elisha&noah - the past is never where you think you left it

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MessageSujet: elisha&noah - the past is never where you think you left it   Sam 30 Mar - 16:33



✖ELISHA AND NOAH✖
« The past is never where you think you left it »

Il est un peu moins de 14 h 00 lorsque je quitte les locaux du label. Dehors, la température avoisine les 1 degrés et un vent frais vient me claquer le visage. Resserrant le col de ma veste à l’aide de ma main droite, j’enlève ensuite mes gants pour passer un coup de téléphone à ma sœur jumelle. Complètement abasourdie par la réapparition de son mari, ma douce Aliyah ne sait plus quoi faire. Mais comment l’en blâmer? Apprendre que son époux est toujours vivant et se retrouver en face de lui alors qu’on le croyait mort, n’est pas une chose facile - mais lorsque votre amoureux vous apprend qu’il était au courant, la pilule est encore plus difficile à avaler. Néanmoins, ma sœur ne semble pas en vouloir à son petit-ami. Pourquoi se montre-t-elle aussi clémente? Je ne connais pas la réponse. Tout ce dont je sois certain c’est que cette découverte l’a complètement anéantie et qu’en ce qui me concerne, je suis bel et bien décidé à avoir une conversation avec ces deux dégénérés. Parce qu’il faut être fou pour feindre sa propre mort, pas vrai?! Je ne suis peut-être pas un modèle de sainteté, mais en ce qui me concerne, jamais je ne pourrais élaborer un plan aussi tarabiscoté! Le pire dans tout ça, c’est probablement que ma sœur s’entête à défendre ce Enzo, en prétextant qu’il s’est retrouvé au pied du mur et que c’est son époux qui a tout organisé. Pour moi, il n’y a pas lieu de les différencier. Ils sont tous les deux bons à enfermer!

Vous l’aurez compris, la situation est loin d’être simple et je me fais énormément de soucis pour ma sœur jumelle. Malheureusement pour elle, je ne suis pas aussi disponible que je le souhaiterais. Débordé au label, je passe la majorité de mon temps là-bas et quand je ne suis pas occupé par le boulot, je me précipite chez Joanne pour passer un peu de temps avec ma fille. J’ai bien conscience de la gravité des faits, et je sais qu’Aliyah a besoin de moi, mais d’un autre côté je ne veux pas laisser passer la chance que Joanne m’a laissé. Apprendre qu’elle avait dû gérer sa grossesse toute seule et élever notre fille par ses propres moyens me fait énormément culpabiliser. Malgré tout, elle a accepté de me laisser une chance et je compte bien me montrer à la hauteur de ses espérances. En ce qui nous concerne, je ne me fais pas d’illusions. Je sais pertinemment qu’elle n’a plus confiance en moi et que tout ce que je pourrais bien dire n’effacera jamais le mal que je lui ai fait, mais j’ose espérer qu’à défaut d’autre chose, nous pourrons redevenir amis, ne serait-ce que pour Lucy.

Toutes ces petites choses m’empêchant de rentrer à Oxford (où j’ai pourtant élu résidence), j’appelle régulièrement ma sœur pour prendre de ses nouvelles. Probablement occupée ailleurs, la demoiselle ne répond pas, raison pour laquelle je lui laisse un message vocal. « Aliyah, c’est moi. Je voulais juste prendre de tes nouvelles. J’imagine que tu es avec Enzo. Je n’ai pas envie de me disputer avec toi alors, je t’épargnerais tout commentaire, mais tu sais ce que j’en pense. Surtout si tu revoies Tom, tiens-moi au courant. Demain, je suis censé passer l’après-midi avec Lucy, mais je serais de retour en soirée. Désolé de t’abandonner, mais il faut aussi que je remette de l’ordre dans ma vie. Je t’embrasse ma puce, à très vite. »

Libéré pour le reste de l’après-midi, je décide d’aller faire un tour au centre commercial, en quête d’un cadeau pour ma petite Lucy. Je ne mets pas bien longtemps à le rejoindre et mon choix s’arrête finalement sur une petite poupée en chiffon. J’aurais bien acheté la maison qui allait avec, mais je ne veux pas que Joanne pense que j’essaie d’acheter son affection. Elle m’a déjà dans le collimateur, inutile de verser de l’huile sur le feu. Mon sac sous le bras, je salue la vendeuse et quitte la boutique, prêt à décrocher mon téléphone (qui sonne depuis quelques secondes déjà) quand je percute quelqu’un. Confus, je décroche tout de même en aidant la mystérieuse inconnue à ramasser ses affaires. Lorsque que nos regards se croisent, mon cœur manque un soubresaut et je lâche à l’intention de mon interlocuteur « Je vous rappelle ». Décidément, les surprises s’enchaînent, je songe, sous le choc de cette rencontre. « Salut Elisha… Ça faisait un bail » sont les seuls mots que j’arrive à prononcer face à l’une des seules femmes que j’ai jamais aimé.

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MessageSujet: Re: elisha&noah - the past is never where you think you left it   Lun 1 Avr - 22:33



Noah.N.Coolidge&Elisha.R.Trewman


Elisha était rentrée à Londres depuis maintenant deux jours. C'est étrange, elle avait vécu ici une bonne partie de sa vie, mais ces trois années à New-York rendait ce retour un peu étrange. Une sensation qu'elle ne saurait expliquer, elle se trouvait au beau milieu de la ville, et c'est comme si elle ne s'y était jamais trouvé. Tout paraissait différent, ça l'était certainement, le paysage n'était pas le même, des bâtiments et structures étaient sortis du sol comme par magie, et elle se surprenait à rechercher des souvenirs enfuis pour s'attacher de nouveau à cette ville qu'elle avait tant aimé. Bon d'accord, ce n'était que quelques modifications qui bientôt remplaceront ses vieux souvenirs, le changement ne venait peut être pas du lieu mais plutôt de sa propre personne. Elle avait changé, et c'est à cet instant qu'elle le réalisait, ses priorités ne sont plus les mêmes, sa vision des choses est bien différente de ce qu'elle était avant de quitter sa ville natale. Elle n'avait averti personne de son retour en ville, peut être parce qu'elle appréhendait les retrouvailles avec ces gens qu'elle avait côtoyé pendant tant d'années. Même ses parents, avec lesquels les rapports étaient toujours aussi compliqués ne se doutait pas de la présence de leur fille à quelques kilomètres de chez eux. Elle tentait de se faire discrète, le temps de se réhabituer à un nouveau train de vie. Est ce que New-York lui manquait? D'une certaine façon peut être, mais cette ville avait fait ressortir le plus mauvais d'elle, au point d'en perdre son intégrité. C'était cette raison qu'il l'avait poussé à prendre ce vol en pleine nuit, et quel soulagement... Charles lui manquait, bien qu'elle le haïssait au plus au point, elle s'était malheureusement attachée à lui, et espérait toujours qu'au fond de lui se trouvait un homme qui attendait bien plus que ça dans la vie. Vols, drogues, violence...Des mots qui avaient une telle résonnance dans son esprit qu'elle en avait des maux de têtes horribles...

Le soleil s'était de nouveau levé sur la ville, l'occasion pour elle d'arpenter les rues afin de reprendre ses habitudes d'antan. Le centre commercial étant à sa portée, elle décida de s'y rendre, essayant de se détendre en faisant quelques boutiques de fringues, et surtout de renouveler cette garde robe qui lui rappeler des souvenirs négatifs de sa vie à NY. Et elle y prit vite goût, la mode n'était pas la même, on ne cherchait pas à être plus tendance mais surtout à trouver son style. Il y en avait d'ailleurs pour tout le monde. Je ressortis d'une boutique, avec déjà deux sacs dans les mains, heureusement que Charles lui avait donné quelques billets avant qu'il se passe le fameux incendie. Son regard se perdit d'ailleurs un instant à cet homme, qui ressemblait étrangement à la victime de l'appartement, celle qu'elle avait d'ailleurs vu à même le sol alors qu'ils étaient simplement venus chercher de la drogue... Son cœur se mit à battre plus rapidement et bientôt elle retroussa chemin, espérant s'éloigner de cet homme qui n'était qu'un simple habitant de Londres. Malheureusement pour elle, la précipitation lui fit bousculer quelqu'un, elle se baissa afin de reprendre ses sacs en main et son attention fût interpellée par l'homme en question qui était au téléphone. Comment ne pas reconnaître cette voix. Son regard croisa le sien, et c'est totalement abasourdi qu'elle se releva. L'homme qui avait eu une importance considérable se trouvait là sous ses yeux, et elle était subitement incapable de sortir le moindre mot. Noah avait été réellement son premier amour, celui avec qui elle avait fait de nombreux projets, l'amour de jeunesse auquel on croit dur comme fer. Une histoire simple, mais tellement belle. Malheureusement pour eux, les choses ne s'étaient pas passés comme ils l'avaient prévu. La maladie de Noah s'était déclarée, et ça avait été le début de la fin. Elle en avait fait du chemin depuis, et il en était certainement de même pour lui. Elle se passa la main nerveusement dans les cheveux."Salut Elisha… Ça faisait un bail" Les secondes paraissaient si longues... Elle était totalement perdue côté émotion, partagée entre l'envie de s'enfuir, disons que la dernière fois qu'elle l'avait vu son attitude, ou plutôt sa maladie avait rendu le moment cauchemardesque, d'autres part, elle avait envie de l'enlacer à n'e plus finir, il la connaissait, il était le mieux placée pour savoir qui elle était, et elle espérait qu'il avait toujours cette vision positive d'elle. Elle se contenta de lui sourire, pas un sourire forcé, non, pour la première fois depuis son départ de New-York, elle ressentait une certaine joie en elle.

«Plutôt oui »

Lâcha t-elle timidement. Ca ne lui ressemblait pas, mais pour le coup, il avait réussi à en faire ressortir une certaine nervosité. Elle l'observa longuement, il semblait ne pas avoir changé, tout du moins il avait toujours les attraits de l'homme qu'elle avait tant aimé.

«Comment tu vas? »

Elle se pinça les lèvres, réalisant que la question relevait malheureusement bien plus que d'un simple état d'esprit.






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MessageSujet: Re: elisha&noah - the past is never where you think you left it   Mer 10 Avr - 13:00



✖ELISHA AND NOAH✖
« The past is never where you think you left it »

Les paroles qui viennent de sortir de ma bouche sont d’une incroyable banalité. Après tout ce qu’on a vécu ensemble, j’ai même du mal à réaliser que je suis resté parfaitement impassible lorsque j’ai croisé son regard. Pourtant, et même si je n’ai jamais été le genre d’homme qui se laisse impressionner, plonger mes yeux dans les siens m’a complètement paralysé. Le soucis avec Elisha, c’est qu’elle a toujours eu une sorte d’emprise sur moi, un pouvoir qu’aujourd’hui encore, je ne m’explique pas. Nous n’étions que des gamins lorsque nous avons commencé à nous fréquenter, mais la jolie brune est la première femme dont je sois tombée amoureux - et quoi qu’on en dise, ce genre de chose vous marque à vie. Un peu comme la manière dont notre histoire s’est terminée. J’en garde même un souvenir assez amer. A tel point que j’ai préféré le chasser de mon esprit. Mais me retrouver en face d’elle a ravivé de vieilles blessures, des blessures que je pensais refermées depuis longtemps, des souvenirs dérangeants et honteux toujours liés à ma maladie. Si la majorité de mes problèmes résultent de ma schizophrénie? Peut-être pas, mais en ce qui concerne ma vie sentimentale, force est de constater que ça complique toujours un peu les choses. Il suffit de se pencher un peu sur mon passé pour comprendre que c’est en partie à cause de cette pathologie que mes histoires d’amour n’ont pas fonctionné. J’ai rompu avec Elisha en découvrant que j’étais malade. Lorsque je lui ai avoué la vérité, elle m’a d’abord répondu qu’on trouverait une solution, que rien n’était insurmontable et que ce n’était qu’un détail. Contrairement à la majorité, elle ne semblait pas effrayée par mon état. Il faut dire que nous étions vraiment très amoureux à l’époque et avec du recul, j’imagine qu’elle était simplement effrayée à l’idée de renoncer à tout ce qu’on partageait. L’espace d’une fraction de seconde, j’ai même voulu croire qu’elle avait raison. Avec un bon traitement et des séances de psychothérapie, j’étais convaincu de pouvoir repousser la maladie. Mais les choses ne se sont pas déroulées aussi bien que je l’aurai souhaité et, malgré tous mes efforts, Elisha a fini par rencontrer Nataniele. Lorsqu’il a pris l’ascendant sur moi et a commencé à lui hurler dessus, j’étais totalement impuissant. J’aurais voulu que ça s’arrête, j’aurais aimé la prendre dans mes bras et lui dire à quel point j’étais désolé de m’être comporté de cette manière - mais il était plus fort que moi. Lors de mes crises, je perds tout sens de la réalité, je ne contrôle plus rien. Nataniele prend le dessus et me pousse à commettre des actes abjectes. Bien que physiquement présent, mon esprit est pris au piège. Alors, faute de pouvoir faire autre chose, j’assiste à la scène et en assume les conséquences. Quant à Joanne… Le scénario était à peu près similaire. Les raisons qui m’ont poussé à prendre la fuite étaient les mêmes, mais ce n’est pas vraiment ce qui a mis notre amitié en péril. Je me suis comporté comme un véritable gougea en l’abandonnant après avoir passé la nuit avec elle et je m’en veux énormément. Bien sûr, je ne pouvais savoir qu’elle tomberait enceinte, mais le simple fait d’imaginer qu’elle a dû élever notre fille seule; pendant plus de six ans, ça me rend malade.

Tout ça pour dire que mon passé continue de me hanter. Après Joanne, c’est au tour d’Elisha de croiser mon chemin et je dois bien avouer que j’ai un peu de mal à gérer tout ça. Mais je ne semble pas être le seul dans ce cas, puisque la jolie brune semble tout aussi perturbée que moi par ces retrouvailles. « On fait aller... » je balbutie en me grattant le haut du crâne -chose que je fais toujours lorsque je suis stressé. « Et toi? Je ne savais pas que tu étais de retour à Londres, mais ça me fait plaisir de te voir. Je t’offre un café? » j’ajoute en désignant une sorte de bar posté en plein cœur du centre commercial.

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MessageSujet: Re: elisha&noah - the past is never where you think you left it   Ven 19 Avr - 11:30



Noah.N.Coolidge&Elisha.R.Trewman


Malgré tout ce qui s''était passé, se retrouvait face à lui était un réel soulagement. Parce qu'il la connaissait, il savait qui elle était. Elle s'était perdue elle-même en allant à New-York, son caractère et ses agissements n'avaient plus rien d'innocent. Elle avait cette sensation d'avoir fait le mal, et voir Noah lui rappelait soudainement qu'elle n'était pas la fille de NY, ou qu'elle ne voulait désormais plus l'être. Sa conscience lui jouait des tours, elle culpabilisait pour le chemin qu'elle avait emprunté. Malgré tout ça, il y avait une certaine distance entre eux. Sûrement parce qu'elle avait peur de faire face à son "autre lui". Le côté plus sombre qu'elle avait eu le malheur de rencontrer alors qu'elle souhaitait se réconcilier avec lui. Sur le coup, elle avait réellement mal pris les choses, elle s'était retrouvée complètement dépassée par les événements, déçue par celui qu'elle avait tant aimé. Puis elle avait finit par comprendre pourquoi il avait eu ce comportement. Cette maladie avait certainement mit un frein à leur relation. Noah avait été le premier à le réaliser. Et bien qu'il n'en pouvait rien, Elisha s'était rendu compte à son tour que la relation ne serait plus jamais la même. Il lui avait manqué, bien sûr. c'était d'autant plus déchirant que cette séparation n'était pas forcement voulue, c'était simplement le destin qui s'en était mêlé.

Dans une autre vie, ils seraient certainement encore ensemble, peut être même fiancés, mais pas dans celle-ci. Il avait eu un rôle important dans sa vie, mais plus rien n'était comme avant désormais. Leur relation n'était plus, et elle avait bien changé depuis leur dernière conversation. Peut être qu'il avait eu un rôle dans ce changement de vie qu'elle désirait, elle avait voulu se changer les idées, se reconstruire après cette relation qui s'était achevée sans même qu'elle ne le sente arrivé. Il restait la meilleure chose qui lui était arrivée, même si ça remonte à plusieurs années en arrière, et qu'on ne peut pas vraiment dire que l'adolescence est une période sur laquelle on est objectif.Elisha était mal perturbée, d'une part parce qu'elle ne s'attendait pas à tomber sur lui et qu'elle ne savait pas vraiment comment réagir, mais surtout parce qu'elle avait eu cette peur de reconnaître Charles. Ce n'était pas lui, et les chances de le trouver ici étaient faibles, il habitait New-York, pourtant c'est une idée qui rôdait toujours dans son esprit.

« On fait aller... » Elle hocha de la tête, se doutant que la réponse puisse avoir un rapport avec cette maladie. Elle culpabilisait un instant, cette schizophrénie, il ne l'avait pas choisi, et elle n'avait jamais pris la peine de renouer avec lui, même en tant qu'ami. Tout ca parce qu'elle en avait peur. C'était pathétique! Qu'est ce que pouvait représenter cette peur face à la souffrance qu'il devait endurer? Elle détourna donc le regard, honteuse. A sa place, elle lui en voudrait et tournerait les talons pour lui donner une leçon de vie. Mais non, il resta là.« Et toi? Je ne savais pas que tu étais de retour à Londres, mais ça me fait plaisir de te voir. Je t'offre un café? » Son naturel lui extirpa un sourire. Il lui était facile de se rappeler pourquoi elle avait craqué pour lui à l'époque. Elle se frotta le front, songeant à son retour qui était plutôt récent.

Je suis rentrée depuis quelques jours enfaites...Mais a moi aussi.

Un sourire plus large se dessina sur les lèvres alors qu'elle hocha de la tête.

Avec plaisir.

Elle se dirigea vers le bar qui se trouvait un peu plus loin, suivi de Noah. Un silence s'installa alors qu'elle se perdait dans ses pensées. Elle s'asseya à une table et adressa un sourire amusé à Noah.

J'ai l'impression de replonger 5ans en arrière...





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MessageSujet: Re: elisha&noah - the past is never where you think you left it   Jeu 23 Mai - 18:14



✖ELISHA AND NOAH✖
« The past is never where you think you left it »

Même si je suis toujours terrifié à l’idée de l’avoir retrouvée, je suis content qu’elle ait accepté mon invitation. Nous nous sommes quittés en mauvais termes et je l’ai toujours regretté. A l’époque, j’étais en colère contre le monde entier, je ne comprenais pas pourquoi le sort s’acharnait sur moi et je n’avais pas envie que les gens émettent des jugements à mon sujet, sous prétexte que j’avais été diagnostiqué : schizophrène. J’avais la désagréable sensation d’être considéré comme une bête curieuse et je ne supportais pas qu’on me parle de ma maladie. Rejeter les gens était bien plus facile que de me mettre à nu devant eux –et malheureusement pour elle, Elisha n’a pas fait exception. Il n’empêche que je me suis mal comporté avec elle. Même si je suis toujours convaincu que la quitter était la meilleure chose à faire, j’aurais dû faire les choses différemment. Cette rupture, brutale et surprenante, l’a totalement prise de court et je sais qu’elle m’en a beaucoup voulu à l’époque. Comme j’ai choisi de couper les ponts, je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de m’expliquer avec elle et je compte bien profiter de ce « petit café » pour lui présenter mes excuses. Elle a probablement tiré un trait sur notre histoire depuis des années, mais dans l’éventualité où l’on serait amené à se croiser régulièrement, j’aimerais autant repartir sur de bonnes bases.

« J'ai l'impression de replonger en arrière... » dit-elle en riant. « C’est vrai que ça fait drôle… » je réplique presque du tac-au-tac, avant de détourner subitement le regard. La situation est délicate et je ne sais plus très bien comment me comporter. « Je ne sais pas par où commencer… » j’ajoute tandis que la serveuse nous apporte notre commande, passée quelques minutes plus tôt. Nous la remercions tous deux au moyen d’un grand sourire et j’attends que nous soyons à nouveau seuls pour reprendre la parole. « J’ai vraiment été nul avec toi. Je sais bien que tout ça remonte à loin maintenant, mais je regrette sincèrement de t’avoir fait souffrir. Je traversais une période difficile à l’époque, je ne savais plus très bien où j’en étais et puis… nous étions si jeunes. Je crois que j’ai eu peur. Peur d’avoir appris que j’étais malade, peur des sentiments que j’éprouvais pour toi. Je sais que ça n’a plus vraiment d’importance maintenant, mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’excuser alors, j’en profite pour le faire aujourd'hui. Je suis vraiment désolé… » Je lui souris et souffle un bon coup. Ça m’a fait bien du bien de lui dire ce que j’avais sur le cœur. « Et si on repartait à zéro ? » Ma proposition est peut-être un peu abrupte, mais tout cela a eu lieu il y a si longtemps maintenant, à quoi bon ressasser le passé ? J’ai changé, mûri et il en va probablement de même pour Elisha. Si j’ai pu ouvrir un label, produire plusieurs albums, retrouver ma sœur et apprendre que j’étais père, j’ose à peine imaginer ce qu’elle a pu faire de son côté. La vie est pleine de surprises et de rebondissements. On n’a pas le temps de s’ennuyer ou de se reposer sur ses lauriers. Il faut aller de l’avant et se battre pour réaliser ses rêves, car au fond, c'est tout ce qui compte.

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MessageSujet: Re: elisha&noah - the past is never where you think you left it   

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