Vous avez rendez-vous ? ~ Noah & Joanne

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MessageSujet: Vous avez rendez-vous ? ~ Noah & Joanne   Jeu 7 Mar - 1:13




Vous avez rendez-vous ?
Ft. Noah & Joanne
Joanne regarda sa fille de sept ans s'éloigne, son cartable sur le dos, elle semblait heureuse de retrouver ses camarades d'école, elle était radieuse. La maman eut un sourire mélancolique, parfois elle enviait sa fille. Elle était encore naïve, elle ne connaissait rien des difficultés qui affublaient toute personne consciente que la vie n'était pas une partie de plaisir. Elle n'était pas encore intéressée par les garçons, elle n'avait pas de patron qui lui mettait la pression. Bref, Lucy ne connaissait pas encore les joies de la vie adulte et c'est cela que sa pauvre mère enviait. Faut dire que Joanne se remettait en question ces derniers jours. Elle qui avait grandi auprès de ses deux parents et de ses frères et sœurs, elle n'offrait rien de tout cela à sa fille unique qu'elle élevait seule. C'est pourquoi, sur un coup de tête, elle avait décidé de rendre visite à celui qui occupait toutes ses pensées depuis ce matin au réveil, le père de sa fille. Ce serait mentir de dire que Joanne ne pensait à lui que depuis quelques heures. En vérité, elle pensait à Noah à chaque fois qu'elle regardait sa petite fille, c'est-à-dire tout le temps. Non, elle ne lui souhaitait pas du tout d'avoir une vie comme la sienne lorsqu'elle aura son âge.

Après vingt minutes de trajet en taxi, la journaliste entra dans le hall d'un immeuble en plein Soho. C'était la première fois qu'elle y mettait les pieds à vrai dire et elle était encore incapable de dire si elle y reviendrait un jour. Elle jeta un rapide coup d’œil au panneau près des ascenseurs, qui présentait les entreprises présentes dans l'immeuble et à quel étage on pouvait la trouver. Elle repéra ce qu'elle cherchait et en deux trois mouvements, elle était dans un ascenseur plein de monde. Si elle avait su que celui-ci se serait arrêté à tous les étages avant d'atteindre le-dit étage, elle aurait pris les escaliers, histoire de faire un peu de sport. Oui enfin, disons qu'elle ne supportait pas rester enfermée dans un endroit restreint avec une dizaine de personnes qui ne disent mot ou qui vous dévisage comme si vous étiez une clocharde qui débarquait à Buckingham Palace. Heureusement, le 'ding' retentit et Joanne put sortir de l'ascenseur. Elle fit quelques pas dans le hall et elle repéra très vite la secrétaire, assise à son bureau qui semblait trier le courrier. La jeune femme s'apprêtait à prendre la parole mais elle réalisa que Noah devait être en plein travail ou qu'il n'était pas là tout simplement. De plus, elle n'avait pas pris de rendez-vous, elle était venue sur un coup de tête. Elle avait encore le temps de tourner les talons et de s'enfuir.

La secrétaire releva la tête et jeta un coup d’œil dans sa direction, mais Joanne se retourna et sortit son portable, par réflexe. Vous savez ce réflexe que vous avez quand vous ne voulez pas passer pour un crétin quand vous attendez quelqu'un dans la rue ? Bah en ce moment même Joanne se sentait vraiment crétine, n'ayons pas peur des mots. Elle avait le cœur qui battait à toute allure, elle en avait même mal au bras. Elle avait toujours cette sensation lorsque quelque chose d'important allait se produire, avant un examen, un rendez-vous, etc. Ne sachant plus du tout pourquoi elle s'était rendue ici, elle rangea son téléphone dans son sac à main, elle expira bruyamment, essayant de se donner contenance ou du courage, elle n'en savait strictement rien et se lança à la recherche du bureau de Noah, passant inaperçue auprès de la secrétaire. L'étage n'était pas bien grand, il n'allait pas être difficile à trouver. Elle arpenta le couloir, regardant chaque porte qu'elle croisait puis elle la vit. « Bureau de Noah Coolidge ». L'écriteau eut un effet bizarre sur la jeune femme, car cette dernière fit demi-tour en arrivant devant la porte et accéléra le pas, elle avait l'ascenseur dans sa ligne de mire. Son but : l'atteindre sans se faire prendre. Mais quelle idiote ! Elle agissait toujours par rapport à ses instincts et voilà où ça la menait.
© Belzébuth
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MessageSujet: Re: Vous avez rendez-vous ? ~ Noah & Joanne   Mer 13 Mar - 13:26



✖ JOANNE & NOAH ✖
« Vous avez rendez-vous? »

Tous ceux qui me connaissent vous diront que je suis un véritable bourreau de travail. Passionné par mon métier, je l’ai toujours fait passer en priorité, quitte même à mettre ma vie sentimentale entre parenthèses. Mais j’ai des circonstances atténuantes, car avant de retrouver Joanne ou d’apprendre que j’étais père, je n’avais rien d’autre sur quoi me concentrer. Seul et isolé, je n’ai eu d’autres choix que de me noyer dans le travail pour oublier que j’étais mentalement dérangé. J’ai beau faire comme si la présence de Nataniele ne me gênait pas, j’ai beau contrôler mes crises et m’efforcer de faire bonne figure devant mon entourage, vivre avec cette maladie n’en demeure pas moins contraignant. Le traitement que je prends a tendance à m’abrutir et je dois redoubler d’efforts pour ne pas céder aux caprices de l’étrangeté qui pollue mon esprit. Le pire dans toute cette histoire c’est que je suis parfaitement conscient qu’il n’existe pas, qu’il n’est que le fruit de mon imagination, le résultat d’une psychose inexplicable - mais la triste vérité, c‘est qu‘il n‘y a rien que je puisse faire pour qu‘il disparaisse. Si les gens étaient au courant de ce petit travers, ils s’empresseraient de me cataloguer en hurlant que je serais mieux dans une institution spécialisée avec les fous de mon espèce, mais ce qu’ils ne comprennent pas c’est que je n’ai pas l’intention de passer à côté de ma vie pour quelques étroits d’esprit. A l’instar de mes géniteurs, ces êtres n’ont aucune idée de ce que je vis. Ils ignorent tous des sacrifices que j’ai dû faire pour en arriver là, ou de tous les efforts que je dois fournir pour mener une vie normale. Tous ce qu’ils voient c’est la maladie, sa dangerosité, la différence. C’est cette manière de raisonner et leur entêtement à refuser mon problème qui a fini par me séparer de mes parents. Mr.&Mrs. Coolidge ont toujours refusé d’accepter ma maladie. Pour eux, c’était tout à fait inconcevable que leur héritier ait un problème psychologique. Je n’étais qu’un adolescent lorsqu’on m’a diagnostiqué la schizophrénie et j’avais besoin du soutien de mes parents, mais trop préoccupés par l’image qu’ils renvoyaient, ils ont préféré me tourner le dos. Essayant à tout prix de se débarrasser du ‘problème’ ils ont décidé de m’interner et c’est principalement ce qui m’a poussé à les rayer de ma vie. Aujourd’hui? Ils savent que je vis à Oxford et qu’Aliyah a emménagé avec moi, mais je leur ai interdit de mettre les pieds à la villa. Ma sœur jumelle peut très bien reprendre contact avec eux si ça lui chante, mais ça ne sera pas chez moi. Ca peut sembler radicale comme solution, j’en conviens, mais je ne vois pas pourquoi des gens comme eux feraient partie de mon quotidien. Ils m’ont peut-être mis au monde, mais ça ne leur donne pas tous les droits.

En rendez-vous à l’extérieur ce matin, c’est sur les coups de 10 h 30 que j’arrive au label. « Bonjour Kathleen » je lance à l’intention de ma secrétaire jusqu’alors submergée par sa paperasse. « Il y a eu des coups de téléphone pendant que j’étais absent? » Jetant un coup d’œil sur son calepin, elle relève brièvement la tête vers moi et me salue, avant d’ajouter: « Oui. Une journaliste a téléphoné, elle voudrait interviewer mademoiselle Aliyah je crois… Elle rappellera dans l’après-midi. Et votre cousin, Mr. Scott a également laissé un message. » Je fronce les sourcils. Cette histoire d’interview ne me choque pas spécialement, mais c’est plutôt rare que Tim me téléphone au travail, raison pour laquelle je suis légèrement inquiet. Peut-être s’est-il passé quelque chose de grave? Alarmé par cette éventualité, je regagne mon bureau et prend cinq minutes pour lui passer un coup de fil, histoire de m’assurer qu’il va bien. Amusé par ma réaction, mon charmant cousin se contente de me faire remarquer que ça fait un petit moment qu’on ne s’est pas vu et me rassure en me disant qu’il comptait simplement m’inviter à déjeuner. Puisque je dois me rendre à Cambridge pour affaire la semaine prochaine, nous convenons d’un rendez-vous et je raccroche pour finaliser quelques détails concernant l’album d’Aliyah dont la sortie est prévue très prochainement.

Après avoir signé les documents nécessaires et passé quelques coups de téléphone, je ressors de mon bureau pour demander à ma secrétaire de poster les courriers que j’ai dans les mains. Mais tandis que je m’apprête à poser la pile concernée sur son bureau, j’aperçois une jeune femme qui tourne les talons. Immédiatement, je reconnais sa silhouette. Je l’aurais reconnue entre milles de toute manière. « Joanne? » Le ton que j’emploie dépeint parfaitement ma surprise et mon cœur manque un soubresaut lorsqu’elle se retourne et que nos regards se croisent. Le visage décomposé par la surprise, elle a tout l’air d’une criminelle prise en flagrant délit. « Ça me fait plaisir de te voir. Tu voulais me parler? Lucy va bien j’espère? » je conclus en faisant un pas vers elle.

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