whenever you need me I'll be there. (w/ Tris')

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MessageSujet: whenever you need me I'll be there. (w/ Tris')   Mar 14 Déc - 0:35

ATTENTION, SUJET CONTENANT DES SPOILERS GOSSIP GIRL!

And as cheesy as it may sound, whenever you need me I'll be there



J'entendis la voix de Bridget me parler. Elle disait quelque chose à propos de piétons de rêves et Yale. J'étais bien trop dans le brouillard pour me demander c'qu'elle voulait dire par là. J'essayai de lui parler mais seule une phrase dépourvue de sens sortit de ma bouche « Dis-leur de cacher la voiture dans le four avec le café. ». Elle me répondit d'un ton accusateur je ne sais quoi. Puis me cria des mots qui finirent pas prendre un sens : il fallait que je me réveille. « Mais je suis réveillée. » lui dis-je, paupières toujours closes, « Je repose mes yeux, c'est tout. ». D'un pas pressé, elle ouvrit les rideaux d'un coup sec. « Mais je suis réveillée, j'te dis. » répétai-je tout en me couvrant ma tête. J'agrippai les draps comme je pus, au cas où elle essaierait de les tirer. Et je me laissai retomber dans les bras de Morphée.
Je sentis Bridget essayer de me réveiller, maintes et maintes fois. Puis elle abandonna et me laissa en paix.

Je me réveillai en sueur, haletante. J'avais fait le plus horrible des cauchemars : j'avais eu une insomnie, je passai alors la nuit à lire jusqu'à ce que le sommeil me porta aux aubes, ce qui fit que je ne pus me réveiller le matin et que je ratai les cours. Et bien que je me souvenais de trop de détails pour qu'il s'agisse d'un rêve, je restais convaincue que c'en avait été un. Parce que c'était chose impossible qu'un scénario pareil puisse m'arriver à moi. J'étais de ceux qui, même s'ils n'ont eu que deux heures de sommeil, arrivent quand même à se réveiller le lendemain, refusant de laisser une mauvaise nuit gâcher leurs plans. Mais il fallait bien avouer que ces derniers temps, je ne me reconnaissais plus tellement.. Je m'extirpai du lit en tâtonnant dans le noir, à la recherche de mon téléphone. Et quand je finis par mettre la main dessus et vis l'heure, mes craintes se virent confirmées, j'avais totalement merdé. Il était quatorze heures, j'avais raté toute une matinée de cours. Estomac noué, nerfs à vif, je sentis la crise menacer. J'essayai de me calmer. Ce n'était pas grave après tout, ce n'était qu'une matinée. PAS GRAVE? Mais si c'est grave! J'avais raté des cours importants, à coup sûr! Les partiels arrivaient bientôt et moi JE LOUPAIS LES COURS, sans bonne raison qui plus était. « BRIDGEET, BRIDGEEEET. » criai-je. Elle s'empressa d'arriver. « Bridget j'ai vraiment vraiment besoin du meilleur café que vous puissiez me préparer. S'il vous plaît. » lui demandai-je le plus calmement que possible. Elle n'avait pas à subir ma colère, elle avait bien essayé de me réveiller. Ce n'était pas de sa faute si j'avais préféré faire la grasse matinée au dépend de mes cours. La bonne femme acquiesça et sortit aussitôt.

Quinze heures. Je m'en voulais toujours autant et j'étais décidée à aller à mes deux heures de cours de fin de journée. J'avais encore une heure à tuer. J'appelai une fille de ma classe pour lui demander si elle pouvait m'amener ses notes du matin, elle me répondit qu'elle en avait besoin pour ce soir même. Je lui promis de les lui remettre à temps ses papiers et elle finit par accepter. Au moins, ça serait mieux que rien. A peine reposai-je mon téléphone que je reçus un message. Tristan. Un échange de sms qui prit fin par un « On s'retrouve dans quinze minutes à la maison, au diable les cours pour la journée. D'accord? ». Tristan n'allait pas bien. Vraiment. Et je ne pouvais le savoir dans un état pareil sans tenter une séance remontage de moral. Il n'était pas question que le passé se répète. Je ne supporterais de voir mon frère, encore une fois, dans l'état où je l'avais vu, la dernière fois. Je n'oubliais pas la frustration que j'avais ressenti à un certain moment : il était là, meurtri et je n'y pouvais rien, j'étais incapable de faire en sorte que ça aille mieux. Et pourtant j'aurais tout donné pour qu'il ne ressente plus tout ce mal, mais certaines fois, vouloir n'était pas assez. Bref, trop de mauvais souvenirs que je ne voulais absolument pas revivre. Je demandai à Bridget de préparer des pâtes, ni trop cuites ni pas assez, comme les aimait Tristan. Je l'aurais bien fait moi-même mais j'avais autre chose à faire. Je pris mes clés et je sortis faire quelques rapides emplettes de choses et d'autres qui pourraient bien servir : des meringues, des petits gâteaux et des chocolats. Ce n'étaient pas les meilleurs du monde qu'on trouvait ici, mais ça ferait l'affaire. Une fois ce fut chose faite, je rentrai. Il n'était pas encore arrivé. Je sentis l'inquiétude et l'appréhension qui me prenaient, après tout il n'avait pas répondu à mon texto, mais je me rassurai. Il finirait par arriver, oui. Bridget m'ouvrit la porte. Elle avait les oreilles fines, elle m'avait entendu arriver. Et heureusement, sinon j'aurais bien galéré avec toutes les boîtes que je portais entre mes mains. Je déballai le tout rapidement et demandai à Bridget de garder les pâtes au chaud, jusqu'à ce que je lui demande de les apportai. Je m'installai dans le salon et attendis sagement l'arrivée de mon frère, prête à l'accueillir dans mes bras dès qu'il serait là.


Dernière édition par Laureline M. Faure le Ven 27 Mai - 16:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: whenever you need me I'll be there. (w/ Tris')   Jeu 16 Déc - 4:06

Les jours passent à une vitesse ahurissante depuis cette soirée et pourtant, le souvenir qu’elle me laisse reste intact. La sensation ne s’étiole pas comme j’aurais pu le croire. Née d’une jalousie, elle semble s’installer durablement, et trop douloureusement. Nous ne nous parlons presque plus, n’échangeant que pour sauvegarder un semblant d’amitié factice au sein de notre groupe à l’université. Je passe mon temps avec Caroll-Ann, m’éloignant de celle qui avait toujours été pour moi la plus proche, pour tout dire la simple pensée de l’imaginer pendue au cou d’Ulrich Westwood me donne une nausée à l’égal d’une perspective de Dair dans une série que j’affectionne. Jalousie lancinante, je n’avais jamais pensé me montrer aussi acide envers l’une de ses lubies du moment, bien évidemment, je n’aurais pu sciemment le considérer autrement. Ma vie prend un tournant désastreux, et même le plaisir du jeu et des rires semble s’annihiler au profit d’une dépression lente et amorcée. Retomber dans mes vieux travers semble malheureusement au programme et ma jalousie excessive et injustifiée prête à tout pour me donner raison. Le temps n’arrange rien, il accentue ma mauvaise humeur, offrant une version de moi même des plus mauvaises. L’image est ternie et ma frustration passe sur de pauvres connes.

Elle apparaît, suive de près par son acolyte Paige munie d’une de ces boissons chaudes qu’elle se fait un devoir de lui servir. Mon regard croise le sien, puis dévie, nulle envie d’engager une conversation, la vibration de mon téléphone me sert de prétexte. Laureline Faure, ou la petite sœur qui s’inquiète avec naïveté d’un grand frère capable de droguer le petit ami de sa meilleure amie au GHB, voilà toute l’ironie de la chose, une raison de sourire, bien que cynique. Après un bref échange, nous convenons d’une sorte de cellule de crise familiale made in Faure, Laureline me manque, même si de toute évidence, la perspective de la décevoir amoindrit considérablement les confessions que je pourrais lui faire. J’ai changé et si je sais qu’elle le remarque, je ne vois que sa détresse dissimulée à l’égard de notre éloignement. Toujours douce et enthousiaste, elle n’est pourtant pas idiote et sans avoir à percer ne serais-ce qu’un masque, elle doit bien se rendre compte que je ne tourne plus vraiment rond. Imbécile doublé d’un salaud, je me plais au jeu de rôle, divertissement de saison, il semble. Dernier regard à Calliope, je quitte la faculté.

Le trajet n’est pas spécialement long et lorsque j’arrive j’ai la surprise de trouver ma sœur dans mes bras. Mes muscles se détendent un moment et je me laisse aller à la serrer contre moi tout en restant excessivement silencieux. Je voudrais pouvoir être en mesure de déverser le même enthousiasme qu’elle pourrait le faire, mais me contente d’un sourire. Je desserre mon étreinte et claque la porte avant de me diriger vers le salon, bien décidé à engager la conversation.

« Je sais que tu t’inquiètes, mais je ne voulais pas non plus que tu loupes les cours par ma faute tu sais. Comme tu peux le voir je vais bien, du moins j’irai probablement encore mieux si Blair et Chuck réalisaient enfin qu’ils sont fait pour être ensemble et qu’attendre six ou sept épisodes de plus avant une réconciliation, ne les avancera à rien. » Je soupire puis ris, avant de sortir notre coffret DVD de la saison deux. « Rien de mieux pour nous détendre, qu’un bref retour aux sources avant la tempête. Tu es partante j’imagine. » Laureline qui ne serait pas partante pour un visionnage de gossip girl ne serait pas Laureline, insulter Chuck Bass lorsqu’il refuse de dire ces trois mots et hurler de frustration pour l’avoir cru capable de le faire à chaque fois, rien qui ne puisse nous rapprocher davantage. J’enclenche le DVD et me laisser tomber mollement dans le canapé, mon manque de dynamisme est navrant. Une sucette à la framboise dans la main, il ne me manque plus que le pot de crème glacée dans l’autre. La vision est navrante, mais je laisse ma tête se déposer sur l’épaule de ma sœur, manque affectif à pallier probablement. L’épisode premier de la saison deux annonce la couleur, et c’est avec cette scène mythique que toute mon attention se concentre sur les lèvres de Bass hermétiquement closes à ces trois mots qu’on appelle je t’aime. A-il seulement besoin de le formuler quand ses yeux le crient à sa place ? Evidemment, rien ne suffit jamais, deux cœurs de brisés pour pas grand chose en somme. L’expression des sentiments ? Les gens lui donnent beaucoup trop d’importance, se délectant trop facilement de la beauté imposée par l’informulé.

« Ca me remonte presque le moral de voir qu’il y a pire que moi au niveau social et amoureux, en parlant de ça tu n’as rien à me dire ? »

Une question tout à fait innocente, je ne connais pas à Laureline de petit ami officiel ou officieux, et si les petites amourettes des gens de la fac finissent toujours par s’étaler sur l’écran de mon iphone, en ce qui concerne ma sœur, c’est l’absence totale de spoilers. Abonné à la news letter Laureline Faure, je ne suis au courant de rien qui la concerne.

(c'est nul à pleurer désolée.)


Dernière édition par Tristan W. Faure le Dim 9 Jan - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: whenever you need me I'll be there. (w/ Tris')   Jeu 16 Déc - 17:38

Et il arriva enfin. Je le pris dans mes bras et cette étreinte voulait tout dire. Faible espoir de le voir déjà se confier s'évaporant aussitôt face à une froideur que je lui reconnaissais et qui n'était décidément pas un bon signe. La situation avait l'air bien plus grave que je ne l'avais supposé.
Voilà quelques temps que je sentais que quelque chose se tramait. Mais mes quelques drames et le peu de temps qu'il m'était donné de passer avec mon frère m'avaient quelque peu empêché de réaliser la profondeur de la chose. J'aurais dû creuser pour en savoir plus au lieu de me contenter du peu qu'il me disait au lieu de me rassurer stupidement en me disant que ça lui passerait.
Nous passions au salon. Il gardait le silence et je l'imitais. Le silence commençait sérieusement à peser, tellement chargé en non dits. Il me cachait tellement de choses, je le sentais dans chacun de ses gestes puis dans ses paroles quand il rompit le silence. « Je sais que tu t’inquiètes, mais je ne voulais pas non plus que tu loupes les cours par ma faute tu sais. Comme tu peux le voir je vais bien, du moins j’irai probablement encore mieux si Blair et Chuck réalisaient enfin qu’ils sont fait pour être ensemble et qu’attendre six ou sept épisodes de plus avant une réconciliation, ne les avancera à rien. » Il changeait déjà de sujet et riait. Il culpabilisait et il s'en voulait tellement. Et ce n'était pas que pour les cours, évidemment. Mon coeur se déchira. Quand Tristan allait mal, j'allais mal. C'était plus fort que moi. Et il allait mal, c'était peu de le dire. Je m'en voulais déjà d'avance pour la culpabilité que je devrais peut être lui faire encore plus ressentir. Mais je ne réservais cela que pour un dernier recours. Je rejoignis son rire, histoire de détendre l’atmosphère. « Ce n'est pas ta faute. Je te signale que c'est moi qui t'aies demandé de sécher. Alors ça serait plutôt à moi de m'excuser! » le rassurai-je, « Et que veux-tu que j'te dise. Certaines personnes sont faites l'une pour l'autre mais ne le réalisent pas. Mais le problème avec Chuck et Blair c'est qu'ils le savent très bien et pourtant, ils font les idiots. Moi j'appelle ça de la torture, vraiment. Et franchement, un potentiel Blair et Dan? Trop peu pour moi. » Il avait besoin d'un peu de temps et j'allais lui en accorder. Mais il n'était pas question que cette soirée prenne fin tant que les choses n'avaient pas été éclaircies, quitte à rester debout à discuter toute la nuit. Ça m'était complètement égale. L'essentiel était que Tristan aille bien, ou du moins mieux. « Rien de mieux pour nous détendre, qu’un bref retour aux sources avant la tempête. Tu es partante j’imagine. » « Mais trop. »

Le premier épisode de la deuxième saison démarra. Dans d'autres circonstances, j'aurais été complètement absorbée par chacune des scènes et pourtant je n'y arrivais pas à cet instant précis. Tout ce à quoi je pouvais réfléchir c'était combien de temps allait-il encore falloir me retenir et attendre patiemment que mon frère se confie. J'avais beau être une personne assez patiente. Mais dès qu'il s'agissait de personnes proches à mon coeur me faisant des secrets, je perdais facilement cette patience. Je m'inquiétais franchement. Je savais pertinemment que ça n'allait pas du tout. Et le savoir à mes côtés, refusant de me dire ce qui n'allait pas me frustrait hautement et faisait que je m'inquiète encore plus. Et sa tête reposant contre mon épaule m'assura qu'il n'avait pas encore l'intention d'en parler. J'hésitai quelques instants et alors que je m'apprêtais à essayer d'aborder le sujet, il me devança et prit la parole, comme s'il avait justement su que j'avais été sur le point de parler. « Ca me remonte presque le moral de voir qu’il y a pire que moi au niveau social et amoureux, en parlant de ça tu n’as rien à me dire ? » Je lui lance un regard étonné, ne sachant vraiment pas ce que venaient faire mes Amours dans toute cette histoire. « Pas vraiment, tu sais. Je n'ai plus reparlé à Nolan depuis le bal et tant mieux. Il a beau être assez beau garçon, ce n'est pas vraiment, hum, mon type. Avec Sam, c'est fini depuis belles lurettes et même en tant qu'amis, ça ne marche plus tellement. Il me raconte sa vie par message ne se gênant pas de me parler de oh combien sa nouvelle petite amie est magnifique et me cachant que c'est en fait Lou avec qui il sort, c'est Lulu qui m'l'a dit. Et vraiment ça me peine. Non que j'aie encore des sentiments amoureux pour lui mais justement parce qu'après la rupture, on n'est plus vraiment des meilleurs amis, tu vois? Et Lou aussi. Et ça m'agace qu'ils me cachent la vérité. Ils devraient savoir que je serais heureuse pour eux, m'enfin. Alors c'est vraiment le néant total niveau coeur pour ma part. » Je me tus quelques secondes, faisant mine de reconcentrer mon attention sur l'écran. Je résistai encore un peu puis c'en fut de trop. Je n'y arrivais plus. Je mis le DVD en pause et regardai intensément mon frère. « Tu peux arrêter de faire semblant que tout va bien, s'il te plaît? C'est moi Tristan, c'est moi. Je comprendrais, peu importe de quoi il s'agit. Juste, parle-moi, dis-moi ce qui n'va pas. »

(je vais m'abstenir de commenter sur ma réponse)
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MessageSujet: Re: whenever you need me I'll be there. (w/ Tris')   Dim 9 Jan - 18:00

La recherche de spoilers sur tumblr a pourtant confirmé nos pires attentes ; du DAIR. Avec les producteurs, nous ne sommes jamais sur de rien, mais cette fois-ci, je ne peux m’empêcher de croire qu’ils amorcent le début de la fin. Humphrey est un personnage voulu sympathique, mais depuis le parallèle que j’avais été en mesure de former avec Ulrich Westwood, je ne peux pas me targuer d’être un grand fan. Loin de mes valeurs, trop proche des siennes, lorsque je vois Dan, je vois Ulrich, c’est plus fort que moi. Lorsque Laureline partage mon point de vue, je l’imagine aisément déprécier Ulrich, et c’est presque plaisant. Quelques foutus jours nous séparent de Paris, et l’angoisse de ne pas avoir réglé la situation avec Cally, occupe souvent mes pensées. Loin d’avoir envie d’annuler nos vacances, je préfère ne pas aborder le sujet, l’éviter tant que possible jusqu’au jour du départ, pour ne pas empirer la situation, ce que je fais peut être en somme.

« Je suppose que Blair a besoin de faire toutes les expériences possible avant de réaliser au plus profond d’elle même, qu’elle n’aura jamais l’alchimie qu’elle possède avec Chuck avec une autre personne. Malgré ses défauts, malgré ce qu’il est, il lui pardonnera toujours d’être celle qu’elle est, mieux, c’est de cette manière qu’il l’aime. Les gens ont souvent besoin d’éprouver leur capacité à changer par amour avant de se rendre compte qu’il seraient bien plus heureux et sans conditions avec quelqu’un qui leur ressemble. Ce n’est que mon point de vue. » Et une belle dédicace à cet abruti d’Ulrich qui croit connaître la vraie Calliope, parce qu’il s’est perdu sur un de ses regards ou sourires, et offert une canette de sprite. Ulrich lui a fait découvrir la vie la vraie, les boissons gazeuses à base de limonade pour substituer au champagne hors de prix, valeureux Ulrich. Un bégaiement, des joues qui rosissent un débit impressionnant d’âneries pour cacher un malaise lié à une admiration fondée sur des apparences, c’est le cliché le plus épuré de la romance parfaite entre la princesse perdue et le vilain petit canard qui mûrit trop d’espoirs. Je l’exècre pour la supercherie qu’il inspire, pour sa façon d’imposer que dans la course à l’esthétisme, ce sont les plus naïfs qui l’emportent à chaque fois. Facilité déconcertante et inconsciente à sombrer dans la niaiserie la plus abjecte, il faut croire que les gens aiment à perdre l’unicité au profit de simplicité. Valse de je t’aime pathétiques sur les bancs de l’université, ils crèvent vite noyés par leur superficialité. Mon humeur tourne tangiblement vers le cynisme, et si je m’en veux de l’imposer à Laureline, j’imagine qu’elle serait ravie que je ne n’use pas seulement d’images pour lui conter ce qui me préoccupe.

Ma diversion a cependant semble-il fonctionné et Laureline me fait part des derniers potins parisiens en ce qui concerne son ancien cercle d’amis et d’ex petits amis, des gens qui ne la méritent pas cela va sans dire. Je lui offre un sourire sincère malgré mon état et lui répond d’une voix douce. « Ne t’en fait pas, je te connais, d’ici deux semaines, il faudra parler en liste pour parler des types qui vont te courir après. » Je me saisis d’une meringue et reporte mon regard intéressé sur la télévision avant d’être interrompu par une pause instaurée par ma traître de sœur à un moment inopportun selon mon point de vue.

« LAURELIIIIIIIIINE NON. LAURELIIIIIIIIIIIIIIIIIIINE. » Frustré qu’elle ose couper une scène de Chair plutôt qu’une de Darena en pleine rupture, je me jette sur elle pour récupérer la télécommande et la mettre hors de sa portée. Voyant qu’elle n’en démord pas, je consent à parler, mais pas avant une coupe de champagne que je me sers et que j’avale. « Calliope et moi, on s’adresse plus la parole, je ne vois pas ce qu’il y a d’autre à ajouter, si ce n’est un peu de champagne dans mon verre, tu permets ? » Il est tôt pour boire, peut être, mais après tout ne sommes nous pas soumis au cliché français qui incombe de descendre les flûtes comme de vulgaires verres d’eau ? Je ne lui propose pas par décence. « On devrait tout annuler tu ne crois pas ? Dommage, je suis persuadé que Léandre t’aurait plût, tout à fait ton style… »
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