INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON

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MessageSujet: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Mar 26 Mar - 0:30


INTRIGUE D'OXFORD
the joke day is now onl


VENDREDI 1 AVRIL. 8H. THE JOKE DAY IS NOW ON.
Vendredi premier avril huit heures. Les troublemakers vous avaient prévenu, et vous ne pouvez décemment pas sécher aujourd’hui juste parce que vous craignez qu’il vous arrive quelque chose de regrettable, et ce malgré la soirée arrosée que vous avez passée au Carling. Donc c’est avec appréhension ou inconscience que vous foulez les allées de l’université d’Oxford tout en sachant qu’en ce premier jour d’avril, vous n’êtes pas à l’abri. Tout au long de la journée, les troublemakers ont effectivement prévu de faire du campus un endroit miné ou vous subirez leur frasques. Attention à ce que vous dîtes, à ce que vous faites, à l’endroit ou vous mettez les pieds et surtout à ce qui pourrait surgir derrière vous... Le poil à gratter dans la veste de la prof de sport, c’est nous aussi.



. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

♪ I think I'm gonna be sad, I think it's today, yeah. The girl that's driving me mad is going away. She's got a ticket to riiiide, she's got a ticket to riiiiiide, she's got a ticket to ride, but she don't care. ♫
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Sam 6 Avr - 18:55

« Blondie t’as piqué Ophelia sous le nez, c’est quand même un comble. » Je note taquinant Rose tout en pianotant sur mon téléphone accompagné de ma meilleure amie. Aujourd’hui c’est la journée de la blague des troublemakers, et je dois dire que je veux participer. Il y aura quelques perturbations à prévoir, mais je n’ai pour ma part pas besoin d’anonymat pour m’en donner à cœur joie, on est le premier Avril après tout, et la sale période aidant, j’ai besoin d’un souffre douleur, et puis j’ai Rose. Je souris et presse le bouton envoyer de mon téléphone, divulguant quelques rumeurs par-ci par là. « D’ailleurs tu savais qu’elle était enceinte ? » Je m’exclame assez fort, pour que tout le monde entende ma conversation. « Le doyen va vraiment pas être content de l’apprendre. Sa petite fille chérie, en plus on ne sait pas qui est le père. Tu te doutes bien, tu peux pas t’envoyer tout le Carling et le corps enseignant et avoir les idées claires après ça. » Je hausse les épaules. Il est huit heures, et je suis drôlement en forme. Nous nous approchons d’un groupe très certainement référencé comme meilleur informateur des troublemakers et ma partenaire de jeu poursuit en prenant une voix plus mystique qui intrigue déjà la moitié du groupe « J'ai entendu dire que c'était le nouveau prof de théâtre justement et qu'il refuse de l'admettre, parce que bien sûr, il a peur pour son job. Engrosser la fille du doyen, c'est un moyen sûr de ruiner sa carrière. » Je hoche la tête un sourire aux lèvres. En dépit du mensonge odieux sur la grossesse, je suis sûr à 90% qu’il se tape Russel, ce n’est pas comme si je ne voyais pas clair dans son petit jeu. Pour avoir caché ma relation ô combien sexuelle avec Andrea pendant des mois, je crois que j’en sais assez sur les relations interdites. Et puis les regards qu’ils se lancent... Il faudrait être stupide pour ne rien trouver d’anormal, ou être un peu trop porté sur la chose comme je le suis. J’envoie d’ailleurs un sms un peu lubrique à Andrea qui m’évite depuis quelque temps. « On pourrait penser qu'avec son train de vie, elle aurait au moins la présence d'esprit d'utiliser des contraceptifs. Je sais pas, c'est un peu la base pour être une bonne salope. » J’acquiesce vigoureusement, ça je l’ai toujours dit. « C’est son père qui va avoir du mal à avaler la pilule, sans mauvais jeu de mots si tu veux mon avis. Le prof de théâtre, c’est un secret pour personne, par contre si tu veux du scoop, à mon avis c’est pas pour rien qu’Annabella Manchinelli lui parle plus. Tu savais pour le prof de droit non ? » Quitte à jouer dans les rumeurs, je suis plutôt bien informé, et Bella n’est pas ma meilleure amie.

« Noon, sérieux? Décidément, il doit avoir un truc ce M. Hazard, moi aussi je vais aller lui rendre visite dans son bureau à ce train là, ça m'intrigue. » S’exclame alors Rose amusée. « Cela dit, si le doyen l'apprend, ça aidera peut-être à restaurer un peu de déontologie dans le coin. Ca fait quand même mauvais genre, toutes ces coucheries entre profs et étudiants. » Et nous sommes à Oxford, quelle débauche. Pas que j’ai quelque chose contre la débauche, mais j’aime ladite débauche avec un minimum de classe. Là ca devient presque obscène. « Les profs ça fait fantasmer Blondie, que veux tu que je te dise, j’ai lu quelque chose là dessus dans une revue de psychologie, car il m’arrive effectivement de lire des revues de psychologie pour mieux comprendre le monde extérieur ! Mais pour Hazard tente ta chance, c’est un bon coup il paraît. » Je ne fais aucun commentaire sur le capitaine de l’équipe d’aviron de l’université, nous y reviendrons plus tard, mais glisse à l’oreille d’une de mes amies en passant. « Tu savais que Russel était enceinte du prof de théâtre toi ? » Je ricane un peu et aperçois Juliet justement. Je lui adresse un signe de main hypocrite, alors que déjà beaucoup de regards se tournent vers elle.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Dim 7 Avr - 19:17

Je fais défiler mes actualités Facebook, haussant un sourcil ça et là en voyant les inepties que certaines osent mettre dans la sphère publique. Les gens n'ont donc toujours pas compris qu'Internet, c'est pour toujours. La voix douce de mon meilleur ami vient finalement titiller mes oreilles pour reprendre le fil de la discussion et, surtout, me faire chier de bon matin. Je suppose que c'est la journée qui veut ça. Pourtant, on ne devrait pas s'amuser aussi indécemment aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Fred et Georges quand même. « Blondie t’as piqué Ophelia sous le nez, c’est quand même un comble. » Je lâche un grognement mécontent en guise de réponse et me déconnecte du réseau social, glissant mon Blackberry dans mon sac. Tristan lui s'affaire sur son gadget avant de finalement lancer à la cantonnade « D’ailleurs tu savais qu’elle était enceinte ? » J'esquisse un sourire, voyant qu'il compte vraiment profiter de ce premier avril, histoire de ne pas laisser toutes les joyeusetés aux troublemakers. « Le doyen va vraiment pas être content de l’apprendre. Sa petite fille chérie, en plus on ne sait pas qui est le père. Tu te doutes bien, tu peux pas t’envoyer tout le Carling et le corps enseignant et avoir les idées claires après ça. » Je m'arrête, nous sachant à proximité d'un groupe de commères renommées, dont les oreilles sont grandes ouvertes. Je prends un air conspirateur mais ne baisse pas la voix pour autant et ajoute « J'ai entendu dire que c'était le nouveau prof de théâtre justement et qu'il refuse de l'admettre, parce que bien sûr, il a peur pour son job. Engrosser la fille du doyen, c'est un moyen sûr de ruiner sa carrière. » J'hausse une épaule désinvolte et en profite pour ajouter une mesquinerie « On pourrait penser qu'avec son train de vie, elle aurait au moins la présence d'esprit d'utiliser des contraceptifs. Je sais pas, c'est un peu la base pour être une bonne salope. »

L'emploi de ce mot est franchement limite, mais au moins, tout le monde comprend de quoi je parle. Et je sais que Tristan partage mon avis là dessus : baisez qui vous voulez mais faites ça bien. Dans tous les sens du terme. Mon meilleur ami enchaîne finalement, jouant lui aussi douteusement sur les mots  « C’est son père qui va avoir du mal à avaler la pilule, sans mauvais jeu de mots si tu veux mon avis. Le prof de théâtre, c’est un secret pour personne, par contre si tu veux du scoop, à mon avis c’est pas pour rien qu’Annabella Manchinelli lui parle plus. Tu savais pour le prof de droit non ? » Je penche la tête sur le côté, intriguée. Russell serait passée sur - ou sous - les restes de Bella? Blondie sait y faire dis donc. « Noon, sérieux? Décidément, il doit avoir un truc ce M. Hazard, moi aussi je vais aller lui rendre visite dans son bureau à ce train là, ça m'intrigue. » Je ris légèrement puis reprend « Cela dit, si le doyen l'apprend, ça aidera peut-être à restaurer un peu de déontologie dans le coin. Ca fait quand même mauvais genre, toutes ces coucheries entre profs et étudiants. »

Tristan ne manque pas de surenchérir bien sûr et commente malicieusement « Les profs ça fait fantasmer Blondie, que veux tu que je te dise, j’ai lu quelque chose là dessus dans une revue de psychologie, car il m’arrive effectivement de lire des revues de psychologie pour mieux comprendre le monde extérieur ! Mais pour Hazard tente ta chance, c’est un bon coup il paraît. » Je lui glisse un clin d'oeil amusée. Non pas que les principes moraux m'étouffent ou que le prof en question ne soit pas bien fait de sa personne, mais ça ne m'intéresse pas franchement en l'état actuel des choses. Mais bien sûr, ça ce n'est pas une information à soumettre aux commères du coin. Faure ne manque pas d'ailleurs d'enfoncer le clou, en glissant à une de ses innombrables connaissances « Tu savais que Russel était enceinte du prof de théâtre toi ? » Nous rions un peu, tandis que la silhouette de Blondie apparaît. Je joins un large sourire au geste hypocrite de mon meilleur ami, tandis que l'assemblée la scrute avec des yeux inquisiteurs. Que le spectacle commence !
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Lun 8 Avr - 12:15

Campus, premier avril. La fin de l'année approche et je n'ai jamais été aussi pressée que ça se termine. Une fois de plus, je vais avoir droit aux rattrapages, sans aucun doute, et les cours me semblent devenir peu supportables. Je déteste ce que je fais, ce que je dois subir ici. J'essaye de passer le maximum de temps à Londres, mais goûte par la même à une vie très différente de celle que je mène et qui m'étouffe aujourd'hui. J'ai peur d'y prendre goût, c'est déjà le cas sans doute, et repartir pour une nouvelle année d'études ici me semble tout bonnement impensable. Je foule les allées dès dix heures du matin, entourée de murmures et de regards investigateurs, pleins de jugement. Je me demande ce que les gens ont, plus particulièrement ce matin que les autres jours, jusqu'à ce que mon portable m'annonce la réception d'un nouveau message, dont l'expéditeur est masqué. Félicitation pour ta grossesse, Russel. J'écarquille les yeux et relis le message plusieurs fois sans m'arrêter de marcher, alors que les murmures s'épaississent. Seule une voix me sort de mes observations silencieuses. « Bravo M. Howard, on comprend mieux pourquoi on dit de vous que vous êtes un excellent professeur ». Je relève les yeux et aperçois Henry, comprenant immédiatement de quoi il s'agit. Je relis le message et fais des allers retours entre mon prof, les élèves qui lancent des remarques assassines, hilares, et le message que je viens de recevoir. « Félicitations Docteur Howard ! » Les gens gloussent et je glisse une main sur mon visage pour tenter de me sortir de ce cauchemar. « C'est son père qui va être content ! » « Est-ce qu'elle continue à vous payer la thérapie ? » Tout ça est absurde, tellement absurde. La rumeur en elle même pourrait ne pas être dérangeante mais pourquoi la lancer avec le seul homme qui a toujours refuser de s'intéresser à moi ? Je sens l'agacement et la détresse m'envahir soudainement, alors que j'ignore ce que je dois faire. Voir le Docteur Howard au milieu de tout ça me déchire le cœur, et j'imagine aussi le questionnement et la déception de mon père qui aura forcément vent de cette histoire. « Fermez la », je jette, pas assez fort cela dit pour que tout le monde m'entende. Les gens continuent à passer, jettent des insultes et des insinuations, fiers. « FERMEZ LA », je hurle, hors de moi, en proie à une angoisse qui me serre la poitrine, me contraignant à lâcher mon sac qui s'écroule sur le sol. Ces gens ne savent rien de moi, de ce que je vais. « Bande d'hypocrites ! » je continue à hurler, me donnant délibérément en spectacle devant la moitié de l'université.

Je tourne sur moi même pour observer les gens autour de moi qui semblent hilares. Ils sont tellement stupides, tellement méchants aussi. Je fais une overdose, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, sans doute. Je n'ai plus le moindre ami ici en dehors de Ludwig, et les gens sont prêts à m'arracher les seuls aspects positifs qu'il reste à ma vie. Le théâtre, Henry Howard, tout ça pourrait se volatiliser tellement facilement, me laissant seule dans une condition insupportable que personne ne m'aide plus à affronter. Je laisse les larmes dévaler mes joues, leur donnant raison sans aucun doute, créditant leur méchanceté d'une réaction en or. « JE N'AI JAMAIS RIEN FAIT AVEC LE DOCTEUR HOWARD, ET S'IL Y A DES GENS DONT JE POURRAIS ETRE ENCEINTE, ALORS VOUS LES CONNAISSEZ SANS AUCUN DOUTE», je hurle, m'aggripant le ventre pour me soutenir. « Vos amis, petits amis, vous mêmes, tous ces hypocrites qui débarquent parce qu'ils ont envie de baiser et qui après font comme si de rien n'était, vous pensez que vous valez mieux que moi? » Mon père, il faut que je pense à mon père, pourtant, je ne parviens pas le moins du monde à m'interrompre. « Briser la vie des gens pour prétendre qu'on vaut mieux qu'eux, c'est tellement pitoyable, tellement... » Je me redresse et essuie mes jours, mon entourage est plongé dans un silence mutin. Puis l'impulsion est donnée par un groupe de filles qui se mettent à rire en coeur et les moqueries redoublent. Je suis folle, bonne à enfermer, il faut me prendre mon gosse avant qu'il ne devienne comme moi. Je fixe les gens avec horreur, me demandant d'où vient toute cette haine. Est-ce que ça aurait été différent si je n'avais pas été la fille du doyen ? Je m'abaisse pour attraper mon sac et reste accroupie un instant, posant ma tête sur mes mains.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Lun 8 Avr - 14:25

Je décroche quelques affiches un peu sulfureuses qui recouvrent l’un des murs de l’université pour le premier avril, et me dirige tranquillement vers le bâtiment qui héberge la machine à café. J’ai eu comme qui dirait une nuit agitée, et une boisson chaude devrait me remettre les idées en place enfin je l’imagine. J’avale d’ailleurs une première gorgée quand j’entends des voix murmurer derrière mon dos. « Bravo M. Howard, on comprend mieux pourquoi on dit de vous que vous êtes un excellent professeur » Malgré le ton très bas employé par le groupe d’élèves je constate assez facilement qu’ils s’adressent à moi. Certains me félicitent, d’autres me regardent avec mépris mais je ne suis pas sûr de comprendre ce à quoi tout cela rime, jusqu’à ce que l’un deux n’évoque le nom de Juliet Russel. Me revient alors tragiquement en mémoire l’incident de la semaine précédente au club de théâtre et je suis forcé de constater que la scène s’est ébruitée et s’est sans doute accompagnée de fausses rumeurs déformées à souhait. Mon regard perdu s’assombrit un peu à cette idée, et j’ai beau n’avoir rien fait de ce dont on m’accuse, je ne peux pas m’empêcher de me sentir coupable. Je suis censé être l’adulte raisonnable de nous deux et force est d’admettre que je n’ai pas su mettre un terme à cette histoire avant qu’elle ne finisse par blesser quelqu’un. Mon rythme cardiaque lui, s’accélère sous le joug de l’angoisse que je tente de réprimer sans réel succès. J’ai l’impression de perdre l’esprit, ce qui est finalement assez triste pour un psychiatre. Je passe nerveusement une main dans mes cheveux, tenant de rassembler mes idées malheureusement coupées par des flashs de mes rêves rendus trop réels par la réaction de mon muscle cardiaque. Je secoue un peu la tête et continue d’avancer sans prêter attention aux insultes lancées joyeusement, mais me retourne bien malgré moi sur la dernière à franchir la barrière de leurs lèvres. « Est-ce qu'elle continue à vous payer la thérapie ? » « Pardon ? » L’élève ne réplique pas, m’adressant un sourire méprisant avant de me tourner le dos. Jude Hazard au loin, s’en sort une nouvelle fois très bien, échangeant une conversation légère avec une étudiante quand le reste du monde préfère s’en prendre à la mauvaise personne. Peut importe ce que je ressens, je ne serais pourtant jamais comme lui.

Je m’apprête à gagner un bâtiment lorsque la voix furieuse de Juliet s’élève de manière à être entendue de tous. Irrémédiablement capté mon regard se pose sur le sien, tandis que j’abandonne ma fuite en avant, gagnant ma place pour un cinquième acte cette fois-ci. « Fermez la  FERMEZ LA. Bande d'hypocrites ! JE N'AI JAMAIS RIEN FAIT AVEC LE DOCTEUR HOWARD, ET S'IL Y A DES GENS DONT JE POURRAIS ETRE ENCEINTE, ALORS VOUS LES CONNAISSEZ SANS AUCUN DOUTE. Vos amis, petits amis, vous mêmes, tous ces hypocrites qui débarquent parce qu'ils ont envie de baiser et qui après font comme si de rien n'était, vous pensez que vous valez mieux que moi?  Briser la vie des gens pour prétendre qu'on vaut mieux qu'eux, c'est tellement pitoyable, tellement... » Je baisse un peu les yeux touché par sa détresse et à la fois pas certain d’être capable de l’entendre. De là ou je me trouve, planté là comme un piquet, je me contente de l’observer tristement, de nouveau confronté à un choix délicat dont les conséquences pourraient suivre, désastreuses. Je ferme un peu les yeux, mais ne parviens pas à chasser l’image de ses larmes, de la colère et de la peine qui l’habite maintenant. Si je ne le fais pas, personne ne le fera, et elle ne peut pas se battre seule contre une ville entière c’est évident. Je prends une inspiration et m’élance dans la foule pour la rejoindre lui offrant une main secourable au sens propre comme au figuré. « Venez. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Mer 17 Avr - 20:22

Je sais que je fais une énorme erreur en quittant mon lit ce matin-là. La veille encore, je me promettais de ne pas mettre le nez dehors, de rester cloîtrée dans mon appartement et de me faire toute petite. Parce qu'aujourd'hui, c'est le 1er Avril. Et quand on étudie à Oxford, on apprend très vite ce que cela implique. Pour en avoir été victime, je sais qu'aujourd'hui, les TroubleMakers vont être déchaînés. Et cela m'angoisse. Je ne me souviens pas trop de la soirée d'Halloween, mais je me souviens très bien, en revanche, de la semaine qui a suivie, puisque je suis restée clouée dans un lit d’hôpital, à me remettre d'une overdose. Je n'avais voulu que suivre un peu le mouvement, et m'amuser un peu. J'ai relevé un défi, mais la bouteille que je devais boire contenait de la drogue, me conduisant directement aux urgences. Pas de doute, les TroubleMakers ne vont pas se priver pour faire de la vie des Oxfordiens un veritable enfer. Et je n'ai pas le plus petite envie d'en faire les frais, j'ai assez donné. J'ai eu assez de mal comme ça à dissimuler mon passage à l'hôpital à mes parents, ce n'est pas pour prendre le risque d'y retourner pour une mauvaise blague qui aura mal tournée. J'avais donc tout prévu : un de mes camarades d'amphi devait me récupérer mes cours et devoirs, j'avais fait les courses pour ne pas avoir à sortir du tout, et dans mon plan, mes volets et ma porte seraient restés obstinément fermés. Mais au final, je m'étais réveillée à la même heure que d'habitude, et j'avais été incapable de rester chez moi.
C'est en tremblant que j'avais refermé la porte de mon appartement, et je m'étais aussitôt fait une nouvelle promesse : juste un aller-retour pour récupérer les polycopiés auprès des professeurs, pas plus ! J'essayais de me donner bonne conscience afin de ne plus culpabiliser à l'idée de sécher les cours. Consciente que si j'essayais de me cacher, je deviendrais une cible encore plus facile, j'avais adopté une attitude détendue qui ne reflétait absolument pas ce que je ressentais vraiment. Les cheveux noués en une longue tresse que j'avais enfoncé dans le col de mon sweat -au cas où des ciseaux traîneraient-, vêtue de vêtements confo' et assez vieillots -au cas où de la peinture voleraient- et chaussée de semelles anti-dérapantes -au cas où de l'huile recouvrirait le sol-, je me sentais prête. A courir dans un sens, à récupérer mes feuilles, et à revenir aussi vite que l'éclair.

En parcourant les allées de l'université, je remarquais que je n'étais pas la seule à craindre une farce des TMs. Beaucoup jetaient des coups d’œils nerveux autour d'eux, mais certains semblaient excités à l'idée d'assister à un spectacle. Je pinçais les lèvres, écœurée, et encore secouée par ma mauvaise expérience. Il n'y avait rien, absolument rien de drôle, à ce que faisaient les TMs. C'était dangereux, absolument pas amusant, humiliant et stupide.
Et en parlant de stupidité, il semblerait que la première victime ait été désignée. Quelques ricanements me font courber l'échine, comme si je craignais un coup, mais les rires sont dirigées vers une personne qui se met soudainement à hurler de toutes ses forces. Je ne la connais pas, mais apparemment, les autres sont persuadés de la connaître, puisqu'ils se moquent ouvertement d'elle. J'ai une pensée pour cette pauvre fille, mais je ne peux rien pour elle. Déjà parce que cela ne me regarde pas, et ensuite parce que je n'ai pas envie d'attirer l'attention sur moi. C'est égoïste, mais j'ai trop peur de devenir une cible à mon tour.

Je contourne la masse d'étudiants qui rient de bon cœur, et d'un rire très peu charitable, et aperçoit Tristan, au loin, en compagnie d'une brune, et avec sur les lèvres un sourire horriblement moqueur. J'adore Andrea, mais décidément, son copain me laisse méfiante. La fête d'Halloween qui m'a conduite à l'hôpital, c'était son œuvre après tout. Et il a l'air de se délecter de ce qui se passe. Je décide de ne pas aller le voir, puisqu'il ne semble pas m'avoir vu, et me dirige vers les bureaux des professeurs.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Dim 21 Avr - 22:09

Margot Brennan était une créature prévisible. Toutefois, la petite bande de jeunes chiens fous recrutés par les TroubleMakers pour cette petite farce commençaient à se poser des questions. C'est qu'elle ne se montrait pas la bougresse. Peut-être avait-elle décidé de rester sagement chez elle? Mais finalement, celui montant la garde l'aperçut, contournant discrètement l'attroupement qui s'était formé sur le parvis pour rire d'une blonde que le jeune homme ne connaissait pas. Il fit rapidement signe à ses compères, enfila une cagoule d'un rose criard et en quelques bonds rapides, la frêle demoiselle se retrouva encerclée par cinq jeunes gens assez costauds.Tous la menaçaient avec de gros pistolets à eau d'un air tout à fait sérieux. Finalement, le guetteur, qui semblait être en charge de la petite troupe prit la parole d'une voix grave « Margot Brennan ! Tu es face à une épreuve et comme toute héroïne à deux balles qui se respecte, tu dois faire un choix. Tu peux te faire asperger par ce que contienne ces pistolets et ce n'est pas de l'eau, crois-moi. » Il s'agissait en effet de diverses substances, comprenant notamment du sirop, de l'huile d'olive et du lait. « Ou bien tu peux chanter, haut et clair devant tous tes petits camarades assemblés juste là. » Quelques regards commençaient déjà à se désintéresser de la blonde et du prof, qui de toute manière s'en allaient. « Choisis bien Brennan ! » La petite bande leva les armes, pointant droit vers la jeune fille. Alea jacta est.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Sam 27 Avr - 14:15

Je le savais, je le savais !

Alors que je sortais à peine de l'ombre, quittant la masse des étudiants qui me dissimulaient plus ou moins aux yeux d'un potentiel membre des TroubleMakers, l'un d'entre eux ne manqua pas de me remarquer. Pourtant, j'avais fait mon possible pour être aussi discrète que possible, mais apparemment, ce n'était pas assez. La porte du bâtiment n'était qu'à quelques mètres, mais je n'eus pas le temps de l'atteindre. Un groupe cagoulés, et armés, m'encercla rapidement. La vue des armes me fit sursauter et trembler, avant que je ne comprenne qu'il ne s'agissait que de pistolets à eau. Qui ne devaient sûrement pas contenir de l'eau d'ailleurs. Javel ? Teinture ? Urine ? Tout était possible. Je cherchais des yeux une issue, mais c'était sans espoir, je le savais à l'avance. Tous les pistolets étaient pointés sur moi, de même que les regards des étudiants qui n'avaient pas manqués de noter les cagoules fluo. Un second cercle se forma très rapidement. Tout le monde me regardait, attendant une réaction de ma part, se préparant à hurler de rire très certainement. D'ailleurs, je pouvais apercevoir quelques téléphones pointés vers moi, prêts à filmer ce qui allait suivre.

Et alors, la sentence tomba. Contre toute attente, alors qu'on aurait pu s'attendre à ce que les Tms, connus pour leur cruauté et leur humour douteux, me demande de me déshabiller ou d'accomplir quelques actes humiliants, voilà qu'ils exigeaient de moi que je chante. Devant tout le monde. J'avais pourtant pris soin de dissimuler à tout le monde, excepté quelques rares personnes, que j'avais tenté l'audition pour la London School of Arts, mais de toute évidence, les secrets ne le restaient jamais très longtemps à Oxford. Plusieurs pensées défilèrent à toute vitesse dans mon esprit : si j'avais été à Cambridge, au lieu d'Oxford, après mon échec, je ne me serais certainement pas retrouvée dans cette situation, pour commencer. Si j'avais réussi mon audition... mais c'était un terrain trop dangereux, et une nouvelle pensée remplaça celle-ci rapidement. Si je refusais de chanter, j'allais me retrouver asperger de produits suspects et être la risée d'Oxford. Je maudissais brièvement mes parents de m'avoir obligée à m'inscrire dans cette horrible université. Puis je songeais qu'en chantant, je n'étais même pas certaine d'échapper à mon châtiment. Les TroubleMakers n'étaient pas non plus connus pour leur clémence. Cela valait-il vraiment le coup ?
Parce qu'au final, personne, à part Andrea, ne m'avait entendu chanter. C'était un secret que j'avais gardé précieusement, tant j'étais honteuse et horrifiée par mon échec. Je n'avais d'ailleurs que très peu souvent osé chanter. Et le faire devant tous ces gens... J'ouvrais la bouche, pétrifiée, incapable de bouger. Face à moi, des dizaines de regards avides, et des pistolets à eau prêts à m'arroser.
Et soudain, j'en eus assez. L'envie de tout envoyer balader devint si forte, que mon cœur se mit à battre plus fort. Et après tout, pourquoi pas ? Je n'avais plus rien à perdre. Au pire, je me retrouverais arrosée, et humiliée, mais je n'étais plus à ça près. Au mieux, on me laisserait partir, et les étudiants qui auraient assistés à la scène l'oublieraient bien vite, puisqu'il n'y aurait rien de bien intéressant à se souvenir. Une fille qui chante, quel intérêt ? Et moi, j'en avais assez de vivre dans la honte et dans la crainte. J'étais fatiguée, et ces derniers mois, j'avais chanté devant Andrea, j'avais esquissé quelques pas de danse dans l'école de mes rêves, j'avais sué sang et eau pour des études que je détestais, tout en craignant une nouvelle farce de mauvais goût des TroubleMakers, et en subissant la désapprobation constante de mes parents. Au point où j'en étais... Je relève la tête, serre les poings... et me met à chanter.

« I've been cheated by you since I don't know when
So I made up my mind, it must come to an end
Look at me now, will I ever learn?
I don't know how but I suddenly lose control
There's a fire within my soul
Just one look and I can hear a bell ring
One more look and I forget everything, o-o-o-oh

Mamma mia, here I go again
My my, how can I resist you?
Mamma mia, does it show again?
My my, just how much I've missed you
Yes, I've been brokenhearted
Blue since the day we parted
Why, why did I ever let you go?
Mamma mia, now I really know,
My my, I could never let you go.

I've been angry and sad about the things that you do
I can't count all the times that I've told you we're through
And when you go, when you slam the door
I think you know that you won't be away too long
You know that I'm not that strong.
Just one look and I can hear a bell ring
One more look and I forget everything, o-o-o-oh

Mamma mia, here I go again
My my, how can I resist you?
Mamma mia, does it show again?
My my, just how much I've missed you
Yes, I've been brokenhearted
Blue since the day we parted
Why, why did I ever let you go?
Mamma mia, even if I say
Bye bye, leave me now or never
Mamma mia, it's a game we play
Bye bye doesn't mean forever

Mamma mia, here I go again
My my, how can I resist you?
Mamma mia, does it show again?
My my, just how much I've missed you
Yes, I've been brokenhearted
Blue since the day we parted
Why, why did I ever let you go
Mamma mia, now I really know
My my, I could never let you go !
 »

Essoufflée et les joues écarlates, j'attends la réaction de mes bourreaux. J'essaie de ne pas penser au choix de la chanson, qui m'est venue sans même réfléchir, je m'efforce d'ignorer tous les regards portés sur moi, je refuse de penser à ce qui va suivre. Curieusement, tout ce que je parviens à me dire, c'est qu'en fait... c'était bien chanté.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Dim 28 Avr - 22:21

Visiblement, la petite Brennan avait peur. Les gens qui s'agglutinaient autour d'elle ne devant certainement rien arranger. Un bref suspense suivit la menace et alors que que le leader jouait d'un air faussement menaçant avec son arme en plastique, elle serra les poings et se lança dans une interprétation de Mamma Mia. Le jeune homme eu un léger mouvement de surprise, ne s'attendant pas à ce que la demoiselle chante aussi bien sans doute. Plusieurs membres de l'assistance échangèrent des regards appréciatifs et quand elle eu fini, d'un rouge vif et à bout de souffle, une salve d'applaudissements se fit entendre et même quelques sifflements encourageants. Le bourreau se tourna vers les étudiants et lança « Alors, mérite-t-elle la liberté? » L'assemblée se mit à crier et à taper des mains, prenant à majorité partie pour la petite chanteuse. Bon prince, il déclara donc. « Très bien, très bien, Margot Brennan, les TroubleMakers te souhaitent une excellente journée ! » Il s'écarta, suivi par ses petits camarades puis s'inclina avec un clin d'oeil taquin. Un « Bouuuuh » sonore se fit alors entendre et sur un geste de leur chef du jour, la petite bande fondit sur le mécontent. « Alors comme ça, tu conteste nos décisions? Dommage pour toi, on a des chargeurs à vider. » Et sans plus d'avertissement, le pauvre bougre se vit asperger des substances visqueuses et collantes initialement destinées à miss Brennan. L'attroupement fut pris d'un rire sonore et quelques-uns tournèrent leur téléphones vers lui, pour filmer son humiliation. Et avant que quiconque puisse protester ou chercher vengeance, la petite bande se dispersa aux quatre vents, sous de nouveaux rires et encouragements des étudiants alentour. Méfait accompli.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Mar 30 Avr - 20:57

J'adorais le premier avril, ce jour où même les anges venus tout droit de chez les Bisounours, osaient faire les pires crasses à ceux et celles qui leur avaient fait du tort. Cela donnait toujours de grands spectacles, à voir et à revoir sur Facebook, en famille (on vous conseille pas) ou entre potes. Et puis, il y avait les TroubleMakers. Je n'avais encore jamais assisté à l'un de leur méfait en direct et j'attendais impatiemment de voir ce qu'ils avaient préparé. Très impatiente même. Je venais tout juste de sortir de la bibliothèque que j'entendis des rires à l'autre bout du couloir. Rangeant rapidement mes bouquins dans mon sac, je me dépêchais d'aller voir ce qui se passait, un sourire naissant sur le visage. Parmi la foule compacte de curieux, je reconnus Tatiana et me dirigea vers elle. "Les TroubleMakers ont encore frappé, c'est ça ?" lui dis-je en guise de salut. Je me hissais sur la pointe des pieds pour mieux voir mais même avec mes talons, je n'arrivais pas à voir par dessus la tête de ces crétins. Une vague de rire agita la foule, m'agaçant encore plus. Je tentais de me frayer un chemin tant bien que mal jusqu'à ce qu'un de ces geeks mal coiffé me barre la route. "Dégage de là, toi !" Son visage en face du mien, il paraissait encore plus pathétique. "Looser." lui dis-je, le sourire aux lèvres. Il s'écarta et je pus enfin respirer. Margot Brennan se tenait au centre, entourés des TMs vêtus de noir qui la menaçaient de pistolets en plastique. Quoi, c'était ça les fameux TroubleMakers ? "Nan, sérieux ?!" murmurais-je. C'est alors que Brennan se mit à chanter. J'avais du louper un chapitre. Ou alors, j'étais en train de rêver parce que jamais cette fille ne se serait mis à chanter du ABBA, comme ça, pour le fun, dans la réalité. Et le pire, c'était qu'elle chantait bien. Des applaudissement se firent entendre lorsqu'elle s'arrêta, le visage rouge. N'importe quoi. C'était quoi ces soi-disant délinquants qui abandonnaient au moindre contretemps ?! "Bouuuh". La troupe fondit sur le malheureux et ne s'écarta que lorsqu'il fut entièrement recouvert de... Eurk. Dégoûtant. Puis, les TMs s'en allèrent. Fin du spectacle. "Cheeeese !" dis-je en m'approchant de la victime, portable en main "On devrait offrir une médaille à tes stylistes, ils ont fait de l'excellent travail ! Qui aurait cru que masquer ton visage et tes... vêtements t'aurait rendu nettement plus séduisant ?!". J'eus un mince sourire. Le pauvre, il va devoir vivre toute sa scolarité avec cette étiquette de victime sur le dos. Bah, ce serait pas le premier. Je me tournais ensuite vers Margot. J’exécrais cette fille, avec son air de sainte-nitouche, parfait sous tous les rapports. Et voilà qu'elle se mettait à pousser la chansonnette. Non mais où allait le monde ?! J'espérais qu'Alexan allait vite lui régler son compte même si le fait de perdre un pari ne m'enchantait absolument pas. "Du ABBA, hein ? Alors Brennan, c'est ta grand-mère qui t'a appris à chanter ? La sourde, j'entends. Pas la schizo'"
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Mar 30 Avr - 21:55

J'avais les mains qui tremblent, pratiquement certaine que ma prestation n'aurait servie à rien à part à être filmée et à finir sur Youtube -Dieu merci, mes parents n'étaient pas fans d'internet- et que j'allais finalement me retrouver arrosée. Des dizaines de regard étaient tournés vers moi, et j'avais la désagréable impression qu'on aurait pu faire cuire du bacon sur mes joues. Mais alors que l'un des types masqués se tourne vers la foule pour demander quelle sera ma sentence, tous les étudiants présents m'acclament et exigent qu'on me laisse tranquille. J'écarquille les yeux. Ils ont aimés ma prestation ? Vraiment ? Ils ont aimés m'entendre ? Et pourtant, les applaudissements m'étourdissent et cette fois, je rougis d'émotion et ne peut retenir un petit sourire, qui s'élargit quand le membre des TroubleMakers qui m'encerclent décide de me laisser tranquille. Le soulagement me ferait presque m'évanouir, et les battements de mon cœur ralentissent quelque peu. J'ai un peu de peine pour le pauvre étudiant qui se retrouve recouvert de substances fort peu ragoutantes, mais le soulagement est trop intense pour que je m'attarde plus longtemps sur la situation de quelqu'un qui, au final, m'a huée. Et puis, pour une fois que ce n'est pas moi qui suis victime des TroubleMakers, je ne vais certainement pas m'en plaindre.
La foule finit par se disperser, me laissant seule. Les étudiants qui avaient assistés à la scène la commentaient en s'éloignant, ou bien avaient le nez penchés sur leur téléphone, pressés de mettre en ligne ce à quoi ils venaient d'assister. La vidéo me montrant en train de chanter allait très vite faire le tour de l'université. Je pouvais déjà prédire que Ludwig, Lemon et les autres membres de la chorale allaient s'empresser de sauter sur l'occasion pour me convaincre de rejoindre leur chorale. Mais au moins, cela ne sortirait -normalement- pas des murs d'Oxford. Et puis, avec un peu de chance, le pauvre étudiant recouvert de liquides poisseux et malodorants serait un sujet de conversation autrement plus intéressant qu'une fille qui pousse la chansonnette et ne finit même pas victime des farces des TroubleMakers.

A présent ignorée par les personnes présentes, je décide me secouer un peu. J'ai eu de la chance pour cette fois, mais la journée ne fait que commencer. Mieux vaut ne pas traîner. Je n'ai pourtant pas le temps de faire un pas qu'une rousse se met en travers de mon chemin et m'apostrophe. Je la dévisage. De toute évidence, elle ne m'aime pas. En temps normal, j'aurais baissé les yeux et me serais empressée de m'enfuir pour pleurer dans un coin. Seulement voilà. J'ai chanté, en public, et ceux qui m'ont écoutés ont aimés ma chanson. Les TroubleMakers m'ont même laissés partir. Cette fille peut dire ce qu'elle veut. Je me contente d'un haussement de sourcil et la contourne pour pénétrer dans le bâtiment administratif.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Mer 1 Mai - 18:52

Chemise blanche transparente, jupe crayon beige, escarpins noirs vernis, la panoplie est presque parfaite. Ajoutez à ça une paire de lunettes rectangulaires ainsi qu'un classeur coincé sous mon bras et vous obtenez une bombe atomique chaude comme la braise qui n'a ni le droit de toucher, ni le droit d'être touchée. Putain de boulot. J'arpente les couloirs de long en large juste pour avoir le plaisir de voir les étudiants se retourner sur mon passage et pour avoir la satisfaction de ne pas être la seule frustrée. Je croise un petit groupe de filles qui cancane dans un coin. En bonne commère que je suis, je ne peux m'empêcher de tendre l'oreille histoire d'en apprendre un peu plus sur les autres. « ...Faure et Rose Foster le dire ! Si je vous jure ! » « Mais nooon. Vrai ? Roh vraiment quelle traînée cette Russel. Murray en plus ! Il est genre super canon. » « Non mais à la limite qu'elle se tape tout le monde... Mais un ancien de Cambridge ! Qu'elle se fasse mettre en cloque en plus ! » Je sursaute, scandalisée par ce que je viens d'apprendre. Russel et Lysander ?! Et c'est quoi cette histoire de grossesse ? Il a encore remis ça ?! Furibonde, je décide de me mettre à la recherche de mes deux acolytes préférés, Tristan et Rose, pour avoir plus d'explications.
En passant devant le patio, je remarque un attroupement d'élèves. Je m'approche discrètement et devine dans mal ce qu'il se passe. La jeune Margot Brennan fait face à cinq grands types cagoulés qui la menacent de pistolets à eau. Soudain, elle se met à chanter sans une fausse note. Quelle brave petite... Les truands s'attaquent finalement à un autre élève et s'évaporent tandis que l'attention de la foule s'est reportée sur la victime. Ce n'est qu'à ce moment que je réalise que mon rôle aurait été d'intervenir avant que tout cela se passe. J'hausse une épaule. Après tout, je ne suis qu'une remplaçante ici, pas à la hauteur quand il s'agit d'arrêter des TroubleMakers, mon assurance vie ne couvre pas ce genre de choses. C'est à cet instant que l'insupportable voix de Lolita Lewis s'élève, hautaine et moqueuse comme à son habitude. Je lève les yeux au ciel lorsqu'elle commence à se payer la tête du pauvre garçon qui a été aspergé. Tout le monde ici l'a comparée à moi lorsqu'elle est entrée à l'université, et je trouve que c'est peu flatteur pour ma pomme. Cette fille est une vraie peste. Moi je ne me serais jamais permise d'être aussi désobligeante gratuitement. Puis elle s'attaque à Margot. « Du ABBA, hein ? Alors Brennan, c'est ta grand-mère qui t'a appris à chanter ? La sourde, j'entends. Pas la schizo. » Cette fois, c'est assez. Bien que Margot tourne le dos pour s'éloigner, je me sens obligée d'intervenir. « Lewis, tu veux que j'apprenne la gentillesse ? T'en as pas marre d'être pénible, tu crois que c'est comme ça qu'on s'intègre ? » Je soupire, exaspérée. Je sais très bien que cette petite garce espérait prendre ma place quand j'étais à Londres, et je compte bien lui faire comprendre qu'elle n'arrivera jamais à ma cheville -pas avec ce comportement du moins. Je fais volte-face et reprends ma quête première : en apprendre plus sur cette histoire avec Murray.
Au détour d'un couloir, j'aperçois justement la tignasse blonde de Juliet Russel accompagnée de mon collègue. Mon impulsivité me pousse à crier son nom « Russel ! Attendez une seconde, j'ai à vous parler. » Je m'approche d'eux d'un pas rageur, mes talons claquent furieusement. « J'ai entendu parler d'une rumeur vous concernant, vous et Lysander Murray. N'allez pas croire que je crois tout ce qu'on raconte mais celle-ci me semble tout à fait crédible, autant de sa part que de la vôtre. Je vous conseille de ne plus vous approcher de cet homme. » Mon avertissement ressemble plus à une menace qu'autre chose et je ne peux empêcher ma voix de prendre des intonations jalouses et possessives, sans raison valable. « Enfin bref. Faites attention à vous Russel. Henry. » Je leur adresse un signe de tête, jette un dernier regard à Juliet signifiant clairement que je l'ai à l'oeil et prends la direction de ma classe.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Sam 4 Mai - 17:29

Ce jour-là Tati s'était habillée simplement mais joliment. Elle n'avait pas eu envie de mettre une tenue flamboyante qui lui donnerait une allure de princesse -du moins une allure qui y ressemble. Ce n'était pas étonnant de sa part, Tati n'était pas connue pour capacité à se montrer. Non. C'était plutôt une fille discrète qui n'aimait pas se donner en spectacle et puis le mieux c'était de ne pas trop se faire remarquer, surtout un jour comme celui-là. La journée allait être mouvementée notamment à cause des troublemakers qui allaient se faire une joie d'embêter nos jeunes oxfordiens aujourd'hui. C'était quelque chose d'assez prévisible hein ? On savait que le 1er avril était sacré chez ces trouble-fêtes et qu'ils n'allaient pas manquer une occasion comme celle-ci pour bien montrer qu'ils étaient là et toujours prêts à gâcher la vie de quelqu'un. « Les TroubleMakers ont encore frappé, c'est ça ? » Tati tourna la tête vers son interlocutrice : Lolita, qui semblait être très intéressée par la scène qui était en train de se dérouler -un truc assez prévisible également. « Ouais...C'est ça. » Se contenta-t-elle de dire tandis que la rousse essayait d'en savoir plus, Tati se plaça derrière elle pour la suivre, histoire d'assister à la scène de plus près. Une fille était entourée deTms qui la menaçaient avec un pistolet, elle se devait de chanter pour éviter de se retrouver asperger par des substances inconnues et visiblement gluantes. Quand on pense que c'est déjà le début de la journée, ils mettent le paquet dès le début hein ? Tati avait vraiment hâte de voir quel genre d'autres blagues débiles allaient-ils encore pouvoir imaginer. « Nan, sérieux ?! » Et c'est alors que miss Brennan se mit à chanter et alors que la jeune moscovite s'attendait plutôt à un véritable massacre de son audition, la jeune Margot se révéla être une excellente chanteuse, la tentative d'humiliation des Tms tombait donc à l'eau ? Non, vu que quelques secondes plus tard un jeune homme -qui aurait mieux fait de ne pas parler- fût littéralement ... Asperger... De ...Eurk. « On devrait offrir une médaille à tes stylistes, ils ont fait de l'excellent travail ! Qui aurait cru que masquer ton visage et tes... vêtements t'aurait rendu nettement plus séduisant ?! » Tatiana esquissa un sourire. Cela aurait été extraordinaire si Lewis n'avait pas fait de commentaire. Le jeune homme avait l'air d'être sur le point de pleurer. « Il faut certaines fois éviter d'ouvrir sa bouche. » Ajouta Tati avec un air faussement compatissant.

En tout cas Lolita n'avait pas l'air d'aimer la tournure que l'humiliation de Brennan avait pris et elle ne se priva pas d'exprimer son mécontentement « Du ABBA, hein ? Alors Brennan, c'est ta grand-mère qui t'a appris à chanter ? La sourde, j'entends. Pas la schizo » Elle ne dit pas les choses à moitié la Lewis mais sa remarque ne sembla pas atteindre la petite Margot qui se dirigea vers les bâtiments administratifs. « Lewis, tu veux que j'apprenne la gentillesse ? T'en as pas marre d'être pénible, tu crois que c'est comme ça qu'on s'intègre ? » S'exclama une femme plus âgée que la petite Lolita « Je crois que c'est la fille avec qui on te compare souvent et ça a pas l'air de lui plaire. » Dit-elle avec un grand sourire en attendant une réaction de la part de sa copine.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Lun 6 Mai - 11:54

Je ne m'attendais pas à ce que Margot Brennan me réponde par une réplique acerbe ou pleine de spiritualité. Ni à ce qu'elle me répondes du tout. Mais de là à ce qu'elle me snobes comme elle vient de le faire, ça jamais. Je la regardais s'en aller, sans même tenter de la retenir par une quelconque remarque sarcastique. Cela n'allait pas être très bon pour ma réputation future mais, à vrai dire, j'avais la flemme. Et puis, Margot semblait enfin sûre d'elle grâce à son court (et dernier) moment de gloire, je n'allais pas tout gâcher en la poussant dans ses retranchements pour lui arracher quelques larmes, n'est ce pas ? Je n'étais pas aussi méchante, tout de même. Enfin bref. Je ravalais ma colère et alors que je m'apprêtais à quitter les lieux, une voix m'apostropha. « Lewis, tu veux que j'apprenne la gentillesse ? T'en as pas marre d'être pénible, tu crois que c'est comme ça qu'on s'intègre ? » Carolyn Stowe. Alias, l'ex-soi-disant-Reine d'Oxford. Carolyn Stowe qui venait me donner une leçon de morale. Ok, pincez-moi, je rêve. Elle et sa bande était tout sauf des adeptes de la gentillesse, on nous l'avait clairement expliqué à notre arrivée à Oxford. Je détestais cet air supérieur sur son visage et plus que tout, je haïssais les donneurs de leçons qui avait plus d'une chose à se reprocher. « C'est l'hôpital qui se fout de la charité ! » dis-je. Mais, elle avait déjà tourné les talons. Sale garce.
Je sentis une présence près de moi. Me retournant, j'aperçus Tatiana, tout sourire. « Je crois que c'est la fille avec qui on te compare souvent et ça a pas l'air de lui plaire. » me dit-elle. C'est vrai. Apparemment, Oxford avait déjà connu des filles comme moi, belle, intelligente et talentueuse. Or, je doutais grandement que Stowe fasses un jour partie d'une de ses catégories. Quelle manie de toujours comparer ce qui ne peut se comparer ! « Ouais, c'est elle. Tu vois une quelconque ressemblance, toi ?! Parce que moi non ! » Si le niveau pour être la futur Reine d'Oxford était fixé par cette fille, alors j'étais sûre de le franchir dans très peu de temps. De toute façon, la concurrence était faible par ici, je, ou plutôt nous n'aurions aucun mal à faire oublier les Stowe, Foster ou autre Faure (nan, sérieux, c'est quoi ce nom ?!). « Viens on s'en va ! Je meurs de faim. » dis-je en riant.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Jeu 9 Mai - 16:40

Les Troublemakers sont bien sûr loin d'en avoir terminé. Cette journée est la leur après tout et il reste tant de victimes plus ou moins innocentes à malmener. Les événements ont été lancés en douceur avec la petite blague faite à Margot mais les choses sérieuses ne tardent pas à commencer. Un nouveau groupe de jeunes gens - peut-être les mêmes que ceux qui ont encerclés la jeune Brennan - fond à travers la foule et arrive à la hauteur de Lolita et Tatiana. « En souvenir de votre baignade dans la Tamise ! » crie l'un deux. Et avant que quiconque ai le temps de comprendre, des slushies au poisson se déversent sur les pimpantes tenues des deux jeunes filles. L'odeur nauséabonde ne tarde pas à se répandre et les éclats de rire fusent. Des petits morceaux de poissons broyés se sont glissés dans les cheveux et les décolletés des étudiantes, qui auront fort à faire pour se dépêtrer de ce cadeau visqueux.

Soudain, l'attention est détournée vers les écrans d'annonce qui jalonnent les couloirs de l'université et une voix résonne dans les hauts-parleurs. « Les TroubleMakers souhaitent un bon retour à Carolyn Stowe et invitent ses futurs élèves à admirer leur nouvelle prof de théâtre et directrice de chorale à l'oeuvre ! » Une vidéo de miss Stowe vociférant sur une scène et s'en prenant à son guitariste se met à tourner. Certains reconnaissent les événements survenus il y a déjà longtemps, lors d'un festival de musique, où le partenaire de Carolyn avait fait foiré leur prestation et qu'elle avait fait un scandale sur scène, devant les yeux de milliers de personnes et de nombreuses caméras. D'autres découvrent ce fiasco monumental et n'hésitent pas à en rire à gorge déployée.

La voix se fait à nouveau entendre, l'image continuant à défiler sans le son. « Et maintenant, vous êtes tous priés de joindre le hall d'entrée où nous vous proposons une exposition des travaux de la talentueuse Juliet Russel. Ca vaut le détour, croyez-moi. » Un clac sonore met fin à l'annonce et la masse d'étudiants, après un bref moment d'hésitation, se dirige vers le lieu dit, pour y découvrir des dessins, certes réussis, mais évocateurs. En effet, le professeur de neurosciences Henry Howard est reconnaissable, illustré en train d'enlacer ou d'embrasser une figure qui ne peut être que miss Russel. Voilà qui encore une fois fait rire et jaser. Seule Rose Foster semble mécontente, puisqu'elle vient de découvrir que quelqu'un, profitant du mouvement de foule, lui avait collé un poisson d'avril tout particulier dans le dos. Un savoir un drapeau américain estampillé du sigle I NEW-YORK. Ce n'était peut-être pas faux, mais cela l'empêcha de profiter pleinement de la farce.

Le principal concerné, Mr Howard, et sa soeur tentent quant à eux d'échapper aux regards indiscrets et curieux, seulement pour trouver un nouvel attroupement sur le parvis à la sortie. Les notes de la marche nuptiale retentissent et du riz est lancé en direction de la tempétueuse rousse, au cri de « Au cas où vous ne trouveriez personne à part votre frère pour vous supporter ! » Voilà qui devrait leur attirer quelques foudres et mettre un terme - au moins temporaire - à la vague de plaisanteries qui vient de s'abattre sur Oxford.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Jeu 9 Mai - 19:35

Je soupire en corrigeant des copies dans mon bureau. Je suis bien de toute l’agitation qui règne autour de ce jour particulier. Ca fait bien longtemps que je ne fais plus attention au premier avril et à ce qu’l signifie. Le peu de personnes qui ont osé s’en prendre à moi ce jour-là en garde un mauvais souvenir. Il m’arrive souvent d’être de mauvaise foi et d’hausser le ton une fois de plus, pour les engueuler. Kenneth en a quelques fois fait les frais à ses dépends. Je secoue la tête. Ce n’est pas le moment de penser à lui sinon mes chers élèves, ironie quand tu nous tiens, vont en faire les frais. Et bien qu’ils soient parfois très énervants, ils ne méritent pas que je m’acharne contre eux à cause d’un ex-mari infidèle. Je pose mon stylo et m’étire. Pour terminer cette pile de copies, il va me falloir du café, beaucoup de café, à défaut de pouvoir boire du whisky pour oublier les absurdités que je lis sur certaines copies. J’attrape mon portefeuille et fronce les sourcils. Pas de monnaie, pas de café. Je grogne et réfléchis quelques secondes avant de me rappeler qu’Henry doit déjà se trouver à l’université et qu’il aura sûrement quelques pièces pour sa sœur adorée. J’attrape ma veste et quitte mon bureau pour me lancer à la recherche de mon frère. Je traverse la fac, rencontrant des gens qui ont l’air d’avoir subi quelques blagues de mauvais gout. Pourtant, je ne peux m’empêcher de rigoler en voyant un élève recouvert d’une substance que je ne reconnais pas. Je ne veux pas vraiment savoir ce que c’est. Je me demande quand même ce qu’il a dit ou fait pour mériter ça. C’est dans ces moments-là qu’on comprend que les enfants peuvent être cruels. Enfin, je ne vais pas commencer à philosopher là-dessus, il m’arrive de l’être aussi.

J’arrive près du bureau d’Henry que je trouve en bonne compagnie. Je ralentis, en essayant de me faire discrète pour ne pas les déranger. Mais la discrétion n’est pas mon fort. Je fais de grands gestes pour leur montrer que je suis là et éviter les regards embarrassés, gênés. « Désooooolée ! Henry, dis-moi, tu aurais un peu de monnaie pour que ta pauvre sœur puisse survivre à cette journée avec sa dose de café ? » Je jette un regard désolé à Juliet et remarque ses yeux rouges et son maquillage qui a légèrement débordé. Je fronce les sourcils et ouvre la bouche pour lui demander si ça va mais je me fais interrompre par une annonce particulière. « Les TroubleMakers souhaitent un bon retour à Carolyn Stowe et invitent ses futurs élèves à admirer leur nouvelle prof de théâtre et directrice de chorale à l'oeuvre ! » Je me retourne vers mon frère avec un air interrogateur sur le visage. Que se passe-t-il aujourd’hui ? Une chanson et des cris suivent l’annonce. Reconnaissant la voix particulière de la nouvelle prof de théâtre, je grimace en songeant que je n’aimerai pas être à sa place. Henry me donne de la monnaie pour mon café. Je le remercie et m’apprête à les laisser tranquilles quand une nouvelle annonce est faite. « Et maintenant, vous êtes tous priés de joindre le hall d'entrée où nous vous proposons une exposition des travaux de la talentueuse Juliet Russel. Ca vaut le détour, croyez-moi. » Je me retourne vers Juliet. « Tu sais de quoi ils parlent ? » La peur se lit sur son visage. Je fronce une nouvelle fois les sourcils – bonjour les rides – et prends la direction du hall, suivie d’Henry et Juliet. On y découvre des dessins assez suggestifs représentant Henry avec Juliet. Et leur arrivée ensembles n’arrange pas les choses. Je me rapproche d’Henry. « On devrait y aller avant de leur donner plus de raisons de lancer des rumeurs sur vous. » J’attrape son bras et lance un nouveau regard désolé à Juliet. On se faufile à travers la foule mais les élèves ont l’air de nous en vouloir. Une musique que je ne connais que trop bien se fait entendre et du riz est lancé sur nous. « Au cas où vous ne trouveriez personne à part votre frère pour vous supporter ! » Ma main se serre sur le bras d’Henry. Je bouillonne. « VOUS VOUS TROUVEZ DROLES PEUT-ETRE ? » Je pense à ce qu’a subi Juliet, Henry aussi. Ça m’énerve tellement, que je suis incapable de leur répondre, incapable de réagir correctement. Ils ont mis le doigt sur un sujet, certes, sensible, mais vrai. Je finirai seule, aigrie avec seulement Henry pour me supporter et m’empêcher de vider une bouteille de whisky par jour.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Ven 10 Mai - 0:37

Nous quittons finalement le bureau du Doctor Howard, qui doit vraisemblablement aller assurer un cours que je dois moi-même suivre. Je n'ai pas très envie d'affronter les élèves mais m'esquiver serait leur donner raison, sans doute, et je n'ai vraiment pas envie de faire ça. Je soupire, glissant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille tandis que je m'apprête à lui demander s'il veut se rendre dans la salle avant moi et que je n'arrive qu'un peu après. Mais je suis interrompue par Amy, qui débarque dans le couloir pour s'adresser à son frère. « Désooooolée ! Henry, dis-moi, tu aurais un peu de monnaie pour que ta pauvre sœur puisse survivre à cette journée avec sa dose de café ? » Elle me jette un regard, et s'apprête à me parler quand une annonce grésille dans les hauts parleurs du couloir. « Les TroubleMakers souhaitent un bon retour à Carolyn Stowe et invitent ses futurs élèves à admirer leur nouvelle prof de théâtre et directrice de chorale à l'oeuvre ! » Je fronce le nez en entendant des bribes de dispute et plisse le front, je viens de voir Carolyn Stowe qui m'a justement joyeusement menacée si je m'obstine à fréquenter Lysander. J'ignore ce qu'il s'est passé entre les deux et franchement, je ne veux pas le savoir. Je n'ai pas tellement peur d'elle, qui qu'elle soit. Je soupire et essaye d'écouter, mais bientôt les bruits de dispute s'atténuent, laissant place à une nouvelle annonce. « Et maintenant, vous êtes tous priés de joindre le hall d'entrée où nous vous proposons une exposition des travaux de la talentueuse Juliet Russel. Ca vaut le détour, croyez-moi. »

J'ouvre la bouche et la referme en entendant cet avis, interloqué, me figeant instantanément sur place. « Tu sais de quoi ils parlent ? » Je n'entends qu'à peine Amy au loin. Mon sang se glace et je mets une demie seconde à réaliser de quels travaux il peut bien s’agir. Les dessins. Je tremble un peu et abandonne toutes mes affaires, détalant dans les couloirs, à bout de souffle, pressée par l’horreur et la honte que je ressens déjà. Ils n’ont pas pu faire ça, pas à ce point là, pourquoi les gens s’acharnent-t-ils à ce point là ? Je ne peux pas survivre à ça, pas comme ça. Je traverse les quelques mètres qui me séparent du hall où les gens se pressent déjà en riant. Quelques regards se tournent déjà vers moi et je secoue la tête, poussant les personnes qui me séparent des panneaux d’affichage pour m’en approcher. Devant moi, horrifiée, s’étalent trois murs entiers de dessins que j’ai fait, plus ou moins appliquée. Dessins qui représentent le Docteur Howard, parfois accompagné par moi-même. Je secoue la tête, sentant la panique se répandre dans mes muscles de nouveau, et tandis que mes yeux se bordent de larmes, j’essaye d’ouvrir les glaces qui sont pourtant fermées à clé. « Ouvrez », je hurle, folle de rage et de honte aussi, en vain bien entendu. Je m'écarte, me retournant pour tenter de trouver l'appui, ou au moins le pardon dans le regard du Docteur Howard, mais c'est celui d'Amy que je trouve, et elle m'adresse un sourire désolé, attrapant le bras de son frère pour s'échapper. Je secoue la tête, ma gorge se serre et mon coeur se brise. Abandonnée au milieu des rires des autres élèves et des appréciations sarcastiques, je sens la détresse s'emparer de moi, et incapable de solutionner mon problème, quitte à mon tour la pièce pour me réfugier dans les toilettes, serrant mes jambes contre moi et plaquant ma main sur ma bouche pour étouffer mes sanglots.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : THE JOKE DAY IS NOW ON   Ven 17 Mai - 23:33

Si Tati savait bien une chose c'est qu'elle avait peu de chance d'échapper aux Tms aujourd'hui. En temps normal elle se souciait peu de ce qu'il pouvait faire, c'était intéressant ou amusant de temps en temps de voir où pouvait aller leur imagination mais c'était tout. La plupart du temps on ne se s'attaquait pas vraiment à elle ni à Lolita ou Alex d'ailleurs. Ce qui n'était pas très étonnant pour son cas -vu sa discrétion plus qu'apparente- mais un peu moins pour Lolita. De toute façon vu qu'elle n'était qu'en première année d'université, elle n'avait pas réellement eu l'occasion de faire face aux Tms, elle n'avait pas encore tout vu. Et elle allait en voir aujourd'hui. « En souvenir de votre baignade dans la Tamise ! » A peine le temps de réagir, des substances visqueuses et nauséabondes se déversent sur les deux jeunes filles. Du poisson ? En souvenir de leur baignade à la Tamise ? -d'ailleurs Tati n'en garde pas un très bon souvenir. Les Tms sont partout ou quoi ? Ce sont des paparazzis ? Cela en est presque effrayant, Tati observa la dégoutante substance lui glisser sur les vêtements. C'est sûr que quand ça t'arrive à toi, c'est tout de suite moins drôle. « C'est tout ? Du poisson ? Je pensais que les Tms étaient un peu plus imaginatifs que ça. » Ça restait un peu gamin comme tentative d'humiliation non? Elle scruta les personnes en train de rire avec son habituelle expression neutre voir glaciale avant de se retourner vers sa meilleure amie. « On va rester comme ça si ? Viens je vais t'aider à enlever tout ça. » Elle ne comptait pas rester comme ça bien longtemps, surtout que ce n’était pas très agréable et ça pouvait se comprendre. Cela ne devrait pas prendre énormément de temps pour enlever tout ça de leurs vêtements non ?
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