heeey, was looking for you ! → henry

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MessageSujet: heeey, was looking for you ! → henry   Lun 4 Mar - 15:17

Voilà presque quatre jours que je me trimballe les essais du Docteur Howard dans mon sac - sans compter le week-end - en espérant le croiser pour les lui rendre. Cependant voilà, il est vraiment très très difficile à croiser. Pourtant, la dernière fois qu'on s'est vus, je l'ai quand même embrassé, chose dont je n'arrive pas à me remettre vraiment. Je ne compte pas le nombre de messages sur mon téléphone qui font mention de l'évêment aux rares personnes que j'ai pu mettre dans la confidence. Voilà qui pourrait donner une très bonne leçon à cette pouffiasse qui attendait sa consultation dans son bureau l'autre jour et qui jouait du "il est à moi" en boucle. Alors là, surement pas. C'est une chose de penser qu'il pourrait finir par s'énerver et me rejeter parce que je suis jeune - never gonna happen - c'en est une autre d'envisager que je pourrais être coiffée au pilori par une fille qui, de toute évidence, n'a strictement rien compris au personnage qu'est Henry Howard. Une fille somme toute superficielle et dépourvue du moindre intérêt pour lui. Je ne peux pas laisser faire ça, il est donc temps de provoquer un peu le destin. Serrant ses essais contre moi, que j'ai rangé soigneusement dans une pochette, je guette un peu le couloir des bureaux des professeurs pour déterminer si j'ai ou non le champ complètement libre - histoire d'éviter une situation cocasse du genre, oh, tiens, salut Papa - et m'élance quand c'est le cas. Je frappe un coup sec à la porte en me mordant les lèvres, espérant qu'il est là, ce que me confirme sa voix qui me crie d'entrer quelques secondes plus tard. Je m'exécute sans me gêner, et entre dans son bureau en refermant tout de suite la porte derrière moi. Je souris et inspire, roulant un peu des yeux pour feindre un léger agacement. « Docteur Howard, vous êtes plus difficile encore à voir que la Reine d'Angleterre », je lance en riant de bon coeur, quittant la porte à laquelle je m'étais adossée pour m'avancer jusqu'à un des sièges qui fait face à son bureau. Je ne crois pas utile de l'embrasser de nouveau, mais ce n'est franchement pas l'envie qui manque, surtout que les souvenirs alcoolisés sont légèrement défaillants, et qu'il serait fort agréable de me rafraichir la mémoire. Il me fixe un instant, semblant étonné de me trouver là. Il devrait s'habituer, pourtant, parce que je ne vais nulle part. « Vous aviez besoin de moi ? » Je souris et hoche la tête, tout en lui tendant la pochette tant convoitée. Je tairais le fait que j'ai pris soin de faire des photocopies qui se trouvent en ce moment même planquées sous mon matelas, histoire qu'il ne juge pas utile de me faire interner tout de suite - après tout, il reste Docteur avant tout. « J'ai toujours un peu besoin de vous, Docteur Howard, mais si je suis là, c'est surtout pour vous rendre votre oeuvre ». Je souris de plus belle, et ajoute, dans un murmure plein de sous-entendus : « Je n'ai pas oublié ! » Les souvenirs de la soirée me reviennent en tête et bien malgré moi, en tout inconscience, je porte mon regard sur ses lèvres. Il ne bouge pas, semble encore plus gêné que d'habitude si seulement c'est possible. Moi qui pensais qui finirait par s'y faire malgré tout, je suis bien forcée de constater que non, il ne s'y fait pas du tout. « Merci. » Je lui offre un sourire qui se tente réconfortant, pas sûre que ça fonctionne cependant. « Autre chose... ? » Léger soupir, je songe à ce que je pourrais dire pour prolonger l'entretien parce que c'est évidemment ça que je veux, que ça dure plus longtemps avant qu'il ne fuit ou me fasse sortir comme il le fera sans aucun doute. « J'ai une longue pause, ça vous ennuierait de m'offrir un thé ?» Je croise les bras, comme si j'envisageais de prendre "non" pour une réponse acceptable, ce qui n'est pas le cas. Je penche un peu la tête aussi, et pousse la curiosité jusqu'à formuler tout haut une interrogation que je garde pour moi depuis ce soir là. « Est-ce que ça vous a plu de m'embrasser, Docteur Howard? »

Le stress habite désormais la pièce et s'élève d'un seul coup. Je fronce un peu le nez, je n'ai jamais rendu personne aussi nerveux de ma vie, je crois. « Pardon ??? Je ne vous ai pas embrassé. Vous, m’avez embrassé, je n’ai embrassé personne depuis dix ans, il s’agit de la vraie version Juliet. Je. Ne. Vous. Ai. Pas. Embrassé, you did. » Je fais la moue, quoi que forcée d'admettre qu'il a entièrement raison. Je ne réponds rien, le laisse me rapporter son thé, essayant d'analyser la meilleure posture à adapter, ce qui ne me semble pas très évident. «Votre thé. » J'acquiesce en attrapant la tasse. « Merci ». Ce qui me trouble le plus est sans doute la référence non déguisée à sa femme, puisque c'est bien elle qu'il a embrassée la dernière fois. Je n'oserai pas lui faire l'affront d'en parler, le sujet me semble être celui qui pourrait lui faire perdre patience et là n'est pas tellement le but recherché. Tout mon cirque n'a finalement qu'un objectif : qu'il ouvre les yeux sur qui je suis réellement et qu'il me fasse confiance en tant qu'adulte, et pas comme une de ses étudiantes volages et jeunettes. Ca et, bien entendu, certains autres aspects physiques dont je maîtrise particulièrement l'art. « Vous, moi, quelle différence ? Mes lèvres sur les votres, est-ce que ça vous a plu, au moins un peu ? », j'insiste, étant donné que je suis en possession d'une tasse de thé pleine à ras bords que je ne compte pas me dépêcher de boire. Il me fixe, décidément abasourdi, presque comme si j'étais en train de lui parler une autre langue qu'il avait du mal à déchiffrer. « La différence est dans l’intention, je n’avais AUCUNE intention de vous embrasser. » Ca pour sûr, je veux bien le croire, en même temps, je doute qu'il soit pourvu d'une quelconque intention en ce qui concerne la gente féminine en général. « J'ai bien compris ça, oui » Je ris un peu et avale une gorgée de thé. « Ce n'est pas vraiment la question, mais est-ce que je dois comprendre que je vous dégoute, Docteur ? » Sans doute pas non, mais jouer aux idiotes pour le pousser dans ses retranchements me laisse toute attendrie. « Vous n’êtes pas... » Pause. J'hausse les sourcils et penche un peu la tête pour l'inciter à poursuivre, histoire de lever le voile sur ce que je ne suis pas mais qui visiblement, a du mal à sortir. Je fronce le nez et inspire, peut être que je devrais juste me taire et arrêter là le harcèlement ? Non, mauvaise idée, je le déstabilise, je le vois bien, et s'il n'était pas déstabilisé, là sans doute se trouverait la plus belle preuve du fait qu'il n'est pas du tout, et ne sera jamais intéressé. « Comment voulez vous que je le sache ? Ai-je seulement besoin de le dire ? Votre lipstick a le goût de fraise, c’est tout ce que je me rappelle. » Je me mords la lèvre et souris un peu plus. « Alors, je ne vous dégoute pas. » Je souris, satisfaite, et hoche la tête en avalant de nouveau une gorgée de thé. « Vous savez que j'ai cours avec vous à la fin de la journée ? » je fais remarquer, en riant un peu. Le sujet change et il semble soulagé par l'alternative que je lui offre, se faisant un thé pour lui maintenant. « Je commence à connaître mon emploi du temps. Reprenez cette copie, et revoyez la fin pendant votre pause, je l’ai seulement annotée. Je ramasserai la prochaine. » Je ris un peu, mais fais la moue quand il me donne ma copie. J'aimerai lui éviter ce genre de déceptions, et l'acheter par ma brillance dans sa matière qui n'est pas la moins passionnante pour moi, malheureusement, je crois qu'au delà de l'effort requis, la psychologie n'est définitivement pas une filière pour moi, ce qui me conduit à le décevoir, forcément. Je relève les yeux vers lui, dépourvue de sourire désormais. « Je peux la revoir ici ? Je ne dis plus rien, promis ? » Je fais un peu la grimace pour tenter de le convaincre, ramassant mes notes en jetant un oeil rapide sur l'étendue de la catastrophe. Le point positif, c'est qu'au moins aujourd'hui, je pourrais participer sans qu'on se paye ma tête. « Merci », j'ajoute quand même en plissant le front. « Pas si vous voulez vous montrer brillante lors du cours de ce soir. Il y a disons... 99% de chances que je vous interroge et presque autant pour que je trouve vos potentielles remarques sur un article disponible à la bibliothèque, dont vous trouverez la référence inscrite... ici, tout à fait pertinentes. Ne perdez pas de temps en babillage, vous en avez beaucoup moins que moi. » Il a inscrit une référence sur ma copie, puis se lève pour ouvrir la porte de son bureau. Je suis un peu contrariée, mais je comprends mieux maintenant son intention. Je ramasse mon sac et souris, hochant la tête. « A ce soir, alors, Docteur. » Je ris un peu et m'élance pour sortir, mais m'interromps avant de n'avoir franchi la porte. « Merci, encore ». J'acquiesce et me volatilise, avant qu'il n'ait pu répondre quoi que ce soit.


Dernière édition par Juliet K. Russel le Mar 5 Mar - 0:00, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: heeey, was looking for you ! → henry   Lun 4 Mar - 15:46

La situation est on ne peut plus embarrassante, aussi bien au sujet de l’éthique que des ressentis eux même. Je me masse le crâne fatigué, par les nuits courtes qui se succèdent depuis quelques jours et tente de me concentrer de nouveau sans pourtant réellement y parvenir. Les copies sont nombreuses en ce début de semestre mais je ne parviens qu’à penser à l’attitude de l’élève dont je corrige le devoir, et qui menace à présent aussi bien ma carrière que ma santé mentale. J’ignore comment j’en suis arrivé là, si il y a quelque chose que je ne fais pas correctement avec elle, mais je me suis ouvert à elle, ce qui n’était sans doute pas la meilleure chose à faire, lui donnant surtout l’idée fantasque de m’embrasser avant de s’effacer dans la nuit me laissant là, déstabilisé, perdu. Je ne devrais certainement pas donner trop d’importance à cette soirée teintée d’alcool, mais quelque chose dans sa ténacité m’effraie de sincérité. Quelque chose dans son regard, tente de me laisser croire qu’elle a besoin d’obtenir ce qu’elle veut, que quelque chose de plus important en dépend finalement. Déstabilisé, je le suis pour sur. Lorsqu’on frappe à la porte, je relève les yeux vers la porte tandis que l’étudiante fait irruption dans la pièce, avec un sens du timing qui frise l’irrationnel. « Docteur Howard, vous êtes plus difficile encore à voir que la Reine d'Angleterre », Je la fixe une seconde, cherchant la réaction appropriée avant d’ouvrir la bouche pour répondre. « Vous aviez besoin de moi ? » Elle hoche la tête et me restitue une pochette contenant mes écrits. Je m’en saisis avec douceur et les range sur le coin de mon bureau, un peu distrait, mais surtout désarmé.« J'ai toujours un peu besoin de vous, Docteur Howard, mais si je suis là, c'est surtout pour vous rendre votre oeuvre ».Elle ne me laisse pas répondre et se penche un peu vers moi pour murmurer dans un souffle que j’aurais été de toute façon le seul à entendre.« Je n'ai pas oublié ! »  Je reste stoïque, trop confus pour bouger d’un iota. Seules mes lèvres semblent d’ailleurs se mouvoir lorsque je répond en parlant pour ma part évidemment de mes essais. «  Merci.» Je hausse un sourcil, calmement paniqué. « Autre chose... ? »

«J'ai une longue pause, ça vous ennuierait de m'offrir un thé ?» Je fronce un peu les sourcils, puis jette un regard à l’eau chaude déjà préparée sur le coin de mon bureau. Alors que j’envisage sincèrement de lui offrir le thé qu’elle demande par pur réflexe, elle ajoute cette fois-ci, peut être un peu trop directe. « Est-ce que ça vous a plu de m'embrasser, Docteur Howard? » Je recule un peu de ma chaise, pris de court par l’interrogation plus qu’ambitieuse qu’elle ose formuler. « Pardon ??? Je ne vous ai pas embrassé. Vous, m’avez embrassé, je n’ai embrassé personne depuis dix ans, il s’agit de la vraie version Juliet. Je. Ne. Vous. Ai. Pas. Embrassé, you did. » Je m’emballe un peu, répétant sans doute trois fois la même phrase en proie à une forme de stress que je n’avais pas éprouvé depuis des lustres. Je me lève, et ajoute l’eau chaude dans une tasse sans prendre le temps de lui laisser choisir le parfum. «Votre thé. » Elle se saisit de la tasse et me remercie, ce à quoi je répond par un hochement de tête honnêtement sur la défensive. Un léger silence s’installe avant qu’elle reprenne toujours aussi calme, toujours aussi enjôleuse aussi. « Vous, moi, quelle différence ? Mes lèvres sur les votres, est-ce que ça vous a plu, au moins un peu ? » Je secoue la tête et la fixe comme s’il s’agissait d’une créature extra-terrestre débarquée sur terre et précisément dans mon bureau. Je ne vais pas répondre, je ne vais vraiment pas répondre à cette question. Oh non sûrement pas ! Vraiment pas. Je déteste votre lipstick à la fraise de toute façon. « La différence est dans l’intention, je n’avais AUCUNE intention de vous embrasser. » Quant au reste de la question, je choisis de l’ignorer. « J'ai bien compris ça, oui» Elle avale une gorgée de thé tandis que je lui adresse un regard soupçonneux mais définitivement curieux. « Ce n'est pas vraiment la question, mais est-ce que je dois comprendre que je vous dégoute, Docteur ? »  Je râle un peu, ce n’est pas ce que j’ai dit. Je ne l’ai pas même sous entendu. « Vous n’êtes pas... » Laide, écœurante, repoussante ? Repoussante. Je marque une légère pause qui vise incontestablement à choisir l’adjectif approprié et fronce un peu les sourcils. « Comment voulez vous que je le sache ? Ai-je seulement besoin de le dire ? Votre lipstick a le goût de fraise, c’est tout ce que je me rappelle. » Je suis finalement en train d’avoir cette conversation, je ne veux pas avoir cette conversation, cela doit vraiment s’arrêter là. Je hausse un sourcil et me sers un thé à moi aussi. « Alors, je ne vous dégoûte pas. » Je porte la tasse à mes lèvres, sans répondre, j’en ai déjà dit suffisamment et m’attarder n’est vraiment pas dans mes projets. « Vous savez que j'ai cours avec vous à la fin de la journée ? »  Un cours que je ne risque pas d’oublier, tant elle s’acharne à le marquer à chaque fois, de quelques remarques hasardeuses souvent saluées des rires moqueurs de ses camarades. « Je commence à connaître mon emploi du temps. Reprenez cette copie, et revoyez la fin pendant votre pause, je l’ai seulement annotée. Je ramasserai la prochaine. » Je fais glisser sa copie devant elle, lui évitant là quelques mauvaises réflexions que pourraient lui faire les autres élèves pendant la correction, mais m’offrant également une porte de sortie à cette conversation qui ne facilite pas franchement mon travail d’enseignant. Je souris aimable et avale une gorgée de thé. « Je peux la revoir ici ? Je ne dis plus rien, promis ? » Je secoue la tête, tandis qu’elle me remercie déjà. « Merci » J’acquiesce alors bienveillant et répond tout de même à son interrogation en esquissant un sourire amusé. « Pas si vous voulez vous montrer brillante lors du cours de ce soir. » Je hausse un sourcil et me lève enthousiaste, posant mes mains sur mon bureau, croisant son regard avec intensité. « Il y a disons... » Je fais mine de réfléchir en levant les yeux au ciel puis les reporte de nouveau sur elle avec vivacité seulement quelques secondes ensuite. « 99% de chances que je vous interroge et presque autant pour que je trouve vos potentielles remarques sur un article disponible à la bibliothèque, dont vous trouverez la référence inscrite.... » Je sors un crayon et inscrit sur sa feuille les références de l’article. « ...ici, tout à fait pertinentes. Ne perdez pas de temps en babillage, vous en avez beaucoup moins que moi. » Je lui adresse un clin d’œil, et me dirige vers la porte mon bureau pour la faire sortir.
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