Piona « Tout engagement génère des compromis, et il est évidemment beaucoup plus facile de rester soi-même en ne faisant rien. » Hawke

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MessageSujet: Piona « Tout engagement génère des compromis, et il est évidemment beaucoup plus facile de rester soi-même en ne faisant rien. » Hawke   Lun 27 Mai - 23:12

« Tout engagement génère des compromis, et il est évidemment beaucoup plus facile de rester soi-même en ne faisant rien. »


Pierre pénétra dans le Starbuck et se dirigea vers le comptoir. Il commanda avant de partir s'installer au fond de la salle, à leur table de prédilection. Il attrapa son téléphone et composa le numéro de Iona « Salut toi je ne sais pas si tu as terminé, mais si tu veux prendre ta pause, je suis au Starbuck. » Il marqua une pause « Oui à la même table que d'habitude. D'accord je t'attend. » Il raccrocha et patienta. Une petite tête brune se pointa dix minutes plus tard. Il se leva pour l’accueillir et l'embrassa avant de reprendre sa place. Cela ne faisait que peu de temps qu'ils étaient ensembles mais tout se passait pour le mieux. A vrai dire, cela faisait longtemps que Pierre ne s'était pas senti aussi bien avec quelqu'un. Il était vraiment heureux avec la jeune femme et sûr de lui. Cette idée trottait dans sa tête et Pierre était bien décidé à en faire part à sa petite amie, mais il fallait amener le sujet en douceur « Alors comment s'est passée ta matinée ? » lui demanda t-il. « C’était éprouvant, je n’ai pas arrêté ! J’avais une interview à faire et quelques articles à terminer. En plus j’ai dû modifier l’un d’entre eux… » Mouvementée donc. Il comprenait sa réaction, lui-même était parfois confronté à la censure, et c'était plus que dérangeant. « Et toi ? Cela a été ? » Le français acquiesça, tandis que la brunette posait ses mains sur les siennes « Tu m’as manqué… » Il lui sourit . Et c'est réciproque songea t-il. Il est vrai qu'ils ne s'étaient pas retrouvés en tête à tête depuis longtemps. Ils dormaient l'un chez l'autre de temps à autre mais c'était tout et Pierre le regrettait énormément. « Toi aussi tu m'as manqué. Écoutes, j'ai pensé à quelque chose. Je voulais te proposer de venir emménager chez moi. » Il serra ses mains dans les siennes « J'ai beaucoup réfléchi avant de te le proposer. » La brunette resta muette quelques secondes « Euh… écoutes Pierre, je t’aime beaucoup. Enfin, je t’aime c'est vrai, mais tout ça va un peu trop vite pour moi. Je veux dire, nous sommes ensemble depuis à peine quelques mois –et s’installer c’est un grand pas. Je… Je ne sais pas quoi dire… » Iona détourna le regard, visiblement gênée. Il comprenait ses réticences et ne la blâmait pas. Après tout, comme elle l'avait si bien dit, cela ne faisait que quelques mois qu'ils étaient ensembles. «Je comprend. Et je suis conscient que je te demande de passer une étape. Tu n'as pas à me répondre maintenant, prends ton temps mais promets-moi au moins d'y réfléchir » Puis il ajouta sur le ton de la plaisanterie, essayant de détendre l'atmosphère «Et puis ce serait pratique. Tu mettrais moins longtemps pour venir travailler, et on passerait davantage de temps ensembles. »

« C'est vrai que c'est fatiguant de faire constamment l'aller-retour... » concéda t-elle. Et il comprenait. Le peu de fois où il était allé dormir chez elle, il s'en était rendu compte le matin pour venir travailler, et Iona faisait ça tous les jours. « Mais je ne voudrais pas prendre de décision inconsidérée, tu comprends? » Le français opina, et ce n'était pas ce qu'il demandait. « Ce n'est pas que je doute de toi ou de l'avenir de notre couple, mais je me suis déjà engagée avec quelqu'un et on ne peut pas dire que ça m'ait réussi. Alors, c'est bien normal que j'émette quelques réserves » lui dit -elle, avant de poursuivre « Et puis il y a Thaïs, ma colocataire. On vient à peine de se retrouver... Ça me ferait mal au cœur de l'abandonner... Sans oublier que j'adore cet appartement. Il appartenait à ma cousine et... Je vais réfléchir! » Il est vrai qu'il y avait beaucoup de choses à prendre en considération et il comprenait parfaitement les réticences de la jeune femme. « C'est tout ce que je te demande, d'y réfléchir. Si tu ne prends ta décision que dans quelques semaines, mon offre sera toujours valide. Je ne changerai pas d'avis. Et puis, on peut faire ça pas à pas. Tu peux d'abord laisser une brosse à dent, puis une paire de chaussettes et quand tu te sentiras prête, une valise pour le week end.» Le français garda une main dans la sienne et attrapa son café de l'autre. Il connaissait le passé de Iona et tout cela justifiait sa réserve quant à la suite. Il ne souhaitait en aucun cas la brusquer, juste qu'elle soit sûre d'elle et ne regrette pas son choix. « Merci d'être aussi compréhensif... » murmura t-elle, en l'embrassant « Et pour te prouver que je ne prends pas ta demande à la légère, je comptes bien venir passer le week-end chez toi. Enfin, si ça ne te dérange pas bien sûr! J'achèterai même une seconde brosse à dents que je laisserai dans ta salle de bain, parole de scout » Pierre se mit à sourire. Le déranger ? Certainement pas ! Il était même plutôt content qu'elle réagisse comme ça. Il regarda sa montre puis reporta son attention sur Iona « Non ça ne me dérange en rien, bien au contraire. Bon il est midi passé, tu as faim ? Je t'invite. On peut soit prendre un sandwich ici ou se trouver un petit restaurant pas loin du journal. Comme tu le souhaites. »

Elle se leva, ajoutant « Si ça ne te dérange pas, j'aimerais autant qu'on reste ici. Non seulement, je meurs de faim, mais j'ai une interview à 13 h 30 ce qui fait que je vais aussi devoir écourter ma pause déjeuner alors... autant rester sur place. La formule habituelle? » Le français opina et Iona se rassit cinq minutes plus tard, repas en main. Il la remercia et se lança sur un autre sujet, que tous deux avaient déjà abordé. Mais il préférait la mettre au courant « Au fait je voulais te dire, tu sais par rapport à la procédure d'adoption. Nous en avions déjà discuté mais c'est officiel, la démarche est faite. » L'un des plus grand regret de Pierre était de ne pas avoir eu d'enfant.



Dernière édition par Pierre A. Delaunay le Mar 4 Juin - 23:41, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Piona « Tout engagement génère des compromis, et il est évidemment beaucoup plus facile de rester soi-même en ne faisant rien. » Hawke   Mar 28 Mai - 13:14

PIERRE&IONA - TOUT ENGAGEMENT GÉNÈRE DES COMPROMIS, ET IL EST EVIDEMMENT BEAUCOUP PLUS FACILE DE RESTER SOI-MÊME EN NE FAISANT RIEN.
Je relis mon article une toute dernière fois et me précipite dans le bureau du rédacteur en chef. « J’ai terminé. Comme promis, j’ai modifié les deux ou trois petites remarques qui faisaient tâches. Je ne vais pas tarder à aller déjeuner, donc si tu as le moindre problème avec ce que j’ai écrit : tu n’auras qu’à poser une note sur mon bureau. Sinon, tu peux l’envoyer pour qu’il soit publié, car de mon côté, je n’ai rien à ajouter ! » Pour toute réponse, il m’adresse un large sourire et je sors du bureau, le laissant voguer à ses occupations. J’ai à peine le temps d’attraper mes affaires que mon téléphone sonne. Un sourire se dessine sur mon visage lorsque je découvre de qui il s’agit. « Hey ! Pour tout te dire, je viens tout juste de terminer ! » Comme il m’a proposé de le rejoindre au Starbuck et que nous allons souvent y déjeuner, je demande à Pierre s’il s’est installé dans notre « coin habituel ». Sa réponse étant positive, je lui promets de me dépêcher et c’est sans plus attendre que je quitte les locaux du Daily Express.

Je le rejoins à peine dix minutes plus tard. Même si l’endroit est bondé, je n’ai pas de mal à le trouver, car il s’est levé en me voyant entrer. « Alors, comment s’est passée ta matinée ? » me demande-t-il après m’avoir embrassée. « C’était éprouvant, je n’ai pas arrêté ! J’avais une interview à faire et quelques articles à terminer. En plus j’ai dû modifier l’un d’entre eux… » je peste en soupirant, légèrement agacée d’avoir dû modérer mes propos. La presse est censée être libre, mais quand on travaille dans le milieu, on sait que ce n’est pas toujours vrai. « Et toi ? Cela a été ? » je demande en posant ma main sur la sienne. « Tu m’as manqué… » Etant donné que je vis à Oxford, nous n’avons pas vraiment l’occasion de nous croiser avant d’aller travailler. Bien sûr, il nous arrive de dormir l’un chez l’autre, mais nos obligations respectives ne nous le permettent pas toujours. « Toi aussi tu m'as manqué. Écoutes, j'ai pensé à quelque chose. Je voulais te proposer de venir emménager chez moi. » Il serre mes mains dans les siennes, mais je reste totalement interdite. « J'ai beaucoup réfléchi avant de te le proposer. » Et moi, je ne m’attendais pas à ça. « Euh… écoutes Pierre, je t’aime beaucoup. Enfin, je t’aime c'est vrai, mais tout ça va un peu trop vite pour moi. Je veux dire, nous sommes ensemble depuis à peine quelques mois –et s’installer c’est un grand pas. Je… Je ne sais pas quoi dire… » je souffle en détournant le regard, relativement mal à l’aise. « Je comprend. Et je suis conscient que je te demande de passer une étape. Tu n'as pas à me répondre maintenant, prends ton temps mais promets-moi au moins d'y réfléchir. Et puis ce serait pratique. Tu mettrais moins longtemps pour venir travailler, et on passerait davantage de temps ensembles » conclut-il sous le ton de la plaisanterie. « C'est vrai que c'est fatiguant de faire constamment l'aller-retour... » je concède en me pinçant les lèvres. « Mais je ne voudrais pas prendre de décision inconsidérée, tu comprends? » Il acquiesce d'un signe de la tête. « Ce n'est pas que je doute de toi ou de l'avenir de notre couple, mais je me suis déjà engagée avec quelqu'un et on ne peut pas dire que ça m'ait réussi. Alors, c'est bien normal que j'émette quelques réserves » je poursuis en faisant allusion à mon histoire avec Pedro. « Et puis il y a Thaïs, ma colocataire. On vient à peine de se retrouver... Ça me ferait mal au coeur de l'abandonner... Sans oublier que j'adore cet appartement. Il appartenait à ma cousine et... Je vais réfléchir! » Je ne voudrais qu'il croit que je cherche à trouver des excuses pour ne pas emménager avec lui, mais je n'ai pas non plus envie de me précipiter et de prendre des décisions que je pourrais regretter par la suite. « C'est tout ce que je te demande, d'y réfléchir. Si tu ne prends ta décision que dans quelques semaines, mon offre sera toujours valide. Je ne changerai pas d'avis. Et puis, on peut faire ça pas à pas. Tu peux d'abord laisser une brosse à dent, puis une paire de chaussettes et quand tu te sentiras prête, une valise pour le week end » réplique-t-il avec douceur tout en caressant ma main avec son pouce. « Merci d'être aussi compréhensif... » je souffle en me penchant légèrement pour lui voler un baiser. « Et pour te prouver que je ne prends pas ta demande à la légère, je comptes bien venir passer le week-end chez toi. Enfin, si ça ne te dérange pas bien sûr! J'achèterai même une seconde brosse à dents que je laisserai dans ta salle de bain, parole de scout » je lance histoire de le taquiner, bien que mes propos soient on ne peut plus sérieux. « Non ça ne me dérange en rien, bien au contraire » s'exclame-t-il avant de jeter un coup d’œil à sa montre. « Bon il est midi passé, tu as faim ? » J'opine. Mon ventre gargouille depuis une bonne demi-heure déjà. « Je t'invite. On peut soit prendre un sandwich ici ou se trouver un petit restaurant pas loin du journal. Comme tu le souhaites. » J'esquisse un sourire. « Si ça ne te dérange pas, j'aimerais autant qu'on reste ici. Non seulement, je meurs de faim, mais j'ai une interview à 13 h 30 ce qui fait que je vais aussi devoir écourter ma pause déjeuner alors... autant rester sur place. La formule habituelle? » je demande en me levant pour aller commander.

Pour toute réponse, il acquiesce et je m'éclipse quelques minutes pour aller chercher notre repas. Une fois chose faite, je me rassoie et me jette sur mon sandwich, littéralement morte de faim. « Au fait je voulais te dire, tu sais par rapport à la procédure d'adoption. Nous en avions déjà discuté mais c'est officiel, la démarche est faite. » J'arrête brusquement de mâcher, attrape mon gobelet et bois une gorgée pour ne pas m'étouffer. « Ah oui? C'est... génial. Je suis vraiment contente pour toi! » En réalité, je suis terrifiée. Même si je respecte son choix, j'ai un peu de mal à imaginer la suite des événements. Je sais que Pierre a toujours rêvé d'avoir des enfants et je n'ai aucune envie de l'empêcher de réaliser ce souhait, mais j'ai peur que notre couple en pâtisse. En ce qui me concerne, je ne suis pas prête à assumer un rôle de parent. J'ai conscience que ce n'est pas ce qu'il me demande, mais je me pose beaucoup de questions. « Tu as déjà rencontré des enfants? Ça va prendre combien de temps? » J'essaye de poursuivre la conversation en ayant l'air la plus détendue possible, mais ça s'entend au ton de ma voix que je suis crispée.


uc.
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