Somebody that I used to know Ϟ w/Denzel

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MessageSujet: Somebody that I used to know Ϟ w/Denzel   Mer 3 Avr - 1:35



somebody that i used to know
Lorsque mon visage s'extirpa d'un court rail de cocaïne qu'on m'avait présenté sur la table, une fille dont je ne connaissais ni le nom ni le visage se suspendit à mes lèvres. En tournant le visage de l'autre côté, la situation se répéta. Je pouvais les entendre se disputer mon corps mais ne les voyais pas vraiment. Elles s'obstinaient à m'attirer à elles avec un tel engouement que je finis par ne plus hésiter à les repousser à bout de bras. La musique était forte et assourdissante mais elle permettait de couvrir leurs cris perpétuels à mes côtés. J'avais vraiment besoin de faire taire ce monstre en moi et de me faire des amis à Oxford car cette situation de solitude ne convenait plus aussi souvent qu'avant et je regrettais amèrement de devoir refaire surface dans cette ville que j'avais volontairement délaissée. Mon cœur menaçait d'exploser à chaque impulsion de la basse dans les amplis. Je profitais de ce moment de suspend pour m'échapper vers les toilettes. Après quelques minutes d'attente dans les cris d'impatience, je pénétrais dans une pièce froide, aux néons aveuglant au plafond. Une lumière falote découvrait le carrelage blanc, les ornements des miroirs et je fis face à mon visage pale et désespérément en manque de sommeil. On se serrait moins ici que dans la file à l'extérieur et le froid pénétrait de l'extérieur, battait ma nuque tandis qu'un souffle moite s'élevait de la salle et contrastait avec la chaleur plus tenace de la piste de danse. Les filles s'éventaient et se repoudraient en s'assurant d'être vues et en laissant derrière elles une traînée impalpable de parfum nauséeux. Enfin seule, je me postais devant un miroir et me dévisageaient comme si j'observais une étrangère. « Ok, Cavendish, ressaisis-toi ! » m'ordonnais-je. Je savais qu'un verre d'alcool me permettrait de me requinquer et rassemblais mes affaires en m'apprêtant à sortir.

« Cavendish ! Finalement, on n'a pas besoin d'être ensemble pour suivre la même voix ! ». Quelques secondes s'écoulèrent avant que je ne réalise qu'on avait prononcé mon nom. J'avais cru à une hallucination ou peut-être une manifestation de ma part. Mais l'enthousiasme de sa voix me rappela soudain à ma léthargie et je réalisais que quelqu'un venait effectivement de m'intercepter. Je me retournais, lasse, mais mes yeux s'écarquillèrent de stupeur. Quand bien même on se serait croisée auparavant je ne l'aurais pas reconnue. Elle ne ressemblait plus à l'enfant que j'avais connue, et si ses traits étaient restés les mêmes, elle était devenue une femme authentique et magnifique. Ma main se tendit, réflexe, car même dans l'agonie ce fut ce geste - qui me rappela à toute une vie - que je parvins à réaliser. Chaque seconde rappelait celles que j'avais passées en sa compagnie et laissait trop d'interrogations sans réponses. « Denz' ? Je... » réagissais-je enfin. « Waouh ! » fut tout ce que je parvins à dire et ma main palpa son bras comme pour m'assurer de la véracité de la scène. Je finis par m'immobiliser en retrait pour qu'il fût possible, de l'endroit où je me tenais, d'avoir sur mon interlocutrice une vue parfaite. Et je me pris à souhaiter ardemment, qu'elle me supplie de rester avec elle, qu'elle m'arrache à cette foule austère et avide. « Qui deviens-tu, que fais-tu, où vis-tu? » dis-je à la place en exhibant mon premier sourire de la soirée.

« Comme tu peux le voir, j'deviens pas grand chose... J'vis un appartement à Kensington, et toi, toujours sur Londres ? » Plus j''observais chaque détail de son être plus sa présence me semblait vraisemblable. Mon regard fut particulièrement attiré par ce qu'elle tenait entre ses doigts. Je souris à l'idée qu'au fil des années nous avions continué à nous ressembler, et ce même sans fréquenter. « Moi? Non, j'habite à Oxford depuis longtemps. Je ne suis pas restée trainée à Londres après ton départ, tu vois, c'est un peu Babylone pour moi. » J'étais obnubilée par la drogue qu'elle tenait à ma portée mais que je ne pouvais atteindre. Je me demandais si les années passées sans la voir avaient posé un droit de veto contre notre amitié. Je la regardais fumer avec une attention particulière.En fin compte, telle qu'elle m'étais apparue quelques minutes plus tôt en m'interceptant de la sorte, je ne craignais plus pour notre amitié. « Tu partages ? ». Mon menton désigna le joint qu'elle venait de retirer d'entre ses lèvres. Le reste de fumée qui venait vers moi me piquait les yeux déjà bien abimés, et tandis qu'ils se mirent à briller, j'espérais qu'elle ne confondrait pas avec autre chose. Elle aussi était visiblement en pleine réflexion car ma questions la ramenèrent à l'instant présent. Que pouvait-elle bien se dire, était-elle en train de juger mon apparence qu'elle n'avait longtemps pas vu. J'étais moi-même en pleine inspection alors ça ne m'aurait pas étonnée. Une moue amusée se lit sur son visage lorsqu'elle me tendit son joint. Je le portais immédiatement à ma bouche et tirait profondément dessus tandis qu'elle s’apprêtait à en rouler un autre. Je frissonnais en ressentant la fumée parcourir mes poumons et les sensations de paire avec la drogue se propager dans mon corps. « Viens, on dégage. » dit-elle soudainement. Je rouvris les yeux, éberluée, à l'affut de quelconque indication de sa part. A chaque fois que je rencontrais ses yeux saphirs, je retombais dans cette perception qui me semblait irréelle tant elle était belle. Je cherchais à lui demander où est-ce que nous allions mais aucun son ne parvint à se faire entendre et je refermais ma bouche, résolue.

Je suivis Denzel qui sortait des toilettes d'un pas assuré, se faisant intercepter au passage par une fille qui m'étais inconnue, au sourire explicite, et qui reproduisit sur Denzel l'exact geste qu'on m'avait attribué quelques heures plus tôt. Je souriais en retrait. Peut-être les avais-je dérangées, mais Denzel ne semblait pas avoir particulièrement envie de la suivre, du moins, pas assez pour m'abandonner au milieu du club. L'air frais de l'extérieur me coupa le souffle et apaisa mes maux de tête. Je respirais intensément avant de me retourner vers celle qui avait longtemps été ma confidente. « Toujours la même merde chez toi alors ? ». Je n'avais pas envie de répondre. Je ne voulais pas me souvenir qu'à cet âge peu avancé, alors que je la connaissais encore, ma vie m'échappais déjà. Je jouais du pied avec quelques graviers sur le trottoir en cherchant une réponse adéquate mais à trop réfléchir, mes pensées se mélangeaient entre elles. « On est le genre de personnes pour qui tout ira toujours mal... » murmurais-je indistinctement, puis je relevais la tête et lui souris à nouveau. « Je vois qu'on joue pour la même équipe. Finalement le temps ne nous aura pas si différenciées que ça. ». Question stupide puisqu'elle se souvenait que Denzel ai amorcé une réflexion similaire au début de leur rencontre. Mais Shea préférait même suivre ce chemin là que de parler de son passé.


Dernière édition par Shea Cavendish le Lun 13 Mai - 11:02, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Somebody that I used to know Ϟ w/Denzel   Jeu 4 Avr - 17:46

Une feuille entre les mains, je tente de me rouler un joint au milieu des sangsues qui m'entourent. Il suffit d'être bien gaulé pour les attirer comme des aimants, surtout dans ce bar bien spécial. Mais bon, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre... J'suis attirante, Dieu m'a bien roulé, qu'est-ce que j'y peux ? En parlant de rouler, je finis par porter mon beau joint à mes lèvres, me rendant alors compte que j'avais paumé mon briquet. Tâtant sans gêne les poches de mes voisines, je glissai ma main dans celle de l'une d'elle et allumai enfin mon précieux. Bien évidemment, ici les remerciement se font rarement à travers des mots ; les démonstrations de nos pensées par des gestes sont bien plus appréciées... Véritable lieu de désir entre hommes ou femmes, il n'y a pas vraiment de limite établie quant à nos débordements. Prenant une bonne bouffée de cannabis, je me laisse aller à ses vertus apaisantes, sous les baisers et autres petits plus de la fille au briquet, à présent sur moi. Comment les hétéros font-elles pour se passer du touché bien placé d'une femme ? Elles ne l'ont jamais connu, voila le problème. Avec cette drogue qui circule en plus dans mon organisme - et dans le sien, j'suis pas égoïste -, nos plaisirs n'en étaient que décuplés. Sans que nous ayons modifié nos occupations, une dizaine de minutes passèrent avant que ma vessie ne se manifeste. Le pression qu'elle supportait jusque là ne se révéla plus supportable justement. Faisant basculer la fille sur le canapé, je ne me privai pas de lui décrocher un baiser en bonne et du forme avant de la quitter pour rejoindre les toilettes. Voyant la file qui se présenta face à moi, je ne me dérangeai pas pour passer devant tout le monde et rejoindre les première toilettes qui se libérèrent. S'ils ne sont pas content, c'est pareil ; je me contentai de leur afficher ma jolie paire de fesses. Ma petite affaire finit, j'eus comme toutes les filles ce qu'on pourrait appeler "l'appel du miroir". Quel surprise je n'aurais pas eu s'il ne s'était pas manifesté... « Cavendish ! Finalement, on n'a pas besoin d'être ensemble pour suivre la même voix ! », déclarais-je amusée. Ca doit bien faire 10 ans que je ne l'ai pas vu, et pourtant, c'est comme si c'était hier ! A revoir son visage dans le miroir, depuis tout ce temps, j'en retournais à l'époque où on était gamine. Elle se retourna alors, et je pu la voir dans toute sa splendeur.

Inchangée mais magnifiée. Autant le dire tout de suite, elle m'entrainerait dans son lit, je me laisserais guider. « Denz' ? Je... Waouh ! » Sa surprise me fit sourire, le contact de sa main sur ma peau me donna un léger frisson. A la fois parce que je me trouve heureuse de la revoir là, mais ce me sembla tellement... irréel ? Je n'ai jamais envisagé recroiser un jour une personne que j'aurais connu enfant. Hormis la garce Blair... D'un autre coté, il est vrai que Shea fait partie du peu de personnes sur lesquelles j'ai souhaité tomber un jour par hasard, comme maintenant. Avant Alexander, elle était celle qui me soutenait, et que je soutenais. Même si on n'avait pas vraiment connaissance de la vie privée de l'autre, on savait pertinemment qu'elles étaient bien plus compliquées que celles de ces autres gamins. « Qui deviens-tu, que fais-tu, où vis-tu? » Des questions, elle doit en avoir un tas depuis le jours où j'ai totalement tourné la page. « Comme tu peux le voir, j'deviens pas grand chose... », lui dis-je avec plaisanterie, en désignant les lieux de la main tenant mon joint. Je ris de cette situation, de ma vie entière, mais chaque fois, un léger pincement se fait sentir en moi. Mais je ne m'en préoccupe jamais, plus maintenant depuis longtemps. « J'vis un appartement à Kensington, et toi, toujours sur Londres ? », lui demandais-je en prenant une taffe. « Moi? Non, j'habite à Oxford depuis longtemps. Je ne suis pas restée trainée à Londres après ton départ, tu vois, c'est un peu Babylone pour moi. » Je me demandai alors, dans un élan de réflexion certainement dû à la drogue, si j'aurais quitté la ville moi aussi, sans ma mère m'y retenant. Seulement, de toutes les manières que je pusse envisager sur le moment, il aurait fallu que la maladie ne nous ait pas touché. Sans cette putain, j'aurais pu être aujourd'hui une fille à papa pour qui tout va bien, et là encore, qu'elle utilité de partir ? Ouais nan, ma vie pourrit me suffit bien. « Tu partages ? » Ses mots m'extirpèrent de mes pensées. Je la regardai, amusée de percevoir son envie se refléter dans ses prunelles, sa façon d'être à l'instant. « Bien sûr. Tiens finis-le, je vais nous en refaire un », lui dis-je souriante. Certainement moins agressive que j'aurais pu l'être à l'époque, même si je ne l'ai pas tellement été avec elle. « Viens, on dégage. » Sortie des toilettes, je croisai la fille de tout à l'heure. Me frôlant, à son passage, elle m'adressa un sourire aguicheur et me mit la main aux fesses. Y aurait pas eu Cavendish, j'me serais bien arrêtée pour la plaquer contre le mur... Au lieu de ca, je me contentai de la regarder s'éloigner vers le bar, lui adressant un clin do'eil et un léger signe de la main pour lui dire à la prochaine. Elle est certes une inconnue, mais pas tout à fait cependant. Trois fois sur quatre où je viens ici, je l'y trouve. Cela dit, je ne connais même pas son nom. Ou je l'ai oublié.

Une fois dehors, les effets du bon cannabis que j'avais pris commencèrent à me submerger. Les couleurs devinrent plus vives, les sons plus mélodieux... Tout est au plus paisible et au plus beau. Commençant à rouler un second joint, je fis face à Shea et lui demandai : « Toujours la même merde chez toi alors ? » Nous deux, on n'a jamais vraiment été dans le détail. On se tenait au courant par un simple oui ou non pour toute réponse à ce genre de question. Ca suffisait à comprendre, selon le ton emprunté, à quel point point la vie personnelle de l'autre est pourrie, déjà à 10 ans. « On est le genre de personnes pour qui tout ira toujours mal... Je vois qu'on joue pour la même équipe. Finalement le temps ne nous aura pas si différenciées que ça. » Je lui souris, signe que je comprends qu'elle ne veuille pas en parler. Je suis également devenue une reine en la matière. Éviter les sujets qui dérangent. Ou totalement le contraire, je le prends contre moi et agresse mon interlocuteur qui ne pensait pas obligatoirement à mal... C'est un choix qui vient sur le moment disons. « Tiens, garde le un moment veux-tu, je n'ai pas envie de te voir déprimée alors qu'on vient juste de se retrouver. » Commençant le joint pour l'allumer, je le lui tendis sans attendre à ce qu'il me soit rendu. « T'es pas belle quand tu fais ce genre de tête », lui dis-je taquine.


u.c.
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