RMF - You can tell Jesus the bitch is back

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MessageSujet: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 21:40


rose margaret foster w/ emily browning
the characterthe person
→ habite à oxford
→ âgé(e) de 22 ans.
→ né(e) le 2 février 1991 à Oxford
→ est étudiante (M.Phil. in Modern British and European History)
→ un t-shirt likes boys, likes girls ou bicurious ? likes boys
→ est actuellement in denial
→ pseudo : KILLER QUEEN
→ âge : 20
→ comment avez-vous connu le forum ? WHAT A FACE !
→ code : WHAT A FACE !
→ crédits : tumblr
→ de quelle couleur sont les petits pois ? WHAT A FACE !.


that is the question
Vous entrez dans un bar, il est près de quatre heures du matin. Vous êtes plutôt alcoolisé et dans une phase assez existentielle. C’est là que vous vous retrouvez assis(e) près de cette fille au taux d’alcoolémie proche du votre qui vous sourit et vous aguiche du regard. Vous décidez de lui prêter attention et de lui faire la conversation. L’alcool aidant, vous vous surprenez à répondre à des questions vraiment personnelles...

→ Mais je t'en prie, assieds-toi donc... Tu tombes bien, je reprendrais bien un... un verre. Tu me l'offres ? Je crois pas non chérie, mais je vais quand même prendre un mojito.

→ Une triple vodka pour moi, de façon au point où j'en suis tu sais, je suis plus tellement à ça près. Et puis de toute façon, ça aide à voir les choses plus belles, tu crois pas ? Hum, visiblement, toi t'as pas l'alcool joyeux. Et ça dépend de ton humeur à la base, c'est un peu la base pour apprendre à boire comme il faut.

→ Je bois souvent, moi, il faut croire que les choses ne sont pas si belles dans ma vie de tous les jours... Je crois que c'est à cause de l'amour, quelque chose comme ça. T'as déjà été amoureux, toi ? Grands dieux, t'es un peu pathétique dans ton genre non?

→ Moi je suis amoureuse de mon professeur de psycho qui n'est plus mon professeur mais entre nous, c'est impossible. Un peu comme Romeo & Juliet, d'ailleurs, ce qui est assez drôle mine de rien. Tu fais quoi dans la vie, sinon ? Tu sais que tu commence à me rappeler quelqu'un? Sinon je suis en master d'histoire.

→ Oh c'est drôle ça. Enfin non, d'ailleurs, pas tellement. Moi je suis actrice, ça c'est drôle tu trouves pas ? Tu veux un autographe ? T'es actrice, c'est à dire que tu fais du porno? Et ça ira, je m'en passerai.

→ Je crois que je vais t'embrasser maintenant, j'en ai vraiment trop envie. Non en fait, j'en suis sûre, tiens. T'embrasses bien, ça va. Tu viens souvent ici ? Parce que j'ai l'impression que c'est la première fois que je te vois, et pourtant je suis une habituée. Ca fait un peu violeuse potentielle de ta part d'embrasser les gens sans permission. Et le Carling est ma deuxième maison, si t'es vraiment une habituée, tu sais qui je suis.

→ Je vois. Mais, tu es venu tout seul ou tes amis sont dans le coin ? T'as des amis, pas vrai ? J'ai des amis. Qui ne sont présentement pas ici.

→ Et en dehors de tes amis, tu es célibataire ou pas ? Si tu étais Facebook, je te répondrais que c'est compliqué.

→ D'accord. Et tu vis chez tes parents ou tu as ton propre appartement ? J'ai quel âge à ton avis? Mais j'ai mon appart oui, où tu veux en venir?

→ Super, on peut aller chez toi alors ? Haha, je crois pas honey, va falloir dessoûler toute seule comme une grande.
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 21:41

to be or not to be


Mars 1997, Oxford, Southside

Ma jupe plissée retombe de façon ordonnée sur mes jambes menues et ma mère s'affaire pour repasser la chemise de Calixte. Ce dernier s'amuse à défaire les nattes impeccables d'Elisabeth, qui pousse quelques cris suraigus en le réprimandant. Sa voix irrite mes oreilles et je me tiens sagement assise sur une chaise en bois, dans notre hall d'entrée. Mon père est déjà parti, évidemment, pour tout mettre en ordre. Thomas, assis à même le sol dans une posture calme, détendue et impassible semblable à la mienne me regarde. Je regarde le petit être, de trois ans mon cadet, qui déjà possède un calme étonnant. Il ne pleure presque pas, s'exprime de façon assez claire. Étonnamment, les enfants Foster sont assez éveillés et intelligents. On aurait pu croire que l'incapacité chronique de leur cher papa à s'affirmer et leur éducation très religieuse aurait pu les abrutir. Mais même Elisabeth, la plus docile, la plus parfaite, la plus grande, la plus jolie et la plus souriante n'est pas dénuée de cette lueur d'intelligence dans les yeux. Ma mère s'agite, s'énerve, ne perturbant pas notre flegme précoce, tandis que son aînée prend docilement les deux plus jeunes par la main. Du haut de ses douze ans, elle a déjà l'air d'un modèle miniature de Maman. Blonde, mince,  des proportions tellement normales qu'elles en deviennent saisissantes. Là où Thomas et moi développeront des traits assez particuliers et un type un peu hors normes, elle et Calixte ont déjà un visage exquis, lisse, parfait. Amusant parallèle. Je marche docilement, Maman fait le même discours hebdomadaire « Soyez sages, vous représentez votre père devant la paroisse et votre père a un rôle très important. C'est lui qui nous aide à communiquer avec le Seigneur. Le Seigneur regarde toujours et il n'oubliera pas. Le temple est un endroit sacré. Et vous me feriez honte en agissant de façon grossière et vous ne voulez pas faire honte à votre maman, à votre père Pasteur et à notre Seigneur, n'est-ce pas? » Et comme un mécanisme bien rôdé, nous répondons comme un seul homme « Non Maman. » Un dimanche comme les autres...

Avril 2001, Oxford, Southside

« Excellent Rose, tu as tout juste ! C'est vraiment un très bon travail, tu as très bien appris ta leçon, je te félicite. Vous devriez en prendre de la graine vous autres ! » Le professeur s'extasie mais je me contente de répondre par un vague mouvement d'épaules. Je ne suis pas spécialement contente ou fière. L'Histoire c'est des dates, des faits, ce n'est pas compliqué, il suffit de retenir et de mettre dans l'ordre. Et il se trouve que je possède une excellente mémoire et un bon esprit de synthèse. Les qualités parfaites de l'historien, bien qu'à neuf ans, je m'en moque éperdument. Mr Stone continue son tour de classe, martelant des « Excellent ! » ou des « Désastreux ! » sur son passage. Il se trouve qu'une partie de ces désastreux personnages sont mes copains. Jack par exemple, je l'aime bien, il est rigolo. Mais je fais attention à ne pas lui parler trop souvent. Maman préfère que je sois avec Katie et Janice. Elles ne sont pas aussi amusantes, disent souvent qu'elles n'aiment pas les garçons et qu'ils sont bêtes. Le plus bête, entre Katie et Jack, c'est sûrement Katie. Mais je me garde bien de le lui dire et l'invite à venir pour le thé dimanche. Maman sera contente, Elisabeth pourra s'amuser à coiffer les longs cheveux blonds de mon amie et tout le monde me laissera tranquille. Et comme ça, je pourrais aller à l'anniversaire de Lemon la semaine prochaine, même si parfois Maman critique Mrs Mitchell. Elle dit qu'elle n'est pas « exemplaire. » Je ne crois pas que ma mère soit bien placée pour se poser en juge, après tout Lemon est beaucoup plus intelligente que moi. Elle est surdouée. Et elle est plus jolie aussi, plus vive et mignonne. Freija aussi, elle est très maligne. Mais elle a un caractère bizarre, je ne comprends pas toujours ce qui lui passe par la tête. Je ne l'aime pas trop en fait, elle me regarde de travers. Mais je m'en fiche, je veux quand même aller à l'anniversaire de Lemon. Elle est plus jeune que moi, mais c'est ma meilleure copine quand même. Par contre, j'espère que Paige ne viendra pas.

Juin 2004, Londres, Oxford Street

J'observe la robe qu'a revêtue mon aînée, cherchant mes mots. Elle est affreuse, lui donne des allures de grand-mère et ses cheveux retenus par un large serre-tête rose n'arrange rien. « Tu aimes? » Je cherche comment ne pas la vexer, prie pour que Calixte ne revienne pas de la boutique voisine trop vite. Elle a vingt ans, moi treize et je suis pourtant capable de voir l'évidence même. Non, la dentelle n'est pas faite pour toi, plutôt pour les rideaux. Je scrute la boutique du regard, croise les yeux dubitatifs d'une vendeuse. Vu le prix de la robe, elle s'abstiendra sûrement de tout commentaire, mais au vu de son expression je sais qu'elle partage mon impression. Peut-être sa conscience professionnelle se trouve-t-elle quelque peu tiraillée. J'aperçois une élégante robe de soie d'un beige neutre et simple. Sans fioritures, sans excès mais bien taillée et tout à fait sobre. Je la désigne du menton à Elisabeth et parade en disant « Je préfère celle-là ! » Elle approuve et se glisse dans la cabine d'essayage alors que Calixte pousse la porte de la boutique, un sac HMV à la main. Une razzia de disques de rock sûrement, ou de techno. « Alors, des immondices? » demande-t-il, taquin et connaissant lui aussi le mauvais goût de notre aînée. Je lève les yeux au ciel, lui intimant de se taire. L'autorité maternelle fait son entrée. Elle jette un oeil à mon frère. Elle le regarde toujours de la même façon. De ce regard désabusé. Pas triste. Déçu à la limite. Honteux surtout. Sa main se pose sur une robe à fleurs, qu'elle me somme d'essayer sur le champ. Si son premier fils a échappé à son autorité il n'en ira pas de même pour les autres semblait-elle affirmer en tentant de nous contrôler à tout prix. J'accepte docilement. Je sais que ma subtile duplicité joue bien plus en ma faveur qu'une claire opposition. Je sais où mène la rébellion chez les Foster. Je n'ai pas encore le coeur à m'y essayer.

Novembre 2006, Oxford, Centre

« Non je ne pourrais pas venir. Je suis désolée, j'ai très mal au ventre. » Janice m'annonce que c'est vraiment dommage, qu'elle aurait adoré me voir, qu'il fallait qu'elle me parle du copain de Katie. « Il est vraiment trop beau, tu dois le connaître, il va à la même paroisse que nous. » Je la laisse déblatérer, cherchant mes low boots du regard et approuvant lorsqu'elle reprend son souffle. Elle a prévu de faire un marathon de comédies romantiques et de faire carrément une nuit blanche. Je retiens une remarque acerbe, me contentant d'affirmer que je suis désolée de rater ça. Rien n'est plus faux, cela va sans dire. J'ai beaucoup mieux à faire en vérité, aller à une vraie fête par exemple. Je préfère rigoler et boire quelques bières à la soirée de Tim et Louise plutôt que de me coltiner la filmographie de Hugh Grant et Julia Roberts. Merci, mais non merci Janice. J'enfile un long manteau, un sage trench d'un bleu profond, qui dissimule l'échancrure de mon T-shirt et la petitesse de mon short. Mes collants noirs ne donnent aucun indice, le nécessaire pour mon maquillage se trouve dans mon sac. « Tu vas donc dormir chez ton amie? » interroge mon père d'une voix douce. Nous sommes samedi, j'ai eu 17 en littérature, je suis en dernière année de collège, il ne trouve rien à redire. Ma mère pince les lèvres, tandis que j'hoche doucement la tête, humble et sage. « Ne vous couchez pas trop tard ! » lance alors ma mère, ne pouvant s'empêcher d'exercer son emprise de control freak. Je ne réponds pas, referme la porte. Quelle emmerdeuse. Je prends un certain plaisir à m'échapper ainsi. Je complète mon maquillage dans le rétroviseur d'une voiture, d'une main sûre et tranquille. Je savoure le plaisir un rien malsain d'avoir dupé ma chère maman et monte dans le bus B, filant droit vers la maison Hayman. Que la fête commence.

Octobre 2008, Oxford, Northside

SMS rapide à Thomas, il a beau être très tôt -enfin en l'occurrence pour moi, il est tard- je sais qu'il me répondra « On my way, fenêtre ouverte? » Je ne doute pas qu'il ait pris ses précautions, mais on n'est jamais trop prudent. Je me déchausse, glisse ma paire de hauts talons dans mon sac, que je cale ensuite solidement sur mon épaule. Mes pieds nus foulent le sol humide de rosée. Les premières lueurs du jour ne pointent même pas, il doit à peine être six heures. Je m'en veux presque de tirer du sommeil mon petit frère à une heure pareille un dimanche. « La voie est libre, comme toujours. Laisse moi dormir. » affiche alors mon téléphone dernier cri. Je souris, n'ayant nullement l'intention de tirer Thomas du lit. L'once de culpabilité s'envole, alors que j'empoigne fermement la palissade soutenant le lierre. Il se rendormira paisiblement, le sentiment du devoir accompli. Ou simplement débarrassé de sa corvée. Je me hisse sans difficulté sur le rebord de la fenêtre, tout obstacle réprimé par la force de l'habitude. C'est si simple que c'en est risible. Peut-être est-ce pour cela que je repousse toujours un peu plus les limites. Les miennes, physiques. Morales. Ces dernières tendant à s'annihiler inexorablement. Ce qui est acceptable, bien ou mal est désormais bien moins défini. Je ne conserve que peu de valeurs parmi la foule de préceptes que m'ont inculqués mes parents et ma prétendue foi. Demeure ma loyauté. Non pas à ma famille en tant que telle ou à une forme de déisme quelconque, mais à mes amis et aux individus que j'estime. Thomas, Calixte, Lemon. Ils se comptent en vérité sur les doigts de la main, en comparaison avec ceux pour qui je n'éprouve strictement rien. Je referme la fenêtre sans bruit, regarde mon jeune frère enfouir sa tête sous les couvertures avec un sourire. Les substances qui circulent encore dans mon sang me laissent l'esprit étonnamment clair. Je m'allonge sur mon lit, sans prendre la peine d'ôter l'épais maquillage noir qui bariole mes yeux ou de quitter mon T-shirt des Guns and Roses et ma jupe dont la longueur frise l'indécence. Mes élucubrations sous drogues ne sont pas des passages très joyeux en règle général. Les images de ma chambre aux tons violets, roses et ocres se déforment et s'assemblent en un spectacle étrange et un rien inquiétant. Je me sens comme oppressée, une conversation avec Calixte me revient en mémoire, comme une radio en fond sonore de mon esprit. « Tu ne pourras pas continuer pour toujours, tu devras faire des choix... » disait mon frère. Je ne veux pas devenir comme lui. Envoyer chier avec un nihilisme rigoureux absolument tout. Sauf moi et Thomas. Le reste, il s'en fiche éperdument. Je veux jouir du confort matériel que m'offre Catherine et John Foster. Ils me doivent au moins ça. Je ne veux pas perdre Thomas non plus. Et j'éprouve des restes de sympathie pour Elisabeth, nous avons été proches et heureuses, je chéris ses souvenirs bien qu'ils n'aient plus de substance. Mon choix peut être retardé. En partant pour l'université et en ayant mon propre appartement, je gagnerai du temps. Au moins un an. Moins, plus. Mais je gagnerai un peu de temps. Je trouverai une solution. Je trouves toujours la solution qui sert mes intérêts. Je suis Rose Margaret Foster et je mens comme je respire. C'est tellement simple et naturel. C'est sûrement mauvais signe. Mais c'est plutôt pratique quand on entend montrer deux personnalités parfaitement opposées, à deux univers qui n'ont rien en commun. Si Dieu je devais avoir, je choisirai Janus, être divin issu du Chaos, possédant deux visages. Romain. Peuple fier et orgueilleux. Tout à fait moi. Mes paupières se ferment d'elles-mêmes et je m'assoupis un moment, mes songes hantés par des figures en toges. A deux têtes.

Décembre 2009, Cambridge, Southside

« Noël, c'est vachement plus drôle avec toi Jack ! » Papa Eastwood, comme nous l'appelons dans l'intimité hoche la tête avec un mince sourire, préférant ne pas se prononcer. Je sais qu'il trouve ma mère, dont la famille et la sienne sont amis depuis des décennies, affreusement guindée et ennuyeuse. Il comprend fort bien que je partage cet avis, mais nous sommes suffisamment poli pour ne pas gâcher la fête. Ce n'est pas un Noël officiel -jamais je n'aurais eu la permission de me défiler pour la sacro-sainte fête- mais cette soirée au calme avec Kin et son père me ravit. Nous mangeons des mets raffinés dont les prix exorbitants pourraient fournir des rations mensuelles pour toute la corne de l'Afrique. Mais j'avouerai sans honte que les malheurs du monde ne m'importe absolument pas, tandis que le caviar apparaît sur la table comme par magie et que mon amie sert du champagne à l'or. Les paillettes m'arrachent un sourire, c'est tout à fait son style cette petite ostentation. Je ne lui fais pas remarquer, les fêtes de fin d'année ne l'empêcherait certainement pas de m'asséner la prise du hérisson vengeur ou un autre mouvement savant qu'elle aurait pu apprendre récemment. Le corbeau paraplégique me laisse un mauvais souvenir... Je secoue la tête, avale quelques gorgées de ce curieux breuvage. De vraies paillettes d'or véritable stipule l'étiquette. Je préfère savourer le goût des aliments, mais ne peut m'empêcher de m'extasier un peu devant le raffinement de la chose. Entre ça et les nouvelles chaussures Prada de Kin, mon indémodable petite robe noire Chanel fait office de déguisement d'enfant. Mais sa présence, cette maison à l'aura de douce folie m'enchante. C'est comme chez moi ici, un havre de paix dans une contrée lointaine que je ne saurais pleinement apprécié. Cambridge, c'est l'ennemi héréditaire. Je me prédestine naturellement à l'université d'élite qu'est Oxford et jamais mon coeur ne consentirait à poursuivre mes études ici, même si cela me procurerait une coupure bienheureuse avec ma famille. Mais non, jamais. La maison des Eastwood néanmoins est un lieu paisible et je m'y sens en sécurité. Libre. Moi même. Une part de moi-même que j'avais presque oublié, que je m'apprêtais à refuser de cultiver simplement pour ne pas tomber dans le schéma familial. J'allai agir comme Calixte, ce que j'ai toujours refusé. Mais Kin est heureusement là pour me rappeler qu'un peu d'underground ne fait de mal à personne, les t-shirt de rock et les Doc sont des éléments fashion intéressants et j'ai la classe en Westwood. Mais il ne faut pas non plus exagérer, la drogue abîme le teint, le regard et je ne peux décemment pas avoir des airs de néo-grunge indéfiniment. Mon snobisme naturel ne le supporterait pas et c'est le mode de vie décalé et hors du temps de Kin Eastwood qui me le rappelle. Fréquenter des vilains garçons, bien sûr. Faire des fêtes bizarres, pourquoi pas. Boire de la bière en regardant le rugby, téléphoner à son sex friend, ça va de soit. Mais pleinement basculer dans un cliché d'adolescente rebelle en crise contre l'autorité parentale, ça n'a aucun intérêt. Alors que le champagne à l'or, ça, c'est une sacrée invention.

Février 2011, Oxford, Center

Le Carling, j'ai toujours senti que cet endroit était the place to be. Outre le fait que le bar est simplement génial, il est le rassemblement d'une certaine élite avec laquelle il est de bon ton de s'afficher. Bien sûr, je ne suis pas la fille la plus populaire du campus et il y a quelques mois, personne ne savait qui j'étais. Enfin, disons que je me faisais une place relativement discrète, observant mon nouvel environnement et préférant bien m'adapter à mon cursus scolaire et au fonctionnements officiels et officieux de l'université d'Oxford. Je ne pensais certainement pas me lier d'amitié avec Tristan Faure dans des circonstances aussi tragiques que l'incendie du casino à la St Valentin. Je le connaissais un peu, aimait à sortir avec lui et Erin afin de me lancer dans des aventures un peu farfelues. Il me fallait un peu plus de dextérité pour ménager ma double vie, mais je m'accommodais bien de la situation. Je me débrouille toujours très bien d'ailleurs. Il faut dire que j'ai une certaine expérience. Pianotant sur Facebook, appareil indispensable pour réussir dans le monde de nos jours, je constate que Lemon s'amuse à poster des vidéos de chats en skate board et autres facéties. L'outil sert sa propre comédie à merveille. Je lui demande si elle compte sortir, que je suis au Carling et que j'aimerai la voir. La fille de ma promo avec qui je suis venue m'ennuie à mourir, elle a plus de poitrine que de conversation et si ça plaît à l'étudiant américain qui  lui offre des vodka pomme, ce n'est pas du tout à mon goût. Je soupire et boit sans discontinuer. J'ai arrêté les fêtes underground et les expérimentations bizarres, mais je n'en garde pas moins une très bonne descente. Les shoots disparaissent à rythme régulier, entrecoupés de pintes de bières qui font office d'hydratation. Je m'efforce d'oublier l'image de Julia, de ne pas m'aventurer sur ses chemins obscurs qui font ressortir mes vieux travers. J'ai vraiment besoin de voir Lemon. Je quitte la table brusquement, laissant certainement une addition salée derrière moi. Je m'engouffre dans un taxi, envoie un rapide texto à ma blonde amie. Finalement, chez elle ce sera mieux. Je serais à l'abri là bas. Sa mère n'est pas là, comme souvent. Je vais directement dans sa chambre et m'allonge près d'elle, pose ma tête sur ses genoux. Cette nouvelle vie me plaît, mais je n'ai pas envie de me confronter à la mort de si près. Je vois cela comme un signe, de ce que j'aurais pu devenir et des chemins que j'ai évité. Je sais toutefois que celui que j'ai choisi actuellement ne sera pas forcément de tout repos et qu'il me forcera à arrêter de mentir tôt ou tard. Qu'il vient avec certaines responsabilités. Nous verrons, Lemon et moi, on s'en sort toujours. A notre façon. On continuera à gagner en popularité, à se faire des amis et tout ira bien.

UCUCUCUC
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 21:43

AND I CANT FIGHT THIS FEELING ANYMOOOOOOOOOOOOOORE
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 21:44

YOU'RE BACK B*TCH
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 21:48

I'VE FORGOTTEEEEEN WHAT I STARTED FOOOOOOR Arrow

Hell yeah I am  Foster² in da houuuuuse  
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 21:56

     heart WHAT A FACE ! 
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 22:03

SOEURETTE
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 22:03

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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 22:07



Il faut que Kael soit mort pour avoir enfin des photos (trash) et un film entre Thomas & Emily

ROSE IS BACK *-*
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 22:14

BABIIIIIIES

Caro chérie, on pourra rp entre vieille oxfordiennes now

Haaan, m'en parle pas Mel quand j'ai vu le cast de Plush j'étais là, whyyyyyy. My feels Arrow
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 22:30

Pareil ! Mais ce fut surtout quand j'ai vu le film la semaine passé >< omg
trop de feeling xD
J'étais là : Pourquoiiiii j'ai tué Kael *baf*
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 22:38

Je l'ai pas vu encore. Mais j'ai vu la bande annonce et puis Emily + Xavier + Thomas, je peux imaginer le genre de film que c'est xDDD Manque plus que Juno Temple Arrow

Mais il aurait été parfait pour illustrer du old school Kaelose... Mais bon, ne pleurons point
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 23:04

TU PEUX LE FAIRE REVIVRE HEIN ! JE DIS ÇA JE DIS RIEN Arrow
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 23:12

Avec Juno, cela aurait été parfait !!
Rosael old school, exactement ça xD

Et non Julie ! Kael ère avec les légendes décédées !

et stop le flood, surtout sur une fiche d'admin xD
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Dim 6 Oct - 23:43

Ouais hein, c'pas beau le flood
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Lun 7 Oct - 0:47

OMG YAYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY ROSIE BB
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Lun 7 Oct - 15:47

T'AURAIS DU ME DIRE QUE TU REPRENAIS ROSE MAINTENANT j'aurais repris Calixte au lieu de Gin
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Lun 7 Oct - 21:50

ROSIE NEEDS HER LEMON ASAP

Et je t'ai dit qu'elle reviendrait à la rentréééée. Non? Arrow Bah t'façon au pire, elle a abandonné Calixte à Ibiza, ça me semble être un scénario probable
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Mar 8 Oct - 21:25

"Trop bourré pour continuer son périple, Calixte cuve désormais sur une plage à Ibiza. Les dernières personnes à l'avoir vu prétendent qu'il chantait ABC dans un short à fleurs."
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Mer 9 Oct - 9:55

omg xDDDDDDDD Arrow
du coup j'ai envie de Calixte

ET PAS DE CETTE FACON PETITES VICIEUSES
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Jeu 10 Oct - 15:16

Nooooooooon pas elle Arrow 
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Jeu 10 Oct - 18:07

OH CE CON Arrow
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Ven 11 Oct - 10:20

 
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Ven 11 Oct - 23:08

HOLY FUCKING SHIT OF THE FUCKING HELL ERGJEMRG   
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   Sam 12 Oct - 1:13

Brother dear

BABYYYY Faudra trop qu'on rp
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MessageSujet: Re: RMF - You can tell Jesus the bitch is back   

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