F*cking elevator ! [Stephen]

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MessageSujet: F*cking elevator ! [Stephen]   Dim 24 Fév - 23:47


✖ JUNE FOSTER & STEPHEN XENOS ✖code & images par Shiya


« J’y vais. A plus. » D’un signe de tête je salue mes camarades et me dirige vers la sortie. Bosser en groupe c’est assez contraignant et pas franchement à mon goût. Après un rapide passage aux toilettes simplement pour me recoiffer, j’enfile ma veste en cuir, dépose une goutte de parfum derrière mon oreille et tente un vague sourire pour le miroir. Pas très convaincue, je finis par sortir et me dirige vers les escaliers. Rentrer à la maison, manger un morceau ? Ou bien échouer dans un bar et boire plus que de raison comme d’habitude ? J’opte pour le bar, croisant les doigts pour que Kael vienne me rejoindre et parvienne un peu à égayer mon humeur. Je devrais peut être faire un tour à Londres et retrouver de vieux « amis » pour me changer les idées… et finir à l’hôpital, encore. Huuuuu… non. Finalement rentrer à la maison est une idée plutôt séduisante. Un bain bien chaud, puis un pull informe, une tasse de thé et au fond du lit avec une nouvelle série à visionner sur mon ordinateur. Légèrement de meilleure humeur, j’accélère le pas. « Ju... Ms Foster, attendez-moi! » Je m’arrête de respirer l’espace d’un instant. Ma belle humeur ? Envolée. Stephen, arrête, je t’en prie. Je pourrais presque le supplier. Je n’ai pas envie de le voir, de lui parler, de l’entendre. J’accélère le pas et me retrouve à courir pour ne pas me confronter à lui. C’est ridicule, moi, June Lee Foster, je fuis devant l’ennemi ! Non je ne fuis pas, j’ai tellement de choses à faire que je n’ai pas de temps à perdre ! Et d’où il m’appelle par mon prénom à la fac lui hein ? J’appuie sur le bouton de l’ascenseur et m’engouffre dedans, priant pour que les portes se referment rapidement, que j’échappe à Stephen et que je puisse me réfugier à la maison, ou mieux, chez Kael en pleurnichant pour qu’il me fasse un thé et m’autorise à regarder quelques épisodes d’une série quelconque sur son canapé. Les portes sont presque closes et bientôt je pourrais joyeusement m’enfuir vers d’autres horizons avec mes bottines à talons qui claqueront sur le pavé. Je ne veux pas le voir. Je ne peux pas. Je veux éviter tout contact avec lui. Parce qu’il me rend faible. Je le déteste. Il me rattrape. Mais fermez vous vite ! Je ne veux pas… Je ne peux pas ! Pourtant les portes ne se ferment pas, son bras les force à s’ouvrir à nouveau. Je lui tourne le dos, je l’ignore, inspire profondément. «June, tu vas arrêter de m'ignorer et fuir à chaque fois que tu me vois! » Je fuis. Lamentablement. J’aimerais fuir maintenant. Je ne veux pas le voir. Je me retourne et me tends vers la sortie. Mais sa main attrape la mienne, doucement, fermement. « Restes, s'il te plait! J'ai besoin de comprendre! » Je me paralyse et les portes se referment. Mon coeur rate un battement. Je me dégage brusquement et lui tourne le dos, bien décidée à ne pas lui lâcher un seul mot. Déteste-moi ! j’ai envie de lui crier. Laisse-moi tranquille ! Mais pas un son ne traverse mes lèvres. Dans quelques instants je pourrais sortir. Il ne pourra pas me retenir. Lentement j’arrange mes cheveux, le col de ma veste. Je vais prendre le premier train pour Londres. Et je vais boire, me droguer et baiser à en mourir. Je vais me perdre dans une myriade de sensations pour tout oublier. Je vais avoir mal et je vais faire mal. Il n’a pas besoin de savoir. Il ne comprendra jamais. Enfin calmée, je me rends compte que ma petite réflexion n’a pris que quelques secondes. Et soudain la lumière s’éteint. L’ascenseur s’immobilise. Et une lueur rouge vient nous éclairer. Je lâche un « Et merde » philosophique, un rien ironique et désespéré à la fois. J’avais envie d’en fumer une, mais pas moyen d’allumer une clope ici ! Et je n’ai pas de vodka dans mon sac. Quant au sexe… n’en parlons pas. Aucun moyen de soulager la tension qui m’habite à part peut être me faire étrangler par Stephen et qui sait, mourir et le faire accuser de meurtre. Je me contente de faire quelques exercices de respiration. « Satisfait ? Je suis obligée de rester. » je déclare au bout d’une minute de silence lourd comme du plomb. Je me retourne et le fixe de mon mieux avec cette faible lueur sanguine pour seul éclairage. Je n’ai pas peur des endroits exigus. Pas trop. Cela dit je supporte assez mal d’être enfermée avec une personne que je n’apprécie pas. Ou que je n’ai pas envie de voir. Avec le peu de luminosité c’est parfait. « Préviens que l'on est bloqué dans ce foutu ascenseur. » Je hausse un sourcil. Le ton employé ne me plait guère mais il a raison. Calmement, j’appuie sur la sonnette d’alarme et bientôt une voix vient me répondre. J’indique posément notre situation. Nous sommes deux, coincés dans un ascenseur, nous allons bien et oui nous allons patienter. La communication se coupe et je m’assois dans un coin. Je sors mon téléphone et pianote tranquillement sur le clavier pour envoyer un SMS à Rose. Ma tâche accomplie, je risque un regard vers Stephen. Ses yeux sont fermés, son visage crispé. Je peux deviner que le moindre de ses muscles est tendu à l’extrême. Ou il a peur du noir. Ou il a peur des ascenseurs. Ou de moi. Cette pensée m’arrache un sourire ironique et je me rapproche doucement de lui. J’effleure ses genoux. « Tu devrais t’asseoir. » J’attrape sa main et le tire vers moi, vers le bas. « Obéis. Si tu tombe dans les pommes tu vas te faire mal. » Il obéit, les yeux obstinément clos. J’ai envie de rire, de me moquer, de le provoquer pour qu’il cesse d’essayer de me cacher sa faiblesse d’une manière aussi pitoyable. Je le vois bien qu’il ne se sent pas bien du tout. Curieusement, j’oscille entre l’envie de sauter furieusement pour faire trembler l’ascenseur et celle de le serrer dans mes bras. Je repousse cette idée avec un sourire ironique. Moi, maternant Stephen, faisant preuve de tendresse ? Pas question. Ce connard ne le mérite pas. D’ailleurs je ne sais pas comment faire. Il faut dire qu’à part Kael qui accepte parfois de me prendre dans ses bras, niveau tendresse je suis plutôt mal servie. «Continues de parler, mais calmement. De n'importe quoi; comme ton cours! J'en sais rien, mais parle-moi. » Je le regarde quelques instants sans prononcer le moindre mot. « Tu préfère pas plutôt que j’essaye d’abuser de toi ? » je déclare très sérieusement avant de me mettre à rire franchement. « Mmmh réflexion faîte… non. T’es bien trop flippé pour être capable d’autre chose que de m’écouter alors je vais me contenter de parler et uniquement pour te faire plaisir. » Je me frotte la tête, cherchant un sujet de conversation ou plutôt de monologue. « Comme je n’ai pas franchement suivi mon cours je vais plutôt te raconter les meilleures années de ma vie. Celles du pensionnat. Oui oui celui de jeunes filles soit disant innocentes mais qui sont bien vite devenues débauchées. Ça me manque Stephen. Elles me manquent toutes terriblement parce qu’on était toutes pareilles. Toutes foutrement paumées et délaissées par nos soit-disant parents qui n’ont rien trouvé de mieux que de nous envoyer loin d’eux pour ne pas à s’occuper de leurs gamines. J’y ai passé les meilleures années de ma vie parce que outre la baise mémorable » je ris doucement « on formait une vraie famille. Qui s’envoyait en l’air certes. Mais je me sentais à ma place. Et jamais elles ne m’ont jugée. Jamais je ne les ai jugées. On faisait des guirlandes de soutien-gorges, on a fini dans le lac près du pensionnat en pleine nuit parce qu’on avait trop bu. On faisait des blagues idiotes et putain qu’est ce que ça me manque ! » Je soupire. Me rappeler tout ça ne me rend pas spécialement joyeuse. Parce que tout ça je l’ai perdu. Je jette un coup d’oeil à Stephen qui secoue la tête et garde les yeux fermés. Il tend la main vers moi, enfin presque, ce n’est pas les yeux fermés qu’il va arriver à viser ! « Non non, ne me parle pas de ça... je ne vais jamais m'en souvenir sinon.. » Je ricane. « Justement ! Ça te fera les pieds si tu ne t’en souviens pas ! » Il porte ses mains à son front et je me mordille nerveusement la lèvre inférieure. Je n’aime pas ça. Le voir aussi mal. J’ai l’impression que… «June, ne poses pas de question, mais... mais mords-moi, ou frappes-moi, s'il te plait! » J’ouvre des yeux stupéfaits et manque de m’étouffer. Il rigole ? Evidemment qu’il.. non ? SERIEUX ? L’espace d’un instant je m’apprête à protester puis je me ravise. Mordre, j’adore ça. Dans un steak bien saignant de préférence. Mais Stephen n’est pas à manger. Quoi que sous un certain angle… Je penche la tête sur le côté et l’observe. Il a l’air vraiment mal. Stephen est un sale con. Qui me fait souffrir et ne veut même pas essayer de comprendre le pourquoi de mes actes. Je me traîne jusqu’à lui et glisse mon visage dans le creux de son cou. « Sale con. » je murmure avant de mordre sa gorge férocement. Je relâche pourtant sa chair bien vite pour venir la cajoler de ma langue et de mes lèvres. Pas longtemps car déjà mes dents attaquent le lobe de son oreille sans la moindre douceur. J’alterne douleur et douceur. Après chaque morsure vient une caresse, un baiser. J’aime ce moment où la frontière se brouille entre douleur et plaisir. Où l’on est tellement désorienté, à ne plus savoir ce que l’on veut ou pas que tout le reste s’efface et que l’on attend la suite avec impatience et angoisse.

Encore et encore, j’alterne douleur et douceur, me prenant au jeu, me perdant dans les frissons que je provoque, les gémissements que j’entends. Je ne sais pas faire autrement. Que de la tendresse ? Je m’ennuierais et cela supposerait une relation suffisamment spéciale pour que je ne veuille surtout pas en entendre parler. Je serais complètement perdue. La douleur me permet de rester consciente, vivante et de me perdre paradoxalement dans des sensations qui ne sont pas purement physiques. Allez savoir pourquoi. Comme la plupart des Foster de la nouvelle génération, je dois avoir un sacré grain. Je sens la main de Stephen glisser sur ma joue, glisser sur mes cheveux… et les agripper fermement avant de me tirer la tête en arrière. Je gémis de mécontentement et le fixe dans les yeux sans vraiment comprendre le pourquoi de son interruption. « Ne commence pas June. Je ne suis pas dans un état pour réfléchir sereinement à mes actes! Franchir la barrière... non! » Je le regarde sans rien dire puis glisse mes doigts entre les siens de manière à ce qu’il lâche mes cheveux. « Si c’est ce qui t’inquiète, rassure-toi. Tu ne pourras pas me baiser ici. Je ne te laisserais pas faire. Tu m’as demandé de te mordre et j’ai obéit. » Je ne le laisserais pas perdre complètement pied. Pas ici. Je ne tiens pas à ce qu’il perde son travail par ma faute. Et avouons-le, s’envoyer en l’air dans un ascenseur est moyennement pratique. Délicatement, j’attrape ses poignets et les maintiens fermement au sol. « Ecoute-moi bien Stephen. Tu n’es pas le premier à apprécier ce que je fais. Et tu ne seras certainement pas le dernier. Je ne sais pas quelles foutues règles tu as en tête mais oublie-les ! Arrête d’être aussi con et regarde-moi ! Je ne suis pas une gamine et je ne vais pas te fuir parce que tu as aimé ce que je t’ai fait ! Si je fuis c’est uniquement parce que je ne supporte pas l’idée d’être faible face à toi, parce que je veux te prouver que non je ne suis pas cette gamine que tu persiste à voir ! » Je le relâche et je recule, autant que l’espace me le permet. D’autres que lui ont réussi à oublier mon âge, d’autres que lui se sont abandonnés. Je sais qu’il a peur. De quoi j’ai du mal à saisir. Mais tant pis pour lui s’il n’est pas foutu d’assumer ce fait : il aimerait que je continue. Je l’ai senti, je ne suis pas complètement stupide. Mais s’il préfère flipper à mort en pensant que les murs se rapprochent c’est son problème ! « Merde June, je ne vais pas nier que je sois surpris d'avoir apprécié, mais c'est le fait d'avoir apprécié avec toi que je n'accepte pas! Mes règles je ne veux pas les oublier, sinon je me retrouverai avec des filles différentes chaque soir ! Je ne suis plus un étudiant de 20 ans! » Je soupire. Encore ces stupides règles ! Je soupire et regarde ailleurs, ennuyée. Je déteste ce discours. Certes il est plus vieux mais je n’ai pas pour autant l’impression qu’il fait ceinture. Il est tellement… hypocrite ! Si un mannequin Victoria’s Secret venait lui faire du charme je suis persuadée qu’il lui aurait sauté dessus ! « Comment veux-tu que je ne te vois pas comme une gamine au regard de ton comportement? Mais c'est normal merde, t'as que 19 ans, t'es une gamine pour moi! Je ne parviens pas à te voir comme une femme! Tu peux comprendre ça? » Je le fixe à nouveau dans les yeux, furieuse. J’hésite à lui donner une gifle. Je me retiens. Parce que si je commence je ne saurais pas m’arrêter et nous sommes coincés ici. « Tu n’es qu’un lâche. Incapable d’assumer ce que tu ressens et qui se cache derrière de fausses excuses. Si au moins tu ne me jetais pas mon âge à la figure comme la pire des insultes ça pourrait passer. Dix d’écart ? Oui et alors ? C’est tant que ça ? Et tu ne pense pas que j’ai vu pas mal de choses pour une gamine, des choses qui m’ont faite grandir ? » J’attrape mon portable et pianote vaguement dessus, soudainement fatiguée par cette conversation qui tourne en rond. Il me prend pour une gamine, je veux qu’il arrête, il ne veut pas et on recommence. A quoi bon continuer ? Si c’est pour avoir mal, avoir envie d’oublier ses phrases assassines en buvant, en baisant ? « Je ne me comporterais jamais comme tu le voudras. Et tu me le reprocheras toujours. C’est pour ça que tu devras me foutre une paix royale une fois qu’on sera sortis d’ici. Je n’ai pas de temps à perdre avec un connard qui refuse de voir que non je ne suis pas une gamine. Oui je fais des trucs stupides pour avoir l’impression d’être vivante. Oui je risque de faire un coma éthylique un jour. Ce qui me fait mal c’est que tu ne cherche pas à comprendre pourquoi. J’en ai assez que tu me demande de changer, de ne plus être moi sans te remettre en question. Tu me fais mal Stephen et là je peux t’assurer que je n’y prends aucun plaisir. » Du bout des doigts, je parcours mon répertoire et m’arrête sur le nom de Kael. Lui il connaît la gentille June, du moins celle qui n’a pas peur de se montrer faible. Celle qui se laisse materner. J’ai essayé de parler calmement à Stephen, de lui expliquer. De me comporter en adulte responsable. A partir de cet instant j’arrête. J’apprécie Stephen mais pas au point de me la jouer masochiste et d’accepter de souffrir sans rendre les coups. Pas au point d’accepter d’avoir mal à chaque fois qu’on se voit. Je veux sortir d’ici et le laisser. Je veux aller chez Kael et me laisser aller dans ses bras, pleurer, hurler, me mettre en colère et finalement tout laisser derrière moi. Je veux qu’il me fasse un chocolat chaud et qu’on regarde la télé tous les deux jusqu’à ce que je m’endorme. J’ai besoin de mon doudou, je peux passer ?, je lui envoie un sms. J’ignore Stephen, pour le moment je veux juste l’oublier et faire comme si j’étais seule ici. Mais allez occulter la présence d’un connard en puissance sans avoir eu l’occasion auparavant de lui refaire le portrait !

Je soutiens le regard de Stephen sans broncher. Je me sens vide. Je déteste cette sensation. A chaque fois qu’elle me prend j’ai besoin de combler ce vide, quel que soit le moyen. Drogue, alcool, sexe, sensations fortes, peu importe. C’est tellement horrible de se sentir… morte. « Je ne suis ni lâche, ni incapable d'assumer mes sentiments. Sinon, je ne serai pas là chaque semaine à te chercher à la sortie d'un bar car tu es défoncé. Je tiens à toi, et je tiens à te protéger. Ok je sais que tu n'aimes pas ce mot, mais c'est le cas. Quand je te ramène chez moi, je prends soin de toi, je te maintiens les cheveux quand tu vomis tes tripes, je te passe sous la douche pour décuver, je te mets au lit, et je te prépare à manger le lendemain. Je suis là pour toi, et ça, je l'assume pleinement! C'est toi qui n'assumes pas que je fasse cela! » Je détourne les yeux, fatiguée, épuisée par ce débat stérile. Il prend soin de moi physiquement. Mais il est incapable de le faire psychiquement. De toutes façons je suis une Foster. Se faire materner n’est pas franchement un trait dominant chez nous. Rose gueulerait si j’essayais de lui faire mener une vie plus saine, Calixte ricanerait et me dirait de reprendre de la téquila, bref, des comportements tout à fait responsables je dirais. Je n’ai aucune envie de me montrer faible face à Stephen, ça lui donnerait une excuse pour me rebattre les oreilles encore et encore de ses foutus sermons ! « Et tu sais, je ne cherche pas à te changer, mais plus à te faire évoluer ! C'est normal qu'à ton âge on expérimente des choses, même si tu as commencé bien plus tôt que certain! J'ai envie de comprendre, réellement, mais tu ne me donnes jamais l'occasion de te comprendre. En retour, toi tu n'essayes pas de comprendre mon point de vue! Ce n'est pas mon but de te faire mal! Je n'aime pas te faire du mal! » Je me tourne vers lui, fatiguée de l’entendre. Je pourrais lui hurler dessus, le cogner. Mais je ne suis même pas en colère. Juste fatiguée. « Pourtant tu m’en fais. » Je reconnais à peine ma voix, lasse, si lasse ! « Tu veille sur moi, tu me protège mais tu exige une contrepartie, tu me fais payer chacun de mes actes. Stephen tu peux peut être me récupérer ivre morte, mais tu n’es pas là quand je me fais baiser. Tu n’es pas là quand leurs mains se referment sur ma gorge. Tu n’es pas là pour vérifier qu’ils ne vont pas trop loin, que je ne vais pas rester marquée. Tu ne peux pas me protéger en permanence » je fais d’une voix neutre, tirant sur mon teeshirt pour qu’il puisse jeter un oeil à la magnifique trace de morsure sur mon épaule. Tiens, elle a pris une teinte violacée du plus bel effet. Même avec la lumière rouge. J’ai bien morflé ce soir là et là encore je fais bien attention à ne pas effleurer cet endroit meurtri. Il m’a encore mordue, encore profondément, encore violemment. Et j’y reviens toujours. Notamment parce qu’il me laisse faire la même chose, parce que je ne me prends pas la tête dans des conversations sans fin, parce que tout est simple : nous baisons, c’est tout. Le peu de mots échangés sont d’une banalité presque suspecte mais le silence est reposant. Tout le contraire de ma relation avec Stephen avec qui je ne baise pas, discute de trucs franchement originaux et ai envie de me pendre à chaque silence lourd de sens. Je remets mon vêtement en place et souris, presque tristement. « Je ne sais pas faire autrement. Il faut que tu comprenne, je ne suis pas douée pour les relations saines entre gens normaux. Arrête de me dire que je dois ralentir sur l’alcool et le reste. Je suis vide. Et ça m’angoisse tellement que je ferais n’importe quoi pour me sentir vivante. J’en ai besoin, alors arrête de me le reprocher. Je commence à me dire qu’on ne devrait plus jamais se voir parce que tu me fais mal et que je n’aime pas ça. Je t'apprécie Stephen mais je commence à croire que tout ceci est une vaste connerie et que je devrais m'abstenir de m'attacher à toi. » Je suis épuisée. Je ne pensais pas que fuir Stephen et devoir lui faire face me demanderait autant d’énergie. Je ne parviens même pas à être sarcastique. Juste fatiguée, un peu triste sûrement de me sentir incomprise et terriblement seule finalement puisque personne ne veut essayer de comprendre pourquoi je fais tout ça, puisque personne ne veut comprendre ce que je ressens. Je suppose que c’est le lot des Foster, nous sommes des solitaires et des incompris. Bon et des chineurs en puissance aussi. « Alors si je comprends bien, si je ne veux pas te faire du mal, il ne faut plus qu'on se revoit. » Il sourit, mais ne semble pas heureux pour autant. Je trouve ça étrange. Il devrait être ravi de ce constat. Ne plus me revoir, ne plus avoir cette foutue gamine dans les pieds, cette foutue gosse qui se détruit petit à petit. Il se lève et me tourne le dos. «Très bien. Alors je pense qu'il est temps d'arrêter de se voir, et que je cesse donc de m'occuper de toi. J'ai compris! » Il appuie sur le bouton d’alarme, comme si cela pouvait nous faire sortir d’ici plus vite.Une boule dans la gorge, je me lève à mon tour et m’approche, posant mon front sur son dos, mes mains sur ses épaules. « Je suis désolée Stephen, pardon… » Ma voix se brise et une larme roule sur ma joue. Je m’écarte soudainement et lui tourne le dos. Je le déteste. Je le hais tellement ! Il me rend faible, il me fait du mal, jamais je ne me sens aussi triste qu’après une de nos disputes. Mais pas comme maintenant, ça sonne trop comme un adieu ferme et définitif. Mais ça vaut mieux, pour lui. En ce qui me concerne je risque fort de faire un coma éthylique un de ces jours ou de crever dans le caniveau. J’avais prévu de mourir jeune, avant d’être décrépie, ça tombe bien. T’es conne June, t’es tellement conne de croire qu’un jour un type plus ou moins normal pourra te comprendre. Qu’un type bien ira te ramasser à la sortie des bars sans rien te demander en échange. Faut arrêter de rêver au prince charmant et commencer à accepter qu’il n’y a que les tarés dans ton genre avec qui t’es compatible. « Conne à bouffer des pommes » je maugréé entre mes dents alors que mes ongles s’enfoncent dans mes paumes, violemment, pour que les larmes s’effacent. Mais elles roulent sur mes joues et j’appuie ma tête contre le mur et mes yeux se ferment. Je le hais tellement. Lui aussi il m’abandonne. Comme Elle. Je les hais. Mes épaules tremblent. Je donnerais tout pour une bouteille de tequila. Boire, se noyer d’alcool pour oublier. Un coup, puis deux, puis… Je ne compte plus les coups que Stephen donne aux murs de cette cage. Je me concentre juste sur le fait que je ne dois pas pleurer, que j’échoue lamentablement et mon seul but à l’instant est de faire le moins de bruit possible. C’est pour ça que je déteste les gens. Ils me font trop souffrir. Ils me rendent faible. Ils me le reprochent. Les choses sont plus simples avec d’autres. On ne parle pas, on se contente de baiser ou de rester en compagnie l’un de l’autre, sans rien dire. On ne se reproche rien, on s’accepte comme on est. Tarés, dingues, malsains. Soudain il attrape mon bras et me tire vers lui. Je n’ai pas le temps de réagir que je me retrouve blottie contre son torse. Je ne peux pas m’échapper, sa main posée sur ma nuque, son bras entourant mes épaules, je n’ai même pas envie de m’échapper. Jamais il n’avait fait ça, jamais il ne m’avait prise dans ses bras. A vrai dire c’est totalement le genre de situation que nous voulions éviter. Nous montrer de l’affection ? Une monumentale erreur. Si d’un côté je suis plutôt heureuse qu’il me montre qu’il tient plus ou moins à moi, de l’autre j’ai l’impression que c’est la raison pour laquelle je ne dois surtout pas le revoir. Un baiser sur mon front et je ferme les yeux de toutes mes forces. En vain. Je me mets à sangloter et me serre contre lui en tremblant. Je ne veux pas d’un adieu. Je ne veux pas qu’il m’abandonne. Je m’accroche à lui en pleurant comme je ne me le suis jamais autorisé en la présence de quelqu’un, je pleure tout ce que j’ai retenu pendant des années. Je vais sûrement le regretter en sortant d’ici. Mais peu importe. C’est ce dont j’ai besoin là, maintenant. Je finis par me calmer au bout de quelques minutes qui me semblent être des heures. Maladroitement, je tamponne mes yeux avec un mouchoir tout en bénissant le maquillage waterproof. Et le fait d’avoir des lunettes de soleil dans mon sac pour cacher ça quand on sortira enfin d’ici. Mais je reste blottie contre Stephen, complètement vidée de mon énergie, n’aspirant qu’à une chose : m’endormir dans ses bras. Et je n’ai même pas le courage de me flageller mentalement pour avoir eu une pensée aussi pitoyable.

« Tu veux des pancakes ? » Je cligne des yeux et lève la tête vers Stephen. Mon coeur s’accélère lorsque je croise son regard et je baisse la tête rapidement. Je risque de mettre un bon moment avant de pouvoir le regarder en face à nouveau. « Avec du sirop d’érable alors. » je fais d’une voix cassée en restant tout de même contre lui. Mes yeux se ferment et je soupire. Ne me laisse pas Stephen, jamais ! Je reste muette. Je ne peux pas lui dire ça. Je ne peux pas. Je tiens à lui et je me sens tellement stupide. D’être heureuse. Heureuse qu’il soit là, qu’il ne m’abandonne pas. « Tes pancakes sont les meilleurs du monde. » je murmure en serrant sa main dans la mienne, en tremblant légèrement peut être. J’ai froid. Mais déjà les lumières se rallument, l’ascenseur se remet en marche. J’attrape mon sac d’un geste vif, enfile mes lunettes de soleil et arrange mes cheveux. Je devrais être suffisamment présentable pour sortir sans provoquer de questions quant à mon état. Et quant à Stephen. Mine de rien, je n’aimerais pas lui causer d’ennuis. Avant que les portes ne s’ouvrent, je me mets sur la pointe des pieds et dépose un baiser sur sa joue. « Merci. Je te rejoins chez toi, je préfère éviter de t’attirer des ennuis. Merci… de ne pas m’abandonner. » Les portes s’ouvrent enfin. La lumière ! J’avance d’un pas décidé et disparais dans la foule d’étudiants sans me retourner.



Dernière édition par June L. Foster le Dim 17 Mar - 0:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: F*cking elevator ! [Stephen]   Mar 5 Mar - 20:01


✖ JUNE FOSTER & STEPHEN XENOS ✖
« Oxford # Redbridge # University of Oxford »
Les étudiants me regardent alors qu'ils sont en train de ranger leurs livres, feuilles & ordinateurs. « Merci à tous, et à la semaine prochaine! » Je me presse à ranger mes affaires; malgré que je sois devenu professeur depuis deux ans, je n'ai pas perdu l'habitude de sortir en vitesse de l'amphithéâtre. Il m'arrive souvent de partir plus tôt que certains de mes étudiants, ce qui a le don de les faire rire! La sacoche à la main, je marche dans les couloirs en réfléchissant à ce que je pourrais manger ce soir... et comme chaque soir de la semaine, je n'ai aucune motivation de me mettre derrière les fourneaux. Thaï? Chinois? Pizza? C'est alors qu'une silhouette familière me sort de mes pensées. Je vois June se diriger vers les escaliers. Elle m'a évité depuis plus d'une semaine; sûrement gêné de me voir après ce qu'il s'est passé la dernière fois à mon appartement. Depuis, elle n'avait pas forcé ma porte, ou venir à des heures impromptues pour m'emmerder! Je peux comprendre qu'elle n'assume pas le malaise qu'elle a fait chez moi, mais ce n'est pas une raison de se dérober et de m'ignorer à chaque fois que je souhaite me confronter à elle. D'un pas plus rapide, je commence à la suivre, mais pour un petit gabarit, elle marche vite! « Ju... Ms Foster, attendez-moi! » Je me mets à crier pour qu'elle s'arrête; naturellement, je commence à l'appeler par son prénom, mais je suis dans l'enceinte de l'université... Appeler une étudiante par son prénom n'est pas réellement toléré à Oxford, tout comme le tutoiement! Parfois, il m'est vraiment difficile de jongler entre mon statut de professeur et mon statut plus amical à l'intention de certains élèves.
Tout d'un coup, June se met à accélérer le pas lorsqu'elle m'entend l'appeler, puis se met même à courir. « Ms Foster ! Arrêtez-vous, j'ai besoin de vous parler! » J'ai l'impression que cela ne va pas l'arrêter. Je serre ma sacoche contre moi et je me mets à courir à sa poursuite. Elle s'arrête en face de l'ascenseur et se presse à appuyer sur le bouton. Bordel, je ne vais jamais arriver à temps pour entrer avec elle. Pourtant, ce serait parfait pour lui parler, puisqu'il n'y a qu'elle qui attend l’ascenseur. June s'engouffre pour entrer dans la cage d’ascenseur et ne daigne même pas me regarder courir vers elle. Je veux qu'elle comprenne que rien ne change pour moi; qu'elle reste la même malgré ce malaise qui m'a légèrement fait paniquer. J'accélère encore plus vite, trouvant assez de force pour parvenir le plus vite à cet ascenseur, et Dieu sait que je ne le prends jamais, c'est bien trop confiné pour moi ! Les portes de l’ascenseur se referment à la fois doucement et rapidement, je n'arrive pas l’ascenseur m'en rendre compte. Mais avant que les portes ne se referment, j'arrive à passer ma main, puis mon bras pour me glisser à travers les portes; celles-ci ont du mal à s'ouvrir à nouveau, il me faut quelques instants pour entrer dans l’ascenseur. June ne me regarde pas, préférant m'ignorer. Il n'y a personne autour de nous, « June, tu vas arrêter de m'ignorer et fuir à chaque fois que tu me vois! » Je sens qu'elle s'est mis une barrière face à moi, afin qu'aucun de mes mots ne l'atteignent! Avant que les portes ne ferment pour de bon, elle amorce un mouvement, comme pour sortir de l’ascenseur. J'attrape délicatement sa main pour l'arrêter, « Restes, s'il te plait! J'ai besoin de comprendre! » June ne bouge plus dès le moment où j'attrape sa main; j'aimerais me retrouver dans sa tête pour comprendre ce qu'il s'y passe. Vivement, elle me tourne le dos, retirant ma main de la sienne. Elle a décidé de montrer qu'elle n'était pas d'accord avec la situation, peu importe; cela ne va pas m'empêcher d'ouvrir ma gueule ! Certes, je n'apprécie pas de parler à un mur, mais j'ai besoin qu'elle écoute les quelques mots que j'ai à lui dire! Je reste calme et serein, je ne veux pas commencer à m'engueuler, et à lui crier dessus, et puis nous sommes à l'université, je dois revêtir ce masque et être le professeur Xenos!
D'un coup, l'ascenseur s'arrête, alors que nous ne sommes pas arrivé au rez-de-chaussée; la lumière s'éteint pour laisser s'allumer une petite lueur rouge. Mais merde, c'est quoi ce bordel!!! « Et merde » C'est le cas de le dire. Je ferme un instant les yeux. Respire. Inspire. Je ne peux pas commencer à paniquer. « Satisfait ? Je suis obligée de rester. » Je sursaute légèrement lorsque je l'entends me parler. Je recule légèrement, jusqu'à sentir la paroi de l'ascenseur; trop près de moi... je bouge à nouveau, et je sens l'autre paroi, toujours trop près. Pourquoi les ascenseurs sont si petit? J'ouvre les yeux un instant pour regarder June; je peux voir qu'elle me fixe grâce à cette lueur rouge. Bordel, cette lumière est si stressante. « Préviens que l'on est bloqué dans ce foutu ascenseur. » J'essaye de ne pas paraître paniquer, je ne dois pas l'être... sinon elle va le savoir! Être claustrophobe; ma parole c'est bien quelque chose dont j'ai horreur. Je ferme à nouveau les yeux, et essaye de me projeter dans mon appartement. C'est pourtant le moment idéal de me confronter à June, de pouvoir lui parler, et comprendre pourquoi elle réagit de la sorte. Je ne lui en veux pas, mais bizarrement cette gamine m'a manqué, bien que j'ai du mal à l'admettre ! J'écoute la voix de June qui explique calmement la situation, sa voix me calme et me sécurise. Je pose ma tête contre une paroi de l'ascenseur, tout en gardant bien les yeux fermés. Cette sensation de confinement m'est très désagréable, et j'essaye de puiser toutes mes forces en moi et mon courage pour ne pas exploser. De l'air... Inspire. Respire. Mes poings se ferment pour gérer cette sensation d'enfermement; je sais que je peux exploser à tout moment, et je dois trouver une solution pour m'évader de mon propre corps. Je sursaute; je sens la main de June m'effleurer les genoux, « Tu devrais t’asseoir. » Je secoue la tête pour lui dire non, je ne peux pas m'asseoir, c'est impossible. Sa main attrape doucement la mienne, et elle me tire vers le bas, pour me forcer à m'asseoir. June ne commence pas, je n'ai pas envie de t'envoyer balader, et dire des choses hors de mes pensées. « Obéis. Si tu tombe dans les pommes tu vas te faire mal. » J'aimerais bien tomber dans les pommes, ce moment passerait beaucoup plus vite! Seulement, je suis tellement sous tension qu'il m'est impossible de faire un malaise. Résigné, je m'assois, de l'autre côté de l'ascenseur, pour ne pas être trop proche d'elle. De l'air... on est deux, on va commencer à suffoquer dans cet espace. Je n'arrive pas à ouvrir les yeux, et cette lueur rouge risque de me faire perdre la tête et me faire paniquer d'autant plus. « Continues de parler, mais calmement. De n'importe quoi; comme ton cours! J'en sais rien, mais parle-moi. » Entendre sa voix me sécurise, je ne veux pas me sentir seul... pourtant sa voix résonne dans cet ascenseur, et cela me montre que je suis dans un espace vraiment clos et confiné. Bordel, laissez moi sortir d'ici !
J'essaye de me concentrer, de me projeter à l'extérieur et surtout de n'avoir aucun mur oppressant qui m'entoure! C'est de la pure folie, et je vais en devenir fou, c'est une évidence ! J'ai l'impression que June met des heures à me parler, voulant me torturer le plus longtemps possible. « Tu préfère pas plutôt que j’essaye d’abuser de toi » Je ne réagis même pas à ce qu'elle me dit; en temps normal j'aurais vraiment réagi négativement. Je ne veux pas ouvrir les yeux, effrayé à l'idée de pouvoir voir les quatre murs qui m'entourent, et qui pourraient construire ma tombe. Son rire me sort de ma torpeur, j'arrive à ressentir mes mains qui s'étaient légèrement engourdi à force de serrer mes poings pour me calmer. « Mmmh réflexion faîte… non. T’es bien trop flippé pour être capable d’autre chose que de m’écouter alors je vais me contenter de parler et uniquement pour te faire plaisir. » Je secoue la tête, de quoi me parle-t-elle? Je ne comprends pas ce qu'elle me dit, mais sa voix me rassure; j'ai besoin de sentir que je ne suis pas seul à ce moment-là. J'entends quelques bruits de mécanique qui a le don de me stresser plus. Sentant à nouveau mes mains, je les pose sur mon visage, pour tout dire... cela n'aide en rien! J'ai envie de crier, de taper... j'ai besoin de faire quelque chose qui me fasse complètement oublier que je suis dans un ascenseur, qui pourrait lâcher à tout moment, et nous écraser... « [...] pensionnat. [...] Ça me manque Stephen. [...] outre la baise mémorable. On formait une vraie famille. [...] jamais elles ne m’ont jugée. [...] guirlandes de soutien-gorges, on a fini dans le lac près du pensionnat en pleine nuit parce qu’on avait trop bu. On faisait des blagues idiotes et putain qu’est ce que ça me manque ! » Je secoue la tête... Je n'ai pas saisi tout ce qu'elle m'a dit, quelques bribes de son monologue, sûrement des mots qui me font réagir. Je secoue la main vers elle, « Non non, ne me parle pas de ça... je ne vais jamais m'en souvenir sinon.. » Je l'entends rire, bien sûr que cela lui fait rire! Elle en profite! « Justement ! Ça te fera les pieds si tu ne t’en souviens pas ! » Je me masse le front, j'ai besoin de penser à autre chose, de ressentir une douleur différente que celle de l'oppression que je subis. « June, ne poses pas de question, mais... » je vais le lui demander, j'ai besoin de ressentir autre chose! « mais mords-moi, ou frappes-moi, s'il te plait! » Mes yeux clos, je suis prêt à recevoir quelques coups de June, j'ai besoin d'avoir mal et de penser à autre chose! Je ne sais pas comment elle va réagir après que je lui demande cela. Aucun rire, ni protestation, juste un silence de mort qui me stresse d'autant plus. Puis je commence à sentir June s'approcher doucement de moi. J'ai besoin de ressentir autre chose que cet oppression qui m'habite à l'heure actuelle, et je ne me sens pas capable de penser à autre chose sans aide venant de la part de June. Je sens son souffle dans mon cou, « Sale con. » Je soupire légèrement, je le mérite peut-être; sûrement même, c'est légitime de sa part! Je suis vite catapulté hors de mes pensées lorsque je sens les dents de June se planter goulûment sur ma gorge, me mordant avec bestialité. Ce ne fut qu'un court instant, suffisant pour que j'échappe un léger cri de douleur; c'est alors que je sens sa langue et ses lèvres pansent la plaie avec volupté et sensualité. C'était ce dont elle m'avait parlé; j'ai l'impression qu'elle tente de me démontrer que la bestialité et la tendresse font de pair, et c'est grâce à cela qu'elle prend du plaisir. Je n'ai pas le temps de penser qu'elle s'acharne à me mordre à nouveau, sur mon lobe d'oreille sans aucune compassion. Je ne peux m'empêcher d'échapper un son de ma bouche, jusqu'à ce qu'elle caresse mon lobe de sa langue. Je n'ai pas le droit de penser à June dans ses termes, je ne peux pas me permettre d'émettre un certain plaisir à ce qu'elle est en train de me faire.
Ma main se pose sur son visage, et glisse jusqu'à atteindre ses cheveux; brusquement je retire sa tête logée dans mon cou en agrippant ces cheveux . J'ouvre les yeux, et je plante mon regard dans le sien. « Ne commence pas June. Je ne suis pas dans un état pour réfléchir sereinement à mes actes! Franchir la barrière... non! » Il fallait avouer qu'elle avait réussi à me faire oublier quelques instants l'oppression que je ressens dans cette foutue cage d'ascenseur. Elle ne semble pas accepter le fait que je l'arrête, ou peut-être de la manière dont je l'ai fais. Elle entremêle ces doigts avec les miens afin de relâcher sa chevelure. « Si c’est ce qui t’inquiète, rassure-toi. Tu ne pourras pas me baiser ici. Je ne te laisserais pas faire. Tu m’as demandé de te mordre et j’ai obéit. » Je grince légèrement des dents à force de contracter ma mâchoire pour ne pas lui crier dessus. Je n'ai aucunement l'intention de coucher avec elle dans cet ascenseur, ni autre part! Je ne pas nier que ce qu'elle vient de me faire à éveiller certains sens en moi. Le fait de me sentir vulnérable par la faute de ma claustrophobie n'aide pas non plus à rendre mes idées très claires. Brusquement, elle plaque mes mains au sol afin de ne plus la toucher, et me regarde avec une telle intensité qui lui est propre. « Ecoute-moi bien Stephen. Tu n’es pas le premier à apprécier ce que je fais. Et tu ne seras certainement pas le dernier. Je ne sais pas quelles foutues règles tu as en tête mais oublie-les ! Arrête d’être aussi con et regarde-moi ! Je ne suis pas une gamine et je ne vais pas te fuir parce que tu as aimé ce que je t’ai fait ! Si je fuis c’est uniquement parce que je ne supporte pas l’idée d’être faible face à toi, parce que je veux te prouver que non je ne suis pas cette gamine que tu persiste à voir ! » Je fronce les sourcils, sa façon d'essayer de me remettre en place est très attirante, je dois l'avouer; après tout, j'ai toujours été charmé par les femmes de tempérament. June me relâche et se recule pour atteindre le mur en face de moi; un mur trop proche d'ailleurs! Je la fixe, bien décidé à ne pas lui laisser le dernier mot. Il y a aussi une chose dans son monologue qui a attiré mon attention, je la rends faible? De quoi veut-elle parler? « Merde June, je ne vais pas nier que je sois surpris d'avoir apprécié, mais c'est le fait d'avoir apprécié avec toi que je n'accepte pas! Mes règles je ne veux pas les oublier, sinon je me retrouverai avec des filles différentes chaque soir ! Je ne suis plus un étudiant de 20 ans! » J'essaye de me concentrer pour ne pas ressentir l’oppression que me procure cet ascenseur. Je ne la lâche pas des yeux, voulant garder un contact visuel, et surtout ne pas regarder les murs qui m'entoure. « Comment veux-tu que je ne te vois pas comme une gamine au regard de ton comportement? Mais c'est normal merde, t'as que 19 ans, t'es une gamine pour moi! Je ne parviens pas à te voir comme une femme! Tu peux comprendre ça? » Je n'oublie pas le fait qu'elle venait de me dire que je la rends faible, ou plus précisément qu'elle est faible face à moi; seulement j'y viendrais plus tard si j'ai l'occasion de lui en toucher un mot. Je n'en suis pas certain; je peux voir dans le regard de June la colère monter après les mots que j'ai pu lui dire. Je n'ai pas été tendre, je m'en rends compte tardivement; mais le mal est fait, et je ne vais pas me rétracter sur ce que je viens de dire! « Tu n’es qu’un lâche. Incapable d’assumer ce que tu ressens et qui se cache derrière de fausses excuses. Si au moins tu ne me jetais pas mon âge à la figure comme la pire des insultes ça pourrait passer. Dix d’écart ? Oui et alors ? C’est tant que ça ? Et tu ne pense pas que j’ai vu pas mal de choses pour une gamine, des choses qui m’ont faite grandir ? » Je sers fort sur ma mâchoire, elle me balance ces mots si naturellement, comme si son monologue était déjà tout monté dans sa tête. Je ne sais pas si je dois commencer à lui crier dessus, à m'excuser, à fermer ma gueule, ou à essayer vainement de m'expliquer. Je me tais un instant, agacé par ce qu'elle vient de me dire, mais aussi résigné de penser qu'elle n'a pas tort sur certain point. Je n'entends plus que le pianotement de June sur son portable; et mon angoisse resurgit. Je dois garder mon calme, et ne pas me mettre hors de moi. Je ferme les yeux un instant, jusqu'à ce que June décide de parler ou plutôt aboyer à nouveau. « Je ne me comporterais jamais comme tu le voudras. Et tu me le reprocheras toujours. C’est pour ça que tu devras me foutre une paix royale une fois qu’on sera sortis d’ici. Je n’ai pas de temps à perdre avec un connard qui refuse de voir que non je ne suis pas une gamine. Oui je fais des trucs stupides pour avoir l’impression d’être vivante. Oui je risque de faire un coma éthylique un jour. Ce qui me fait mal c’est que tu ne cherche pas à comprendre pourquoi. J’en ai assez que tu me demande de changer, de ne plus être moi sans te remettre en question. Tu me fais mal Stephen et là je peux t’assurer que je n’y prends aucun plaisir. » Je déglutis légèrement, assez surpris de sa façon presque mature de me parler. Aurais-je eu tort d'essayer de lui mettre autant de pression pour prendre de la maturité? Je ne pense pas, elle est en train de foutre sa vie en l'air, pour avoir l'impression d''être vivante comme elle dit. Il y a bien d'autre façon de faire! Je ne vais pas lui laisser le dernier mot; et de toute façon, je pense que nous sommes bloqués ici pour encore longtemps. Je m'éclaircis légèrement la gorge et je me tourne vers June en essayant de soutenir son regard. « Je ne suis ni lâche, ni incapable d'assumer mes sentiments. Sinon, je ne serai pas là chaque semaine à te chercher à la sortie d'un bar car tu es défoncé. Je tiens à toi, et je tiens à te protéger. Ok je sais que tu n'aimes pas ce mot, mais c'est le cas. Quand je te ramène chez moi, je prends soin de toi, je te maintiens les cheveux quand tu vomis tes tripes, je te passe sous la douche pour décuver, je te mets au lit, et je te prépare à manger le lendemain. Je suis là pour toi, et ça, je l'assume pleinement! C'est toi qui n'assumes pas que je fasse cela! » Je lui balance tous ces mots calmement, sans m'énerver et hausser le ton. Elle détourne le regard, comme si elle ne voulait rien entendre. « Et tu sais, je ne cherche pas à te changer, mais plus à te faire évoluer ! C'est normal qu'à ton âge on expérimente des choses, même si tu as commencé bien plus tôt que certain! J'ai envie de comprendre, réellement, mais tu ne me donnes jamais l'occasion de te comprendre. En retour, toi tu n'essayes pas de comprendre mon point de vue! » Je m'arrête quelques secondes, et je reprends rapidement pour qu'elle me laisse finir. « Ce n'est pas mon but de te faire mal! Je n'aime pas te faire du mal! » C'est comme si tous les mots que je prononce, rencontre un mur mal luné! « Pourtant tu m’en fais. » Une voix sans vie, sans émotion... Je ferme à nouveau les yeux pour ne plus croiser son regard, je suis si harassé de m'expliquer, et je pense que je ne suis pas le seul. Nous nous heurtons l'un et l'autre face à nos idées préconçues, sans nous donner la chance de comprendre le point de vue de l'autre. J'admets être fermé, d'être peu compréhensif, alors que je suis pourtant assez ouvert d'esprit; peut-être ai-je trouvé mes limites avec June. « Tu veille sur moi, tu me protège mais tu exige une contrepartie, tu me fais payer chacun de mes actes. Stephen tu peux peut être me récupérer ivre morte, mais tu n’es pas là quand je me fais baiser. Tu n’es pas là quand leurs mains se referment sur ma gorge. Tu n’es pas là pour vérifier qu’ils ne vont pas trop loin, que je ne vais pas rester marquée. Tu ne peux pas me protéger en permanence. » À force qu'elle me parle, je relève la tête et ouvre les yeux vers elle. Pourquoi être là quand elle se fait battre pour le plaisir alors qu'elle en a besoin pour se sentir vivante, comme elle me le dit si bien! Elle tire sur son t-shirt pour montrer sa morsure violacée. C'est comme si elle me l'affiche fièrement, une marque, une preuve sûrement pour elle afin de se rendre compte qu'elle est bel et bien là! Je n'arrive pas à la comprendre, et elle ne me comprend pas. Il est clair que je ne parviens pas à comprendre le but essentiel de ses ébats sexuels, même si j'avoue qu'au moment où elle m'a mordu pour me faire penser à autre chose était à la fois agréable et douloureux. Seulement, elle fait cela à l'extrême, jusqu'à se retrouver à l'hôpital! Je fais non de la tête, tanné par ses paroles.
« Je ne sais pas faire autrement. Il faut que tu comprenne, je ne suis pas douée pour les relations saines entre gens normaux. Arrête de me dire que je dois ralentir sur l’alcool et le reste. Je suis vide. Et ça m’angoisse tellement que je ferais n’importe quoi pour me sentir vivante. J’en ai besoin, alors arrête de me le reprocher. Je commence à me dire qu’on ne devrait plus jamais se voir parce que tu me fais mal et que je n’aime pas ça. Je t'apprécie Stephen mais je commence à croire que tout ceci est une vaste connerie et que je devrais m'abstenir de m'attacher à toi. » Je jette un regard à June, qui semble être vraiment au bout du rouleau. Ces mots sont pleins de sens et de maturité. Je ne sais vraiment plus quoi penser. Peut-être a-t-elle raison sur le fait que l'on soit nocif pour l'un et l'autre. Il est possible qu'en finalité, mes actes et mes paroles ne soient pas positifs pour elle. Je déglutis, pensant à ce que je peux lui répondre tout en pesant bien les mots que je compte lui dire. « Alors si je comprends bien, si je ne veux pas te faire du mal, il ne faut plus qu'on se revoit. » Je pose mon regard sur elle, et j'esquisse un léger sourire vide. Je me relève, fatigué d'être assis. « Très bien. Alors je pense qu'il est temps d'arrêter de se voir, et que je cesse donc de m'occuper de toi. J'ai compris! » J'avance vers le mur en face de moi, où se trouvent les boutons de l'ascenseur. J'appuie à nouveau sur l'alarme afin de faire accélérer les choses et pouvoir vite sortir d'ici. Je ne veux plus lui parler, je n'ai pas envie de dire des mots qui dépassent mes pensées et lui faire à nouveau du mal. Pas de réponse, j'appuie et j'appuie sur le bouton d'alarme, désespéré de sortir au plus vite. Ma claustrophobie s'est envolé dès le moment où je lui ai dit qu'il ne fallait donc plus se voir. Bien sûr que je ne souhaite pas cela; étrangement j'ai besoin de voir cette gamine délurée! J'admets m'être attaché à elle, mais si je lui fais tant de mal, à quoi bon? Je ferme instantanément les yeux, lorsque je la sens s'approcher de moi, et pose sa tête contre mon dos, puis ses mains sur mes épaules. « Je suis désolée Stephen, pardon… » Ce n'est plus une voix vide, mais une voix brisée. Je déglutis, serrant la mâchoire. Elle a le don pour foutre le bordel dans ma tête! Je reste dos à elle, sans dire un mot, alors qu'elle s'écarte de moi brusquement. Je pose mon front sur le mur de l'ascenseur, tout en continuant d'appuyer sur l'alarme. Le silence règne à nouveau dans cet espace confiné, trop confiné pour nous deux! Je n'accepte pas cette décision de la laisser, de ne plus la revoir, et qu'elle ne fasse plus partie de ma vie. Elle s'y est installé comme une sangsue, occupant de la place, et parfois trop de place. Je ne peux pas aller contre le fait qu'elle est importante à mes yeux. « Conne à bouffer des pommes » Pardon? Qu'est-ce qu'elle raconte là? Est-elle aussi dans ses pensées, à ressasser tous les mots que l'on a pu se dire. Je l'entends renifler discrètement. J'ai cette putain d'envie de crier, comme pour relâcher toute cette pression qui s'est accumulé en moi. Seulement, je me mets à taper fort contre la cage d'ascenseur, ce qui la fait vibrer. Brusquement, je me retourne, et m'avance vers June qui a la tête posé contre une des parois. J'attrape son bras et la tire vers moi sans la regarder. Sans un mot, je la prends dans mes bras, tout en posant ma main derrière sa tête. Je la serre délicatement contre moi; je lui interdis de se dérober à cette étreinte. Je laisse le silence prendre place dans l'ascenseur; nous n'avons tellement pas l'habitude de ne rien nous dire, toujours à nous lancer les pires insultes, les disputes, les remontrances de ma part. Je baisse la tête vers la sienne, et dépose un baiser sur son front. Je veux lui montrer que je suis là, que je n'ai pas cette envie de partir. Je laisse le silence parler à ma place. Nous montrer de l'affection est quelque chose qui ne nous arrive jamais. Pourtant je suis quelqu'un de tactile, qui a le touché facile; mais pas envers June. Seulement, à ce moment-là, l'envie de la prendre dans mes bras fut venue naturellement, comme pour la rassurer. Si nous devions ne plus nous voir, je ne souhaite pas partir sans lui montrer mon attachement à elle, et partir sur une note négative. Ce n'est pas quelque chose que je veux qu'elle se souvienne de moi. Je n'ai jamais montré des gestes de tendresse à son égard, mais là, elle se trouve blottie contre moi, et je dépose même un baiser sur son front. Je sens June s'accrocher à moi alors qu'elle sanglote. Même si la dernière fois je l'avais vu vulnérable ce n'est pas comparé à ce qu'il se passe actuellement. L'entendre pleurer est une première, je n'ose même pas croiser son regard préférant regarder le mur en face de moi.
Je la garde contre moi, resserrant mes bras contre elle afin de lui montrer que je ne compte pas partir et qu'elle peut fondre larme en toute sécurité. Je veux lui dire que ce moment restera entre nous, que jamais nous en reparlerons; seulement, je préfère ne rien dire pour ne pas la froisser. Je ferme les yeux, et respire doucement pour m'empêcher de lui dire des mots gentils. Je sais que si j'ose le faire, elle va prendre peur, elle va se braquer et se fermer complètement. Ferme ta gueule pour le moment Stephen, ce n'est pas le moment. Mais les mots me démangent... « Tu veux des pancakes? » chuchotais-je doucement. Je n'ai rien trouvé de mieux pour briser le silence. June avait arrêté de sangloter, mais elle était bien décidée de rester contre moi. Après tous les mots que l'on a pu se lancer à la figure dans cet ascenseur, ce geste d'affection était sûrement nécessaire. Montrer que nous tenons à l'autre malgré ce que l'on puisse dire. On se fait du mal, mais, dans un sens, je pense qu'elle comme moi avons besoin l'un de l'autre. June relève le visage vers moi, et j'ose enfin la regarder dans les yeux... Les joues rosies et les yeux rouges, je ne peux m'empêcher d'être attendri par ce visage encore meurtri par les pleurs. Mais croiser notre regard alors qu'elle se trouve toujours dans mes bras fait à nouveau baisser le regard de June; sûrement trop vulnérable pour me fixer dans le blanc des yeux! « Avec du sirop d’érable alors. » J'esquisse un sourire, je savais qu'elle ne pourrais pas dire non à mes pancakes! « Tes pancakes sont les meilleurs du monde. » Sa main serre fort la mienne, comme si elle veut me garder contre elle et que je ne la laisse pas. Je ne compte pas abandonner ce petit bout de femme qui a clairement besoin de moi, même si elle ne me le dit pas. Je ne peux pas lui promettre de tirer un trait sur mes remontrances, mais peut-être d'être moins viscérale avec elle. « Avec du sirop d'érable, bien sûr ! Et ce que tu veux avec! » Les lumières se rallument enfin; je n'arrive pas à me rendre compte du temps que l'on a passé dans cet ascenseur, des heures, des minutes, je ne sais pas. Tout a été mélangé entre ma claustrophobie et cette dispute! June s'arrache vivement de mon étreinte, comme si les lumières la rappeler à l'ordre, et que ce qu'il vient de se passer n'était qu’éphémère. Je ramasse à mon tour mon sac et essaye de garder un visage neutre comme si rien ne s'était passé d'étrange dans cet ascenseur. June me surprend à nouveau lorsqu'elle dépose un baiser sur ma joue, chose qui ne lui arrive jamais de faire. « Merci. Je te rejoins chez toi, je préfère éviter de t’attirer des ennuis. Merci… de ne pas m’abandonner. » Je serre la mâchoire... l'abandonner? Même si l'idée m'a effleuré l'espace de quelques secondes, je ne peux pas me résoudre à le faire. Quoique je puisse dire pour "sauver" la face, j'ai besoin de cette gamine! « Fais attention à toi! Et à tout à l'heure. » Les portes nous libèrent enfin de ce cloisonnement. June se dérobe très rapidement, comme pour laisser derrière elle tout ce qu'il vient de se passer. J'avance doucement alors que des personnes me dévisagent. Quoi? Vous n'avez jamais vu un professeur et une élève bloqué dans un ascenseur?! Mes pas me mènent doucement vers l'extérieur du bâtiment, avec une seule pensée en tête : va-t-elle vraiment oser venir à mon appartement ou sera-t-elle trop effrayé à l'idée de me revoir après ce qu'il vient de se passer. Une chose est sûre, je lui parlerais pas de ce moment, sauf si elle décide d'en parler par elle-même.

THE END
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F*cking elevator ! [Stephen]
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