journée portes ouvertes w/ Juliet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité

MessageSujet: journée portes ouvertes w/ Juliet   Mer 27 Fév - 1:36

Aujourd’hui, comme une poignée d’élèves, je me suis porté volontaire pour faire visiter les locaux de l’école pour l’annuelle journée des portes ouvertes. Les enjeux pour la london school of arts sont importants, ce n’est après tout que la première année d’ouverture. J’emmène alors un groupe d’élèves visiter les salles de cours, et nous terminons ensuite par un cours de théâtre animé, ou notre professeur les fait même monter sur scène pour quelques exercices. Tout cela doit donner très envie de postuler je n’en doute pas, pourtant la moitié d’entre eux n’auront sans doute pas l’occasion de recevoir leur lettre d’admission après l’audition difficile qui les attend. L’audition c’est le grand test, il suffit de voir Margot pour savoir qu’une aptitude ne suffit pas. « Alors tu comptes auditionner l’année prochaine ? » Je hausse les épaules, la question est tout à fait logique, après une journée comme celle là. Certains abandonneront sans doute l’idée, parce que c’est en réalité bien moins idyllique que ça en a l’air, mais d’autres doivent sûrement en rêver aussi. « Non, non, pas du tout... J'étudie à Oxford mais je voulais voir comment c'était, ici, tout le monde en parle, alors... » Je ris un peu, Oxford, c’est amusant de voir combien de leur élèves s’intéressent à cette école, alors que leurs clubs de musique sont d’un niveau qui frise le ridicule. « Mon meilleur ami Andrea étudie à Oxford lui aussi, chouette université, pas la meilleure évidemment. » Je souris amusé, et ajoute pour l’éclairer. « J’étudiais à Cambridge avant. » j’ajoute fièrement, l’université ne me manque pas en tant que telle, mais cela sera sans doute toujours une part indéniable de ma vie, après tout, je continue plus ou moins de participer à la chorale de Cambridge. « Mon père est le doyen d’Oxford, je n’ai pas franchement le droit d’avoir un avis personnel sur la question… » Elle rit et je l’accompagne, c’est une drôle de coïncidence tiens. « Je suppose qu’il ne te laissera donc jamais venir étudier chez l’ennemi l’année prochaine... » Je souris. « Puisque c’est la dernière fois que je te vois, on pourrait peut être aller prendre un verre. » Je hausse un sourcil pour appuyer ma demande.

Cela fait un moment que je n’ai pas invité une fille à boire un verre, la spontanéité m’a fait parler. Amusant en somme, lorsqu’on songe au garçon que j’étais avant. Je crois que je me suis finalement laissé engloutir par le travail, pour éviter justement de retomber dans de vieux schémas. Carolyn Stowe et ses histoires rocambolesques mais destructrices, mes sentiments difficile à expliquer pour January, aussi insensés que parfaitement platoniques, quotidien terne. Riley m’a suggéré de commencer à vivre, c’est là que j’ai tragiquement réalisé que ce n’était pas vraiment mon truc depuis Stowe, vivre.  « Si mon père savait, il mourrait... Mais allons-y »  Elle rit de nouveau, et son enthousiasme est communicatif. Je crois que c’est de ce genre de personnes dont j’ai envie de m’entourer en ce moment. La légèreté manque à ma vie parfois. Je prends alors mes affaires, et nous dirige vers un bar situé dans le quartier, à deux pas de mon appartement. C’est sans doute ridicule, mais faire cette démarche, de sortir avec cette fille que je ne connais pas pour boire un verre et oublier l’école, January, Carolyn et les autres me fait énormément de bien. Peut importe l’issue de la soirée, je crois que Riley a raison sur ce point, je suis jeune, et je ne peux pas gâcher ma vie en attendant après quelque chose qui ne viendra sans doute jamais, principalement parce que changer les choses n’est finalement pas ce que je recherche. Mon cœur parle sans doute, mais je ne suis pas forcé de l’écouter, ce sont nos interprétations des choses qui déterminent finalement ce qu’elles sont. « Je prendrai un gin tonic, et tu prendras... ? » J’avise Juliet, d’un coup de tête afin qu’elle termine ma phrase, tandis que le barman s’active déja. Une fois la commande passée, elle se tourne de nouveau vers moi, me posant une question sur Cambridge. « Alors, t'étudiais quoi à Cambridge, avant de venir ici ? » Je souris, le choix d’études ne devrait pas franchement l’étonner. « Etudes dramatiques, c’était très théorique, pas comme ici. Mais je ne regrette pas, et toi... Oxford ? » Il est amusant de noter que je tombe régulièrement sur des étudiantes d’Oxford, à croire que j’aurais finalement du y faire ma scolarité, ce qui aurait pu être servi leur chorale dont je n’entend même plus parler alors que Cambridge prépare déjà des numéros dignes de la cérémonie d’ouverture des J.O. « La psychologie, mais ne te laisse pas impressionner, j’ai mis quelques années déjà avant d’arriver en 2e année… »  Je hoche un peu la tête et l’accompagne dans son sourire. « J’étais pas impressionné. » Je lui réplique amusé. Il est vrai que j’ai toujours été d’un sérieux exemplaire. Finalement cela fait du bien de plaisanter avec ces choses. Elle n’est très certainement pas le genre de fille dévorée par l’ambition que je me plais à fréquenter habituellement, mais il y a quelque chose de simple et reposant dans cette soirée et c’est peut être ce que je recherche. Je fais tinter mon verre contre le sien, et avale une gorgée.

« Tu mens, j'ai très vu que tu l'étais », Je hausse les épaule, l’air faussement indifférent lorsqu’elle me donne son prénom. On oublierait presque des détails aussi importants. « Je m'appelle Juliet, au fait. » La blonde en profite pour cesser de rire me tendant sa main, comme si nous allions passer une alliance inter-universités. « Juliet d'Oxford » Je secoue la tête, et décide de jouer le jeu. Je baise sa main et ajoute fière. « Lysander of Cambridge, et de Londres à mes heures. » Je lâche sa main et apporte de nouveau mon verre jusqu’à mes lèvres. « Et tu danses comment, Lysander of Cambridge ? » Mon regard suit le sien et tombe alors sur un groupe de jeunes qui dansent ensemble. Je hausse une épaule et souris amusé. Mieux qu’eux c’est certain. Je me lève, avale le reste de mon verre et lui offre ma main. « Comme un des meilleurs élément de la London School of Arts, tu veux voir ? » Je ris un peu et l’entraîne au milieu de la piste de danse. Nous dansons pendant un moment, puis enchaînons les verres, dans un laisser allez qui à défaut de me ressembler, me permet de ne plus penser à rien. J’ai très envie de poursuivre, la soirée en vérité. J’approche mes lèvres de son oreille et murmure. « T’as pensé à l’endroit ou tu allais passer la nuit... » Juliet rit, l’alcool nous tourne évidemment la tête à tous les deux. Ce qu’on peut y faire ? Pas grand chose. Elle m’attire un peu vers elle, semblant tout à fait comprendre l’allusion esquissée dans ma demande. C’est simple sans doute facile, mais j’ai envie de m’envoyer en l’air avec elle. Elle est blonde, sensuelle et plantureuse, et j’imagine que c’était le sens de cette soirée dès le début. Je pourrais rentrer chez moi, l’abandonner là, mais j’ai envie d’elle et contrairement à ce qui s’est passé avec Carolyn, cela ne peut pas me nuire, alors pourquoi m’en priver finalement ? January ? Je ne suis même pas sûr de ce que je ressens. Seule mon attirance semble avoir un sens, tout est si compliqué. Ce soir je choisis véritablement la facilité. « Pas du tout, une suggestion ? » Je ris un peu et poursuis toujours en murmurant. « Peut être bien, je voudrais pas te laisser dehors. » Je l’entraîne avec moi gaiement, vidant ma tête de toute pensées.

Nous prenons la direction de mon appartement, et une fois à l’intérieur, le calme nous cueille, perturbé seulement par le bruit de mes lèvres sur les siennes. Je laisse tomber mes affaires en silence, et l’entraîne dans ma chambre, l’incitant à s’allonger sur le lit d’un nouveau baiser. Elle se laisse faire, sans plus de cérémonie, et déboutonne lentement ma chemise. Mes lèvres elles, parcourent son cou et je m’attelle alors à faire de même avec les tissus qui couvrent sa peau. Nos corps fusionnent ensuite dans un plaisir indéniable, qui a tout de commun avec ceux que j’ai pu connaître avant. Rien qui soit exceptionnel, mais la volonté de mon corps s’exprime avec passion, laissant le plaisir me submerger finalement alors que je lutte pour chasser des images trop persistantes de mon esprit. L’alcool aidant, nous finissons par nous endormir sans éprouver plus de besoin que cela de parler avant cela.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: journée portes ouvertes w/ Juliet   Mer 27 Fév - 1:46

Je sèche mon dernier cours de la journée, tellement impliquée que j'en ai oublié l'intitulé. J'ai pris la voiture pour me rendre à Londres, sans que personne ne le sache, comme une grande fille que je suis, pour me rendre aux portes ouvertes de la London School Of Arts, la très célèbre école d'arts scéniques récemment ouvertes par deux profs expatriés de Cambridge. Si j'avais pu auditionner pour la rentrée dernière, je l'aurais fait, mais je n'ai pas le courage d'entamer le débat avec mes parents, pour dire vrai. Ils me répliqueraient sans aucun doute qu'une étudiante d'Oxford ne lâche pas la fac pour faire du théâtre ou pour chanter, et je sais d'avance la peine que ça leur causerait de me voir préférer un destin aléatoire et peu fiable aux études que seul mon père m'a permis d'obtenir. Alors dans le silence le plus complet, par une démarche plutôt masochiste que réellement réfléchie, j'entre dans la superbe école, un dépliant à la main. Répartis dans des groupes, nous visitons les classes, puis assistons à un cour de théâtre qui me fait rire et me terrifie en même temps. Les gens sont alertes, admiratifs, impressionnés, et l'envie qui pointe son nez dans le fond de mon coeur en dit long sur la place que je pourrais trouver ici. Je suis sortie de mes fantasmes tout à coup par notre guide du jour, un - charmant - étudiant d'ici : « Alors tu comptes auditionner l’année prochaine ? » J'hausse les sourcils et secoue vivement la tête pour mettre fin tout de suite à une illusion logique. « Non, non, pas du tout... » J'hausse une épaule et poursuis, même s'il n'a rien demandé : « J'étudie à Oxford mais je voulais voir comment c'était, ici, tout le monde en parle, alors... »

Il rit un peu, c’est sans doute risible, en effet, pourquoi venir ici si je n’envisage pas même la question ? « Mon meilleur ami Andrea étudie à Oxford lui aussi, chouette université, pas la meilleure évidemment. » Je me tourne vers lui, soudain saisie d’une solidarité familiale qu’on ne me connait que très rarement. « J’étudiais à Cambridge avant. » Ceci explique cela, je hausse une épaule, n’ayant jamais réellement compris l’intérêt de ces batailles de coqs entre les deux universités. « Mon père est le doyen d’Oxford, je n’ai pas franchement le droit d’avoir un avis personnel sur la question… » Je ricane un peu, puis fais la moue de nouveau, me demandant soudainement si je préfèrerai Cambridge, dans une autre vie. Son rire se joint au mien de manière tout à fait naturelle. « Je suppose qu’il ne te laissera donc jamais venir étudier chez l’ennemi l’année prochaine... » Je secoue la tête, tandis que lui sourit, ne sachant trop si c'est une bonne ou une terrible nouvelle. Je n'imagine même pas sa tête s'il savait que j'ai discuté avec un ancien de Cambridge, mon père attache beaucoup d'importance à ces choses là, bien plus qu'on pourrait le penser, bien plus que de raison, même. « Puisque c’est la dernière fois que je te vois, on pourrait peut être aller prendre un verre. » J'hausse un sourcil, et me redresse finalement pour accepter son invitation. « Si mon père savait, il mourrait... Mais allons-y » De nouveau, je ris un peu, toujours trop joyeuse, finalement. Je récupère mon sac que je glisse sur mon épaule en m'étirant un peu. Il m’entraîne dans un bar que je ne connais pas, mais après tout, c'est lui l'expert du coin. Le silence qui nous y emmène me permet de revisiter en détail les différentes salles que je viens de visiter à la London School of Arts, me laissant prendre au jeu de l'imagination. Si je pouvais intégrer une école pareille... Mais avant que je n'ai pu songer à me plaindre de mon pauvre sort, nous sommes arrivés et investissons une table ou un serveur s'empresse de venir prendre notre commande. « Je prendrai un gin tonic, et tu prendras... ? » Je lève les yeux vers le serveur auquel j'offre un sourire aimable. « Un martini avec de la glace », je lance, hochant doucement la tête pour appuyer mes propos. L'espace d'un instant, je me demande s'il va me demander ma carte d'identité, parce que ce genre de réclamations m'arrive franchement régulièrement, mais il plie nos cartes et s'éloigne pour s'occuper de nous rapidement. « Alors, t'étudiais quoi à Cambridge, avant de venir ici ? » je demande, évidemment curieuse.

Il sourit un peu avant de me répondre : « Etudes dramatiques, c’était très théorique, pas comme ici. Mais je ne regrette pas, et toi... Oxford ? » Je souris un peu, décidément, lui ne devait pas avoir un père pychorigide et doyen de fac. Je n’aurais jamais pu faire comprendre à mes parents que la pychologie ne m’intéressait que par l’attractif Docteur Howard, et que j’aurais préféré chanter et jouer plutôt que de supporter ces études difficiles. « La psychologie, mais ne te laisse pas impressionner, j’ai mis quelques années déjà avant d’arriver en 2e année… » Je ris un peu de nouveau, et attrape machinalement mon verre que le serveur vient d’apporter. « J’étais pas impressionné. » Je fronce le nez et secoue la tête. « Tu mens, j'ai très vu que tu l'étais », je lance, avalant une gorgée en riant après avoir trinqué avec lui. « Je m'appelle Juliet, au fait. » Je retrouve mon sérieux un instant et lui tend ma main pour qu'il la serre, très processuelle. « Juliet d'Oxford », j'ajoute perdant immédiatement mon sérieux, décidément vraiment en joie. Il attrape ma main qu'il baise comme si on venait d'une autre époque avant de se présenter à son tour : « Lysander of Cambridge, et de Londres à mes heures. » Je souris, hoche la tpete et récupère ma main, et mon verre par la même occasion. « Et tu danses comment, Lysander of Cambridge ? » je demande en indiquant un groupe de gens entassés dans un coin où la musique résonne. Il termine son verre et se lève, visiblement inspiré par ma question, ce qui tombe bien, puisque c'était le but. « Comme un des meilleurs élément de la London School of Arts, tu veux voir ? » J'attrape sa main et me me laisse guider au milieu de la foule parce qu'il n'a évidemment pas menti sur ses talents de danseur. Les verres se suivent et se ressemblent, et au bout de plusieurs séries, il s'approche pour me demander : « T’as pensé à l’endroit ou tu allais passer la nuit... » Je ris un peu, d'autant plus joyeuse que l'alcool m'aide fortement en ce moment même. J'attrape sa veste et secoue la tête. « Pas du tout, une suggestion ? » J'accompagne ma réponse d'un clin d'oeil qui ne trompera personne. Il parait se perdre, rien qu'un instant, dans des réflexions distantes, mais l'alcool me donne chaud et me fait voir les choses de manière tellement différente que je n'ai pas franchement le temps de m'en préoccuper. Je tourne un peu sur moi même tandis que lui rit à son tour, confirmant l'idée qui malgré l'alcool s'est forgée un chemin jusqu'à mon esprit. « Peut être bien, je voudrais pas te laisser dehors. » Je lui assène un clin d'oeil et lui cède volontiers ma main quand il m’entraîne avec lui en dehors du bar, retenant difficilement les éclats de rire qui me viennent tandis que nous parcourons la distance qui nous sépare de ce qui doit vraisemblablement être son appartement. Le calme qui y règne contraste nettement avec le brouhaha incessant du bar, mais ses lèvres sur les miennes m'empêchent de réfléchir d'avantage, ou d'analyser. Nous gagnons sa chambre et je me laisse tomber sur le lit en l’entraînant avec moi, franchement habituée de ce genre de conclusion de soirées, m'attaquant aux boutons de sa chemise. Il s'occupe de mes vêtements à son tour et finalement bien rapidement, nos corps fusionnent dans la chaleur de sa chambre, jusqu'à ce qu'une vague de plaisir s'empare de moi, me laissant finalement épuisée et alcoolisée dans son propre lit où je m'endors comme une enfant.
Revenir en haut Aller en bas
 
journée portes ouvertes w/ Juliet
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Journée Portes-Ouvertes [Suite]
» portes ouvertes de Carpiagne
» Journées Portes-Ouvertes du Cubzaguais
» Event N°2 • Journée portes ouvertes à l'université
» Invitation et affiche - Journée portes ouvertes du 18/12

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: flood & hors-jeu :: this train terminates at morden :: ARCHIVES 2012-2013-
Sauter vers: