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 INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN

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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Lun 18 Fév - 22:52

« C’est une plaisanterie ? » Du bout des doigts, je tiens le carton indiquant mon rôle de la soirée. Editrice d’une revue de charme. Seigneur tout puissant ! Est-ce qu’une tuile va me tomber dessus à chaque fois que je sortirais de chez moi ? Pourquoi est-ce que je suis venue déjà ? Ah oui. Parce que j’ai reçu une invitation de monsieur Hastings-Bass. Et que c’est un « ami » de tonton. Enfin si je puis dire. Disons une connaissance. Et que je suis trop polie pour refuser une invitation. Je lisse ma robe du plat de la main alors qu’il n’y a aucun pli. Je soupire. Tant pis. Je range le carton dans ma pochette et entre dans la salle. Pile à l’heure et Bartholomew grimpe déjà sur l’estrade. J’écoute sagement son petit discours tout en me disant que décidément, il en a de drôles d’idées. Mais bizarrement je ne suis pas aussi mécontente que je devrais l’être. A vrai dire passer la Saint-Valentin seule me rappelle toujours désagréablement que je suis seule depuis… le jour de ma naissance, magnifique. Que je n’ai jamais été avec un garçon ou une fille. Que je suis seule, seule, seule. Alors passer ce jour dans une ambiance moins romantique et plus…glauque, n’est certes pas une mauvaise chose. Lorsque son discours prend fin, je rejoins Bartholomew au bar et lui souris timidement. « Bonsoir monsieur Hastings-Bass. Bonsoir Blair. » Je souris à la superbe blonde, notant comme d’habitude à quel point elle est magnifique, sûre d’elle et forte. Tout ce que je ne suis pas et qui me pousse un peu (beaucoup ?) à l’idéaliser, à l’admirer. « Merci beaucoup pour l’invitation c’est… intéressant comme concept. Bien loin d’une soirée romantique, mais bien plus passionnant. » Je résiste à l’envie désuète et quelque peu ridicule de faire une petite révérence. Je suis sensée être éditrice d’une revue de charme. Soit. Ce sera une revue de charme, mais pleine de classe. Voilà. Alors que je n’en ai jamais feuilletée une, j’ai quand même compris le concept. Des femmes nues, partout. Bon. S’il le faut. Je devine mon sourire un peu crispé aussi je commande une coupe de champagne, vérifie que le verre est parfaitement propre d’un oeil critique et il l’est, comme je m’y attendais dans un endroit de ce standing. « Je vous souhaite une bonne soirée, peut-être aurons-nous l’occasion de parler davantage plus tard ? Je vais essayer de trouver quelques indices. »

Je m’éloigne, ma coupe à la main. Evitant cependant les gens de Cambridge qui, je le sais, ne m’apprécient guère. Je ne suis pas idiote au point de croire que, faisant partie du JCC, ils vont se montrer aimable avec moi alors que la plupart d’entre eux sont en bas de la liste. Je regrette que Tara ne soit pas là pendant un instant, puis finalement me dis que c’est sûrement une bonne chose. Il vaut mieux qu’elle ne me voit pas dans mon rôle. Sûrement pas. Je m’apprête à aller m’installer dans un coin quand soudain… « Y aurait il une star de cinéma internationale par ici ? Parce que je suis l’intrépide paparazzi. Ne faites pas attention à la perruque, dans la vie de tous les jours je me déguise, ce qui fait que j’ai vraisemblablement trois identités différentes ce soir. Ludwig Allen Jenzell, la vraie, Dracula, la vraie fausse, et le paparazzi la fausse vraie. Un petit souriiiiiiire ? » Je me fige. L… lui ?!!! Hébétée, je regarde un homme l’aborder pour lui parler de sa cape, de ses cheveux puis repartir aussi soudainement qu’il est venu, une fille prendre sa place pour lui parler de sa carrière, de… J’inspire profondément. Et me dirige vers lui avec un sourire rayonnant, quoi qu’un peu forcé, crispé et ainsi de suite. Je n’ai pas franchement apprécié de voir mon compte supprimé, une fois encore, par inadvertance. Et ce soir il va payer. « Bonsoir Ludwig ! Si je m’attendais à te voir ici ! Mais quelle délicieuse surprise… » C’est plutôt étrange. Je veux dire, je le connais par le biais d’un forum. Nous nous sommes vus une fois IRL. Mais nous nous parlons presque tous les soirs. Et je ne ressens aucune gêne en m’adressant à lui. J’arrive à être… naturelle. Normale.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Lun 18 Fév - 23:39

L’invitation était arrivée par la poste, mélangée aux dépliants des magasins à grande surface et aux circulaires des supermarchés. Jordan avait failli jeter le tout dans le bac de recyclage de l’entrée, mais le carton d’invitation de la soirée de Saint-Valentin du casino d’Oxford était bien déterminée à atterrir dans les mains de Jordan puisqu’elle glissa par terre et son titre accrocheur avait fini de convaincre Jordan de conserver la publicité. Il était remonté dans son appartement, avait montré la pub à Lia et ils avaient convenu à deux que ce serait une occasion amusante de passer une Saint-Valentin en célibataire.

Lia prenait un temps fou pour s’habiller, ce qui n’avait rien de surprenant, puisque c’était une fiiiiiille, comme Jordan s’amusait à la taquiner. Lui était déjà prêt depuis longtemps, habillé d’un complet gris, le même qui le suivait depuis plusieurs années déjà. Mais comme les occasions de le porter étaient assez rares, il paraissait encore en bon état. Quand Lia sortit enfin de sa chambre, Jordan sourit, s’exclama
« Enfin! » d’un ton exagérément soulagé et lui offrit son bras, qu’elle refusa pour courir jusqu’à… euuuh… wait, what? Une limousine? Jordan s’installa dans la voiture, un peu mal à l’aise malgré tout et il souffla à son amie que prendre le bus jusqu’à la gare, puis un train jusqu’à Oxford aurait tout à fait pu convenir… Mais elle ne répondit pas, trop occupée à envoyer des messages à l’aide de son téléphone. Ils passèrent le trajet à spéculer sur la soirée, à plaisanter, à rigoler et à profiter du mini bar.

Au casino, il y avait foule et Jordan et Lia se perdirent de vue tout de suite après avoir obtenu leur carte-personnage qu’ils se montrèrent en riant. Le jeune homme ne chercha pas à retrouver sa colocataire tout de suite, préférant se concentrer sur le flot d’informations que leur fournissait le propriétaire du casino, tâchant de repérer les individus membres du « corps policier » pour la soirée. Perdu dans la foule, il regarda à nouveau sa carte-personnage en se grattant la tête, ne sachant pas trop comment interpréter un « diplomate en exil avec un passé trouble ». Il finit par mettre ses mains dans ses poches, releva la tête, le visage impassible et balaya la salle du regard.

Mais il perdit vite son sérieux lorsqu’il repéra l’énergumène du nouvel an qui avait essayé de le draguer. Il se dépêcha de se cacher pour ne pas qu’il se fasse repérer. Décidément… Ainsi, il se trouvait à côté de… ah ben ça alors! Redmund! En fort plaisante compagnie d’ailleurs. Jordan plaça sa main sur l’épaule du coloc d’Ivory en souriant largement, mais en ne cessant pas de surveiller ses arrières.


« Reeeeed! Ah ben ça alors! Ivory n’est pas avec toi, par hasard? »

Jordan retira sa main de l’épaule de l’étudiant en sociologie et la tendit à la jeune femme.

« Jordan, diplomate… » Puis il baissa le ton, se donnant des airs de conspirateur. «… en exiiil! »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Lun 18 Fév - 23:42

« T’as vraiment pas envie de bouger Rose ? » Le grognement de ma cousine est suffisamment évocateur. « Ok. Remarque moi non plus. Je vais faire un saut à la Mortelle Saint Valentin made in Hastings-Bass, t’es sûre que tu veux pas venir ? » Autre grognement évocateur. D’accord. « Je ne reviens pas tard. Juste le temps de dire bonjour à Bart et de boire un peu. Je peux pas refuser une invitation de mon patron. » Pas de réponse. Je soupire et vais enfiler une robe histoire d’être plus présentable que dans mon pyjama. Petite robe noire, talons vertigineux. Je coiffe vaguement mes cheveux, me maquille légèrement et enfile une veste, noire aussi. J’appelle un taxi et rejoins ma cousine. « Rose, il y a un gratin avec des magrets de canards au frigo. Essaye de ne pas tout manger avant mon retour. » Le taxi est arrivé. « Et arrête de penser à ton nykais. Appelle-le au lieu de broyer du noir. Ou appelle Kael pour t’envoyer en l’air avec lui. Fais un truc, bois, baise mais tire pas cette tête d’enterrement ! » J’attrape mon sac et file avant de me prendre un tabouret dans la tronche. Installée dans le taxi, je réfléchis. Je vais peut être rester plus longtemps que prévu à la fête. Je pense que Rose n’a pas du tout aimé ma petite réflexion. Bah, je lui ferais des cookies pour me faire pardonner. Elle le sait que je l’aime. Mais je déteste la voir comme ça. Limite amorphe alors qu’elle n’a même pas une gueule de bois.

Arrivée au casino, on me remet un carton à l’entrée et je manque de le faire manger à l’un des gardes. « Croqueuse de diamants à la recherche d’une victime. Ben tiens, comme mon indigne génitrice, vous faîtes dans l’original vous. » Pas spécialement de bonne humeur, j’entre dans la salle et débarque juste avant le discours de Bart. Je me dirige vers le bar, l’écoutant d’une oreille distraite et commande une vodka. Juste de la vodka. Je vide mon verre cul sec et regarde encore une fois mon carton. Jamais je ne serais comme elle. Jamais je n’irais pondre un gosse pour l’abandonner ensuite. Je préfère crever jeune. Je le plie en deux et le range au fond de ma pochette. Le bar se rempli assez vite une fois le discours fini. Je commande un autre verre et en voyant l’air hésitant du barman, j’esquisse un sourire narquois. « Mon chou, il me faudrait bien plus qu’un petit verre comme ça pour être ne serait-ce que pompette. Fais-moi un mojito. Et sois généreux en rhum. » Lorsqu’enfin Bart est libre, je m’approche de lui et lui fais la bise familièrement. « Bonsoir patron. Très réussie votre petite sauterie. Et très originaux les rôles à l’entrée. » Je ne peux m’empêcher de grimacer. Je joue… ma propre mère. Non pas ma mère, ma génitrice. Elle ne m’a donné que quelques chromosomes. C’est tout. « Bon, Poney va bien et ce soir je suis une croqueuse de diamants à la recherche d’une nouvelle victime. Donc ne vous inquiétez pas si je vous fais des avances totalement déplacées et intéressées parce que je sais que vous êtes riche et j’aime les types qui ont suffisamment d’humour pour donner des noms originaux à leurs animaux de compagnie. » Je bois une gorgée de mon cocktail et parcours la salle du regard. N… Noooon ? Je ne peux m’empêcher de rire doucement en apercevant Daniel. Pas question de l’approcher. Aucune envie de remettre ça. « Bon et si on expédiait rapidement les allusions sexuelles douteuses et qu’on passait aux choses sérieuses ? Sauf si évidemment vous avez des indices sur ce meurtre, très secondaire. En ce qui me concerne votre compte en banque me semble bien plus passionnant. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mar 19 Fév - 0:03

Mon mari d'un soir ne semble pas manquer d'humour et je remarque alors la femme qui l'accompagne et espère intérieurement qu'il ne s'agit pas de sa véritable femme. Ce serait un peu embarrassant. Mais ils ne semblent pas entretenir ce genre de rapport, du moins ce n'est pas ce que trahit leur gestuelle et l'air amusé de la rousse. « Hyperesthésie relationnelle entraînant une grande vulnérabilité dans les contacts sociaux, et une tendance à l'autocritique, à l'intériorisation douloureuse des échecs et à la susceptibilité, c’est tout à fait moi. Soit. » Hein? Je n'ai qu'à moitié écouter, perdue dans mes pensées concernant ce fameux Henry et sa cavalière, mais il me semble que je n'ai pas compris la moitié des mots qu'il vient de prononcer. En plus, on dirait un peu le genre de trucs que dit mon psy quand il part dans ses délires explicatifs - pédagogiques et nécessaires d'après lui - que je n'écoute jamais. Oh mon Dieu non. Pas un psy. Il a l'air sympathique toutefois et m'a offert du champagne. Je trinque donc avec bonne humeur « Cheers. »

Je m'apprête à l'interroger, enfin à interroger cette mystérieuse femme rousse, mais je n'en ai pas le temps car Moon Carter fait une entrée... Et bien tout à fait digne d'elle. Je ris un peu, passe une main cordiale dans son dos. J'éclate de rire en l'entendant énoncer son rôle pour la soirée et glisse avec un air taquin « Tu as toujours toutes tes chances tu le sais bien mon petit coeur. Mais en effet, mon cher mari risque de s'offusquer. Mais qu'y puis-je, qu'y puis-je si tu te rends irrésistible? » Je pose une main sur mon front, faussement tragédienne avant de joindre mon rire à celui de Moon, alors qu'elle raconte ses mésaventures avec Dexter. « Je ne te trahirai pas alors. Et je crois que Tim devait venir? » Ma fausse innocence n'aura jamais été plus à propos. « Ah et je suis venue avec Jordan bien sûr, je présume qu'il va chercher Ivory toute la soirée. Et hum... Je crois que c'est tout, pas de monstre en jupons en vue. » Subtile allusion à nos amies du JCC, que je suis bien contente de laisser à Cambridge. Je me rends alors compte de ma vulgarité - qui est excusable en tant que nymphomane mais pas en tant que Logan - et me tourne à nouveau vers Henry pour m'excuser « Je suis si impolie pardon, Moon est une camarade de Cambridge. »

Alors que je vais pour reprendre une conversation normale, enfin aussi normale que possible au vu des circonstances, un liquide plutôt frais entre en contact direct avec mon décolleté. Je lâche un léger cri de surprise et porte une main à ma bouche avant de la pointer en direction de l'inconnu, qui ne l'est pas tant que ça. Je le reconnais rapidement, de l'incident similaire du nouvel an. Et alors qu'il se lance dans un speech assez élaboré - je le comprends dresseur de fauves - un sourire espiègle se dessine sur mes lèvres. Je le laisse donc éponger ma robe, ou plus exactement mes seins avec un rire léger. « M'offrir un verre serait une bonne solution. » Je vide ma coupe et ajoute « D'autant que j'ai fini le mien. » J'hérite donc d'un nouveau verre de champagne et me penche un peu vers lui, mettant judicieusement en avant cette robe si bien choisie et chuchote près de son oreille « Pour ce qui est de votre proposition, il faudra échapper à mon faux mari paranoïaque et à ma vraie amie trop câline. Et ne pas tenter ma nymphomanie temporaire. » Je me redresse et m'accoude au bar, un sourire séducteur sur les lèvres.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mar 19 Fév - 23:25

Lorsque l'invitation était arrivée au courrier, Chelsea l'avait laissée trainer sur une table pendant plusieurs jours avant de réellement y prêter attention. Elle se serait d'habitude jetée sur toute chance d'assister à une soirée mondaine mais la Saint Valentin était en général le moment idéal d'aller traquer les nouveaux couples qui ne s'étaient pas encore affichés aux yeux du monde et préféraient le calme d'un restaurant à ce genre de soirée... Et l'occasion rêvée de décrocher un gros titre au journal. Elle avait déjà commencé à planifier sa soirée, les restaurants dans lesquels elle devait se rendre, demander à plusieurs hôtels qui avaient déjà réservé, mais rapidement elle avait remarqué que quelque chose n'allait pas. Les noms d'emprunt qui d'habitude se multipliaient dans les livres de réservations de ces établissements à cette période de l'année n'excédaient pour une fois pas la moyenne... Et ne promettait franchement rien d'extraordinaire. Non, il semblait que quelque chose attirait tout le monde ailleurs pour ce jour-là. La rumeur parlait d'une soirée, sur invitation uniquement, où plusieurs dizaines de personnes avaient été invitées, et qui attiraient tous les curieux qui en entendaient parler... Et comme la curiosité était sa première nature, elle avait creusé un peu plus en avant dans toute cette histoire. Elle devait bien reconnaitre que ça donnait envie... Un Cluedo grandeur nature pour la Saint Valentin ? Voilà de quoi lui faire oublier son célibat qui une fois par an uniquement lui donnait envie de s'empiffrer de glace et de noyer ce chagrin organisé dans la vodka. Et puis mener l'enquête, c'est ce qu'elle préférait faire après tout ! Mais elle avait beau s'être renseignée, toutes les invitations avaient déjà été envoyées et il n'y avait rien qu'elle puisse faire pour en dénicher une !

Ce n'est que trois jours avant la Saint Valentin qu'elle décida finalement de jeter un coup d’œil à son courrier et aux invitations qu'elle avait reçu. Elle n'avait plus le cœur à poursuivre toute la soirée les potins ni l'envie de se morfondre devant Bridget Jones une année de plus; une soirée chic avec alcool à volonté ferait donc l'affaire pour cette fois. Un carton rouge avec des cœurs roses, rose avec des cœurs rouges, un bal, un grand buffet... Sérieusement, il n'y avait pas une invitation qui lui donna vraiment envie d'abandonner ses deux meilleurs amis Ben et Jerry pour la soirée jusqu'à ce que... Mortelle Saint-Valentin? Mortelle Saint-Valentin ! Elle l'avait ! Des jours entiers elle avait cherché à se dénicher une place pour cette stupide soirée et tout ce temps elle l'avait là, sur sa table de salon !

Un tour de quartier en chantant et de nombreux essayages de robes et coiffures plus tard, elle était enfin prête pour cette grande soirée qui semblait ne pas arriver assez vite, jusqu'à ce que finalement ce soit le grand soir. Elle se prépara soigneusement, hésitant tout de même longuement entre la jolie robe noire type année 50 qu'elle avait acheté l'avant-veille et son fameux costume de Sherlock Holmes puis se mit enfin en route. C'est juste à temps pour le discours de bienvenue qu'elle pénétra dans la salle de réception. Juste à temps pour apprendre qu'elle serait chef de la police ! Vraiment il n'aurait pu lui trouver mieux comme rôle. Toute imbue de l'importance de son personnage, elle se mit à se pavaner dans la pièce, jetant quelques coups d’œil alentour pour repérer les invités et les rôles de chacun. Elle s'amusait déjà comme une folle rien qu'à l'idée de ce que lui réservait cette soirée. Et son excitation ne fit que s'amplifier lorsqu'une femme lui indiqua un endroit qui pourrait l'intéresser. Aussitôt prise dans le jeu, elle lui rendit son clin d’œil et partit en courant dans la direction indiquée, les sourcils froncés d'un air scrutateur. Elle partait donc à la recherche d'une personne qui s'était enfuie après avoir brisé un verre ! Euh, avait-elle manqué quelque chose ? C'est l'air beaucoup plus bête qu'elle se rapprocha donc du guéridon, pas bien sure de ce qu'elle était finalement censée y trouver. Est-ce qu'il avait parlé d'un Dr Watson pour venir à son secours dans son discours ?
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mer 20 Fév - 10:26

Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté de venir ici. Ou même de sortir à la St Valentin. J’avais prévu d’échapper à toute ce battage médiatique autour de la fête des amoureux, zapper cette journée qui me rappelle sans cesse que je suis seul encore une fois. Regarder la télé toute la soirée ou jouer aux jeux vidéos était un bon plan jusqu’à ce que Kin m’appelle pour me parler de sa toute nouvelle relation et me dire que le casino des Hastings-Bass, comme si j’étais censé savoir qui sont les Hastings-Bass, organisait une soirée spéciale pour la st valentin. Et promesse de celle qui jusqu’à récemment, éviter toutes les situations où il fallait justifier sa situation amoureuse, ce n’est pas une soirée pour amoureux mais un truc vraiment cool. Je dois avouer que oui, l’idée d’organiser une mortelle saint valentin à l’aide d’un cluedo géant dans un décor digne des années cinquante, est une excellente idée mais bon, j’aimais bien l’idée aussi de passer la soirée à ne rien faire. Enfin, je vais revoir Kin qui, depuis qu’elle a quitté Cambridge pour Londres, est devenue difficile à voir. Je ne vais pas me plaindre, elle est avec Andrew, qui la rend heureuse et c’est tout ce qui compte. Je réajuste ma chemise en sortant du taxi qui m’a amené au casino depuis la gare. Si j’arrive avec une chemise froissée, c’est l’engueulade assurée de la part de Kin, moqueries de celle de Moon et un sourire de la part de Lia. Je soupire pourtant, c’est ce qui me fera passer une bonne soirée. Je passe une main dans mes cheveux, les décoiffant un peu plus et suis la foule dans le casino.

On me demande de piocher une carte et je me poste dans un coin du hall en attendant les explications. Celles-ci finissent par arriver quand Bart Hastings-Bass, enfin je suppose que c’est lui puisqu’il surplombe tout le monde et qu’il nous raconte le déroulement de la soirée. J’écoute attentivement jusqu’à ce qu’il parle des cartes et qu’il me mentionne. Je sursaute à l’entente de mon nom et vérifie ma carte. Oui, je suis bien détective privé mais je suis aussi amoureux d’une fille de joie et pas n’importe laquelle : Moon Carter. Je lève les yeux au ciel et ne peux m’empêcher de rigoler. Je ne sais pas qui a eu cette idée mais je sens que je vais encore passé une soirée mouvementée. Je n’écoute plus et je ne remarque pas que le discours du propriétaire du casino est terminé. Les gens commencent à jouer le jeu et à investir le casino. Il est temps que je rentre dans le rôle qu’on m’a attribué. Dommage que je ne porte pas de chapeau, j’aurai pu jouer avec comme dans les vieux films mafieux des années 50. Mais heureusement que je me trimballe toujours avec un carnet de notes, au cas où, j’aurai des choses importantes à noter. Parce que oui, malgré tout, j’oublie beaucoup de choses. Je le sors ainsi que mon stylo et note les 3 choses importantes à faire ce soir.
Citation :
1) Trouver Moon
2) Interroger les gens pour avoir des indices
3) Trouver le coupable de ce meurtre odieux.

L’ordre de mes priorités est assez subjectif mais bon je suis amoureux d’une fille de joie, il est normal que je veuille la protéger. Je soupire et refuse la coupe de champagne que l’on me tend J’évite toujours de boire quand Moon est dans les parages. Et c’est beaucoup plus souvent qu’on ne peut le penser. Je me promène à travers la foule, à la recherche de ma bien-aimée, notant les choses qui me paraissent importantes, piquées dans les conversations des gens lors de mon passage. Ca ne rime à rien et ce n’est pas comme ça que je vais trouver le meurtrier. Je soupire une nouvelle fois et repère enfin Moon. Elle est bien entourée, notamment de Lia dont elle est bien trop proche. Je lève les yeux au ciel et décide de rester ici afin de l’observer de loin et de pouvoir faire mon boulot. Je me tourne vers un groupe de personne afin d’entamer les interrogatoires. Je vais d’ailleurs commencer par cette A-R Stewart, auteur de renommé mondial qui semble avoir plein d’idées sur la façon dont Morgana Castelli a pu être tuée. « Timothy Scott, détective privé. J’ai été engagé par la famille Castelli afin de démasquer le meurtrier. Il faut dire que jusqu’à maintenant, la police n’a pas bien fait son boulot. » Je m’éclaircis la gorge puis reprend la parole. « Alors comme ça on préfère les crimes passionnels ? J’ai hâte d’entendre la façon dont vous auriez tué la victime et surtout la raison. Un amant en commun peut-être ? »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mer 20 Fév - 17:27

L’invitation traine sur ma table basse depuis une bonne semaine. Elle est devenue une sorte de mémo pour m’indiquer que je passerai ce jour-là toute seule, que je n’ai pas encore trouvé l’être aimé et toutes les conneries qui vont avec. Je me fige un instant et adresse une prière de pardon à Dieu pour avoir utilisé un mot comme celui-ci. A côté de l’invitation, les coquelicots de papa trônent fièrement dans un vase familial que j’ai réussi à emporter de Bristol à Londres. Ca me rappelle maman et ça me rappelle surtout toutes ces années où, au moment où maman recevait les fleurs de papa pour la st valentin, j’avais le droit à ma propre fleur. Des coquelicots, mes fleurs préférées. Une sorte de mémo, elle aussi, pour me rappeler que quoi qu’il arrive papa sera toujours là pour moi. J’arrive à sourire puis me décide à passer la soirée à Oxford qui est, apparemment, une très jolie ville. En fonction de l’heure de la fin de la soirée, j’arriverai peut-être à visiter un peu la ville le lendemain. Puis Dante ne me dira rien si je ne suis pas là demain matin. Ca fait quelques semaines qu’il m’évite, ne m’adressant la parole qu’en cas d’extrême nécessité. Il est vrai que parfois je suis encore effrayée par sa présence et que je ne supporte plus les silences dans l’appartement mais je n’aime pas cette situation. On a réussi à surmonter sa crise ensembles, enfin c’est ce qu’il me semble. Puis c’est grâce à lui que j’ai l’invitation.

J’attrape une robe noire, vestige d’une vie antérieure basée sur le mensonge et des rdv avec des inconnus et file prendre une douche. Si je pars suffisamment tôt, je pourrai profiter de ma soirée et peut-être rencontrer des gens ou même arriver à avoir une conversation de plus de trois mots avec mon patron. Après une douche rapide, j’enfile ma robe et me peigne les cheveux, essayant d’adopter le style évoqué sur l’invitation. J’espère juste ne pas trop en faire et ne pas paraitre ridicule aux yeux des autres et des propriétaires. Hastings-Bass est un nom connu et réputé. Il serait bête de faire mauvaise impression devant eux. J’enfile une paire d’escarpins et mon manteau puis attrape mon sac avant de filer à la gare, croisant les doigts pour avoir un train rapidement et ne pas devoir attendre des heures sur le quai. Je déteste attendre, surtout habillée comme ce soir. Ça me donne l’impression d’avoir raté quelque chose, un élément essentiel. Je secoue la tête pour chasser ses pensées philosophiques et souris en lisant le panneau d’affichage. Dix minutes à attendre avant le départ du train, sachant que celui-ci est déjà à quai. Dix minutes à attendre dans un train chauffé, c’est parfait.

Je pénètre dans le casino, fascinée par le décor. Je pioche une carte au hasard et découvre au dos de celle-ci quatre mots que j’appréhende un peu. « Femme au foyer trompée » En suivant les mouvements de foule, j’entends les gens échangés leurs impressions sur ses cartes et sur les rôles qu’elles sont censées nous donner. J’hésite à m’arrêter demander à deux jeunes filles derrière moi ce qu’on est censé faire de ces cartes et ces rôles mais elles semblent déjà à fond dedans. Je soupire et m’installe dans un coin, pour ne déranger personne. Le propriétaire nous donne un petit speech d’explication. Je fixe la carte que j’ai à la main, me demandant comment je peux jouer une femme au foyer trompée alors que je ne suis même pas mariée. Enfin, ça a l’air de ne déranger personne sauf moi. Je soupire et garde un visage neutre. Je ne peux me permettre de sourire si mon mari s’envoit en l’air avec d’autres pendant que je m’occupe de la maison. Une voix avec un étrange accent espagnol me tire de mes pensées. « Vous avez l’air bien soucieuse señora ce soir ! » Je me retourne, surprise, pour découvrir un homme d’une trentaine d’années. Je lui montre ma carte avec une grimace. « Oh magnífico, vous savez, el tango est un bon moyen d’oublier tous ses malheurs ; plus qu’une danse, c’est une philosophie de vie ! Oh et appelez-moi Marco. » Je lève un sourcil interrogateur et éclate de rire. « Vous savez Marco, je n’étais pas venue pour danser le tango mais comme mon mari doit être avec une de ses nombreuses maitresses, je ne pense pas qu’il puisse y voir d’inconvénients. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mer 20 Fév - 18:33

Un baiser sur mon front et je souris. Il tire ma joue jusqu’à ce que je proteste en riant puis s’en va comme il est venu. Je n’ai jamais pu être en colère longtemps contre Dante. Ni contre Caïn. Encore moins aujourd’hui. Ils sont ma famille, mon soutien, ils sont tout ce que j’ai. Je couve des yeux mon « coiffeur bitchy », observe le moindre de ses mouvements alors que je bois mon champagne à petites gorgées. J’observe aussi Bartholomew Hastings-Bass, sa fille, Blair, exactement comme Caïn me l’a décrite. Superbe, blonde et apparemment avec un caractère suffisamment fort pour tenir tête aux frères Black. Tout à fait mon genre de femme. J’observe aussi la petite blonde qui s’est installée à côté du propriétaire du casino et lui fait du rentre-dedans d’un air pince sans rire. Je me mords la lèvre inférieure pour ne pas pouffer. « Vous avez énormément de succès Mr Hastings-Bass. Hélas j’espérais vous avoir rien que pour moi histoire de vous parler du développement durable et de l’importance du recyclage » je fais en m’éventant avec ma carte estampée Ecologiste Hystérique. « Mais une de vos invitées porte une fourrure et je dois aller lui dire ma façon de penser. » Après un sourire quelque peu narquois à l’intention de Bartholomew et de sa voisine, je me lève et me dirige vers cette jeune femme (ressemblant comme une soeur à notre « morte » Morgana Castelli, bizarre) accompagnée d’un homme très classe et, tenant ma carte comme un panneau, j’articule un silencieux « je suis désolée » avant de devenir une écolo hystérique. « C’est un scandaaaale ! Comment osez-vous porter un cadavre d’animal sur vos épaules ! Je suis sûre que vous n’êtes pas végétarienne, avouez-le ! Assassiiiiiin ! Si ça se trouve vous avez tué le cadavre ! Ah mais je suis bête, c’est un peu redondant comme formule non ? Enfin bref, dîtes-moi vous ressemblez étrangement à la morte au bar » je fais en désignant Morgana. « Vous n’êtes pas de sa famille par hasard ? » Mon coeur rate un battement en voyant Dante dans un coin de la salle, l’air si malheureux, si désemparé que je me fais violence pour ne pas courir vers lui et le serrer dans mes bras. Au lieu de ça je suis son regard et remarque une petite blonde à l’air un peu perdu. Tiens ? Mais c’est qu’il a VRAIMENT un faible pour les blondes mon coiffeur préféré.

« Excusez-moi, j’ai une autre personne à interroger » je fais en saluant la pauvre brune que j’ai agressée verbalement. « Je suis désolée pour le scandale, mais c’est mon rôle » je chuchote avant de partir vers ma nouvelle victime qui se trouve abordée par un type avec un accent espagnol drôlement suspect. Je dégaine mon plus beau sourire et m’incruste dans la conversation comme si de rien n’était. « Bonsoir ! Nymphadora Harper Lee Black, mais vous pouvez m’appeler Harper. » j’annonce avec un grand sourire. « Pardonnez-moi de m’inviter ainsi dans votre conversation mais, mademoi… madame » je me reprends en voyant sa carte « Epouse trompée » et je frissonne. « Connaissez-vous mon cousin Dante ? » je fais en le désignant dans la salle. « Vous savez, c’est un coiffeur un peu bitchy ce soir, mais il n’est pas méchant. » Je souris comme pour une pub de dentifrice et me tourne vers « Marco ». « Auriez-vous des indices sur ce terrible meurtre ? Est-ce que vous êtes pour le recyclage ? Contre le nucléaire ? Bien sûr que vous être pour le recyclage et contre le nucléaire hein, sinon vous seriez sur la liste des suspects ! » Je m’arrête et reprends mon souffle en le fixant dans les yeux alors que ma main se pose délicatement sur le bras de sa compagne. Si elle pense que je vais la laisser filer avant d’avoir eu le fin mot de l’histoire !

hj : oui Harper agresse bien verbalement Calypso et va bien embêter Georgia juste après
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mer 20 Fév - 19:07

« Tu as toujours toutes tes chances tu le sais bien mon petit coeur. Mais en effet, mon cher mari risque de s'offusquer. Mais qu'y puis-je, qu'y puis-je si tu te rends irrésistible? » Je pouffe de rire et lui vole cette fois un vrai baiser. Lia est superbe ce soir et ce n’est pas la présence de Daniel Logan qui va m’empêcher de draguer sa fille. Au pire j’irais chercher Coffee et Moka s’il fait des siennes. Mais il a l’air occupé à discuter avec Trinity aussi je n’ai pas à m’en faire. « Je ne te trahirai pas alors. Et je crois que Tim devait venir ? Ah et je suis venue avec Jordan bien sûr, je présume qu'il va chercher Ivory toute la soirée. Et hum... Je crois que c'est tout, pas de monstre en jupons en vue. Je suis si impolie pardon, Moon est une camarade de Cambridge. » Je salue son « mari » avec un sourire ravi, m’empêchant de sautiller joyeusement. « C’est très délicat de ta part Lia. Je ne sais pas où est Tim et je ne suis absolument pas au courant de ses projets pour ce soir. Je devrais ? » je demande en toute bonne foi avant de grimacer. « Je suis friendzoned à mort, même sisterzoned si tu veux tout savoir. Lia si tu veux avoir toutes tes chances avec Tim, ne le bats pas à Mario Kart. » Je soupire. « Enfin, au moins nous n’avons pas l’autre maladie vénérienne de Tara sur le dos. Oh pardon ! » je fais en plaquant mes mains sur ma bouche en fixant le « mari » de Lia. Je m’apprête à m’excuser quand soudain… « WHAT ? » Ayant réussi à retenir le très élégant WHAT THE FUCK que j'allais beugler, je fixe le type qui vient de renverser son champagne dans le décolleté de Lia avec un air stupéfait. Tout aussi stupéfaite, je le regarde la peloter sous mon nez sous le prétexte de réparer sa bêtise. Un peu agacée de le voir ostensiblement faire du charme à mon amie nymphomane comme si moi et son mari paranoïaque n'existions pas, je fais la moue. Je me racle la gorge en plissant les yeux, prête à passer du statut de fille de joie espiègle à celui de meurtrière à coups de talons aiguilles. « Dresseur de fauves hein ? Vous m’excuserez mais je trouve ça un peu commun comme métier. Vous n’aimeriez pas dresser… je ne sais pas moi… des écureuils par exemple ? » je fais en battant des cils. « Il y en a deux qui attendent sur le parking justement, je peux aller les chercher. » J’ignore innocemment le regard de Lia et souris, angélique. « Ce n’est pas le genre de créature que l’on peut dresser avec un fouet si je puis me permettre. Et c’est beaucoup plus espiègle qu’un fauve. Vous ne faîtes pas le poids » je conclus dans un éclat de rire franc. « Oh ne vous vexez pas, après tout je ne suis qu’une fille de joie espiègle, une amie bien trop câline et prête à tout pour ne pas se faire coiffer au poteau par un peloteur professionnel. Hum j’ai été trop directe Lia ? » je fais en me tournant vers mon amie. « Oh voilà Tim ! Henry, veillez bien sur Lia, soyez un mari paranoïaque et jaloux, à plus taaaaard ! » je fais avant de vite m’éclipser et de me diriger vers Tim. Je me mords furieusement la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire et arrive juste derrière lui, écoutant sa conversation. « Timothy Scott, détective privé. J’ai été engagé par la famille Castelli afin de démasquer le meurtrier. Il faut dire que jusqu’à maintenant, la police n’a pas bien fait son boulot. Alors comme ça on préfère les crimes passionnels ? J’ai hâte d’entendre la façon dont vous auriez tué la victime et surtout la raison. Un amant en commun peut-être ? » Je pousse un cri de joie et bats des mains. « Un amant ? Je peux peut-être vous aider ? Oh lala une enquête c’est si excitaaaant ! Et en compagnie d’une auteur-e à succès et d’un détective privé, c’est comme dans les livres ! » Je souris et fais une petite révérence. « Moon Carter, fille de joie espiègle, pour vous servir. Monsieur le détective, si vous voulez m’interroger, soyez sûr que j’en serais absolument ravie. » j’ajoute en m’approchant dangereusement de Tim. Sans prévenir je dépose un baiser sur ses lèvres et m’écarte avec un sourire victorieux. « Il va falloir revoir vos réflexes ! Oh cette soirée est vraiment intéressante ! Je me demande qui a tué cette fille, c’est peut être une femme jalouse, vous y avez pensé à ça ? »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mer 20 Fév - 21:06

La journée s'était annoncée plutôt calme pour une fois et ce n'était surement pas grâce à Lolita ou à son autre ami Alexan. C'est vrai qu'elle ne les avait pas vu de toute la journée mais alors absolument pas. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle avait été très occupée avec sa famille, à cause de papa Tiourine mais bons passons ce n'est pas le plus important au final. Le plus important, c'est qu'elle devait se préparer pour la soirée organisée par un certain Bass. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait été invitée à cette fête, c'est vrai qu'elle avait très vaguement entendu parler de la famille Hasting-Bass, surement à cause de son jeune âge et du fait qu'elle se fichait un peu de savoir qui ils étaient. Mais bon une fête c'est toujours intéressant surtout le soir de la saint-valentin et ne pas y aller ce serait vraiment stupide ! De plus ce n'est pas comme si elle avait le choix, maman Tiourine n'allait surement pas laisser sa fille à la maison un soir comme celui-ci et puis c'était une occasion en or pour sa mère d'exhiber sa magnifique progéniture non ?
Tati a déjà perdue sa mère de vue, elle pioche une carte dans une petite boîte avant de soupirer comme elle le fait toujours : « ballerine névrosée » ? Hum étrange ces petits papiers ... Mais ça doit surement faire partie du thème de la fête non ? Et le gérant des lieux va surement leur fournir une explication ? Évidemment car quelques secondes après avoir pris ce bout de feuille soigneusement déchiré, un homme monte sur une estrade. « Bonsoir à tous, et bienvenue au Casino Hastings-Bass ». Tout le monde applaudit sauf Tati, ce qui n'est pas très étonnant de sa part. « Je vous invite à un petit meurtre. Comme vous avez pu le constater, chacun d'entre vous a eu le droit de piocher une carte de jeu à son entrée ici. Un rôle que vous devrez tenir pour la soirée. » Donc elle devra être une ballerine ? Névrosée en plus ? Cela promet d'être intéressant tout compte fait, surtout pour une fille comme la moscovite qui aime beaucoup jouer la comédie. Ensuite Bartholomew en vint à des explications pour finalement quitter l'estrade laissant le jeu commencé. « J'imagine qu'il va seulement jouer un rôle d'observation. » Dit-elle en le regardant s'installer au bar avant que sa mère ne vienne l'interpeler. « Ma chériie ! Je t'ai cherché partout ! » Mais oui bien sûr ça te ressemble tellement maman, ne peut s'empêcher de penser Tati. « Alors ! Quel rôle as-tu pioché ? »
Elle ne lui laisse pas le temps de répondre et elle lui dit avec un ton qui voulait surement paraitre sérieux « Moi je suis une célèbre femme d'état ! » Elle replace des lunettes imaginaires puis elle tourne les talons pour disparaitre parmi les invités laissant sa fille seule à côté du buffet. Tati secoue la tête avant de se craquer les doigts. La névrose ? Elle devra donc agir de manière très difficile ce soir, ce sujet est tellement vaste ! C'est réellement un défi qu'elle se doit de relever, parfait ! Elle qui pensait qu'elle allait s'ennuyer ce soir, le gérant de ce casino a vraiment eu une bonne idée. Elle se mord la lèvre puis elle laisse presque tomber sur un homme ou une femme elle ne sait pas qui passait tout près du buffet avant de se relever l'air furieuse. « Vous... Vous ... L'avez fait exprès ?! » Elle tremble, comme une feuille, l'air angoissé puis elle se mord la lèvre une nouvelle fois avant de pointer le doigt vers cette personne. « C'est vous …»
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mer 20 Fév - 22:42

Décidément, c'est une sale affaire. Je discute joyeusement avec un groupe de personnes qui n’a rien de bien intéressant à me rapporter concernant le crime. J'ai des conseils en matière de magasins incontournables à ne pas manquer, mais je n’ai récolté aucune information qui en vaille la peine. J’en serais presque déçue... Jusqu’à ce que je me fasse interroger par le détective privé de la soirée. « Timothy Scott, détective privé. J’ai été engagé par la famille Castelli afin de démasquer le meurtrier. Il faut dire que jusqu’à maintenant, la police n’a pas bien fait son boulot. » Je lui souris poliment, mais ne ne peux qu’acquiescer... Il a bien raison ! « La police est dirigée par une bande d’incapables qui ne saurait même pas compter sur les doigts d’une seule main... » Cela se remarque à mon discours, je n’ai jamais aimé les flics. Ce n’est d’ailleurs pas près de changer... « Alors comme ça on préfère les crimes passionnels ? J’ai hâte d’entendre la façon dont vous auriez tué la victime et surtout la raison. Un amant en commun peut-être ? » Me soupçonnerait-il ? Ce serait trop ! Voilà qui rajoute du piment à ma soirée. Je lui souris de façon entendue : ce ne sont pas les idées de crimes ni de motivations qui me manquent. Ce qui me manque, c’est le contenu de mon futur roman. « Oh mais je pourrais passer des heures à vous décrire milles façons de tuer quelqu’un mon cher... C’est quelque part mon métier ! » Bon... J'ai conscience que cette phrase ne joue pas en ma faveur. J'ai même dû avoir l'air plus inquiétante que je ne l'aurais voulu... Je m'empresse de rectifier ma phrase avec un sourire. « À vous de décider si vous préférez que nous passions la soirée à décrire des meurtres imaginaires ou alors que nous résolvions cette affreuse histoire... J'ai des toooooonnes d'idées. Ce qui me pose problème c'est de les lier à quelque chose de concret ; de crédible. Sachez en tous les cas que je vous offre toute l’aide dont vous auriez besoin. Quant à votre dernière question, s’il avait été question d’amant en commun et si j’avais été l’assassin, croyez-moi : la victime aurait été l’amant, non pas Miss Castelli. » Je dis cela d’un air désinvolte, puis reprends une gorgée de champagne. Pas de pitié pour les infidèles ! Sauf qu'à l'extérieur de cette ambiance années cinquante, je me contenterais probablement de déclarer mes quatre vérités au fauteur de troubles, sans aller jusqu'à le tuer. Je ne suis pas folle. Je crois...? Suis-je folle ? Ce soir en tous les cas je suis auteure à succès ; ce soir je cherche un sujet sur lequel je puisse écrire. « Un amant ? Je peux peut-être vous aider ? Oh lala une enquête c’est si excitaaaant ! Et en compagnie d’une auteur-e à succès et d’un détective privé, c’est comme dans les livres ! Moon Carter, fille de joie espiègle, pour vous servir. Monsieur le détective, si vous voulez m’interroger, soyez sûr que j’en serais absolument ravie. Il va falloir revoir vos réflexes ! Oh cette soirée est vraiment intéressante ! Je me demande qui a tué cette fille, c’est peut être une femme jalouse, vous y avez pensé à ça ? » Je réprime un rire en voyant l’arrivée triomphale de cette fille de joie... Du moins jusqu’à ce qu’elle pose ses lèvres sur le pauvre détective. À ce moment, je ne peux m’empêcher de prendre quelques notes sur mon calepin, d'un air faussement sérieux. Alors comme ça la fille de joie et le détective privé... Intéressant ! Voilà qui change la donne. « Mon cher détective, je vois que vous avez du succès... Espérons que cela ne porte pas préjudice à votre enquête ! » Je souris d’une oreille à l’autre et reprends de plus belle me tournant vers cette fameuse Moon. « Une femme jalouse ? Peut-être... Mais il y a tant de possibilités, cela complique notre histoire. Avez-vous entendu ou vu quelque chose de suspect ? Tous ceux avec qui j'ai discuté ne savaient rien , c'en était frustrant ! »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Jeu 21 Fév - 10:03

« J'étais ravie d'être là aussi mais... cette histoire de meurtre... Elle prend toute la place. Tout le monde ne parle que de cette... comment s'appelle-t-elle, déjà? Morgana, c'est ça? De cette Morgana, et personne ne s'arrête une seconde pour me demander un autographe, ou une photo. A moi! Vous vous rendez compte? Ils ont l'occasion d'avoir devant eux Heather Winchester, la plus grande actrice américaine depuis Marilyn Monroe, et tout ce qui les intéresse, c'est cette histoire de meurtre. Je vous jure, ces anglais ne savent pas ce qui est vraiment important » Heather lève les yeux au ciel pour ponctuer ses propos et continue de se donner de grands airs. J’étouffe un rire et commence à jouer avec mon collier de perles. Visiblement, je ne suis pas la seule à prendre du plaisir à jouer son rôle. « Qui l'a tué, à votre avis? » me glisse-t-elle ensuite sous le ton de la confidence. « Je l’ignore très chère, je l’ignore. Mais n’est-ce pas excitant? » Un sourie étire mes lèvres et tout en disant cela je parcours la salle du regard, à la recherche de visages familiers. Malheureusement, je ne vois personne à qui faire mon numéro si bien que je finis par reporter mon attention sur Heather. Non pas que ça me dérange de passer la soirée entière avec mon amie, bien au contraire, mais je pense que le jeu serait d’autant plus intéressant si nous pouvions nous mêler à la foule. Finalement, j’en regretterais presque de ne pas avoir emmené Marwan, je songe en attrapant Heather par le bras pour l’escorter jusqu’au comptoir.

Je suis sur le point de commander un verre lorsque je reconnais le serveur. N’ayant aucune envie de discuter avec lui, j’attire Heather vers moi et l’entraîne un peu plus loin. Prisonnière de son rôle, elle laisse échapper quelques protestations en insistant sur le fait que ce n’est pas une manière de traiter la « Diva » qu’elle prétend être, mais je n’en tiens pas rigueur. Il est hors-de-question que je renoue avec ce pot-de-colle. Ce genre d’individu a beaucoup de mal à comprendre le principe de la relation sans lendemain et il est même plutôt du genre à s’accrocher. J’ai mis des semaines à m’en débarrasser et encore, il a fallu que Marwan endosse son rôle de fiancé jaloux pour qu’il me fiche la paix! « Désolé pour ça! Mais bon, il y en a que tu préfères éviter » je finis par bafouiller en reprenant un ton à peu près sérieux. « Dommage que ton John ne soit pas là d'ailleurs… cela aurait pu être amusant. J’aurais pu distraire sa pimbêche pendant que l’incorrigible diva que tu es le séduisait… » je lâche dans l’unique but de la taquiner, même si je sais qu’elle aurait effectivement préféré passer cette soirée avec lui. Ah l’amour… quelle connerie!


Dernière édition par Leila I. Fernandez le Dim 24 Fév - 0:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Jeu 21 Fév - 11:09

Je termine de mettre de l’ordre dans ma paperasse, règle un ou deux détails avec Nicolas et finis par le libérer. Ce soir c’est la saint-valentin et même si la grossesse de Mélanie la fatigue, ce n’est pas ce qui va les empêcher de célébrer leur amour. En ce qui me concerne, je suis censé rejoindre Calypso au casino Hastings-Bass à l’occasion d’une soirée un peu spéciale. Lorsque ma chère et tendre m’a proposé de m’y rendre, je suis resté légèrement dubitatif. Il faut dire que l’intitulé de la petite sauterie « Mortelle Saint-Valentin » a légèrement éveillé ma curiosité et j’ai longuement hésité à y aller. Pourquoi? C’est simple: je n’ai jamais été très fan des jeux de rôles ou de l’évènement en lui-même. Le 14 Février n’a jamais été synonyme de bonheur ou de célébration. Quand nous étions encore mariés, je me souviens que Christine m’en faisait voir de toutes les couleurs. Rien n’était jamais assez beau ou suffisamment cher. Elle me reprochait constamment de ne pas l’apprécier à sa juste valeur et de ne faire aucun effort. J’ai fini par haïr cette fête, tout comme j‘ai fini par la détester elle. Aujourd’hui, je suis plutôt épanoui dans ma relation de couple et je n’ai probablement jamais été aussi heureux que depuis que je suis avec Cally. C’est surement pour ça que j’ai autant changé. Elle m’a fait évoluer et elle me fait découvrir tant de choses que je n’ai pas le temps de m’ennuyer. C’est un peu comme cette soirée: avant d’être avec elle, je n’aurais jamais envisagé de m’y rendre, ne serait-ce que pour faire acte de présence. Mais savoir que je vais passer la soirée avec elle fait taire tous mes doutes. D’ailleurs, il faut absolument que je monte me préparer ou je vais finir par me mettre en retard. Il faut encore que je fasse le trajet jusqu’à Oxford et quelque chose me dit qu’il risque d’y avoir de la circulation à cette heure.

Un peu plus tard, au casino Hastings-Bass.
Affublé d’un costume noir, d’un chapeau et d’une cravate à motifs dorés, je sors de mon véhicule. Les quelques privilégiés qui ont été invité se pressent à l’entrée du casino et étant l’un d’entre eux, j’attends bien sagement mon tour. J’aime beaucoup cet endroit. Monsieur Bass a une excellente réputation et d’après le bruit qui court, ses réceptions ont toujours énormément de succès - que ce soit auprès des jeunes ou des hommes d’affaires dans mon genre. Je suis d'ailleurs sur le point de faire mon entrée quand on me somme de piocher une petite carte. La fourrant dans ma poche, je pars à la recherche de ma petite-amie, mais c’est finalement elle qui me tombe dessus. « Bonsoir, tu as fais bon voyage? » me demande-t-elle en s‘accrochant à mes lèvres. « Tout s‘est très bien passé » je réplique au moyen d’un sourire qui se veut rassurant. « Et toi alors? Je ne suis pas trop en retard j’espère? » Elle esquisse un sourire avant de me souhaiter une joyeuse fête des amoureux. Posant un baiser sur son front je lui glisse un « Bonne saint-valentin à toi aussi » avant de la suivre jusqu’à une table un peu reculée, où nous nous installons. Une fois chose faite, elle déplie un petit bout de papier qu’elle me tend. « Je suis apparemment une jeune personne fort débrouillarde qui a reconnu un virement de carrière des plus réussis. J'espère que tu pardonneras ce sombre passé. » C’est donc à ça que servent ces petites cartes! Voilà qui est original, je songe en esquissant un sourire, amusé par sa remarque. « Si tu penses pouvoir supporter les déboires d’un psychologue drogué, je pense pouvoir faire un effort de mon côté » je réplique en lisant ma carte. Cette soirée promet d’être mouvementée.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Ven 22 Fév - 12:36

Je ne sais pas ce qui m'avait réellement pris lorsque je franchis les portes de l'établissement, mais une chose était sur, je me retrouvais à présent à devoir simuler l'activité d'un Flic pas très conventionnel, comme quoi, on était rattrapé par le passé. Quoi que, je n'avais pas été flic à proprement parlé, j'avais plus assisté ces derniers dans leurs enquêtes et je n'étais qu'un simple consultant. Enfin bref, je me retrouvais donc dans une animation assez désappointante étant donné que je n'avais pas franchement pensé me retrouver dans cette situation, mais passons, j'avais fait le déplacement pour certaines raisons, et je n'allais pas revenir sur ma décision aussi facilement.

Ajustant à nouveau ma veste, je quittais l'excitation du hall pour me rendre d'un pas intéressé jusqu'au bar. Commandant de quoi m'embrumer l'esprit, je fixais - quelque peu distrait - le contenue de mon verre. Il m'en faudrait encore un, voir deux pour permettre à mon esprit de cesser toute analyse, mais en attendant, j'allais devoir faire face à une jeune femme qui n'avait visiblement pas connue l'échec.

Me faisant donc aborder sans la moindre forme de cérémonie, elle m'affirma qu'elle avait remarqué que je l'observais. Certes, enfin à partir du moment ou elle était dans mon champs de vision, il n'était pas impossible que mon regard tombe sur son visage, mais de là à croire que je l'observais, non. Les gens avaient souvent du mal à distinguer les choses, confondant donc avec une aisance hors du commun l'action de voir et celle de regarder. Pour observer, ou même regarder, il aurait fallu que je m'attarde sur elle, et donc, que je la remarque, ce qui n'était pas le cas.

Elle se présenta alors que cette fois, je la regardais. Plutôt jolie, bien qu'un poil irritante au vue de son caractère, ou tout du moins au vue de son assurance. Je n'aimais pas spécialement que les gens se croient supérieur au point que les regards soient automatiquement dirigé vers eux, mais il fallait de tout dans ce monde.

« Enchanté. Wynter. »

Dis-je en souriant faussement. Et si je m'amusais un peu ? Histoire de voir jusqu'où allait son égocentrisme et surtout, histoire de voir si j'avais perdu la main.

« Je suis aussi peu discret ? »

Soufflais-je sur le ton de la confidence alors que je me faisais de plus en plus charmeur.

« J'en suis désolé, mais il faut dire que vous êtes remarquable. »

Très. Quitte à passer la Saint Valentin seul, autant s'amuser à flatter des égos pour passer une nuit agréable non ?
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Sam 23 Fév - 23:16

Ne me demandez pas comment j’ai fait pour obtenir une invitation à cette soirée, je ne le sais pas trop moi-même. Toujours est-il que ce soir, je suis de sortie pour la soirée de Saint-Valentin dont tout le monde parle ; au Casino d’Oxford, le grand casino que tous les gens huppés du coin fréquentent. Mon invitation est peut-être une farce et je m’attends franchement à tous les revirements possibles, pourtant, j’enfile une robe et m’observe sous toutes les coutures pour être sûre que j’ai fait le bon choix. Je m’attache les cheveux, enfile des boucles d’oreille et une paire de ballerines. Ce soir, j’ai même l’autorisation de sortir, c’est dire. Je prends les clés de la voiture que mon père me prête, et écoute l’énoncé de ses recommandations. Je l’embrasse en lui offrant un sourire tendre, après avoir promis de ne pas rentrer trop tard et de ne pas faire d’excès et de me lever demain matin pour réviser mes cours, comme convenu. J’abandonne notre maison et me rend à l’adresse indiquée sur le carton rapidement.

Le Casino est magnifique, et je sens que je vais passer une soirée fantastique. Je tends mon carton à l’entrée et on me laisse entrer sans problème, il faut que je pioche un rôle et je m’exécute, éclatant de rire en découvrant l’intitulé que j’ai sous les yeux. « Briseuse de ménage mythomane ? » Je secoue la tête et pose une main devant ma bouche pour me remettre de la crise d’hilarité qui me traverse. Je glisse la carte dans la poche de ma veste et entre, observant les gens autour de moi. Ils sont tous évidemment très bien habillés, et je me demande soudain si ma robe n’est pas un peu hors de propos. Peu importe, ce soir, il s’agit d’oublier le reste pour profiter. Je me dirige vers le bar et commande un verre rapidement, un martini qui ne risque pas trop de me déstabiliser. Cette soirée est radicalement différente de celles que j’ai pour habitude de fréquenter, pour sûre, ici la débauche est discrète et raffinée, et il tâcherait de ne pas faire de bêtises pour rester à mon aise. Je bois une gorgée de ma boisson et décide de faire le tour des tables de jeu, après avoir écouté le discours de l’hôte de la soirée, un certain Hastings-Bass dont le nom me rappelle vaguement quelque chose sans que je ne puisse savoir quoi. Et alors que je me balade dans les allées du casino, je fais une découverte assez incroyable. Dans un coin, avec un groupe de personnes qui je ne connais pas, se trouve Henry Howard, mon professeur et psychiatre tant aimé. L’occasion est d’or et je m’avance doucement vers lui avec mon verre, déposant ma main sur son épaule pour l’inciter à se retourner et à interrompre toute activité en cours pour se concentrer sur moi. Ce soir, je ne suis ni sa patiente, ni son étudiante, ni même une jeune femme. Je suis une briseuse de couple, plus âgée qu’il n’y parait, qui sirote un martini en cherchant quel couple envoyer aux ordures, et j’ignore s’il est venu accompagné ou pas, mais il sera ma victime, une fois de plus. L’idée me fait doucement sourire, et je lui tends ma main en lui cédant un sourire radieux quand il se retourne. « Bonsoir Monsieur Howard ». Je me mords doucement la lèvre et reste là, attendant une réaction, souriante et très certainement amusée.

Il se retourne sans avoir trop le choix ma foi, et la conversation part en réalité assez rapidement. A ma grande surprise, il ne me somme pas de partir tout de suite ou de m’éloigner, cela dit, son discours n’est pas franchement accessible et je plisse le front en l’écoutant détailler la paranoïa comme s’il parlait d’un truc réellement fascinant - et je vais commencer à croire que ça l’est. Fascinée, je le suis, pas tant par ce qu’il est en train de raconter dont je ne saisis pas toute la teneur, mais surtout par l’air qui l’anime quand il explique. C’est ça, exactement ça, qui m’avait tant plu la première fois. Je souris, ris même, en l’écoutant poursuivre, et attend qu’il ait terminé pour envisager la possibilité de parler à mon tour. Il répond tout seul à sa propre question cependant, et je monte mon verre à mes lèvres pour en avaler une longue gorgée. « Est-ce que vous avez bu ? » je demande, lorsqu’il m’annonce qu’il va reprendre du Champagne. « Oh non, je ne bois jamais voyons. » Je l’observe et termine mon verre, saisissant l’occasion pour attraper, moi-même, une coupe au vol. Je ne sais pas trop s’il dit non pour jouer les professeurs modèles ou s’il se moque juste de moi mais je ne cherche pas plus loin. « Sachez que mes intentions sont particulièrement nobles ce soir, si ça peut calmer votre paranoïa ». Mais l’air que je me donne au moment même où les mots franchissent mes lèvres démentent très clairement ce que je viens de dire, ce n’est que la costume bien arrangeant de la mythomane que je viens d’enfiler. « Vous êtes mariés, alors ? C’est parfait ! » je m’exclame, guillerette, en avalant une gorgée de Champagne. Il accompagne ma remarque d’une espèce de son enjoué qui me fait hausser les sourcils de surprise et je ne peux m’empêcher de rire de nouveau. Je ne l’avais encore jamais vu aussi décontracté, à croire que l’alcool lui fait du bien. Je me mordille la lèvre et penche la tête sur le côté en cognant ma coupe pourtant bien entamée contre la sienne. « Est-ce que vous croyez qu’on peut danser ? » Je ris de nouveau, presque euphorique. « J’ai très envie de danser ».

Mais lui n’a pas l’air d’en avoir très envie, et adopte soudainement un air sérieux que je tente d’analyser, sans succès cependant. Au bout de quelques secondes, il m’éclaire sur ses intentions, guilleret, et je me dis qu’il faudrait réussir à le faire boire plus souvent, parce qu’il est vraiment plus détendu aujourd’hui. « Et si nous allions plutôt...chercher des canapés ? J’adore les canapés, je les fais toujours brûler. » Il me fait un clin d’œil et se dérobe, interceptant un serveur. Je suis, je dois bien l’admettre, assez excitée par la perspective de cette soirée qui prend une tournure tout à fait prometteuse. Je sautille un peu, termine ma coupe de champagne et lui offre un grand sourire quand il m’avise de nouveau en me demandant : « Ouvrez la bouche Juliet! » Je ris un peu puis m’exécute, le laissant me glisser le petit four dans la bouche comme une enfant. Je mange tranquillement et hoche la tête d’appréciation, en posant ma main sur son bras. « Oh c’est excellent, vraiment excellent ! » Il adresse un signe de la main à quelqu’un et je me retourne pour tenter de suivre son regard, ne distinguant qu’une femme au loin qui sirote elle-même un verre. Je me tourne vers lui, le regard interrogatif, mais il anticipe ma question et se penche étonnament près de moi. « C’est ma sœur. La plupart du temps, c’est elle qui boit, pas moi. » J’inspire et reste immobile un instant, la proximité me rendant étrangement désorientée. Mais j’apprécie son odeur, son sourire, toutes ces choses que je connais déjà mais qui d’habitude sont empreintes de plus d’hostilité. Je fais un signe au loin moi aussi, m’armant d’un sourire que j’espèce clair et sincère mais je ne peux m’empêcher d’être troublée. Je décide cela dit de ne pas me laisser avoir et glisse mon bras sous le sien en prenant moi-même une autre coupe de champagne. « L’alcool vous va bien, si vous voulez mon avis ». Je reste là, son bras sous le mien, collée contre lui, et parade un peu, je l’admets.

Je me laisse finalement entrainer vers le bar, surprise qu’il ne retire pas mon bras et se laisse faire comme ça. Je ne dis rien, garde la tête haute et arbore un grand sourire. J’ai l’impression d’être cendrillon en pleine heure de gloire, un peu avant que minuit ne sonne, quand tout va bien. Je note intérieurement de me souvenir de ce moment demain matin, et m’appuie contre le bar en bois une fois arrivée à bon port. Il s’empare d’une décoration qui traine la et la met dans mes cheveux. Plus le temps passe, plus l’instant est parfait, et mon cœur se met à battre plus fort dans ma poitrine. :« Vous avez des olives ? » Je me retourne vers le barman comme s’il s’agissait là d’une question absolument passionnante, tandis que lui répond par l’affirmative à la question. Je pousse un léger cri fortement enthousiasme, et m’approche d’Henry – j’ai bien gagné le droit de l’appeler par son prénom, au moins dans ma tête, non ? – pour embrasser sa joue : « Ils en ont ! » Je ris, laissant monter la joie que je sens s’emparer de moi de manière presque inexplicable – presque. Mais lui affiche une mine presque déçue et je recule soudain de quelques centimètres, comme s’il était déjà minuit et qu’il fallait déjà oublier tout ça. « Vous le faîte de nouveau Juliet, je vous ai dis... » Je baisse un peu les yeux en attendant la suite, mais elle ne vient pas. Il se concentre plutôt sur les olives que le barman vient d’apporter. « Vous en voulez une ? » Je me revigore un peu et acquiesce vivement, m’approchant de nouveau. « Oui, avec plaisir ». Je me tiens sage pour ne pas réveiller – encore – le raisonnable en lui, mais ne peut m’empêcher de lisser un peu sa cravate avant de me saisir moi-même d’une olive pour la manger. « C’est une excellente idée que vous avez eu ». J’attrape également une coupe de Champagne, je crois que toute façon, mon taux de résistance à l’alcool est plus important que le sien.

« J’ai toujours eu d’excellentes idées, j’étais même assez créatif à une époque. Et quand je parle de création, je ne parle pas des étranges pratiques de mon cabinet, mais bien d’art. Vous savez pourquoi les gens comme moi, ne seront jamais des artistes Juliet ? » Nos regards s’attrapent au vol et je crois que je m’imprime par moi-même de l’air soudainement beaucoup plus sérieux qu’il arbore soudain. Je secoue la tête, étrangement concernée, et hausse un sourcil sans ajouter un mot, particulièrement curieuse mais également un peu touchée par les dérives de la conversation. « Parce qu’ils n’en ont jamais eu le courage. Pourquoi ça changerait ? J’aurais pu enseigner le théâtre, j’ai joué Hamlet vous savez, ma femme...elle m’y encourageait, c’est dans un club de théâtre à Oxford qu’on s’est rencontrés d’ailleurs. » Je plisse le front, un peu jalouse que le sujet dérive sur sa femme, mais triste aussi, sans doute à cause de l’air qu’il arbore maintenant. Je me souviens des feuilles en vrac que j’ai piqué dans son cartable avant de lui rendre ses affaires et des lignes inscrites au brouillon, mais décide de taire ce détail pour l’instant. « J’aurais adoré vous voir jouer. Pourquoi ne pas rejoindre le théâtre d'Oxford de nouveau ? Je suis sûre que Miss Castelli ne s'en offusquerait pas... », je réponds simplement en hochant la tête. Il rit, j'aurais au moins réussi à lui changer les idées ce soir. « Elle m’aurait probablement dit la même chose. Vous me la rappelez lorsque je l’ai rencontré parfois. » J'hausse les sourcils, curieuse, mais lui choisit de me laisser ici pour retrouver sa soeur, sonnant mon minuit personnel. « C’était agréable de discuter avec vous Juliet, je crois que je vais aller rejoindre Amy. Passez une bonne soirée. » J'acquiesce et souris en sentant sa main sur mon épaule, puis le regarde s'éloigner. J'attends qu'il ait disparu de mon champ de vision pour me tourner vers le bar et commander un verre.


Dernière édition par Juliet K. Russel le Dim 24 Fév - 15:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Dim 24 Fév - 0:38

Ma femme trinque et s’occupe, divague déjà à ses occupations que mon rôle me sonnerait sans doute d’interrompre, mais j’ai l’esprit un peu ailleurs, comme si je n’étais pas vraiment dans mon élément avec cette coupe de champagne. La St Valentin, n’est effectivement pas ce que je préfère célébrer, et ce, depuis des années au moins, j’ignore moi même quelle ironie a bien pu pousser Amy à vouloir s’y rendre elle aussi, elle même assez désabusée en ce qui concerne l’amour. Il fut un temps ou je savais m’amuser dans n’importe quel contexte, aujourd’hui j’ai cependant l’impression de ne pas aller avec le décor. Je fixe Amy près du bar, et me dis qu’elle a peut être raison. L’alcool ça désinhibe, et c’est très certainement ma seule chance de profiter de la soirée, bien que je ne sois pas assuré de le tenir très bien, les années de sagesse passées à ne pas y tremper mes lèvres y sont sûrement pour quelque chose. Ce qui me retient, c’est surtout cette déconcertante habileté à babiller qui me rend insupportable dès le deuxième verre. Le plus gros de mes problèmes avec ça, c’est aussi la sincérité donc je fais preuve dans ces cas là. Et un psy trop sincère c’est rarement bon à voir, c’est pas pour rien que tout le monde les déteste. J’avale le contenu de ma coupe, puis me saisis discrètement d’une autre, si tant est que la discrétion fasse partie de mes qualités premières. J’en doute en réalité. Overthinking maybe, discrétion sans doute pas. Je suis à présent planté en plein milieu du hall, accompagné de gens, que je ne connais pas, une troisième coupe vide à la main, et drôlement en forme. Je cligne un peu des yeux, et voit alors apparaître mon étudiante harceleuse. Sans que je n’ai le temps de d’esquisser un pas pour lui éviter la compagnie d’un professeur de neuro, dont le système nerveux central est lui même franchement atteint ce soir, elle se jette littéralement sur moi. « Bonsoir Monsieur Howard »

Elle me tend la main et je la fixe un instant l’air soupçonneux avant de la lui serrer. « Je suis marié, n’y pensez pas, je suis marié et paranoïaque. Si je me trompe sur vos intentions ne m’en voulez pas, le paranoïaque possède une vision déformée de la réalité. Il n'existe pas de cause univoque biologique, génétique ou psychologique reconnue à la paranoïa. Pendant longtemps on a pensé que les troubles délirants, tout comme la schizophrénie étaient essentiellement dus à une activité excessive du récepteur D2 à la dopamine, mais en réalité ces pathologies sont beaucoup plus complexes et de nombreux neurotransmetteurs semblent y être impliqués! » Je m’exclame ravi comme s’il s’agissait là d’une découverte incroyable en matière de sciences. Loin d’être rassasié par mon blabla scientifique, je continue on ne peut plus souriant et surtout intarissable. « Généralement, les troubles délirants se développent chez des patients ayant une personnalité paranoïaque depuis l'enfance. Ce trouble de la personnalité aurait une origine commune avec le trouble de la personnalité schizoïde et le trouble de la personnalité schizotypique. En fait, on peut dire que le trouble de la personnalité paranoïaque et les troubles délirants présentent de nombreux points communs avec la schizophrénie, et ont probablement une origine commune, mais s'en distinguent par une prédominance des mécanismes délirants, ainsi que du sentiment de persécution. Vous me suivez Juliet ? » Je la fixe une seconde avant de secouer la tête, reprenant lentement ma respiration. « Non vous ne me suivez pas. Oubliez ça, je crois que je vais reprendre une coupe de champagne. » Quelle drôle de soirée. J’ai encore trop parlé ? Sans doute. La psychiatrie est un domaine tellement fascinant, qu’on trouve toujours des choses à en dire, et encore j’aurais pu parler des théories de Freud, mais cela n’aurait fait que la perdre un peu plus, d’ailleurs, j’ai comme un trou intersidéral sur le programme de psychologie des L2 en dehors de la matière que j’enseigne. J’ignore si c’est un problème, mais trouve important de m’en inquiéter maintenant après trois verre d’alcool. « Est-ce que vous avez bu ? » Je fixe ma coupe vide le temps d’un instant avant de reporter mon regard sur mon élève. « Oh non, je ne bois jamais voyons. » Mes yeux pétillent soudainement et mon sourire figé ne fait qu’infirmer ce que je viens de dire. « Sachez que mes intentions sont particulièrement nobles ce soir, si ça peut calmer votre paranoïa ». Je la gratifie alors d’un sourire éblouissant d’enfant naïf lorsqu’elle ajoute. « Vous êtes mariés, alors ? C’est parfait ! » Elle s’exclame et je l’accompagne d’un petit yaay d’imitation, alors que l’envie de rire menace sans qu’il y ai pourtant quoi que ce soit de franchement poilant dans ce qu’elle vient de dire. « Est-ce que vous croyez qu’on peut danser ? » La demande est accompagnée d’un rire, quant à moi, je reste perplexe le temps de la réflexion. « J’ai très envie de danser ». Je ne suis pas certain d’en avoir très envie, et suis sans doute un peu trop classique pour l’événement, mais je n’ai pas le temps de me poser la question qu’une nouvelle valve de paroles insensées menace de franchir la barrière de mes lèvres. Je fixe Juliet sérieusement, comme si nous allions partager là un plan digne d’une des meilleures aventures de James Bond et lance comme un cheveux sur la soupe. « Et si nous allions plutôt...chercher des canapés ? J’adore les canapés, je les fais toujours brûler. » Je lui adresse un clin d’oeil et me retourne vivement pour intercepter un des serveurs pour effectuer mon choix parmi les soufflés. J’en sélectionne un second que je présente devant la bouche de mon acolyte. « Ouvrez la bouche Juliet! »

Elle s’exécute, et je glisse le petit four à l’intérieur de sa bouche, un sourire amusé collé aux lèvres. « Oh c’est excellent, vraiment excellent ! » Je hausse les épaules, étrangement touché par son enthousiasme, à moins qu’une nouvelle fois l’alcool y soit pour quelque chose, toujours est t-il que j’apprécie la soirée. Je fais un petit signe de main à Amy et me saisis d’une nouvelle coupe de champagne. Le problème tout de même avec ça, c’est bien de s’arrêter. Je vacille un peu, la vision trouble, puis cligne de nouveau des yeux. Je me penche alors vers l’oreille de Juliet et murmure sur le ton de la confidence. « C’est ma sœur. La plupart du temps, c’est elle qui boit, pas moi. » Le regard de la blonde se dirige alors vers Amy, et je souris reconnaissant. Ce n’est sans doute pas le genre de soirée à laquelle je me serai rendu de moi même sans Daisy, mais ça n’a rien de si terrible finalement. « L’alcool vous va bien, si vous voulez mon avis » Je fronce un peu les sourcils essayant de déterminer si il s’agit d’un véritable compliment ou d’une façon détournée de me dire que je ne suis pas franchement marrant d’ordinaire, mais l’effort intellectuel est là encore trop grand pour en faire une dissertation. Son bras se glisse ensuite sous le mien, comme si tout était parfaitement normal, si bien que je le remarque à peine, navigant dans la salle au bras d’une fille de la moitié de mon âge sans m’en trouver, comme j’aurais du l’être, dérangé. Je nous dépose près du bar, ou traîne un pique muni d’une décoration qui appartenait sans doute à un cocktail servi à un client un peu plus tôt. Je ris et m’en empare avant de le disposer dans les cheveux sans rien ajouter de plus qu’un :« Vous avez des olives ? » au barman. D’abord désorienté par la demande, il finit par acquiescer déclenchant l’euphorie de l’étudiante, qui m’embrasse la joue dans un geste que je ne qualifierais pas de semi conscient. « Ils en ont ! » Je tourne alors soudainement et vivement la tête vers elle, la fixant avec curiosité, un peu trop proche cependant. Je grimace un peu, affichant une moue déçue, sans avoir pour autant la force de résister avec autant de crédibilité qu’en temps normal. « Vous le faîte de nouveau Juliet, je vous ai dis... » Je remarque que les olives sont arrivées et j’en pioche une me désintéressant soudainement de l’achèvement de ma phrase qui semble désormais bien secondaire. «  Vous en voulez une ? » Elle accepte et je tend la ramequin vers elle avec un sourire bienveillant.  « C’est une excellente idée que vous avez eu ».  Je hausse les épaules et commente l’air distrait établissant un rapport qu’elle ne peut déjà plus comprendre. « J’ai toujours eu d’excellentes idées,j’étais même assez créatif à une époque. Et quand je parle de création, je ne parle pas des étranges pratiques de mon cabinet, mais bien d’art. Vous savez pourquoi les gens comme moi, ne seront jamais des artistes Juliet ? » Mon regard devient nettement plus sérieux et se pose dans le sien. «  Parce qu’ils n’en ont jamais eu le courage. Pourquoi ça changerait ? J’aurais pu enseigner le théâtre, j’ai joué Hamlet vous savez, ma femme...elle m’y encourageait, c’est dans un club de théâtre à Oxford qu’on s’est rencontrés d’ailleurs. » J’ignore pourquoi mon humeur change aussi vite. L’alcool rend tout trop intense, alors que je m’arrange pour ne pas avoir à faire avec tout ça le reste du temps. Je ne suis vraiment pas différent des gens que je vois. «J’aurais adoré vous voir jouer. Pourquoi ne pas rejoindre le théâtre d'Oxford de nouveau ? Je suis sûre que Miss Castelli ne s'en offusquerait pas... » Je ris et lui adresse un regard attendri, touché. La tentative suffit à me consoler, même si j’ajoute pensif. « Elle m’aurait probablement dit la même chose. Vous me la rappelez lorsque je l’ai rencontré parfois. » Je ris de nouveau, avant de réaliser que je m’épanche sans doute un peu trop. Je prends une inspiration, disperse un sourire et me lève brusquement. « C’était agréable de discuter avec vous Juliet, je crois que je vais aller rejoindre Amy. Passez une bonne soirée. » Je presse un peu son épaule, et prends la décision de rejoindre ma sœur, arborant déjà cette moue d’enfant abandonné qu’elle déteste tant lire sur mes traits.


Dernière édition par Henry S. Howard le Lun 25 Fév - 17:46, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Dim 24 Fév - 13:09

Un rire léger me parcourt quand Grégory m'annonce son rôle de psychologue drogué et je hoche doucement la tête en répondant « Je pense pouvoir vivre avec. » Je dépose un baiser sur sa joue et m'apprête à continuer un peu cette agréable conversation avant d'entrer - ou non - dans le sujet délicat que constitue ma soeur. J'hésite franchement à lui en parler, mais d'un autre côté il va vite s'apercevoir que quelque chose me tracasse. Il arrive toujours à me lire et me comprendre et je n'arrive pas toujours à enclencher ma parade de bonne humeur avec lui. Et je veux de l'honnêteté dans cette relation, je passe mon temps à le dire, alors ce serait hypocrite de ne pas le prévenir de la dernière saute d'humeur de Morgana, qui pourrait tout à fait venir lui chercher des noises.

Mais je n'ai pas le temps de dire quoique ce soit, car une ravissante blonde nous aborde. Pensant qu'il s'agit d'une collègue de Greg, je vais pour lui tendre la main quand je me rends compte qu'elle me montre sa carte et articule des excuses, avant de se lancer dans un speech enflammé contre le porte de la fourrure. Je ris un peu mais reprends vite mon sérieux et réponds doucement « N'ayez crainte, je porte une fausse fourrure, hors de prix et de qualité mais tout à fait fausse. » Elle me demande alors si j'ai un lien quelconque avec celle qu'elle appelle "la morte au bar." Je grimace un peu, lance un coup d'oeil un peu inquiet à Morgana et rétorque d'une voix aussi calme et neutre que possible « Oui, c'est ma soeur. » La belle inconnue s'envole ensuite aussi vite qu'elle est arrivée et fonce sur une charmante blondinette avec une détermination sans pareille. Et bien, sacré numéro ! J'échange un regard un rien perplexe avec Greg, mais profite de l'occasion pour enfin dire ce que cherche à lui dire depuis de longues minutes « D'ailleurs, en parlant de Morgana... On s'est un peu disputées tout à l'heure. Une histoire bête, elle s'était mise en tête que je passerai ma St Valentin avec elle, elle en a fait des caisses et je me suis emportée. Je ne veux pas gâcher notre soirée avec ça, mais je voulais que tu le saches si jamais elle venait se plaindre à toi. » Je souris avec plus d'assurance et pose une main sur le torse de mon petit ami avant d'ajouter « Bref, ne t'en fais pas, je vais la laisser se calmer et je m'expliquerai plus calmement avec elle au déjeuner demain. » J'enlace Greg, l'embrasse avec tendresse puis le regarde dans les yeux avec un sourire lumineux « Ce soir, c'est juste toi et moi. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mar 26 Fév - 14:24

La saint valentin, ça craint et pour oublier qu’une année de plus, je vais la passer seule tandis que d’autres seront heureux et la passeront avec l’être aimé, j’ai décidé que j’allais faire la fête au casino Hastings-Bass. Parce qu’ils savent faire la fête et très souvent, ils organisent les meilleures soirées. Parfois, j’ai l’impression d’assister à une fête de Gatsby dans The Great Gatsby quand je m’incruste à une de leur petite soirée. Et comme d’habitude, j’embarque Henry là-dedans parce qu’il est incapable de me dire non et qu’il est le seul à pouvoir me comprendre. Pendant que Kenneth passera la st valentin avec son nouveau fiancé et son chien, Norbert – j’ai toujours détesté ce prénom – Henry me fera oublier toutes les désillusions amoureuses que j’ai eu la chance d’avoir jusqu’à maintenant. Je me demande ce que je ferai sans lui et surtout, le jour où il trouvera quelqu’un d’autre. Je pense que je serai légèrement jalouse mais surtout heureuse. Parce qu’il faut vraiment qu’il ait de nouveau une vie sexuelle active. Toute cette frustration n’est pas bonne pour lui. Je ne dis pas qu’il doit oublier Daisy, loin de là, mais sérieusement, il serait temps de passer à l’acte, de passer à autre chose, de reprendre du poil de la bête, avec cette Juliet par exemple. Elle est mignonne, intelligente et drôle, parfaite pour ce rôle. Quoi que je ne dis pas non plus qu’il doit la mettre dans son lit et l’oublier mais passer du bon temps avec elle pourrait lui faire beaucoup de bien. Enfin ce n’est pas le genre d’Henry mais plutôt le mien. Je soupire devant le cas désespéré que nous sommes. J’ai l’impression que la famille Howard gagne tous les awards en matière de vie amoureuse complètement désespérée. Well done !

Je souris à Henry, qui me regarde avec un drôle d’air, pour le rassurer et nous entrons dans le hall du casino. Nous piochons chacun une carte et j’éclate de rire en lisant la mienne. « ado rebelle » Un jeu de rôle ? Parfait pour la soirée, surtout que j’ai l’impression d’avoir tiré une des meilleures cartes du jeu. Je repère le bar et abandonne Henry et sa carte. Je m’installe sur un siège et fais signe au barman. « Un scotch et écossais s’il-vous-plait, n’essayez pas de me refiler n’importe quoi. » Même si je suis sûre qu’ils doivent avoir une cave impressionnante. D’ailleurs, il faudrait qu’un jour je goûte à une des bouteilles du propriétaire. J’écoute vaguement le speech de bienvenue et savoure mon scotch, tout en écoutant les conversations alentours. Un meurtre, des histoires compliquées tout ça est tellement ennuyant. Je relis ma carte avec un sourire. Il est temps de jouer un peu. Je repère un pauvre homme à l’air malheureux. J’entortille mes cheveux autour de mon index et prends une voix de gamine pour lui parler. « Salut toi, je m’appelle Amy » Je lui fais un clin d’œil et lui offre mon plus beau sourire. « Diiiiiiiis, tu pourrais m’offrir un verre ? Mes parents ne m’ont pas donné assez d’argent de poche pour la soirée. Ou plutôt je n’ai pas réussi à leur piquer assez de billets avant de faire le mur pour venir ici. » Mais ma pathétique interprétation d’une ado rebelle n’a pas l’air de le convaincre je le souris et pars un peu plus loin afin de m’éloigner de lui. Je n’ai vraiment pas besoin de passer la soirée avec un dépressif. J’observe la salle et repère mon frère en charmante compagnie, d’abord d’une brune avec un décolleté généreux puis avec une blonde, qu’il me semble avoir déjà vu. Il me fait un signe auquel je réponds avec un hochement de tête puis je me retourne vers le barman pour commander un autre verre de scotch. Je le sirote tranquillement et mon frère finit par me rejoindre. « J’espère que tu as conclu, elle était vraiment jolie la blonde, ou même la brune. » Je change de ton. « Henryyyyyyyy tu me donnes 50£ pour la soirée please ? » Qui ne tente rien n’a rien !
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Mar 26 Fév - 15:10

Passer la st valentin au casino des Hastings-Bass est la meilleure idée qui soit. Franchement, je suis trop vieille – je nierai ce genre de commentaire de la part des autres – pour me lamenter sur le fait que je sois seule ce jour-là et pas assez cruelle pour demander à Nicolas de la passer avec sa mère pour me faire plaisir.. Puis je n’ai pas encore assez de prétendants, ou du moins pas de prétendants crédibles, pour passer la soirée avec l’un d’eux. Donc mon 14 février est libre ou plutôt occupé par l’énorme soirée que va être cette mortelle st valentin à Oxford. Je souris comme une idiote à l’idée de revoir Bart depuis ce fameux soir où j’ai réussi à lui parler sans avoir à jouer les demoiselles en détresse. J’ai horreur de ça même si parfois c’est amusant et payant. Je regarde l’heure et un petit cri de surprise s’échappe de mes lèvres. Je vais être en retard ! Je file prendre une douche avant d’enfiler la robe, soigneusement sélectionnée il y a quelques jours. Je chausse une paire d’escarpin et attrape une pochette pour y mettre le minimum vital, nécessaire à une femme, avant de jeter sur mes épaules un manteau, qui me protègera suffisamment pour les quelques mètres que j’aurai à faire dans le froid. Je rejoins la voiture et donne l’adresse du casino à Oxford avec un sourire.

« Charlie, je vous ai connu plus rapide. » Je peste contre le chauffeur de ma voiture, qui a décidé de me punir de le faire passer la st valentin avec moi. Je le paie suffisamment pour qu’il s’occupe de moi correctement. Je ne peux décemment pas arriver en train à Oxford, comme une pauvre étudiante ou carrément une pauvre. Et Nicolas ne pouvait pas m’y conduire car trop occupé avec sa fiancée. Il va vraiment falloir que je m’occupe d’elle un jour. Je n’en peux plus de la voir, elle, et son ventre énorme. On dirait de plus en plus une baleine et pourtant, ça n’a pas l’air de déranger mon fils. Et dire que je croyais lui avoir appris à avoir de meilleurs goûts que ça. Je repasse en revue mon maquillage sur le trajet, en espérant que les coups de volant de mon cher chauffeur ne me soient pas trop fatals. On finit par arriver avec une heure de retard par rapport à ce que j’avais prévu. Je descends de la voiture avec élégance, sans un regard pour Charlie. C’est inacceptable. Je pénètre dans le casino tandis que la fête bat à son plein. On me fait piocher une carte à l’entrée où je découvre cinq charmants mots qui me font hausser un sourcil. « gogo danseuse à la retraite » Je me retourne vers le personnel pour leur demander de quoi il s’agit. On m’explique rapidement en quoi consistent la carte et les mots inscrits dessus. Je lève les yeux au ciel et range la carte dans ma pochette. Ai-je vraiment l’air d’une gogo danseuse ? Le premier qui me dit oui, je l’étripe. Je tente de repérer le propriétaire afin de le saluer et le repère avec une jolie blonde à ses côtés. Si mes souvenirs sont bons, ça doit être sa fille, Blair qui, à force de la regarder, me rappelle étrangement son père. Je me demande comment elle arrive à rester digne malgré tout le scandale avec le premier ministre, enfin ex premier ministre ou autre homme politique important. Je ne retiens pas vraiment les postes. Elle s’échappe laissant la place à un homme du même âge de Bart et dont il semble proche. Je passe une main dans mes cheveux et me dirige vers eux avec un sourire. « Merci pour l’invitation mais je dois dire que le petit jeu de rôle e laisse perplexe. Ai-je l’air d’une gogo danseuse ? » Je tourne sur moi-même pour appuyer mes propos. « Enfin, je peux peut-être oublier un instant ma retraite et vous offrir une danse privée. » J’éclate de rire et confuse, pose une main devant ma bouche. « Ma nouvelle situation professionnelle me fait oublier les bonnes manières. » Je tends ma main devant l’autre homme, afin de me présenter. « Madeleine Adler, enchantée. »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Jeu 28 Fév - 11:12

J’allais tendre mon bras à Marco pour danser un tango qui me ferait oublier mon statut de femme mariée trompée mais je me fais alpaguer par une blonde souriante au nom étrange. « Bonsoir ! Nymphadora Harper Lee Black, mais vous pouvez m’appeler Harper. » Je fronce les sourcils. Black est un nom que je connais. Quoi que ça doit être un nom courant en Angleterre. « Pardonnez-moi de m’inviter ainsi dans votre conversation mais, mademoi… madame » Son regard se porte sur ma carte. Décidément celle-ci me fera connaitre beaucoup plus de gens que je ne l’avais espéré. « Connaissez-vous mon cousin Dante ? Vous savez, c’est un coiffeur un peu bitchy ce soir, mais il n’est pas méchant. » J’hausse un sourcil interrogateur quand elle associe Dante, que je reconnais bien à l’autre bout de la salle quand elle me le désigne, à coiffeur bitchy. Et puis son cousin ? Il ne m’a jamais parlé d’une cousine. Mais on va dire qu’il ne jamais vraiment parlé de lui ou de sa famille. A part Caïn, je ne connais aucune famille à Londres ou dans les alentours. « Oui, bien sûr que je le connais. Je travaille pour lui mais il n’est pas si… bitchy que ça » C’est même carrément le contraire. Alors ça doit sûrement être la carte qu’il aura pioché en arrivant. Mais Harper semble déjà m’avoir oublié et s’en prend maintenant à mon pauvre danseur de tango. « Auriez-vous des indices sur ce terrible meurtre ? Est-ce que vous êtes pour le recyclage ? Contre le nucléaire ? Bien sûr que vous être pour le recyclage et contre le nucléaire hein, sinon vous seriez sur la liste des suspects ! » Mais qui est-elle ? et d’où sort-elle ? Sa main se pose sur mon bras tandis qu’elle ne quitte pas des yeux Marco. D’accord, ça devient légèrement bizarre. J’avais presque oublié le meurtre. Je décide de rompre le silence qui s’est installé entre nous depuis qu’elle a débité son discours sur le nucléaire. Je finis par lui offrir un sourire et décide de jouer un peu le jeu du meurtre avant de lui demander pourquoi ça l’intéresse tant de savoir si je connais Dante ou pas. « Oh oui pauvre Morgana ! Vous la connaissiez ? » Je me tourne vers Marco. « C’était une très jolie femme à ce qu’il parait mais aussi très exigeante avec elle-même et les autres. » Je reprends mon souffle et regrette de ne pas avoir un verre à la main ; je repère un serveur qui passe à côté de nous et attrape une coupe de champagne pour mes interlocuteurs et moi-même. Je jette un nouveau coup d’œil vers Dante, qui semble bien triste et seul. Pourquoi est-il venu s’il allait aussi mal ? un soupir s’échappe de ma bouche. Peut-être que j’arriverai à discuter avec lui. Depuis sa crise, j’ai l’impression qu’il m’évite alors que finalement on a pu traverser ça ensembles sans blessés, à part lui-même. Je me reconcentre sur la conversation qu’il y a et me tourne vers Harper. « Dante ne m’a jamais parlé de vous. » Je rigole légèrement avant de reprendre un air sérieux, inquiet. « il va bien ? »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Jeu 28 Fév - 14:30

Je hausse un sourcil amusé alors qu’Andrew m’affuble du charmant sobriquet de jeune fille. J’ignore pourquoi ce surnom me fait vaguement penser à un professeur grondant vaguement une gamine prépubère dans un pensionnat catholique. Hum… je pense qu’il ne serait pas contre des jupes plissées mais… Je jette un coup d’oeil sa carte et un frisson remonte le long de ma colonne vertébrale. Alors là… homme de main de la mafia… bon je sais que les mafieux sont des méchants mais grands dieux, Andrew est déjà très sexy mais ce rôle… J’ai à peine le temps de réagir qu’il dépose un léger baiser sur mes lèvres. Je l’arrête tout de suite pour m’avoir allumée à mort « Je jure de mon innocence ma chère. » « Très cher, vu votre rôle ce soir permettez-moi de douter de votre innocence. » Il me serre contre lui et j’oublie un instant que nous sommes en public, songeant sérieusement à lui montrer qu’il ne faut jamais allumer une Eastwood à ce point sous peine de finir attaché à un lit ou quelque chose d’approchant. « Mais peut-on en dire autant de vous? » Sa main glisse en bas de mon dos et je ne parviens pas à retenir un éclat de rire. Un mafieux qui ose m’accuser de ne pas être innocente ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! Bien, je ne vais certes pas le laisser me battre à ce petit jeu, pas sans combattre vaillamment. J’ai ma fierté tout de même. Enjôleuse, je joue avec le col de sa chemise et approche ma bouche de son oreille. « Il se pourrait en effet que j’ai commis quelque forfait… mais ne comptez pas sur moi pour avouer très cher. » Je m’échappe de son étreinte et lui envoie un baiser avant de me fondre dans la foule. Ma coupe de champagne à la main, je me dirige vers Lia et dépose un baiser sur sa joue. Un peu plus et j’abandonnais le jeu, emmenais Andrew dans la suite que j’ai réservé et… le reste ne regarde que moi et mon esprit légèrement tordu. « Bonsoir Lia ! » Je suis ravie de voir que cette soirée n’est pas envahie de membres du JCC (j’ai vaguement repéré le chiot de Tara Dayris, mais peu importe, la petite Fitzgerald n’est dangereuse du tout) mais que mes amis cambridgiens sont là. Parfait. Je dois trouver des indices sinon je risque de craquer et d’abandonner l’enquête pour avouer à Andrew tout ce qu’il voudra. Et ma fierté en prendrait un sacré coup. « Alors comment se déroule la soirée ? Tu as hérité de quel rôle ? »
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Jeu 28 Fév - 15:42

« Oui, bien sûr que je le connais. Je travaille pour lui mais il n’est pas si… bitchy que ça » J’ose un sourire quelque peu ironique. Dante EST bitchy. Mais ça dépend avec qui. Cela dit les frères Black sont de sacrées langues de vipères. Réunis, ils formant le duo de tristan le plus terrible que je connais. « Vous auriez dû le voir quand il était plus jeune alors. Une vraie langue de vipère ! » Je ris d’un ton joyeux. Je trouve que coiffeur bitchy lui va tellement bien. Mais pas le temps de disserter sur Dante. Cette jolie blonde qui travaille donc pour mon supposé cousin (je devine donc qu’il s’agit de Georgia et qu’elle est beaucoup plus charmante que ne me l’a dit Caïn) et trouve qu’il n’est pas si bitchy que ça. Première nouvelle très intéressante. Mon discours sur l’écologie semble avoir jeté un froid… mortel, hahahaha ! Heureusement que Georgia reprend la conversation.  « Oh oui pauvre Morgana ! Vous la connaissiez ? C’était une très jolie femme à ce qu’il parait mais aussi très exigeante avec elle-même et les autres. » 

Je plisse les yeux. Ainsi peut être que ladite Morganna aurait suffisamment énervé quelqu’un pour que… Je frissonne. Ça me rappelle un peu trop de souvenirs et je ne tiens pas à m’en rappeler. « Dante ne m’a jamais parlé de vous. il va bien ?» Elle semble inquiète. Je souris gentiment. Apparemment cette fille est quelqu’un de profondément gentil. Elle semble toute fragile, toute douce et je comprends peu à peu pourquoi mon crétin de « cousin » s’est entiché de sa secrétaire. Ce n’est pas son genre de fille habituel. Non d’habitude il s’envoie joyeusement en l’air avec des emmerdeuses en puissance. Ce qui n’a pas l’air d’être le cas de Georgia. « Il va… hum, à vrai dire je n’en sais rien. Il n’avait pas vraiment envie de venir et je lui ai forcé la main. Même si nous sommes proches, il ne me dit pas tout. » Je tapote le bras de Georgia d’un air maternel. « Vous devriez aller lui parler. Enfin, je dis ça comme ça. Je ne suis que la cousine un peu cinglée de la famille. » je conclus en riant. « Vous voulez que je m’occupe de… Marco ? » j’ajoute en battant des cils.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Ven 1 Mar - 15:07

« Tu vas rire. Je suis une femme fatale coincée. Charmant n'est ce pas ? Et toi alors ? J'hésite entre étudiant en socio qui a mis son plus beau costume et qui va assurement rendre jaloux de moi tous les occupants de la salle, ou...je n'en sais rien. Ah et pendant que j'y pense. Toi et moi on fait équipe. C'est comme ça. T'as pas le choix mon grand, Brune la femme fatale a ses exigences. » Je souris, avant de manquer de perdre complètement mes moyens quand elle me lance un regard qui se veut probablement sexy et qui est… à la fois hilarant et à tomber. Vous ne vous rendez pas compte. Vous ne réalisez pas combien prétendre être gay est difficile. Particulièrement quand je suis avec Brune. Surtout quand elle a décidé de sortir le grand jeu. Et aujourd’hui… Je peux vous dire qu’elle l’a sorti. Ce rôle de « Femme fatale » lui va à la perfection. Tellement, d’ailleurs, que je commence à me demander si ce n’est pas fait exprès. Je crois que l’univers me hait. Ça doit être ça. Enfin, je veux dire, ça ne peut être que ça. Je ne me serais jamais mis dans un pareil pétrin sinon – et si Ivy n’était pas une idiote, aussi. « Je suis un marin en permission au cœur plein d'espoir et… » Je n’ai pas le temps de finir ma phrase. Au même moment, Jordan apparaît à mes côtés, et je sursaute, surpris. « Reeeeed! Ah ben ça alors! Ivory n’est pas avec toi, par hasard? » Je cligne des yeux stupidement, perdu pour un moment, avant de reprendre mes esprits. « Hello... Heu… non, elle n’est pas venue ». Il se présente alors à Brune et je sens une vague de jalousie me traverser, ce qui est stupide, on est d’accord, mais elle est tellement belle, je ne voudrais pas qu’il commence à la draguer. Je me place aux côtés de la jeune femme et lui souris. « Brune, je te présente Jordan, un ami de ma coloc. Jordan, voici Brune… Je l’ai déjà mentionné, je crois » je lui dis en lui faisant les gros yeux, afin de lui faire comprendre de garder ses distances. Puis je me tourne vers elle, et m’incline comme un vrai gentleman. « Ca sera avec plaisir que je vous tiendrais compagnie ce soir, Ma’am. Vous êtes d’ailleurs, si vous pouvez me le permettre, à tomber par terre. » Je ne rougis pas, à fond dans mon personnage. C’est un progrès.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Dim 3 Mar - 0:40

« Tu es sûre de vouloir aller à cette soirée ? »

Pour la énième fois de la soirée, je hoche la tête, m'efforçant tant bien que mal de conserver un semblant de calme alors qu'intérieurement, je n'ai qu'une envie, me jeter sur cette blondasse pour lui casser le nez, qui est tout froncé comme si un odeur pestilentielle la dérangeait. Je renifle discrètement, mais tout ce que je sens, c'est une délicate odeur d'encens au jasmin, et la touche de parfum que j'ai posé au creux de ma gorge. En résumé, cette idiote a un rictus sans raison. Je lui jette un rapide coup d’œil dans le miroir. Ce n'est pas de sa faute si elle est comme cela, après tout. C'est de famille. Parfois, ma grand-mère a la même expression, et ma cousine n'échappe pas à la règle. Je fronce les sourcils en réfléchissant. Cousine à quelle degré ? Et puis, est-elle vraiment une cousine par le sang, ou juste par alliance ? Mais quand je pose à nouveau les yeux sur elle, je ne peux que me rendre à l'évidence : elle a les mêmes yeux clairs et la même petite bouche que moi. Nous sommes bien cousines. Cette constatation m'agace, et je plonge ma main dans ma trousse à maquillage pour en sortir un gloss plus foncé que ceux que je porte habituellement, et m'en étale une couche sur les lèvres, comme si ce rouge pouvait me protéger de ma propre famille.

« Ce sont les Hastings-Bass qui organisent cet soirée. J'ai été invitée, je me dois d'y assister. Il serait impoli de ne pas y aller. » J'explique cela sur un ton calme et désinvolte, tout en tapotant l'excès de blush sur la houppette que je tiens à la main, avant de m'en appliquer un très léger nuage sur les pommettes. Cela me donne bonne mine, tout en restant discret, et après une dernière vérification, j'estime que mon maquillage est parfait. « Les Hastings-Bass ne sont pas les plus fréquentables de la haute société tu sais. » Cette intonation me hérisse le poil, comme si je n'étais qu'une gamine stupide et qui ne connaît rien à rien. L'air de rien, je lisse ma robe. Pour l'occasion, j'ai choisie une tenue pratique. Élégante, mais pratique. La robe m'arrive au dessus du genou, et est resserrée sous la poitrine pour s'évaser à mesure qu'elle descend. Au moins, je ne m’emmêlerais pas dans de trop longs replis. Même mes talons ne sont pas trop hauts, et j'ai d'ailleurs longuement hésité avant de me dire que les ballerines ne feraient peut-être pas assez « chic », bien qu'étant, il faut quand même l'avouer, nettement plus confortables que des talons. Je me sens à l'aise, et c'est le principal. Après tout, je ne vais pas à une soirée comme les autres. Ici, il ne sera pas question de rester bêtement debout, une coupe de champagne à la main, à faire semblant d'écouter et de comprendre ce que les autres disent. Ce soir, je vais à une Murder Party !
C'est d'ailleurs cela, plus que le fait que l'invitation provienne des Hastings-Bass, qui m'a motivée à m'y rendre. Je suis assez novice dans le principe des Jeux de Rôle grandeur nature, mais l'idée m'a beaucoup plu et j'ai hâte de pouvoir participer. La curiosité qui me dévore depuis que j'ai reçu ce carton est à son comble et me fait presque oublier la présence de ma chère cousine. Bella ? Ella ? Stella ? Peu importe. « Il paraît que les Hastings-Bass font dans le trafic de drogue. Et dans la prostitution. » Je sens la migraine pointer le bout de son nez et je ferme les yeux quelques secondes. Quand je les rouvre, je la vois qui me fixe, les sourcils haussés et l'air hautain. « Ils ne sont pas fréquentables, aussi riches soient-ils. » assène-t-elle d'un ton sûr. Je drape une épaisse cape sur mes épaules, boucle le fermoir en or et lui renvoie son regard. « Évite d'être à nouveau dans ma chambre quand je reviendrais. Sinon tu passes par la fenêtre. » J'ignore son air choqué et traverse le couloir pour quitter les lieux.

Quelques longues minutes plus tard et je foule enfin du pied le sol du casino, après avoir laissé ma cape au vestiaire. Il y a déjà foule, et Bart Hastings-Bass est déjà en train d'entamer son petit discours de bienvenue. Peu importe que cette famille soit versée dans des activités peu louables, cette soirée est une excellente idée. Je jette un coup d’œil à la carte de jeu que j'ai tiré, et apparemment, je dois jouer une ingénue sans scrupules. Cela suffit à m'intriguer et je fronce les sourcils en souriant, amusée. La Murder est enfin lancée, et je me retrouve toute seule, sans trop savoir quoi faire. J'arbore alors un air que j'espère être profondément innocent, mais qui doit surtout me donner un air de profonde idiotie. J'ignore à quoi peut bien ressembler une ingénue sans scrupules. Ni même une ingénue tout court, d'ailleurs. J'ai beau apercevoir Redmund au loin, il est en compagnie de Brune, et je choisis de ne pas les déranger. Au lieu de ça, je m'éloigne. Autour de moi, ça discute, ça pose des questions, ça prend un air inspiré et conspirateur. Ne devrait-on pas nous donner de meilleures indications ? Je suis un peu perdue. En fait, je suis prête à parcourir chaque pièces de ce casino à la recherche d'indices, mais avant de savoir quoi faire, je déambule au hasard, le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : MORTELLE SAINT-VALENTIN    Dim 3 Mar - 16:12

« Je l’ignore très chère, je l’ignore. Mais n’est-ce pas excitant? » Je hoche la tête, cherchant une réponse à offrir à Lee. Mais avant que j'ai pu faire quoi que ce soit, et réfléchir à une réponse expliquant sérieusement que oui, c'est excitant, mais que m'avoir moi, la grande Heather Winchester, à cette soirée, l'est quinze mille fois plus parce que je suis géniale et belle et la plus grande actrice de ma génération, mon amie m’entraîne brusquement à sa suite, ailleurs. Surprise au début, je reprends néanmoins très vite mes esprits et lance des protestations vigoureuses et bruyantes – plusieurs personnes tournent d'ailleurs leur regard vers moi en fronçant les sourcils – affirmant que ce n'est pas une façon de traiter la queen que je suis, non mais oh. « Désolée pour ça! Mais bon, il y en a que tu préfères éviter » Je lui lance un regard compatissant, avant de prétendre remettre ma robe en place, comme si elle avait tout fichu en l'air. « Dommage que ton John ne soit pas là d'ailleurs… cela aurait pu être amusant. J’aurais pu distraire sa pimbêche pendant que l’incorrigible diva que tu es le séduisait… » Je ne peux pas m'empêcher d'éclater de rire. Je ne sais pas pourquoi, mais Leïla met un point d'honneur à toujours se tromper avec le prénom de James. A croire qu'elle le méprise, je vous jure. Le pire, c'est que je suis sûre que ça aurait pu marcher. La Heather que je joue ce soir pourrait tout à fait faire quelque chose de ce genre, pimbêche comme elle est. Mais la Heather que je suis moi, non. Bien entendu, je suis déterminée à le récupérer, mais il est hors de question qu'il trompe sa petite amie avec moi, ou quelque chose du genre. Il est trop... droit, intègre pour ça. Il ne se le pardonnerait jamais, et puis, même si je ne l'apprécie pas particulièrement, la pauvre fille ne mérite pas ça. Sans compter que je ne sais même pas s'il ressent quelque chose pour moi ou pas. « John... Je ne vois pas du tout de qui vous voulez parler. Vous savez bien que je sors tout juste d'une relation avec Ryan Gosling enfin, ce n'est pas mon genre de me remettre en chasse si vite » je lui dis avec un clin d'œil, comme si on partageais un secret d'une importance capitale, tout en me disant que sortir avec Ryan Gosling ne me dérangerais pas du tout. Puis, j'aperçois Timmy, accompagné de Moon et d'une jeune femme que je ne connais pas. Me souvenant qu'il est détective privé, je saisit la main de mon amie et l’entraîne à ma suite. « Mon cheeeeeeeer Timothy! » je m'écrie quand j'arrive à sa hauteur, lui faisant bruyamment la bise, interrompant sa conversation sans ménagement. « Vous vous souvenez de moi, bien sûr, Heather Winchester, la graaaaaaande starlette à l'égo démesuré pour laquelle vous avez déjà travaillé. Mais si mais si, c'est votre bureau qui avait retrouvé mon caniche, Pupuce, quand le pauvre chéri c'était enfin de mon hôtel! » je m'exclame avec un accent faussement bourge, battant exagérément des cils. « Et voici mon amie, Leïla Fernandez, une riiiiiiiiichissime héritière en mal de sensation fortes. » Je lance un regard qui se veut dédaigneux à Moon et l'autre jeune femme. « Et vous... n'êtes pas célèbres apparemment. » j'affirme. « Pas autant que moi, en tout cas » j'ajoute avec un rire complètement faux, avant de me retourner vers mon ami. « Alors, où en est votre enquête? Savez-vous qui est le meurtrier? »
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