jour, ce qu'elle regretta profondément, boudant presque à chacune de ses nouvelles questions n'appelant pas vraiment de réponse. Après la danse, elle avait délibérément abandonnée l'homme qu'elle avait abusé pour pouvoir entrer ici, et lui offrant sa veste, il l'avait raccompagnée chez elle. Leur première nuit fut suivie de beaucoup d'autres nuits, et après la rencontre tant attendue - pour Trish - et tant redoutée - pour Bart - avec les parents, il finit par la demander en mariage.
La modestie ne caractérisa pas réellement la cérémonie. Il fallait dire et avouer que malgré ses jeunes années, Trish n’était pas de ce genre de femmes qui se contentent de peu, et il se trouva assez rapidement que Bart était plus que ravi de lui offrir exactement tout ce qu’elle voulait. Un château dans le sud de la France, la venue gratuite des invités, l’hébergement des hôtes et l’alcool et autre petits fours coulant à flots, la fête dura jusqu’à six heures du matin et coûta une belle somme au jeune homme qui ne broncha pas une seconde, trop content d’avoir réussi à passer la bague au doigt de sa belle, trop effrayé qu’elle ne se sauve avant qu’il n’ait tourné le dos. Mais elle ne le fit pas, et les premières années de mariage furent somme toute une réussite. La carrière de Trish prit de l’ampleur et elle fut appelée, en plus des grosses productions anglaises sur lesquelles elle avait eu l’occasion de tourner, aux Etats-Unis, son pays natal, abandonnant son mari de temps à autre mais ne manquant pas de lui exprimer à quel point elle était contente de le retrouver dès qu’ils foulaient le même sol.

Mais la troisième année tant attendue et tant crainte leur fut fatale et Bart reçut un avis de divorce sans même avoir été informé des intentions de sa femme. Leur séparation officielle ne dura cependant pas plus de six mois, et bientôt, divorcer devint un jeu. Quatre fois en tout, pour quatre remariages presque aussi rapides, nécessitant à chaque fois des dépenses colossales et des déplacements originaux ; le dernier en date les mena d’ailleurs à Tahiti, où la mère de Bart s’était exilée avec ses joints et ses jeunes dieux.
Ils eurent deux enfants, Blair d’abord, puis Charlie, qui devinrent comme leurs parents, fous. La vie de la famille, rythmée par les divorces et les remariages, n’empêcha pas ses membres d’être heureux à plein temps, et la vie poursuit son cours. Films divers, rentabilité du vin et du métier de Bart, les Hastings-Bass ne tardèrent pas à être à la tête d’une fortune colossale qui leur monta parfois à la date mais jamais pour très longtemps.

La vie se gâta bien plus tard, et à l’engouement général et la folie succéda les annonces moroses et scandales outrageux. Le cancer de Trish, d’abord, souffrant d’une tumeur au cerveau dont les chirurgiens s’avérèrent incapables de se débarrasser. Puis Blair fut au cœur d’un scandale, un homme politique véreux trompant sa femme avec elle lui fit un gosse et la poussa à l’avortement, l’abandonnant misérable et dépressive. Le petit Charlie se révéla également souffrir d’asthme à un stade assez avancé, et la famille perdit de sa superbe.
C’est en 2008 que Trish est morte ; et si vous demandez à Bart de vous raconter cette journée, il est capable de le faire dans les moindres détails. Hospitalisée, droguée de médicaments censés apaiser sa douleur, Trish sentant venir sa fin avait fait venir son mari à une heure avancée de la journée, quand les visites ne sont autorisées qu’à la condition de glisser un billet aux infirmières de garde, ce qu’il avait naturellement fait, et sans le moindre problème. La faiblesse de sa femme, son absence de cheveux, sa mine éteinte qui était lié sans aucun doute au fait qu’elle n’avait pas été ni sous les feux de la rampe ni devant une caméra depuis des années, étaient autant d’éléments qui le firent flancher quand il entra. Il avança près de sa femme pour lui attraper la main, mais resta coincé quand elle exprima la raison pour laquelle elle l’avait fait venir.
« Je veux que tu me tues, Bart ».
Elle avait balancé ça comme ça, comme si elle réclamait une baguette de pain ou les clés de la maison, son regard bleu planté dans celui de son mari, et il n’avait pas bougé d’un poil, la fixant comme il l’aurait fixée si elle lui avait foutu une claque, si elle lui avait planté un couteau dans le cœur, si elle l’avait émasculé.
Mais il n’avait pas réussi à lui dire non.
Alors il avait tué l’amour de sa vie, débranchant les machines, lui filant un comprimé de trop et lui serrant la main jusqu’à ce qu’elle arrête de respirer, et puis il avait quitté la chambre. L’infirmière n’aurait aucun mal à le retracer mais, aussi étrange que cela puisse paraitre, elle n’en toucha jamais un mot à personne.
A l’instar des mariages du couple, l’enterrement fut magnifique. Les fleurs ne manquèrent pas et l’émotion non plus, et Bart, soutenu de sa fille qui ne tarderait pas à devenir son nouveau pilier dans la maison, délivra le discours de sa vie à la femme de son cœur, déjà las de devoir vivre sans elle et sa folie.
« C’est ça, la vie, l’amour, finalement. Vous rencontrez quelqu’un, vous tombez amoureux. L’amour ne dure qu’un temps, c’est pour ça qu’on s’est séparés toutes ces fois, pour être sûrs de s’aimer toujours. Et puis, elle est morte, maintenant, et qui peut lutter contre la mort ? Pas moi, pas même moi. Mais je l’aimerai toujours, jusqu’à ce qu’on m’enlève la capacité d’aimer ».
Tout le monde avait beaucoup pleuré mais le plus difficile fut sans doute de ramasser et d’éduquer Charlie après ça, lui qui se révéla bien moins proche de son père que sa sœur Blair.
Bart s’amusa de nouveau de la vie quand il signa le chèque du Casino, cela dit. Un énorme chèque pour un énorme Casino chargé d’une histoire musclée. Il le retapa entièrement, le rendant comme neuf, et il y installa de vrais sous-sols dignes des plus grands films noirs. Trafic de drogue – qu’il pratiquait déjà allégrement quand il n’était qu’importateur de vin – et de prostitués, il amassa une nouvelle fortune et son succès fait qu’il domine plus ou moins la ville d’Oxford à l’heure actuelle.
N’allons cependant pas imaginer que Bart pourrait s’apparenter à n’importe quel type violent et sans cœur, non, le principal pour lui restant de profiter de la vie et des bonnes chairs, et des femmes, aussi.
─ pseudo/prénom: écrire ici. ─ âge: écrire ici. ─ fréquence de connexion: écrire ici.  ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? écrire ici. ─ inventé ou pévario ? si pévario, merci d'indiquer qui l'a posté.  ─ code: écrire ici. ─ crédits : écrire ici.


Dernière édition par Bartholomew Hastings-Bass le Dim 1 Fév - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass   Dim 1 Fév - 19:24

TREMBLEZ LE MONDE... TREMBLEZ !!!
BASS IS HERE !!!

Terry *lui fait les yeux doux, il est mature comme elle aime XD*
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MessageSujet: Re: BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass   Dim 1 Fév - 19:26

Mouhahah mais qu'elle vienne faire un tour au Casino, c'est lui qui va reprendre sa direction WHAT A FACE !
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MessageSujet: Re: BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass   Dim 1 Fév - 19:31

NO TERRY Eve et Amy sont ravies de te retrouver
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MessageSujet: Re: BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass   Dim 1 Fév - 20:22

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MessageSujet: Re: BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass   Dim 1 Fév - 20:26

WHAT A FACE !
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MessageSujet: Re: BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass   Dim 1 Fév - 21:02

Re-bienvenue Very Happy
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MessageSujet: Re: BHB - welcome in the fabulous world of Bart Hastings-Bass   

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