it's me again and this coffee machine is not working → henry

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MessageSujet: it's me again and this coffee machine is not working → henry   Mer 20 Fév - 23:44

Je compte mes petites pièces et soupire. Quelle idée d'avoir autant de monnaie à disperser partout, aussi... Je finis par trouver le compte, et commande un cappucino qui a au moins le mérite d'être bon, ce qui n'est pas du luxe. J'ai une longue pause de deux heures, que je passe bien évidemment toute seule étant donné que l'intégralité de la fac me fuit comme la peste où ne me parle que pour m'asséner de gentils compliments qui ne me donnent pas vraiment envie de faire amie-amies, et je reprends les cours pour une longue après-midi après ça. Je me frotte le front en attendant que le café s'écoule, et attrape le gobelet en entendant le "bip" de la machine. Mais quand je remonte la tasse jusqu'à moi, à défaut de la crème et du chocolat que je suis censée trouver, je ne vois qu'une eau crasseuse et chaude. « Nan… C’est pas vrai… », je lâche, dans un soupir légèrement découragé. Juste un café, c'est trop demandé ? Je jette le gobelet dans la poubelle attenante à la machine et fais volte-face en renonçant à l'idée, étant donné que je n'ai plus assez de monnaie... et je tombe nez à nez avec le professeur Howard, ou le docteur Howard, ou les deux, je ne suis pas sûre de me souvenir vraiment de ce qui convient. « Oh ! » Je lui offre un sourire et reste plantée entre la machine et lui. Nous restons un instant comme ça, sans bouger, et il me fait un sourire un peu gêné avant de demander, désignant la machine à café : « Puis-je ? » Je sursaute et hoche vivement la tête et m'écartant de quelques centimètres pour lui laisser la voie. « Le café ne marche pas... », je note, en restant à côté de la machine pour le regarder faire. Il insère des pièces dans la machine et commande un thé. Ah, oui c'est vrai, j'avais oublié que le thé, c'était vraiment son truc. Il me met le gobelet dans la main en souriant, et lance : « C’est pour ça que je prends du thé, une des raisons en tout cas. » Je le remercie et baisse les yeux vers le thé qu'il vient de m'offrir, souriant de plus belle rien qu'à l'idée. Il va pour se servir mais est soudainement interrompu par son téléphone qui vibre, ce qui le contraint à interrompre notre entretien. « Je dois vraiment y aller. Gardez le thé! » Je fais la moue, mais le remercie toutefois d'un signe de tête. Cependant, à peine a-t-il fait quelques mètres que je réalise qu'il a laissé ses affaires là. Je me mords la lèvre et souris, ramassant le tout et avalant mon thé pour pouvoir me débarrasser du gobelet afin de le rattraper. Avec un peu de chance, il sera peut être libre ces deux prochaines heures. « Docteur ! Docteur ! », je crie en me mettant à courir pour arriver à sa hauteur. « Vos affaires.... », je reprends ma respiration et souris un peu.

Il a presque l'air soulagé de me voir, ou de voir ses affaires, au choix, toujours est-il que c'est une émotion qu'il n'a pas souvent arboré avec moi, le soulagement. « J’oublierais ma tête, si je pouvais la perdre aussi facilement que ce cartable. Merci Juliet, vous n’imaginez pas tout ce que je peux transporter là dedans... » Je souris un peu, presque attendrie, et me mords négligemment la lèvre, adoptant une posture naturellement charmeuse, et ne lui rendant pas du tout ses affaires, les serrant plutôt contre moi dans un geste presque inconscient. « A votre service, Docteur... » Je lui fais un clin d'oeil et mon expression change en une moue hésitante. « Je peux rester avec vous ? », je demande soudainement, lui offrant un sourire franc et légèrement aguicheur. « Le truc, c’est que je n’ai pas vraiment décidé de rester, mais de m’en aller... » Partir avec vous, alors, tout ça est tellement plus romantique dans les termes de toute façon, je ne vais certainement pas m'en plaindre, ça non... Je me mords négligemment la lèvre, lui s'adosse soudainement contre un mur. Je fronce le nez et le regarde faire en faisant quelques pas pour me retrouver de nouveau face à lui. « Seulement si vous êtes silencieuse, et que vous me rendez ce cartable. Vous n’avez vraiment pas envie de connaître ma sœur. » J'acquiesce dans un sourire, puis place mon index devant ma bouche pour lui indiquer que j'ai bien compris le message sur mon silence. Il m'indique une sortie qui est sans doute interdite aux élèves, et je le suis sans rien dire. Une fois dehors, il m'indique son cartable, toujours serré contre moi. « Puis-je ? » Je me mords la lèvre et hoche la tête. « Oh oui, pardon... » Je lui tends son sac en acquiesçant doucement, puis j'inspire et hésite, laissant finalement échapper la question qui me brûle les lèvres : « Votre soeur est si terrible ? » Il sourit, et son visage est emprunt d'une tendresse qui éveille ma curiosité. J'ai l'impression de passer mon temps à épier ses faits et gestes mais l'exercice me plait, je crois.. « Dans un sens qui n’appartient qu’à elle, je dirais que oui. Disons qu’elle est un peu comme vous...envahissante. » Je fronce un peu le nez, et hésite à lui demander s'il est vraiment en train de me comparer à sa soeur où s'il trouve que je suis envahissante avec la même tendresse qu'il a pour elle. Finalement, je me tais, jugeant préférable d'éliminer tout de suite la réponse n°1. Je lui souris un peu et croise les bras. « Je ne suis pas envahissante, juste têtue, je crois », je lance quand même, pour rétablir la vérité.

Il m'adresse un clin d'oeil, mais réplique rapidement : « Très têtue alors. » Je fronce le nez, et hausse une épaule, sans doute oui mais il faut dire qu'il est particulièrement difficile à comprendre, ou à amener à la raison. « Ca vous déplait ? », je demande d'une voix neutre, mais curieuse. Il réfléchit un instant, se perd dans ses pensées, puis me demande plutôt tranquillement, je crois : « Ca devrait me plaire ? » J'hausse une épaule et me mords la lèvre en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille. « J'en sais rien, ça devrait au moins vous flatter, je crois... » Il se tourne vers moi et m'avise, et j'inspire doucement, m'attendant à ce qu'il s'énerve un peu, peut être, cette fois. « Je suis flatté croyez moi, mais...attendez une minute... Vous flirtez de nouveau avec moi Juliet ? Parce que je n’ai pas changé d’opinion sur la question et vous devriez sincèrement oublier cette idée ! » Nous continuons à marcher et je ris un peu. « Vous l'avez dit vous même, je suis têtue, et je sais qu'un jour j'y arriverai » Je lui fais un clin d'oeil et hausse une épaule, toujours amusée. Il s'arrête et me pointe du doigt, soudainement énervé, presque un peu effrayant, presque. « Je suis votre professeur. Maintenant écoutez moi. J’ai dit NON. » Je sursaute un peu et recule de quelques pas. « Vous ne serez pas mon professeur pour toujours, si c'est ça qui vous ennuie.... » Je tente un sourire pour détendre l'atmosphère, me mordant l'intérieur de la joue pour ne rien ajouter. Mais l'ambiance ne se détend pas le moins du monde, au contraire, et l'idée me traverse un instant l'esprit que je pourrais être en train de faire tout ça pour rien. J'ignore pourquoi je me suis tant accrochée à ce professeur, ni même pourquoi lui en particulier et pas quelqu'un d'autre, ailleurs, un étudiant, un professeur particulier de je ne sais trop quoi, un barman au coin d'un bar. Mais quelque chose s'est passé lors de son premier cours, dans cet amphithéâtre, et la période de ma vie dans laquelle il est entré en compte joue, aussi, sans doute. Alors je relève le défi, je veux voir où tout ça peut mener, je veux qu'il cède. Mais les signes d'agacement qu'il dégage laissent présager la difficulté que je vais rencontrer. « Je le suis pour l’instant. Et je suis votre médecin également ! » J'inspire et me remets à marcher sans faire de commentaire trop rapidement. Je réfléchis plutôt, me demandant s'il n'est pas temps de faire un passage rapide par la finesse dans le harcèlement - parce que c'est du harcèlement, évidemment - que j'exerce pour le moment. Je tourne la tête vers lui et me penche un peu, décidant de changer de sujet. « Vous n'avez plus de cours aujourd'hui ? » Mais il n'a pas l'air d'avoir envie de prolonger l'entretien, et décide plutôt de se retirer. « Je reprends dans une heure mademoiselle Russel. Et si vous voulez bien m’excuser, j’ai des copies à corriger. Ne m’en voulez pas. » J'hésite à demander si je peux le suivre et me faire discrète mais il me contourne déjà pour s'en aller. J'acquiesce donc et lui fais un petit signe de la main, décidant de ne pas regagner les couloirs de la fac, votant plutôt par un café dans le coin.


Dernière édition par Juliet K. Russel le Sam 23 Fév - 22:13, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: it's me again and this coffee machine is not working → henry   Jeu 21 Fév - 0:23

Je crois qu’en tout état de cause, je ne me suis pas si mal débrouillé. Malgré l’incident d’il y a deux jours, ma vie reprend un cours tout à fait normal, non ponctué de consultation étranges et profondément dérangeantes, et malgré une nuit à réconforter Amy et à trier les bouteilles vides, je pense pouvoir avancer que tout cela ressemble à une bonne journée. Finalement, étudier ici, est sans doute la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Bien sur cela reste enseigner la psychologie, mais j’aime à croire que c’est un début. Je m’aventure près de la machine à café mais une tête blonde très familière fait volte face s’interposant entre mon thé et moi. « Oh ! » Nous restons là quelques secondes, le temps sans doute de nous rappeler mutuellement notre dernière et très perturbante conversation dans mon cabinet. Je désigne ensuite la machine, lui adressant un sourire poli, presque gêné. « Puis-je ? » L’étudiante me laisse alors la voie libre, ajoutant tout de même sur le ton de l’avertissement. « Le café ne marche pas... », Je souris et insère tout de même quelques pièces dans la machine avant de prendre un thé au citron tout à fait ordinaire, mais buvable. Une fois servi, je me retourne en souriant amusé, et dépose le thé dans sa main. « C’est pour ça que je prends du thé, une des raisons en tout cas. » Je vais pour ajouter d’autres pièces pour me servir moi aussi, quand mon téléphone vibre. Je met un moment à le trouver et fronce le nez pour lire le message quand je découvre qu’Amy souhaite s’entretenir à propos d’un léger détail que je n’aurais pas du lâcher hier soir. Sa mémoire est tragiquement sélective et elle est bien trop proche de ce bâtiment. « Je dois vraiment y aller. Gardez le thé! » Un clin d’oeil plus tard, je me retourne pour tenter de filer en douce, oubliant mes affaires de classe près de la machine sans y prêter plus d’attention que cela. Je fais à peine quelques mètres que j’ai comme la désagréable impression d’avoir oublié quelque chose d’important, comme un rendez vous, ou bien...l’intégralité de mes affaires près de la machine à café par exemple. « Docteur ! Docteur ! », La jeune blonde qui semble m’apprécier un peu trop, me rappelle cependant à la raison, munie de mon cartable et d’à peu près toute ma vie, en feuilles volantes.. « Vos affaires.... » Je fais volte face, et m'avance pour réceptionner ce qui m’appartient avec un sourire. « J’oublierais ma tête, si je pouvais la perdre aussi facilement que ce cartable. Merci Juliet, vous n’imaginez pas tout ce que je peux transporter là dedans... »

Elle se mord une nouvelle fois la lèvres, un tic assez fréquent chez elle, dont je pense préférer ne pas connaître la signification première. « A votre service, Docteur... » Je tente d’amorcer un geste pour récupérer mes affaires, mais elle ne semble pas réellement décidée. Je continue de sourire comme pour l’inciter, mais je crois que je viens de lui suggérer une bien meilleure idée. « Je peux rester avec vous ? »,  « Le truc, c’est que je n’ai pas vraiment décidé de rester, mais de m’en aller... » Donc si vous pouviez me rendre mes affaires, ce serait un gain de temps impressionnant mademoiselle. C’est à peu près ce que j’aurais voulu dire j’en suis certain. Je remarque cependant une crinière rousse s’avancer vers la machine à café et tourne à l’angle du mur pour m’adosser contre lui avant de chuchoter. « Seulement si vous êtes silencieuse, et que vous me rendez ce cartable. Vous n’avez vraiment pas envie de connaître ma sœur. » J’accepte dans des circonstance extrêmes de la laisser m’accompagner en indiquant une sortie exclusivement réservés à l’administration et aux professeurs de l’université. Une fois à l’extérieur, je désigne mon cartable de l’index. « Puis-je ? » « Oh oui, pardon... » Elle me tend mon sac, dont je me saisis plus tranquille. Pas que j’ai que ce soit à cacher, si ce n’est peut être mes tentatives de pièces hésitantes, de récits abracadabrants sans aucun sens dont je ne suis pas vraiment fier. « Votre soeur est si terrible ? » Je souris tendrement en pensant à Amy. Non elle est loin d’être terrible. « Dans un sens qui n’appartient qu’à elle, je dirais que oui. Disons qu’elle est un peu comme vous...envahissante. » Je lui adresse un clin d’œil amusé. Elle objecte cependant sans plus attendre.  « Je ne suis pas envahissante, juste têtue, je crois » Je laisse échapper un rire et commente alors. « Très têtue alors. » Elle me répond d’un haussement d’épaule.« Ca vous déplait ?», Vaste question. Je me perds un peu dans mes pensées, essayant finalement de répondre mentalement à la question. Est-ce que ça me déplaît ? Je n’en ai aucune idée, le fait est que c’est incontestablement perturbant. Personne avant Amy, ne s’était soucié à ce point de ce que je pouvais bien faire de moi, maintenant veuf et chroniquement déprimé. « Ca devrait me plaire ? »

Je soutiens son regard, j’ai franchement besoin d’une réponse à cette question. « J'en sais rien, ça devrait au moins vous flatter, je crois... » Elle croit ? Toute personne normalement constituée même une personne qui s’avérerait posséder mon ADN serait flattée par un compliment ou même par l’idée d’attirer la sympathie ou même allons jusque là, l’attirance d’une jeune fille, seulement c’est tout à fait inconvenant. « Je suis flatté croyez moi, mais...attendez une minute... Vous flirtez de nouveau avec moi  Juliet ? Parce que je n’ai pas changé d’opinion sur la question et vous devriez sincèrement oublier cette idée ! » Elle rit, mettant en évidence mon manque évident de crédibilité. Tout comme avec Amy, on ne m’écoute jamais quand je parle. « Vous l'avez dit vous même, je suis têtue, et je sais qu'un jour j'y arriverai » Je secoue la tête et pointe un doigt accusateur sur elle. « Je suis votre professeur. Maintenant écoutez moi. J’ai dit NON. » Mais évidemment, ce n’est pas un argument qui tient pour elle. Cette gamine a fait irruption dans ma vie et refuse délibérément d’en sortir, ce qui est tout à fait logique puisque nous sommes disons engagés au moins pour un semestre supplémentaire, mais je ne m’attendais pas non plus à ce ma vie personnelle la fascine autant, vraiment pas non. « Vous ne serez pas mon professeur pour toujours, si c'est ça qui vous ennuie.... »  Je porte mes mains jusqu’à mon crâne pour témoigner de mon agacement, puis soupire, sans trouver de réplique à ajouter à cela ce qui a le don de m’agacer un peu plus encore, je devrais pouvoir répliquer, après tout, je suis l’adulte ici. « Je le suis pour l’instant. Et je suis votre médecin également ! » J’ai l’étrange impression d’être à cours d’arguments et de me répéter ce qui ne doit pas être loin de la vérité j’imagine. « Vous n'avez plus de cours aujourd'hui ? » « Je reprends dans une heure mademoiselle Russel. Et si vous voulez bien m’excuser, j’ai des copies à corriger. Ne m’en voulez pas.  » Je lui souris et tente une nouvelle fois de la contourner pour rejoindre la salle de professeur, limite qui en théorie devrait m’offrir un peu de tranquillité.
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