Rage & Frustration | Nioclàs & Séraphine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité

MessageSujet: Rage & Frustration | Nioclàs & Séraphine   Dim 23 Juin - 17:35



Séraphine & Nioclàs
dans : Rage & Frustration



Saturday, June 29th
« Hello young lady !1 »
Séraphine se tourne vers la voix tremblotante qui la hèle tout juste. Il ne lui faut pas longtemps, malgré la fatigue, pour remettre sa voisine du deuxième étage, avec son sourire édenté et son dos courbé. Les traits tirés, les yeux cernés, l'Écossaise se force à sourire à la vieille dame qui, visiblement, rentre de courses. Elle s'avance et propose son aide pour monter le léger cabas jusqu'au palier de sa porte.
La journée a été longue. Très longue. Elle avait fait l'ouverture du magasin le matin-même, et venait d'en faire la fermeture. Comme tous les samedis, il avait été très pénible de tenir le choc malgré la pause d'une heure qui lui avait été accordée pour déjeuner : entre clients exigeants et jeunes bruyants, elle avait du mettre dehors un homme venu tenter de se rincer l'oeil, et s'occuper du cas d'une toute jeune demoiselle qui avait tenté de repartir avec un tee-shirt sans le payer.  La livraison du samedi s'était mal passée, avec des livreurs fainéants et plein de mauvaise volonté qui s'étaient contenté de laisser leurs cartons dans la cour derrière la boutique, abandonnant la frêle demoiselle à une tâche plus physique qu'on ne l'aurait cru.
Autant dire qu'entre le boulot, l'humeur de Nioclàs, et la fin du mois qui les amenait, comme toujours, à économiser le moindre centime, elle arrivait au dimanche sur les rotules. Arrivée au deuxième étage, elle fait rouler le cabas jusqu'à la porte de la vieille voisine, se force à lui sourire et...
« Oh, wait a minute, I have a surprise for you !2 » annonce cette dernière en creusant ses rides dans un sourire. Elle passe le palier, abandonnant Séraphine sur son paillasson... Et se tourne en faisant signe à cette dernière d'entrer à son tour. « I tidied my things a bit with my son, and we found out those books I do not need anymore. I can't read anymore, and he's not interested in having them... I know your husband... » Elle n'avait jamais pu intégrer que Nioclàs et elle n'étaient pas mariés. « … and you do love reading, and that you do love books. I kept them for you.3 »
Une attention adorable, se dit la jeune fille. Jusqu'à voir les trois cartons plein à craquer d'ouvrages en tout genre. Ah pour sûr, ils allaient avoir de quoi remplir les murs. Mais la question était : comment diable allait-elle pouvoir parvenir à l'étage suivant avec tout ça ?
Sourire de façade à l'attention de son aînée, elle tente de la remercier en sous-entendant qu'elle repasserait les prendre plus tard, mais la vieille bique – voyez comme la façon de désigner cette pauvre personne âgée devient dépréciative – insiste et voici l'Écossaise forcée de repartir avec au moins un carton – et avec pour consigne de faire venir chercher le reste par l'homme de la maison.

Seule dans le couloir face au carton qu'elle a poussé jusque là, voici Séraphine bien embêtée. L'heure était tardive – un peu après vingt heures – mais elle n'était pas sûre que l'irlandais soit déjà rentré à la maison. Et laisser le carton ici pourrait pourrir ses bonnes relations de voisinage – puisque, fidèle à elle-même, elle n'était parvenu à s'attirer la sympathie d'une unique personne.
« Hiya, would you mind to...4 »
La phrase de Séraphine se meurt face à l'indifférence de Mr Jenkins, son voisin de palier. Quand je vous dis que la vieille est la seule avec laquelle elle a pu se lier... Il faut dire que les Jenkins n'apprécient que moyennement l'activité bruyante qui se fait entendre de l'autre côté du mur de leur chambre à coucher.
Bien que cette activité se fasse bien moindre, songe-t-elle amèrement, ignorant finalement le coup bas de son voisin pour tenter de s'atteler à la dure tâche de soulever le carton. Peine perdue, pensez vous ! À peine parvient-elle à le pousser jusqu'aux escaliers. Et là... Elle soulève un bout, le fait reposer sur les marches, et entreprend de le faire monter ainsi, tenter de faire poids pour venir à bout de cette masse de malheur.
Il lui faudra du temps et de nombreux boom dans le couloir pour parvenir au bout de cela. Arrivée devant son palier, les joues rougies par l'effort, elle sort ses clefs et...
« Do you have to make so much noise ? Can't you just be discreet for once in your life ?5 »
Mrs Jenkins.
Séraphine n'écoute pas la suite, qui parle de l'enfant du couple qui a besoin de calme, et qu'ils aimeraient pouvoir vivre sans être dérangés par le bruit. Quand je vous dis qu'elle entretient d'assez mauvaises relations de voisinage... A se demander comment fait Nioclàs pour s'entendre bien avec tout le monde.
« Would ye please go and get laid, for once in yer life ? » siffle-t-elle finalement dans un regard mauvais. « I dinnae give a fuck o'yer problems. Ask yer husband tae shag ye, tae fuck ye, and leave us the fuck alone.6 »
Mrs Jenkins, du haut de sa petite trentaine d'années, en reste bouche bée. La jeune fille ne demande pas son reste une seconde de plus et tourne la clef...
… Pour se rendre compte que la porte est ouverte. Visiblement, son compagnon était déjà rentré.

Le grognement sonore, plein de mauvaise humeur, se fait entendre. Elle pousse la porte avec humeur, contourne le carton, et le pousse à nouveau, le faisant glisser sur le sol pour qu'il pénètre dans l'appartement.
Évidemment, comme vous devez vous en douter, il prend toute la place et c'est à peine si l'Écossaise peut ensuite fermer la porte. Elle jure entre ses dents, de façon inintelligible, et donne très intelligemment un grand coup de pied dans le carton, comme si cela allait l'aider.
Ceci sera suivi par une volée d'injures d'une vulgarité rare pour cette demoiselle ayant finalement pris l'habitude de parler correctement. La narratrice fait le choix de ne pas vous communiquer l'exactitude de ses propos en raison de leur violence rare.


__________________
1Bonsoir jeune fille !
2Oh, attendez, j'ai une surprise pour vous !
3Je rangeais mes affaires avec mon fils, et nous avons retrouvé ces ouvrages que je ne lis plus. Je ne peux plus vraiment lire, et il n'a pas envie de les récupérer... Je sais que votre époux et vous aimez lire et aimez les livres, je les ai donc mis de côté pour vous.
4Bonsoir, est-ce que vous pourriez...
4Êtes vous obligée de faire tout ce vacarme ? Ne pouvez-vous pas être discrète pour une fois dans votre vie ?
4Pourriez vous s'il vous plait tirer votre coup pour une fois dans votre vie ? Je me fous de vos problèmes. Demandez à votre mari de vous niquer, de vous baiser un coup et laissez nous tranquille.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Rage & Frustration | Nioclàs & Séraphine   Dim 23 Juin - 22:01

Boum. Boum. Boum.

Intrigué, Nioclàs tend l’oreille et lève le nez de son écran d’ordinateur, essayant de comprendre ce qui pouvait provoquer ce bruit. Le voisin bricoleur du 5ème fait-il encore des siennes ? A moins que ce ne soit le fils des Jenkins qui joue dans la cage d’escalier ?
Quoi qu’il en soit, ce bruit a quelque chose d’agaçant pour le jeune homme. Il faut dire que dernièrement, sa patience est suffisamment mise à mal pour qu’il ne supporte plus la moindre contrariété. Il s’efforce de ne pas faire le parallèle entre ce bruit et celui des coups des Jenkins contre leur mur, les soirs où ils ne supportent plus d’entendre les cris et les grognements du jeune couple d’à côté ; et fait finalement abstraction, épinglant une nouvelle note au tableau qui occupe tout un pan de mur dans le bureau.

La nuit de l’irlandais a été courte. Après un repas partagé dans le silence, son téléphone a sonné et lui a imposé de se rendre en urgence à Londres, laissant Séraphine seule pour une partie de la soirée, pensait-il. Finalement, son supérieur l’a chargé d’une enquête en urgence ; une histoire de trafic et d’intervention des forces armées qui demandait qu’un reporter soit présent pour couvrir l’affaire au plus vite. Evidemment, on a fait appel au journaliste le plus proche, et c’est ainsi que Nioclàs a dû passer sa nuit éveillé, à guetter l’activité des trafiquants, à attendre l’arrivée des militaires, et à tout enregistrer avec le collègue qui l’accompagnait.
Une nuit peu agréable pour les deux journalistes, au final ; deux heures à attendre, de longues minutes à essayer d’appréhender les évènements dans leur ensemble, puis le reste de la nuit à essayer de tirer des informations de la part des militaires, des policiers participants, des responsables locaux ; et ils n’ont eu plus que le temps de rédiger en urgence un article afin de publier l’information dans le numéro du lendemain matin.
Il n’est rentré qu’après que le soleil ce soit levé ; il a trouvé l’appartement vide, alors que Séraphine est partie tôt travailler, et n’a eu que le temps de faire une sieste avant de recevoir un nouvel appel du rédacteur en chef exigeant une enquête complète sur ce qu’il s’est passé. La journée s’est donc passée sur le terrain, à chercher des informations, interroger les gens, essayer d’obtenir les coordonnées d’un tel ou de tel autre, un rendez-vous ; et l’accueil n’est pas toujours évident.
Il n’a échangé que peu de messages avec Séraphine.
Il faut dire qu’ils se font plus rares, cette semaine. Tout du moins s’en tient-il à des informations très pratiques, comme l’heure de son retour le soir-même. Ses quelques tentatives de provocations étaient tombées à l’eau, les derniers jours, aussi y a-t-il finalement renoncé.

Le soir, rentré à une heure tardive, il s’est tout de suite remis au travail, conscient que cette affaire ne pouvait être délaissée trop longtemps ; et il en oublie de surveiller l’heure de retour de Séraphine. Les voix de l’autre côté de l’entrée attirent toutefois son attention, et il fronce les sourcils, prenant conscience que le bruit dérangeant venait de sa propre compagne, et non d’un voisin peu consciencieux.
Encore une fois, il va devoir gérer les relations avec les voisins dérangés. Il pousse un soupir, enregistre la session de son ordinateur et revient dans la pièce à vivre en même temps que la porte s’ouvre et qu’il grimace aux propos incorrects qu’il a entendu quelques secondes plus tôt.
On pourrait croire qu’il va bien accueillir Séraphine ; mais c’est un grognement qui se fait entendre, alors que l’homme ne se retient pas d’exprimer son mécontentement vis-à-vis du dérangement. Il voit, derrière l’écossaise, la voisine qui s’en retourne à son propre appartement, distingue à peine les reproches qu’elle marmonne dans sa barbe. Il note en même temps la source de ce dérangement et fronce encore plus les sourcils d’incompréhension.
Un carton ?
Aussi ne lui vient-il pas tout de suite à l’esprit d’aider Séraphine, et la laisse-t-il se démener jusqu’à refermer la porte derrière elle et…
Exprimer son mécontentement.
Cette fois, c’est une véritable grimace qui défigure Nioclàs, alors qu’il rejoint la jeune femme et ramasse le carton qu’il soulève sans mal.
« Watch your language, Seraphine. Evening.1 » L’ordre et le salut sont prononcés sur le même ton agacé, pendant que l’irlandais emmène le carton dans un coin de la pièce de sorte à ce que celui-ci ne dérange pas.
Il ouvre alors le carton, curieux de ce qu’il va y trouver et découvre les ouvrages aux pages jaunies par le temps avec surprise. « … books ?2 » interroge-t-il spontanément, portant un regard intrigue à la jeune femme. Il inspecte d’un œil circonspect les titres, en reconnaît quelques-uns, en découvre beaucoup d’autre, et se redresse enfin, plusieurs livres calés entre ses pattes, avant de désigner la bibliothèque.
« We have no place for those… What did you have in mind ?3 », proteste-t-il enfin.

Il ne prend pas le temps d’embrasser la jeune femme, pas plus qu’il ne s’enquiert de sa journée, comme il peut le faire d’habitude lorsqu’il ne l’a pas vue ou a eu des échanges réduits avec elle. Il faut dire que ces derniers temps, il se sent un peu rejeté, et que la mauvaise humeur de Séraphine aujourd’hui n’est pas pour l’encourager à l’amabilité ; tout comme le manque de sommeil n’aide en rien.
Si le reproche risque d’enclencher une dispute, il aura au moins le mérite de permettre à l’homme d’exprimer la frustration qui rembruni son humeur depuis plusieurs jours. Peut-être pourra-t-il percer l’abcès, après ces jours à tout intérioriser sans oser formuler le reproche que, pourtant, Séraphine peut sentir à chaque avance repoussée.
________
1Parle correctement, Séraphine. Bonsoir.
2Des livres ?
3On n’a pas assez de place… A quoi tu pensais ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Rage & Frustration | Nioclàs & Séraphine   Mar 25 Juin - 9:26

Le regard que la jeune fille lance à son compagnon au premier reproche en dit long. Elle est fatiguée, elle n'est absolument pas d'humeur à ce qu'on la cherche un tant soit peu. Vraiment pas. La mégère Jenkins l'a sérieusement agacée, autant au moins que son époux, alors que son humeur n'était pas encore au plus bas. Enfoncée dans sa fatigue, immergée dans son agacement, l'Écossaise n'a plus aucune patience pour supporter quoi que ce soit.
Pas même le plus petit reproche.
D'autant plus qu'il était là, à l'écouter galérer, à la laisser se battre avec le poids du carton sans lever le plus petit doigt pour l'aider. Ce n'était pas comme si, avec le double de son poids en muscles, l'Irlandais aurait pu déplacer tout cela sans mal. Non ma grande, démerde toi, travaille, et ferme ta gueule. N'est-ce pas là ton rôle de femme ?
Elle leur en foutrait, du rôle des femmes, tiens.
Fatalement, elle ne prend même pas la peine de saluer l'ours mal sucé léché. Il faut dire que son manque de tendresse et de considération, au point qu'il l'appelle par son prénom, n'encourage pas la jeune fille à faire le moindre pas dans sa direction. Les choses ne sont pas au beau fixe depuis une dizaine de jours, et ça lui pèse plus qu'elle ne saurait l'exprimer. Et elle se retrouve à interpréter, à extrapoler, et n'aime pas les conclusions qu'elle en tire.
Car ces derniers jours, le désir qui lui rongeait habituellement les entrailles s'était fait la malle. Sans prévenir, sans signe avant-coureur. Elle n'avait juste pas envie, et si ça pesait probablement au grand homme, ça ne la travaillait pas moins. Elle se demandait dans un sens si c'était l'effet de l'espèce de demande en mariage qu'il avait pu lui faire au Brandon Ship Inn Festival, et dans l'autre...
Dans l'autre, elle voyait ce que ce simple fait, cette abstinence rare et pourtant pas si longue, pouvait avoir comme conséquence sur leur couple. Et rien que l'accueil d'une froideur glaciale dont il faisait preuve avait quelque chose de blessant.
N'était-elle ainsi que ça ? Un morceau de viande, objet de désirs sans rien n'être de plus ?
Leur affection ne passait-elle que par ce biais ? La question ne s'était jamais vraiment posée, étant donné qu'eux deux avaient très vite trouvé leur compte dans la libido excessive de l'autre – surtout celle de Nioclàs – et aujourd'hui, les contradictions se heurtaient dans l'esprit de Boucles d'Ébène.
Et si, inconsciemment, elle s'était bloquée suite à cette déclaration qui l'angoissait pour tester, quelque part, la force des liens qui pouvaient les unir ?

D'un air clairement agacé, elle l'observe déplacer le carton de livres avec autant de facilités qu'elle avait eu de difficultés à l'amener jusqu'ici. C'est ensuite le moment de découverte... et le reproche qui suit.
Et cette fois, l'Écossaise n'a pas la force d'encaisser sans protester.

« Oh, feck aeff.1 » siffle-t-elle sèchement, les lèvres pincées. Premier avertissement : elle n'est absolument pas d'humeur. Le sifflement agacé est la dernière étape, celle qui précède l'explosion, qu'elle soit rationnelle ou non. Celle qui précède l'illogisme, le dialogue de sourd, les cris – et la haine des voisins – et, souvent, la réconciliation sur l'oreiller.
Sauf que cette réconciliation risquait de ne pas arriver – et c'est bien là toute la source du problème. C'est probablement ainsi que la nuit finira courte, un de deux celtes enroulé dans une couverture sur le canapé, abandonnant le second au confort du lit.
« I was having in mind our relationships with the neighbourhood. » réplique-t-elle ensuite avec cette agressivité typique, cette tension dans la voix. Elle tente de se contenir, en se défendant face à l'attaque extérieure – qui est du moins perçue comme telle – mais ça n'est jamais bien probant. « Contrrrarrry tae some, I'm trrrying tae keep the few positive ones I can get.2 »
Le reproche est plus qu'explicite. Sur deux niveaux – tant par la semi-jalousie qu'elle peut avoir de le voir s'entendre si bien avec les gens que par le fait qu'elle ne se sente pas aidée, pas objet d'affection depuis quelques jours – mais particulièrement clair. « Afterwards, it was only a neighbour trrrying tae be nice, and me trrrying nae tae disappoint herrr. Go and explain yerrr point o' view tae that old woman if ye wish, Nioclàs, but I won'.3 »
Je ne vous ferai pas de dessin quant à l'utilisation du prénom du jeune homme, rare dans la bouche de Séraphine, et sonnant souvent comme une insulte – non parce qu'elle l'assimilait à l'une, mais parce qu'elle n'insultait pas son compagnon (quand même), et que l'absence de surnom affectueux en disait toujours très long.
D'un mouvement las des épaules, elle se détourne, sac à main toujours sur l'épaule, talons claquant sur le sol sans qu'elle ne prenne la peine de libérer ses pieds. L'appartement n'est pas grand, et il ne lui faut pas bien longtemps pour poser ses affaires – sac sur une table, blouson sur une chaise – et se diriger vers le bureau, où elle pourrait éventuellement s'enfermer sous prétexte de travailler.
Même si l'année universitaire était terminée. Elle ne s'arrêtait que rarement, de toute façon.

_______________________
1Va t'faire voir (Va t'faire visser, dirais-je même)
2J'avais à l'esprit nos relations avec le voisinage. Contrairement à certains, j'essaie de conserver les quelques unes positives que je parviens à avoir.
3Après tout, ce n'était qu'une voisine essayant d'être gentille, et moi tentant de ne pas la décevoir. Va expliquer ton point de vue à cette vieille femme si tu en as envie, Nioclàs, mais sans moi.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Rage & Frustration | Nioclàs & Séraphine   

Revenir en haut Aller en bas
 
Rage & Frustration | Nioclàs & Séraphine
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Will day of rage in Saudi Arabia send oil prices up to $200 per barrel?
» Rage pics ! Fun pics ! lol
» Rage sur la route 24
» La Rage Au Coeur [Erïka Davidoff & William Cage]
» (M/LIBRE) Alexander Skarsgard ●๋• Love is often gentle, desire always a rage.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: flood & hors-jeu :: this train terminates at morden :: ARCHIVES 2012-2013-
Sauter vers: