HENRY & LIBERTY ✱ And I want to thank you.

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MessageSujet: HENRY & LIBERTY ✱ And I want to thank you.   Jeu 5 Sep - 19:24


Si j'avais du le faire, j'aurais sans doute poussé tous les étudiants sur ma route pour pouvoir être au premier rang de la lecture se déroulant aujourd'hui à la bibliothèque de Cambridge. Heureusement, j'étais arrivée deux heures à l'avance, me permettant ainsi d'être même sur la première chaise, sagement en train de feuilleter ce livre de Henry Howard que mon oncle m'avait offert peu avant mon entrée à l'université. Ce livre avait représenté, en quelque sorte, mon phare en pleine mer, alors que je me relevais encore du départ de mon père et ma mère. Oui, pour moi il n'y avait aucun doute que Monsieur Howard faisait un grand psychiatre, et quand j'ai appris qu'il était aujourd'hui sur Cambridge, j'avais réellement tenu à être présente, quitte à louper un cours, chose que je ne fais absolument jamais. J'avais l'impression d'être une môme de dix ans, sur le point d'assister au concert de son groupe préféré. Jambes croisées, j'avais sagement attendu que la salle se remplisse, et il était venu. Silencieuse mais néanmoins fascinée, je n'ai rien dit, concentrée sur chaque mot, tenant calmement mon livre sur mes genoux. Pas besoin de prendre de notes, ma mémoire absolue m'étant grandement utile de ce côté, mais je ne perdais pas un mot de ce qu'il disait, passionnée par cette conférence du début à la fin. Et pour une fois, lorsque celle ci fut terminée, je me surpris à hésiter à me rendre près du psychiatre. Serrant mon livre contre moi, je fronçais les sourcils, me rendant malgré tout près de l'écrivain. « Bonjour, monsieur Howard. Je tenais à vous dire que cette conférence était tout à fait fascinante. Tout comme vos ouvrages. » J'esquissais un maigre sourire intimidé, priant pour ne pas passer pour une groupie ou je ne sais quoi. J'avais juste.. Plus de raison d'être touchée par ses livres, surtout celui que j'avais, sur le deuil. Heureusement pour moi, monsieur Howard reposa simplement les affaires qu'il était en train de ranger, m'adressant un sourire chaleureux qui me rassura instantanément. « Je vous remercie du compliment, même si j’ai vu un de vos petits camarades dormir dans le fond, ce qui me fait douter du caractère fascinant de cette conférence, mais je dois trop en demander il est 9h, et la machine à café est en panne. Vous étudiez dans quelle fillière mademoiselle ? » Je ris légèrement. Si j'avais vu cet ingrat, il se serait pris un stylo dans le nez. Après un bref moment à rire, je détachais une de mes mains de mon livre pour la tendre à l'écrivain. « Désolé de mon impolitesse, je m'appelle Liberty Hillington, j'étudie en criminologie depuis cinq ans maintenant ici. Et celui qui s'est permis une sieste pendant votre conférence devait cruellement manquer de sommeil - et de café. » Je pinçais les lèvres, marquant un bref silence, avant d'ajouter d'un air plus sérieux en désignant du regard mon livre - et accessoirement éviter le regard du professeur - : « Hm, outre votre conférence, je tenais à votre passage par Cambridge pour vous témoigner ma gratitude. Votre ouvrage thématisé sur le deuil m'a été d'une aide précieuse d'un côté tout à fait personnel, et en connaissance de cause, je ne pense pas qu'il ait été aisé de mettre ces mots sur papier. Alors merci, monsieur. » J'avais vraiment l'impression d'être une foutue groupie, mais peu importe, je voulais qu'il sache que je le remerciais pour son aide, grâce à cet ouvrage. « Pour être honnête avec vous, ça n’a pas été évident effectivement. Mais ça m’a beaucoup aidé moi même de l’écrire, et il n’y a rien qui puisse me faire plus plaisir que de savoir que ça a été le cas pour vous aussi à la lecture. C’est ce qu’on recherche quand on est psychiatre de toute façon, aider les gens. » Je hochais la tête, pendant qu'il fermait son ordinateur, et esquissais un sourire sincère. « Je comprends parfaitement, et j'espère bien à mon tour aider les gens comme vous le faites, dans mon propre domaine. Bravo encore, et merci. » Je ne savais pas trop quoi dire d'autre, j'avais sorti ce que j'avais à dire.

Le docteur Howard esquissa un sourire un brin triste, ce qui me pinça brièvement le cœur. Alors que je baissais la tête, m'apprêtant à le saluer pour le laisser vaquer à ses autres occupations, il dit alors: « Je ne voudrais pas paraître indiscret ou impoli, mais si vous voulez parler de votre histoire, j’ai quelques minutes pour un café. » Je haussais brièvement les sourcils, un peu surprise, puis hésitante. Je ne parlais pas très souvent de mon histoire, mais.. C'était Henry Howard, je n'aurais peut-être pas d'autres occasions de parler de ma propre expérience du deuil auprès de lui. Avec un demi sourire, je hochais la tête. « Ce serait avec plaisir, le café le plus proche n'est qu'à quelques pas d'ici. » Juste à la sortie à vraie dire, des cafés, nous en avions des dizaines autour du campus.

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MessageSujet: Re: HENRY & LIBERTY ✱ And I want to thank you.   Jeu 5 Sep - 22:33

Enseigner me manquera, du moins à temps plein, et si je ne regrette pas d’avoir quitté Oxford, il va sans dire que j’apprécie le fait de pouvoir donner des conférences même à Cambridge, principalement parce que j’ai toujours considéré que le partage des connaissances était quelque chose de sacré, et ce malgré mes dispersions dans divers domaines. La psychiatrie a été mon choix au dessus des autres et je l’ai regretté longtemps, avant de finalement réaliser que cette voie m’avait finalement permis de faire quelque chose de merveilleux et qu’il aurait été fondamentalement égoïste de regretter. Malgré la mort de Daisy, je comprends désormais que malgré ce tragique concours de circonstances, malgré le fait qu’on ne puisse pas aider tout le monde, et cela quand bien même cela devait comprendre qu’une poignée de personnes, j’aurais toujours pour moi d’avoir au moins fait en sorte d’offrir un peu d’espoir aux personnes qui n’en avaient plus et c’est d’ailleurs avec beaucoup de cœur que je donne cette lecture, tentant d’inspirer ce qui est finalement une vocation. Lorsque l’heure s’achève, je referme mon parapher et regarde la salle se vider alors qu’une élève s’approche serrant son livre contre elle.  « Bonjour, monsieur Howard. Je tenais à vous dire que cette conférence était tout à fait fascinante. Tout comme vos ouvrages. » Je repose mes affaires sur le bureau et lui adresse alors un sourire sincère. « Je vous remercie du compliment, même si j’ai vu un de vos petits camarades dormir dans le fond, ce qui me fait douter du caractère fascinant de cette conférence, mais je dois trop en demander il est 9h, et la machine à café est en panne. Vous étudiez dans quelle fillière mademoiselle ? » L’étudiante rit et se présente finalement. Je lui offre alors un sourire bienveillant. « Désolé de mon impolitesse, je m'appelle Liberty Hillington, j'étudie en criminologie depuis cinq ans maintenant ici. Et celui qui s'est permis une sieste pendant votre conférence devait cruellement manquer de sommeil - et de café. »  Le manque de cafeïne a souvent bon dos, mais après tout on ne peut pas intéresser tout le monde, c’est quelque chose que je me suis répété longtemps dans ma carrière d’enseignant pour ne pas prendre trop mal le fait qu’une de mes étudiantes ait préféré me dessiner sans vêtements pendant l’heure plutôt que d’écouter mon cours pourtant très intéressant sur la perception et les hallucinations visuelles : « Hm, outre votre conférence, je tenais à votre passage par Cambridge pour vous témoigner ma gratitude. Votre ouvrage thématisé sur le deuil m'a été d'une aide précieuse d'un côté tout à fait personnel, et en connaissance de cause, je ne pense pas qu'il ait été aisé de mettre ces mots sur papier. Alors merci, monsieur. » Je me concentre de nouveau sur la conversation évitant à mon esprit de s’envoler un peu plus loin qu’il ne faudrait. « Pour être honnête avec vous, ça n’a pas été évident effectivement. Mais ça m’a beaucoup aidé moi même de l’écrire, et il n’y a rien qui puisse me faire plus plaisir que de savoir que ça a été le cas pour vous aussi à la lecture. C’est ce qu’on recherche quand on est psychiatre de toute façon, aider les gens. » Je prends une inspiration, et referme mon ordinateur.

Elle, hoche la tête et réponds alors « Je comprends parfaitement, et j'espère bien à mon tour aider les gens comme vous le faites, dans mon propre domaine. Bravo encore, et merci. » Je souris un peu tristement, repensant à cette histoire de domaine en réalité. Mon propre domaine, voilà ce que je ne parviens pas à délimiter. L’idée d’être simplement enfermé dans un domaine particulier de compétences m’a toujours rendu fou, et c’est sans doute la raison pour laquelle l’écriture a finalement pris une place aussi considérable dans ma vie. Je jette un coup d’œil à ma montre pour vérifier que je ne suis pas en retard et reporte mon attention sur la jeune étudiante. « Je ne voudrais pas paraître indiscret ou impoli, mais si vous voulez parler de votre histoire, j’ai quelques minutes pour un café. » Je lui souris aimablement.
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