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 bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long

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MessageSujet: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Mar 15 Juil - 21:10


bonnie callista hopkins w/ troian bellisario
the characterthe person
→ habite dans hampstead, à  londres.
→ âgé(e) de 23 ans.
→ né(e) le 09 mai 1991 à Athènes, Grèce.
→ est chroniqueuse radio pour une émission de nuit.
→ un t-shirt likes boys, likes girls ou bicurious ? bicurious, même si finalement ça a mieux marché avec les hommes qu'avec les femmes.
→ est actuellement célibataire.
→ pseudo :   
→ âge : 22 ans soon-to-be
→ comment avez-vous connu le forum ? a long time ago, we used to be frieeeeends
→ code :   
→ crédits : tumblr  lexie 
→ de quelle couleur sont les petits pois ?   je suis faible, vous pouvez le dire mais vous allez l'adorer Arrow



to be or not to be

Juillet 2014
« Bonsoir population de la nuit ou insomniaque ! Je m’appelle Bonnie et nous allons passer les deux prochaines heures ensemble. » Je mets en route une chanson des Twin Atlantic et souris au micro. Ce n’est pas le job rêvé encore une fois, mais ça me rappelle quelques souvenirs et ça m’occupe. Puis l’horaire de la nuit est intéressant, surtout quand les gens appellent pour discuter. Je regarde les sons disponibles pour créer une playlist que je diffuserai dans mon émission aujourd’hui. J’en sélectionne quelques unes avant de noter ce que j’aurai envie d’écouter à cette heure-ci, me promettant de voir avec le responsable pour avoir un peu plus de choix. Le voyant s’allume m’indiquant que je dois reprendre le micro. Un autre s’illumine pour m’alerter qu’un auditeur essaie de me joindre. Maniant difficilement le tout, je finis par arriver à répondre. « Hey stranger ! » Premier auditeur de Londres, c’est à marquer d’une pierre blanche. Une voix masculine se fait entendre à l’autre bout de la ligne.  « Dis-moi Bonnie, où est Clyde ? » J’entends des rires en fond sonore. Je ne peux m’empêcher de rigoler. Je m’y attendais à celle-là. « Je sais pas, pourquoi ? T’as une adresse à me refiler ? » « J’ai justement un copain qui, DUDE NO, quiiiiiii s’appelle Clyde ! Mec c’est moi qui appelle ! Just chill » J’éclate de rire, imaginant la scène. « Cool ! Dis-lui qu’on se retrouve devant la colonne de Nelson, demain 14h. On a des trucs à faire lui et moi. » « ooooooh des trucs à faire carrément ? » Je les entends s’exciter. Rigolant encore une fois, je continue sur ma lancée. « Dude, tu connais la légende de Bonnie & Clyde ? Voilà ce qu’on a à faire, et le reste, ton ami Clyde te le racontera peut-être si tu es sage ! » Je mets en route une chanson de Sia pour couper court à la conversation, me demandant s’il rappellera ou si Clyde sera au rendez-vous demain.

**

Juin 2014
J'aperçois la piste d'atterrissage. Mon voisin ronfle toujours. Je l'observe quelques secondes, me demandant comment il a pu dormir pendant tout le trajet. Je suis presque incapable de dormir dans les avions. J'ai tendance à privilégier la vue, même si cela peut donner le vertige à certaines personnes. Ma grand-mère, par exemple, a horreur de ça. Elle ferme les yeux au décollage et à l'atterrissage en me serrant fort la main et refuse de regarder à travers le hublot, préférant se concentrer sur un livre ou un film qu'elle aura soigneusement sélectionné auparavant. Je soupire et range mon casque dans mon sac, donnant un coup de coude involontaire à mon voisin. Faisant une grimace, je l'observe se réveiller tranquillement. « Λυπάμαι, London ? » Non non, on vient d'arriver à Hong Kong. J'acquiesce vivement. « Yes, finally » Il me sourit et se réinstalle, comme si on avait encore cinq heures de vol devant nous. Je secoue la tête avant de regarder de nouveau à travers le hublot. l'avion se pose tranquillement, me laissant le temps de penser à toutes les personnes à qui je vais devoir parler une fois que j'aurai posé un pied sur le sol anglais. Daphne, Veronica, Nancy, Thaïs, Rose, Stephen, et bien d'autres dont j'ai oublié le nom maintenant, mais que mon carnet d'adresse et mon téléphone se feront une joie de me rappeler. Je finis par redonner un coup de coude, volontaire cette fois-ci, à mon voisin. « Λυπάμαι, μπορείτε να πάτε και να είμαι λίγο πατημένο. »* Je lui souris tandis qu'il me laisse passer. « Μια σύντομα ! »* Je suis la file de gens qui se dirigent vers la sortie. Un dernier sourire pour les hôtesses de l'air et les pilotes et je finis par poser un pied au Royaume-Uni depuis six mois, après avoir passer quelques mois en Grèce et aux USA. Un sentiment de malaise s'empare de moi mais je le chasse très vite pour me diriger vers la sortie la plus proche

Je hèle un taxi rapidement, passant outre certaines protestations. « on va où ? » Très bonne question. Je n'ai plus de maison, plus de repères dans cette ville. Je ne sais même pas où aller, ni si je serai capable d'arriver comme ça, sans prévenir, les mains dans les poches, le sourire aux lèvres chez quelqu'un. Je soupire et ferme les yeux pour réfléchir un instant. « Roulez vers le centre, je vous dirai où vous arrêter. » J'ouvre les yeux pour surprendre le regard du chauffeur dans le rétroviseur. « Je ne me suis pas encore décidée, l’inspiration viendra en route. Ne vous inquiétez pas, j'ai de quoi vous payer hein, je ne vais pas vous abandonner à un feu rouge alors que ma valise est dans le coffre. » Je lève les yeux au ciel tandis qu'il acquiesce puis démarre la voiture. Je rallume mon téléphone, qui est resté silencieux depuis que j'ai quitté Londres. J'avais besoin de m'échapper de tout ça, de ne pas devoir justifier mes actes et mes décisions. Mon portable vibre, sonne, s'arrête brutalement. Je fixe mon écran quelques secondes avant de le déverrouiller. Des dizaines d'appels en absence de la famille, d'amis en Grèce ou écossais qui ont voulu me joindre, des dizaines d'appels de la part de Nancy, quelques uns de la part de Daphne avant qu'elle ne se mette à envoyer des textos puis à abandonner l'idée. Veronica s'est inquiétée une fois, avant de me demander si ça ne me dérangeait pas de prendre ma place dans l'émission de Nancy. Je laisse échapper un petit rire en imaginant la scène: Veronica arrivant au bureau et s'installant à ma place, comme si elle avait toujours fait ça. Puis les gens finissent par arrêter de demander des nouvelles. Je soupire et me laisse bercer par la voiture, qui finira sûrement coincée dans les bouchons londoniens.

Je finis par appeler mon père pour le rassurer. « Allô Papa ? Oui je suis bien arrivée. Non, je n’ai pas encore été voir Nancy. Tu sais papa, je n’ai pas trop envie de reprendre ce boulot. Ils seront mieux sans moi et inversement. En attendant de trouver un truc vraiment intéressant, je ferai autre chose, quitte à travailler dans un Starbucks comme n’importe quel étudiant de ce pays. Je dois te laisser, sinon le chauffeur de taxi va prendre mon sac en otage. Byyyye ! » Je raccroche brutalement, regardant passer les quelques voitures dans la rue où je suis installée. Enfin, installer est un bien grand mot pour dire que je suis assise sur ma valise et que je ne sais toujours pas où aller. Je soupire et fais une énième fois le tour de mon répertoire avant de ranger brutalement mon téléphone. Je ne peux pas appeler après six mois sans nouvelles pour squatter chez quelqu'un. Je me relève et me dirige vers le métro pour finir mon voyage dans un hôtel que je connais. Première étape du lendemain : trouver un logement.


* « je suis désolée, on peut y aller et je suis un peu pressée. »
* « A bientôt ! »

**

Janvier 2014
Elle ouvre la porte d'entrée doucement, difficilement. Lâchant son sac dans le hall, elle se fige, respirant l'air de la maison. Elle revoie sa mère descendre les escaliers, les cheveux attachés, tenus par un pinceau, des traces de peinture sur son visage, ou ses bras, signe qu'elle avait eu de l'inspiration pour un tableau. Sa vue se brouille, sa lèvre tremble, elle ferme les yeux un instant pour oublier sa vision. Elle ramasse son sac avant de signaler sa présence. « Je suis rentrée ! » Instinctivement, elle se dirige vers le bureau de son père. Comme à chaque fois, il vient se réfugier dans cette pièce, sa pièce, où il se sent en sécurité. Comme si, rien ne pouvait arriver parce qu'il est assis dans son fauteuil. Elle ouvre la porte doucement et observe la pièce qui lui rappelle tant de souvenirs. Des livres sont éparpillés un peu partout dans la pièce. Pour lui faire une place dans son bureau, son père avait installé un canapé et un fauteuil pour qu'elle puisse lui tenir compagnie, tout en faisant ce qu'elle voulait. Elle se revoit lire des tonnes d'histoires invraisemblables tandis que son père discutait au téléphone dans des langues diverses et variées pour son travail. Son regard finit par se poser sur le bureau puis le fauteuil qui lui tourne le dos. La fenêtre grande ouverte, de la fumée s'échappe du fauteuil pour venir se faufiler jusqu'à l'air frais, pur de l'extérieur. « Ta mère m'avait fait arrêté. Elle ne supportait pas l'odeur du tabac froid quand je venais la rejoindre après une cigarette. » Bonnie ne peut s'empêcher de sourire, malgré les larmes qui lui viennent. Voilà à quoi on en est réduit, pense-t-elle. Parler de ma mère au passé et évoquer tous les souvenirs que l'on a avec elle, à chaque fois que l'on se verra. Elle entre enfin dans la pièce et se précipité vers son père. Sans un mot de plus, la jeune femme l'entoure de ses bras tandis qu'il se laisse aller à son chagrin.      

**

Novembre 2013
Oh fuck. Je relis le mail pour la dixième fois et me mords la lèvre. Ma main se crispe sur ma souris et je ferme les yeux un instant, priant pour que ça soit une mauvaise blague, un canular de ce cher Simon qui semble tellement s’épanouir ici. Je les rouvre, une part de moi espérant que ce mail aura disparu de mon écran mais ce n’est pas le cas. Fuck. Je grogne et lève les yeux. Simon est parti, ce qui me permet d’être tranquille. Je me lève et fais quelques pas en silence pour m’approcher du bureau de Nancy, qui est vide. Je ne sais pas si je dois m’en réjouir ou non. Je retourne rapidement m’asseoir et cherche un moyen de lui annoncer la mauvaise nouvelle. A part être directe, je ne vois pas ce qui pourrait arranger tout ça. Je me relève après avoir imprimé le mail pour partir à sa recherche, en priant de nouveau pour qu’elle soit de bonne humeur. Je parcours quelques couloirs, finissant par entendre sa voix. Le fait que je l’entende aussi bien en étant aussi loin n’annonce rien de bon. Je m’approche discrètement, écoutant la conversation pour tenter de faire une approche au moment le plus propice. Fuck. Moment qui n’est pas prêt d’arriver puisque son interlocuteur n’est autre que sa mère. Je suis dans la merde. Le sujet de leur conversation n’est autre qu’Hayden et je ne peux m’empêcher d’être plus ou moins d’accord avec sa mère. Je me garde bien de le lui dire mais cette histoire avec Hayden n’est pas la meilleure idée du siècle. « Tu ne crois pas que t’as passé l’âge d’écouter aux portes ?! » Je sursaute, surprise par ses paroles. Parfois, je ne suis pas du tout habituée au ton qu’elle emploie pour m’en faire voir de toutes les couleurs. « Qu’est-ce que tu veux ?! » Je prends cinq secondes pour réfléchir à ce que je dois faire. Sois je lui dis tout devant sa mère et elle m’en voudra d’avoir donné une arme de plus à celle-ci pour la dénigrer. Soit je prétends que tout va bien. Je décide de me sacrifier, en espérant qu’elle saura le reconnaitre quand on sera seules. « J’ai un problème que je n’arrive pas à régler. J’espérai pouvoir ne pas vous déranger mais c’est urgent. » Voilà mon quotidien aujourd'hui, loin de correspondre à ma vision du journalisme. 

**

Septembre 2013
Je m’installe dans le fauteuil, mal à l’aise. Je n’ai pas l’habitude de faire ça et même si il m’arrive de beaucoup parler et de raconter ma vie à des inconnus, je pouvais toujours mettre ça sur le compte de l’alcool et plus j’y repense, plus je me dis que finalement ça n’arrive pas tant que ça. La personne me fait face avec un sourire sur le visage. Le genre de sourire qu’il pense être encourageant, qui pourrait vous amener à vous confier, à lui dire vos moindres petits secrets. Sauf que ça ne m’encourage pas vraiment. Mais je dois faire un effort. Je me racle la gorge et regarde ailleurs pur gagner du temps, trouver par où commencer. « Je suis née à Athènes. Ma mère est grecque, mon père écossais. » Je ne sais même pas pourquoi je raconte ça. Mais il faut bien commencer quelque part ? « J’ai vécu les deux premières années de ma vie en Grèce. On a ensuite rejoint Edimbourg où travaillait mon père. Plus j’y repense, plus je me dis qu’on aurait vraiment pu former une famille parfaite dans notre grande maison. Sauf que mon père passait, ou plutôt passe son temps à travailler, à voyager à droite à gauche pour ça et ma mère… » Je ricane. « Ma mère est trop occupé avec son art pour faire attention à sa propre fille. Je ne dis pas que j’ai manqué de quoi que ce soit, que je suis malheureuse mais franchement j’aurai pu avoir une meilleure mère. » Je me remémore toutes les fois où elle m’abandonnait en vacances chez ma grand-mère, ne laissant qu’un vulgaire billet d’avion sur la table pour mon retour à la maison. Pas un mot, pas un au revoir, juste un bout de papier, qui signalait mon retour à la maison. « Je n’ai pas eu de frère ou sœur par la suite. J’étais donc seule à la maison. Comme je l’ai dit précédemment, je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit. J’allais chez mes amis, je voyais mon meilleur ami, Léo, tous les étés, j’allais aussi en Grèce voir ma famille. Je n’étais pas la pauvre petite fille dépressive, ni celle qui obtenait absolument tout de la part de ses parents pour compenser leur absence. J’ai eu une scolarité exemplaire, quoi qu’un peu agitée parfois. J’aime bien m’amuser, relever des défis. Ça m’a valu quelques avertissements. Je ne vais pas mentir, je suis quasiment sûre que certaines fois, un chèque de papa a du faire taire quelques remarques présentes dans mon dossier. » Je souris et me souviens de toutes les frasques que mes amis inventaient. Et comme une idiote, j’étais toujours la première à les faire parce que je ne savais pas dire non, parce que je ne voulais pas dire non. J'avais envie de profiter de ma jeunesse, d'être insouciante.

« Je me suis calmée par la suite. Il faut dire que quand on rentre à Oxford, ce n’est plus la même chose. » Enfin, presque. Je souris de nouveau et choisis de ne pas parler des TMs. « C’est drôle quand je suis arrivée, j’étais prête à trouver un job pour être plus indépendante, que je ne l’étais déjà. Mais je ne l’ai jamais fait. J’étais trop occupée avec les cours, les cours particuliers, les soirées. » Oh oui, soirées mouvementées au Carling ! « Puis je n’étais pas vraiment à cours d’argent et j’ai même fini par me trouver une colocataire, Gemma. Elle est apparue aussi vite qu’elle a disparu. Elle me manque énormément, mais je sais qu’elle va bien. Puis ma porte sera toujours grande ouverte pour elle. » Je soupire et reprends. « J’ai terminé mes études, il y a quelques mois. Je suis officiellement diplômée d’un master de journalisme. » La fierté s’entend dans le son de ma voix. Ma mère qui n’arrêtait pas de me répéter que je n’avais pas choisi la bonne filière, qui m’a pendant trop longtemps reproché d’être nulle en peinture, n’a plus rien à dire là-dessus. C’est ma voie et je sais que je suis bonne, même excellente là-dedans. « Je n’ai même pas profité de vacances, j’ai tout de suite commencé à chercher du boulot. Ce n’est pas un secteur avec beaucoup de postes et surtout je voulais échapper au retour à la maison familiale. » Rester bloquée à la maison avec ma mère qui peint et qui donne des cours à des abrutis, fascinés par elle, non merci. Papa est toujours aussi occupé et même si j’ai de bons souvenirs dans cette maison, il y en a d’autres auxquels je voulais échapper. D’autres que j’ai pourtant du revivre à Oxford. Je secoue la tête pour ne pas penser à Elias, reparti encore une fois en Norvège. Mon cœur se serre en repensant aux trois ans que j’ai plus ou moins passées avec lui. Plutôt moins que plus. Il faut dire que je n’ai jamais su être raisonnable et mettre de côté mon entêtement à ne pas vouloir refaire les erreurs du passé. Surtout une, qui concerne un certain James. Il me fera vraiment chier pendant longtemps lui. « Mademoiselle ? » Je mets de côté mes histoires sentimentales pour continuer. « Pardon, je me suis perdue dans mes pensées. J’ai trouvé un stage à Londres pour la reprise d’une émission connue. Ce n’est pas vraiment le domaine auquel j’aurai pensé mais toutes les expériences sont bonnes à prendre non ? » Mon interlocuteur acquiesce. « Malheureusement, je suis en train de jouer le rôle principal de la stagiaire exploitée vu qu’apparemment, je ne suis bonne qu’à faire des photocopies et chercher le café. » Je grince des dents mais je me remémore l’accord implicite passé entre nous, l'accord qui fait que nous nous ressemblons plus que prévu au final.

« C’est arrivé avant ou après l’attentat ? » Mes mains se rejoignent et se tripotent nerveusement. J’avais oublié que j’étais là pour ça, enfin la raison officielle. « Après. Enfin, j’ai trouvé le stage après. » Quand j’ai annoncé à mes parents que j’avais trouvé ce stage à Londres, c’est la première fois que ma mère s’est montrée inquiète. Ça y est maman tu t’es rendue compte que tu avais une fille et que tu pouvais la perdre ? « Ça n’a pas été facile pour moi mais si on s’arrête de vivre après chaque catastrophe, on ne s’en sort plus. » « Oui mais votre présence ici indique qu'il s'est passé quelque chose, dû à cet événement non ? » J'acquiesce, me mordant la lèvre pour ne pas sourire. Cette séance n'est pas la meilleure idée qui soit. « J’ai fait un pari l’autre soir, disant que je devais aller chez le psy parce que je n’avais jamais essayé. » Le haussement de sourcil du psy n’annonce rien de bon. J’ajoute précipitamment. « Mais finalement ça fait du bien de vous parler. » Je souris et regarde ma montre. Il ne me reste que quelques minutes pour terminer mon histoire. Je ne suis pas sûre de revenir et encore moins qu’il accepte de me revoir. « J’ai emménagé à Londres, dans une grande maison avec deux filles. Et ce ne sont pas les mieux placées pour discuter de tout ça. L’un est une maniaque du ménage, qui rêve de refaire de la téléréalité et l’autre passe son temps à dépenser son salaire sur internet et à mentir à son fiancé en disant que les nouvelles chaussures qu’elle porte sont à moi. » Je soupire et me mords la lèvre une nouvelle fois. Je suis tombée sur des colocataires bizarres mais finalement, je les aime bien ces filles. « Je suis désolée de vous avoir fait perdre votre temps. Je vais y aller. Merci beaucoup de m’avoir écoutée. Je sais que c’est votre boulot mais merci quand même. » J’attrape mon sac et quitte la pièce avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit. Je passe par le secrétariat pour payer la séance et quitte le bâtiment. Finalement ce n’était pas si mal que ça. Je remarque un starbucks, ce qui me suffira amplement pour me donner du courage pour rentrer à la maison.

**

Avril 2013
Je le regarde une nouvelle fois faire ses valises. Je suis confuse, perdue, incapable de prendre une décision correcte. Le retrouver m'a fait du bien, seulement aujourd'hui, je ne sais pas, je ne sais plus. Je devrais lui dire quelque chose, peut-être essayer de lui faire changer d'avis, de le convaincre de rester un peu plus longtemps. Cependant, je sais qu'il meurt d'envie de retourner en Norvège et de retrouver sa famille. Au final, nos retrouvailles ont été aussi compliquées que notre première séparation. Je ne suis pas sûre que ça vaille le coup au final. Les doutes s'installent de nouveau en moi. Je renifle et secoue la tête. Non je ne pleurerai pas, surtout pas à cause de tout ça. Je lui souris quand il se retourne vers moi. « Tu as terminé ? » Elias acquiesce et s'approche de moi pour me serrer dans ses bras. Je me blottis contre lui, le sourire aux lèvres. Décidément, il va vraiment me manquer. « Tu me promets de venir me voir ? » J'acquiesce, sachant parfaitement que ça n'arrivera pas. Je me vois mal arriver chez ses parents et faire connaissance avec eux après toutes ces années. « Tu vas me manquer Elias » Je me permets de l'embrasser, une dernière fois, en guise d'adieu, prenant la décision de le quitter ici et de ne pas faire partie de son comité de départ à l'aéroport.



Dernière édition par Bonnie C. Hopkins le Jeu 17 Juil - 21:37, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Mar 15 Juil - 21:11

that is the question
Ce soir, c’est quart d’heure américain, qu’on vous y ait traîné de force ou que vous y soyez allé de votre plein gré, toujours est il qu’une demoiselle à la crinière rousse flamboyante vous fait dès à présent face, un sourire au lèvres, un verre de vin dans la main droite. Elle entame la conversation avec un petit jeu de questions pour apprendre à vous connaître et vous avez pris le pari d’être totalement sincère...

→ Hello gorgeous ! Je t'offre un verre? Allez, allez, pas de chichis, assieds-toi, on va discuter un peu toi et moi. Déjà, j'ai une question essentielle. Vraiment, c'est primordial pour savoir si oui ou non on peut s'entendre. T'es plus team James ou team Severus? Team James, no matter what, qu'il soit joué par un de mes amis ou non, James à la vie à la mort !

→ Okay love... Bon sinon, tout à fait sérieusement, ce serait quoi ton plus gros défaut? Et on est pas en entretien d'embauche, me dit pas que vraiment, tu aimes trop travailler. Je ne sais pas dire non. Enfin, si je sais le faire mais dans beaucoup de contextes, notamment quand il s'agit de parier, je ne sais pas dire non.

→ Boooon, on s'emmerde un peu là non? Je reprendrai bien un petit blanc, tu veux quoi quoi? Tiens, c'est quoi ton alcool préféré? Rhum ! Parfait pour les mojito et les pina colada, d'ailleurs j'en prendrais bien une. Il fait chauuuud non ?

→ Still boooooored. Raconte moi un truc fou que t'as fait. Et je veux dire FOU, pas j'ai sauté dans la Tamise quand j'étais bourré(e) Il se serait peut-être passé quelque chose avec un prof, quand j'était plus jeune...

→ On progresse là mon chou. Reprends un verre et raconte moi un secret maintenant ! Encore ? J'ai été amoureuse, ça s'est mal terminé parce que j'ai été bête. C'est pas le meilleur secret mais quand je le laisse partir deux fois en criant sur tous les toits que je ne l'aime pas, c'est qu'il y a un soucis non ?

→ Ouuuh, croustillant ! Pour digérer tout ça, je changerais bien la playlist, non? Tu aimerais voir qui en concert toi? Florence + the machine ! Florence Welch est magique et ensorcèle tout le monde avec sa voix !

→ Sinon handsome, c'est quoi ton fantasme absolu? Tu peux tout me dire, rien ne me choque tu sais et si ça se trouve, je pourrais faire quelque chose pour toi... Enfin, je veux dire, je connais des gens quoi Toi, moi Severus Snape dans un jaccuzzi ? Kidding, juste toi et moi of course !

→ Petit cochon va ! Pendant qu'on est sur le sujet tiens, ton meilleur coup? Elias probablement !

→ Houu, je vais avoir besoin de tequila pour avaler ça. No pun intented ! Pire gueule de bois, c'était après quoi? New-York, après l'obtention d'un job !

→ Haha pas mal ! Pour conclure, surprends moi. Raconte moi ce que tu veux. Tes cheveux, c'est naturel ?
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Mar 15 Juil - 21:15



CONTINUE D'ÊTRE FAIBLE MARINASME WHAT A FACE !
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Mer 16 Juil - 4:27

OH MY GODNESS, BONNIE IS BACK Marina, je t'aime ! tu le sais déjà (a)

Re-bienvenue avec ton ancien personnage
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Mer 16 Juil - 10:09

merci mes loulouuuus je suis contente que vous soyez contente de son retour Arrow
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Mer 16 Juil - 14:35

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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Mer 16 Juil - 20:13

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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Mer 16 Juil - 20:49

OMG Bonnie is back     
C'est la période des come-back on dirait  
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 13:54


C'est bien d'être faible

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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 18:42

   

HOURRA POUR BONNIE
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 21:38

WHAT A FACE ! : l:
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 21:42

bonnie c'est juste la 8ème merveille du monde (car troian ) /sbaff/

#pardonevejenevoulaispasteblesser Arrow
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 21:45

elle te pardonne parce que troian est une bombe

je me valiiiiiide, bon retour sur ttr bonnie Arrow
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 21:46

mais où est ton questionnaire ? Arrow
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 21:49

quel questionnaire ? Arrow bon d'accord je le fais après ma réponse pour charlie
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 21:54

XDDDD je ne t'ai jamais vue râler eve Arrow
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   Jeu 17 Juil - 22:26

WHAT A FACE ! done
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MessageSujet: Re: bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long   

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bch † oh heaven i wake with good intentions but the day it always lasts too long
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