Let's have a toast for the douchebags • PV

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MessageSujet: Let's have a toast for the douchebags • PV   Mer 12 Jan - 22:14


© Relish Bloom

« Christopher & Rose »


Rose a pris rendez-vous avec un vieil ami en ce samedi après-midi, délicieusement britannique. Comprenez par là qu'il pleut à torrent sur la belle cité d'Oxford, pour ne pas déroger à la désastreuse réputation de l'humide terre d'Angleterre. La jeune Foster sort de son appartement, sourcils froncés. La météo n'est pas avec elle ses derniers temps, que ce soit pour son nouvel an désastreux ou pour rencontrer Chris aujourd'hui. Elle déplie son parapluie en grommelant et saute dans le premier taxi qui croise sa route. La brunette trouve tout de même le moyen de sourire, refusant de se laisser aller à la mauvaise humeur.

Aujourd'hui elle revoit ce petit con de Mac-Adam et cela lui fait plaisir. Oui, formulé comme ça, cela peut sembler étrange, mais il reste son ami. Même si un emmerdeur, même s'il est devenu une espèce de super star locale et qu'il se prend pour un graaaand acteur avec sa petite pièce. Elle a été la voir, bien sûr. Evidemment, elle n'a pas si mauvaise, mais Rose se fera quand même le petit plaisir de souligner deux, trois défauts pour la forme. Faudrait pas qu'il prenne la grosse tête le garçon, voyez.

Elle paye sa course, un léger sourire aux lèvres. 15h10. Rose est en retard, mais comme son cher ami n'arrivera probablement pas tout de suite, tout de suite. La ponctualité n'est pas naturelle, surtout pas chez un fils à papa aux penchants arty. La jeune femme commande donc un machiato-caramel et une sorte de cookie au chocolat bio qui coûte trois fois plus cher qu'un cookie en boîte. Ils sont meilleurs, certes, mais ce n'est pas le propos. Elle s'installe tranquillement, hésite à sortir pour fumer une cigarette mais prend finalement le sage parti de rester au sec. Il ne faudrait pas qu'une mauvaise personne ne soit témoin de la scène. Et puis même, la petite clope de quatre heures avant l'heure ne vaut pas de telles trombes d'eau. Il est triste de ne plus pouvoir fumer dans les lieux publics tout de même...

Alors qu'elle grignote son super-chouette-cookie-façon-écologico-agricole, son Blackberry vibre sur la table. Rose s'en empare et y jette un coup d'oeil, pressentant ce qu'elle va y trouver. « A la bourre. Mais tu m'attendras bien. » Ouais, ouais, comme d'hab. Sacré numéro ce type là. Sans doute la raison pour laquelle miss Foster l'apprécie sincèrement. Parce que c'est un enfoiré, mais un sympathique. Just a little prick. Elle n'irait pas jusqu'à dire que c'est un type bien, parce qu'elle ne croit plus en cette notion depuis bien longtemps. Mais on ne peut pas tout avoir. Comme un bon pote à l'heure par exemple...
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MessageSujet: Re: Let's have a toast for the douchebags • PV   Sam 15 Jan - 23:11

« CHRISTOPHERRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR ! » s'égosillait ma mère du rez-de chaussé, me réveillant par la même occasion. « OUI ! c'est bon, je suis réveillé, je suis réveillé. Passes de bonnes vacances maman » et surtout, ne reviens pas trop tôt m'emmerder. Crise de couple. Ridiculement banale et indigne d'être explicitée, elle avait pourtant le don de me gâcher la vie. Ils avaient le don de me gâcher la vie. Moi qui pensais m'être débarrassé de mes géniteurs, après qu'ils m'aient gracieusement offert l'immense maison du centre-ville, je faisais apparemment fausse route... Je me souvenais encore du jour où elle avait débarqué, en pleurs, soupçonnant mon père de lui être infidèle. Ce chiot apeuré ? Infidèle ? N'importe quoi. Il était tout juste bon à lécher la joue de sa secrétaire, après...il ne valait pas grand-chose, lui avais-je alors répondu. De toute manière il faudrait être fou pour tromper une femme comme ma mère, elle était encore 'WOW' pour son âge et ne voyez ici aucune allusion perverse.L'inceste ? Irrémédiablement passé de mode et dégoutant surtout! Franchement et pour en revenir à elle, elle avait vraiment de la chance que je l'aime et la respecte autant, auquel cas, elle n'aurait pu envahir mon espace vital comme ça, pendant près de trois semaines. D'ailleurs, aucune fille ne restait plus de trois jours. Je faisais en sorte qu'elles s'en aillent, subtilement et délicatement, ou non. En y repensant et si je voulais suivre ma logique, il allait bien falloir que je congédie la fille qui occupait actuellement mon lit. Car bien qu'elle soit extrêmement souple, douée et sexy je commençais à m'en lasser. Tel un jouet laissé pour compte aux oubliettes, j'allais l'évincer, elle. Elle ne me servait plus à rien de toute façon. Finalement, les femmes, c'étaient un peu comme les belles voitures, une fois qu'on en avait fait le tour, elles n'avaient plus grand intérêt non ? Horrible ? Stupide ? Macho ? Oui, bon d'accord je l'étais, et je ne m'en cachais pas. J'assumais même. Et cela n'empêchait pas les filles de se glisser (en masse) dans mon lit. Alors, soit elles étaient complètement stupides, soit elles aimaient ça. Ou les deux...

Las de cette nana et loin d'être en mesure de perdre mon temps; j'avais rendez-vous avec une vieille amie et quelque chose me disait que si j'arrivais trop en retard elle me ferait la tête au carré; je choisissais donc des vêtements propres, à la fois simples et décontractés et me dirigeais vers le lit, là où la belle dormait, gisant en fait. Loin d'être dans une posture des plus charmantes, son sein, nu, dépassait de sous les draps et ses jambes, poilues, pendaient à l'extérieur du lit. GOD ! Depuis quand ses gambettes étaient-elles si poilues d'ailleurs ? Berk ! Il était vraiment temps que je la relâche pensais-je alors, l'hygiène intime et l'entretien personnel laissaient à désirer. Bien que je ne sois pas des plus maniaques, il y avait tout de même des limites !

« Voilà le plan. » lui-glissais-je alors à l'oreille « là, je vais aller me doucher. Non tu ne m'accompagnes pas et quand je sortirai, je veux que tu aies pris toutes tes petites affaires et que aies déguerpis ! Tu as bien tout assimilé ? Parfait ! Parce que bon nous deux s'était sympa, une fois, deux fois, mais je commence sérieusement à m'en lasser. Et puis pour être tout à fait honnête ... » je soulevais légèrement les draps, la reluquant de haut en bas « tu n'es pas si belle que ça. On dit souvent que l'amour rends aveugle, si on parlait de l'alcool, maintenant je comprendrais mieux pourquoi. Sur ce, passes une bonne journée et....sans rancune. A plus tard Malicia ! ». Les larmes aux yeux, elle bafouillait alors « C'est Malika. ». Rentrant dans la salle de bain, je répondais à mon tour « Malicia, Malika c'est du pareil au même pour moi. Tout comme le fait que quand je sortirais, je ne veux plus te voir là. ».

Pénétrant dans la pièce, je commençais à faire couler l'eau, prenant soin de coller mon oreille contre la porte, guettant, impatient sa réaction. Bon sang ! J'adorais faire ça ! Cela paraissait certes cruel et mesquin, mais je n'en avais cure. De toute manière, des tas d'autres filles me couraient après dans cette ville, alors une de plus, ou une de moins, qu'est-ce que ça changeait au fond ? L'entendant hurler à la mort et farfouiller dans la chambre, je sortis ma tête dans l'entrebâillement de la porte et lui notifiais alors « Tutu... je serais toi, je ne ferais pas ça. Je te rappelle tout de même qu'il y a tout un tas de gros bras en bas. Tu ne voudrais pas qu'ils abîment ton si joli visage je présume ? Non ? C'est bien ce que je pensais...dans ce cas, estime toi simplement heureuse d'avoir pu passer un moment avec moi et passes à autre chose ! ». Enfoiré ! hurlait-elle alors, claquant la porte, tandis que je réalisais que, cette petite confrontation bien que des plus distrayantes, m'avait mis en retard.

« Rose, rose... » répétais-je alors tentant tant bien que mal de trouver son numéro. Il faut dire qu'a une main et dans la douche, c'était plutôt difficile de rédiger un texto. Quoi qu'il en soit, je parvins pourtant à mes fins et lui envoyais ceci « A la bourre. Mais tu m'attendras bien. », avant de terminer de me préparer.

Près de trois quarts d'heure plus tard (course comprise), j'étais enfin près, mon chauffeur personnel me déposant devant le Starbucks', là où Rose m'attendait. Descendant de ma somptueuse limousine, je ne manquais pas de me faire remarquer. Il fallait bien dire que, ce genre de véhicule ne passait pas inaperçu, même dans cette ville. Ne la faisant pas attendre plus longtemps, je congédiais donc Martial (le chauffeur) et pénétrais dans le petit café ou l'un de mes endroits préférés. En bon Mac-Adam que j'étais, j'étais accro au café et c'est pourquoi je m'empressais de commander. Une fois chose faite, je rejoignais mon amie et me postait devant elle, les bras grands ouverts : « Charmante demoiselle, c'est un plaisir de vous revoir ! ». Oui bon d'accord. Mon retard n'allait pas passer inaperçu et elle ne me câlinerait probablement pas, mais c'était permit d'espérer non ?



Dernière édition par Christopher N. Mac-Adam le Ven 21 Jan - 21:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let's have a toast for the douchebags • PV   Ven 21 Jan - 20:30

Cet enfoiré était salement en retard. Il le paierait cher, sans aucun doute. Ou peut-être pas. Après tout, Rose n'est pas du genre rancunier et puis ce n'est pas comme si elle s'attendait à le voir passer le seuil de la porte avant encore longtemps. Après tout, il est précédé de sa réputation et il doit bien s'y tenir. Et qui sait s'il ne s'est pas réveillé dans le lit d'une parfaite inconnue ou dans une chambre d'hôtel à l'autre bout de la ville. En revanche, s'il oublie de venir, ça va chier des bulles carrées, vous pouvez en être certain. Parce que la jeune Foster a pris son après-midi pour lui et ce n'est pas parce qu'elle n'est pas une célébrité à deux livres sterling qu'elle n'a pas autre chose à faire qu'attendre dans un Starbucks toute une journée.

Ayant terminé son cookie et ne trouvant plus aucun intérêt à passer le temps sur Facebook depuis son téléphone, elle jette un coup d'oeil aux autres tables, cherchant désespérément une quelconque activité n'incluant pas plus de caféine. Parce qu'elle en était au troisième de la journée et ce n'était pas encore terminé. La brunette s'empara d'un magazine, abandonné sur une table par une bande d'adolescentes aux gloussements incessants. Le tabloïd présentait une photo du prince Harry bourré sur tout la première page. Le pauvre, ils pourraient lui foutre la paix quand même. Sa mère est morte, toute la planète en a parlé, Elton John en a fait un tube et il est poursuivi par les paparazzis depuis ses huit ans. Il a quand le droit de péter les plombs.

Rose feuillette donc la feuille de chou, clairement en manque d'occupation décente. Elle passe sur l'article royale, se renseigne sur les péripéties en boîte de nuit des Cheecky Girls, découvre les tendances de sacs à main de cette saison... Puis, soudain, elle ne peut s'empêcher de rire en voyant un petit article sur Mac-Adam. Et bien dis-donc, qu'est-ce qu'il nous a encore fait? La jeune fille lit l'article, à la syntaxe douteuse, qui lui révèle que le jeune homme a « commis des frasques » ou encore « eu des rapports avec de nombreuses jeunes filles » etc... Que de révélations ! On a même droit à quelques lignes de témoignages, d'une demoiselle à la poitrine refaite et au visage tellement maquillé que sa mère ne doit même pas la reconnaître... Pathétique.

15h45, deux cookies et un nouveau machiato-caramel plus tard, la porte s'ouvre sur une tignasse frisée et un sourire insolent. Dickhead... Elle ne daigne pas sourire, d'abord l'engueulade. Après on verra pour les réjouissances. Il s'avance, sans gêne aucune, lui ouvre grand les bras et sert une petite phrase bateau. La jeune fille rétorque par un grand coup de magazine people sur la tête, qu'elle bazarde sur la table juste après.
« Pauvre con, ça te tuerait d'arriver à l'heure une fois de temps en temps. Pffff, t'as du bol que j't'aime bien toi. »

Elle se glisse entre ses bras, lui dépose un baiser sur la joue, puis s'envole aussitôt et retourne s'installer sur sa chaise. Faut pas pousser. Rose lui sert un sourire en coin, marque de fabrique de la fausse jeune fille de bonne famille. Malicieuse, la brunette dégaine la revue à scandales et titille son ami.
« Alors mon grand, on vit bien sa vie de starlette? Des nouvelles de... Candy, avec un y? »
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MessageSujet: Re: Let's have a toast for the douchebags • PV   Lun 31 Jan - 22:44

« Aïe ! Non, mais ça va pas ? T'es devenue folle ou quoi?! » je savais certes qu'elle ne répondrait pas à mon invitation à la tendresse et qu'elle ne m'accueillerait pas à bras ouverts, mais de là à me frapper, il y avait des limites et puis, ce n'est pas comme si cela faisait longtemps qu'elle m'attendait. Léger coup d'œil à ma montre pour m'en assurer, je notifiais pourtant que j'avais tort. 45 minutes, 45 minutes qu'elle m'attendait. D'accord, d'accord, je me rendais, jetant les armes, j'étais en faute; mais après tout n'étais-ce pas mon rôle ? J'entends par là arriver en retard ? Me faire désirer tout ça ? C'était bien ce que les petits acteurs prétentieux et pas encore trop célèbres avaient l'habitude de faire non ? Histoire de se faire remarquer ? De se donner un genre. Étant l'un d'entre eux, je n'avais tout bonnement pas dérobé à la règle.

Pourtant, et tandis que je réalisais que ce coup de magazine était tout aussi surprenant que mérité, elle se jetait contre toute attente dans mes bras, avant de retourner s'installer, le plus normalement du monde, à sa place. « Décidément, je ne comprendrais jamais rien aux filles ! » pensais-je à haute voix, tandis que la jeune femme, me tendant désormais le même magazine stupide, comme ceux dans lesquels j'avais l'habitude d'apparaître, me regardait intriguée.

« Laisse-tomber ! J'étais juste en train de me dire que je ne comprenais pas vraiment ta réaction. Je veux dire tu m'engueules, me frappe, heurtant ainsi ma sensibilité la plus profonde ... » arrêtes les violons duco* ... « et ensuite, tu m'enlaces presque comme si tu étais contente de me voir. C'est un peu comme la fille de ce matin en fait. Trois jours qu'elle était là squattant ma chambre et mes draps. Bon d'accord on a prit du bon temps tous les deux, mais elle commençait sérieusement à me taper sur les nerfs. En plus une fois testée, une, deux fois, elle n'avait presque plus aucune save... ». Je m'interrompais soudain, me souvenant que je n'étais pas et comme j'aurai pu le croire en grande conversation avec un pote, mais bien avec Rose. Une femme en somme. Sachant pertinemment qu'elle allait se mettre en colère, m'insultant presque et me faussant sans grands doutes compagnie si je continuais; j'attrapais brusquement le magazine qu'elle me tendait, feignant de changer de sujet. C'était une femme et naturellement, elle n'appréciait pas le fait que je les compare à de purs objets sexuels, je pouvais le concevoir. Bien qu'en réalité, certaines d'entre elles, nymphomanes et écervelées, ne valaient guère mieux à mes yeux.

« OH ça... une groupie. Ni plus, ni moins. Pas vraiment jolie, loin d'être intéressante. Pas futée pour deux sous, mais distrayante. Enfin... Ce qu'elle raconte là-dedans n'est qu'un ramassé de conneries. MOI ?! un mauvais coup ? Elle plaisante. C'est ridicule. Elles disent toutes ça après, mais c'est simplement quand j'en ai fini avec elles ! Car crois-moi lorsque je leur faisais l'amour, elles tenaient plutôt le discours inverse. Si tu veux, je te montrerai, tu pourras juger par toi-même. ». Je sentais clairement la gifle venir, indubitablement. Le visage de Rose se crispant dans un élan d'exaspération, sa jolie main se levant et allant terminer sa course sur ma joue. Mais je ne pouvais m'en empêcher « il suffit de demander ». Ah, j'adorais la taquiner. La question suivante demeurant pourtant : allait-elle me frapper derechef oui ou non ? Suspense.

« ENFIN... peu importe. Elles se font plus de mal qu'elles ne m'en font à moi, si elles savaient... elles se punissent elles-mêmes. La preuve, elle trouve encore le moyen de faire parler de moi. Alors merci bien » je marquais une courte pause, tâchant de m'approprier au mieux, le timbre de voix de la vilaine petite calomnieuse « Candy, avec un y. Bon et sinon ? Qu'en est-il de toi ? La petite vie, les amours ? Tout baigne ? Dis-moi tout, princesse ! »
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MessageSujet: Re: Let's have a toast for the douchebags • PV   Dim 27 Fév - 16:30

Même avec trois quart d'heure de retard, Chris possède la capacité surprenante de toujours la faire rire. Elle suis certes loin d'être aussi sérieuse et ennuyeuse qu'elle s'en donne parfois l'air, mais Rose ne suis pas non plus de celles qui s'esclaffe à tout va. Mais c'est physique avec ce gars là, je crois qu'il la fera toujours rire, quoiqu'il arrive. Ce qui est finalement assez positif, c'est le genre de choses dont a besoin la jeune Foster dans sa vie tordue et tissée de mensonges. Cela dit, il n'a probablement pas tort, il est tout à fait le genre d'hommes qui passent leur vie à tenter de comprendre les méandres tortueux de l'esprit du sexe opposé, sans jamais y parvenir, ce qu'elle ne manque pas de souligner avec ironie.
« Je ne pense pas non, mais ce n'est pas de ta faute, ta matière grise a déjà trop à faire en essayant de les mettre dans ton lit, tu ne peux pas en plus les comprendre. »

Plutôt réprobatrice ou ironique? Allez savoir, c'est là la magie des fausses jeunes filles de bonne famille, tout ce qu'elles disent est sujet à double sens et à interprétation. Christopher y verra certainement de l'humour, au vu de son incapacité chronique à prendre quoique ce soit au sérieux. Un mince sourire sur les lèvres, elle l'écoute alors déblatérer sur son dernier coup, auquel il est actuellement en train de la comparer. Elle hausse un sourcil, attendant qu'il prenne conscience de ce qu'il est en train de faire. Non pas qu'elle soit une féministe acharnée qui ne supporte pas qu'on traite les femmes comme des objets sexuels. La demoiselle est assez mal placée pour critiquer la morale d'autrui.

Toutefois, la brunette n'apprécie guère d'être comparée à la pétasse qui vient de quitter son lit, croyant qu'après trois jours de galipette le coeur du jeune Dom Juan lui est acquis. Premièrement, elle ne ferait jamais durer un coup d'un soir plus d'un soir, en toute logique. Deuxièmement, elle n'aurait pas la stupidité d'impliquer des sentiments dans l'affaire. Et enfin, elle n'a rien d'aussi vulgaire que cette fille là. Toujours silencieuse et le visage plus fermé, elle patiente sagement.

Finalement Chris s'arrête en plein milieu de sa phrase et la jeune femme lève les yeux au ciel. Décidément, ce garçon était irrécupérable.
« T'es vraiment con mon gars... Je te préviens, tu me compare encore une fois à une de tes salopes et c'est pas un magazine que tu te prendras à travers la tronche. »

La menace est énoncée d'une voix sans timbre et avec un calme olympien, bien plus impressionnant que le moindre cri. Elle sourit alors de la manière la plus hypocrite qui soit et l'invite à poursuivre sur le sujet initial, à savoir Candy, qui l'amusera certainement bien plus qu'une comparaison grossière. Il s'explique et Rose éprouve quelque difficulté à garder un air sérieux. Elle opte donc pour une mine faussement courroucé quand il lui propose une nouvelle fois de coucher avec lui. Il ne se fera donc jamais à l'idée que non c'est non. Ou plutôt il ne comprendra jamais que c'est beaucoup plus drôle de lui dire non. Car, comme il l'avoue lui même, il ne comprend rien aux femmes, encore moins quelqu'un d'aussi complexe que Rose Foster.
« Sérieusement, ne m'oblige pas à te frapper encore pour que le message rentre: je-ne-cou-che-rai ja-mais-avec-toi ! »

Il clôt ensuite le sujet houleux de Candy avec un y, concluant intelligemment qu'un peu de pub, même trash, ne fait jamais de mal pour la carrière d'un jeune acteur. Comme quoi, il n'est pas si stupide ce brave garçon. Il change alors radicalement de sujet, l'interrogeant sur sa vie... ses amours? Franchement... Elle ne relève pas l'idiotie de l'interrogation et se contente de reprendre un air plus doux et de répondre comme l'aimable jeune fille qu'elle sait être.
« Oh et bien tu sais que je ne fais pas trop dans les amours mon chou. Et sinon et bien je fais toujours des études d'histoire, je me planque toujours de mes parents... Bref la même petite vie, on ne peut pas tous devenir des stars du jour au lendemain hein. »

Elle lui glisse un sourire amusé à son vieil ami, qu'elle apprécie sincèrement malgré les boutades et les petites baffes, Mac-Adam est une des personnes qui a encore un peu d'importance pour Rose. Pas l'homme vers qui elle se tournerait en cas d'ennui, mais tout de même.
« D'ailleurs maintenant que tu es très riche et très célèbre, tu peux payer un café et un muffin à ta brave amie qui t'a attendu pendant 45 putain de minutes. »

Nouveau sourire, toutes dents dehors, mais qui fait néanmoins comprendre qu'un refus n'est pas envisageable, au risque de représailles sévères.

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MessageSujet: Re: Let's have a toast for the douchebags • PV   Ven 25 Mar - 19:30

Les remises en place et réflexions se voulant faussement menaçantes se succédaient dans la bouche de ma charmante amie qui, tout en feignant l'exaspération la plus parfaite; parvenait quand bien même à me faire comprendre à quel point elle m'aimait. Comment ça je suis prétentieux ? N'importe quoi. Cette fille est folle de moi. Amicalement parlant certes ( - je l'avais bien compris - ), mais folle de moi tout de même. C'était d'ailleurs et pourquoi je m'autorisais toutes ces familiarités avec elle. Me ressemblant bien plus qu'elle ne le laissait croire, la jeune miss Foster adorait, en effet, passer du temps avec moi. Bien qu'elle me frappe sans arrêt, elle adorait ça. Mon côté faussement prétentieux, mon air désinvolte, mes maladresses, mon cruel manque de bienséance et même mes retards; tout en moi l'amusait, je savais ça. Aussi persévérais-je dans mon personnage. Rose m'ayant souvent avoué ( - par le passé - ) que je la distrayais, semblait voir en moi une sorte de petit-clown antidote, remède aux maux les plus tenaces, du moins l'espace de quelques instants. Aussi me devais-je de jouer ce rôle à la perfection. Bien que je n'ai pas toujours envie de rire, bien que je veuille moi-aussi et aies parfois besoin de mon quota de solitude et de tristesse, je me devais de la faire sourire, de faire le pitre et jouer la comédie... Puisque tel était son souhait, je m'exécutais, sans aucune autre forme de procès. Jouer la comédie, donnant ( - paradoxalement - ) un sens à ma vie.

Quoi qu'il en soit et bien décidé à la faire passer un bon moment ( - oui, j'étais d'humeur particulièrement joyeuse et alors ? ! - ), je répondais à sa remarque, arborant une mise faussement déçue par la même occasion. « Jamais ? Vraiment jamais ? Pas même ivre ? Pauvre de moi, je passe à côté du plus doux des plaisirs. Un acte beau et sensuel au possible avec une déesse telle que toi... Bou-hou-hou... j'en ai le coeur brisé. ENFIN ! Tu ne sais pas ce que tu rates ! ». Oui j'étais comme ça. Passant du rire aux larmes, des larmes au rire; enfin ce genre de choses quoi !

Ayant soulevé un sujet que l'on pouvait qualifier de "délicat", je laissais bientôt s'échapper mon sourire amusé, arborant une mine se voulant vraisemblablement gênée par la même occasion. J'avais touché un point sensible, ou non. A dire vrai, je ne pourrais le dire. Rose étant toujours restée très vague sur sa vie privée. Elle ne m'en avait jamais parlé. Je la savais, ou la croyais dans une relation avec quelqu'un, mais nous n'en avions jamais vraiment discuté, aussi m'était-il permis de douter. Elle ne me parlait jamais de sa vie sentimentale; de mon côté je ne posais pas de questions. Il fallait dire que tout le monde n'avait pas l'habitude d'étaler sa vie privée dans les tabloïds. Il fallait dire qu'ELLE n'était pas moi, en fait.

« Ah oui c'est vrai, j'avais oublié. Excuses moi. En même temps, tu m'as si peu souvent parlé de tout ça que... je ne pouvais pas savoir. Si comme moi, tu étalais ta vie privée, nous n'en serions pas là. Mes relations amoureuses ne portent pas à confusions. J'évite ainsi tout quiproquo. Accorde-moi au moins cela. ».

Ma gaffe l'effleurant à peine, Rose me sourit, dissipant ainsi ma gêne. Une nouvelle fois, elle ne se formalisait pas de mes idioties, que Dieu la garde ! pensais-je alors, tandis que je l'écoutais me demander, pardon ( - que dis-je - ) m'ordonner de lui offrir sa commande. Requête que je m'empressais, en bon gentleman que j'étais, d'accepter « Tout ce que tu voudras princesse ».

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MessageSujet: Re: Let's have a toast for the douchebags • PV   Sam 2 Avr - 21:40

    Rose esquissa un mince sourire à la réponse de son ami. Basculant en un clin d'oeil de la supplique à la prétention, en passant par les larmes, elle se sentit au bord du rire. Un véritable acteur celui-là, son existence semble être une démonstration de clowneries par moment. Ce garçon est un véritable vent de bonne humeur et de fraîcheur sur sa vie. Il n'est pas facile d'obtenir un rendez-vous avec le nouveau sweetheart de la Grande-Bretagne, mais ça vaut le coup. Evidemment, jamais elle n'ira lui dire cela, leur relation se base sur la légèreté et l'humour. Un peu douteux par moment, empreint de piques en tout genre, mais couvrant une sincère affection.
    « Ah n'incluons pas l'alcool là dedans, c'est de la triche ! Mais bon, tu t'en remettras va. »

    Elle ponctue sa phrase d'un petit clin d'oeil et le laisse poursuivre, alors qu'il tente de s'aventurer sur la pente délicate de sa vie privée. Rose n'aime pas spécialement en parler, non pas en raison d'un excès de froideur, mais plutôt car elle n'y voit pas le moindre intérêt. Et puis, expliquer que l'on sort plus ou moins avec un béni oui-oui du coin, tandis que l'on a quelques coups de soir ou entame des relations à courte durée en douce, c'est généralement un peu compliqué. Alors la jeune Foster se contente de rester évasive, comptant sur l'intérêt du tout Oxford pour les occupations de ses petites célébrités. Les jeunes gens préfèrent colporter des rumeurs sur les Faure ou les Von Brezen plutôt que de s'intéresser à la vie d'une obscure étudiante en histoire.

    La répartie de Christopher arrache toutefois un franc sourire à l'étudiante. Il est vrai que la presse people permet de garder un oeil sur les aventures de son vieil ami et aussi de rigoler un peu, soyons honnêtes. Alors, elle tâche de se montrer correcte avec lui. Après tout, il a toujours été sympathique et prévenant - à sa façon - et ce depuis quelques années maintenant.
    « Mon copain n'en est pas vraiment un, il n'est pas vraiment intéressant. Et ma vie sentimentale en dehors de lui n'est guère plus passionnante. Mais je tâcherai de t'envoyer un communiqué si quelque chose de juteux se présente. Je tâcherai de suivre dignement la voie que tu ouvres devant moi. »

    Nouvelle boutade. Ces deux là sont bien incapables de s'exprimer autrement on dirait. Le jeune homme, sous ses airs assurés et amusants, Chris possède sans nul doute une certaine sensibilité. Quant à miss Foster, elle n'est pas qu'une indécrottable menteuse aux airs cyniques. Peut-être un peu handicapés des sentiments...

    Le jeune acteur paie alors les consommations de son amie, qui hoche simplement la tête, l'air de dire « c'est la moindre des choses. » Ce qui est vrai d'ailleurs. Mais que les choses soient claires, ce n'est que le premier pas vers la rédemption. La jeune femme entend bien profiter de cet écart de conduite, qui la concerne directement, pour le faire payer encore un moment.
    « Ne crois pas que tu t'en sortira comme ça. Tu n'es pas encore pardonné. »

    Elle pointe alors l'extérieur de la main, montrant que la pluie a cessé et qu'il serait temps de bouger leurs petites fesses. Parce que cela va faire plus d'une heure qu'elle est assise là et Rose a bien envie de se dégourdir les pattes.
    « D'ailleurs depuis le temps que je poireaute, j'ai grand besoin d'une clope. »

    La brunette se redresse donc, s'empare de son sac à main, empoigne son comparse par l'épaule et l'entraîne au dehors dans un léger éclat de rire. Elle sort son paquet de cigarette, en propose une à Christopher, puis commence à marcher, dans une destination choisie au hasard.
    « Où veux-tu aller mon petit? »
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MessageSujet: Re: Let's have a toast for the douchebags • PV   Dim 15 Mai - 16:36

« Mon copain n'en est pas vraiment un, il n'est pas vraiment intéressant. Et ma vie sentimentale en dehors de lui n'est guère plus passionnante. Mais je tâcherai de t'envoyer un communiqué si quelque chose de juteux se présente. Je tâcherai de suivre dignement la voie que tu ouvres devant moi. » se décidait-elle finalement à m'annoncer. Concis, mais suffisant. Je ne cherchais pas spécialement à m'attarder sur le sujet de toute façon; me faire tourner en ridicule et taquiner miss Foster demeurant on ne peut plus intéressant. Me tourner en ridicule, c'était le cas oui. D'ailleurs elle s'en donnait à coeur joie, continuant sur sa lancée en énonçant une plaisanterie de circonstance par la même occasion. Plaisanterie à laquelle je me contentais de répondre par un inaudible bougonnement et un tirage de langue. Enfantin ? J'en avais conscience. Seulement, notre relation était un peu basée là- dessus quand on y réfléchissait à deux fois. Nous ne nous prenions pas la tête, refusant d'aborder les sujets qui fâchent, nous faisions dans la simplicité et l'amusement, nous étions de grands enfants; constamment en train de nous battre, mais c'était ça qui était génial au fond, elle était simple. Parfaite. Une amitié comme on les aime quoi! Et croyez-moi, comme amie, on ne pouvait pas rêver mieux. Quiconque connaissant Rose un minimum vous le dirait. Elle était géniale ! Et au risque de passer pour un sentimental inconsidéré, je ne l'échangerai pour rien au monde.

Vint ensuite le temps de payer nos consommations et c'est d'un sourire assuré que je sortais la monnaie nécessaire; comme qui dirait ravi d'avoir fait une bonne action. Ma charmante Rose - qui n'avait malheureusement pas la langue dans sa poche - s'empressa pourtant de m'informer que je ne m'en sortirai pas comme cela et que, de fait, mon retard était loin d'être excusé. « Ce que tu peux être exigeante. Parfois, je crois bien que je te déteste » lâchais-je alors, les dents serrées tandis qu'elle me demandait, pardon qu'elle m'ordonnait de la suivre à l'extérieur du café. Madame voulait prendre l'air et fumer. « Tout ce que madame veut. Madame l'obtiens pas vrai ?. Alors allons-y, je vous suis. Moi, votre digne serviteur, je ne saurais vous faire l'affront de vous désobéir. Sachez-le ». Moi, étrange ? Certainement, mais elle était habituée désormais. Quoi qu'il en soit, je la suivais donc dehors et alors que je m'attendais à fumer une cigarette, tranquillement assis sur les marches du Starbuck's; elle m'attrapait bientôt par le bras, m'entraînant vers je ne sais quelle destination inconnue. Diantre, elle ne pouvait pas rester tranquille cinq minutes ? Oui, je sais, j'ai pensé "Diantre", mais c'était pour le principe. Enfin, on s'en fiche.

Ralentissant le pas, histoire d'allumer la cigarette que Foster m'avait gentiment donné, j'ajoutais alors « Wo, wo, wo deux minutes papillon ! Je l'allume d'abord, après on verra » avant d'exécuter la procédure adéquate et de conclure, la clope au bec « maintenant, je suis tout à toi. Pour ce qui est de savoir où on va, je te laisse choisir, ce n'est pas comme si j'avais mon mot à dire de toute façon... ».

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MessageSujet: Re: Let's have a toast for the douchebags • PV   Mer 1 Juin - 23:36

Chris râle pour la forme, puis finit par s'incliner mielleusement face à mes exigences de princesse. Je le mérite après tout, il n'a eu de cesse de me faire attendre, m'embêter et me forcer à me parler de ma vie privée. Cela fait beaucoup pour un seul homme et une seule après-midi. Mais bon, on lui pardonne. On lui pardonne beaucoup, à ce salop à la bouille d'adolescent adorable. Allez savoir pourquoi. Peut-être parce qu'au fond, c'est un gentil garçon et que je le connais suffisamment bien pour ne pas lui en tenir rigueur. Il me hèle toutefois avec vigueur à la sortie du café et je grommelle dans mon absence de barbe. Je tire sur ma clope avec force, j'en avais plutôt besoin de celle-là.

La pluie a cessé et l'on sent tout juste quelques tracées humides dans le creux de son cou, par moment. Le ciel demeure gris et menaçant et je ne pense pas que traîner dans le coin plus longtemps soit l'idée du siècle. Mon jeune ami rétorque qu'il suivra mes directives et je réponds avec un sourire en coin « Ton esprit d'initiative me ravit à chaque instant mon cher. » Je me tais, fume et marche. Nous passons devant la devanture d'un HMV et je jette mon mégot au sol avant de traîner mon ami par la main dans l'antre discographique et cinématographique de notre beau pays.

Nous nous promenons parmi les rayons et rapidement, je mets la main sur un film dont la couverture nous est très familières « Un duo d'acteurs charmants, une énergie débordante et un enthousiasme enchanteur pour une comédie romantique délicieuse. The Sun. La classe Mac-Adam ! » Je prends le DVD avec fierté et le passe en caisse, sous l'oeil un peu intrigué du vendeur. Mais le temps qu'il comprenne et songe à sortir son téléphone portable, pour ensuite vendre l'image choc du jeune acteur et d'une brune inconnue. Dommage.

Une fois dehors, j'éclate de rire, surtout quand je vois la tête de Chris. Le film est sorti assez récemment et je viens de débourser une somme considérable pour ce film... J'avoue sans complaisance que je ne l'aurais pas acheté si ce vieux Mac-Adam ne jouait pas l'un des personnages principaux. Je souris à mon compagnon, hèle un black taxi et une fois en chemin explique mon plan « On va passer chez moi, regarder ton chef d'oeuvre au chaud ! Et tu me commenteras le tout avec des anecdotes uniques ! »

Nous sortons finalement du taxi, dont il règle la course cela va sans dire et grimpons dans mon lumineux appartement du Southside. Je balance ma veste sur un fauteuil et laisse Chris s'installer et faire comme chez lui tandis que je déballe le DVD tout neuf et l'insère dans le lecteur, laissant le son envahir la pièce et l'écran plat scintiller. J'admets que je suis plutôt curieuse quant au résultat et je me laisse tomber dans le canapé, à côté de mon camarade.

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