wake up, you're not a victim (stephen)

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MessageSujet: wake up, you're not a victim (stephen)   Jeu 24 Oct - 19:45

Louhan mourrait littéralement de faim mais elle se demandait encore pourquoi elle avait décidé de venir manger à la cafétéria de l'université. C'était bien loin d'être appétissant et en plus, elle n'avait personne avec qui parler. Non pas qu'elle soit une grande bavarde (même si elle était capable de tenir une conversation) mais ça l'emmerdait franchement d'être seule et ça lui donnait des idées noires - elle était assez intelligente, sans prétention, pour se rendre compte de ce dernier détail.
Son repas en main, elle se dirigea vers une table vide, à l'écart de la foule et se laissa lourdement tomber sur le banc. Pauvre fille, pensa-t-elle avant d'ouvrir directement son yaourt, sans passer par l'entrée ni le plat. Elle était partie pour ne pas s'attarder davantage (le yaourt, un bout de pain et on déguerpit) mais, en levant les yeux, elle reconnut quelqu'un qui lui fit changer d'avis. Monsieur Xenos, l'homme aux principes, l'homme incorruptible. Un sourire se dessina sur les lèvres de Louhan : voilà une occupation intéressante. Elle l'observa quelques instants, histoire de voir ce qu'il faisait. Est-ce qu'il s'installait à une table ? Seul ou avec collègues ? Seul... pour le moment.
Sans plus attendre, Louhan se leva et se parant de son visage innocent, se déplaça jusqu'à la table de monsieur le professeur de science politique. Sans plus de cérémonie, elle se glissa sur le banc, juste en face du bel homme. « Bonjour, monsieur Xenos et bon appétit. » Elle posa son plateau sur la table sans ménagements. « Mademoiselle Lahaie-Fox, je vous en prie, asseyez-vous; ce n'est pas comme s'il n'y avait plus de place dans la cafétéria ! » Il leva les yeux au ciel et cela la fit sourire davantage. Malgré tout, alors qu'elle l'observait avec insistance sans rien répondre, quelque chose la troubla. Quelque chose dans ce qu'il dégageait... Comme s'il était au bout du rouleau. Ce n'était peut-être pas le bon jour pour venir le malmener... Mais ce soupçon de bienveillance s'évapora. Elle se foutait bien de ce qu'il ressentait. « C'est bien aimable à vous, monsieur. Je me sentais si seule, à ma table... » finit-elle par dire d'une voix égale, étirant nonchalamment l'une de ses jambes vers lui. Elle frôla quelque chose et supposa qu'elle avait atteint son but. Son pied revint alors aussitôt sous son banc. « Si vous me permettez cette familiarité, vous m'avez l'air bien fatigué. » Nouvel aller-retour pour son pied, légèrement plus précis, cette fois. « Vous devriez vous ménager un peu, prendre quelques jours de congés... »
Louhan le regard se décaler légèrement sur son banc. Parfois, il en faut si peu pour mettre les gens en rogne. Elle voit qu'elle l'énerve et elle se demande si elle a vraiment le cran de le pousser à bout... Si elle est réellement prête à assumer les regards que les autres élèves leur jetterons probablement. Le pire est qu'elle sait qu'elle a plus à perdre (dans la mesure où elle n'a psa déjà tout perdu). C'est elle que les autres jugeront... sur elle qu'ils jaseront. Mais les sait-il seulement, lui ? « Merci de votre bienveillance à mon égard Miss Lahaie-Fox, mais sachez que je n'ai pas besoin de votre prévenance ! » Elle fait un léger geste d'excuse et croise ses bras sur la table, entre son plateau à peine entamé et le vide. « Par ailleurs, je vous prie d'éviter toute approche sous cette table ! » Elle ne répond rien et alors qu'il attrape ses couverts pour commencer enfin son repas, elle le regarde sans rien dire. Elle se demande si ce n'est pas plus étrange un élève et un professeur face à face qui ne se disent rien pas versus les mêmes personnages en pleine discutions - et peu importe la discutions, au fond. « Je pensais que vous apprécieriez. » s'entend-t-elle soudain dire, d'un ton égal. Elle ne sait pas pourquoi elle a dit ça. Parfois, elle se fait l'impression d'être en dehors d'elle-même. Comme si ce n'était pas vraiment elle... Et là, c'est exactement ce qu'il se produit. « Je changerais d'approche, la prochaine fois... » La prochaine fois ? Qu'est-ce qu'elle veut dire par là, elle n'en sait strictement rien. Ce qu'elle sait en revanche c'est que cette insinuation va faire tiquer monsieur Xenos. Et la confirmation ne tarde pas à venir. « Miss Lahaie-Fox, n'essayez pas de chercher une nouvelle approche, cela sera vain. Vous le savez parfaitement ! Pourtant, buté comme vous êtes, vous ne pouvez pas vous en empêcher. » Louhan penche la tête sur le côté, attentive, à l'affut de la moindre erreur de sa part. Elle déteste lorsqu'on l'appelle Lahaie-Fox et d'autant plus lorsque c'est lui qu'il le dit. Ça sonne faux, ça la met hors d'elle. Elle est sur le point de le couper mais s'arrête à temps pour écouter la suite de ses propos. « Mais si je peux me permettre avant de prendre congé de cette table ; pourquoi avez-vous ce besoin irrémédiable de me pousser à bout, en essayant par tous les moyens en votre possession, comme le flirt ? »
Elle ne s'attendait pas à ça... En fait, elle s'attendait à une multitude de chose comme des menaces de sanctions ou de poursuites, qu'il balance des choses sur elle (même si elle doutait qu'il sache quoi que ce soit à son sujet) mais, cette question la déstabilisa complètement. Ça lui donnait l'impression qu'il était réellement curieux, qu'il désirait vraiment savoir quelque chose sur elle... Voire même, qu'il s'intéressait à elle et à ce qu'elle faisait - enfin, surtout le pourquoi de ce qu'elle faisait. Ça la fit flipper et elle attrapa son plateau pour le tirer vers elle, prête à partir. Elle qui pensait qu'il serait le premier à quitter la table précipitamment, elle était bien sur le point de le devancer. « Pourquoi devrais-je avoir une raison ? » Mais il avait certainement raison, l'enfoiré. Elle le détesta d'avoir insinué ça. Que c'était un besoin, pas seulement une envie ou une façon de fuir l'ennuie. Qu'elle était coupable, pas victime. Elle ne savait pas si c'était son intention mais c'était ce qu'elle comprenait... Elle le détailla une nouvelle fois mais sans croiser son regard. Elle se serait giflée de s'être fait avoir aussi simplement, de s'être laisser déstabiliser. « Vous lisez beaucoup trop, monsieur Xenos. Il n'y a pas toujours de raisons, parfois simplement des envies. » ajouta-t-elle. Mais elle savait que c'était faux. « Bonne fin de journée. »
Louhan se leva lentement puis lui tourna le dos et se dirigea vers la sortie. Elle ne savait pas si elle gagnait ou perdait à quitter la table la première (comme s'il s'agissait d'un jeu) mais elle était sûre d'une chose : elle avait grandement besoin d'un remontant...


Dernière édition par Louhan Lahaie-Fox le Dim 24 Nov - 12:55, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: wake up, you're not a victim (stephen)   Ven 25 Oct - 20:46


✖ Louhan Lahaie-Fox & Stephen E. Xenos ✖
« Oxford # Cafétéria de l'université »
Je réussis tant bien que mal à m’extraire du lit et à me traîner jusqu’à l'amphithéâtre 505, en dépit du sentiment de désespoir qui me rongeait. J’évolue dans un brouillard, et je trouve parfaitement vain d’exécuter les gestes vides du quotidien : le petit déjeuner, la longue route à moto jusqu’au travail ; aucune raison de les effectuer en dehors de l’habitude tyrannique. Mais je m’y plie comme chaque jour, confiant à la mémoire de mes muscles le soin de me guider, jusqu’à ce que je me retrouve assis dans mon fauteuil, face à ses nombreux étudiants qui attendent patiemment que je démarre le cours. J’allume mon ordinateur, puis laisse le train-train fastidieux de la journée m’emporter. Les premières heures de la matinée défilent à une vitesse morbide que la mort serait plus rapide à m'emporter que d'expliquer à des étudiants ignares l'étude des comportements électoraux. Il ne faut pas se méprendre, j'adore enseigner aux étudiants, mais il y a des jours où la motivation n'est pas présente; et la seule chose dont j'ai envie c'est de m'enfuir sur ma moto !
Pire qu'un étudiant, je scrute sans arrêt ma montre pour attendre l'heure du déjeuner qui tarde à venir. Les cinq dernières minutes sont les pires, comme si elles ont doublé de temps ou être suspendu dans le continuum espace-temps dans le but de me torturer d'autant plus ! Finalement, ma montre sonne pour m'annoncer la fin du cours : Hallelujah ! Je range mes affaires et pense à donner aux étudiants les chapitres à étudier pour le cours suivant; puis je sors le premier de l'amphithéâtre pour rejoindre l'une des cafétérias de l'université. Arrivé à la cafétéria, j'attrape un plateau et me fais servir par les dames de services; je balaye du regard la salle : un groupe de professeurs âgés, un autre groupe de professeurs antipathiques... Je soupire, où est Jude quand on a besoin de lui ?! Je m'assois à une table, seul, sans aucune envie de faire la conversation à n'importe qui. « Bonjour, monsieur Xenos et bon appétit. » Je sursaute légèrement, cette voix agréable me glace légèrement le sang. Je pose ma fourchette dans mon assiette et je relève la tête vers elle. Louhan ! Il y a vraiment des jours où je dois me porter pale ! « Mademoiselle Lahaie-Fox, je vous en prie, asseyez-vous; ce n'est pas comme s'il n'y avait plus de place dans la cafétéria ! » Je lève les yeux au ciel, déjà exaspéré de voir cette jeune femme prendre place en face de moi... prête à sortir les griffes ! Pourquoi sommes-nous dans cet environnement neutre, où je ne peux pas me permettre de lever la voix sur une étudiante ? Je prends mon verre et détourne le regard d'elle cherchant à être le plus antipathique possible à son égard !
Je peux sentir son regard sur moi me détailler, comme une enfant lors de Noël qui regarde avec insistance les cadeaux au pied du sapin en se demandant ce qu'il a reçu du père Noël... puis prêt à bondir dessus pour arracher les papiers cadeau pour en découvrir le contenu. Je peux sentir Louhan me détailler pour comprendre ce qu'il s'y passe à l'intérieur et qu'à un moment-donné, l'envie de pouvoir tout arracher pour voir ce qu'il se passe sous cette fine enveloppe de tissu. Sa voix me tire à nouveau de mes pensées, « C'est bien aimable à vous, monsieur. Je me sentais si seule, à ma table... » oh... pauvre petite chose ! Je relève la tête vers elle, alors qu'elle arbore ce sourire suffisant qui me donne envie de le lui arracher du visage. Seulement, aucune réaction de ma part se traduit sur mon visage... sauf, lorsque je sens l'une de ses jambes toucher mon pied et se coller sur mon mollet. Je ramène rapidement mes pieds sous le banc, espérant qu'elle ne continue plus à le faire. « Si vous me permettez cette familiarité, vous m'avez l'air bien fatigué. » Je la fixe en fronçant les sourcils,  prêt à bondir à sa remarque ; mais sa jambe vient à nouveau de me toucher. Je contracte la mâchoire afin de me contrôler puisque je peux sentir que je suis prêt à hausser la voix et à me donner en spectacle devant tous ses étudiants et professeurs. « Vous devriez vous ménager un peu, prendre quelques jours de congés... » Je me décale légèrement sur le banc afin qu'elle ne m'atteigne plus sous la table; c'est tellement inapproprié de la part de cette jeune femme, mais comment puis-je le lui faire comprendre... « Merci de votre bienveillance à mon égard Miss Lahaie-Fox, mais sachez que je n'ai pas besoin de votre prévenance ! » Je parviens à me contrôler, mais je ne sais pas si je suis capable de tenir plus longtemps. « Par ailleurs, je vous prie d'éviter toute approche sous cette table ! » dis-je d'un ton nonchalant à voix basse. J'attrape mes couverts et commence à manger mon plat sans me préoccuper de cette jeune femme. La seule chose qu'il me reste à faire pour en finir rapidement avec elle, est bien de manger dans le silence en l'ignorant et de partir de cette cafétéria !
Je ne sais pas quoi penser de cette jeune femme; elle fait tout pour me pousser à bout et essayer de me mettre en colère. À y penser, je me rappelle de ma relation naissante avec June, qui était assez similaire, seulement, j'avais de la sympathie pour elle, et je cherchais à l'aider. Mais là, tout est différent avec Louhan. Elle a ce regard méprisant qui montre qu'elle est du genre à faire tout pour arriver à sa fin. Elle a la fâcheuse habitude d'essayer de flirter, peu importe où je me trouve, même dans cette foutue cafétéria entouré de collègues et d'étudiants. J'essaye de faire abstraction à sa présence, me concentrant comme il faut sur mon repas. « Je pensais que vous apprécieriez » Je fronce les sourcils et relève le visage en faisant non de la tête. Pourquoi n'a-t-elle toujours pas compris qu'elle s'entête dans une projection de relation qui n'a pas lieu d'être. J'ai été très clair lors de sa première approche que rien ne se passera entre elle et moi. Pourtant, cela n'a pas été ancré dans sa petite tête et fonce toujours à la première occasion de me faire des avances. « Je changerais d'approche, la prochaine fois... » Parfait, elle me coupe l'appétit ! Bien entendu qu'avec elle, il y aura une prochaine fois. « Miss Lahaie-Fox, n'essayez pas de chercher une nouvelle approche, cela sera vain. Vous le savez parfaitement ! Pourtant, buté comme vous êtes, vous ne pouvez pas vous en empêcher. » Je pose mes couverts et regarde mon plat à moitié entamé. Aucune envie d'ingurgité de la nourriture supplémentaire, j'ai seulement besoin d'écourter cette entrevue et fuir de ses griffes. Je soutiens son regard sans ciller, elle doit comprendre que ces approches n'ont aucun effet sur moi, excepté de me mettre hors de moi. « Mais si je peux me permettre avant de prendre congé de cette table ; pourquoi avez-vous ce besoin irrémédiable de me pousser à bout, en essayant par tous les moyens en votre possession, comme le flirt ? »

U.C.

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