it's time to drink → lia

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MessageSujet: it's time to drink → lia   Mar 14 Mai - 3:15

Journée difficile passée à Oxford, mais demain est ma journée de repos et il ne sera question que de traîner dans mon appartement pour tenter de décompresser. Mais contrairement aux banquiers, aux caissiers des grands-magasins ou aux travailleurs des grandes entreprises, mon boulot ne s'arrête pas. Une fois chez moi, seul dans mon appartement, je ne peux m'empêcher de penser à mes affaires en cours, et particulièrement celle d'Oxford. Morgana Castelli, le casino Hastings-Bass, toutes ces choses qui ne quittent pas mon esprit et m'empêchent de passer une nuit tranquille. Je décide donc, malgré ma fatigue de quitter les quatre murs de mon appartement pour gagner un bar de centre-ville, histoire de me vider l'esprit avec quelques verres. Jeremy n'est pas disponible, comme ça lui arrive quelque fois de ne pas l'être. Il a pris l'habitude de passer des soirées très select avec ses amis très riches, et je ne peux pas vraiment lui reprocher d'éviter son copain flic quand l'occasion se présente. Si nous avons déjà appartenu au même monde, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Je l'ai connu en pleine ascension, je ne peux donc pas vraiment dire qu'il a changé en quoi que ce soit, mais notre amitié repose sur la confiance mutuelle que l'on se porte. J'enfile une veste, attrape un paquet de cigarette et hèle un taxi une fois dehors pour me rendre dans un bar inconnu dans les quartiers animés de Londres. J'échoue bien rapidement au bar, plus à même de trouver de la compagnie ici qu'à une table tout seul. La solitude est triste, aussi, sans doute, surtout dans un bar, mais tout ça est de toute façon mieux que l’enchaînement de pensées qui me force à réfléchir à ce que je fais de ma vie. Je commande un scotch et attends patiemment, bientôt rejoint par une inconnue qui s'installe sur la chaise à côté de la mienne. J'hausse un sourcil quand le barman m'apporte mon verre, le déposant devant moi. Je me tourne un peu, n'ayant pas vraiment envie de passer la soirée seul, après tout. « Je vous offre un verre? » je demande, m'armant d'un sourire léger. La jeune femme est charmante, et parait seule, elle aussi. Elle tourne la tête vers moi et me détaille un peu, sans grande discrétion, avant de répliquer, sans me mettre sa main dans la figure et sans m'envoyer paître : « Avec plaisir ! » Elle commande un verre et je la laisse faire, jetant un oeil au serveur attentif. « Un cosmo je vous prie. » Elle m'avise de nouveau, puis me tend sa main que je prends dans un sourire. « Au fait, moi c'est Lia. » J'acquiesce et laisse mon sourire s'élargir. « Enchanté, Lia, vous avez un très joli prénom ». Je le pense, sinon, je ne le dirai pas, ce n'est pas une espèce de phrase clichée destinée à la drague au rabais. « Je m'appelle Mathias, et pour être tout à fait honnête, je me suis demandé si vous alliez fuir tout de suite». Je ris un peu et hausse une épaule, attendant que le serveur lui rapporte son verre avant de trinquer pour avaler une gorgée du mien. Elle réplique tout de suite, vive : « Je ne fuis que rarement les jolis garçons. Bien sûr si votre conversation venait à m'ennuyer ou que vous commenciez à avoir l'air d'un psychopathe en cavale, je prétexterai un appel téléphonique urgent et vous fausserai compagnie. » Je ris un peu, franchement amusé, et m'interroge sur la qualité de ma conversation - tout dépend de ce qu'elle attend, j'imagine. Concernant le psychopathe, là, ça ne devrait pas poser trop de problème. « Cheers ! » « Cheers ! », je réplique après avoir trinqué, revenant à ses hypothèses en haussant un sourcil un peu sceptique. « Je ne peux rien vous promettre au sujet de ma conversation, par contre pour le psychopathe, ça devrait aller. Quoi que, vous savez, certains d'entre eux n'ont pas vraiment d'air typique.» J'avale une gorgée de mon verre et hausse une épaule. « En revanche, je serai profondément vexé maintenant si votre téléphone sonnait et que vous alliez répondre. »

Elle avale une gorgée de son verre et je l'imite, bien que calqué déjà semblerait-il sur un rythme plus élevé. « Je ne peux rien vous promettre. Mais par contre, je ferais de mon mieux pour assurer la conversation et je peux essayer de trouver des moyens plus originaux de me débarrasser de vous, si par malheur je devais en arriver là. » Je souris et acquiesce, un peu amusé. « Tout ça me semble être un bon compromis. Je peux même faire un effort et trouver un sujet de conversation tout à fait original pour commencer, si vous voulez, du style qu'est-ce qu'une jeune femme comme vous vient faire seule dans un bar comme celui-ci, quelque chose du genre ? » J'hausse un sourcil et retiens un rire amusé, jouant avec une paille abandonnée là sur le comptoir du bar. « Oh vous savez les temps sont rudes et il faut bien travailler... » Je l'interroge du regard, la curiosité soudainement piquée au vif par ce silence qui s'installe et qui semble en dire long sur ce qui serait pour le moins une situation intéressante. Ou peut être pas. « Alors j'ai passé la journée à courir les entretiens d'embauche et je viens donc prendre un verre pour me relaxer. Et vous, vous êtes simplement là pour faire la conversation aux dames? » Je souris et aussi une épaule. « Moi ? Non, je réalise une étude sur la consommation d'alcool dans les bars la nuit, tout ça n'est qu'une mise en pratique, et comme j'essaye d'allier l'utile et l'agréable... » Je secoue la tête et abandonne la paille à sa place d'origine. « Je viens me relaxer aussi, j'imagine, il faut bien travailler et les journées sont longues». Elle avale une longue gorgée de son verre avant de répondre : « Et que faites-vous donc pendant vos longues journées de labeur? » J'hausse une épaule et mes doigts rejoignent le verre fin. « Je suis flic », je réponds un peu mollement. J'adore mon métier pourtant, mais la période... la période est compliquée. « Et vous, vous cherchez un boulot dans quel domaine ? » Elle semble tout aussi emballée que moi par sa vie professionnelle du moment cela dit. « Architecture. Mais à ce stade, je chercher surtout des jobs de secrétaires et de stagiaires sous-payés pour lesquels j'ai bien trop de diplômes. » J'acquiesce lentement, compréhensif, mais elle ne me laisse pas le temps de cogiter à une quelconque phrase rassurante que je pourrais lui sortir, se lêve plutôt en me tendant sa main. « On danse ? » Je fronce le nez et regarde le groupe qui joue un air inconnu. Personne ne danse et je n'ai pas la moindre idée de ce qu'on est supposé danser sur un tel air. Je termine mon verre, et attrape sa main cependant, me laissant entrainer dans un endroit qui se prête plus à la danse. « A vos risques et périls », je réplique dans un sourire, en m'arrêtant là où j'estime l'espace convenable, gardant sa main dans la mienne et déposant l'autre sur sa hanche. C’est elle qui mène la danse, je crois pouvoir l’affirmer sans le tromper, et elle me semble d’ailleurs, de danseur occasionnel et sans prétention, relativement douée pour l’exercice. La danse est rythmée mais pas distante pour autant, et je souris un peu sous l’impulsion de son compliment déguisé : « J'ai connu pire. » Sans doute, mais visiblement mieux, aussi. « Vous, vous avez l’air d'avoir fait ça toute votre vie ». La musique ralentit, le groupe semble enthousiaste à l’idée de faire danser des gens et nous sommes assez rapidement rejoints par d’autres couples. Il faut croire qu’on ne doit pas être si ridicules, pour les inspirer autant. Elle se rapproche de moi et ma main glisse de sa hanche jusqu’à son dos pour encourager son geste. Je m’écarte un instant pour croiser son regard. « Voilà qui ferait une formidable première scène de film », je lance, un peu amusé, détournant les yeux pour continuer à danser. On ne croirait pas, comme ça, mais je n’ai plus franchement ni le temps ni l’occasion de faire ces choses là. Je l'attire un peu plus contre moi encore, plus doué sans doute dans l'art de la séduction que dans celui de la danse, bien que les deux, ce soir, me semblent étrangement liés. « Une superbe comédie romantique oui... Will tey, won't they, des répliques brillamment drôles et un happy ending digne d'un film d'Audrey Hepburn. » Je tente une grosse prise de risque et me détache pour la faire tourner doucement, l'attirant de nouveau contre moi aussitôt sa boucle terminée, reposant ma main sur le bas de son dos. « Nos répliques manquent encore de saveur, alors, mais je pense qu'on peut y arriver », je réponds en riant légèrement.

« Vous voyez, la conversation c'est important. Seriez-vous déçu par la mienne? » Je ris un peu, amusé par la taquinerie qu'elle a semblé décelé dans ma phrase, et secoue vivement la tête, laissant durer quelques secondes avant de répondre pour lui accorder tout le crédit qu'elle mérite. « Pas du tout, non, mais il faut bien admettre que ni vous ni moi n'égalons pour l'instant Audrey Hepburn, en toute modestie ». Je penche un peu la tête, et oui, je n'ai pas l'air comme ça mais je suis un type cultivé. « Nous n'égalerons jamais Audrey, ni vous, ni moi, ni personne, je le crains. » Je soupire un peu pour souligner le tragique de la chose et acquiesce bien malheureusement. « Mais je vous donne des points pour votre élégance mon cher. » Ses yeux se plongent dans les miens tandis qu'elle me complimente, et je réduis encore un peu l'espace entre nous, sans la lâcher des yeux. « Voilà qui est extrêmement généreux de votre part, je ne sais pas comment vous remercier », je réplique, laissant mon sourire s'élargir un peu. « Hum... Surprenez-moi. » Elle me provoque un peu, je crois, et je me montre bien évidemment réceptif à une telle suggestion. Ma main gagne un peu plus d'espace sur son dos pour la soutenir et je la hisse légèrement, plongeant mon regard dans le sien, laissant s'écouler quelques secondes. Je me suis bien évidemment arrêté de danser et je finis par couper court au suspens insoutenable qui règne. Mes lèvres gagnent les siennes doucement, sans prétention et je ferme les yeux en savourant l'instant qui sera peut être suivi d'un terrible rejet, qui sait. Mais elle n'en fait rien, et se montre même réceptive, répondant à mon baiser en glissant ses bras autour de mon cou. Le baiser dure quelques instants, et elle se détache finalement. J'accueille la remarque qui suit avec un sourire : « Et bien, ce n'est pas très gentleman like, mais je dois dire que ça me plaît. » J'hausse un sourcil et hausse une épaule en laissant mon regard dans le sien, lui redonnant un peu de liberté, et me remettant par la même à danser. « Etre un gentleman, c'est dépassé de toute façon, non ? » Je ris un peu et secoue la tête. « Et puis, je vous ai offert un verre, mon cas n'est pas tout à fait désespéré. » Tous les points sont bons à prendre, après tout ? « Effectivement, on devrait pouvoir faire quelque chose de vous. » Elle s'approche un peu, ses lèvres effleurant vaguement les miennes, et je ris doucement sans pouvoir m'en empêcher. Nos petits échanges n'ont pas l'air d'être du goût de tout le monde ici, ce qui me donne d'autant plus envie de rire, en réalité. « J'ai bien deux trois idées, mais je crains qu'une lady de mon standing ne puisse les communiquer explicitement. » Je soupire et secoue la tête, amusé, mais affichant une pointe de déception cela-dit. « Moi qui avais hâte de partager vos idées, je suis réellement déçu ». Je nous fais tourner un peu, puis approche ma bouche de son oreille. « Peut être que vous pourriez me faire deviner ?»

Elle mène la danse sur les figures qui suivent et je la laisse faire, bien moins doué sans aucun doute. Quand elle revient à moi, ma main regagne sa hanche et je lui offre un sourire. « Je doute que cette chère dame tolère un tel jeu de devinettes. » Elle m'indique un couple qui s'offusque un peu de notre présence et je roule des yeux, amusé. « Et globalement, ce n'est pas un lieu très approprié à la... discussion. » Je l'approche, pour faire un peu dans la provocation, et hausse un sourcil suggestif. « Est-ce que vous êtes en train de proposer que l'on s’éclipse ?» Elle me fixe et je crois comprendre que j'ai correctement saisi le message. « Peut-être? Tout dépend de ce que vous avez envie de faire, mais cet endroit est un peu ennuyeux, quoique sympathique. » Je souris et glisse ma main dans la sienne en interrompant notre danse, lui faisant quitter notre piste improvisée pour regagner nos places, où j'abandonne de quoi payer la note et nous offre une seconde pour ramasser nos effets personnels. Une fois mon manteau enfilé, j'attrape sa main de nouveau, la guidant jusqu'à l'extérieur où j'interromps notre fuite. « J'ai un appartement pas très loin d'ici, du genre modeste mais charmant, mais vous proposer de nous y rendre n'est définitivement pas gentleman, je présumé ?» Mais elle ne semble pas offusquée, et se sort une cigarette qu'elle glisse entre ses lèvres. « Auriez-vous du feu? » J'acquiesce lentement et sors mon propre paquet dont j'extraie une cigarette et un briquet un peu vieillot. « Comme ça, vous faites un geste de gentleman et vous pouvez me faire visiter votre charmant appartement sans scrupules. » Je ris et enclenche mon feu en l'approchant vers elle pour allumer sa cigarette, m'occupant de la mienne avant de ranger le tout et de récupérer son bras. « Qui aurait cru qu'il était si facile d'être gentleman», je demande en souriant, me mettant en marche. C'est l'avantage d'être sorti dans l'optique de boire et en oubliant de fait la voiture au garage, je n'ai pas été tenté de m'éloigner trop de chez moi et mon appartement est facile à rejoindre à pieds du bar où nous nous trouvons. Nous ne mettons pour ce faire que quelques minutes avant que je ne puisse lui ouvrir avec cérémonie les portes de ma demeure - que dis-je, mon château. « Faites comme chez vous», je suggère en prenant quand même la peine de la débarrasser de son manteau. « Vous voulez boire quelque chose ?» Elle s'installe, me prenant au mot et je m'en vois d'ailleurs ravi. « Je veux bien oui, je ne résiste pas aux verres gratuits comme vous le savez. Et je prendrais la même chose que vous. » Je ris en disparaissant momentanément dans la cuisine, rapportant une bouteille de whisky et deux verres, parce que c'est le seul alcool potable que j'ai à disposition. Je la sers et lui tends son verre avant de m'occuper de moi, et trinque en me laissant tomber à ses côtés dans mon canapé. « J'aurais pu être un psychopathe et vous êtes quand même venue », je constate en souriant. J'avale une gorgée de mon verre, en grimaçant légèrement. « Qui sait j'ai peut-être une bombe lacrymo dans mon sac? Au pire je cours vite. » Et moi une arme de service dans un tiroir mais le dire ferait clairement de moi un psychopathe que je ne suis pas, je me contente donc de sourire en trempant mes lèvres dans le whisky de nouveau. « Pas mal. » Son regard se plonge dans le mien et je me demande bien évidemment de quoi elle parle, mais le suspens est rapidement levé. « Le whisky. » Je ris, hoche la tête. « Les vices de mon père, j'imagine », je souffle un peu et hausse une épaule. « Vous avez l'air drôlement calée... en whisky. » Elle acquiesce, semble me rejoindre sur ce point. « Je suis calée sur un tout un tas de choses, je suis une universitaire après tout. » J'hausse un sourcil et termine mon verre en m'approchant un peu, déposant mon bras sur le dossier du canapé pour pouvoir me tourner plus largement vers elle. « Vous devriez développer, tout ça attise ma curiosité ». Je réduis encore un peu l'espace entre nous et abandonne mon verre vide sur une petite table. Elle penche la tête pour sa part, me servant une réponse des plus énigmatiques : « Et bien, j'ai fait un peu de sociologie figurez-vous. Je m'y connais assez en... rapports humains. » J'hausse un sourcil et ris un peu, ma curiosité s'en trouve naturellement de nouveau éveillée. « J'ai cru voir un rapide aperçu de vos études, tout à l'heure. » Je souris, mes lèvres effleurent les siennes, provocatrices. Elle se montre réceptive et approfondit presque aussitôt le baiser, glissant sa main sur ma nuque avant d'atterrir, non sans grâce, à califourchon sur mes genoux. Ma main remonte sa robe le long de sa cuisse tandis que je me refuse à lâcher ses lèvres, et je me redresse légèrement pour approcher mon corps du sien, laissant ma main libre gagner son dos pour l'approcher de moi. Je continue mon ascension le long de sa jambe, donnant plus d'intensité à notre échange, lâchant ses lèvres pour embrasser son cou de temps à autre.

Elle reprend possession de mes lèvres et je me laisse volontiers faire, ma main remontant le haut de sa jambe jusqu'à effleurer le bas de son dos. Ses baisers descendent au fur et à mesure qu'elle déboutonne ma chemise et je glisse une main dans ses cheveux, la laissant terminer son entreprise avant de faire céder la fermeture éclair de sa robe pour l'en débarrasser. Mes mains prennent ensuite possession de ses hanches tandis que je l'invite à s'allonger sur le canapé, m’entraînant avec elle, retournant chercher ses lèvres en caressant sa peau. Nos gestes s'enchaînent, logiques, et je l’aide à ôter ma propre chemise, reprenant possession de ses lèvres dès que l’occasion se présent, descendant mes baisers le long de sa gorge de temps en temps. Ses jambes s’enroulent autour de mon bassin, tandis qu’elle me défait de la fermeture de mon jean. Je souris un peu, plongeant sur ses lèvres de nouveau en glissant une main experte dans son dos pour la débarrasser de tous tissus superflus supplémentaires, et l’attire contre moi pour embrasser ses lèvres de nouveau quand nos corps fusionnent, m’accrochant à elle pour laisser monter le plaisir qui s’empare de moi. Elle me débarrasse de mon pantalon et ses lèvres se scellent aux miennes de nouveau, avec plus d’ardeur cette fois, dictant la fusion de nos corps qui vient de façon naturelle et passionnelle. Je mords un peu sa lèvre, accélérant la cadence tandis que ses mains parcourent mon dos auquel elles s’accrochent. Le désir balaye le reste et dicte mes faits et gestes, et mes lèvres glissent le long de son cou. Ma main attrape la sienne quand le plaisir monte sérieusement et mes mouvements se font plus lents, pour calmer le feu qui habite mon corps. Je ferme les yeux, déposant ma tête contre la sienne, glissant ma main libre dans ses cheveux pour la maintenir contre moi, sentant le plaisir proche, insistant. Je soupire, tandis que ma bouche s’empare de la sienne de nouveau pour tenter de calmer les sensations qui m’escaladent.

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Dernière édition par Mathias O. Irons le Mer 12 Juin - 1:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: it's time to drink → lia   Jeu 16 Mai - 20:21

Engoncée dans une robe noire et blanche mi-cuisse à col claudine, je ne me sens que moyennement à mon aise. Certes ma spectaculaire paire de bottes en cuir noir à talons ajoute un piment certain à la tenue, mais disons que ce n'est pas celle que j'aurais choisi pour écumer les bars londoniens. En plus, mon soutien-gorge m'oppresse affreusement. Non vraiment, mes boobs et moi avons connu des jours meilleurs. En plus, j'ai le mauvais pressentiment qu'aucun des entretiens que j'ai passé ne sera concluant. C'est la crise, les gens ont autre chose à faire que construire des buildings respectueux de l'environnement et anti-sismique au Bangladesh - ce dont le pays aurait besoin - et n'ont pas non plus envie de recruter des doctorants enthousiastes. Le fameux "manque d'expérience" dont me rabâche les oreilles depuis des mois ne va pas s'arranger si personne ne se décide à me donner du travail. J'en suis même revenue à demander des stages. Mais pour ça, je suis sur-qualifiée. Cherchez l'erreur.

J'entre donc dans un bar du très chic quartier Kensington, à tout hasard, et m'apprête à digérer ma rude journée de métro bondé et de sourires forcés avec quelques cocktails. Je me dirige vers le bar, me doutant que j'y serais servi plus vite et que j'y aurais sans doute meilleure compagnie. Une fois assise, je dénoue rapidement mon chignon, secoue ma chevelure un instant pour la remettre en place et adresse un sourire qui se veut resplendissant au barman. Mon décolleté rangé, mon sourire avenant et ma personnalité renversante restent mes meilleures armes pour espérer une ristourne. Mais les dieux des bars sont avec moi car une voix suave se fait entendre à mes côtés « Je vous offre un verre? » Je glisse un oeil à l'inconnu, ne me gêne pas pour le reluquer une seconde et répond bien vite « Avec plaisir ! » Je reporte mon attention un instant sur le barman et glisse avec un clin d'oeil « Un cosmo je vous prie. » Je tends ensuite une main chaleureuse au charmant inconnu et ajoute « Au fait, moi c'est Lia. » Il me sourit largement et je lui réponds avec bonne humeur. Cette soirée risque finalement de ne pas si mal se terminer « Enchanté, Lia, vous avez un très joli prénom » Je hoche la tête en signe de remerciement, tandis qu'il enchaîne « Je m'appelle Mathias, et pour être tout à fait honnête, je me suis demandé si vous alliez fuir tout de suite. » Je joins mon rire léger au sien et rétorque du tac au tac « Je ne fuis que rarement les jolis garçons. Bien sûr si votre conversation venez à m'ennuyer ou que vous commenciez à avoir l'air d'un psychopathe en cavale, je prétexterai un appel téléphonique urgent et vous fausserai compagnie.  » Mon honnêteté brutale s'accompagne d'un sourire renversant et mon cosmo apparaît bien vite devant moi. Je le lève et trinque avec ce cher Mathias au son d'un joyeux « Cheers ! » Il me rend la pareille et nous buvons une petite gorgée, avant qu'il ne reprenne le fil de la discussion.

« Je ne peux rien vous promettre au sujet de ma conversation, par contre pour le psychopathe, ça devrait aller. Quoi que, vous savez, certains d'entre eux n'ont pas vraiment d'air typique. En revanche, je serai profondément vexé maintenant si votre téléphone sonnait et que vous alliez répondre. » J'esquisse un sourire en coin, sirote mon cosmo, puis réponds finalement « Je ne peux rien vous promettre. Mais par contre, je ferais de mon mieux pour assurer la conversation et je peux essayer de trouver des moyens plus originaux de me débarrasser de vous, si par malheur je devais en arriver là. » Nouveau sourire de pub pour dentifrice mais il ne se laisse - heureusement ? - pas démonter. « Tout ça me semble être un bon compromis. Je peux même faire un effort et trouver un sujet de conversation tout à fait original pour commencer, si vous voulez, du style qu'est-ce qu'une jeune femme comme vous vient faire seule dans un bar comme celui-ci, quelque chose du genre ? » Je ricane de bonne grâce, effectivement, cette réplique est digne de figurer dans le top 10 des tentatives de drague minables. Je bats néanmoins des cils et minaude faussement « Oh vous savez les temps sont rudes et il faut bien travailler... » Je laisse volontairement une pause déroutante puis enchaîne l'air de rien « Alors j'ai passé la journée à courir les entretiens d'embauche et je viens donc prendre un verre pour me relaxer. Et vous, vous êtes simplement là pour faire la conversation aux dames? »

« Moi ? Non, je réalise une étude sur la consommation d'alcool dans les bars la nuit, tout ça n'est qu'une mise en pratique, et comme j'essaye d'allier l'utile et l'agréable... » Voilà qui est fort crédible. Je hausse un sourcil et il continue sur sa lancée, calquant plus ou moins sa réponse sur la mienne. Amusant ce tic qui se développe souvent dans le flirt. « Je viens me relaxer aussi, j'imagine, il faut bien travailler et les journées sont longues. » J'opine distraitement du chef, reprends une gorgée de ma boisson et demande alors « Et que faites-vous donc pendant vos longues journées de labeur? » Avec son petit air propre sur lui, je l'imagine bien banquier. Ou avocat. Et puis, il ne traîne pas n'importe où, ce bar coûte encore plus outrageusement cher que le reste de ses confrères de la capitale. « Je suis flic » lâche-t-il finalement d'un air passablement blasé. J'hausse un sourcil, je n'aurais pas cru. Comme quoi hen. Courtois - ou en manque d'imagination - il me renvoie la pareille « Et vous, vous cherchez un boulot dans quel domaine ? » Je soupire un peu, descends mon verre plus vite que prévu et réponds « Architecture. Mais à ce stade, je chercher surtout des jobs de secrétaires et de stagiaires sous-payés pour lesquels j'ai bien trop de diplômes. » Je grimace un peu, n'aimant pas à réfléchir à mon avenir, pour la première fois passablement brumeux et me lève donc pour tendre une main impétueuse au bel inconnu « On danse ? » Un groupe joue un air très jazzy que je connais pas et un petit attroupement est formé près de la scène, majoritairement composé de couples et de mélomanes. Ce n'est pas tellement le genre d'endroits où l'on vient danser mais j'en ai envie et surtout, la conversation m'ennuie, ou plutôt tourne sur des sujets qui ne semblent enthousiasmer ni lui, ni moi.

Il accepte, malgré une visible surprise sur son visage et je lui adresse un sourire en coin alors qu'il prend finalement ma main. « A vos risques et périls » dit-il dans un sourire et m'entraîne vers le semblant de piste et pose une main très élégante sur ma hanche. Je lui glisse un nouveau sourire et pose délicatement ma main sur son épaule, avant de l'entraîner dans une danse suave, mais néanmoins rythmée. Je le guide un peu, profitant des gênes paternels qui rendent l'art de la danse aisé pour moi. « J'ai connu pire. » dis-je dans un souffle contre son oreille. L'air change, ralentit et je m'approche de lui pour que nous tournoyons dans une danse plus lente, presque plus intime. S'il y a une chose que Daddy m'a apprise, c'est qu'il n'y a rien de tels que quelques pas pour briser la glace. « Vous, vous avez l’air d'avoir fait ça toute votre vie » Je souris légèrement et incline légèrement la tête pour répliquer « On peut dire ça oui... » Je ne vais pas me lancer dans une explication, il n'est jamais bienvenue de parler de son Papa chéri quand on flirte dans les bars. Notre petit numéro semble avoir inspiré les foules et nous sommes vite rejoints alors que le groupe lance une mélodie plus lascive. « Voilà qui ferait une formidable première scène de film » fait remarquer Mathias. J'esquisse un sourire en coin et rétorque « Une superbe comédie romantique oui... Will they, won't they, des répliques brillamment drôles et un happy ending digne d'un film d'Audrey Hepburn. »

Il me fait faire une petite pirouette, assez gracieusement menée il faut l'admettre, avant de m'attirer un peu plus près de lui. J'hausse un sourcil appréciatif tandis qu'il répond « Nos répliques manquent encore de saveur, alors, mais je pense qu'on peut y arriver » Je plisse le front et rétorque « Vous voyez, la conversation c'est important. Seriez-vous déçu par la mienne? » Il entre dans mon petit jeu et penche la tête sur le côté, ce qui je dois l'admettre, lui donne un air adorable. « Pas du tout, non, mais il faut bien admettre que ni vous ni moi n'égalons pour l'instant Audrey Hepburn, en toute modestie » Je souris et réplique aussi vite « Nous n'égalerons jamais Audrey, ni vous, ni moi, ni personne, je le crains. » J'esquisse quelques pas et m'approche un peu plus, les yeux rivés dans les siens et un mince sourire en coin aux lèvres. « Mais je vous donne des points pour votre élégance mon cher. » Il soutient mon regard et me plaque un peu plus contre lui avant de susurrer « Voilà qui est extrêmement généreux de votre part, je ne sais pas comment vous remercier » J'incline doucement la tête sur le côté et approche quelque peu mon visage du sien puis réponds « Hum... Surprenez-moi. » Evidemment, il saisit brillamment la perche que je lui tends et s'immobilise donc un instant, avant de me soulever légèrement du sol. Ses yeux sont vraiment magnifiques. Il pose enfin doucement ses lèvres sur miennes et je réponds à l'étreinte sans trop me faire prier. Je passe mes mains sur son cou et ses cheveux, fermant les yeux pour savourer cet instant un peu plus. Enfin, je me détache de lui avec un petit sourire et souffle « Et bien, ce n'est pas très gentleman like, mais je dois dire que ça me plaît. » Beaucoup même.

Il relâche un peu son étreinte et nous nous reprenons notre danse, sous le regard inquisiteur d'un vieux couple visiblement secoué par bien moins d'émoi. « Etre un gentleman, c'est dépassé de toute façon, non ? » J'hoche légèrement la tête alors qu'il rit et enchaîne « Et puis, je vous ai offert un verre, mon cas n'est pas tout à fait désespéré. » Il est vrai que tous ne se donnent pas cette peine. « Effectivement, on devrait pouvoir faire quelque chose de vous. » Mes lèvres effleurent brièvement les siennes et je souris à nouveau et après une petite pirouette ajoute, entreprenante « J'ai bien deux trois idées, mais je crains qu'une lady de mon standing ne puisse les communiquer explicitement. » Il affiche une mine faussement déçue qui pourrait me faire craquer « Moi qui avais hâte de partager vos idées, je suis réellement déçu » Il nous entraîne dans un petit tour habilement mené et susurre à mon oreille « Peut être que vous pourriez me faire deviner ? » Je me lance dans quelques figures et mène la danse en silence quelques instants avant de répondre à mi-voix « Je doute que cette chère dame tolère un tel jeu de devinettes. » Je fais un geste du menton vers le vieux couple outragé par nos démonstrations d'affection. « Et globalement, ce n'est pas un lie très approprié à la... discussion. » Je ne suis pas exactement subtile et Mathias semble comprendre le message, puisqu'il m'attire contre lui et demande avec un air taquin « Est-ce que vous êtes en train de proposer que l'on s’éclipse ? » Non je propose un bowling, suis-je à deux doigts de répondre. Mais mon humour douteux a déjà ruiné plus d'une situation prometteuse et je me contente donc de répondre « Peut-être? Tout dépend de ce que vous avez envie de faire, mais cet endroit est un peu ennuyeux, quoique sympathique. » Le jazz c'est sympa, mais disons que c'est un simple avant goût, qui je dois le dire, m'émoustille un peu. Il s'empare de ma main et nous retournons au bar pour récupérer nos affaires. J'enfile rapidement mon trench et attrape mon immense sac à main et il me guide ensuite dehors où il suggère tout à fait explicitement « J'ai un appartement pas très loin d'ici, du genre modeste mais charmant, mais vous proposer de nous y rendre n'est définitivement pas gentleman, je présumé ? » J'hausse une épaule avec désinvolture, sort une cigarette et demande avec un sourire en coin « Auriez-vous du feu? » J'ajoute ensuite dans un souffle « Comme ça, vous faites un  geste de gentleman et vous pouvez me faire visiter votre charmant appartement sans scrupules. »

« Qui aurait cru qu'il était si facile d'être gentleman? » dit-il tandis que je ris légèrement et que nous prenons la route, fumant nos cigarettes dans le silence tranquille de ce quartier assez huppé. Après une courte marche, nous arrivons à hauteur de son appartement et m'invite d'un air solennel « Faites comme chez vous » Il m'ôte mon manteau, continuant ses tentatives pour être un gentleman et me demande « Vous voulez boire quelque chose ? » Je m'installe sur le canapé, prenant au mot l'invitation pour me mettre à l'aise et réponds « Je veux bien oui, je ne résiste pas aux verres gratuits comme vous le savez. Et je prendrais la même chose que vous. » J'esquisse un clin d'oeil et un sourire taquin. Il rit légèrement et s'éclipse dans la cuisine avant d'en ressortir avec une bouteille de whisky. Et bien, monsieur ne fait pas dans la dentelle. Je dois dire que j'apprécie l'efficacité. Il me tend un verre et vient ensuite me rejoindre, non sans faire remarquer « J'aurais pu être un psychopathe et vous êtes quand même venue. » Je fais une légère moue, avale une gorgée de whisky et lâche « Qui sait j'ai peut-être une bombe lacrymo dans mon sac? Au pire je cours vite. » J'avale de nouveaux quelques gorgées du liquide ambré et plante mes yeux dans les siens, un sourire taquin aux lèvres. « Pas mal. » Après une brève pause j'ajoute « Le whisky. » Il rit de nouveau et rétorque « Les vices de mon père, j'imagine » Je préfère ne pas m'embarquer sur ce sujet et me contente donc de garder bouche close, avalant une nouvelle gorgée de whisky « Vous avez l'air drôlement calée... en whisky. » Huhu, n'est-ce pas? « Je suis calée sur un tout un tas de choses, je suis une universitaire après tout. » Il vide son verre et s'installe plus confortablement, me faisant désormais face. Je l'imite et pose aussi mon verre vide sur la table basse « Vous devriez développer, tout ça attise ma curiosité. » Il s'approche un peu de moi et je me penche donc un peu vers lui pour chuchoter « Et bien, j'ai fait un peu de sociologie figurez-vous. Je m'y connais assez en... rapports humains. »

Il prend un air dubitatif et réponds avec un sourire pour le moins craquant  « J'ai cru voir un rapide aperçu de vos études, tout à l'heure. » avant de poser doucement ses lèvres sur les miennes. Ma main se pose sur sa cuisse tandis que l'autre s'empare de l'arrière de sa nuque, pour approfondir cette étreinte. Le baiser s'intensifie et finalement ma jambe bascule et je me retrouve à califourchon sur lui, mes mains se baladant dans ses cheveux et mes lèvres pressées fermement contre les siennes. Mathias se montre réceptif, sa main venant taquiner le haut de mes longs bas et son corps s'approchant du mien. Ses lèvres viennent trouver mon cou, ce qui ne me laisse pas entièrement indifférente. Je l'embrasse de nouveau, longtemps, avant de déposer quelques baisers dans sa nuque, le creux de son épaule, tandis que mes mains défont lentement les boutons de sa chemise. Mes lèvres suivent le chemin, embrassant délicatement son torse ma foi fort bien sculpté. J'interromps mon parcours pour capturer à nouveau ses lèvres, savourant ce moment inattendu mais fort agréable. Sa main précise défait d'un geste la fermeture de ma robe, décidément pas si innocente, qui glisse donc le long de mon corps avant de choir sur le sol. Ses mains entourent finalement mes hanches et il m'allonge avec douceur sur le canapé. Je plonge mes yeux dans les siens avec un sourire taquin, mordille ma lèvre inférieure avant de jouer un moment avec la ceinture de son pantalon, que je détache sans mal. Mes mains courent ensuite sur son torse pour faire voler cette encombrante chemise et nos lèvres se retrouvent, encore et encore. Ma jambe s'enroule autour de sa taille pour l'attirer contre moi et je m'occupe de la fermeture de son jean. Il s'occupe pendant ce temps du peu de tissu qui me recouvre encore et je le déleste en contrepartie de cet encombrant pantalon. Je m'empare avec force de sa bouche et nos corps se rapprochent, pour s'unir d'abord doucement, puis en une danse plus rapide qui me fait frissonner et soupirer. Mes mains s'enfoncent dans la peau de son dos et j'incline la tête en arrière avec un gémissement bienheureux, sentant l'extase grimper doucement. Je me redresse un peu, fait courir mes mains sur son corps ferme et bien dessiné pour le presser un peu plus contre le mien et soupire à nouveau, plongeant dans sa nuque pour y déposer quelques baisers empressés. Je me laisse retomber sur le dos, sentant nos êtres frôler l'osmose, ralentir et faire durer ce plaisir inattendu. Nous nous répondons à merveille, son corps et le mien esquissant une danse bien orchestrée qui nous fait brûler en cadence. Je serre sa main dans la mienne, laissant la vague de désir que j'ai refoulé une première m'envahir, dans un cri étouffé. Ses lèvres trouvent fiévreusement les miennes alors que tout mon corps se tend et se relâche sous cette déferlante de sensations.

Je me laisse finalement retomber sur les coussins, le souffle court et échange un regard avec Mathias, un sourire en coin sur les lèvres. Je passe une main détendue dans mes cheveux, que je secoue légèrement pour qu'ils retombent de façon moins erratique. Légèrement, j'effleure à nouveau ses lèvres et susurre « Well that was fun... » 

uc
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