Oh, what a surprise ! [Sloaphenune]

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MessageSujet: Oh, what a surprise ! [Sloaphenune]   Mer 27 Mar - 20:38

« Non tu me fous la paix JE VEUX PLUS TE VOIR ! » D’un geste vif je repousse Curtis et lui colle une gifle retentissante. J’enfile mon teeshirt, mon jean rageusement, attrape mes ballerines et mon sac et claque la porte de la chambre derrière moi. Echevelée, les joues rougies par la colère, je traverse le casino et alpague un taxi. Pourquoi je me suis engueulée avec Curtis déjà ? Ah oui, depuis cette histoire de meurtre, il ne veut pas que je remette les pieds au casino, peu importe que je bosse moi aussi pour Bart, il n’en a rien à foutre. Soit disant il veut me protéger. Qu’on baise ça ok. Qu’il me fasse parfois mal et me laisse des marques ok. Mais qu’il me dise comment me comporter, où aller et le pire dans tout ça que je ne devrais pas le fréquenter, ça non ! Je tremble et le chauffeur me regarde d’un air mi-désolé mi-inquiet. Je grimace et arrange mes cheveux sur mes épaules, tentant de cacher les traces de strangulation sur mon cou. Forcément j’ai oublié de prendre une écharpe. J’indique l’adresse de Stephen, croisant les doigts pour qu’il soit là. « Vous préférez pas l’hôpital ou la police ? » Je souris, agacée. « Non merci. Water Eaton s’il vous plaît. » Il démarre et je soupire de soulagement. Je ne veux pas rentrer à la maison. Curtis pourrait venir m’y chercher pour qu’on s’explique. Pour m’engueuler aussi. Et me reprocher son oreille que j’ai bien amochée en la mordant. Enfin j’arrive et je tends un billet au chauffeur, ne prenant même pas la peine de récupérer la monnaie. Je monte les escaliers et arrive devant la porte. Je frappe. Une fois, deux fois. J’attends. J’appuie sur la poignée. Ah. Merde. Que faire ? Aller à l’appart’, prendre le risque de m’engueuler avec Curtis encore une fois et de lui arracher sa putain d’oreille même si je l’aime beaucoup ? Je préfère la solution de rechange. Tranquillement, je joue avec la serrure et mon set de « manucure », en réalité un set bien utile quand on a paumé ses clés et qu’on se retrouve comme une conne devant une porte close. Porte qui s’ouvre. Triomphante je range mes affaires et entre chez Sephen. Je referme la porte soigneusement, remets le verrou et vais m’installer sur le canapé. J’ai bien compris la leçon, plus jamais dans sa chambre. J’ai décidé d’y mettre du mien. Entrer chez lui par effraction ok. Entrer dans son lit par effraction non. C’est beaucoup plus drôle quand il est là. J’attrape un pull qui traîne et l’enfile avant de m’étendre sagement sur le divan. J’appréhende un peu sa réaction quand il verra mes marques. Mes yeux se ferment doucement et je m’endors presque immédiatement.

« Holy shit. » Je grogne et me frotte les yeux, me tournant sur le côté alors que j’entends vaguement des bruits derrière la porte. Je me lève et m’approche. « Si tu savais comme j’ai envie de toi ! » Je plaque ma main contre ma bouche. Coller mon oreille à la porte était une mauvaise idée. J’entends tout. « Un instant ! » Des bruits de baisers, de tissu… « C’est bon, ouvre cette fichue porte ! » Je m’écarte et saute sur le canapé. Pétasse. Je ne te connais pas, mais je te hais déjà. Je suis sûre qu’elle est vieille. Merde alors ! Faut que je fasse quoi pour qu’il me saute moi aussi ? Que je chope des rhumatismes et des cheveux blancs ? Que j’attende la ménopause ? « Connard de Stephen » je marmonne en croisant les bras. Les yeux rivés sur la porte, bien droite et assise en tailleur, je regarde la porte s’ouvrir. Trop occupés à se déshabiller, les deux tourtereaux ne me prêtent pas attention. Je me racle la gorge doucement. Pas de réaction significative. « Hum… HUM HUM ! » je fais plus fort avant de leur décocher un sourire goguenard. « Eh ben alors Stephen ? Tu ne me présente pas ? » Je jette un coup d’oeil à celle qui l’accompagne. Oh. My. God. Un canon. Cette fille est un canon. Tout à fait mon genre en plus. Finalement elle ne s’appellera pas « pétasse ». Enfin pas tant qu’elle ne me dit pas un truc désagréable. Je souris d’un air innocent et bats des cils. « Moi c’est June, colocataire occasionnelle de Stephen. Et toi ? » Neregardepasmesmarques, neregardepasmesmarques ! Plutôt mon visage, regarde, je suis mignonne, douce et innocente. Et je peux te faire grimper aux rideaux mieux que ce connard en puissance ! « Pourquoi t'es là June? Je t'ai déjà dit de ne pas entrer par effraction chez moi ! » Je fixe Stephen d’un air goguenard. Oh trois fois rien, j’ai bien cru que Curtis allait me tuer et j’étais vaguement venue dans l’idée de recevoir un peu de réconfort à base de pancakes, mais comme t’as envie de baiser comme une bête en rut je ne vais pas m’imposer hein ! Je me demande quelle serait sa réaction si je lui disait ça sur le ton le plus sérieux du monde. Je soutiens son regard assassin sans ciller et croise les bras. « Pancakes. » je fais d’un ton léger avant de reporter toute mon attention sur le canon qui l’accompagne. Oh merde. Un peu mal à l’aise de la voir prêter attention à mes marques, je rajuste le pull pour les cacher un minimum. Oh Curtis tu me le paieras ! « C'est quoi ce bordel, au juste ? » Je la fixe avec davantage d’attention, arborant mon air le plus innocent possible. Eh ma bichette remets-toi hein ! «Stephen... C'est vrai ? Cette... jeune fille est ta colocataire ? » Je penche la tête sur le côté et fronce les sourcils. Bon, Stephen remercie-moi, je vais faire une bonne action. « Euh, pour éviter tout quiproquo, je blaguais. Je viens squatter ici de temps en temps. Je ne vis pas VRAIMENT avec lui. Et pour préciser, je ne couche pas avec ce vieux pervers. Il paraît que je suis trop jeune. Stephen arrête de me regarder comme si tu allais me tuer ! » Je m’approche et lui tapote gentiment la joue. « Respire vieil homme. »

« Ne commence pas June! » Je souris et lui tire la langue. Je n’ai encore rien commencé. « Ne commence pas Stephen. » je chantonne en allant me servir dans le frigo. Je veux bien être gentille et ne pas trop foutre la merde mais il faudrait faire gaffe à ne pas me prendre pour une conne. « June n'est pas ma colocataire, c'est une amie. Elle squatte de temps à autre chez moi quand elle en a marre de sa cousine, ou comme la plupart du temps, quand elle a envie de mes pancakes. Et en effet, je ne couche pas avec elle! » Je fixe Stephen dans les yeux, sans sourire cette fois, buvant tranquillement un verre de jus d’orange. « Dis-le carrément que tu as honte de moi. » je lâche d’un ton acide. Oui je sais bien que je ne suis qu’une gamine à ses yeux. Si seulement il ne pouvait être qu’un énième vieux con à mes yeux ! Seulement il est LE vieux con. Le mien. Et même si Miss Canon est à tomber, je ne suis pas spécialement ravie de la voir débarquer alors que je comptais bouffer des pancakes pour me remonter le moral. « Tu n'as pas à te justifier Stephen. Je suis désolée, c'est juste que... Merde Stephen, ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais en allant chez toi. » Je la regarde s’accrocher à Stephen sans rien dire, affectant un air ennuyé et un calme digne de ma cousine Rose. Quand je disais qu’elle avait une bonne influence sur moi ! La preuve ! Alors comme ça ils pensaient s’envoyer en l’air ? Sans blague ? J’aurais jamais deviné. « Je suis Sloan... Une vieille amie de Stephen. » Je hausse un sourcil. Accrochée au vieux pervers comme elle l’est, Sloan n’est pas franchement crédible. Juste une vieille amie ? « Vous étiez ensemble y’a combien de temps ? » je demande en m’étirant. « Simple curiosité mais si je puis me permettre, vous n’avez pas l’air de vieux amis. Plutôt d’ex-amants qui aimeraient remettre le couvert mais qui ne le peuvent pas à cause de… oh à cause de moi ! Décidément Stephen, même quand je ne l’ai pas prévu, je te fais gravement chier ! » je fais avant d’éclater franchement de rire. J’attrape mes chaussures et les enfile. « J’vais p’tet vous laisser d’ailleurs… le voyeurisme c’est pas franchement mon truc. » Non moi j’aime mordre et frapper les gens. Quitte à recevoir des coups. Enfin oui sauf que là j’ai pas envie de retrouver Curtis ni qu’il me retrouve et je suis vaguement dans la merde s’il m’attend à l’appart’. Eventuellement, je pourrais aller chez Kael mais avec la poisse que j’ai il pourrait très bien être chez Thaïs ou avec elle et je me vois mal forcer sa porte. Point positif du débarquement en puissance de l’ex - car je devine qu’elle l’est- de Stephen ? Pas de commentaire sur mes marques. Excellent point positif. Ce qui va m’éviter de subir un interrogatoire dans les règles. Je me demande ce qu’est le truc de Sloan ? Les câlins bien tendres ? Ou un truc plus violent ? Elle a l’air marrante cela dit, donc je suppose que son truc à elle c’est les situations peu conventionnelles du style un ascenseur (moi j’aime pas), ou bien un type casé. Notez que je ne juge pas, j’évalue juste ma proie pour voir si ça vaut la peine de tenter une approche. Et ça fait cinq bonnes minutes que je les regarde, enfin que je regarde Sloan sans rien dire et en tentant de l’imaginer nue. Bon, on dirait bien que j’ai perdu quelques neurones à cause de Curtis. Je lui ferais payer plus tard.

« Quand je t'ai demandé de ne pas commencer June, ce n'était pas des mots en l'air!» Je plisse les yeux et ma mâchoire se contracte douloureusement. Eh ! J’ai été plutôt correcte jusqu’ici ! Est-ce ma faute si personne ne sait apprécier les efforts MONUMENTAUX que je fais pour me rendre détestable et ainsi sauvegarder l’espèce d’unité entre les deux tourtereaux ? Je parie que si je m’étais excusée en les voyant débarquer ils auraient été non seulement très gênés mais en plus que l’espèce de tension sexuelle à couper à la hache entre eux deux serait retombée. Mais Stephen ne comprend pas, heureusement d’ailleurs. Je ne veux pas qu’il comprenne, jamais. Ni elle. Il ne me laisse pas le temps de parler d’ailleurs. « Vieux amis, vieux amants, vieux exs. Je n'ai pas de compte à te rendre et nous n'avons pas d'explications à te donner June ! Par contre, toi tu me dois des explications sur la raison de tes marques ! Tu sais très bien qu'en venant ici tu n'allais pas y manquer ! » Et là, quelque chose explose dans ma tête. Je suis en colère, bien plus que je ne l’étais en quittant le casino. De quel droit, de quel droit ose-t-il se prendre pour mon père, me demander des comptes ?! Est-ce que je lui en demande moi ! NON ! Je m’apprête à lui coller mon poing dans la figure quand un cri m’arrête. « PANCAKES ! » Je tourne la tête vers Sloan, cette fois véritablement stupéfaite. D’où elle me pique mon cri de guerre ? J’admire cependant son regard de chat potté (que je ne m’aviserais pas d’imiter, au risque de passer pour un chat blasé) qui semble d’une efficacité redoutable. « Stephen, fais en nous une double ration s'il te plait. »Très redoutable puisque Stephen obéit sans rien dire. Omg. Cette fille est humaine ou pas ? Je souris d’un air dépité. « En ce qui te concerne jeune fille, tu ne vas nulle part. Je ne sais pas ce que ces marques signifient... Mais elles n'ont rien de bien rassurant. Donc si tu as forcé la porte de l'appartement de Stephen, j'imagine que c'est pour une bonne raison. Je ne voudrais pas me sentir coupable en lisant dans les journaux de demain la mort par strangulation d'une jeune femme. » Sérieusement ? Elle ne peut pas se contenter de me considérer comme une gamine insupportable dont il faut se débarrasser ? Comme Stephen ? Non, décidément, elle semble résolue à ce que je sois dans l’incapacité de la détester. « Je le confirme une nouvelle fois, Stephen et moi sommes de vieux amis. Pour ta gouverne, sache que l'un empêche pas l'autre. Et, je tiens à te rassurer, nous saurons nous tenir le temps que tu dégustes les pancakes que tu espérais tant en venant ici. » Bon par contre son petit laïus d’adulte ça commence légèrement à me courir sur le haricot. Ce n’est pas de sa faute. Juste que Stephen m’a mise hors de moi. « Stephen peut les emballer, je les mangerais chez moi. » je soupire en m’approchant de la fenêtre. « Et ça ne sert à rien de s’inquiéter pour ça » je fais en désignant les marques d’un air vaguement concerné. « J’ai connu pire. » « Je ne vais pas te mentir, je suis toujours inquiet quand tu es avec un de tes mecs! Et je ne suis personne pour t'interdire de les voir! » Je soupire. Il n'a qu'à les remplacer s'il n'est pas content. Ou mieux encore, me fliquer, me suivre jusque dans mon lit tiens !Mon coeur se serre en voyant une voiture noire dans la rue. Evidemment. Il a suivi le taxi et il attend. Curtis n’est pas du genre à laisser tomber, il n’aime pas qu’on se sépare sur une dispute. Il a de la chance, là je serais prête à tout lui pardonner, Stephen fait maintenant les frais de ma colère. Je ne supporte pas qu’ils me tiennent à distance, l’un soit disant pour mon bien, l’autre parce que je suis trop jeune. Je les considère comme des amis, mais quoi qu’il arrive, il y aura toujours une barrière qu’ils érigent. Je ne comprends pas. Je les accepte tels qu’ils sont, sans concession, pourquoi ne font-ils pas de même ? Ce constat me rend horriblement triste et je me surprends à regarder Sloan avec envie. Voilà le genre de fille qui n’a pas ce genre de problème. Canon, apparemment sans problème psychologique, une paire de sein 100% naturels et d’un gabarit fort acceptable, capable d’avoir eu Stephen comme compagnon, ex-compagnon et de renouer avec lui. J’envie leur relation. Même si apparemment ce sont des exs, ils semblent partager une complicité que je n’ai jamais eu avec personne. « Tu prends soin de Stephen promis ? C’est un vieux con, mais je l’aime bien. » je chuchote en m’approchant de Sloan. « Je voulais juste qu’il me fasse des pancakes pour me réconforter mais franchement… entre une sale gosse et un canon, moi je n’hésiterais pas. Et je n’ai plus faim. » « Tu peux compter sur moi... » Je souris tristement. Evidemment que je peux compter sur elle. Sloan sait très certainement prendre soin de quelqu'un, davantage que moi. Je ne sais pas m'occuper de moi, alors des autres ! J'aimerais bien pourtant, des fois. Être capable de m'occuper des autres. « Je sais que Stephen peut se montrer con par moment... Mais, sois en certaine, il est loin d'en être un. Même si ses manières te déplaisent, tu devrais lui faire confiance et accepter son aide. » Je cille. Lui faire confiance ? Mais je fais confiance à Stephen, la preuve je suis venue ici pour qu'il me réconforte et… je suis tombée au plus mauvais moment. Mais tant mieux, au moins j'ai compris que je ne pouvais compter que sur moi-même. Je ne dois que compter sur moi. Après tout je suis adulte et je me suis toujours débrouillée seule. « Et s'il te plait, ne me traite pas de sale gosse ! » Je souris à nouveau. « Je crois que sur ce terrain-là je te bats largement mademoiselle canon. »

Je me mordille nerveusement la lèvre inférieure. Ou bien je reste mais je suis très capable de me prendre la tête avec Stephen malgré la présence plutôt calmante de Sloan. Ou alors je file dehors mais Curtis me tombe dessus et je suis repartie pour une conversation que je refuse d’avoir sur le fait que je devrais l’éviter, qu’il est dangereux, que je devrais éviter le casino et blablabla. Je veux avoir la paix. Ou bien je passe par derrière. Et je cours jusqu’à l’appart’ et je me confine à l’intérieur en priant pour que Calixte rentre tôt aujourd’hui. Là je suis certaine d’avoir la paix. Mon cousin serait capable de massacrer quiconque m’emmerde. J’adore Calixte. « Stephen ? Je vais y aller. Vraiment. Je suis désolée d’avoir débarqué à un moment pareil. Par contre je veux bien emporter quelques pancakes. Et Sloan, désolée d’avoir été brusque. Lui il a l’habitude, mais ce n’est pas excusable. Et sans vouloir faire chier, j’ai pas envie de parler de marques, c’est pas grave, c’est juste moche donc Stephen, je vais te piquer une écharpe. » Joignant le geste à la parole, j’attrape une écharpe qui traîne dans un coin. Bon, elle est pleine de poussière mais c’est suffisant. Maintenant je vais devoir rassembler mes forces, passer la barrière de deux adultes plein de bonnes intentions alors que ma seule intention à moi est de les laisser baiser en paix, filer en douce par derrière et piquer le sprint de ma vie pour arriver à l’appartement sans rencontrer Curtis et me barricader dans ma chambre avec Zero-le-furet-fou. Et peut être le chat de Rose. Gin est une vraie teigne, une arme de destruction massive. Ça devrait le faire. Je souris faiblement en entendant Stephen parler de son honneur de chef des pancakes à Sloan. C'est bien ce que je me disais. Ils partagent une complicité que je n'aurais jamais avec personne. Une complicité qui ne repose pas sur l'ironie ou le cynisme, un truc que je n'arrive pas à comprendre et qu'on ne pense même pas à m'expliquer. « June attends!» Je me fige, j'attends, comme il me l'a demandé. « Tu sais que tu peux rester, ne te sens pas obligé de partir. Tu sais comme je suis quand je vois ces marques sur toi... » Je secoue la tête. Comment il est ? Chiant ? Enervant ? Je ne comprends pas pourquoi il accorde tant d'importance à ces marques. Moi ça ne me dérange pas. Enfin sauf quand on me pose des questions dessus. Les gens ne veulent pas comprendre que ce que je porte, je l'inflige aussi à mon partenaire. C'est comme ça. Mais personne ne comprend que je ne peux fonctionner que comme ça. « Fais attention à toi. » Il dépose un baiser sur mon front et je reste muette, le fixant sans comprendre. Je ne peux pas rester. Je ne veux pas. Je ne veux pas rester avec eux deux. Je sens les larmes se coincer dans ma gorge et je repousse vivement Stephen. « Joue pas à ça avec moi Stephen, ce qui m’arrive je l’ai cherché ! » Je souris crânement, cherchant à dissimuler le fait que j’ai mal, oui bien plus mal que lorsqu’on me frappe, qu’on me mord. Parce que je suis seule, exclue de leur petit monde si complice. « Faîtes pas trop de bêtises hein… et occupe toi bien de Sloan Stephen, parce que t’es complètement mon genre ma jolie donc s’il assure pas appelle moi ! » Un dernier clin d’oeil et je dévale les escaliers en courant. J’arrive dans la rue. Curtis est là. Je passe à côté de lui sans lui accorder un regard. Il m’attrape le bras, je me dégage d’un mouvement brusque. Je l’embrasse. Je ne sais plus ce que je veux. Mes yeux me brûlent. « Ramène-moi chez moi. » Il hoche la tête et je monte dans la voiture. Je ne sais plus ce que je veux.

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MessageSujet: Re: Oh, what a surprise ! [Sloaphenune]   Mer 27 Mar - 22:45


✖ SLOAN RYAN - STEPHEN XENOS - June Foster ✖
« Oxford # Water Eaton # Appartement de Stephen »
Les minutes me paraissent des heures pour atteindre mon appartement; mais je peux sentir cette complicité qui renaît de ces cendres entre Sloan et moi! Je la tiens fermement par la main, la guidant chez moi afin de nous retrouver et surtout laisser ces pulsions et tentations qui nous consument depuis que l'on s'est retrouvés au Queen's Lane Café. Je ne me soucie pas des conséquences ni même de savoir si c'est une chose bien raisonnable à faire; je veux juste vivre le moment présent et de faire tomber les barrières que je me suis construites au fil des années. Je foule les marches du perron, suivi de près par Sloan; nous entrons dans le bâtiment pour nous rendre à mon appartement. Je ferme la porte du bâtiment derrière nous, et brusquement, j'attrape Sloan par la taille pour l'attirer vers moi. Les yeux posés sur elle, je passe ma main sur sa joue, approchant mon visage du sien mais bien décidé à ne pas l'embrasser, du moins pour le moment! Nous ne sommes pourtant pas arrivés à mon appartement, seulement, la tentation est bien trop forte pour ne pas goûter à ses lèvres, et jouer avec elle comme j'avais tant l'habitude de faire. Mes lèvres se posent sur la commissure de ses lèvres, descendant vers son cou. Je la plaque contre le mur du couloir, tout en essayant d'avancer jusqu'à la porte de mon appartement. « Si tu savais comme j'ai envie de toi! » susurrais-je à son oreille. Je pose à nouveau les yeux sur elle, et consumé par mon désir pour elle, je l'embrasse fougueusement tout en passant ma main libre sous son top. Sentir à nouveau sa peau contre la mienne semble irréaliste, jamais je n'aurais imaginé pouvoir lui montrer l'attirance et la tentation que j'ai pour elle! Je l'attire vers la porte de mon appartement, tout en gardant mes lèvres scellées aux siennes. Sloan me plaque à son tour contre la porte qui la fait résonner fortement. Un léger rire sort de ma bouche, alors que j'essaye d'ouvrir cette foutue porte... seulement, c'est fermé à clef! Note à moi-même : ne jamais fermer la porte à clef avant de revoir Sloan, on sait jamais ! Je sors rapidement mes clefs de ma poche, tandis que je peux sentir les mains de Sloan s'aventurer sous ma chemise. Un frisson enivrant se propage, oubliant quelques instants que je dois ouvrir la porte de mon appartement. Le bruit des clefs me ramène vite à la raison; je lui tourne le dos et je baisse la tête vers la serrure, puis je sens les baisers de Sloan sur mon cou. Aller ouvres-toi bordel! Après quelques secondes à réussir à mettre la clef dans la serrure. « Un instant ! » me dit-elle au creux de l'oreille. Je m'arrête lorsque je sens sa main venir sur la mienne pour ne pas ouvrir la porte. Elle se glisse entre la porte et moi; comme pour suspendre le temps! Mes yeux se ferment lorsque je sens ses lèvres caresser mon torse; mes mains se posent à nouveau sur elle, se hasardant sous son top pour sentir à nouveau sa peau. Nos regards se croisent une nouvelle fois, toujours emprunt à autant de complicité et de désir. Brusquement, elle saute sur moi en enroulant ses bras autour de mon cou et ses jambes autour de ma taille. Une de mes mains la retient fermement pour ne pas la faire tomber, alors que l'autre commence à retirer avec délicatesse son haut. « C'est bon, ouvre cette fichue porte ! » J'esquisse un léger sourire avant de l'embrasser avec ardeur.
Je parviens à ouvrir la porte en dérobant ma main qui se baladait tendrement sur son dos; la porte s'ouvre et j'entre dans l'appartement tout en portant Sloan contre moi. La porte se referme aussi sec lorsque je me colle contre elle. Ma main se retrouve à nouveau sur corps de Sloan pour tenter de retirer son haut. Je ne veux plus sentir la moindre barrière entre nos corps, les bouts de tissus sont une entrave! Mes lèvres se hasardent à descendre de ses lèvres à la naissance de sa poitrine; je peux sentir son souffle chaud se heurtant à ma peau. « Hum… HUM HUM ! » Je relève vivement ma tête en entendant une autre personne présente dans la pièce. Sloan tourne à son tour la tête dans la directement de ce râlement; mais je la garde contre moi. « Eh ben alors Stephen ? Tu ne me présente pas ? » Mon sang se glace en un instant, et mes ardeurs sont rapidement stoppées. Mais merde, qu'est-ce qu'elle fout là! Je ne sais pas pourquoi, mais je sens déjà que je suis dans un complet bordel. Sloan se retire rapidement, reposant les pieds au sol, puis réajuste son haut face à June. Ma mâchoire se serre tout en fixant June d'un regard presque assassin. Pourquoi cette fille arrive toujours au mauvais moment?! Pourquoi est-là? Pourquoi vient-elle gâcher ce putain de moment où je peux m'envoyer en l'air avec Sloan! Je n'ose même pas imaginer ce qui peut se tramer dans la tête de Sloan. Comment je vais pouvoir me justifier de la présence de June dans mon appartement?! Je tente de calmer mon envie d'étrangler June et de la foutre illico à la porte. Elle se rapproche un de nous, « Moi c’est June, colocataire occasionnelle de Stephen. Et toi ? » Dans un sens, je suis rassuré, elle n'a pas dit quoi que ce soit qui puisse me mettre dans un merdier total avec Sloan. Je fronce les sourcils lorsqu'elle s'approche un peu plus de nous. c'est moi où je vois des marques violacées sur son cou? « Pourquoi t'es là June? Je t'ai déjà dit de ne pas entrer par effraction chez moi! » disais-je d'un ton calme, pour une fois! Je tourne la tête pour la première fois depuis l'interruption de June vers Sloan. Je la regarde d'un air désolé, alors qu'elle semble totalement déconcertée. Si jamais j'avais su que June était présente, tout aurait pu être différent!
Sloan se recule légèrement de moi, et ne semble rien comprendre à la situation. « Pancakes » Je roule des yeux, et je me tourne à nouveau vers June, qui paraît amuser par ce qu'il se passe. J'ai envie de la mettre à la porte pour de multiples raisons : avoir interrompu abruptement mon moment avec Sloan, le fait qu'elle soit entré chez moi par effraction, me prendre pour son chef cuisinier, et tellement d'autres raisons ! Seulement, à la seule vue de ses marques sur son cou me dit qu'il n'y a pas que pour mes pancakes qu'elle se retrouve chez moi, portant par ailleurs un de mes pulls ! Je m'approche de Sloan pour tenter de m'expliquer, mais elle commence à agiter ses bras, comme à chaque fois qu'elle s'énerve. « C'est quoi ce bordel, au juste ? » Je serre ma mâchoire lorsque je vois ses yeux briller. J'ai l'impression de la décevoir, alors que je n'ai rien fais de concret. Comment aurais-je pu lui parler de June? Je ne saurais même pas par quoi commencer! Je me sens tellement fautif, alors qu'il n'y a aucune raison pour; mais voir la réaction de Sloan qui semble être déçue de mon comportement me donne l'impression d'être minable comme si j'avais pu la tromper! Pourtant nous ne sommes plus un couple, alors pourquoi réagit-elle ainsi? Quoique, je peux comprendre, si jamais je la vois avec un homme dans les jours qui viennent, je sentirais comme une trahison, une sorte d'infidélité. C'est un étrange sentiment auquel je n'ai jamais été confronté! « Stephen... C'est vrai ? Cette... jeune fille est ta colocataire ? » Mais non, ai-je envie de lui crier. Seulement, elle semble accablée et déconcertée par la situation, qu'aucun mot de ma bouche ne sort. Pourquoi June a dit cela? Même si elle squatte assez souvent l'appartement, elle ne vit pas pour autant chez moi. Quoique, si on regarde dans ma chambre, il y a bien quelques affaires à elle dans mon placard qu'elle abandonne délibérément -ou non- avant de rentrer chez elle. Je ferme un instant les yeux, et ma mâchoire se contracte encore plus. Il faut que je garde mon calme, commencer à hausser le ton ne ferait qu'envenimer la situation! « Euh, pour éviter tout quiproquo, je blaguais. Je viens squatter ici de temps en temps. Je ne vis pas VRAIMENT avec lui. Et pour préciser, je ne couche pas avec ce vieux pervers. Il paraît que je suis trop jeune. Stephen arrête de me regarder comme si tu allais me tuer ! » J'ouvre à nouveau les yeux et pose mon regard sur June. Elle parvient à éclaircir la situation, enfin à sa façon! Je la laisse s'approcher de moi puis me tapoter la joue; je n'ai aucune envie de monter sur mes grands chevaux. « Respire vieil homme. » Je soupire, elle n'en loupe pas une celle-là. « Ne commence pas June! » June me souris, et me tire la langue. Cette fille est à la fois insouciante et impertinente. Je me retiens de ne pas hausser le ton comme j'ai si bien l'habitude de le faire à ses côtés. « « Ne commence pas Stephen. » dit-elle en allant vers le frigo. Je m'approche de Sloan, ignorant complètement June. Je veux lui expliquer, et qu'elle comprenne qu'il ne se passe rien entre June et moi. Pourquoi j'ai l'impression de me sentir comme un homme infidèle qui doit s'expliquer? « June n'est pas ma colocataire, c'est une amie. Elle squatte de temps à autre chez moi quand elle en a marre de sa cousine, ou comme la plupart du temps, quand elle a envie de mes pancakes. » Je m'arrête un court instant et tourne mon visage vers June. « Et en effet, je ne couche pas avec elle! » J'ai besoin de clarifier la situation, je me sens vulnérable en regardant l'expression de Sloan. Je n'ai même pas pris le temps de présenter Sloan à June... Je ne sais même plus si j'ai déjà parler à June ma relation avec Sloan. Même si nous parlons beaucoup, je la réprimande plus que de lui raconter mon passé!
« Dis-le carrément que tu as honte de moi. » Je soupire et je garde mon calme comme jamais je ne l'ai gardé au côté de June, elle doit d'ailleurs en être surprise! Je ne compte pas Je pose à nouveau mes yeux sur Sloan qui contemple June. Elle doit avoit avoir remarqué les marques violacées sur son cou, tout comme un de mes pulls qu'elle porte. Je garde bien dans un coin de ma tête de demander à June la raison de ces marques, même si très clairement, je sais exactement ce qu'il s'est passé. Un de ces "gars" a dû être trop violent durant l'acte; jamais je n'arriverai à comprendre son besoin de se sentir autant vivante en étant violenté de la sorte. J'essaye vraiment de montrer à Sloan que rien ne se passe entre June et moi, et il semble que son comportement se radoucit. Les traits de son visage deviennent moins durs et elle se rapproche de moi. Je ne veux pas qu'elle ai une mauvaise impression de moi, ou un mauvais jugement. Il est vrai que la situation est assez trompeuse : tomber sur une jeune femme attirante portant mes vêtements... Elle attrape avec délicatesse mon bras et son visage s'éclaircit même d'un sourire. « Tu n'as pas à te justifier Stephen. » Intérieurement je suis rassuré, et surtout soulagé. Sentir ce regard accusateur de Sloan est vraiment difficile à supporter, tout comme il était difficile de le supporter il y a des années de cela. Je soutiens son regard, tout en occultant la présence de June. À quoi ai-je pensé de ramener Sloan à l'appartement? Ce n'est que maintenant que je pense aux conséquences; seulement, je ne veux pas y penser, je veux renouer avec ce que nous avions dans le passé et améliorer les choses. C'est si utopique de ma part de penser à ça? « Je suis désolée, c'est juste que... » Son rire nerveux se veut rafraîchissant, je préfère entendre cela que le bruit de ses pensées accusatrices à mon égard. J'esquisse un léger sourire, rassuré par son comportement. Elle se rapproche de moi et m'étreinte avec tendresse en posant son front contre moi. « Merde Stephen, ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais en allant chez toi. » J'ai envie de resserrer cette étreinte, de continuer là où nous nous étions arrêtés, mais sa voix me sort à nouveau de mes pensées. « Je suis Sloan... Une vieille amie de Stephen. » Ah oui, June est toujours là! Pourquoi ne s'est-elle pas fait un trou de souris pour nous laisser! Je décroche mon regard du visage de Sloan et pose mes yeux sur June, qui semble tellement ennuyé; par quoi? Me voir au bras de Sloan? Être dans une situation embarrassante? « Vous étiez ensemble y’a combien de temps ? Simple curiosité mais si je puis me permettre, vous n’avez pas l’air de vieux amis. Plutôt d’ex-amants qui aimeraient remettre le couvert mais qui ne le peuvent pas à cause de… oh à cause de moi ! Décidément Stephen, même quand je ne l’ai pas prévu, je te fais gravement chier ! » À ce moment-là, il est clair pour moi que je n'ai jamais parlé de Sloan à June. Pourtant, elle aurait pu se poser la question puisqu'il y a plusieurs photos d'elle et moi dans mon appartement. Son impertinence m'exaspère au plus haut point. Qu'elle le fasse seulement avec moi, ok; mais face à Sloan non! Et connaissant Sloan, elle ne va sûrement pas se laisser faire par une gamine comme June. Sa façon de nous parler puis de finir par éclater de rire est insupportable, mais je suis tellement lassé par son comportement que je ne réagis pas. « J’vais p’tet vous laisser d’ailleurs… le voyeurisme c’est pas franchement mon truc. » Oui c'est une bonne idée je pense! Déguerpis vite d'ici avant que mes mots dépassent ma pensée! Je soupire, tellement agacé par son comportement. Je suis pourtant aseptisé par son impertinence à mon égard, seulement, je pense que c'est sa façon de nous parler en la présence de Sloan qui m'agace réellement. Je détourne mon regard de June qui commence à mettre ces chaussures, et pose mes yeux sur Sloan. Je passe ma main sur son visage sentant est prête à en démordre avec June. Délicatement, je dépose un baiser sur son front et me retire de notre étreinte. Je prends une grande respiration pour contenir mon calme et m'approche de June. « Quand je t'ai demandé de ne pas commencer June, ce n'était pas des mots en l'air! » Elle relève la tête vers moi et semble vouloir répliquer à tout prix. Je l'arrête tout de suite. « Vieux amis, vieux amants, vieux exs. Je n'ai pas de compte à te rendre et nous n'avons pas d'explications à te donner June! » Je garde mon calme, et lui parle d'un ton serein qui doit sûrement la déconcerter. « Par contre, toi tu me dois des explications sur la raison de tes marques! Tu sais très bien qu'en venant ici tu n'allais pas y manquer! ».
Je sens la colère monter dans le regard de June. Je sais que je lui ai dis que je ne lui demanderai plus rien, que je n'irai plus à l'encontre de ces choix, mais je ne lui ai pas promis, car je ne voulais pas briser cette promesse. Quand je vois ces marques sur son corps, j'ai besoin d'avoir des explications de sa part. Je sais que je n'ai aucun droit sur elle, mais je suis son ami et son protecteur -ok je me suis sûrement octroyé ce titre-. Si elle ressent cette colère c'est qu'elle a des torts! Je peux sentir qu'elle n'a qu'une envie c'est de me gifler, mais je ne vais pas lui en donner l'occasion, elle devient bien trop prévisible à mes côtés. « PANCAKES ! » Je tourne rapidement la tête en direction de Sloan qui s’interpose entre nous pour éviter de faire monter la pression entre June & moi. Elle me lance son regard m'implorant de laisser couler, un regard que j'ai bien trop vu dans le passé, surtout en présence de son petit merdeux de frère. Je serre la mâchoire, je ne veux pas aller à l'encontre de ce regard suppliant de Sloan, mais il faut que June m'explique ces marques. Je veux connaître le fin mot de l'histoire! Si je dois aller voir un de ces gars qui l'a maltraité sans qu'elle soit consentante, il faut que je le sache! « Stephen, fais en nous une double ration s'il te plait. » Je soupire discrètement et obéis aux mots de Sloan. Je m'apprête à commencer ma pâte à pancakes, chose pour laquelle June est venu à mon appartement, sûrement pas pour me donner des explications sur ces marques ou bien me retrouver en charmante compagnie avec mon ex-fiancé! du coin de l'oeil, je peux voir Sloan parler à June, et j'essaye de tendre l'oreille pour l'entendre. « En ce qui te concerne jeune fille, tu ne vas nulle part. Je ne sais pas ce que ces marques signifient... Mais elles n'ont rien de bien rassurant. Donc si tu as forcé la porte de l'appartement de Stephen, j'imagine que c'est pour une bonne raison. Je ne voudrais pas me sentir coupable en lisant dans les journaux de demain la mort par strangulation d'une jeune femme. Je le confirme une nouvelle fois, Stephen et moi sommes de vieux amis. Pour ta gouverne, sache que l'un empêche pas l'autre. Et, je tiens à te rassurer, nous saurons nous tenir le temps que tu dégustes les pancakes que tu espérais tant en venant ici. » J'esquisse un léger sourire, je suis ravi d'entendre les mots qu'elle a pour June. J'ai l'impression de la voir parler avec Finn, d'ailleurs, le caractère impertinent de June me rappelle fortement le petit merdeux. Seulement, je me suis pris d'affection pour la jolie blonde, et je passe outre son caractère insolent! « Stephen peut les emballer, je les mangerais chez moi. Et ça ne sert à rien de s’inquiéter pour ça. J’ai connu pire. » Je roule des yeux, bien sûre qu'elle a connue pire, elle me l'a avoué. Je n'ose pas imaginer ma réaction si June était mal en point à cause de ses ébats trop violents avec ces gars. Je tourne ma tête vers elle pendant que ma pâte à pancakes repose. « Je ne vais pas te mentir, je suis toujours inquiet quand tu es avec un de tes mecs! Et je ne suis personne pour t'interdire de les voir! » Je regarde June qui semble évasive en regardant par la fenêtre, puis elle se rapproche de Sloan. Je n'entends pas ce qu'elle dit; et ma curiosité s'excite. Je suis intriguée par ce qu'elle peut lui dire, mais je garde en tête qu'il faut que je fasse mes pancakes! « Stephen ? » Je secoue la tête, c'est à moi que l'on parle? Je me retourne vers June, esquissant un léger sourire, la spatule à la main. « Je vais y aller. Vraiment. Je suis désolée d’avoir débarqué à un moment pareil. Par contre je veux bien emporter quelques pancakes. Et Sloan, désolée d’avoir été brusque. Lui il a l’habitude, mais ce n’est pas excusable. Et sans vouloir faire chier, j’ai pas envie de parler de marques, c’est pas grave, c’est juste moche donc Stephen, je vais te piquer une écharpe. » Je resserre à nouveau la mâchoire, maintenant qu'elle est là, je ne veux pas qu'elle parte. Et puis, elle semble perturbée par quelque chose... Je repose ma spatule sur la poêle pendant que les pancakes cuisent et posent mes yeux sur Sloan. « Tu peux t'occuper des pancakes, interdiction de les faire brûler! Jamais de pancakes brûler dans l'histoire de Stephen l'homme pancakes! » Je souris et laisse la place à Sloan durant quelques instants après qu'elle me glisse quelques mots à l'oreille. « Sérieusement Xenos ? Tu me prends pour qui ? ». Je feins de ne pas rire, je connais ses compétences en cuisine, et c'est loin d'être trois étoiles. Je ne m'en suis jamais plaint, j'aime les plats cuisinés à emporter, et nos soirées petit-déjeuner. Je me retourne vers June et la vois prendre l'une de mes écharpes qui traîne sur l'un des canapés. « June attends! » Je ne vais pas la séquestrer pour qu'elle reste ici, ce n'est pas ma spécialité, c'est plutôt celle de Dante! Je pose ma main sur son bras. « Tu sais que tu peux rester, ne te sens pas obligé de partir. Tu sais comme je suis quand je vois ces marques sur toi... » Je la fixe, et dépose un baiser sur son front, chose que j'ai très peu l'habitude de faire à son égard. « Fais attention à toi. » Je me recule d'elle, comme pour lui donner mon approbation de partir de mon appartement. Elle est comme paralysé, sûrement peu habitué à ce geste d'affection de ma part. Seulement, ces marques m'alertent, elles sont bien plus violentes que les morsures violacés qu'elle m'a montré par le passé. Brusquement, elle me pousse en posant ces mains sur mon torse. Je ne m'attendais pas à ce genre de réaction, mais de toute façon je ne sais jamais à quoi m'attendre avec elle. « Joue pas à ça avec moi Stephen, ce qui m’arrive je l’ai cherché ! » Je fronce les sourcils, et j'ai juste envie de lui dire "Mais qu'ai-je fais encore?!". J'essaye de la comprendre, de voir où elle veut en venir, mais en vain. « Faîtes pas trop de bêtises hein… et occupe toi bien de Sloan Stephen, parce que t’es complètement mon genre ma jolie donc s’il assure pas appelle moi ! » Je reste abassourdi par ce qu'elle vient de nous sortir. Mais merde June, t'en loupe pas une! Même si elle ne connais pas mon passé avec Sloan, elle est vraiment obligé de dire ça?! Hors de question que je la retienne pour qu'elle reste à l'appartement; elle cherche à me pousser à bout et elle sait parfaitement comment y parvenir. Je la regarde partir, sans ne rien dire; puis je referme la porte derrière elle.
Je prends un instant pour faire redescendre la pression, de reprendre mon calme comme il se doit; et je me retourne vers Sloan qui semble absorbé par la cuisson de mes pancakes. Je ne sais pas comment elle a pu réagir à mon baiser affectueux envers June, ou bien même, les derniers mots qu'elle a eus pour Sloan. Je me rapproche de Sloan et délicatement, je passe mes mains autour de sa taille, et dépose un léger baiser sur son cou. « Et bien, tu as rencontré une des tornades Foster. Je ne vais pas m'excuser pour son comportement insolent, ce n'est pas à moi de le faire! » Son rire malicieux résonne comme une agréable sensation. Me retrouver à nouveau seul avec Sloan me redonne cette envie de continuer là où on s'était arrêté avant l'interruption de June. Je ne sais pas si c'est une bonne idée, peut-être que ce n'était pas une coïncidence si nous devions stopper nos pulsions. Seulement, je n'ai pas envie de réfléchir, de trop penser aux conséquences, à la suite entre nous deux. Maintenant, j'ai envie de passer le reste de la journée à ses côtés. Une de mes mains se glisse délicatement sous son t-shirt, essayant de percevoir ces réactions. J'espère qu'une chose, c'est qu'elle n'ai pas changé d'avis depuis tout à l'heure en découvrant un peu plus ma vie actuelle avec la présence de June. Ses mains se posent sur les miennes, la sentant alors réceptive à mes égards, ce qui bien entendu me rassure dans mes envies. « Tu es sûre que tu veux des pancakes ? » chuchotais-je à son oreille. Sloan se retourne vers moi, tout en me fixant dans les yeux. Je me rapproche d'elle, pour la coincer un peu plus contre le plan de travail et moi. Lorsque ces doigts commencent à se balader sur ma chemise, jouant avec les boutons. Les frissons se font à nouveau sentir, et ce, à chaque moment où je sens son contact sur mon corps. Cette femme a comme une emprise psychique et physique sur moi; elle est ma faiblesse depuis des années, et certains -comme son frère- l'ont bien compris. « À vrai dire, j'étais en train de considérer la proposition de June... C'est une très jolie fille. » Je relève son visage vers le mien, en la regardant d'un air faussement outré. Elle me cherche, et va réussir à me trouver, elle peut en être sûre! Nos regards ne se lâchent plus, se dévorant l'un l'autre, essayant de ne pas se consumer trop rapidement! Elle me force à reculer, la débloquant du plan de travail; elle me pousse même hors de la cuisine, et impuissant -ou plutôt consentant à la laisser faire- je me laisse faire. « Du coup, à toi de faire tes preuves... » J'esquisse un léger sourire, elle me lance comme un défi, que je me promets de relever haut les mains. Hors de question qu'elle pense une seule seconde à accepter la proposition de June. « Il est vrai que c'est une très jolie fille, pour une gamine de 19 ans! Mais tu sais que j'ai toujours préféré les brunes incendiaires! » Je m'arrête et je resserre mon étreinte pour l'avoir contre moi. Mes yeux ne la lâchent pas une seule seconde, profitant pleinement de l'instant présent. Avec délicatesse je la soulève, et ces jambes entourent mon corps pour ne pas tomber. J'avance tout doucement vers ma chambre, bien décidé à lui prouver qu'elle n'a pas à considérer la proposition limite indécente de June. Une de mes mains glisse le long de son corps puis se pose sur sa chevelure; j'attire son visage vers le mien et pose mes lèvres avec fougue sur les siennes pour lui donner un baiser; un baiser qui me dévoré d'envie de lui donner depuis que nous sommes à nouveau seul dans mon appartement. Mes pas nous portent jusqu'à ma chambre et je referme la porte derrière notre entrée. Je n'ai qu'une envie, c'est que ce moment dure des heures et que jamais elle ne reparte de mon appartement. Je la pose sur mon lit et je me glisse sur elle sans oublier de déposer des baisers sur chaque parcelle nue de son corps. Je ne veux pas savoir où ce moment charnel va nous emmener, et très clairement, je n'en ai rien à faire à cet instant! Sloan est tout à moi et se donne corps et âme; et je compte bien le lui rendre!

✖ THE END ✖


Dernière édition par Stephen E. Xenos le Mer 17 Avr - 22:56, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: Oh, what a surprise ! [Sloaphenune]   Jeu 28 Mar - 1:20



✖ June Foster - STEPHEN XENOS - SLOAN RYAN ✖
« Oxford # Water Eaton # Appartement de Stephen »
codages by shiya
Ma main scellée à la sienne, je me laissais entraîner par Stephen dans les rues d'Oxford. À l'époque où nous sortions fougueusement du Queen's Lane pour rejoindre notre appartement, le chemin était différent et, plus court. Bien que ces rues m'étaient familières, je m'imprégnais d'elles pour me rappeler d'une chose primordiale : ce n'était pas un souvenir qui défilait sous mes yeux, mais bien la réalité. Mon regard sur le quartier se faisait neuf et je voyais chaque recoins comme un élément me permettant de découvrir un peu plus l'homme qu'il était devenu. Lorsque nous arrivâmes à l'intérieur de son immeuble, je n'eus pas le temps d'observer le bâtiment dans lequel il demeurait que ses mains se cramponnèrent à ma taille, me ramenant ardemment contre lui. La frénésie de cet acte me rendit faible face au désir que j'éprouvais. Ma respiration se fit saccadée dès lors que sa main caressa ma joue et je fermai les paupières, totalement soumise au moindre de ses gestes. Je sentis son souffle chaud dans mon cou, puis ses lèvres s'aventurer sur ma peau. Mes mains s'agrippèrent à sa chevelure tandis que mes lèvres cherchaient aveuglement la moindre parcelle de sa peau. Plaquée au mur, prisonnière de ses actes, je me laissai guider à travers le couloir lorsque ces mots parvinrent à mes oreilles : « Si tu savais comme j'ai envie de toi! » J'ouvris alors mes yeux et me laissai embrasser de nouveau en le lui rendant d'un appétit féroce. Alors que ses mains s'engagèrent sous mon t-shirt, je m'empressai de déboutonner sa chemise tout en mordillant sa lèvre inférieure. Il m'attira alors vers la porte de son appartement et, reprenant le contrôle, je le plaquai contre celle-ci, résolue à assouvir à mes envies au plus vite. Nos lèvres se décrochèrent au son que provoqua ce geste et je reculai d'un pas, le dévorant du regard. Il plongea ses mains dans ses poches à la recherche de ses clés tandis que je continuais d'avancer à reculons, ne le lâchant pas des yeux. Lorsqu'il les sortit, je me mordis la lèvre d'un air amusé en me rapprochant à nouveau de lui. Il me tourna le dos pour déverrouiller sa porte et je m'empressai de glisser mes mains sous sa chemise, des hanches jusqu'au torse, mon corps ébouillanté contre son dos. Mes lèvres caressèrent sa nuque puis le creux de son cou lorsqu'il parvint enfin à tourner sa clé dans la serrure. « Un instant ! » Je me saisis alors rapidement de la poignée avant qu'il ne l'enclenche et me glissai entre lui et la porte, comme pour retarder le moment fatidique. Les boutons de sa chemise à moitié défaits, je déposai mes lèvres de manière plus tendre sur son torse et m'y attardai un instant, comme si je pressentais que le rêve se terminerait du moment où la porte s'ouvrirait. Plongeant mon regard dans le sien, la malice de retour dans mes pupilles, je mis mes mains autour de son coup et, dans un élan, je sautai dans ses bras en serrant mes jambes autour de sa taille et l'embrassai une dernière fois avant de lui déclarer en souriant « C'est bon, ouvre cette fichue porte ! » Me maintenant contre lui avec force, ses lèvres s'emparèrent à nouveau des miennes. Je sentis sa main se glisser dans mon dos, me procurant des fourmillements dans tout mon corps, avant de s'échapper pour enfin ouvrir la porte qui nous séparait encore de l'extase ultime.

Mes cuisses entourant sa taille avec fermeté, je me laissai transporter à l'intérieur de son appartement. La porte claqua brusquement et nos ébats continuèrent. Mes doigts se mêlaient sauvagement dans sa tignasse tandis que le contact humide de ses lèvres s'approchant de ma poitrine amplifia mon désir d'en finir. J'avais envie de lui arracher tous ses vêtements, d'entremêler nos corps pour de bon lorsqu'un râle parvint à mes oreilles. « Hum… HUM HUM ! » Je me pétrifiai tandis que Stephen releva la tête. Je tournai la mienne en direction de ce bruit aussi inattendu qu'irréaliste mais, collée contre l'objet de ma convoitise, je ne parvins pas du premier coup à en distinguer la provenance et replongeai alors mon regard dans celui de Stephen qui, tout comme le mien, avait perdu toute espièglerie. « Eh ben alors Stephen ? Tu ne me présentes pas ? » Un fluide glacial parcourra mon dos au son de cette voix féminine. Les idées se bousculèrent dans ma tête avec une telle rapidité que je ne parvenais plus à penser. Mon premier réflex fût de desserrer les cuisses et de me détacher de Stephen. Je réajustai rapidement mon t-shirt en fixant mon regard sur le sol. Bon sang, qu'en était-il de ma veste et de mon écharpe ? Certainement abandonnées dans le couloir de la résidence... Je me sentis dépouillée, en position de faiblesse. J'osai enfin poser mon regard sur l'inconnue, croisant mes bras comme pour me protéger et ce que je découvris me fit trembler d'effroi. C'était une jolie blonde qui se trouvait face à moi. Bien que son visage me paru juvénile, ses traits possédaient quelques chose d'intriguant sans que je ne sois en mesure de me demander pourquoi. Mon coeur se secoua lorsqu'elle reprit la parole d'un air amusé. « Moi c’est June, colocataire occasionnelle de Stephen. Et toi ? » Je fus abasourdie et aucun mot ne parvint à sortir de ma bouche. Mon esprit reclassa rapidement ce que je venais d'entendre. Colocataire... Jamais Stephen n'avait mentionné le fait qu'il partageait son appartement avec quiconque, encore moins avec une aussi jeune femme qui aurait très bien pu être l'une de ses élèves. Occasionnelle... Ma relation avec Kelcey était occasionnelle et, en l'occurrence, elle était charnelle. Choquée, j'entrouvris la bouche mais aucun mot ne parvint à en sortir. C'est là que Stephen intervint : « Pourquoi t'es là June? Je t'ai déjà dit de ne pas entrer par effraction chez moi ! » Il tourna son visage vers moi mais, l'air accablé qu'il afficha me consterna davantage. Mes yeux se tournèrent à nouveau sur la jeune femme et je remarquai enfin les traces sur son cou. « Pancakes. » Qu'est-ce que tout cela signifiait ? Je fis un pas en arrière, m'éloignant de Stephen et June tout en les fixant tour à tour. Mes bras se décroisèrent et se levèrent sur la défensive. « C'est quoi ce bordel, au juste ? » Je sentais mes yeux s'humidifier, comme à chaque fois que mon esprit se saturait par les nombreux sentiments qui s'y battaient. Mon regard se porta alors sur l'homme qui me sembla subitement aussi inconnu que la jeune femme qui se tenait à ses côtés. « Stephen... C'est vrai ? Cette... jeune fille est ta colocataire ? » Les sourcils froncés, je reculai encore d'un pas.

Je ne savais pas si c'était la présence d'une autre femme dans son appartement, le fait qu'elle nous ait coupé dans notre élan ou si c'était son incroyable jeunesse qui me stupéfiait le plus. Et ces marques foncées sur sa jolie peau et... ce pull bien trop grand pour elle et qui ne pouvait qu'appartenir qu'à Stephen. Je secouai la tête, il fallait à tout prix que je retrouve ma lucidité. Mes yeux se fermèrent un bref instant puis s'ouvrèrent sur June lorsque cette dernière reprit la parole d'un ton détaché : « Euh, pour éviter tout quiproquo, je blaguais. Je viens squatter ici de temps en temps. Je ne vis pas VRAIMENT avec lui. Et pour préciser, je ne couche pas avec ce vieux pervers. Il paraît que je suis trop jeune. Stephen arrête de me regarder comme si tu allais me tuer ! » Mon regard se tourna vers le principal concerné. Tous les deux me semblaient bien calmes. Etais-je la seule à sentir mon sang bouillant couler avec frénésie dans mes veines ? La jeune femme s'approcha alors de Stephen et lui frappa doucement la joue. « Respire vieil homme. » À ce moment-là, je ne pus réprimer un rire quelque peu nerveux. June était peut-être jeune mais, en aucun cas elle ne manquait d'impudence. Bien que je trouvai son franc-parler aussi déconcertant que risible, cela ne sembla pas affecter Stephen, visiblement habitué à ce comportement. « Ne commence pas June ! » Il se tourna à ce moment là vers moi et se rapprocha. Mon regard s'éclaircit, effaçant tout air inquisiteur de mon visage. « June n'est pas ma colocataire, c'est une amie. Elle squatte de temps à autre chez moi quand elle en a marre de sa cousine, ou comme la plupart du temps, quand elle a envie de mes pancakes. » Je resserrai mes bras autour de moi en déviant le regard, soudainement prise de culpabilité. « Et en effet, je ne couche pas avec elle ! » En sortant du Queen's Lane ma main dans la sienne, je m'étais tellement persuadée que nous vivions le moment présent que je n'avais pas vu mes vieux sentiments prendre le dessus. L'alchimie qui nous liait avait beau toujours exister et nous mener à se désirer mutuellement, nous étions tout sauf un couple. Je me saisis de son bras et lui adressai un léger un sourire. « Tu n'as pas à te justifier Stephen. » Nous venions à peine de nous retrouver après des années à ne faire qu'échanger des coups de téléphone ponctuels. Nous n'avions aucune obligation l'un envers l'autre. Il pouvait fréquenter n'importe qui, être ami avec ses élèves, être amoureux d'une autre... Il ne me devait rien. Je vivais ma vie de mon côté, il était purement égoïste de lui en vouloir de faire de même. « Je suis désolée, c'est juste que... » Je me mis à rire légèrement, me resserrant contre lui et, je continuai à voix basse, mon front contre son épaule et les yeux rivés sur le sol : « Merde Stephen, ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais en allant chez toi. » Je relevai la tête en direction de June en lui adressant un sourire sincère, mes bras enroulant toujours celui de Stephen. « Je suis Sloan... Une vieille amie de Stephen. » La jeune femme haussa un sourcil d'un air effronté. « Vous étiez ensemble y’a combien de temps ? » Sa réponse me déconcerta et je resserrai légèrement mon étreinte en observant June s'étirer. « Simple curiosité mais si je puis me permettre, vous n’avez pas l’air de vieux amis. Plutôt d’ex-amants qui aimeraient remettre le couvert mais qui ne le peuvent pas à cause de… oh à cause de moi ! » Après nous avoir surpris en plein ébat, quelle belle preuve de perspicacité. Elle avait beau se montrer flegmatique, elle jouait clairement dans la provocation. Mon visage perdit son sourire et mon regard vira au noir. Mais je me ressaisis en supposant que si Stephen supportait les gamineries de cette jeune femme, c'est qu'elle avait d'autres cartes en mains plus réjouissantes. « Décidément Stephen, même quand je ne l’ai pas prévu, je te fais gravement chier ! » L'éclat de son rire parvint à mes oreilles comme une gifle, c'en était décidément trop pour moi. Assimiler les faits avec ce qu'elle venait de dire devint de plus en plus compliqué. Il s'agissait clairement ici d'une crise qui me dépassait et dont je n'étais pas concernée. Je ne connaissais rien de leurs antécédents et, visiblement, Stephen n'avait jamais évoqué le fait qu'il avait un jour été fiancé. June était rentrée par effraction, nous avait interrompu dans notre lancée et, pour couronner le tout, l'insolante osait s'en prendre directement à moi et se victimisait face à Stephen. « J’vais p’tet vous laisser d’ailleurs… le voyeurisme c’est pas franchement mon truc. » Sur le moment, ces mots se répercutèrent dans ma tête comme l'idée du siècle. Mais mon empathie prit le dessus et je me surpris à espérer que Stephen ne la laisserait pas faire. Elle avait beau manquer de bienséance, les marques qu'elle portait au cou ne me rassuraient pas. Je gémis légèrement lorsque les lèvres chaudes de mon ex-fiancé vinrent se poser sur mon front. J'avais tellement envie de lui que j'étais prête à crier au scandale si, en rentrant chez moi, je n'avais pas une médaille en or pour ma bonne action du jour. Le laisser s'écarter de moi mitrailla mon coeur et je respirai un grand coup en le lâchant des yeux pour les reporter sur June, les sourcils froncés, prête à écouter ce que Stephen comptait bien lui dire.

« Quand je t'ai demandé de ne pas commencer June, ce n'était pas des mots en l'air! » Son ton à la fois calme et autoritaire me rappela qu'il avait été enseignant pendant tout ce temps. J'esquissai un sourire, ridiculement fière de lui. « Vieux amis, vieux amants, vieux exs. Je n'ai pas de compte à te rendre et nous n'avons pas d'explications à te donner June ! Par contre, toi tu me dois des explications sur la raison de tes marques ! Tu sais très bien qu'en venant ici tu n'allais pas y manquer ! » Je sentis que la dernière phrase de Stephen pousserait June à prendre la porte de manière définitive et c'était contraire à ce que je souhaitais. Cependant, elle ne méritait pas en cet instant ma sympathie. Je décidai de m'imposer dans leur confrontation en beuglant le premier mot qui me vint à l'esprit : « PANCAKES ! » Je lançai un regard suppliant à Stephen, celui qu'il connaissait si bien pour l'avoir vu à chaque fois qu'une crise familiale se manifestait chez les Ryan ou quand j'assumais les conneries de mon frère à sa place. Ce regard qui demandait simplement de me faire confiance, quoi que je fasse. « Stephen, fais en nous une double ration s'il te plait. » Je pris une respiration profonde et m'avançai vers le frigidaire. La main sur la poignée, mon regard s'arrêta sur un cliché aimanté sur la porte nous représentant, Stephen et moi, à l'époque où nous étions à Oxford. J'ouvris la porte et en sortis une brique de jus d'orange. Quand la porte se referma, je me remis à parler d'une voix affirmée tout en continuant de m'activer, ouvrant les différents placards de Stephen pour y trouver un verre. « En ce qui te concerne jeune fille, tu ne vas nulle part. Je ne sais pas ce que ces marques signifient... Mais elles n'ont rien de bien rassurant. Donc si tu as forcé la porte de l'appartement de Stephen, j'imagine que c'est pour une bonne raison. Je ne voudrais pas me sentir coupable en lisant dans les journaux de demain la mort par strangulation d'une jeune femme. » J'étais plantée face à June, mon verre de jus d'orange à la main, lorsque je repris d'un ton complaisant. « Je le confirme une nouvelle fois, Stephen et moi sommes de vieux amis. Pour ta gouverne, sache que l'un empêche pas l'autre. Et, je tiens à te rassurer, nous saurons nous tenir le temps que tu dégustes les pancakes que tu espérais tant en venant ici. » Je lui tapotai l'épaule en souriant avant de m'avancer vers le canapé, de retirer mes chaussures et de m'installer en tailleur sur le canapé. Je bus une gorgée de jus d'orange en regardant un instant dans le vide. Qui n'aime pas les brunchs, après tout ? Me demandai-je intérieurement sans grand enthousiasme, me défiant à ne pas imaginer ce qu'on aurait pu faire sur ce quoi j'étais actuellement assise.

« Stephen peut les emballer, je les mangerais chez moi. » Je la suivis du regard, s'approchant de la fenêtre de l'appartement. Je bus une gorgée de jus d'orange et déposai mon verre sur la table basse. Je jetai brièvement un regard vers la cuisine où Stephen s'affairait à réaliser sa pâte à pancakes. J'esquissai un sourire reconnaissant puis me retournai sur le fauteuil, reportant toute mon attention sur la jeune femme. « Et ça ne sert à rien de s’inquiéter pour ça... J’ai connu pire. » Je fronçai les sourcils. Connu pire ? Ne sachant rien du passif de June, ce qu'elle venait de dire me fit trembler d'effroi. Avait-elle été une enfant maltraitée ? Son compagnon la battait-elle ? Je vis sa mâchoire se serrer et je tentai alors de me redresser pour voir à mon tour à travers la fenêtre, mais la voix de Stephen me surpris et je me tournai alors vers lui. « Je ne vais pas te mentir, je suis toujours inquiet quand tu es avec un de tes mecs ! Et je ne suis personne pour t'interdire de les voir ! » Combien d'hommes June fréquentait-elle ? Et qu'est-ce qu'ils lui faisaient subir ? L'air de plus en plus inquiet, mon visage s'adoucit cependant lorsque June s'approcha de moi pour me parler d'une voix légère. « Tu prends soin de Stephen promis ? C’est un vieux con, mais je l’aime bien. Je voulais juste qu’il me fasse des pancakes pour me réconforter mais franchement… entre une sale gosse et un canon, moi je n’hésiterais pas. Et je n’ai plus faim. » Interloquée, j'acquiesçai cependant de la tête. « Tu peux compter sur moi... » Je culpabilisai d'avoir débarqué chez Stephen alors qu'elle se trouvait là à l'attendre, comptant sur sa bienveillance pour la réconforter. Connaissant par coeur cet homme, je savais parfaitement ce qu'elle avait pu ressentir en venant chez lui. J'étais également capable de forcer la porte de Stephen pour obtenir ne serait-ce qu'un bref instant dans ses bras. June me déroutait au possible. Parce que d'une certaine manière, je me reconnaissais en elle. Mais aussi parce qu'elle avait beau se battre pour être reconnue comme une adulte à part entière, la fragilité dont elle venait de me témoigner me fit penser que les étapes qu'elle avait brûlé en grandissant n'avaient fait que renforcer sa vulnérabilité. « Je sais que Stephen peut se montrer con par moment... Mais, sois en certaine, il est loin d'en être un. Même si ses manières te déplaisent, tu devrais lui faire confiance et accepter son aide. » Pour dédramatiser, je finis par lui adresser un clin d'oeil avant d'ajouter d'un ton faussement mécontent. « Et s'il te plait, ne me traite pas de sale gosse ! »

Je reposai les pieds au sol, toujours assise sur le fauteuil à observer June. Je voyais bien que les idées se battaient et se déchiraient dans son esprit. « Stephen ? » Je tournai la tête vers l'intéressé. « Je vais y aller. Vraiment. Je suis désolée d’avoir débarqué à un moment pareil. Par contre je veux bien emporter quelques pancakes. Et Sloan... » Mes yeux se posèrent de nouveau sur elle. « Désolée d’avoir été brusque. Lui il a l’habitude, mais ce n’est pas excusable. Et sans vouloir faire chier, j’ai pas envie de parler de marques, c’est pas grave, c’est juste moche donc Stephen, je vais te piquer une écharpe. » La voyant se préparer à partir, piquant une écharpe à Stephen avant de l'enrouler autour de son cou pour en camoufler les traces, je me levai du fauteuil, les mains sur les hanches. Mes yeux suivirent tour à tour June et Stephen, attendant de voir comment celui-ci allait réagir à ce départ précipité. Il s'adressa alors à moi, posant sa spatule sur son plan de travail. « Tu peux t'occuper des pancakes, interdiction de les faire brûler ! Jamais de pancakes brûler dans l'histoire de Stephen l'homme pancakes ! » Je m'approchai de la cuisine et, au moment de croiser Stephen, je lui glissai quelques mots à l'oreille. « Sérieusement Xenos ? Tu me prends pour qui ? » Certes, j'étais loin d'être un cordon bleu... En même temps, j'avais été éduquée dans une maison où l'on payait du personnel pour nous concocter des plats différents chaque soir. Je pris la spatule et fis glisser les pancakes cuits sur une assiette avant de reprendre la louche et de verser de la pâte, tout en observant silencieusement mon ex-fiancé et la jeune étudiante. Bon, la deuxième fournée ressemblerait aux différents pays de Grande-Bretagne... Je le vis lui saisir le bras. « June attends ! Tu sais que tu peux rester, ne te sens pas obligé de partir. Tu sais comme je suis quand je vois ces marques sur toi... » Mon coeur se serra lorsqu'il déposa ses lèvres sur le front de June et je baissai mes yeux sur les pancakes. L'un d'eux ressemblait vraiment au Pays de Galles. « Fais attention à toi. » Je regardai à nouveau Stephen et June d'un air grave, tandis que l'odeur des pancakes envahissait mes narines. June écarta alors vivement Stephen d'elle et je restai muette, totalement spectatrice. « Joue pas à ça avec moi Stephen, ce qui m’arrive je l’ai cherché ! » Mais son sourire ne me trompa guère et je préférai détourner le regard pour ne pas me laisser envahir par ce sentiment étrange de culpabilité que j'éprouvais envers elle, continuant d'agiter inutilement la spatule sur la poêle. « Faîtes pas trop de bêtises hein… et occupe toi bien de Sloan Stephen, parce que t’es complètement mon genre ma jolie donc s’il assure pas appelle moi ! » Estomaquée par ses mots, je relevai mon visage vers la jeune femme et lui adressai un sourire amusé. Je devais l'admettre, son comportement de sale môme m'avait totalement conquise. Au point que j'avais oublié l'agacement que j'avais pu ressentir en la voyant minauder dans l'appartement de Stephen un moment plus tôt.

Stephen referma alors la porte et nous nous retrouvâmes seuls à nouveau. En déposant chaque pays de Grande-Bretagne en pancakes sur la pile de ceux plus réussis, je songeais silencieusement à ce que je devais faire à présent. Je coupai le gaz et le silence s'imposa. Devais-je à mon tour quitter l'appartement ? Ressentait-il encore l'envie de m'avoir à ses côtés après la scène qui venait d'avoir lieu ? Je savais que ses nerfs avaient été mis à rude épreuve et je n'avais pas envie d'imposer les fantômes du passé qui m'entouraient en restant ici auprès de lui. Je l'entendis se rapprocher mais je n'osai pas le regarder en face, de peur de lire dans son regard l'envie que je m'en aille. Le contact de ses mains sur mes hanches me prit au dépourvu et un frémissement parcourra tous mes membres. Mes yeux se fermèrent quand ses lèvres vinrent se déposer sur mon cou. « Et bien, tu as rencontré une des tornades Foster. Je ne vais pas m'excuser pour son comportement insolent, ce n'est pas à moi de le faire ! » Je me mis à rire légèrement. Le mot tornade avait été judicieusement employé. J'étais certaine que cette première rencontre avec June Foster resterait marquée dans ma mémoire de façon indélébile. En même temps, je savais pertinemment que mes retrouvailles avec mon ex-fiancé n'auraient pu se faire sans qu'un évènement hors du commun n'arrive. Il n'avait jamais été notre style de faire les choses simplement. Je lâchai la spatule et posai mes mains sur les siennes, le laissant les guider sur mon corps. « Tu es sûre que tu veux des pancakes ? » Je me retournai, coincée entre le plan de travail de la cuisine et Stephen. Je baissai les yeux, baladant mes doigts sur sa chemise d'un air détaché. « À vrai dire, j'étais en train de considérer la proposition de June... C'est une très jolie fille. » Je me mordis la lèvre, tentant de ne pas rire face à son indignation, avant de plonger mon regard dans le sien. Mes doigts s'agrippèrent à sa chemise et j'avançai, le forçant à reculer lentement en dehors de la cuisine. « Du coup, à toi de faire tes preuves... » Il n'y avait qu'avec Stephen que j'avais ce sentiment de liberté, cette sensation de pouvoir être moi-même. Il était le seul à voir la véritable Sloan et, à travers son regard, je me sentais entière, puissante et prête à l'impossible. « Il est vrai que c'est une très jolie fille, pour une gamine de 19 ans ! Mais tu sais que j'ai toujours préféré les brunes incendiaires ! » Il s'arrêta et me resserra contre lui. J'en profitai pour observer avec minutie les traits de son visage comme si c'était la première et la dernière fois que je pouvais les voir. Même quand nous étions fiancés, je ne l'avais jamais considéré comme acquis. Cet homme était trop précieux dans ma vie pour me permettre cela. Je me devais de profiter de chaque instant en sa compagnie comme quelque chose d'unique et ne jamais oublier l'importance qu'il représentait à mes yeux. Il me souleva avec tendresse et agilité, me donnant l'impression de n'être qu'une chose fragile dans ses bras. Je resserrai mes jambes autour de sa taille et me laissai guider à travers l'appartement. Lorsque ses lèvres se posèrent sur les miennes, je lui rendis son baiser avec ardeur. « Je te préviens, si tu héberges un clandestin dans ta chambre et que tu as oublié de me le dire, je te massacre sur le champs. » Enfin dans la chambre, il me déposa sur le lit et ses lèvres se mirent à parcourir mon corps. Après tant d'années, il m'était finalement revenu, prêt à relever le défi que je venais de lui donner. Faisions-nous une erreur ? Je n'avais pas de réponse à cette question. Tout ce que je savais était que, le matin même, je m'étais réveillée sans aucune idée de ce que la journée allait me réserver. C'était ainsi que j'aimais vivre ma vie, et c'était ainsi que j'avais retrouvé le seul homme que j'avais aimé.

The End.
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Oh, what a surprise ! [Sloaphenune]
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