MES // Marty E. Scott

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MessageSujet: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 15:03


Martin Elyott Scott w/ Simon Templeman
the characterthe person
→ habite à Cambridge.
→ âgé(e) de 50 ans.
→ né(e) le 01/04/1964 à Cardiff.
→ estrestaurateur.
→ un t-shirt likes boys, likes girls ou bicurious ? Hétérosexuel
→ est actuellement marié et comblé!.
→ pseudo : D V.
→ 41 : votre âge à vous, personne située derrière l'écran.
→ comment avez-vous connu le forum ? annuaires.
→ code : [Code bon Jordan]
→ crédits : Home made( même pas honte)
→ de quelle couleur sont les petits pois ? Rouges, bien sur,toutefois je compte essayer d'en étuver dans le bleu de méthyléne pour tenter de parvenir à un joli violine,Reste encore à les blanchir au sens propre au préalable!.


it's my life, it's now or never
Je vous parle d'un temps que la plus part d'entre vous n'ont pas pu connaitre. Un temps où la BBC two portait encore des langes,et ou moi j'étais à peine au berceau.
Cet univers peut surprendre les gosses qui sont nés avec une Nintendo entre les mains,les fesses au sec dans quelque Pampers ultra dry,et qui considèrent le Nokia 3310 comme une relique de la préhistoire,d'imaginer un monde où Queen mum était zébrée de drops en noir et blanc sur des écrans bombés comme des hublots de scaphandriers,et où les téléphones en bakélite noire solidement fixés aux murs cliquetaient leur signaux analogiques.
Et pourtant, c'était bien la réalité de l’Angleterre ,en ce temps où les cailloux roulaient confidentiellement et ou l'on dansait le be bop dans des caves qui sentaient encore un peu le phosphore des bombardements de 43. Le monde a changé, je sais,et ce n'est pas une litanie de vieillard moisi que je compte vous faire entendre aujourd'hui. J'ai 50 ans, ,certes, un demi siècle,et sans doute plus de la moitié de ma vie derrière moi, et pourtant, ce berceau depuis lequel j'entendais john Coltrane,j'ai l'impression de l'avoir quitté hier.
Mais laissons là ces souvenirs par procuration qui appartiennent d'avantage à la mémoire d' Henry et Katheleen Scott couple uni et parent aimant,qui ,grâce aux salaires d'employée comptable à la Linton Grocery de maman et à celui de conducteur d'autobus de la régie municipale de Cardiff de papa, nourrirent et éduquèrent la déjà grande Diana et le petit Martin Elyott, garçon à l'avenir prometteur, qui je l’espère ne rougirait pas de l'homme que je suis devenu si un hiatus de l'espace temps venait à le projeter aujourd'hui, en 2013,dans mon restaurent!
Modestes et honnêtes, nos parents avaient foi en le travail pour devenir quelqu'un,et ils m’encouragèrent toujours à m'investir dans les activités que j’entreprenais,ce qui est tout à leur honneur, car mon esprit un tantinet éloigné des préoccupations standard aurait pu dérouter plus d'un parent, et réfréner mon esprit créatif.
Papa croyait en des lendemains qui chantent. Engagé dans les brigades internationales en 1936. Volontaire ensuite pour aller lutter sur le continent contre la peste brune,papa n'avait qu'un Dieu: le progrès, et qu'un maitre: le petit père du peuple,gardien de la fraternité entre les hommes.
L'Homme de demain devait être éduqué, responsable,avoir l'esprit libre et la conscience du devoir social,selon cet acharné de tous les combats ,y compris syndicaux, qui mourut d'une mauvaise grippe contractée 3 ans auparavant, lors d'une marche de protestation ,en mars 1981,organisée en solidarité avec l'action de bobby Sands,héro de l'anti impérialisme Anglais et de la résistance au Thatchérisme .
Maman, une femme douce et compréhensive laissait son working class hero pérorer avec une tendresse presque admirative pour sa ténacité et sa fidélité en l’Idéal communiste,au delà des caprices du temps et des modes,malgré les sacrifices financiers imposés par ses multiples journées de gréve, qu'il était hors de question de compenser par des heures supplémentaires à la compagnie à laquelle il l'accusait de vouloir"vendre son âme" si elle surproduisait pour enfler la bourse" des promoteurs de la lutte fratricide par la compétition aboutissant à l'enrichissement des profiteurs détenteurs du capital"
Maman laissait papa s'époumoner, en surveillant les pommes de terres, en ravaudant les chaussettes pour limiter les dépenses, en recousant quelque drapeau rouge déchiré sur une barricade.
N'en déduisez pas hâtivement qu'elle était une femme effacée et sans caractère,parce que lorsqu'il s'agissait de choisir le nouveau papier peint de l'entrée, ou de savoir ou nous irions passer les congés payés,elle décidait et papa ,sans un mot acquiesçait. Il en allait de même pour tout ce qui concernait les besoins quotidien. Combien de fois l'ais-je entendu dire:
Henry,je ne te laisse qu’une livre pour ton repas de midi,on doit penser à renouveler le tissus des rideaux.
Maman était comptable et savait véritablement compter. Nous vivions de peu sans avoir jamais l'impression de manquer de rien.Maman était la déesse protectrice du foyer,l'épouse qui recousait les arcades fendues pour économiser les frais médicaux des héroïques militants tombés sous la matraque milicienne , sur quelque parvis d'aciérie en restructuration sociale,et les pantalons de son voyou de fils lorsqu'il lui prenait l'envie d'étudier ,en rampant l'organisation sociale des fourmilières!
Nous voir heureux, c'était son combat quotidien à elle, et je crois que papa le comprenait et lui en savait gré!
Diana était mon ainée de 10 ans, ce qui lui valut l'honneur de rapidement être promue mère auxiliaire pour permettre à Maman de conserver son emplois,condition sine qua non pour sauvegarder les 15 jours de vacances d'été en Cornouailles
Mes premiers pas je les fis en tenant sa main toujours une peu tachée d'encre violette de Diana, parce que son vieux Watterman fuyait systématiquement.
Ne te pleins pas ,lui disais souvent maman lorsqu'elle frottait ses doigts dans l'évier en en céramique moderne que papa avait récupéré, dans le cadre d'une récupération collective de stock dans une usine de faïence de la périphérie qui aurait du fermer. Non qu'il ait pensé d'abord à son enrichissement propre lors de cette confiscation, mais simplement parce que la coopérative ouvrière qu'ils avaient tenté de monter pour relancer l'entreprise avait périclité, et que, du coups les fabuleux sanitaires allaient finir à la décharge publique, finalement...
...Ne te pleins pas Diana,moi j'ai appris avec les plumes bâton,et crois moi ma chérie, ça bavait autrement plus que les stylos à pompe.
Moi,j'aimais la transparence des fioles biseauté contenant l'encre aux reflets mystérieux,et je me demandais déjà pourquoi les taches qu'elle faisait sur la lumière du soleil qui la traversaient ne restaient pas là où les rayons la déposaient.

1968,l'année du vélo rouge
Loin des protestations de la beat génération inspirée par Ginsberg et consorts outre atlantique, loin des pavés d'outre manche et des provocations de la bandes à Danny le rouge,Papa ,en compagnie des anciens du comité des 100 se bornait à fustiger les agités trotskistes qui voulaient mettre le pays à feu et à sang. La révolution certes, mais avec tout le fair play so brittish atavique!
Papa, qui ,pour le première fois, osa afficher un désaccord quand à la ligne politique du Parti, en voyant les images des chars Russes entrer à Prague sur le poste de télévision flambant neuf dont maman décidé l'achat. Sa peine contagieuse avait laissé planer un poids terrible sur le repas. Je ne comprenais pas qui était ce Dubczek, mais il me semblait qu'avec un nom pareil il devait sans doute aider le Frelon Vert ou Mandrake dans quelque mission capitale pour l'avenir du monde libre!
Le vélo rouge que papa m'avait offert pour que je puisse l'accompagner le dimanche ,à la pêche ,sur les bords de la Taf.
Le vélo qui me pemettait de suivre Diana lorsqu'elel partait ,avec toute l'insouciance mélée d'arrogance de ses 16 ans,les cheveux dans le vent,une large tunique créme décorée de broderies d'inspiration indiennes, faire ses premiers pas au lycée. Le vélo rouge, dont Allan, m'avait appris le maniement
Allan avait une magnifique bague verte au majeur,et je savais maintenant que c'était les facettes de sa taille en navette qui en faisait un assemblage de prisme diffractant le spectre de lumiére blanche en arc en ciels versicolore au gré de ses mouvements
Je le savais parce que Papa, soucieux de l'édification de sa progéniture, avait souscrit à l'encyclopédie Universalis, et que le facteur venait de livrer ce mois ci le volume allant de Ovocyte à ragondin
Misses Spratbrow,mon institutrice s'était d'ailleurs étonnée puis extasiée de savoir que je parcourais avidement les articles, auxquels je ne comprenais pas toujours tout,d'ailleurs,et que celui appelé [Optique" m'avait particulièrement intéressé, parce que les dessins était très jolis et expliquaient parfaitement ce que signifiaient les mots compliqués inscrits en marge.
L'encyclopédie Universalis, c'était encore plus puissant que les comics.
Misses Spratbow avait dit aux parents que j'étais un surdoué
"rendez vous compte, nous commençons tout juste à leur apprendre à lire et il lit l'Universalis!"
Moi je ne trouvais pas cela si étonnant
Maman avait dit que c'était une folie de dépenser autant pour ces livres,ce à quoi papa avait répondu,que c'était peu cher payé les clefs de la compréhension du monde.
Quel individu normalement constitué pouvait résister à la tentation de les utiliser?
D'autant que tout était limpide, logique dans cet ouvrage merveilleux,n'en déplaise aux esprits étroits et bornés qui pensent que tout mot de plus de 2 syllabes est une élucubration perverse produite par les intellectuels, cette sous race de l’espèce humaine inventée par un Dieu cruel pour emmerder le reste de la création!
L'année du vélo rouge, et du drame. Diana décida d'arrêter le lycée pour accompagner Allan et d'autres amis mal rasés dans le Sussex afin d'y créer une communauté.
La communauté, en gros c'était comme la coopérative ouvrière, du moins à ce qu'il m'avait semblé à l'époque.
Un lieu où tout le monde était sensé s'entraider fraternellement dans le travail,qui finissait par devenir une pétaudière et aboutir à la fâcherie entre toutes ces âmes de bonne volonté
Papa s'était emporté, trouvant que fumeuse de chanvre était un mauvais travail ,et que l'amour libre était une abjection morale.
Diana trouvait que justement ,les fumeurs de chanvre ,amoureux libres renversaient fondamentalement l'ordre petit bourgeois établi
Maman, pragmatique, trouvait que Diana avait tord de refuser de garder pour elle les 100 livres qu'elle avait glissées dans sa valise,en cas de problèmes, ce qui eu pour conséquence de déplacer sur elle les foudres paternelles
"Kathy, comment peux tu critiquer le seul acte de partage résolument constructif envisagé par notre folle de fille? Sans argent ,ils ne pourront acquérir les outils nécessaires pour cultiver la terre et s'extraire de ce monde régit par le dictat de la consommation, pour le seul bénéfice du grand capital qui en profite pour faire prospérer l'industrie qui lamine l'humain en lui ôtant toute dignité dans le travail"
Diana était partie dans le Sussex, et nous n'étions pas allé, faute de moyens en Cornouailles.
Les parents étaient tristes, soucieux même, et je sais que c'était plus l’absence de Diana que la privation de plages et de dunes blondes qui les affectait
La chambre de Diana était vide. On entendait plus ni Joan Baez chanter, ni Bob Dylan couiner sur son pick up.
Ils avaient raison les parents,c'était un triste été malgré le vélo rouge!

J'entrais au collége lorsque Diana revint un beau matin,flanquée d'un type plutôt austère,déguisé en homme d'affaire intemporel de la city avec sa chemise à rayure bleues ni trop fines ni trop larges. C'était un type neutre,transparent,dont le visage eut pu être remplace par une pomme à la Magritte Diama avait coupé ses cheveux,et serrait avec une mine un peu constipée une petite valise en carton bouillit recouverte de sky oranger.Mon futur beau frère ,James Howard, passait pour la première fois le seuil de l'appartement familial. la seule chose un peu intéressante chez lui,c'était son coupé TR6 vert olive flambant neuf!Le modéle 6 cylindres à injection overdrive ,s'il vous plait.
Moi qui me passionnait pour les histoires de mécanique des fluides,je voulais tout savoir sur les différences de convections dans les chambres à combustions,en comparaison avec les effets venturis classiques assurant l’optimisation du coefficient stœchiométrique par saturation du carburant lors de l'explosion.
Monsieur Howard me regarda comme un moucheron irrespectueux venant de grossièrement déposer une chiure impertinente dans sa conversation passionnante sur le vitesse de pointe de son bolide et les à coups vraiment stimulants qu'il procurait en rétrogradation préventive en vue d'effectuer un dépassement.
Diana gloussait en tortillant des hanches, pendue telle une frétillante truite à son grand roseau mou! pas de doute,il lui pompait tant d’oxygène qu’elle commençait déjà à présenter les symptômes de l'atrophie neuronale!
Évidemment qu'en débrayant brusquement la surmultiplication, le brusque retours de prise sur l'arbre de sortie de boite retransmettait une énergie cinétique acquise par les roues jusqu'au volant moteur entrainant un emballement de l'embiellage et donc une montée en régime du moteur!
C'était de l mécanique basique,fort bien expliquée par l'article illustre de l'Universalis, au sujet de la chaine cinématique automobile, page 125 volume 1
Une action sur le mécanisme de d’embrayage en amont de l'overdirve devrait adoucir la manœuvre, fis-je imprudemment observer.
Monsieur Howard me lança un regard mi contrarié, mi inquiet. Papa, tout en cachant pudiquement sa fierté d'avoir un fils qui n'avais pas hérité d'un cerveau de mouche, tout moucheron qu'il put sembler être, sous couvert de présenter à ma place une sorte d'excuse, dont la pertinence m'échappait, lui dit
" Le petit est surdoué, ne faites pas attention"
Tout en l'entrainant vers la salle à manger
Surdoué,syndrome handicapant, en vérité,je m'en apercevait de plus en plus au fil des jours.
Les carambolages de billes me lassaient rapidement,et les effets de la force de Coriolis emmerdait prodigieusement mes pairs.
Alors, j'étais seul,avec mes livres et mes lunettes, car maman avait décidé que comme je lisais trop il fallait protéger mes yeux. Notre médecin de famille m'avait donc prescrit le port de verres non corrigés, en guise d’anxiolytiques pour maman,en homme avisé!
Mes professeurs se faisaient du soucis quand à mon sociabilisation,et ils finirent par convaincre mes parents qu'il serait judicieux que j’intègre la classe supérieure directement,d'autant que je m'ennuyait manifestement lorsque l'on en était encore à nous faire des leçons de choses simplifiées en guise de cours de science!
Mon orthographe était perfectible, aussi ,ce passage anticipé fut il accompagné d’une mesure de soutient exceptionnels en la matière sous forme de cours de rattrapages intensifs dispensés gracieusement par Misses Spratbrow,mon ancienne institutrice ,fraichement retraitée.
Ce traitement de faveur chatouillait bien un peu le sens égalitariste primaire de papa, mais maman sut le convaincre, lui rappelant que la société de la fraternité avait pour visée ultime l'épanouissement de chacun des hommes qui la composaient une fois libérés de l'esprit de lutte fratricide qui les poussaient à agir les une au détriments des autres prôné par les chiens défenseurs du capital qui voulaient s'emparer des institutions§
Cette citation, un peu revisée d'un discours de Lenine puisée dans la bibliothèque paternelle,fit mouche. papa accepta,et maman fit des tonnes de cakes à l'orange et aux fruits confits pour payer les services de ma préceptrice particulière,afin que la loi voulant que toute peine mérite récompense qui leur tenait à cœur à tout deux fut respectée.
Misses Spratbrow, en véritable militante de l'enseignement n'eut pas accepté d'autre forme de dédommagement
La gréve des mineurs et l'embrasement du conflit Irlandais animait les conversations du soir.Papa défendait la position légitime selon lui au nom de la libération des peuples du joug impérialiste, des provisionals.
Il ne décoléra pas quand à la position de fermeté prise à leur encontre par Wilson qu'il qualifia de l'insulte suprême de traitre au peuple, alors que partout sur les docs, on célébrait les accords syndicaux dans le conflit minier!
Moi j'avais été envoyé dans une école londonienne, et je prenais pension le soir chez Diana et Monsieur Howard. J'avais deux petits cousins, Amy et Henry,Diana avait insisté pour le choix de ce prénom, à cause de papa.
Henry me ressemblait,toujours curieux toujours occupé ,perdu dans ses pensées. Je crois que sa solitude était un peu comparable à la mienne, mais, deux solitudes ne s’additionnent pas fatalement pour devenir une compagnie.
Je m’intéressais à présent aux théories relativistes, à la mécanique quantique, et aux possibilités vertigineuses offertes par les calculs vectoriels et leurs extrapolation dans le domaine de la géométrie fractale.Les univers infini des concepts s'ouvraient devant moi.le monde et ses mystères allaient, je n'en doutais pas m'être sous peu révélés.
A 18 ans on dit que l'on doute de tout que c'est l'âge ingrat des affres de l'indécision entre l'enfance et le monde des adultes.
Peut être...Mais pour moi, c'était le temps des certitudes,des espoirs de toucher sous peu l'absolue connaissance!
ce qui tend à démontrer que pour tous, c'est l'âge bête!
L'arrivée de la dame de fer au pouvoir coïncida avec le déclin de l'activité portuaire de Cardiff.Maman du accepter un temps partiel puis fut licenciée.
Papa ,fatigué d'avoir arpenté trop de bitume, n'avait même plus la force de se rebeller contre l'injustice qui cette fois nous touchait de plein fouet.
J'avais intégré le laboratoire de recherche appliquée en résistance des matériaux composite de l'institut technologique de l’académie royale.
J'avais le privilège de suivre les travaux sur les polymères du célèbre suédois Stohberg. C'était fascinant comme dans le domaine de l'infiniment petit, les règles échappaient à notre logique habituelle. Tout restait à découvrir, les nouvelles hypothèses émises par les experts de l'atome se vérifiaient ici sous nos yeux.Nous démontions des théories farfelues, validions des élucubrations encore plus improbables.
Tout n'était que découverte et j'avoue que sans l'insistance de Diana, je serais passé à côté de la détresse des parents.Oui elle m'avait souvent dit que papa était de plus en plus malade, qu'il avait même du arrêter de conduire.Oui maman soupirait souvent au téléphone. J'entendais leurs mots mais sans véritablement écouter les maux qu'ils exprimaient
je suis donc rentré à Cardiff l'été de mes 20 ans,


truth or (almost) dare
Parce que c'est fun, que ça vous donne un aperçu du genre de situations dans lesquelles votre personnage pourrait se retrouver un de ces jours sur TTR et que ça nous donne, nous lecteurs, un aperçu des quelques réactions que votre perso' pourrait avoir, voici un mini Truth or (almost) Dare. Enjoy !

→ Ton heure de gloire est enfin arrivée, un producteur de cinéma vient de te remarquer dans la rue et te propose de devenir la star de son nouveau film. Que lui dis-tu ? J'ai toujours su, Monsieur Lynch, que vous étiez beaucoup moins obtus que la majorité des terrien. Certes, les problématiques métaphysiques que vous posez peuvent être, à tord, interprétées comme une forme de parabole introspective presque psychanalytique par les scientifiques anthropocentristes, dont la vision fort restreinte des réalités du monde triste, bien triste.
Mais, à moi, vous pouvez fort bien, le confesser,car je ne suis pas de ces esprits mesquins, monsieur Lynch, C'est contre la notion de finitude que vous vous inscrivez, ouvrant L'humanité sur l'Univers tout entier. Non, ne soyez pas embarrassé ,voyons, de ne pas avoir su faire autre chose que poser ,poétiquement les bases du questionnement. Sachez que La science s'interroge avec la plus grande rigueur à cette problématique,même si les travaux ne sont suivis que par une minorité des partisans des théories relativistes...

Pardon? Vous dites?
Vous n'êtes pas David Lynch, mais Danny Winch...Et vous effectuez un reportage pour Cambridge TV sur la vie des commerçants de notre charmante ville,dont je fais partie ,en temps que restaurateur

Mais c'est formidable dites moi....Laissez moi vous expliquer en quelque mots le concept révolutionnaire de la semi émulsion. Vous commencez avec un jaune d’substance jaune dégoulinante sur les cheveux de Caro, comme pour la traditionnelle sauce mayonnaise, mais, là où tout se joue....
→ Une pauvre fille en pleurs chante All by myself avec son cornet de glace à la vanille en plein de milieu de la rue retournant tous les regards sur son passage, y compris le tien. Ta réaction ? Pauvre choupinette! Tu n'aimes pas la vanille ,dis moi? Pourtant, c'est délicieux, un parfum fantastique, la vanille. Sais tu qu'il faut des petites mouches très très rares pour faire pousser les vanilliers.
Non mon petit lapin, ce ne sont pas des arbres à glace.
Je vais t'expliquer, mais avant cela, mouche ton nez s'il te plais. Tiens prends ce mouchoir, il n'a presque pas servi encore!
→ Ton(ta) cousin(e) t'avoue sous l'emprise de l'alcool son attirance pour toi, et tente de t'embrasser. Premières impressions à chaud ? Réactions à froid ? Ceci est fort surprenant. Marge ,une fille sérieuse telle que toi. Oui j'entends que j'ai un charme irrésistible...La preuve, Marcy, ma chère Marcy refuse de divorcer.
Oui je sais tes lèvres te brulent, tu es l'Etna, le Stromboli,le Vésuve réunis...Mais, vois tu, je ne suis pas Haroun Tazzief...
Oui,Marge, je sais,il fait chaud,et c'est normal en pleine activité volcanique,et justement je crois que tu devrais t'allonger deux minutes ,en respirant bien fort, afin d'éviter l'éruption intempestive.
Non tu restes là...Oui je t'aime aussi!
Reste ici ,Marge, soit raisonnable à la fin. Je vais te chercher un Alka Seltzer et de l'argile en poudre... Et lâche la veste de l'oncle Arnold je te prie.


→ Ton idée du parfait samedi soir : une soirée arrosée au Carling à Oxford, une nuit de folie au Fez Club de Cambridge, une sortie au théâtre de Londres ou une soirée geek avec plat commandé et partie de jeux vidéos avec tes meilleurs potes ? C'est à dire que j'étais en train de me demander si par hasard il y avait des gens motivés pour faire une partie de jeux interactive sur Boinc. J'ai justement réussi à mettre au point des crèpes soufflées pour notre en cas. Maryc n'étant pas là et tim ayant loupé l'enregistrement de la derniére saison de docteur Who,que faire d'autre?

→ T'es au confessionnal, tu peux avouer ta pire faute, ou encore un secret particulièrement pesant que tu n'aimerais pas voir révélé. Que dis-tu au père Patrick pour te soulager la conscience ? Je me suis moqué d'un gosse qui pleurait en regardant mourir la plante d'ET au cinéma, lors de mon premier rendez vous avec Marcy,pour l’impressionner en jouant les durs. Mais Dieu s'il existe m'a d'ores et déjà pardonné puisque Marcy m'a finalement quand même épousé!

→ Le père Patrick était en fait un vrai sociopathe fan de Pretty Little Liars, et t'envoie un sms anonyme où il vous demande de choisir entre un secret révélé qui pourrait anéantir ta réputation ou briser ta famille, et de voler la bague de fiançailles Cartier d'un de vos amis. Après mûre réflexion, qu'est-ce que tu choisis ? Je songe à envoyer en voyage sur Alpha du centaure cet olibrius qui me mets allégoriquement ,face à un dilemme cornélien. Je ne peux choisir entre ma famille et mes amis. Je les aime inconditionnellement les uns et les autres.
Je sais les centauriens n'ont pas mérité ce fléau ,eux aussi,mais s'il faut sacrifier des innocents, autant qu'ils me soient totalement inconnus.

→ C'est le mec (la fille) de tes rêves, tu en es persuadé(e) et pourtant, celui(celle)-ci est en couple avec quelqu'un d'autre. Tu te la joues résigné(e), stratégique, ou éploré(e) ? On veut les détails ! La femme de ma vie vit avec moi depuis 30 ans,et c'est elle qui parfois le déplore,je crois...J'ai énormément de chance d'être aimé au point qu'elle me pardonne tout!

→ Dans dix ans, je me vois bien ouvrir un resto spécialité moules frites avec Camille Jules Martin, marié, six gosses et à l'origine d'une toute nouvelle sauce roquefort-épinards et toi, des projets pour l'avenir ? Sortir mon fils de ses soucis,trouver comment adapter à l'athmosphère martienne le principe du moteur à air comprimé,enfin entrer en communication avec une alter forme d'intelligence,confectionner des confitures aux saveurs et textures fabuleuses et inédites à mes futurs petits enfants,si j'arrive à déjà fiancer leurs futurs papas!

→ Et enfiragondinn, honnêtement, entre truth ou dare, qu'est-ce que tu préfères ? (oui ça rime !) TRUTH.

they don't really care about us
Enfin, pour conclure cette fiche de présentation, voilà une petite mise en situation concernant les facultés d'Oxford & Cambridge. Quelque soit l'endroit d'où provienne votre personnage, il vous faut répondre aux questions. Nous ne vous demandons pas de longs développements mais vos réponses nous permettrons d'évaluer votre compréhension du contexte et des détails ayant trait au forum.

→ En pleine soirée baby-sitting, l'adorable petite fille aux cheveux blonds que vous gardez s'installe sur vos genoux et vous demande, d'un air suppliant : « Moi plus tard, je veux être la Reine d'Angleterre. Papa m'a dit que pour pouvoir le faire, il fallait aller à l'université. Mais il a dit aussi qu'il fallait choisir entre Oxford et Cambridge, parce que ce sont elles les meilleures d'Angleterre. A ton avis, il vaut mieux apprendre à devenir Reine à Oxford, ou à Cambridge ? » Mon fils Tim étudie à Cambridge, donc j'ai confiance en cette université, il me semble

→ Après avoir écouté votre argumentaire, elle s'interrompt une seconde et fronce étrangement le nez. « Mais, au fait, qu'est-ce que c'est, le Judging Cambridge Club ? » Des gosses qui sont ,je crains, plus vieux que moi.

→ « Aaaah, d'accord. Je comprends mieux. Et les TroubleMakers, alors ? C'est la même chose ?» de joyeux trublions d'Oxford,Sympathiques mais hélas parfois victime d'un manque de rigueur dans leurs élucubrations. Il faut que jeunesse leur passe, sans doute, sans pour autant qu'ils perdent leur sympathique spontanéité

→ « C'est bien compliqué tout ça. Mais alors, si je choisis Cambridge et que finalement je préfère Oxford, j'ai le droit de changer en cours de route ? » Je suppose, selon ton cursus.

→ « Hm... Bon. Ca m'avance pas beaucoup. Mais en même temps, j'ai le temps. »


Dernière édition par Marty E. Scott le Sam 23 Mar - 16:46, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 15:03

it's my life, it's now or never
Par délicatesse, par humilité, les parents ne s'étaient jamais pleint . Nous avioon été des enfants aimés Diana et moi,et j'ai infiniment honte de confesser que je n'ai pas été digne d'un tel amour. Je n'avais pas su voir, pas pu, pas voulu...
Papa était mourant, maman était devenue une vielle femme,et l'appartement de Cardiff sentait le refermé, vidé de toute la joie qu'il contenait lorsque j'y coulais des jours heureux, entre la lecture de l'Universalis et les parties de pêche.
L'été 1948 fut le plus bel été de ma vie mais aussi le plus triste
Triste parce que papa est mort en juillet. J'ai à peine eu le temps de lui dire adieu, ou plutôt à jamais, parce que c'eut été insulter ce fervent athée ,religieusement matérialiste que de le recommander à Dieu en guise de viatique. Je lui avais déjà suffisamment manqué de respect de par ma négligence, sacrifiant mon devoir filial à ma soif de jouissances intellectuelles.
Magnifique parce que j'ai rencontré Marcy, ma femme, la seule femme de ma vie!

Je pourrais sans doute faire pleure dans les chaumières en vous racontant la lente agonie d'un brave homme intègre, fidèle, droit, étouffé petit à petit par des bronchites chroniques et les joyeuses complication respiratoires induites.
Mais à quoi bon retenir les moments pénibles de l’existence, si ce n'est pour entretenir une sorte de compassion un tantinet malsaine?
Je préfère me souvenir papa, en héraut de la 3émé internationale communiste, pourfendant les bourgeois, les gavés et les curés.
Je préfère me rappeler de ses gestes délicats pour décrocher une anguille argentée luisante de vase, de son hameçon.
je préfère penser à papa en train de sourire en écoutant sur le transistor un vieux swing semi allongé dans le transat en toile jaune, devant la plage,tenant discrètement la main de maman,souriante,marquant la mesure du bout du pied.

Alors, je vais vous parler de plutôt de Marcy.Elle était grande brune souriante splendide,et infirmière. Elle avait 20 ans et elle éclaboussait de son sourire et de sa voix mélodieuse les tristes murs de l'appartement, faisant raisonner son épouvantable accent américain d’une pièce à l'autre
Sa gaité ranimait un peu mes vieux parents, et, je crois que si papa avait pu patienter jusqu'à la fin du programme sur les isotopes polyphénolés,c'était d'avantage grâce au souffle de vie qu'elle avait ramené quotidiennement dans la maison depuis un an que du fait de sa régulation méticuleuse du débit de la bouteille d’oxygène qui ne quitterait plus papa.
Je vous parait sans doute fort peu respectueux de la science neurobiologique pour affirmer pareille chose, mais au delà du palpable je sais qu'il est des forces qui dépassent encore notre entendement. Marcy est une sorte de catalyseur de vie. Elle m'a aspiré dans les turbulences de ses allées et venues survoltées. Marcy,c'était l'arme absolue pour vaincre l'emprise de l'esprit,la féminité incarnée,la seule capable de me distraire de mes masturbations cérébrales pour me faire souvenir que j'avais aussi un corps,un corps de 20 ans,conçu pour libérer des lulibérines, conçu pour ressentir autre chose que les signaux primaires nécessaire au fonctionnement minimal de la machine humaine. Un corps qui pouvait réclamer sa part d'attention,de caresse, de soin. Un corps qui s'avérait sexué,et qui,fatalement ne pouvait renier l’irrésistible force d'attraction qu’exerçait celui de Marcy sur lui.
Évidemment,pour un garçon aussi peu enclin à développer des relations avec ses contemporains, en dehors de celles qu'il considérait comme productives, à savoir édifiantes ou nécessaires, la prise de contact allait s'avérer compliquée. Tout ce que je savais des filles,c'était les notions d'anatomie glanées dans l'Universalis. Bien sur, j'en côtoyais souvent,au laboratoire,au magasin,dans l'autobus ou dans le train. Au sein même de la famille aussi. Maman et Diana étaient des filles après tout. Mais tout comme pour les hommes, je voyais avant tout en elles une fonction. Je savais ce qu'était une sœur,une mère,une étudiante,une militante, une secrétaire,une chercheuse et une marchande de gaufre,et cette approche m'avait toujours semblée suffisante pour l'usage que j'avais d'elles.
Je n'avais pas d'amis, indépendamment de toute considération sexuée,car, tout simplement, la nécessite de nouer des liens affectifs m'avait parue superflue.Je ne souffrait d'aucun sentiment de manque affectif.Mes parents, aimants,comblaient parfaitement mes besoins de reconnaissance et de tendresse. Quand aux complices de pitreries potache,à quoi bon?
Les autres me trouvaient trop décalés pour avoir envie de m'entrainer dans quelque pantalonnade bouffonne ou quelque beuverie sauvage.
Marty venait d'une autre planète, disait-on, avec une sorte de condescendance navrée et somme toute pas malveillante. De mon côté, j'avais rapidement cessé de leur faire part de mes préoccupations,car il semblait évident hormis quelque passionnés de mon espèce,elles emmerdaient tout le monde. J'avais conclu avec l'Humanité une sorte de pacte de non agression,et je vivais dans ma bulle de questionnements vertigineux sans déranger personne ni être perturbé par quiconque.
Et là,d'un coups, je me trouvais face à un bouleversement complet de cet équilibre,foudroyé par éros, assaillit par mes glandes,acculé à tenter l'impossible pour un novice de la sociabilité, même élémentaire: Réussir à tisser un lien affectif intense avec ce tourbillon délicieux issu du nouveau monde.
Il m’apparut rapidement évident que sans méthode,j'étais voué à demeuré inapte à transformer les pulsions qui m'habitaient en quelque application concrète.
Je décidai donc de m'informer et de me former à l'art de la vie en société,parcourant quelques édifiants ouvrages qui cataloguaient mon modus vivendi au rayon des pathologies, voir ,abusivement, des phobies. Le diagnostique posé,j'essayai de trouver un remède. Je m'initia aux tourments de l'âme en lisant quelques digests de poésie et quelques romans sentimentaux,puisant dans mes souvenirs de lycée pour choisir quelques auteurs reconnus pour leur autorité en la matière.
Une approche du monde aux antipodes des visions cartésiennes qui m'avaient poussées à porter au pinacle la raison humaine,peut être un peu trop rapidement et arbitrairement pour que ma démarche soit ,pleinement dans le Vrai absolu!
J'avais passé des années à chercher et trouver des réponses, et, tout à coups,renouant avec les fondamentaux du doute qui conduit à formuler les hypothèses les plus osées, les plus prometteuses, je commençai à entamer une remise en cause.
La fameuse autocritique prisée des amis de papa commençait à germer en moi!
Je réfutais la gnose et ,humblement, j'acceptai progressivement le fait de ne jamais vraiment savoir. Je remplaçais la soif de maitrise par la soif de découverte,je brisai les carcans conceptuels dans lesquels j'avais enfermé l'univers pour le rendre plus aisément préhensible, pour me laisser envahir par la cognition empirique du monde. Je devenais un rai chercheur, et non plus un théoricien dogmatique!
Je m'éloigne ,je digresse,parce que parler de Marcy est toujours source de vive émotion pour moi,et que je suis,profondément, pudique.
C'est elle qui m'invita au cinéma. Une petit cinéma de quartier,un peu vieillot,mais pas trop cher,ou l'on repassait de mauvaises copies de films à succès. Je ne fréquentais que rarement les salles de projection,et c'était essentiellement pour y voir des documentaires. Mais la voix de Marcy était aussi irrésistible que celle des sirènes ,alors javais dit oui.
Nos corps se frôlaient dans la pénombre. Le film était un peu mièvre. Une histoire d'extra terrestre ridiculement victime d’anthropomorphisme, manifestement créée par un homme se voulant Dieu et donc, extrapolant un monde façonné à son image.
Mais ,au fond, je me foutais de la vraisemblance. Marcy avait une robe à manches courtes,et son bras nu effleurait le mien. La peau de Marcy était si douce,si délicieusement troublante...
J'ai offert un chocolat à Marcy après la séance.L'air était tiède,j'étais si bien.... Je voulais que nous restions seuls le plus longtemps possible, espérant trouver le courage de lui faire quelque déclaration enflammée ou de l'embrasser avec toute la fougue séductrice animant les héros de mes récentes lectures.
Marcy souriait. Elle était magnifique.
Nous étions assis à la terrasse du café ,au pied de l’immeuble ou papa,je ne le sus qu'en rentrant aspirait ses dernières bouffées d oxygène
Moi, pétri de trouille face à cet univers inconnu,démuni dans mes moyens d'aller à la rencontre de l'altérité, je me recroquevillait,essayant de faire disparaitre ma tête dans mon corps, mon corps dans mes pieds et mes pieds dans mes chaussures, essayant de fuir cet impact que je désirais plus que tout entre nos corps.
Alors,avec une douceur désarmante,elle prit ma main,et ,plongeant ses grands yeux noirs dans les miens,elle m'a demandé de l'embrasser.
Je ne sais toujours pas pourquoi elle m'a fait cet honneur. Une fille aussi belle et brillante que Marcy aurait pu choisir n'importe quel homme,plus beau, plus fort,plus amusant que moi. Un homme qui savait embrasser ,caresser, chérir. Au lieu de cela,elle m'a choisi, moi, qui bien que prétendument savant, ignorait tout ou presque de la vie.
Marcy est plus qu'une belle femme.Marcy est La femme qui m'a ouvert les yeux sur le monde,qui m'a permis de me réaliser,l'unique et le seul être au monde qui soit mon complément.
Je ne sais toujours pas pourquoi elle m'avais choisi, moi, le monstre de laboratoire,l'excentrique ,l'inadapté social,et je me moque de le savoir,parce que je sais qu’elle est là, avec moi, et que c'est bon!
Papa est mort dans les bras de maman, le soir de ma seconde naissance dans les bras de Marcy
Diana ,ses enfants et Monsieur Howard sont bien évidement venus pour l'enterrement. Une journée épouvantable,non seulement parce que le vide dans ma vie qu'aillait représenter le départ de papa commençait à se matérialiser, mais aussi parce que ce jour là, j'ai un peu perdu une sœur, également.
Je ne sais si c'était le chagrin,ou si c'était l'influance de Monsieur Howard,mais Diana était particulièrement en colère contre moi ce jour là.
Elle me fit,alors que maman était partie s'allonger et que Marcy était montée avec elle pour lui administrer un décontractant léger, une scène épouvantable, me reprochant d’avoir négligé les parents, de n'être qu'un sombre égoïste,narcissique, considérant que rien n'était plus important que mes petites questions sur de grandes et vastes choses, dont personne, à part deux ou trois névrosés de mon espèce, n'avait quoi que ce soit à foutre..me reprochant d’avoir vécu en parasite chez elle durant des années, sans même penser à participer aux travaux quotidiens,me reprochant d’avoir été depuis toujours un gosse à sa charge, un gosse qu’elle n'avait pas désiré, ni enfanté.
J'étais anéanti. Diana,dont je me souvenais comme d’une sœur attentionnée, douce, un peu dans les nuages,souriant dans ses vêtements larges et colorés, s'était muée en une espèce de sorcière. Diana à qui, rétrospectivement ,n'avait pas fondamentalement tord, que j'avais refusé de voir grandir, que j'avais refusé de voir évoluer. Diana a qui je n'avais pas pardonné d’avoir choisi de devenir madame Howard, mére de deux petits Howards, que j'avais à peine pris le temps de regarder, alors que j'avais vécu sous leur toit durant des années.
Les bras de Marcy furent une consolation inestimable cet été là.
J'ai décidé de ne plus la quitter,de continuer ma route à ses côtés. La vie ,la vraie vie,prenait toute sa dimension depuis elle.
Je devenais insouciant,je me laissais aller à vibrer au gré de mes impulsions, de mes envies,sans chercher à forcement rationaliser mes actes.
J'ai épousé Marcy en automne 1984, un 15 septembre précisément, un jour pluvieux,à Cardiff. Nous allions rester ici, veiller sur maman,avoir des enfants...Bref nous allions simplement...Vivre!
Mais pour cela, il me fallait trouver un emplois,chose à laquelle je n'avais encore jamais sérieusement songé.
Faute d'avoir eu un cursus conventionnel, je n'avais, à ce moment là,véritablement validé aucun diplôme universitaire me permettant de vivre de mes compétences scientifiques. Et n'ayant par ailleurs aucune expérience pratique de la vie, en général et donc fatalement aussi du monde du travail en particulier,ce fut fort délicat pour moi de m’insérer dans la vie active.
Marcy louait un petit deux pièces dans le quartier du port. C'était modeste mais propre,et toujours remplis de musique. Diana adore Danser,et ,grâce à ses bons soins, elle fini par faire du jeune homme crispé un danseur acceptable au fil des années.
Après que j'eus tenté de me faire successivement barman,docker et démarcheur démonstrateur en shampouineuses industrielles ,avec un succès à chaque fois des plus mitigés,nous décidâmes que je devais absolument reprendre mes études pour trouver un emploi moins...manuel.
C'est ainsi que je suivis par correspondance les cours de la prestigieuse université d' Oxford,tout en travaillant à chaque fois que je le pouvais pour aider Marcy à nous faire vivre. Je manquai ainsi d'écraser Misses Spratbrow en conduisant le triporteur du fleuriste pour livrer sans délais une gerbe de chrysanthèmes au crématorium. Je découvris l'univers finalement passionnant du cinéma en assurant la permanence du samedi soir au vidéo club de Cardiff,contraint au départ de visionner les VHS pour pouvoir les conseiller aux clients, puis ,ensuite, passionné par les films de science fiction qui ajoutaient une dose de folie et d'humours aux questions qui restaient, au fond les mes que celles que nous traitions jadis à la royale académie.
La légèreté...Une bénédiction que je devais encore à Marcy, qui, bien que fort raisonnable parfois,ne prenait jamais rien au tragique et savait tirer le meilleur parti de l'adversité quasi en toute circonstance: Celui d’en rire.
Le rire rendait l'absurde et le non sens acceptable,voir même nécessaire au bonheur,finalement.
c'est je crois, dans les premières années de mon mariage, que je me mis à radicalement remettre en cause la vision anthropocentrique de l'univers,et que je commençai à explorer avec un peu de sérieux les pistes lancées sous forme de boutade par les cinéastes d'anticipation.
Après tout ,compte tenu de l'infime parcelle d'univers que représentait la terre, nous avions statistiquement toutes les raisons de croire que nous n'étions pas le seul environnement ou des conditions propices à l’apparition de la vie étaient réunie.





Dernière édition par Marty E. Scott le Sam 23 Mar - 16:43, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 15:03

it's my life, it's now or never
Vous êtes encore là?
Bravo! Quelle opiniâtreté!

Pour alléger un brin, une petite galeries photo














Tyler n'étant pas encore joué, je complèterai ma fiche lors de sa venue,s'il vient!
Tyler je t'aime autant que ton, petit frère sois en certain!




Dernière édition par Marty E. Scott le Sam 23 Mar - 16:44, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 15:03

it's my life, it's now or never


Résumé/ M A J( sera constitué ultérieurement, au gré de l'évolution du personnage)



Dernière édition par Marty E. Scott le Sam 23 Mar - 1:55, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 16:33

MARTYYYYYYYYYYYYYYY & LARRY BIIIIIRD
Excellent choix de pévario
Bienvenue parmi nous, officiellement, et bon courage pour ta fiche
Je me permets d'éditer ton titre pour faire apparaitre les initiales de ton personnage, ça facilite le tri des fiches validées pour nous, et je rajoute aussi un point après le E de ton pseudo
Il faut aussi que ton avatar soit du format 200x320 dis nous si tu as besoin d'aide !

Et n'hésite pas à venir d'ores et déjà flooder avec nous, et sur la chatbox tout ça
Bonne chance !
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 16:52

Merci pour l'accueil..ça commence :

l'avatar fait 200x320 ...logiquement

J'comprends pas pourquoi il s'affiche mal( redimensionné via gimp, fichier PNG)
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 16:55

Bienvenue parmi nous !!

Ton lien d'avatar, il faut le mettre dans la 3ème case :
"Lier l'Avatar à partir d'un autre site :
Entrez l'URL de l'image Avatar que vous voulez lier."
mais ta taille d'avatar fait 125 × 200 si je regarde le code...
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 17:02

Merci stephen

Un soucis de résolu, d’après ce qui s'affiche sur mon écran maintenant!
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 17:54

OMG

O
M
G


QUELQU'UN D'UNIQUE. QUELQU'UN QUI PREND MARTY.
Je suis tout émoustillée ! Inutile de dire que je salue ton choix de pévario d'avatar etc ! Je t'annonce également que je suis ton neveux ! WHAT A FACE !
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 18:13

salut mon neveu
Tu es un jeune homme curieux de tout j’espère
tu aimes l'omelette mi cuite mi crue aux brocolis cristallisés
tu t’interroges ,toi aussi, sur le lien entre probabilité relative et croyances?


Dernière édition par Marty E. Scott le Mer 20 Mar - 20:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 18:24

Oui très curieux !
Je me penche notamment en ce moment sur une curieuse étude mettant en scène deux rats capables de communiquer par télépathie. Arrow here
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 18:47

Bienvenuuuuue heart
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 18:54

ofgreuifbrgi Un ami pour mon Luke

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUE


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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 19:41

Bienvenue sur TTR !! heart
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 20:31

merci les gens..Luke...c'est bien ce formidable Bil nyghty,non?

Henry ne te décourage pas et laisse les rieurs imbéciles braire comme des ânes. les visionnaires sont toujours incompris par les tâcherons qui régurgitent avec plus ou moins de bonheur uniquement les enseignements reçus ,en lieu et place de butiner le pollen offert par les anciens pour élaborer un miel qui leur est propre!
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 20:35

C'est luiiiiiiiii Je le sors rien que pour toi héhé Wink
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 20:38

Formidable. J'ai toujours rêvé de prendre une pinte de Guiness ou un verre de rye irlandais avec Billy!
Et lui au moins il aime ma cuisine( ou alors il fait semblant, parce que c'est mon ami...Ou alors il a juste faim,parce que ce fainéant est trop paresseux pour se faire même quelques haricots sur du pain!)

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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 21:36

cheers excellent choix de pv !
bienvenue sur ttr !
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 21:47

Bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 21:55

Merci bien....Au plaisir de rp dés que prêt!
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 22:03

(je suis connectée avec le mauvais compte mais j'ai la flemme de changer Arrow donc hello je suis timothy aussi )) Bienvenuuuue sur ttr ! Bon couraaaaage pour la fin de ta fiche
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 22:14

Bienvenue sur TTR Very Happy
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Mer 20 Mar - 23:03

merci merci...
Y'a encore du boulot soyez patients...et rassurez vous, je sais aussi faire plus concis,parfois!
Les gens ayant déjà RP en relation directement ou indirectement avec Marty ,soyez sympa, faites moi un résumé de ce qui s'est passé en MP

Pour la famille je crois que j'ai à peu prés l'arbre généalogique grâce à Henry

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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Ven 22 Mar - 22:58

Ben voila, on y est, je crois!


Stand by validation!!
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    Sam 23 Mar - 12:45

Congrats J'attends évidemment que Tim vienne te valider et lire ta fiche
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MessageSujet: Re: MES // Marty E. Scott    

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MES // Marty E. Scott
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