This night - Harper

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MessageSujet: This night - Harper   Jeu 4 Avr - 1:58

Encore, toujours. Verre à la main, yeux brillants, traits marqués, Arthur la biture, accoudé à un bar quelconque, au beau milieu de Cambridge. Pourquoi ? J'en sais trop rien. Londres me saoulait, Oxford me saoulait, Cambridge allait peut-être me saouler plus, mais après tout, n'est-ce pas là mon but ? Sans trop me poser de questions, un peu paumé, j'suis rentré dans le premier bar entrant dans mon champ de vision, après tout, c'est la première inspiration la meilleure, alors pourquoi ça serait pas le premier bar le meilleur ? J'ai pas le temps de réfléchir, ni l'envie faut dire, je m'engouffre dedans, et m'enfile un verre aussi sec. Et plusieurs autres. A vrai dire je ne saurais pas dire quand j'ai été sobre la dernière fois. C'est trop loin, trop douloureux, je préfère m'asphyxier dans un trop plein d'alcool, anesthésier tout ça, on n'y pense plus, ça n'existe pas. Un petit instant de lucidité, je faisais quoi, hier, à la même heure ? Aucune idée. Je reprends un verre, je l'ai bien mérité. Je soupire et bois, je ne sais plus à combien j'en suis, combien de verres, combien de trous dans le porte monnaie, je m'en fous, je continue. Je connais personne ici, ou personne ne me connait, attends, j'suis dans un vieux patelin, genre trou du cul du monde non ? J'ai oublié. Je m'en fous, comme toujours. Je m'en fous plein le foie. Et je croise son regard dans le miroir, derrière le bar, juste en face de moi. Un face à face indirect, ayant le mérite de me faire esquisser un rictus presque joyeux. Je me retourne, un peu trop heureux. "Harper, c'est génial, tu fais quoi ici ? Je suis content de te voir tu sais. Un verre ?" Je lui sers le sourire de l'idiot du village, imbibé d'alcool, je descends tant bien que mal de mon tabouret pour aller l'enlacer, légèrement chancelant. Elle me repousse, réflexe bien naturel, fallait bien s'y attendre ! Je fais une petite moue boudeuse, avant qu'elle ne se mette à me crier dessus, avec un air se voulant sévère... J'ai envie de pouffer de rire. Elle est trop. « ARTHUR ! TU DEVRAIS AVOIR HONTE ! TE METTRE DANS UN ETAT PAREIL VRAIMENT ! Je peux savoir ce qui t’as pris ?! Patron deux cafés s’il vous plaît, pour le monsieur. Espèce d’idiot ! Je t’ai déjà dit cent fois de ne pas boire autant ! Assieds-toi ! » Je me laisse guider et commander, même si j'aimerais bien encore l'embêter, pour voir jusqu'à combien de décibels elle monte. Du café ? Pourquoi faire ? Je tente d'être discret, chuchotant en appelant le barman, même si, puisqu'elle est à côté de moi, c'est peine perdue. "Vous pourriez pas rajouter un peu d'whisky dedans ?" Son soupir à fendre l'âme me ferait rire, mais j'essaie de me contenir. « Mais qu’est ce que je vais faire de toi… une vraie loque. Arthur, pourquoi est-ce que tu fais ça ? » Je fronce les sourcils en me tournant vers elle. "C'est juste qu'ici, à Cambridge, il fait un p'tit peu trop froid, alors bon, j'me réchauffe comme je peux hein !" Quel idiot. Mais bon, je dois dire qu'elle sauve ma soirée. Y'a rien de plus drôle que de se faire gronder par elle. Et puis, c'est l'une des rares femmes parvenant à me supporter, autant en profiter ! "Et puis, tu sais bien que tu peux tout faire de moi... A condition de me montrer tes gougouttes !*" J'adorais jouer les lubriques avec elle, j'attendais sa réaction avec impatience. Ce qui ne tarda pas à venir, pour mon plus grand bonheur. Enfin, si son rictus auquel je réponds par un sourire béat de benêt, suivi par une belle baffe dans la figure, pouvaient être des instants de bonheur. Ça n'est pas vraiment le cas, je crois. « Tout faire de toi hein ? JE VAIS T’ARRACHER LES MEMBRES UN A UN POUR TE FAIRE DESSOULER ESPECE D’IVROGNE ! » Comme c'est rassurant. J'allais chuchoter un "quand je te disais que tu pouvais tout faire de moi je ne pensais pas vraiment à ça" mais il valait mieux me taire, je n'avais pas envie d'être écartelé en place publique, avec les rires diaboliques de Harper en fond pour accompagner mon douloureux trépas. Flippant. « Maintenant ça suffit ! Tu vas finir par me choper une cirrhose ! Il faut te reprendre Arthur, ok tu touche le fond mais c’est de ta faute, tu as merdé comme pas possible. Alors maintenant terminé les conneries, tu te reprends en main et t’essaye de récupérer un bon karma avant que je ne te foute mon pied au cul ! » Se reprendre en main ? J'admirais la naïveté et la foi d'Harper en l'être humain, j'en étais bien incapable. Sans me demander mon avis, voilà qu'elle me traîne par l'oreille, ce à quoi je réponds par des "Aïe aïe aïe, doucement !" très virils. Si si, je vous assure. "Tu m'emmènes où là ?" Allait-elle passer à l'acte, me démembrer comme elle l'avait dit ? J'évitais d'ajouter une autre remarque vaseuse de ma part, on sait ce que ça donne.

Elle prend son temps avant de répondre, perdue dans ses pensées. Peut-être qu'elle réfléchissait au meilleur endroit où séquestrer un ancien vice premier ministre, pour lui faire payer ses châtiments. Pas si désagréable que ça, si c'est elle le bourreau... Je me gardais bien de dire tout ça à voix haute. « Chez moi. Tu vas prendre une douche et mettre des vêtements propres. Je dois bien avoir quelques trucs à mes cousins qui traînent. » Ce qu'elle est drôle ! Mais elle ne plaisantait pas. Je ne pouvais de toute façon pas répliquer, elle accélère la course jusque chez elle, j'ai un peu de mal à suivre. Mon humeur badine me fit penser "Attention, maintenant je sais où tu habites !", mais encore une fois, je gardais sagement ces paroles dans mes pensées, ricanant légèrement. Je me retrouve rapidement avec des vêtements sur les bras, sans possibilité de protester, encore. « Et toute tentative de lamentable séduction sera punie Arthur. Fais-moi confiance là-dessus, bourré tu n’as aucune chance et sobre non plus. Alors considère moi comme un être asexué s’il te plaît. Et va te laver, tu empeste le mauvais whisky ! » Bien, je n'ai pas le choix. "Tes cousins s'habillent vraiment..." Je ravale les derniers mots avant de les prononcer, les remplaçant péniblement. "... comme des rois ! J'ai de la chance dis donc." Je n'étais pas franchement motivé pour prendre ma douche, là, maintenant. J'avais envie d'embêter Harper. "Je ne peux donc pas te proposer de me rejoindre, c'est triste, mais sache que le cœur y était !"

UC

* Ceci est une honteuse intrusion du staf dans un RP, jamais Arthur n'aurait pu dire une chose pareille ! Voyez comme nous sommes bafoués, humiliés ici ! REVOLUTION



Dernière édition par Arthur D. Beckett le Lun 6 Mai - 3:19, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: This night - Harper   Jeu 4 Avr - 23:06

« Au r’voir Mrs Black ! Hésitez pas à revenir ! » Je souris comme une bienheureuse et sors du restaurant en ronronnant presque. Oh. My. God. Comme on dit chez moi. Un repas divin, dantesque, et je pèse mes mots ! Note pour moi-même : me refaire des restaurants plus souvent, même toute seule, je m’en fiche, je veux profiter de la vie. D’un geste de la main je repousse une mèche de cheveux et remonte le col de ma veste. Mais quel froid ! Je frissonne et pense avec délices à mon appartement bien chauffé, mon thé brûlant et cet horrible pyjama tout doux. Mes talons claquent sur les pavés et je passe devant ce petit bar, oh, à deux pas de mon chez moi. Ce petit bar chaleureux dans lequel j’aime corriger mes copies devant un bon chocolat chaud… ou une vodka, selon l’envie du moment. « Arthur ? » Je plisse les yeux. Mais oui, c’est bien lui que j’aperçois à travers la vitre. Dans un état pas très reluisant évidemment. Je fronce les sourcils et entre, fais tinter la clochette d’entrée. J’arrive derrière lui et croise son regard dans le miroir. Il se retourne, esquisse un sourire (oui enfin c’est comme si Severus Rogue essayait de sourire à Minerva McGonagall). 'Harper, c'est génial, tu fais quoi ici ? Je suis content de te voir tu sais. Un verre ?" Il chancèle, il titube et s’avance vers moi, me prend dans ses bras, maladroitement. Je plisse le nez. Il pue l’alcool. Et quel sourire idiot. Je le repousse à bout de bras et le fixe d’un air que je veux sévère. « ARTHUR ! TU DEVRAIS AVOIR HONTE ! TE METTRE DANS UN ETAT PAREIL VRAIMENT ! » Le peu de client ne me prête pas attention, ils sont tous bourrés, comme Arthur. Le patron quant à lui a l’habitude de m’entendre engueuler les types un peu trop imbibés. « Je peux savoir ce qui t’as pris ?! Patron deux cafés s’il vous plaît, pour le monsieur. Espèce d’idiot ! Je t’ai déjà dit cent fois de ne pas boire autant ! Assieds-toi ! » D’autorité je le pousse vers son tabouret et lui tends une première tasse de café. J’ai l’impression d’être face à un gosse qui ne m’entend qu’à moitié. Ce n’est pas la première fois que je le vois dans cet état et bien qu’Arthur soit un salaud de la pire espèce, il a néanmoins un bon fond qu’il m’a été donné d’apercevoir. C’est bien pour ça que je ne le laisse pas massacrer son foie. Je suis persuadée qu’il peut devenir un homme meilleur, expier ses fautes et recommencer une nouvelle vie. Mais pour ça il faudrait déjà que monsieur daigne être sobre ! Je soupire. « Mais qu’est ce que je vais faire de toi… une vraie loque. Arthur, pourquoi est-ce que tu fais ça ? » « C'est juste qu'ici, à Cambridge, il fait un p'tit peu trop froid, alors bon, j'me réchauffe comme je peux hein ! »Je soupire et passe ma main sur mon visage. Oui oui je me souviens pourquoi je me la joue célibataire endurcie depuis que je suis arrivée en Angleterre. Les hommes sont épuisants. Prenez Caïn et Dante. De vrais gamins. Et autoritaires en plus. Leur tenir tête est une bataille de tous les instants et si je devais leur céder un seul millimètre je me retrouverais à habiter avec eux. Non merci. Concernant Arthur c’est une autre paire de manches. Il est perpétuellement imbibé d’alcool. Je sais qu’il a eu des moments difficiles, mais qui n’en a pas eu ? Oh et puis il fallait pas jouer au con hein ! «  Et puis, tu sais bien que tu peux tout faire de moi... » Je me fige et lui souris d’un air pas follement rassurant avant de lui coller une bonne baffe. « Tout faire de toi hein ? JE VAIS T’ARRACHER LES MEMBRES UN A UN POUR TE FAIRE DESSOULER ESPECE D’IVROGNE ! » Ce qui est bien avec Arthur c’est que je peux lui hurler dessus autant que je veux, il ne le prend pas mal. Il sait que je ne vais pas vraiment le démembrer. Enfin je crois. « Maintenant ça suffit ! Tu vas finir par me choper une cirrhose ! Il faut te reprendre Arthur, ok tu touche le fond mais c’est de ta faute, tu as merdé comme pas possible. Alors maintenant terminé les conneries, tu te reprends en main et t’essaye de récupérer un bon karma avant que je ne te foute mon pied au cul ! » Grands dieux si mes élèves m’entendaient ! Oui bon, ils m’entendent parfois. Parfois c’est pire. D’autorité, j’attrape son oreille d’une main, pose quelques billets sur le comptoir de l’autre et le traîne derrière moi sans la moindre pitié. Non mais oh. Faut arrêter de déconner là. « Aïe aïe aïe, doucement ! Tu m'emmènes où là ? » Sans prêter attention aux protestations pitoyables de ce pauvre Arthur, je le traîne à ma suite, esquissant un geste de la main au barman. Il a l’habitude, me fait un signe de tête non sans rire légèrement de ma victime. Et moi, malgré ce qu’Arthur a pu faire, ce que Caïn et Dante m’ont dit à propos de lui, ce que Blair a vécu, je m’obstine à voir du bon en lui. Il m’a sauvée. Il ne peut pas être irrécupérable ! Je veux y croire, je veux croire que les hommes peuvent apprendre de leurs erreurs, qu’ils ne sont pas tous des salauds en puissance… Lorsque je sors de mes pensées, je me rends compte que je n’ai pas répondu à mon otage et que je tiens toujours fermement son oreille. « Chez moi. Tu vas prendre une douche et mettre des vêtements propres. Je dois bien avoir quelques trucs à mes cousins qui traînent. » Sans lui laisser le temps de protester (décidément, ça devient une habitude !), je recommence à lui tirer l’oreille pour qu’il me suive. Heureusement mon appartement n’est pas loin. Nous arrivons enfin devant la porte, je tourne la clé dans la serrure, donne un grand coup d’épaule et la porte s’ouvre enfin. Je pousse Arthur dans le salon en soupirant. Mais quelle loque ! C’est pas possible d’être aussi empoté ! Je repère les fringues que Caïn et Dante ont oublié ici après notre dernière séance shopping. Mouais. S’ils apprennent pour Arthur celui-ci est mort et moi je suis bonne pour habiter avec eux, ce dont je n’ai aucune envie. D’autorité je pose un jean, un teeshirt et un pull dans les bras d’Arthur et lui désigne la porte de la salle de bain. « Et toute tentative de lamentable séduction sera punie Arthur. Fais-moi confiance là-dessus, bourré tu n’as aucune chance et sobre non plus. Alors considère moi comme un être asexué s’il te plaît. Et va te laver, tu empeste le mauvais whisky ! »

"Tes cousins s'habillent vraiment..." Je plisse les yeux et le regarde d’un air menaçant, mains sur les hanches. Je vais le cogner. Je vais VRAIMENT le cogner s’il continue ! J’aime bien Arthur mais il ne faut pas pousser non plus ! "... comme des rois ! J'ai de la chance dis donc." Je renifle d’un air dédaigneux et croise les bras. S’il connaissait le prix de ces fringues justement, il se rendrait compte qu’il n’est pas si loin de la vérité. Les jumeaux sont terribles, pire que moi quand il s’agit de claquer une somme folle dans des vêtements. "Je ne peux donc pas te proposer de me rejoindre, c'est triste, mais sache que le cœur y était !" Je hoche la tête. « Tu fais bien. Me compter parmi tes conquêtes te conduirait à un décès prématuré mon pauvre Arthur et j’ai encore un peu de compassion en moi pour t’éviter un tel sort. Va te doucher immédiatement ou je te fais manger un dictionnaire ! Et pas par la bouche ! » Fermement je l’attrape par le bras, le balance dans la salle de bain et referme la porte. « Ne t’avise pas d’en sortir avant d’être propre et habillé ! » Ronchonnant, je vais chercher une carafe d’eau et arrose délicatement mes plantes en l’attendant. Rien de tel pour me calmer que de prendre soin de mes petites chéries.

U.C

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